Guillaume Guérin, maire de Limoges : "JD Vance m'a contacté"
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
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- 0:00OuverteRéponse partielle
Monsieur le maire, vous découvrez ces images. On imagine que pour un élu, c'est un moment tragique.
- 0:43OuverteRéponse directe
Le vice-président américain JD Vance vous a contacté. Pouvez-vous nous en dire plus ?
- 1:28RelanceRéponse directe
Le gouvernement assume-t-il une partie de la responsabilité de l'incendie ?
- 2:41OuverteRéponse directe
L'exécutif évoque des militants d'ultra gauche. Qu'en pensez-vous ?
- 3:26OuverteRéponse directe
Peut-on parler d'actes terroristes ?
- 4:02OuverteRéponse directe
Des suspects viennent d'une zone militante à 50 km de Limoges. Comment les qualifier ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:28Locuteur 2Fait
« Je n'ai pas reçu un appel de d'Emmanuel Macron, du président de la République française depuis le 17 octobre. »
- 2:06Locuteur 2Fait
« La première responsabilité ce sont bien sûr les casseurs et les black blocks qui ont permis l'incendie de cet hôtel de ville. »
- 3:26Locuteur 2Fait
« Il y avait des militants d'ultra gauche que nous pensions voir en fin de journée du 17 octobre à la fin des manifestations et en fait ils se sont levés tôt et ils sont intervenus très très tôt. »
- 5:19Locuteur 2Fait
« Les deux cibles, c'était la préfecture ou l'hôtel de ville. Il s'avère que le cortège quand il s'est scindé en deux était plus près de l'hôtel de ville qu'il ne l'était de la préfecture et que c'est l'hôtel de ville qui a été ciblé. »
- 5:52Locuteur 2Fait
« Il y a eu un phénomène de destruction par le feu d'un bien public qui n'est pas n'importe lequel qui est la maison commune de toutes les limoues. »
- 6:25Locuteur 2Chiffre
« À l'intérieur de cet hôtel de ville, il y avait des agents, des agents territoriaux, notamment le gardien de la loge qui gagne 1700, 1800, 1900 € par mois. »
- 8:57Locuteur 2Fait
« Vous avez des élus une étiquette de la France insoumise qui appelle au fait que la violence puisse être légitime même si elle n'est pas du fait de la police républicaine de ce pays. »
- 10:55Locuteur 2Fait
« Je n'ai pas reçu un appel de d'Emmanuel Macron, du président de la République française depuis le 17 octobre. »
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Et nous avions invité aujourd'hui Guillaume Guérin, le maire LR de la ville de Limoge qui est avec nous. Monsieur le maire, d'ailleurs, vous découvrez ces images. On imagine que pour un élu, on est tout près de Toled, notamment pour un élu, c'est un cataclysme terrible he je sais pas si vous pouvez vous mettre à la place d'un d'un élu espagnol à 7 minutes, d'un élu local espagnol, mais ça doit être un moment tragique et terrible dans la vie d'un Permettez-moi modestement d'avoir une pensée pour pour le peuple espagnol et et malheureusement pour les familles des victimes qui étaient dans ce dans ce TGV ce matin. Hm. Puisque vous parlez de ceux qui ont des pensées pour vous, la France a découverte a basourdi les images de la mairie de Limoge, une mairie 1880,
bâtiment historique, fierté des habitants de Limoge, ils ont découvert cette mairie en train de brûler en feu. Mise à ça qu'on va revenir dans des conditions très particulières et incendié dans des conditions très particulières. leid le 17 octobre, ça ça a choqué, ça a ému toute la France, pas seulement les habitants de Limoge ou de la région. C'est l'une des image qui va rester du 17 octobre. Effectivement, vous avez dit ce matin à des confrères, je n'ai pas reçu un appel de d'Emmanuel Macron, du président de la République française depuis le 17 octobre. Voilà. Et et vous avez même évoqué que le vice-président américain J Vens, lui vous avait contacté, vous avez envoyé un mail et vous avez mis ces deux information en parallèle. Ah ben oui,
c'est tout tout ça fait je pense interpelle et interroge mais vous savez c'est pas ce qui m'intéresse. Moi ce qui ce qui m'intéresse c'était que le gouvernement assume une partie de la responsabilité qui était la sienne. La première responsabilité ce sont bien sûr les casseurs et les black blocks qui ont permis l'incendie de cet hôtel de ville. Eux ce sont les coupables de cet incendie. Puis il y a une forme de défaillance, de carence de l'État qui a eu lieu samedi après-midi puisque les forces de police républicaines euh la police nationale d'État n'a pas su protéger ni ce bâtiment ni les commerçants de de notre centre-ville qui ont eu pour certains leur commerce vandalisé. Donc comme Benoît Paillant à Marseille qui dénonçait un manque de moyens policier. Oui, on n'est pas du même bord
avec le le maire de Marseille, mais on constate on constate une chose si vous voulez, c'est qu'il y a eu à la fois un manque de moyen humain, un manque d'anticipation, en tout cas en ce qui concerne le cas d'espèce de Limoge, un manque d'anticipation sur quels quel allait être le nombre de manifestants présents, quelle était la nature de ces manifestants parce que faut dire les choses très clairement hein. un mouvement social le 17 octobre qui part du principe que que la vie est chère à juste titre et il y a des gens qui ont manifesté tout à fait paisiblement en début de l'arrêt dans Limoge comme dans de nombreuses villes de France et qui à l'intérieur de ce cortège, il y a un certain nombre de gens qui eux ne sont pas là pour manifester pour la vie chère.
Ouais. Vous avez euh remarqué que ces derniers jours au sein de l'exécutif à travers la voix de du ministre de l'intérieur, Laurent Nugèz ou même du président de la République, il commence à y avoir une une un début d'explication sur ce qui vous est arrivé ou ce qui est arrivé aux villes victimes de l'ultra gauche euh militante terroriste. J'utilise le terme à dessin. Euh voilà l'explication qui est donnée. C'est c'est pas le mot utilisé par les autorités. Voilà l'explication qui est donnée, c'est il y avait des militants d'ultra gauche que nous pensions voir en fin de journée du 17 octobre à la fin des manifestations et en fait ils se sont levés tôt et ils sont intervenus très très tôt et ça nous n'avions pas pré prévu. Ça c'est ce qui a été évoqué par Laurent notamment et repris
par Emmanuel. Le résultat est là. Voilà le résultat est là. Il y avait un mouvement social. à l'intérieur de ce mouvement social, il y avait des Black Blocks qui sont pour certains membres de l'ultra gauche, même si je ne sais pas trop ce qu'il y a derrière cette nébuleuse très concrètement. Et puis il y avait un certain nombre de jeunes gens qui étaient venus là pour rechercher des sensations fortes qui viennent de d'horizon différents et puis après une troisème phase dans la soirée de pilleur d'opportunités qui sont venus se servir dans les magasins. Mais monsieur le maire, il faut qu'on parle en particulier de ceux qui ont préparé anticipé pendant des semaines l'incendie de la mairie de Limoge parce que les autres mouvements on les connaît, on en a tant parlé sur LCI. Mais ce que nous
découvrons, c'est que un peu comme à Ren et Nant où il y a une Zade à proximité avec une population qui sur le plan politique est une population singulière. Bon et bien un peu de la même façon, il y a à 50 km de Limoge une population dans la ruralité qui est militante alors si le mot ultra gauche vous voit pas qui est militante politique très à gauche. Voilà, c'est pas que ça ne va pas, c'est que moi vous savez chaque mot a un sens et il faut il faut il faut définir les choses. Ils sont arrivés avec ils sont arrivés dans votre mairie avec le projet de la brûlée en mettant des des des allume-feux enfin des des accélérateurs d'incendie. C'est c'est tout l'enjeu de l'enquête et vous me permettrez de ne pas la commenter pour ne pas l'affaiblir. Aujourd'hu, il y a eu un
incendie qui a été allumé volontairement par un certain nombre d'individus dont la tenue, la gestuelle, l'organisation que l'on peut constater de manière totalement factuelle hein sur les caméras de vidéo de protection de la ville et sur les images de la presse et compris ceux qui ont filmé les manifestants qui ont filmé ces scènes-là, on se rend compte que ce ne sont pas des petits casseurs débutants et on assiste à quelque chose d'organiser, de planifier très probablement. l'enquête le dira. En tout cas, l'incendie de l'hôtel de ville n'est pas parti d'un briquet d'une boîte de lumettre. Ça c'est une certitude. Et il y avait une volonté de détruire un symbole de pouvoir. Des éléments dont on dispose aujourd'hui qui sont publics. Les deux cibles, c'était la préfecture
ou l'hôtel de ville. Il s'avère que le cortège quand il s'est scindé en deux était plus près de l'hôtel de ville qu'il ne l'était de la préfecture et que c'est l'hôtel de ville qui a été ciblé. Est-ce qu'on peut parler d'actes terroristes ? Ça c'est monsieur Brunet, ni à vous ni à moi de le dire. Il y a une enquête en cours. Le PNAT, le parquet nation antiterroriste est saisi. Il est saisi en tant qu'observateur. Donc il dira si la concordance des faits peut amener à une qualification terroriste des faits. Voilà je je encore une fois je je pense que ce n'est pas ni à moi en tant que de la République ni au commentateurs divers et variés d'en juger. En revanche, il y a une chose qui est certaine à mes yeux, c'est qu'il y a eu un phénomène de destruction par le
feu d'un bien public qui n'est pas n'importe lequel qui est la maison commune de toutes les limoues et de tous les limou et que cette volontél n'est pas seulement délictuelle, elle est criminelle. Ça par contre, je pense qu'on personne ne peut le contester. Même les avocats de la défense, je pense vont avoir maille à partir pour démontrer qu'il n'y avait pas une intention criminelle parce que à l'intérieur de cet hôtel de ville, il y avait des agents, des agents territoriaux, notamment le gardien de la loge qui gagne 1700, 1800, 1900 € par mois. Euh, c'est pas un représentant du CAC 40, c'est pas un représentant du pouvoir étatique. Philippe, c'est le gardien de la loge de l'hôtel de ville. Il y avait des jeunes femmes qui ont procédé à la célébration de mariage
l'après-midi, qui ont 20 ans, 21 ans, 22 ans. Des gens qui ont été profondément choqués par les cr qu'ils ont entendu. On va tous vous cramer, on va vous tuer. Incroyable. Ça c'est une réalité entendue que vous retrouvez sur les réseaux sociaux qui ont été filmés par les quelques esservelés qui laissaient faire les activistes et qui filmaaient la scène en applaudissant qui certains d'ailleurs particip à à jeter des projectiles pour enfoncer les les vitres de l'hôtel de ville. Mais euh il y a donc la certitude de par les incendiaires qu'il y a des gens à l'intérieur. Il y a notamment des policiers municipaux puisqu'il y a une défaillance de policiers nationaux. Il y a pas de policiers nationaux à ce moment-là présents devant l'hôtel de ville parce qu'ils sont coincés en
tenaille avec d'autres types de black sur la la partie basse de la ville. Et donc les policiers municipaux ont fait ce qu'ils pouvaient. Ils étaient équipés pour essayer de faire en sorte de repousser les assaillants. Mais quand vous êtes 20 policiers municipaux face à 600 personnes ultra galvanisé à l'extérieur dont quelques dizaines d'activistes qui sont là pour faire tomber le symbole et faire tomber la République, c'est impossible de lutter. Et donc à partir de ce moment-là, est-ce que ça sera qualifié de fait terroriste ? Je n'en sais rien. Ça c'était la justice de le trancher. Est-ce que ça sera euh est-ce que le terme [raclement de gorge] de fait criminel sera retenu ? Je l'espère. égard à la brutalité des faits, eu égard à la à la peur que cela a suscité de la chez les
agents, des gens qui avaient rien demandé, des gens qui qui étaient là qui faisaient leur travail un samedi après-midi comme tous les autres samedis après-midi [grognement] et une volonté de tuer les policiers municipaux qui étaient à l'intérieur. J'ose espérer que le fait criminel sera établi et que les sanctions pénales qui qui qui en découlent seront à la hauteur de l'enjeu. Est-ce que c'est un acte terroriste ? Vous savez, pour que ce soit le cas, il faut valider un certain nombre de préalables et donc laissant la justice faire son travail. Le parquet a des moyens d'investigation qui sont malheureusement insuffisant, mais le parquet de Limoche fait un très bon boulot. Je je vois que euh les avocats de la défense, pour les deux présumés qui sont aujourd'hui incarcérés,
demandent d'ors et déjà la le déport et la délocalisation du contentieux. Euh demande également la remise en liberté des des des suspects potentiels, des incendiaires potentiels. Bon, donc on va assister à quelque chose, à un feuilleton judiciaire qui va être assez long sur cette affaire. Moi, je considère qu'il faut pas entraver le le travail de la justice et qu'il faut bien calibrer les termes que l'on emploie. Paul Melin, monsieur le maire, est-ce que vous faites un lien de cause à effet ? même indirecte entre la brutalisation du débat politique notamment à l'extrême gauche et euh ces ces casseurs, ces black d'ultra gauche qui euh ont incendié votre mairie. Autrement dit, pensez-vous qu'il y a des discours qui arment la violence et la brutalité que
nous avons observé le 17 octobre et dont l'incendie de votre mairie a été la pour nous tous français qui nous a tous bien sûr choqué. Je suis toujours choqué par la dénonciation du mal dont on chérit les causes. Bon les choses très directement. Vous avez des élus une étiquette de la France insoumise qui appelle au fait que la violence puisse être légitime même si elle n'est pas du fait de la police républicaine de ce pays. Non, la violence légitime dans un état de droit, elle appartient à la police républicaine de ce pays et à personne d'autre. Donc déjà, il y a des petites problématiques de sémantique et il y a des glissements qui moi m'interpellent de la part d'un certain nombre d'élus. Quand le premier ministre le cornu interpelle la présidente Pano à l'Assemblée nationale en lui disant
"Est-ce que vous condamnez l'incendie de la mairie du qu'elle ne répond pas ?" Moi ça m'interroge et ça me laisse pantois. Donc oui, bien sûr qu'il y a des discours qui participent à cet embrasement du pays. On est déjà, on va se dire les choses très clairement, on est déjà dans la la campagne présidentiel où on voit bien que le deuxème tour dans la tête de beaucoup de gens se joue déjà entre Marine Le Pen et monsieur Mélenchon. Et donc à partir de ce moment-là, ça crispe ça crispe les tensions et ça ça nous interpelle d'autant plus que le président de la République ne vous ait pas apporté un soutien ou ne vous a pas appelé ou ne vous a pas vous dites que c'est de mais le symbole est extrêmement fort. Je vous laisse je vous laisse le soin de de on aimerait vous entendre là
et vous dites que leur américain vous a contacté que vous a-til dit en gros le vice-président des États-Unis d'Amérique témoigne de sa compassion à l'hôtel de Limoche. Je sais pas si c'est si si c'est placé l'image sur une carte he faut être très lucide. En revanche, bon, il a eu un un message sympathique à la destination des habitants de cette ville. Fait un raccourci un peu rapide entre la destruction de l'hôtel de ville et le fait migratoire dans ce pays. Bon, c'est un peu plus compliqué que ça he ce qui s'est passé à hôtel de ville, c'est pas uniquement lié au fait migratoire loin de là. Donc là encore, vous savez, il faut faire attention à ce qu'on raconte et et tout toutes toutes les toutes les tous les mots ont un sens. Mais vous êtes encore une fois je prends
son êtes déçu que le président de la République je crois je crois que ça parle je crois que les fait parlent de même. Pas pas j'ai pas d'autres commentaires à faire moi. Vous savez j'ai demandé au gouvernement d'être présent et au premier ministre de venir. Ce qu'il a fait il est venu vendredi. Il est venu avec des engagements clairs, c'est de reconstruire l'hôtel de ville de Limoge sur la base de ce qui s'est passé avec Notre Dame de Paris. La jurisprésidence de Paris qui s'applique à Limoge. Il y aura pardon mais ça arrêtons-nous un instant là-dessus. C'est c'est déjà en soi fabuleux. parce que vous êtes une victime de de ce 17 octobre, sans doute la plus symbolique, la plus terrible. Je pense que beaucoup de gens pleurer pleuré en voyant les images. Je ne suis
je pense moi-même avoir été ému au larme en voyant les images de la mairie de Limoge. Il se trouve que Limoge, c'est la première ville quand j'ai commencé ma carrière. Vous savez qu'on France 3 et on on donne aux jeunes journalistes la possibilité de faire des remplacements. J'avais été à Limoge 3 semaines et j'ai vécu 3 semaines de ma vie à Limoge. Donc voilà, c'est cher à ma jeunesse, c'est cher à mon cœur. Donc j'ai été comme des tas de gens émus au larmes. Donc ça ça veut dire que cette émotion vous allez réussir avec l'aide de la puissance publique à à la traduire en terme de reconstruction. Mais vous savez passer passer l'état de sération et l'état émotionnel qui est encore prignant. Quand vous voyez ce bâtiment, c'est d'une tristesse absolue sur sur le plan architectural, sur le
plan patrimonial, sur le plan symbolique parce que c'est l'atteinte de la maison commune. Encore une fois, c'est les plus fragiles qui sont impactés. C'est pas les gens les plus aisés de Limoge, ils ont moins besoin de l'Amérique les plus fragiles. Donc sur un plan moral, c'est absolument abject. Mais une fois que vous avez passé l'état de sidération, l'état émotionnel, il faut être dans l'après. L'après c'est quoi ? C'est la continuité des services publics. Donc il faut être au au plus près de nos concitoyens et assumer le service public de proximité tout de suite très rapidement. Donc c'est ce qu'on a fait. J'ai des équipes formidables, une direction générale des services qui a tout organisé de la meilleure des manières et surtout des agents. Vous savez, il y a une il y a un
aspect fonctionnaire bashing permanent dans ce pays depuis des années. Je peux vous dire qu'on a une fonction publique d'état, une fonction publique territoriale qui est parfaitement consciente de de ces missions et qui a la la République cheveillée au corps. Moi, j'ai vu plus de 100 agents dimanche dernier en dehors de leur heur de travail venir faire une chaîne humaine pour sortir les dossiers de l'état civil. Et donc j'ai beaucoup de chance d'avoir une administration aussi engagée que celle-ci. H frel alors justement vous évoquer cela. Comment on fait par exemple quand on a demandé un permis de construire et peut-être le dossier a brûlé ? Comment les ordis ont brûlé ? Comment ça se passe pour de retrouver les procédures qui ont été numérisées le plus vite
possible ? On fait en sorte d'assumer la continuité de service. La chance que l'on a si vous voulez c'est que contrairement à ce que beaucoup de gens imaginent Limoche c'est une grande ville. C'est la deuxième ville de la région Nouvelle Akquitaine. La nouvelle Akitaine c'est la taille de l'Autriche le PIB du Danemark. Nous sommes la deuxème a urbaine de ce grand sud-ouest. Donc on a quand même beaucoup de services, on a une communauté urbaine, donc on a des beaucoup de bâtiments publics qui hébergaient déjà une grande partie de nos équipes. C'estàd que là vous avez un peu moins de 300 agents qui sont impactés sur les 2000 7 600 que compte la ville de Limoge. Donc on a quand même beaucoup de services qui continuent, Dieu merci, à fonctionner. Là, c'est le bâtiment historique, hein,
c'est les les bureaux des des élus, du maire, euh une partie de l'état civil, le service funéraire qui est un vrai sujet, qu'on a un service funéraire en régie qui permet aux gens qui ont pas trop de moyens, qui ne peuvent pas se faire euh inhumer par les pompes funèbres privées de passer par un service en régie qui est moins cher que que le reste. Eux, bah aujourd'hui, ils ont plus de service. Voilà. cette destruction sur un plan moral et elle est absurde et elle est aboné les plus fragiles. Donc ça va à l'encre des revendications que vous avez dans les manifes. Donc c'est absurde tout ça. J'aimerais tout à l'heure vous l'avez un tout petit peu dégagé ma question mais je vais j'aimerais revenir. Une partie des Français découvre un peu à Bassourdi qui a quelque part un peu partout en
France, je sais pas en l'occurrence à une cinquantaine de kilomètres de chez vous, des petites communes rurales dans lesquelles d'ailleurs les maires que nous avons interviewé ici on on on des zones dans leur communes dans lesquelles ils peuvent difficilement se déplacer où vivent des personnes qui sont des militants parfois un peu militarisés, enfin en tout cas qui ont du matériel, des projets. Là et en l'occurrence un des suspects vient de cette zone à 50 km de chez vous. Comment les qualifier ? Certains disent c'est des militants d'ultra gauche, d'autres disent que ce sont des adistes. En tout cas, ce sont des gens qui vivent en marge avec un projet qui est clair et qui est assez mortifère pour la démocratie. Et en l'occurrence, si le suspect vient vraiment de là, assez mortifère pour
votre mairie, hein. Moi ce qui m'inquiète, si vous voulez, c'est la minimisation de certains élus sur ces faits, notamment de certains élus territoire. Vous avez des élus qui sont classés à gauche, pas tous à LFI d'ailleurs, qui essayent de minimiser tout tout cet aspect-là. Vous savez, vous avez le droit dans ce pays euh dans le monde occidental de vivre différemment de la majorité du reste des concitoyens. Vous avez le droit d'être décroissant, de croire à la protection de la forêt, à l'environnement, de vivre de ce que vous plantez dans votre jardin et de ne pas être dans une société de consommation. H moi ça me pose pas de problème dès lors que vous laissez la possibilité aux autres de vivre tel qu'ils l'entendent. Aujourd'hui, on a sur certaines zones de
ce territoire et on va l' voir, vous le verrez, ça je je peux faire une prophétie ici là, vous aurez des affrontements de population dans les mois et les années qui viennent sur une partie de ce territoire parce que les gens ne se comprennent plus. Hm. C'est que vous avez euh des exploitants agricoles euh qui exploitent une une SAU bien donnée, une surface agricole utile, euh qui ont euh un certain nombre de documents à remplir dès qu'ils font un plan d'épendage ou qui veulent agrandir euh de 30 cm le chez de leur stabulation, il faut qu'ils fassent un pavé comme ça dans les différentes services déconcentrés de l'État pour avoir les autorisations et dans le même temps, des populations qui construisent des yaurts ou des habitants en dur sur des terrains qui ne leur appartient pas
où personne ne dit rien. Donc là, vous savez, un jour, ça va finir par se tendre. Et donc il y a dans cet écosystème des gens qui aspirent à un mode de vie différent et qui en leur sein hébergent un certain nombre de militants politiques que vous appelez d'extrême [raclement de gorge] gauche, d'ultra gauche en tout cas qui ont un projet politique parfois très abouti intellectuellement pour certains qui est ni plus ni moins la destruction de tous les symboles de la République. Il y en a monsieur le maire quand vous avez découvert ces images est-ce que c'était le pire moment de votre carrière politique Oui, c'est évident. Vous savez, je je le dis, j'ai deux moments très marquants. Moi, ça fait longtemps que je je je gravide dans la sphère politique. Je travaillais pour pour un
député. J'ai je suis conseiller régional. J'ai été président de la métropole sur sur le mandat passé. Donc, je suis élu depuis 2014 à l'hôtel de ville. Premier mandat de mer en 2026. J'ai eu deux moments tragiques dans ma vie. Des obsèques de de jeunes enfants qui étaient morts sur un accident de la route en Moselle qui était originaire de Limoge, tué par un cocaïnoman qui avait écrasé la barrière centrale de l'autoroute et qui avait écrasé deux mères de famille et les quatre enfants qui étaient avec. Donc ça c'est un moment très dur parce que j'ai eu à m'exprimer ce ce jour de ces obsèques-là, c'était en 2015 et ça euh ça ça vous marque à jamais et je ne souhaite à aucun maire de vivre ce que j'ai vécu et je ne voudrais pas si vous voulez que Limoge fasse jurisprudence.
C'est-à-dire que pour ces casseurs, pour ces blacks, ça c'est un symbole, c'est une réussite pour eux. Et donc à chaque fois que vous reculez dans la capacité à assurer l'ordre républicain, vous les galvanisez. Donc il faut bien que le gouvernement ait conscience. Je l'ai dit à Sébastien Lecornu, je l'ai dit au ministre d'État qui l'ont accompagné, je l'ai dit au ministre de la justice. Il faut bien avoir conscience que Limoche pourrait faire jurisprudence ailleurs parce que l'État n'est pas tombé le 17 octobre. En revanche, l'État a profondément vacillé le 17 octobre. Et quand on voit le climat social dans lequel se trouve ce pays aujourd'hui, le climat sociétal dans lequel se trouve le pays aujourd'hui, je suis inquiet de l'avenir. Peut-être qu'il y a eu des leçons qui
ont été tirées puisque le 24 octobre s'est mieux déroulé. Il y a un conseil de défense, il a eu lieu ce matin donc pour préparer samedi prochain. Emmanuel Macron a parlé d'un samedi à risque. Est-ce que le gouvernement est mieux à même de faire face aujourd'hui ? Et ça c'est à eux qu'il faut poser la question. Vous savez, moi ce que j'attends du président de la République, c'est qu'il agisse. Euh vous, monsieur journalistes, vous êtes là pour commenter l'actualité politique. C'est votre métier. Président de la République est là pour agir, pas pour dire que le samedi va être à risque. Il est là pour faire en sorte Il est là pour faire en sorte que le samedi soit pas à risque. Justement, c'est pour ça qu' répantinet commentateur. aussi on pense qu'il pourrait faire un très bon éditorialiste
après le mois de mai. [rires] Je vous laisse là c'est le gouvernement qui est à la manœuvre aujourd'hui. Vous avez bien conscience que le président de la République vous savez quand l'État peut quand l'État veut l'état peut je pense qu'une des premières failles c'est de laisser penser à ces casseurs, à ces blacks, à cette ultra gauche que l'État est faible. L'État n'est pas faible. Samedi dernier, l'État a mis les moyens en mobilisant euh les forces de gendarmerie, euh les les les équipes mobiles, les moyens techniques et humains qui sont à la disposition de nos forces de sécurité intérieure républicaine. C'est qui protègent tous les Français, quel que soit leur couleur de peau, quelle que soi leur confession. Il y a pas eu de problème samedi dernier. Donc moi je pense que quand on
veut on peut voilà encore faut-il mettre les moyens les moyens humains et les moyens logistiques. Monsieur le maire est-ce qu'on a est-ce qu'en amont de la du 17 octobre les services de l'État la préfecture le renseignement territorial le commissaire de police de la ville vous avez contacté pour dire écoutez voilà comment on évalue la situation il y a un risque samedi. Est-ce que vous aviez été contacté ? Quel était votre degré d'information ? Est-ce que vous l'avez été depuis lors sur la manif de samedi dernier et la prochaine ? Alors, comme depuis longtemps, même avant d'être maire, je le faisais déjà en tant que président de de la communauté urbaine, j'appelle systématiquement les personnes concernées à la veille de chaque manifestation d'ampleur pour savoir
comment il voi les choses. Il y a eu de toute évidence une sous-estimation de la part qui les appel. C'est pas eux qui font l'anci. Oui, moi je le fais, je le fais parce qu' si vous voulez, on est on est une grande ville mais ou d'accord, tout le monde se connaît. Je connais très bien le directeur départemental de la police nationale. Je connais bien connais le gendarmerie du secteur donc on se parle mais il y a eu une sous-estimation à la fois de l'ampleur de la manifestation et de la nature des manifestants. Ça c'est un fait. Mais encore une fois, je pense que c'est très difficile pour eux aujourd'hui eu égard au moyen dont ils disposent de pouvoir anticiper ce genre de phénomène. Mais il est évident que si les choses avaient été anticipées différemment, cet
hôtel de ville n'aurait pas brûlé. Question. Euh je souhaiterais donner de l'argent pour la reconstruction de l'hôtel de ville de Limoge. Est-ce possible ? Oui. Alors, en trois mots, l'idée n'est pas d'aller faire la les poches même par des billets de dons euh de la part du contribuable. Moi, j'ai ce que j'ai demandé à Sébastien Lecornu, c'est je ne veux pas que ça soit le budget général de la ville qui paye la reconstruction. C'est sinon ça veut dire que je ne peux porter aucune politique publique durant le mandat et je ne peux tenir aucun engagement de campagne que j'ai pris devant devant les limou euh à l'occasion de la campagne municipale. Donc j'ai demandé à ce que ce soit l'état qui assume la reconstruction de l'hôtel de ville. Alors certes, le contribuable
limjo participera indirectement hein via la fiscalité euh l'impôt sur le revenu ou ou les taxes foncières à la reconstruction de son étel de ville. Mais ça ne sera pas pris sur le budget général de la mairie. C'est ce que j'ai voulu dire quand je me suis exprimé ainsi. Le premier ministre a dit pour ça il faut classer la mairie monument historique. Donc c'est ce qu'on a fait. Ministère de la culture va classer la mairie monument historique exactement à postériorie pas le cas avant d'ailleurs. C'est une très bonne question beaucoup de bâtiments 19e malheureusement poser ça 19e siècle est mal aimé par certains conservateurs consent que le 19e c'est un peu vulgaire. même une ancienne mise de la culture Roseline Bachel qui voulait pas qui disait les les églises du 19e siècle ça va bien
on avait une division en volume en fait on avait les façades qui étaient classées et pas le reste. Donc là l'idée est bien de classer l'intégralité du bâtiment parce que c'est c'est une forme de de de technique pour pouvoir être éligible à 80 % du montant des travaux par le biais du ministère de la culture. Donc le ministère de la culture va assumer 80 % de la rénovation et de la reconstruction de cet hôtel de ville via une de ces filiales, un de ces bras armé qui s'appelle l'OPIC, on fait le château de Versailles notamment. Et les 20 % restants vont se partager entre les collectes de dons via la fondation du patrimoine et les assurances. Alors les assurances quand vous avez un fait comme celui-ci qui est un fait délictuel ou criminel dans le cadre des meutes urbaines, les
assurances elles ne marchent pas. C'est valable pour l'imog mais c'est valable pour n'importe quel mai je le dis à mes à mes collègues ma donc ça va pas être ça va ça va pas être simple pour moi de donner 50 € par exemple si via la fondation du patrimoin j'appelle la fondation du patrimoin alors il y a un lien via la fondation du patrimoin ce que j'ai voulu éviter tout de suite si vous voulez ce que j'ai vu commencer à apparaître des cagnottes linchi qui étaient sans doute pas du tout faites pour servir les intérêts de la mairie de l'imche. on a pris l'initiative de contacter très vite la fondation du patrimoine qui est une structure qui a pignon sur eux qui est une structure sérieuse et qui a pris le lead sur la collecte de dons et donc entre la fondation du patrimoine les
assurances même un minima qui vont quand même représenter près de près de 3 millions d'euros plus les 80 % pris en charge par le ministère de la culture cet hôtel de ville sera reconstruit à l'identique comme j'ai pris l'engagement devant les limoujours. Merci Guillaume Guérin, merci d'être venu nous voir maire de Limoge et nous saluons d'ailleurs tous les Limouo et les Limou jaudes qui nous regardent fidèlement tous les jours. Alors petite précision hein, je dans le cadre de la course à la présidentielle, je soutiens David Lisnard hein. Donc je je suis maire nouvelle énergie transparent. Oui LR Nouvelle énergie effectivement le mouvement David Lissnard. Exactement.