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Discours / meetingAntoine Léaument· 20 janvier 2024 46 minAutoproduitActualité / polémiqueRetraitesSécuritéImmigration & asileInstitutions & élections

Discours de vœux pour 2024 d'Antoine Léaument

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:16Invité politiqueChiffre
    « nous avons manqué la majorité avec la NUPES à 40000 voix »
  • 3:59Invité politiqueFait
    « il ne nous manquait pas grand-chose. Donc je vais maintenant vous parler de l'année 2023 parce que pour moi c'est une année de rupture. »
  • 5:23Invité politiqueFait
    « le principe de la République, c'est le gouvernement du peuple par le peuple et pour le peuple. Or, avec cette constitution, avec les 493, le gouvernement de monsieur Macron peut gouverner sans le peuple et contre lui. »
  • 10:56Invité politiqueChiffre
    « il y a eu 15 morts pour refus d'obtempérer. Alors que en 2022, il y en avait déjà eu 13. »
  • 12:21Invité politiqueFait
    « le code de la route punit les refus d'obtempéré de 2 ans d'emprisonnement et de 15000 € d'amende. Pas de la peine de mort. »
  • 23:59Invité politiqueFait
    « ils ont voté une loi qui met en place trois idées du Rassemblement national : la préférence nationale, la déchéance de nationalité et la remise en cause du droit du sol. »
  • 24:38Invité politiqueFait
    « Tout étranger né et domicilier en France âgé de 21 ans accompli qui en gros s'occupe des autres qui épouse une française qui adopte un enfant qui nourrit un vieillard et cetera et cetera. Tout étranger peut devenir un français dès lors qu'il s'occupe des autres. »
  • 25:20Invité politiqueFait
    « le seul qui s'y était prêt à qui qui s'en était prêt à ça, c'est Pétin. Le seul qui a remis en cause le droit du sol depuis 1515, c'est Pétin. »
  • 33:35Invité politiqueFait
    « Gabriel ATal, le premier ministre le plus jeune de la 5e République. Regardez comme c'est fantastique. »
  • 34:17Invité politiqueFait
    « Les deux blocs de la droite et de l'extrême droite sont désormais entrés dans une forme de fusion dont la loi immigration est d'ailleurs sans doute la démonstration la plus évidente. »
  • 35:39Invité politiqueFait
    « Jordan Bardella pourrait être en tête de cette élection européenne »

Temps de parole

  • Antoine Léaument100 %

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

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Antoine Léaument

Mesdames et messieurs, en vos grades et qualités, puisque c'est comme ça qu'on dit, mes chers compatriotes présents dans cette salle et qui nous suivent normalement sur les réseaux sociaux, je tiens d'abord à vous remercier chaleureusement d'avoir bien voulu participer à ces vœux. Il me revient la tâche comme député donc de faire ce discours aujourd'hui et de donner un petit peu de sens politique à notre rencontre. Mais avant d'entrer dans le vif du sujet, je voudrais d'abord remercier les militants de la NUPES du 91 et notamment les jeunes militants de la NUPES du 91 qui nous permettent de tenir cet événement.

Et je veux remercier aussi avant qu'on commence mon équipe parce que ils sont tous là. Alors, vous avez au fond là-bas Alexandre qui s'occupe de la diffusion en direct notamment. Vous avez dans la salle Suline, je crois qui s'occupe de mes argumentaires. Vous avez aussi Ivan que beaucoup d'entre vous connaissent puisque c'est celui qui travaille ici à Saint-Jeunevie des Bois.

Et puis vous avez enfin Mathis Aubert Briel qui est mon directeur de cabinet et je pense que nous avons là avec ces quatre personnes une équipe assez formidable et je veux vraiment les remercier chaleureusement pour le travail exceptionnel qui réalise à mes côtés parce que finalement on parle beaucoup des députés de ce qu'ils font à l'Assemblée nationale. On parle assez rarement de leurs équipes mais en réalité sans équipe bien les députés à l'Assemblée nationale ne feraient pas grand-chose et j'en suis l'un d'entre eux. Je veux maintenant vous parler de l'année à venir et de l'année écoulée. Alors, normalement quand on fait des vœux, on commence par faire un bilan, c'est très autocentré.

C'est pas le genre de chose que j'apprécie spécialement. Je vous je me contenterai de vous dire deux choses. D'abord que euh j'ai fait euh je crois depuis le début de la mandature 754 interventions à l'Assemblée nationale, ce qui fait de moi le député le plus locasse à l'Assemblée nationale derrière les la présidente et les six vice-présidentes de l'Assemblée nationale. Donc c'est pas mal quand même.

Vous avez dans les sones le député qui est l'un des plus actifs à l'intérieur de l'Assemblée nationale et que si vous me voyez peut-être un peu moins en ce moment à l'Assemblée nationale dans l'hémisque, c'est parce que je suis en train de faire un travail de fond avec une députée de la majorité qui s'appelle Clara Chagnol. Il s'agit d'une mission d'information sur la lutte contre les trafics de stupéfiant. ont fait beaucoup d'auditions. Ça vous explique aussi pourquoi parfois les députés ne sont pas dans les myycles, qui sont en train de faire autre chose. Bah en ce moment, je suis en train de faire des émissions.

Alors oui, il y a l'hémicycle mais il y a aussi tout le travail qui se fait à côté. Et comme on va rendre ce rapport en mars, je vous donne rendez-vous le 5 avril prochain. Normalement, vous avez les bilans de mandat le 5 avril, c'est l'occasion de de notre séance trimestrielle d'assemblée citoyenne. Et ben, je vous ferai le compte-rendu de tout ça le 5 avril prochain. Sur le plan de l'activité militante, je pense que c'est pas mal non plus puisque moi je suis responsable d'une tâche pour ce qui concerne la France insoumise. Il s'agit de la campagne d'achat des locaux de la France insoumise.

Et là aussi, on a avancé puisque nous avons ouvert l'année dernière le premier local de la France insoumise à Perpignan, une ville gagnée par le Rassemblement national dans un département où quatre sur qu des députés sont Rassemblement national et que nous faisons donc de cette campagne un outil de lutte contre l'extrême droite et nous n'allons pas nous arrêter là puisque nous allons prochainement ouvrir un local à Valence, un local à Brest, un local à Camp, un local à Besançon et on va continuer comme ça à avancer pour faire un maillage territorial, essayer d'avoir voir des locaux partout où nous n'avons pas de députés parce que l'idée c'est que on en est plus la fois d'après et c'est l'objectif pour nous c'est évidemment d'obtenir une majorité à l'Assemblée nationale parce que je rappelle un chiffre mais nous avons manqué la majorité avec la NUPES à 40000 voix.

Ça peut paraître étonnant, mais si on fait le total de toutes les fois où on a manqué à à 10 voix, à 20 voix, à 30 voies, à 50 voix et cetera et cetera, si on fait le total de toutes les circonscriptions qu'on a manqué à peu de voies, il nous en manquait seulement 40000 pour avoir la majorité absolue à l'Assemblée nationale et gouverner le pays sur la base du programme de la NUPEx. Ça représente un deux points de participation supplémentaire. C'est vraiment pas grand-chose et vous voyez que on aurait pu y arriver. il ne nous manquait pas grand-chose. Donc je vais maintenant vous parler de l'année 2023 parce que pour moi c'est une année de rupture.

J'en ai listé quatre principales et je veux y revenir en détail. La première de ces ruptures, c'est la réforme des retraites. Parce que cette réforme des retraites, elle a été imposée au peuple français par un 493 et que cette réforme des retraites, elle était repoussée par 93 %. des personnes qui travaillent. Le gouvernement et monsieur Macron a donc réussi à faire passer cette réforme par la force alors qu'elle n'avait pas de majorité populaire pour avoir lieu et alors qu'elle n'avait pas non plus de majorité parlementaire pour pouvoir avoir lieu. Alors on nous a dit oui mais le 493 c'est dans la Constitution donc c'est démocratique.

Ben la Corée du Nord aussi a une constitution et jusqu'à preuve du contraire ça n'est pas tout à fait une démocratie. preuve que des choses peuvent être dans une constitution mais que cela n'augure pas du fait que il y ait bien une démocratie et en l'occurrence pour ce qui concerne le 493 et pour ce qui concerne bah voilà madame la conseillère régionale que je saluais tout à l'heure est arrivé. Bonsoir à toi. Euh je vous disais que tout ce qui est dans la Constitution n'est pas nécessairement démocratique. Et je rappelle un principe de notre Constitution, article 2. Le principe de la République, c'est le gouvernement du peuple par le peuple et pour le peuple.

Or, avec cette constitution, avec les 493, le gouvernement de monsieur Macron peut gouverner sans le peuple et contre lui. C'est cela qui s'est produit avec cette réforme des retraites. Et voilà la raison pour laquelle le moment venu, lorsque nous aurons le pouvoir, car nous finirons par l'avoir, nous mettrons en place une assemblée constituante pour faire une 6e République.

J'ai parlé de la rupture démocratique quiétait cette réforme des retraites mais elle est aussi une rupture sociale parce que il y a eu des millions de gens qui se sont mobilisé dans l'action, dans la grève, dans la lutte contre cette réforme des retraites que des étudiants se sont engagés pour la première fois dans cette bataille contre la réforme des retraites que certains même ont fait grève pour la première fois et se sont syndiqués pour la première fois.

Et je crois que les mobilisations sociales, en particulier celle des étudiants qui sortaient un petit peu des cadres et qui à Paris en tout cas se trouvait être un peu conjugué avec la grève des éboueurs et que il y avait là des poubelles qui parfois se sont un peu enflammées, on ne sait trop comment, mais que tout ceci a fait très peur à la bourgeoisie et très peur au camp d'Emmanuel Macron. Oui, nous les avons fait trembler à ce moment-là, il ne faudrait pas l'oublier et c'est la raison pour laquelle la stratégie parlementaire de la France insoumise était toute entière tournée vers cette idée de l'action populaire.

Nous avions compris dès le départ que puisqu'il faisait un projet de loi de finance rectificatif de la sécurité sociale, c'est donc qu'il voulait se donner la possibilité d'utiliser le 493 et que s'il voulait faire ça, alors la seule possibilité de victoire contre cette réforme des retraites était une victoire populaire, une victoire des mobilisations sociales. Et c'est la raison pour laquelle nous nous sommes battus non pas pour obtenir seulement une victoire à l'Assemblée nationale. Nous nous sommes battus pour empêcher que ce texte et la moindre légitimité parlementaire et cela l'année dernière nous l'avons réussi et je dois vous dire que j'en suis très fier.

Nous avons aussi fait ceci appelé à la mobilisation. Comment ? en chantant la Marseillaise. Alors, c'est vrai, c'est bizarre des insoumis, des gens des députés qui se mettent à chanter la marseillaise à l'intérieur de l'hémissique. Et voici que madame Borne est arrivée, qu'elle a dit qu'en vertu de la Constitution blablabla 493 et maintenant vous parlez plus et nous avons décidé nous de chanter en disant marchons, marchons et nous avons lancé ainsi l'appel à la mobilisation depuis l'Assemblée nationale elle-même, c'est-à-dire depuis le lieu où nous avions cette force pour lancer un appel qui allait rejoindre ce que les syndicats avaient déjà depuis longtemps lancé. Et de fait, on a marché.

Et le reste de la Marseillaise, c'est contre nous de la tyrannie l'étand sanglante élevé. Alors, je ne sais pas si vous connaissez d'où vient cet étant d'ar sanglant de la tyrannie. Vous savez, je suis féru d'histoire. Et bien, l'étar sanglant de la tyrannie, c'est le drapeau rouge de la loi martiale. La loi martiale qui permettait pendant la révolution qu'on tire dans la foule. Ce drapeau rouge, il a été utilisé le 17 juillet 1791 quand après que le roi et fuit à Varen et que ce gros traître de Louis X se soit fourvoyé quelque part, et bien il y a des gens qui sont mobilisés pour dire que après tout la monarchie ça commencé à bien faire et que la République on aimerait bien y passer.

La faillette qui donne son nom à un certain nombre de rues dans notre pays et c'est dommage parce que c'est un traître a décidé de brandir ce drapeau rouge et de faire tirer dans la foule. Voilà ce qu'est l'étendart sanglant de la tyrannie contre lequel nous nous battons nous les Français normalement quand on est républicain et révolutionnaire. Et bien encore, ils l'ont sorti les ttandards sanglants de la tyrannie avec des tirs de LBD, avec des grenades lacrymogènes, avec des coups de matraque contre le peuple français pendant la réforme des retraites alors même que le peuple français se mobilisait y compris pour ceux qui étaient en train de faire des tirs de LBD et de lancer des grenades.

C'est ça qui s'est produit en 2023. C'est cela aussi qui s'est produit quant au mépris de la Constitution. Encore une fois, il y a eu des arrestations arbitraires de jeunes gens. L'article 66 de notre Constitution qu'ils n'ont pas respecté dit que nul ne peut être arbitrairement détenu. Or, des jeunes gens ont été arbitrairement détenus pendant la bataille sur la réforme des retraites. Et je dois dire la fierté qui est la mienne et celle de mon groupe parlementaire puisque nous sommes allés voir les garder à vue, nous sommes allés à leur côté les soutenir.

Nous n'avions pas le droit de parler mais nous avions le droit de faire des sourires et nous en avons fait pour leur donner du courage alors qu'ils étaient gardés à vue de manière inique par ce pouvoir. Il y a eu ensuite la deuxième rupture, celle qui est venue juste après et je vais y venir en détail, mais je veux vous dire quand même les victoires que nous avons obtenu parce que nous avons fait des casserolades pendant des mois et ce n'est que parce que il y a eu cette deuxième rupture que les casserolades se sont arrêtés. Mais les casserolades, ça a été le gouvernement de monsieur Macron incapable de gouverner le pays pendant près de 2 mois.

Ça a été le report de la loi immigration aussi, il faudrait pas l'oublier parce qu'il voulait le faire à ce moment-là. Ça a été l'impossibilité pour Charles II de venir en France. Et ce jour-là, nous avons vaincu deux rois, celui des Britanniques et le nôtre, monsieur Macron, qui n'a pas pu faire ce qu'il voulait. Mais tout ça s'est arrêté parce qu'il y a eu une deuxième rupture et celle-ci, je veux vous en parler en détail. Le 27 juin 2023, Nael Merzou a été tué par un policier. Il a été tué à bout portant alors qu'il s'agissait d'un contrôle routier. Encore une fois, ils y sont allés sur le mensonge.

Alors, Naël aurait été menaçant et si jamais le policier n'avait pas tiré, alors peut-être un policier serait mort. C'est ça qui nous ont dit. Encore une fois le mensonge. Encore une fois les mensonges. Alors que en 2023, il y a eu 15 morts pour refus d'obtempérer. Alors que en 2022, il y en avait déjà eu 13. Et à chaque fois, c'est la même chose. À chaque fois, c'est ils l'ont bien cherché. même quand il se trouva être la passagère de la voiture, comme c'était le cas pour Ryana en 2022, elle avait 21 ans, elle était la passagère de la voiture et on va nous dire qu'elle l'avait bien cherché elle aussi. Bien sûr que non. C'est ce jour-là d'ailleurs que Mélenchon avait dit "La police tue".

Et je dois dire que je suis assez surpris parce que le code de la route punit les refus d'obtempéré de 2 ans d'emprisonnement et de 15000 € d'amende. Pas de la peine de mort. Et quand nous nous disons ça, quand nous nous disons que c'est un problème que des gens se fassent tuer lors de contrôle de comme ça sur de contrôle sur la route et qu'il y a des refus d'obtempérés. Quand nous disons que c'est un problème, c'est à nous qu'on dit que nous n'aimons pas la police. Mais c'est pas vrai.

Précisément, avoir le respect de l'uniforme, c'est avoir l'exigence que cette uniforme soit respectée parce que porter l'uniforme de la police républicaine ou de la gendarmerie de la République française, c'est avoir des privilèges particuliers dont celui de porter une arme. Mais avec ce privilège viennent des devoirs dont celui de ne pas tuer ses compatriotes. Et je dis ceci parce que d'abord c'est la morale, parce qu'ensuite c'est ce qu'exige la déclaration des droits de l'homme et du citoyen, parce qu'enfin c'est ce qu'exige le code de déontologie de la police.

Et il y a un problème spécifiquement posé avec la police puisque quand il s'agit de la gendarmerie, cela ne se termine pas avec des gens qui meurent et que le directeur général de l'inspection de la la gendarmerie nationale lui dit qu'il est fier du fait que quand il y a des refus d'obtempéré, il n'y ait pas de personnes qui se fassent tuer. Et je suis d'accord avec le directeur de l'inspection de la gendarmerie nationale. J'ai dit que la mort de Naël était une rupture d'abord parce que il y a eu cet événement, mais aussi parce que cette fois-ci il y avait une vidéo et que la vidéo montrait que la version des policiers n'était pas ce qui s'était produit.

Il y a eu une rupture parce que pour la première fois, d'une certaine manière, le mensonge de la police devenait évident et que si Naë a été tué, c'est que la personne qui était en face de lui, à savoir le policier, ne voyait plus en lui un être humain, voyait quelque chose de moins qu'un être humain parce qu'on ne tue pas celui qu'on considère comme son semblable. On ne le tue pas de sang froid. Ce qui a tué Naël, c'est le racisme. C'est cela qui s'est produit. Parce que quand on ne voit plus un être humain, c'est on s'est écarté de cette voix-là.

Et la rupture, elle a lieu à partir du moment où les commentateurs, plutôt que de dénoncer de manière claire ce qui s'est produit à savoir un meurtre, on viennent à dire que il l'a bien cherché. Après tout, il avait [raclement de gorge] 17 ans. Que faisait-il au volant d'une voiture ? C'est vrai, c'est pas bien de conduire sans permis, mais ça mérite la mort. Bien sûr que non, ça mérite pas la mort. Et ils ont même fait pire. Ils ont transformé le meurtrier en millionnaire. C'est ça qui s'est produit. C'est ça la rupture fondamentale qui s'est produit.

Parce que tout un tas de gens ont vu leurs frères, leurs cousins, leurs fils se faire tuer par la police et des gens dirent sur les plateaux télé que c'était normal et qu'il l'avait bien cherché. Non, nous sommes du côté de la famille de Naël et de toutes celles et ceux qui se sont fait tuer de manière injuste alors qu'il s'agissait seulement normalement de contrôle de police. Il y a eu cette rupture et des jeunes partout en France ont dit leur colère dans ce que certains ont appelé les émeutes. Mais il ne s'agissait pas d'émeutes, il s'agissait de révoltes. Des révoltes parce que des morts comme ça, il y en a eu plein. Je vous l'ai dit, il y en a eu 28 en 2 ans.

Et puis parce que salut Et puis parce que ce n'est pas que ça ce n'est pas que ça qui s'est produit. C'est aussi le viol parfois comme celui de Théo Laka qui est en ce moment en procès contre ses agresseurs. Ce sont les multiples insultes racistes que les policiers disent dans certains quartiers populaires et qu'on me rapporte parce que quand des jeunes gens de 12 ans me disent qu'ils se sont déjà fait traiter de kebab par la police, j'ai pas honte pour les jeunes gens, j'ai honte pour les policiers qui tiennent ce genre de propos. Et moi ce que j'aimerais c'est qu'on rétablisse une police républicaine dans notre pays qui soit digne du drapeau tricolore qu'elle porte sur l'épaule.

Voilà ce qui s'est produit en juin. Voilà la rupture qui a eu lieu en juin pour toute une partie de la population. Et alors sur les plateaux télé, ça y allait. Vous condamnez, vous appelez au calme et cetera et cetera, ça y allait. Et il pensait que le calme se décrète sur des plateaux télé. Bah moi, j'étais pas sur les plateaux télé. Vous voyez, ça m'arrive aussi d'être ailleurs que sur les plateaux télé, contrairement à ce qu'ils disent. À ce moment-là, moi, j'étais pas sur les plateaux, j'étais avec les jeunes en train d'essayer de discuter avec eux justement, de comprendre ce qui se passait, pas d'en parler à distance en donnant des leçons. J'essayais de comprendre et d'être avec eux.

Et alors, il s'est passé des trucs lunaires et des trucs que je pensais pas vivre comme député au moment où j'ai été élu. Je suis allé les voir déjà. Ils étaient plutôt content que je sois là, hein. Enfin, ça dépend des endroits. À Saint-Jeun, ils étaient plutôt contents que je sois là. Il dit, "Monsieur le député, vous êtes d'accord avec nous ?" Euh, je dis "Ben, ça dépend quelle partie du dispositif vous me demandez de d'être d'accord avec vous." Je dis "Bah, je suis d'accord avec votre colère, ça c'est clair. Mais après euh là, vous comptez faire quoi ?" "Ben, on va brûler la médiathèque pour faire venir les policiers." "Ah bah cette partie-là, je suis pas d'accord avec vous.

Moi, je suis pas allé appelé au calme sur les plateaux télé. J'étais avec quelques-uns qui sont peut-être dans cette salle d'ailleurs en ce moment, je ne sais pas. Mais on était nous sur le terrain pour discuter avec les jeunes et puis ensuite pour discuter avec les commerçants quand ils s'étaient fait péter leur leur commerce. C'est ça qu'on a fait. Nous, on était pas en train de donner des leçons à distance. Il y a eu ces deux ruptures et puis il y a eu celle du 7 octobre. Là, il s'est produit un événement considérable. Le drame terrible du 7 octobre. C'est mort par centaines, ses viols, ces prises d'otage, toutes les horreurs qui ont accompagné cette attaque.

Et puis il y a eu ensuite la riposte d'Israël disproportionné avec ces bombardements de population civile, ces bombardements d'hôpitaux, ces bombardements d'école. On en est à 25000 morts aujourd'hui. Il y a eu ce moment et en France, le traitement politico-médiatique a été absolument indigne. Effacz la colonisation, effacer les morts d'Israël à Gaza et en 6 Jordanie. Et de nouveau sur les plateaux, c'était reparti. Vous condamnez ? Est-ce que vous dites terrorisme ? Bla bla bla des mots. Pas ce qu'on aurait aimé entendre. que toutes les vies se valent, qu'une vie israélienne vaut une vie palestinienne et que ce que nous voulons nous c'est la paix et la solution à deux états.

C'est ça qu'on aurait aimé entendre sur les plateaux télé et qu'on n'a pas entendu. [applaudissements] Et tous ceux tous ceux qui refusaient de sauter à la corde, c'est nous. Tous ceux qui refusaient de dire oui oui oui soutien inconditionnel à Israël. Bravo parce qu'on nous a demandé de faire ça à l'Assemblée nationale. Madame Bron Pivet qui est allé faire des photos avec l'armée coloniale de S. Il nous ont demander ça à l'Assemblée nationale. Applaudir un soutien inconditionnel au gouvernement d'extrême droite de monsieur Netaniaou. Ben tiens, on va faire ça nous. Bien sûr que non. Et je ne suis pas d'accord avec le fait d'aller tuer des gens dans une rave partie.

L'un n'enlève pas l'autre. Je ne suis pas d'accord avec le fait d'aller tuer des civils. Voilà moi mon sujet. Et le simple fait de dire ça, le simple fait de dire qu'une vie vaut une vie nous a valu une fois encore des insultes, des injures en nous repeignant, en amis du Hamas, en amis du terrorisme et même en antisémite. À nous qui sommes des humanistes, à nous qui ne faisons pas le tri, contrairement à eux entre les gens en fonction de la religion. Qui fait le tri en fonction de la religion ? Ce sont eux parce que disent-il, nous serions dans une logique électoraliste. C'est ça qu'ils ont osé nous dire. Pourquoi ? Qu'est-ce qui est derrière cette idée-là ?

La logique électoraliste, ça serait parce que nous voulons séduire l'électorat des quartiers populaires. Donc dans leur tête à eux, les musulmans, parce que dans les quartiers populaires, en gros, c'est une masse informe dans laquelle il y aurait que des musulmans. Dans leur tête à eux, c'est ça qui se produit. Mais réfléchissez à ce qu'ils sont en train de dire quand ils disent ça. Ils sont en train de nous dire que les musulmans sont antisémites. Mais bon sang qui est en train de faire du trion de la religion à la fin. Ce sont eux. Ce sont eux qui sont en train de faire ce tri-là.

Et donc nous nous avons dénoncé et l'attaque du Hamas le 7 octobre et l'arryposte d'Israël qui a déjà tué, je l'ai dit, 25000 personnes. Qu'est-ce que c'est 25000 personnes à Gaza ? Si on le rapporte à la population française, c'est 1 % de la population de la bande de Gaza. C'est comme si on avait rasé la ville de Lyon ou la ville de Toulouse ou comme si on avait rasé et la ville de Nant et la ville de Nice. C'est ça qu'ils ont fait à Gazard. Alors nous insoumis, nous avons décidé d'apporter notre soutien inconditionnel à la démarche de l'Afrique du Sud qui a porté plainte devant la Cour de justice internationale pour génocide.

Non pas pour que soit tout de suite reconnu un génocide mais pour que soit prise des mesures conservatoires pour éviter qu'il ait lieu. C'est ça la démarche de l'Afrique du Sud. Nous, insoumis par la présence de Jean-Luc Mélenchon au Liban, nous avons décidé d'apporter notre soutien à la nation libanaise qui est aujourd'hui menacé dans les propos de monsieur Netaniaou et de son gouvernement. Et nous, insoumis et militants de la NUPES au sens large, nous avons décidé de nous mobiliser et d'apporter notre soutien à toutes les mobilisations en France et ailleurs pour un cesser le feu immédiat et pour que puisse recommencer un processus de paix menant à une solution à deux États.

Mais oui, il y a eu une rupture française dans le traitement médiatique de ce conflit israélo-palestinien parce que d'un seul coup ce qui était vrai pour Poutine lors de la guerre d'Ukraine ne l'était plus pour monsieur Netaniaou. Que bombarder un hôpital en Ukraine, c'était grave mais qu'en bombardait plusieurs dans la bande de Gaza, ça n'était plus grave. Et il y a plein de gens qui ont vu ça sous leurs yeux se dérouler et se dire que finalement quand il s'agissait de tuer des Arabes, il y avait plus personne pour les défendre. Et il y a des gens qui ont vu ça et qui se sont dit ça et qui voient les médias déroulés comme ça.

Et bien non, nous je parle au nom des insoumis en cet instant et je dis ce n'est pas en notre nom que la présidente de l'Assemblée nationale s'est rendue en Israël faire des photos avec ça. Ce n'est pas en notre nom qu' a été applaudit le soutien inconditionnel au gouvernement d'extrême droite de monsieur Netaniaou. Et vous pourrez nous dire ce que vous voulez. On pourra nous insulter par sur tous les tons et dire ce qu'on veut. Et bien, nous ne céderons pas sur ce point-là et nous continuerons à défendre ce qui est pour nous la voix de la paix, de la justice, de l'humanité et j'ose le dire, de la morale. [applaudissements] Il y a une 4e rupture à mon sens en 2023.

J'essaie d'accélérer un peu, c'est celle de la loi immigration. Parce que quand monsieur Macron a été élu en 2022, il a dit ça. Je sais aussi que nombre de nos compatriotes ont voté ce jour pour moi, non pour soutenir les idées que je porte, mais pour faire barrage à celle de l'extrême droite. Et je veux ici les remercier et leur dire que j'ai conscience que ce vote m'oblige pour les années à venir. Ça c'est ce qu'a dit monsieur Macron le soir de son élection. Et là, en décembre, ils ont voté une loi qui met en place trois idées du Rassemblement national : la préférence nationale, la déchéance de nationalité et la remise en cause du droit du sol.

Je viens sur ce dernier point parce qu'il est pour moi celui qui est le plus abominable. Il s'agit donc maintenant que quand un enfant est né en France de parents étrangers, il devra faire la demande de la nationalité française à ses 16 ans. Jusqu'ici, c'était automatique. Et c'était comme ça depuis 1515. Marignan, mais pas seulement. Marignan, c'était comme ça depuis 1515. Donc on n' pas attendu la République pour faire ça. Mais la République l'avait garantie. Et la République l'avait garanti d'ailleurs à l'article 4 de la Constitution de 1793 en disant que tout homme né domicilé en France âgé de 21 ans accompli. Point virgule.

Tout étranger Tout étranger né et domicilier en France âgé de 21 ans accompli qui en gros s'occupe des autres qui épouse une française qui adopte un enfant qui nourrit un vieillard et cetera et cetera. Tout étranger peut devenir un français dès lors qu'il s'occupe des autres. C'était ça la la loi de la France. Vous êtes né en France, vous êtes français et puis au bout d'un an, si vous êtes là et vous vous occupez des autres, vous êtes français. Et bien eux, ils ont fait l'inverse. Et ça, le seul qui s'y était prêt à qui qui s'en était prêt à ça, c'est Pétin. Le seul qui a remis en cause le droit du sol depuis 1515, c'est Pétin. Voilà.

Et ben maintenant, il y en a un autre, il s'appelle Emmanuel Macron. et ils ont décidé donc de commencer de mettre un petit doigt là-dedans parce qu'à partir du moment où vous dites aux gens qui doivent demander la nationalité, bah il peut y avoir quelqu'un, je dis je dis au pif Marine Le Pen, elle arrive et elle dit "La nationalité peut-être refusée lorsqu'elle est demandée et ça y est, vous avez mis le doigt dedans. Vous avez mis le doigt dans un truc et vous pouvez plus vous en sortir. Parce que si c'est plus automatique, alors et ben c'est plus automatique. justement et là il commence à y avoir un problème sérieux pour ce qui concerne des Français républicains.

Je crois que dans cette salle, on est un certain nombre à pas avoir que des parents et des grands-parents et des arrières-grands-parents qui sont nés sur le sol hexagonal. Je crois que dans cette salle, on est un certain nombre à en avoir qui sont nés soit de l'autre côté de la Méditerranée, soit de l'autre côté de la frontière est, soit de la côté de l'autre côté de la frontière sud, soit d'encore plus loin dans le monde. Est-ce que ça fait de nous des mauvais français ? Je crois pas.

Au contraire, je crois que ça fait de nous des Français tout à fait républicains et qui contrairement aux macronistes ont des idées bien stable sur ce qu'il faut faire parce que ils se sont divisés sur cette question de la loi immigration. Et moi je dis honneur aux députés macronistes qui ont résisté à la pression et qui ont voté contre cette loi sur l'immigration parce que tous ont pas eu le courage et il y en a un alors celui-là il était bien gratiné bien gratiné. Benoît Borda retenez son nom. Hier soir, j'ai longuement hésité pour mon vote.

J'ai pensé voter contre car le texte issu de la CMP, la Commission mix paritaire, maintenant tout le monde a appris ce que c'est qu'une CMP, ouvre une porte à la préférence nationale et comporte des dispositions inacceptables qui vont ajouter de la misère à la misère en discriminant les immigrés. On est d'accord avec ça ? Au final, j'ai voté ce texte. Accrochez-vous, hein, c'est inacceptable. J'ai voté ce texte par solidarité avec un gouvernement et un président en difficulté. Voilà le niveau. Voilà le niveau auquel c à la limite qu'il le fassent mais qu'il le disent publiquement. C'est inacceptable mais on va voter parce que bon le gouvernement est en difficulté. Alors voilà la rupture.

Désormais, tous ceux qui comme moi, ont un grand-parent, un arrière-gr-parent, un parent d'origine étrangère, se disent que l'État français nous envoie le signal que dès lors qu'on n'est pas né sur l'hexagone tout le temps depuis des générations et des générations, alors il y a un doute sur le fait qu'on soit des Français. C'est ça le dernier la dernière rupture qu'on a eu dans l'année 2024 et je crois qu'on s'est beaucoup éloigné de la France des lumières de l'égalité, de la fraternité.

Quand pensez-y, pensez-y dans une même famille, celui qui a déjà 18 ans et qui a déjà eu la nationalité de manière automatique ne sera pas traité de la même manière que celui qui a aujourd'hui 15 ans et qui devra faire la demande de la nationalité française si jamais le Conseil constitutionnel ne censure pas ça. Et je vous appelle toutes et tous à participer aux mobilisations qui auront lieu le 21 janvier, ce dimanche contre ce projet de loi immigration. Alors, il y a une dernière rupture, je vous avais dit quatre, mais celle-ci, c'est pas une rupture dans le peuple français, c'est une rupture politique.

Et je veux y revenir un petit peu en détail parce que il s'agit de la rupture politique à l'intérieur de la Nupes et je veux y venir quelques instants et je remercie encore une fois Amadou Dem d'être présent et Sarah Genaï également de d'être de sa présence parce que il y a eu des ruptures à l'intérieur de la NUPES qui est pourtant l'alliance qui nous a permis de faire élire 150 plus de 150 députés. à l'Assemblée nationale en 2022, il y a eu les élections sénatoriales. J'y reviens vraiment de manière très rapide pour dire ceci.

On avait demandé les insoumis un élu sur l'ensemble du territoire national dans les accords qu'on pouvait passer mais surtout on avait demandé qu'on défende le programme de la NUPES pour lequel on avait créé cette alliance. Et je crois que par manque de volonté de faire tous ensemble, au final, on aura perdu une dizaine d'élus de gauche sur toute la France dont une enessonne. Et j'en prends ma part de responsabilité puisque j'étais moi-même candidat sur la liste aux élections sénatoriales. Il faudrait expliquer assez longuement et bien en détail les raisons qui ont fait que je me suis retrouvé dans cette situation là.

Mais en tout cas, j'ai je fais partie de ces gens qui ont essayé de faire autrement, qui ont essayé de trouver des solutions alternatives, y compris des solutions alternatives localement en accord avec une stratégie nationale quand même. Mais on y est pas arrivé, on n'y est pas parvenu. Et je fais pas partie des gens qui disent aux autres d'aller au charbon et qui restent derrière bien cachés dans leur coin. Je fais pas comme ça, ça fait pas partie de ma personnalité. Et même quand c'est difficile pour moi, et bien je le fais quand même parce que je ne suis pas du genre à me cacher. Mais je dis quand même que je suis déçu du résultat qu'on obtient à la fin.

Je dis quand même et en particulier à toi Amadou et à toi Sarah et au militants communistes en général que je suis désolé de ce résultat, j'en prends ma part parce que j'en ai une et que j'espère qu'à l'avenir on sera capable de faire mieux tous ensemble parce que je suis sûr qu'on en est capable et que on a d'autres occasions de faire mieux. Je dis quand même, ça ne vous concerne pas vous, mais je dis quand même parce que peut-être que ça sera répété et je veux que ça soit entendu, que je suis pas d'accord pour que à l'intérieur de la NUPES, il y ait des gens qui participent à la campagne visant à nous traiter de d'antisémite.

Ça pour le coup, pour moi, c'est au-delà de l'acceptable et il faudra beaucoup de preuves d'amour pour qu'on puisse pardonner ce genre de choses parce que ça dépasse l'entendement. Pour moi, on peut avoir des désaccords politiques, mais s'insulter de cette manière-là, pour moi, c'est trop et je je refuse que ça puisse arriver sans que ça ait des conséquences politiques. Par contre, donc cette année 2023 a été cette année de rupture au moment où à l'inverse, on aurait le plus besoin de faire bloc. Et c'est de cela dont je veux parler maintenant parce que je pense que c'est pas fini. Là, ils sont entrés dans le moment de la diversion politique. C'est leur habitude.

Quand ils savent pas quoi faire, ils font des diversions. Et quand ils ont un bilan pourri, ils font des diversions. Alors, l'année dernière, c'était la Baya au moment de la rentrée. Cette année, après s'être divisé sur le projet de loi immigration et avoir explosé leur majorité, qu'est-ce qu'ils ont fait pour oublier ? Gabriel ATal, le premier ministre le plus jeune de la 5e République. Regardez comme c'est fantastique. Rachidadati, ministre de la culture et parlons d'autres choses que des vrais sujets. Il y a cinq personnes qui sont mortes de froid dans la rue depuis le début de l'année 2024 mais nous avons le premier ministre le plus jeune de la 5e République.

Donc parlons d'autre chose, s'il vous plaît. Il y a une extension du conflit qui est en train de se produire au Moyen-Orient puisque ce n'est plus seulement désormais le conflit israélo-palestinien qui est en cause, mais aussi des bombardements au Yémen. Bombardement dans lesquels l'Iran a les doigts et l'Arabie Saoudite a les doigts et que le Bangladesh, semble-t-il, pardon, le le Pakistan, semble-t-il et désormais aussi les doigts dans cette histoire. Ça veut donc dire que à ce niveau-là du monde, il y a un embrasement qui est en train de se produire.

Et voilà la raison pour laquelle je vous disais tout à l'heure que nous étions au côté de la nation libanaise dans ce moment particulier plus peut-être que dans d'autres moments et de quoi on parle d'autres choses des diversions habituelles de la macronie. Mais je crois que notre devoir à nous est d'avancer de manière un peu claire. Et je vais reprendre à mon compte. J'ai lu une note de Lordon tout à l'heure, je sais pas si vous l'avez lu aussi, c'est Frédéric Lordon, quelqu'un qui fait des notes très intéressantes sur la vie politique de notre pays. Il a appelé ça clarification.

Il y a une clarification qui s'est opérée au cours de l'année 2023 et qui nous donne des leçons pour l'année 2024. Cette clarification, c'est que au moment de l'élection législative en 2022, nous avions trois blocs politiques. La gauche, la NUPES, c'était clair. Il y avait la gauche avec un programme de gouvernement pour prendre le pouvoir. Il y avait les macronistes avec on sait pas trop quoi mais bon, un type un peu illuminé qui raconte ses histoires. Alors là, l'autre fois maintenant le rarement démographique. Ça y est, il est parti dans le décor.

C'est bon, il y avait Macron et puis il y avait Le Pen, il y avait trois blocs plus un l'abstention mais c'était une nouvelle situation politique issue des en 2022. Les deux blocs de la droite et de l'extrême droite sont désormais entrés dans une forme de fusion dont la loi immigration est d'ailleurs sans doute la démonstration la plus évidente. Et face à ça, je pense moi que nous devrions essayer d'être un bloc cohérent la NUPES et de continuer à être ce bloc cohérent. Alors, c'est mal parti puisque au moment où je vous parle, on est parti pour faire des listes séparées aux élections européennes. Mais moi, vous direz peut-être que je suis naïf.

Je persiste à espérer que on finisse par arriver à avoir une liste commune aux élections européennes.

Je dis que l'espoir est toujours présent parce que même si les directions politiques ont l'air d'être tout à fait partie dans l'idée que il fallait transformer l'élection européenne en congrès de la NUPES, je pense que face à la menace qui est face à nous, face à la fois à cette loi sur l'immigration, face à l'idée selon laquelle Jordan Bardella pourrait être en tête de cette élection européenne, si nous laissons faire, je dis bien si nous laissons faire, et Bien, il pourrait y avoir des gens qui à un moment donné alors que parfois ils s'investivent de manière un peu sèche pourrait se dire que offrir une victoire à la gauche dans un moment comme celui-ci, c'est plus qu'une obligation directe.

C'est un devoir moral et historique.

Et je crois que nous qui sommes dans cette salle et un certain nombre de militants en politique dans un certain nombre d'organisations qui sont concernés par ça pensent, comme je suis en train de le dire en ce moment et se disent qu'on ferait plus fort et mieux en étant tous ensemble plutôt que d'aller s'offrir le ridicule si jamais les sondages nous disent la vérité et il est fort probable qu'ils le disent pour une fois de s'offrir le ridicule d'avoir un barda à 28 % ou à 25 ou à je ne sais combien mais en tout cas devant Et puis derrière un macroniste et puis derrière peut-être même pas la gauche, peut-être Marion Maréchal et puis enfin des poussières éparpillé parce que nous aurions fait l'erreur de nous taper dessus les uns les autres comme on l'a déjà fait et il faudrait que ça nous ait pas servi de leçon.

Moi, je persiste à penser que les événements peuvent servir de leçons et que tant qu'on n'est pas au moment où il y a effectivement quatre listes de gauche dans l'élection et qu'il faut choisir dans l'isoloir, et ben l'espoir est permis et l'espoir est d'autant plus permis que nous serons d'autant plus nombreux à envoyer ce signal. Alors, nous l'envoyons ce soir depuis les mais peut-être que nous pourrions l'envoyer au niveau national à l'ensemble de nos direction politique. Et je crois ici en tout cas que nous avons cet état d'esprit-là. [applaudissements] Tout à fait. On pourrait on pourrait même en rajouter. Alors Lordon, il nous dit parce que je veux lui répondre à Lordon.

J'ai j'ai lu mais au bout d'un moment je me dis bah il a raison mais enfin bon des fois il est quand même un peu un peu chaud. Il nous dit que il y a une clarification politique qui s'opère puisque maintenant vous avez deux blocs. Il y a un bloc capitaliste en voie de fascisation et puis en face il y a nous. Alors nous c'est un peu vague. Lui il dit le le la force dominante à l'intérieur de ce bloc c'est la France insoumise parce que on est structuré organisé et cetera. Lui il appelle ça élément central du bloc. C'est lui qui dit ça. C'est pas moi qui dit ça, c'est lui qui dit ça.

Mais je veux lui répondre sur un certain nombre de points parce que il nous dit d'abord qu'il y aurait des limites individuel. Alors ces limites individuelles, il dit alttordon, donc c'est faut accrochez-vous pour le Il dit la domination bourgeoise n'est pas séparable du mode de production qu'elle exprime, le capitalisme, ni des institutions politiques qui l'appareillent, les institutions de la démocratie bourgeoise précisément. Quoi qu'elle en est, la France insoumise est un parti formé dans ses institutions. C'est vrai, on est dans le cadre des institutions bourgeoises de la 5e République. Ses dirigeants mélanchons en tête en l'habitus, c'est-à-dire les limites.

Toutte à craindre que ces limites ne tiendraient pas le choc à l'épreuve d'une expérience gouvernementale, certaine de rencontrer la haine bourgeoise sous une forme déchaînée. En gros, si on arrive au pouvoir en face, ils vont être tellement durs que soit on entre dans une rupture, c'est son mot à lui, je vous ai parlé des ruptures de 2023, soit on s'affale, c'est ça en gros qui dit donc soit on rond, soit on s'affale. Et il dit, "Est-on disposé à des gestes de rupture avec les institutions quand on a été formé dans les institutions ?" Alors déjà, disons-le sans détour, nous nous sommes une force révolutionnaire. Je je je veux pas biaiser avec les mots.

Nous proposons une forme de révolution qui s'appelle la révolution citoyenne qui passe par une mobilisation électorale et citoyenne dans les urnes. C'est un choix politique. N'empêche que Lordon dit quand même que ayant développé cette force là, nous avons pu être une force d'entraînement pour un certain nombre de personnes. Et pour ce qui concerne la rupture avec les institutions, je crois qu'en proposant une 6e République, nous sommes dans ce cadre-là. Mais nous ne proposons pas une 6e République avec euh quelqu'un dans un bureau qui rédigerait un texte et puis voilà, yououplaboum !

Nous proposons une assemblée constituante, c'est-à-dire que le peuple lui-même puisse se saisir de ces institutions afin de les transformer. Et puis enfin, je réponds parce qu'il y a une question aussi sur les individus de fait puisqu'il parle de l'habitus, c'est-à-dire de la manière d, il y a une question sur les individus.

Alors, si je devais parler que pour moi, je dirais que je me cache bien derrière mon habitus comme il dit, c'est-à-dire la manière d'être, mais que pour ce qui concerne les modes d'action qui sortiraient des cadres traditionnels de mobilisation, pour ce qui me concerne, ça ne me pose pas de problème et je pense que pour un certain nombre de dirigeants de notre mouvement, ça ne pose pas de problème non plus compte tenu du fait que lorsqu'il a fallu faire des ruptures dans d'autres types de cas, et bien ils les ont produites et je pense en particulier à Jean-Luc Mélenchon.

Et alors là, je vous je vous réponds sur ça parce que justement je veux vous faire une proposition comme militant de la NUPES. Il dit concernant les modes d'action, on ne vient pas à bout de la domination bourgeoise dans le cadre des institutions qu'elle s'est donné à elle-même, donc dans le cadre des élections, si je comprends bien ce qu'il nous dit. Seul le peuple est leviers du dehors. Il n'y a pas 36 forces capables d'en imposer à la bourgeoisie. À plus forte raison quand exaspéré toute moralité l'a abandonné. C'est-à-dire quand elle nous tire dessus avec des LBD qu'ils on non plus rien à faire de savoir ce qu'il y a en face.

En réalité, il n'y en a qu'une, la contre-attaque ouvrière dans la forme de la grève de masse enfin politisée. Et il ajoute "On pourra trouver fatiguante la stéréotypie de l'invocation. Peu importe, cette idée-là est vraie." Bah c'est vrai. C'est vrai que s'il y a une grève générale révolutionnaire politique, il y a de fortes chances qu'on l'emporte face à la bourgeoisie. Mais bon, si l'invocation suffit, il y a d'autres modes d'invocation qui sont possibles et j'en propose quelques-uns. Il y a d'abord les mobilisations spontanées du peuple français lui-même qui se déclenche pas nécessairement dans les cadres organisés du salariat et du monde ouvrier.

Et d'ailleurs, quand les jeunes allaient faire des manifes et qui disaient grève, blocage, manifage, ils ont proposé au moins deux modes d'action supplémentaires par rapport à la grève, les blocages et les manifes sauvages. Moi, je préfère dire manif spontanée, mais notez quand même que les manifres spontanées, ça a eu une certaine efficacité dans l'épuisement du de l'appareil de répression. Pour ce qui concerne les blocages, on a pu voir aussi que les blocages notamment des réseaux routiers avaient un impact assez fort sur la le le les profits capitalistes.

Et on peut donc penser que il peut y avoir des modes d'action qui de la grève aux manifestations spontanées et au blocage peuvent effectivement menacer un ordre établi capitaliste. Et j'en conclurai là parce que il est temps. Il dit l'ordon que il y a une conversion toujours problématique de la logique idéologique en logique électorale. Et c'est vrai, mais est-ce que pour autant cela voudrait dire qu'il faille exclure l'action électorale ?

Est-ce que ça veut dire que puisque lui il nous dit par l'invocation que la grève générale révolutionnaire peut mettre fin à la bourgeoisie, est-ce que ça veut dire que l'action électorale qui mettrait au pouvoir un pouvoir qui ne soit pas un pouvoir qui va dans le sens du capitalisme et de la bourgeoisie soit impossible ? Moi, je considère que il reste possible que l'action électorale ait une efficacité révolutionnaire.

Et d'ailleurs, je vous ai dit tout à l'heure qu'avec 40000 voix, c'est-à-dire avec un point ou deux points de participation en plus, on pouvait renverser la table aux élections législative et qu'à l'élection présidentielle, vous connaissez assez la musique, elle a été assez répétée à 400000 voix près, ce n'était pas Le Pen qui était au second tour, c'était Jean-Luc Mélenchon face à Emmanuel Macron. Donc dire que ça serait la même chose si c'était Mélenchon le président de la République ou Emmanuel Macron, je ne crois pas que qui que ce soit soit d'accord avec ça, y compris leur don.

Donc c'est bien que l'action électorale peut aussi et peut je pense surtout avoir des effets qui sont des effets de masse. Je ne dis pas qu'il ne faille pas faire les autres actions, je dis que celle-ci est aussi un mode d'action efficace. On a donc des échéances électorales qui arrivent devant nous. Je vous ai dit que pour ma part, je continue à espérer que nous fassions des listes communes aux élections européennes. Et je ne vais pas en dire trop puisque ici nous sommes dans un lieu bien particulier, mais je me contentai de dire ceci.

Nous pouvons comme militants de la NUPES mener des actions en commun et puisqu'il y a un certain nombre de représentants d'autres forces politiques que la mienne membre de la NUPES encore à cette heure, voici le mode d'action que je vous propose que nous mettions en place tous ensemble. Nous savons collectivement que la gauche est plus forte lorsque la participation populaire augmente. Alors, nous pouvons mettre en place des actions qui viseraient à faire en sorte que les gens s'inscrivent sur les listes électorales afin d'être plus nombreux à participer aux élections européennes.

Et en particulier, nous pouvons le faire dans les quartiers populaires où nous savons déjà que généralement la participation électorale est plus faible. Non pas parce que les gens ne sont pas intéressés par les élections, mais parce que souvent ils sont plus jeunes. Souvent ils sont pas forcément justement inscrit sur les listes électorales ou bien mal inscrits parce qu'ils ont déménagé. Et je pense que si comme moi, vous n'avez pas envie de faire campagne les uns contre les autres parce que moi j'ai pas envie de faire campagne contre vous, et bien nous pourrions mener tous ensemble des campagnes ou une campagne pour l'inscription sur les listes électorales.

En tout cas, c'est ce que je vous propose puisque nous sommes plusieurs ici. C'est ce que je propose à celles et ceux qui nous écoutent et qui sont dans la même le même état d'esprit que moi, c'est-à-dire ne pas avoir envie de se faire la guerre entre nous et d'avoir envie de mener le combat avec ceux qui sont en face et contre ceux qui sont en face. Voici ce que je vous propose pour bien commencer l'année 2024. Je suis désolé d'avoir peut-être été un peu long sur ce bilan et sur la perspective que je vous propose. Je vous souhaite à toutes et à tous une excellente année 2024 fête de lutte commune, je l'espère et peut-être de victoires communes.

Vive la République [applaudissements] et vive la France.