Personne ne s’attendait à entendre Dominique de Villepin dire ça
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 65 %Attaque 20 %Défensif 15 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:08OuverteRéponse directe
Dominique de Villepin, l'Iran n'a rien à perdre. En êtes-vous sûr ?
- 4:17OuverteRéponse directe
Quelle stratégie face à un régime iranien prêt à tout ?
- 6:28OuverteRéponse directe
L'Europe peut-elle jouer un rôle dans la crise iranienne ?
- 9:58RelanceRéponse directe
Est-ce que vous n'êtes pas un peu optimiste en disant qu'il faut calmer le jeu ?
- 11:20OuverteRéponse directe
Pensez-vous qu'il y a encore des discussions en coulisse ?
- 12:47OuverteRéponse directe
Elon Musk apporte son soutien à Marine Le Pen. Votre réaction ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:08Fait
« l'Iran n'a rien à perdre. En êtes-vous sûr ? »
- 4:17Fait
« un régime théocratique qui a évolué vers la primauté donnée à la dimension sécuritaire du régime à travers les gardiens de la révolution »
- 5:00Fait
« Si vous changez d'avis tous les matins, vous donnez l'impression d'être dans un désordre permanent »
- 7:50Fait
« l'Amérique risque de passer du ridicule à la catastrophe »
- 9:15Fait
« Ce ne sera pas facile. Je pense qu'on évitera pas ou difficilement des droits de péage du type de ceux qu'on a déjà utilisé dans le BOS fort »
- 12:47Fait
« Elon Musk écrit cela et cela va nous amener à la politique euh française. She is France Last up. Elle est le dernier espoir pour la France. »
- 17:53Fait
« Qui peut battre Marine Le Pen au second tour ? »
- 20:35Chiffre
« Vous êtes entre 2,5 et 3,5 % des intentions de vote »
Temps de parole
- ?100 %
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Il leur arrive de changer d'avis. Mais surtout ce qu'on découvre, c'est que les Iraniens détiennent aujourd'hui une arme qu'il ne détenait pas qui est le D3 d'Ormuse. Personne ne parlait du D3 d'Ormuse avant l'initiative américaine. Ils sont plus forts, ils sont plus forts maintenant qu'ils mettaient avant. Mais ils ont dans les mains aujourd'hui et ils le disent eux-mêmes, quelque chose de plus important encore que la perspective d'accéder à l'arme nucléaire. Donc, ils ont aujourd'hui quelque chose que euh l'ambition euh iranienne et euh israélienne leur a apporté. C'est dire que on ne se bat pas contre un régime qui n'a rien à et qui par ailleurs est prêt à souffrir euh
jusqu'à plus soif et jusqu'au dernier des Iraniens sans avoir véritablement une stratégie politique. Donc, tôt ou tard, nous le savons, il faudra remettre les choses sur la table. La question c'est dans quel ordre avec quelle méthode ça veut dire ça veut dire quoi remettre les choses sur la tête ? Ben ça veut dire quelle est quelle est la clé de la négociation ? Donald Trump a eu l'intuition que il fallait commencer par réouvrir le D3 d'Ormus pour permettre à l'économie internationale de se rétablir. C'est une bonne intuition effectivement aujourd'hui ils tiennent les Iraniens en otage l'économie mondiale et Donald Trump est comme un lapin dans les phares. il est en permanence en train de changer de posture sauf qu' il change souvent d'avis Donald Trump parce que
quand il s'était agi d'avoir un droit de passage pour les Iranien, il s'était pas opposé frontalement à ça. Mais non seulement il non seulement il s'est pas opposé au droit de passage mais il le revendique même voilà il partage et il veut il a voulu même établir un droit de passage de 20 % ce qui donne du crédit au péage iranien. S'il y a une chose importante quand vous négociez avec euh des personnalités comme euh le leadership iranien, c'est de donner des signaux cohérents, déterminés, durable. Aujourd'hui, si vous changez d'avis tous les matins, ils ont très vite compris que vous êtes une sorte d'agité du bocal et que il faut jouer avec vous. Les Ianiens s'amusent avec Donald Trump et nous en payons tous le prix. Vous avez dit de Villepin, l'Iran n'a rien à perdre. En êtes-vous
sûr ? Parce que si effectivement on relance la guerre comme cela être semble être le cas, ça va détruire le pays. On va détruire les installations et ça va détruire les stocks. Ici, on ne suit pas la foule, on analyse les faits. Si c'est aussi ta vision, abonne-toi. L'information spectacle vous fatigue ? Reprenez le pouvoir sur votre réflexion. Entre technocratie et colère populaire, notre ebook La République selon Raymond Aaron offre les clés de lecture que les grands médias oubli. Profitez de l'offre de lancement à 9,99 €. Le savoir est une arme. Lien en description. Vous êtes dans un régime qui a fait sa mu au cours des dernières années d'un
régime théocratique qui a évolué vers la primauté donnée à la dimension sécuritaire du régime à travers les gardiens de la révolution. Quel est l'intérêt profond des gardiens de de la révolution ? D'abord, c'est l'héroïsme de la révolution qui est la leure. C'est la mise en scène de la grandeur de l'Iran. Et un pays comme l'Iran qui tient tête à la puissance américaine et qui a infligé la défaite la plus importante, on peut remonter très loin pour retrouver une défaite de cette importance connue par les États-Unis. Et bien, c'est quelque chose qui vous donne une aura sur la scène internationale considérable. Donc ne négligeons pas le fait que l'Iran aujourd'hui est d'abord bénéficiaire de cette aa là et donc que le régime souffre un peu plus, que les
que la population iranienne souffre un peu plus. Qu'est-ce que c'est quand on a la possibilité de s'offrir euh le trophée du grand Satan ? C'est quelque chose d'immense. Donc prenons en compte la psychologie de ces gardiens de la révolution. Ils ne combattent pas avec la même logique que nous. Et le fait d'avoir euh un certain nombre euh de dégâts euh collatéraux pour eux euh n'est pas quelque chose qui les fera changer d'avis. Ils sont prêts à sacrifier. Ils sont prêts à aller très loin et à souffrir beaucoup. Et c'est un régime qui qui d'ors et déjà impose à sa population des souffrances horribles. Tropé le trophée du grand Satan. Regardez cette image par exemple qui ont dit long sur la montée des tensions ces dernières heures. Cette banderole
représentant Donald Trump allongé dans un cercueil. on va la voir ici à l'image qui est quand même installé euh grandeur nature dans le centre de Teran. Euh est-ce qu'il n'est pas trop tard Dominique de Villepin et et comment faire ? J'ai bien compris le rapport de force que vous décrivez et à quel point ce régime iranien a à l'heure actuelle beaucoup moins à perdre que le président américain. Mais du coup, si on se place du point de vue de l'administration américaine, que faut-il faire ? On déchire le mémorandum, on recommence à zéro. Qu'est-ce qu'on fait ? Alors, la première chose, c'est de rétablir la cohérence d'une stratégie politique et diplomatique. C'est la première question. Si vous changez d'avis tous les matins, vous donnez l'impression
d'être dans un désordre permanent et vous êtes tel le taureau dans l'arène et vous êtes le jouet de la muletat. Vous êtes complètement dépendant de l'habileté du toréador. Là, l'Iran l'Iran euh et ben tient l'amétat et et ce pauvre Donald Trump euh un jour il va à droite, un jour il va à gauche, un jour il décide quelque chose et puis il change d'avis. Donc la première chose c'est de calmer le jeu, de sortir de cette attention privilégiée dont bénéficient aujourd'hui les gardiens de la révolution qui ont le sentiment d'être les héros sur la scène mondiale face à des États-Unis qui ment. Il faut détourner l'attention, il faut ramener le dossier iranien à sa réalité. Et à
partir de là, puisque la logique de l'escalade n'a aucun sens, aller pilonner un peu plus ce pays, le détruire complètement, tout ça est absurde. La logique militaire pour vous n'a plus aucun sens aujourd'h militaire, on on sait depuis maintenant très longtemps, depuis la nuit des temps, on sait qu'elle n'aboutit jamais sans une stratégie politique cohérente et le désordre avec laquelle euh cette stratégie militaire a été menée la discrédite complètement et n'aura pas plus d'impact demain qu'aujourd'hui. Par contre, une stratégie diplomatique, elle doit repartir à partir d'une scène réordonnée. L'Amérique doit se calmer. Le président Trump doit aller faire quelques parties de golf. Il doit trouver des gens compétents pour servir d'interlocuteur. Est-ce que l'Europe peut pas jouer un
justement justement justement j'y viens. Il doit trouver quelques diplomates compétents aux États-Unis et ça existe encore même s'ils ont pour beaucoup été mis au chômage. Il doit rappeler des professionnels de la diplomatie et il doit dire aux iraniens maintenant on va redevenir sérieux. C'est l'intérêt du monde, c'est l'intérêt de votre peuple et on doit prendre en compte l'intérêt du peuple iranien puisque les gardiens de la révolutions ne le prennent pas en compte et on va essayer de trouver une issue. Euh je vous rappelle qu'on part d'une situation où il y avait un accord sur le nucléaire. On a balayé l'accord. On avait pas de problème avec Ormuse. On a un problème avec Ormuse aujourd'hui. Il faut contrôler les dégâts. Les Américains et les Américains doivent
utiliser les compétences de ceux qui connaissent cette région, de ceux qui ont négocié avec l'Iran. J'ai engagé, j'ai été le premier en tant que ministre d'affaires étrangères à engager la négociation avec les Iraniens en 2003 et il a fallu attendre 2015 pour que cette négociation aboutisse à travers l'accord de 2015. Utilisons les compétences des Iraniens, des des Européens. et a commencé par les compétences de la diplomatie française qui connaît ce dossier par cœur pour avancer avec sérieux avec les il faut reprendre le dossier nucléaire en fait il faut reprendre le dossier nucléaire pourquoi c'est la partie solide c'est celle qui ne nous celle qui ne nous fait pas entrer dans un chantage permanent et il faut mettre de notre côté les États du golf les États du golf n'en peuvent
plus d'être pris dans ce jeu de quill avec l'éléphant américain au milieu. Donc il faut arrêter de focaliser sur ce D3 Dormis. Et si le président américain est de nouveau aveuglé par sa supériorité militaire, poussé par les faucons dans de s'engager à nouveau dans une logique militaire, où va-t-on ? Et bien et bien l'Amérique risque de passer du ridicule à la catastrophe. Parce que vous oubliez aussi un allié essentiel des États-Unis qui est Israël. Oui. Avec n'est pas vraiment un homme de paix. Mais c'est pour ça que je n'oublie rien moins ces derniers jours. Oui. Oui. Avec comme caractéristique euh ces deux pays sont en campagne électorale.
Euh octobre pour pour les Israéliens et et novembre pour les États-Unis. Donc l'intérêt de tous, sauf peut-être de Benjamin Netaniaou, mais il a bien compris que en faire trop c'était prendre le risque de se faire rappeler à l'ordre par Donald Trump qui de ce point de vue-là ne l'a pas ménagé. Donc je pense que dans cette situation, il faut essayer de remettre dans la perspective diplomatique la question aujourd'hui de l'Iran sur des dossiers sur lesquels il y a des prises et faire en sorte que sur le D3 d'Ormuse, on puisse revenir à la situation d'avant. Ce ne sera pas facile. Je pense qu'on
évitera pas ou difficilement des droits de péage du type de ceux qu'on a déjà utilisé dans le BOS fort ou qui existe déjà dans le BOSF. Ce serait si grave si finalement les Iraniens gardaient une main mise financière ? Alors si c'est des droits de passage pour des service rendu lié à l'accompagnement dans le chenal des bateaux lié à à quelques services rendus dans la sécurité du passage ça existe dans d'autres endroits. Ça posera le problème alors d'autres des trits tels que le D3 de Malaka. Déjà les Indonésiens qui ne vont pas bien économiquement se réjouissent de la perspective de pouvoir eux-mêmes mettre un droit de passage ce qui n'est pas possible. c'est de créer une situation spéciale pour le D3 d'Ormuse qui
placerait alors euh l'Iran en en en en guichet euh qui contrôlerait alors complètement le passage. Ce qui d'ailleurs constitue un risque aussi pour les Iraniens parce que c'est tout le commerce international qui risque d'inventer d'autres voix. Dominique Davidpin vous dites qu'il faut calmer le jeu mais on voit que pour l'instant les Iraniens mettent de l'huile sur le feu bien sûr et et Trump est obligé de réagir. Est-ce que vous êtes pas un peu optimiste ? C'est pas du wishful thinking de dire il faut calmer le jeu. On a l'impression qu'on va de nouveau vers l'escalade. Mais vous vous avez bien compris que pour le régime iranien malgré tout il y a un enjeu très important. C'est ces fameux 300 milliards qu'on a laissé miroiter à ce régime iranien. Il est
bien évident que les Iraniens euh tout confondus euh aspirent à reconstruire un peu leur pays, certains sans doute à s'enrichir sur le dos de ces 300 milliards. Mais il y a là un enjeu pour euh permettre à l'Iran de réinventer un avenir. Donc les Iraniens parce que le comportement de Donald Trump montre une telle instabilité, bah se prennent au jeu de jouer avec puisque Donald Trump ne veut pas se rendre à l'évidence, c'est que il y a pas d'issue à cette guerre selon la la la règle qu'il s'est fixée et bien évidemment les Iraniens en profitent. Donc ils ont dans un combat asymétrique tout intérêt à continuer à agiter le chiffon. Est-ce que malgré ça vous
pensez que il y a malgré les apparences encore des discussions en coulisse. Vous savez mieux que quiconque comment ça se passe dans nous le savons sur ce cette relation avec l'Iran, il y a de très nombreuses médiations. Il y avait au départ la médiation iranienne, il y a bien sûr la médiation pakistanaise à travers le chef d'étatmajor pakistanais. Il y a le Qatar, euh il y a euh l'Arabie Saoudite. Donc il y a de très nombreux États qui aspirent à ce que le le torrent revienne dans son lit et c'est évidemment le premier intérêt des États du golf. Mais quand on raconte encore comme ça, on continue à parler, on continue à négocier Dominique de Villepin où vous pensez que dans ce moment qu'on vit, les canaux de communication entre les principaux
protagonistes sont fermés. Nous sommes nous sommes devant cette situation extrêmement dangereuse où les deux acteurs croient avec beaucoup de conviction que la stratégie du fou est la meilleure. Et il n'y en a pas un mais des deux côtés il y a des adeptes de cette stratégie. C'est en général le passeport pour une grosse grosse bêtise et c'est bien ça qu'il faut essayer. Et les Iraniens ont aussi un argument. Je pense pour eux. Ils se disent que ils attendent les mid terme, c'est que si les myth termes sont vraiment très mauvaises pour Donald Trump, et ben Donald Trump à ce moment-là devra changer de politique. Oui. Euh je je crois que la personnalité de Donald Trump introduit une équation qui fait que
une inconnue Oui. une immense inconnue et que toute toute tentative d'imaginer ce que sera son comportement et vous à l'échec. Je crois simplement que euh aujourd'hui euh et du côté des Européens et du côté des États du Golfe et du côté de tous les partenairire des États-Unis, le bon sens consiste à regarder l'ampleur des dégâts, euh tirer les leçons de tout ce que nous avons fait pour essayer de faire un tout petit peu mieux. En parlant de l'administration américaine, je ne sais pas si vous avez vu passer ce message ces dernières heures d'un ancien visage de l'administration américaine, Elon Musk écrit cela et cela va nous amener à la politique euh française. She is France Last up. Elle est le dernier
espoir pour la France. Elon Musk qui apporte donc officiellement son soutien à Marine Le Pen. Votre réaction pas c'est pas une surprise que la tentation de l'extrême droite soit très très forte chez Elon Musk. On l'avait vu quand il est venu dès l'élection de Donald Trump apporter son soutien à l'extrême droite britannique et allemande. Bah il l'apporte aujourd'hui à l'extrême droite français. ve de lui, c'est pas n'importe quel soutien quand même. C'est un soutien ce qui tous ceux qui aujourd'hui parient sur les plateformes numériques ont intérêt à avoir des partis politiques en Europe qui ménage ces grands intérêts américains. Et évidemment, je n'imagine
pas, la plupart de ces partis entre guillemets populistes constituaient des remparts puissants contre ces grands intérêts américains et en particulier les plateformes numériques. Le fait Oui. Le fait que ça soit Marine Le Pen et non Jordan Bardella qui va représenter le Rassemblement national, est-ce que d'après vous ça change beaucoup la donne ? Ça change radicalement le ton de la campagne ? Euh nous le verrons, ça change en tout cas euh le climat de la campagne puisque euh la question judiciaire restera présente euh tout au long euh de cette campagne avec les incertitudes euh sur ce qui se passera au début de l'année, les incertitudes sur une décision de la Cour de de cassation en avril. Donc il y a il
reste des rendez-vous qui peuvent peser, des surprises peut-être, c'est peut-être ce que pensent certains compétiteur de Marine Le Pen. Je je précise la possibilité notamment qu'elle puisse faire la fin de campagne avec un bracelet électronique, voir élu avec un bracelet électronique. C'est quand même très particulier, non ? Comme situation. Oui. Oui, c'est très particulier. Condamner mes candidates. Est-ce que c'est moralement acceptable ? Vous savez, je je ne prendrai Non, c'est pas ça. Je prendrai pas le risque euh qu'avait pris certains compétiteurs dans la bataille électorale qui est de s'ériger en donneur de leçon et et en moraliste. Je crois que sur le plan politique, ça
introduit un paramètre nouveau, il faut le reconnaître. Et bon courage à Marine Le Pen. Mais on vous a peu entendu sur le sujet. Est-ce que vous pensez que c'est une bonne chose pour le fonctionnement démocratique de notre pays qu'elle puisse être candidate ? C'est intéressant la question d'abord parce que manifestement la justice l'a pris en compte dans sa décision et c'est quelque chose effectivement dans la démocratie qui pose problème la question de l'inéligibilité et la question pour moi de fond c'est est-ce qu'il faut continuer à faire peser sur les juges cette responsabilité là est-ce qu'il ne faut pas trouver une instance peut-être plus adaptée pour dissocier la sanction la condamnation elle est condamnée par la justice
de l'inigibilité qui pourrait être décidé par un collège plus large de citoyens ou autres. Mais je pense que le fait de laisser au juge cette décision, cette responsabilité est un peu injust. Est-ce que il faut pas lever laigibilité justement lever l'ligibilité et reprendre une formule qui est la vôtre ? Une élection présidentielle, c'est une affaire entre le peuple et un homme ou une femme d'ailleurs pour laisser le peuple juge. Ce qu'a fait d'ailleurs d'une certaine façon l'arrêt de la cour d'appel dans ces ses attendus la semaine dernière. Oui, mais ça ne veut pas dire pour autant que la question de l'égibilité doit être écartée. Elle peut se poser dans certains cas où on considère que ça
discrédite une candidature, mais je ne crois pas que ce soit à la justice de de trancher. En tout cas, il est pas évident qu'elle soit la mieux placée à la fois pour décider d'une condamnation et en plus d'y ajouter une inégligité. Je pense que on aurait intérêt à réfléchir pour trouver le cadre le plus serein, le le plus légitime pour se faire. Donc on laisse les Français, les électeurs choisir mais pas au moment du scrutin en fait. En amont, on les laisse se prononcer sur la question de l'inéibilité. Dans la mesure où on considère qu'il y a certaines peines qui doivent s'accompagner de d'inibilité, il faut pouvoir le faire décider mais une fois de plus pas forcément par la justice.
Ville une question sur l'Ukraine, on a vu Ah non non non, je suis désolé. On continue sur Marine Le Pen et le sondage et après on ira sur l'Ukraine. Oui, vous voulez revenir à l'international. Est-ce que ça va jouer un rôle dans la campagne ? Macron s'est engagé mais mais pas uniquement extrêmement forte. Est-ce que les Français Mais Goset, Ulis Goset, il faut être juste. Si vous posez la question de la guerre et de la paix, il y a un certain nombre de partis politiques de droite et de gauche qui dans l'aventure trumpienne du golf bah se serait bien vu participer à cette aventure. Il y a un certain nombre de candidats, j'ai vu Gabriel Atal et peut-être d'autres, Bruno Retaillot qui n'aurait pas écarté l'idée d'engager la France en soutien des États-Unis. Et de la même façon, il y a
un certain nombre de partis politiques et de ce point de vue-là, manifestement, il n'y a pas une grande différence en ce qui concerne la position de certains éléphistes et de Marine Le Pen sur la volonté dans le fond de se retirer d'un soutien trop marqué vis-à-vis de Kief. Euh donc cette question-là effectivement euh certains candidats pourraient soit nous engager davantage dans la guerre dans certains cas, soit au contraire nous amener à retirer un certain nombre de nos forces. Ce qui dans le cas de l'Ukraine nous placerait dans une situation très délicate puisqueil y a mal. plutôt avec ceux qui seraient prêts à être dans la force justement de soutien en Ukraine. Ah mais je je n'ai jamais cacher mon
engagement pour que en aucun cas l'agression russe en Ukraine ne puisse rapporter à Vladimir Poutine. Je pense que le message doit être extrêmement ferme sans quoi d'autres aventures viendront. Nous devons marquer clairement le terrain. Euh je ne suis pas pour euh la guerre et c'est pour ça que je crois qu'en permanence, nous devons avoir aussi une stratégie diplomatique parce que je crois qu'à chaque étape, même si elle n'est pas très crédible aujourd'hui, nous devons être capable de faire des propositions de paix et donc d'activer la diplomatie. Mais nous devons nous placer dans la dans la situation euh sans pour autant rechercher l'escalade de ne pas accepter ce fait accomplir. Vous êtes plutôt aligné avec Emmanuel Macron sur ce sur ce sujet et dans la
dans le rôle que doit tenir la France. Pens je pense qu'Emmanuel Macron a évolué dans le sens que j'ai toujours soutenu. C'est plutôt Emmanuel Macron qui est aligné avec vous. Donc c'est ça. Non, c'est pas ça parce que je n'aurais pas cet impudeur mais je considère qu'Emmanuel Macron a pas mal changé sur ces sujets et pas mal évolué et je pense que la position d'aujourd'hui me paraît être une bonne position. euh en en rappelant néanmoins en rappelant néanmoins que toute tentation de vouloir mettre des troupes au sol comme ça avait été le cas à certain moment me paraissait tout à fait déplacé. Ce qu'il a jamais dit quand même hein à ce qu'il a dit de la façon la plus claire. Parlons de votre position Dominique de Villepin dans les sondages. On en vient donc à ce sondageable pour
la tribune dimanche. Bon, on a parlé de Marine Le Pen, ce qu'on voit c'est qu'elle est au plus haut euh depuis sa décision de se porter candidate. Quel que soit son adversaire au second tour, Marine Le Pen, elle est donnée victorieuse. Euh ce qu'on voit aussi, c'est que queles que soient les configurations Dominique de Villepin pour parler de vous parce que je précise quand même que vous êtes en campagne mais pas candidat déclaré. C'est ça. Je ne suis pas candidat déclaré. Absolument. Et c'est toujours pas le bon moment. Non, c'est pas le bon moment, mais surtout c'est pas le message que je veux adresser puisque je me bats pour essayer de créer ce que je crois être la seule solution possible pour tout l'espace central entre les deux formes de radicalité, LFI et Marine Le Pen, pour
essayer de créer une dynamique de rassemblement qui n'est pas une dynamique de débauchage de quelques-uns à droite ou de quelques-uns à gauche, mais une vraie dynamique de rassemblement dans la grande tradition qui a été celle du Conseil national de la résistance. Non, un collectif c'est un collectif que le meilleur gagne comme dirait l'autre. Euh mais c'est un collectif justement ce n'est pas l'idée de de rétrécir ou d'utiliser ou de manipuler ce qui pourrait rassembler. Mais c'est chacun vient comme il est. Il faut pas accélérer ou ou changer un peu la stratégie. Regardez, queles que soient les configurations, vous êtes entre 2,5 et 3,5 % des intentions de vote. C'est largement assez pour espérer. Vous êtes dans le dur là. justement, on peut que faire mieux.
Et alors, comment justement ? Est-ce qu'il n'est pas temps de dire les choses clairement ? Franchement, regardons la réalité de ce sondage comme de tous les autres sondages. Nous avons deux forces installées dans le paysage politique et qui sont plutôt en monté, en puissance. La France a soumis, Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen. Tout le reste ressemble chaque jour un peu plus à l'Atlantide. C'est-à-dire que on voit s'enfoncer dans la mer tous ceux qui aujourd'hui prétendraient à servir d'alternative et aucun d'entre eux n'est capable de rivaliser avec Marine Le Pen au second tour. Bon, ça pose un problème malgré tout. Si on s'intéresse au destin de la France, est-ce qu'on peut accepter que en 2027, en avril- mai 2027, le Rassemblement
national arrive au pouvoir ? Moi, je pour ça se produisent pas, qu'est-ce que vous proposez ? Et bien justement, je crois qu'on a deux possibilités. La première, c'est de laisser faire et de considérer que rien n'empêchera Marine Le Pen d'arriver au pouvoir pourrait se rassembler au lendemain de son arrivée au pouvoir. Je pense que ce sera trop tard. Soit de se rassembler maintenant, une fois de plus sans chercher à réduire quiconque et à instrumentaliser quiconque. Mais dans un vrai collectif et ça se rassembler et un vrai rassemblement. Ça veut dire ça veut dire comprendre que les défis auxquels nous sommes confrontés sont aujourd'hui tellement importants qu'il dépasse la capacité et de la droite et de la gauche à les gérer. Regardez monsieur monsieur Tréa, regardez la
vérité euh de ce que nous offre Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon. Hm hm. Tous les deux sont candidats à l'élection présidentielle. Tous les deux veulent devenir président de la République mais aucun des deux ne veut gouverner et aucun des deux n'a un programme de gouvernement. Imaginez qu'on veut appliquer aujourd'hui le programme de LFI ou le programme du RN, je n'ose pas vous dire quelles en seraient les conséquences. Et pourtant, ils sont et regardez dans les intentions. Et regardez à partir de là, une fois de plus, les Français ne sont pas dans ce match là hein, ils étaient dans un autre match et malheureusement nous avons été déçus hier. Mais tous les autres candidats en dehors de ces deux-là sont candidats pour gouverner mais pas pour présider. Donc il y a bien
un problème dans le casting. Donc à un moment donné, il va falloir se poser la question. Comment vous tranchez ? 1 première question, qui peut battre Marine Le Pen au second tour ? Voilà, ça c'est une question. Je pense à ce stade pour le bloc central, le mieux placé c'est Édard Philippe. Non mais c'est pas le mieux placé. Non mais je vous demande pas qui est le mieux placé. Je vous pose la question de savoir qui peut battre et ce n'est pas, on le voit bien, ce n'est pas un système de vase communiquant. C'est pas parce que Gabriel Latal va apporter son soutien à Édouard Philippe que Édouard Philippe va prendre tous les points de Gabriel Latal. Ça ne marche pas comme ça la politique. Et c'est là où la seule idée neuve dans la politique française aujourd'hui, c'est l'idée du
rassemblement et du collectif. C'est ce qui manque à toutes les équipes. Sincèrement, ce rassemblement, il pourrait se faire derrière vous, homme de d'expérience, ancien premier ministre. Mais si je ne suis pas candidat aujourd'hui, c'est bien parce que je pense que ce discours-là est absurde. Ce n'est pas je suis candidat et maintenant rassemblez-vous derrière moi, c'est pas crédible. C'est rassemblons-nous et à partir de là déterminons quel est le candidat le mieux placé pour gagner. Voulez une primaire ce moment, vous pourz faire l'appel. On a pas besoin de primaire, vous savez, la réalité politique, elle est assez elle est assez rapide. C'est très vite fait le match. J'essaie de comprendre votre raisonnement, c'està-dire que vous déciderez de dire que vous êtes candidat
à la présentielle si vous si vous réussissez à convaincre Gabriel Atal, à convaincre Édouard Philippe qu'elle est Je comprends pas où vous voulez en Je place chacun devant sa responsabilité. À quoi joue-on ? Est-ce qu'on veut défendre sa petite boutique politique ? Chaque parti avoir son candidat pour faire grossir sa petite boutique et rester propriétaire. Mon verre est petit mais je bois dans mon verre. ou est-ce qu'au contraire on cherche à apporter des réponses au problème de la France ? Regarder l'immensité de la tâche, redresser les finances publiques. En même temps, il ne faut pas fixer l'économie, il faut être capable de défendre des investissements d'avenir. Nous n'aurons pas la capacité de faire des investissements importants par centaines de milliards dans les
prochaines années si nous ne retrouvons pas la crédibilité sur la dette. sur notre dette et sur la réduction des déficits. Ça veut dire avoir une loi organique pluriannuelle sur les cinq prochaines années avec un chemin avec un chemin vertueux auquel nos partenaires pourront adhérer et croire, ce qui n'est pas le cas aujourd'hui. Il nous faut aussi être capable de relever le défi formidable. On envoie tous les jours les conséquences. Feu de forêt, canicules, c'était les inondations il y a quelques mois. Si nous ne sommes pas capables de relever le défi de la transition verte et à chaque fois nous prenons des décisions dans l'urgence et des décisions trop tard. Regardez, on a une flotte de Canadaires, 12 Canadaires. Très bien. Mais c'était parfait pour couvrir l'arc méditerranéen.
Aujourd'hui, il ne faut pas seulement protéger l'arc méditerranéen, c'est tout le territoire français. Alors, évidemment, la question de l'importance de cette flotte se pose. Et si nous ne voulons pas voir brûler toute la forêt de Fontainebleau et d'autres forêts patrimoniales encore, ça suppose que nous soyons capables de nous mobiliser autrement. Vous savez la politique la politique depuis un certain nombre d'années, c'est une petite politique avec une petite ambition qui n'est pas la hauteur qui n'est pas la hauteur de l'attente des Français. Les Français veulent retrouver la fierté, ils veulent retrouver la puissance publique. Aujourd'hui, ce qui domine la politique, c'est l'impuissance et les Français non. Dom de ville Dominique de Villepin. Pourquoi vous ne
prenez pas votre téléphone, vous appelez tous les candidats là du bloc central, mais c'est peut-être déjà fait et peut-être que c'est fait d'ailleurs, vous allez nous le dire et vous leur dites bah rendez-vous, je sais pas moi, à BFM et on essaie de se mettre d'accord. Et ben c'est exactement ce que je fais mais mais en essayant en essayant de tirer les leçons euh et la connaissance que j'ai de la politique euh parce que évidemment euh chacun vient avec des arrières-pensées et parfois quelques mauvaises intentions. Il faut donc à un moment donné placer l'intérêt général de notre pays au-dessus du reste parce qu'une fois de plus, qu'est-ce qui nous au nez ? compris si on arrivait à éviter Marine Le Pen comme présidente.
Ce qui nous p au né, c'est de nous retrouver en 2027 après l'élection et c'est vrai pour tous les candidats dans la même situation qu'aujourd'hui, c'est-à-dire sans majorité et qui plusit avec un président de la République qui aurait fait des législatives qui n'aurait pas de majorité et qui se trouverait discrédité quelques semaines après son élection. Vous avez envie de ça, monsieur Tréard ? Et ça, on le voit arriver tout de suite. Alors, arrêtons les petits jeux politiques, arrêtons la distribution des Marocains, arrêtons de rêver. Je ne prends personne ne peut se prendre aujourd'hui pour le général de Gaulle et il n'y a pas d'hommes ou de femmes providentielles et c'est pour cela que la providence aujourd'hui pour la France c'est de rassembler les bonnes volontés de les mettre
ensemble et que chacun accepte de faire une part du chemin. La grande le verrons 30 ans de diplomatie chacun doit faire sa part du chemin. Merci. Et aujourd'hui, nous sommes dans un temps où il faut accepter de faire quelques sacrifices. [musique] Dans cet entretien, Dominique de Villepin défend une approche résolument diplomatique face aux crises internationales, notamment concernant l'Iran. Selon lui, une intervention militaire dépourvue d'objectifs politiques clairs risque d'aggraver les tensions plutôt que de les résoudre. Cette analyse rejoint la pensée de Raymond Aaron qui rappelait que la guerre ne peut être dissociée de la politique et qu'une victoire militaire n'a de sens que si elle débouche sur un ordre politique durable. L'ancien premier ministre critique également
l'instabilité stratégique de Donald Trump, estimant que des changements de position répétés affaiblissent la crédibilité des États-Unis dans les négociations. Cette idée fait écho à Charles de Gaul pour qui la politique étrangère d'une grande puissance devait reposer sur la constance, l'indépendance et une vision de long terme afin d'être respecté par ses partenaires comme par ses adversaires. sur la politique française, Dominique de Villepin plaide pour un large rassemblement dépassant les clivages traditionnels entre droite et gauche. Il considère que les défis économiques, climatiques et géopolitiques exigent une logique de coopération plutôt qu'une confrontation permanente. Cette vision rappelle l'esprit du Conseil national de la Résistance, fondé sur la recherche de l'intérêt général
ainsi que la pensée de Pierre Mandz France qui estimait que la responsabilité politique consistait avant tout à unir le pays autour de solutions réalistes plutôt qu'à entretenir les divisions partisanes. Au-delà de l'actualité, cet échange oppose finalement deux conceptions du pouvoir. L'une privilégie le rapport de force et la polarisation politique tandis que l'autre mise sur la diplomatie, la stabilité institutionnelle et le rassemblement comme conditions essentielles pour faire face aux grandes crises du xx siècle. Et si la colère du peuple français avait enfin un livre ? Résistance, le combat pour une Nouvelle France décrypte les médias, les élites, la crise sociale et le réveil citoyen. Disponible maintenant à seulement 9,99
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Dominique de Villepin