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DébatLe Média (sur YouTube)· 11 avril 2023 64 minContradictoireActualité / polémiqueRetraitesSolidarités & familleInstitutions & électionsSécurité

RÉFORME DES RETRAITES: LA SEMAINE DE TOUS LES DANGERS (avec Jérôme Rodrigues)

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 62 %Défensif 28 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 5:00OuverteRéponse directe

    Dans quel état d'esprit êtes-vous Julie avant la manif du 13 avril ?

  • 6:00OuverteRéponse directe

    Jérôme, quel est votre état d'esprit à J-2 de cette manif ?

  • 9:00RelanceRéponse partielle

    Laurent Berger a déclaré que la CFDT ne fera pas de manifestations pendant 6 mois sur cette réforme. Partagez-vous cette stratégie ?

  • 12:00FerméeRéponse directe

    Si la loi est validée vendredi, est-ce qu'on arrête tout ?

  • 14:00OuverteRéponse directe

    Pourquoi la rencontre avec Élisabeth Borne a-t-elle été un échec ?

  • 17:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que selon vous, une sortie de crise est possible dans le cadre des institutions ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 8:00Julie FerruaFait
    « On pense que jeudi va être une très très grosse journée de mobilisation. »
  • 9:00Julie FerruaFait
    « La loi peut être validée mais elle peut ne pas être appliquée. C'est ce qui s'était passé à l'époque pour le CPE. »
  • 12:00Julie FerruaFait
    « Non. Non. Non. Réponse simple, mais j'imagine que vous avez développé en fait. »
  • 2:01Fait
    « On appelle ça des armes de guerre. C'est ça qui sont avant d'être non létal, ça s'appelle des armes de guerre. »
  • 3:00Chiffre
    « C'est exactement ce genre de grenade avec 25 g de TNT. À savoir que l'armée s'entraîne avec des grenades de 7 g de TNT, ça pète déjà des pieds en veux-tu en voilà. »
  • 4:01Fait
    « La foule était illégitime face au peuple qui lui l'est à travers ses élus, qui s'expriment à travers ses élus. »
  • 6:01Fait
    « En Suisse, ils ont demandé sous forme référendum référendaire si les femmes devaient travailler jusqu'à 65 ans avant de mériter leur retraite. »
  • 10:01Chiffre
    « Les syndicats ce sont 6 % de l'ensemble des travailleurs en France et que bah les manifestations c'est 4 millions de personnes. »

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

[Musique] Bonsoir à toutes et à tous. Bienvenue sur le Média. Nous sommes le mardi 11 avril 2023.

Est avec plaisir que je vous retrouve en direct sur ce plateau pour un nouveau numéro de votre émission d'actualité politique et de débat toujours debout. Alors que vous soyez ici pour suivre l'émission en direct ou en différé, nous vous invitons à partager le lien de cette vidéo et à réagir dans l'espace commentaire ou dans le chat bien sûr avec courtoisie et respect comme d'habitude. Nous sommes heureux de compter sur vous.

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Merci beaucoup. C'est l'heure de toujours debout. [Musique] Des semaines et des mois désormais que se mobilisent des millions de françaises et français contre une réforme des retraites injustes et un gouvernement qui n'hésite pas à mentir pour la faire adopter jusqu'à employer la force qu'elle soit institutionnelle en usant à la corde des dispositions légales mais antidémocratiques ou qu'elle soit physique en envoyant des milliers d'agents surarmés réprimer la contestation populaire dans les rues, le président Emmanuel Macron semble rester inflexible et avancer droit devant quit à marcher sur la démocratie tandis que le Conseil constitutionnel doit se prononcer ce vendredi sur la constitutionnalité du texte et qu'une nouvelle une journée de mobilisation nationale est appelée par l'intersyndical toujours uni ce jeudi.

Laurent Berger, le secrétaire général de la CFDT, a admis sur PFM hier que oui, la capacité des salariés à se mobiliser s' souffle, invoquant notamment le poids sur le pouvoir d'achat, de faire grève et de se mobiliser sur la durée. L'effectif va-t-il gagner cette bataille en jouant la montre et le pourrissement ? Alors, de l'élargissement, il faut le noter, des revendications qui dépassent la réforme des retraites.

Est-ce que le mouvement social va se poursuivre après ce weekend ? Et si oui, comment ? Autant de questions qu'on va se poser avec mes invités de ce soir, Julie Ferrua, secrétaire national de Solidaire, union syndicale, membre de l'intersyndical et Jérôme Rodriguez, militant figure emblématique des gilets jaunes. [Musique] Et je suis rejoint par mes deux invités ce soir.

Merci à tous les deux d'avoir répondu présent. Merci. Ça va bien.

Toi, ça va et toi ? Très bien. Merci.

Alors, nous sommes à J - 2 alors J- 3 pour le pour vendredi mais J-2 de ce qui sera peut-être la dernière grosse journée de mobilisation nationale avant que le Conseil constitutionnel ne se prononce le lendemain. Première question, dans quel état d'esprit euh vous êtes Julie ? Euh bah nous ce qu'on sent qu'il y a toujours euh une rage sur le terrain de camarades qui sont très mobilisés et toujours très en colère euh face à cette réforme injuste et brutale.

Euh on pense que jeudi va être une très très grosse journée de mobilisation. On pense aussi que vendredi, il va y avoir une multitude d'actions et de mobilisations sur tout le territoire. Euh voilà et donc et puis l'intersyndical qui va se réunir suite à la décision du Conseil constitutionnel et là c'est la grande inconnue.

Euh oui, on est encore à quelques jours. Tout peut se passer. Tout peut se passer.

Jérôme, de ton côté, quel état d'esprit tu as toi à J-2 de cette manif ? Tu les fais quasiment toutes, je crois. Oui.

Oui, on sera sur la 13e. En espérant qu'elle puisse nous porter bonheur en tout cas ou qu'elle nous donne un peu de chance. chose que enfin je vais être honnête, je reste très pessimiste.

Je fais partie de de ces personnes qui marchent depuis bientôt maintenant 5 ans et quand on voit le peu de réponse et les alertes qu'on avait pu mettre en place nous gilets jaunes et qu'aujourd'hui elles font plus que clignoter, je vous le dis honnêtement, je suis très très pessimiste quant à l'écoute du gouvernement et de pouvoir avoir accès à l'ensemble de nos revendications et pas que pas que sur le le schéma de de la réforme des retraites. On va pouvoir en parler longuement ce soir ensemble. Alors, ce matin sur LC, on va voir un petit extrait Magneto.

Laurent Berger était invité euh pour une interview durant laquelle il a déclaré euh euh qu'il était clair et je le cite que la CFDT ne fera pas des manifestations pendant 6 mois sur cette réforme de retraite. Fin de citation, on l'écoute. Vous m'avez dit que vous arrêtez les manifestations une fois la décision connue ou pas ?

On le décidera ensemble mais il est clair qu'on va pas la CFDT, elle fera pas des manifestations pendant 6 mois sur cette réforme des retraites mais on en aura pas fini de l'épisode des retraites si vous voulez. Quand vous dites on décidera ensemble, c'est toute l'inter syndical ou personne, c'est tout le monde manifeste ou personne manifeste ou on décidera ensemble comment on fera la CFDT, je vous dis la position de la CFDT aujourd'hui mais clairement il y a d'autres épisodes sur le sujet. Il y a il y a il y a il y a la mise en œuvre, il y a l'écriture des décrets, il y a la mise en œuvre.

La mise en œuvre, vous savez, personne n'en parle, mais la mise en œuvre des 1200 € dans les carsates, c'est-à-dire les caisses de sécurité sociale qui s'occupent des des retraites, au 1er septembre, ça va juste être un bazar sans nom parce qu'il y a même pas l'outillage pour le faire. Alors là, plusieurs choses. On va prendre le temps aussi de décortiquer cela.

Du coup, moi j'ai déjà d'abord envie de vous poser la même question. Si la loi est validée ce vendredi, est-ce qu'on arrête tout ? Non.

Non. Non. Réponse simple, mais j'imagine que vous avez développé en fait.

Pourquoi ? Euh bah d'une part, c'est retiré. Oui, on vous demande toujours le retrait.

La loi peut être validée mais elle peut ne pas être appliquée. C'est ce qui s'était passé à l'époque pour le CPE. Voilà.

Euh et puis euh non enfin nous on continuera quoi. Enfin jusqu'à quand on sait pas mais en tout cas ce qui est sûr c'est que l'intersyndical se réunit euh en fin de semaine et pour l'instant le but n'est pas d'arrêter. Et Jérôme alors pour du coup ce qui concerne tu l'as rappelé il y a quelques instants déjà plusieurs années de mobilisation du côté finalement du peuple socialement mobilisé en gilets jaune mais pas que.

Donc j'imagine que ça va aller au-udelà. Tu sais notre position aujourd'hui, elle est la suivante. Euh, on a combattu pendant 5 ans en pensant que nous étions la solution à l'éveil des Français.

On va rester un peu moins présomptueux. On a mis des alertes en place comme je l'ai dit il y a 2 minutes. Aujourd'hui, on fait partie intégrante de ce combat.

C'est-à-dire qu'aujourd'hui, c'est une large équation qui doit regrouper l'ensemble des citoyens, l'ensemble des forces syndicales, politiques, associatives qui nous permettra d'accéder à ce but là. Aujourd'hui, les gilets jaunes, en tout cas pour ma part, je viens compléter les rangs, je viens augmenter les rangs. Je n'ai pas une part prépondérante à à prendre dans ce combat parce que pour moi en tout cas, il va au-delà des réformes de retraite, il est beaucoup plus large.

Donc oui, aujourd'hui on est dépendant, on est dépendant malheureusement si j'analyse la situation, on est dépendant de cette locomotive aujourd'hui qui est syndicale, de cette élite syndicale à la fois par le partenariat intersyndical qui peut y avoir et des forces en présence sur le terrain. la base en qui j'ai beaucoup plus confiance qu'un Laurent Berger hein, tu m'excuseras, de pouvoir essayer d'être complémentaire sur l'ensemble des branches et de ceux qui constituent ce combat parce qu'il y a beaucoup de méthodologies différentes et je pense qu'aujourd'hui il est important de pouvoir discuter quant à savoir quelle sera la suite à donner à ce mouvement en tous les cas à ce mécontentement beaucoup plus général suite à la réponse du du comment dire du du Conseil d'État du conseil constivement. Alors on a aussi constitutionnel pardon excuse-moi aucun souci.

Alors, on a entendu plusieurs choses là, notamment sur la fin de de ce qu'il disait. Il y a euh des choses peut-être à jouer sur la suite parce que avant d'aller questionner ensemble les méthodes d'action qu'on pourrait adopter ou pas et cetera, j'aimerais qu'on s'arrête sur finalement d'abord sur le côté institution, c'estàdire qu'est-ce qu'on peut faire encore dans ce cadre là ? C'està dire que là il dit un petit peu alors OK on va pas s'arrêter on va pas en faire pendant 6 mois mais fera peut-être passer à autre chose peut-être je sais pas c'est ce qu'il pense éventuellement mais il dit déjà que pour la suite il y a sur la mise en œuvre sur les décrets à écrire et cetera, des choses à jouer.

Est-ce que vous partagez aussi chez chez Solidaire cette stratégie du bon, on y va par étape et on verra même si ça passe vendredi, il y a encore ben effectivement la mise en place de la loi. Il y a encore si ça passe vendredi, il y a encore la mise en place de la loi effectivement. Donc ce qui veut dire qu'il y a encore des actions qui vont avoir lieu face à cette mise en place.

Ouais. Euh parce que ce qu'on veut c'est vraiment toujours obtenir ce retrait de cette loi. Euh et euh est-ce que est-ce que c'est pas reculer pour mieux sauter quelque part ? quand même à chaque fois.

Alors pour le coup, on est sur les manifestations à chaque fois, on va on va on va parler à l'intersical toutes les semaines. Mon micro, on me répétait bon benah cette fois-ci c'est bon, il va nous écouter. On espère que on espère, on espère, on espère.

Est-ce que là on a vu Ellisabeth Borne accepté finalement de vous rencontrer il y a quelques jours. Peut-être un rappel déjà avant d'aller à la suite. Pourquoi ça a été un échec ?

Parce que ça été un échec. Pourquoi ça a été un échec ? Euh alors déjà nous elle a fini par dire oui.

Elle a fini par dire oui. Euh je pense qu'elle était un petit peu obligée parce que ça faisait des mois qu'on disait que le dialogue était rompu. Déjà il y a jamais eu de dialogue hein de toute façon.

Euh donc était pas rompu finalement il existait pas. Oui le dialogue n'a jamais existé. C'est-à-dire que on a rencontré effectivement, je crois que Solidaire, on est allé une fois ou deux pour rencontrer le gouvernement quand il mettait en place cette réforme des retraites.

Bon, on a vu nous qu'il y avait pas d'écoute, on a très vite dit "Bon, on arrête d'y aller, de toute façon, on perd du temps pour rien." D'autres syndicats ont continué, ils sont aperçus que finalement bah en fait, c'était aussi une perte de temps. Ils ont continué et depuis après, il y avait plus depuis janvier en fait, il y avait pas eu d'autres rencontres.

Voilà. Donc on y est allé parce que c'était aussi un peu faire un un coup de com, c'estàdire ben vous voyez bah nous on veut bien discuter mais par contre le préalable pour discuter c'est vous retirez la loi et est-ce que vousz pas retirer la loi on ne discute pas. Et il y a eu discussion de ça ou alors ça a été en échec dès le départ.

Combien de temps ça a duré avant que finalement on tour le talon ? Ça a duré à peu près 45 minutes où il y a eu un tour de table où chaque syndicat s'est présenté et chaque syndicat a dit bon ben pour discuter on retire la loi au final elle a dit et ben donc il y aurait pas de retrait de la loi donc pas de discussion et donc du coup on a claqué la porte une réaction peut-être à cela Jérôme des effets de manche de communication gouvernementale qui te permettent de faire passer le temps et pendant ce temps-là on essaie de passer à autre chose tout simplement pendant qu'on parle pas du de la réforme des retraites et qu'on parle d'un éventuel rendez-vous qui pourrait apporter d'autres solutions sur lesquelles on aurait dû en discuter avant de faire la réforme des retraites. Voilà, c'est juste du temps médiatique de perdu et qui va pas au fond des choses.

Est-ce que selon toi là sur ce plateau ce soir, tu espères encore qu'il soit possible qu'une sortie de crise puisse avoir lieu dans le cadre pour le coup là strict des institutions et par institution, j'entends aussi finalement le jeu syndical aussi quelque partie he de ce de ce de cette institution là. Est-ce que tu penses non non ? Et pourquoi ?

Non, parce qu'aujourd'hui, on vit sur des institutions de 5e République qui sont complètement archaïques et qui ne vont qui qui ne vivent pas dans l'air du temps. Aujourd'hui, on vit sur des institution qui sont de de quelle année ? Enfin, tu vois limite, je me souviens pas de mes cours d'histoire tellement c'est vieux.

Je pense qu'aujourd'hui le monde des mondes, ça va tellement vite qu'il faut revoir l'ensemble des institutions, d'être beaucoup plus proche de l'ensemble des citoyens qui ont beaucoup plus accès à l'information que nous vendre la grande messe du 20h et nous et et nous faire faire ce qu'ils veulent. Aujourd'hui, on est des des citoyens impliqués pour la plupart d'entre nous qui allons à la recherche de l'information qui nous permett de mieux réfléchir et de s'apercevoir que ce que nous on nous propose même pas, ce qu'on nous impose ne nous convient pas. Donc forcément, on a intérêt à aller à l'encontre des institutions qui ne font que servir ce qu'ils appellent un jeu démocratique, qui vont à leur avantage et qui ne vont servir que les puissants.

En quoi aujourd'hui les institutions protègent le jeu syndical, en quoi les institutions aujourd'hui protègent les citoyens, même la police gardien de la paix et protecteur du citoyen, aujourd'hui protège elle-même les institutions. Tu vois, on est sur quelque chose de complètement archaïque. Il faudrait il faudrait revoir complètement aujourd'hui alors que ça s'appelle 6e République que ça s'appelle je sais pas moi on l'appelle comme on veut aujourd'hui ce n'est plus en adéquation avec l'aire du temps la la le phénomène de vitesse dans lequel on vit dans l'évolution du citoyen et de la part prenante que peut avoir les citoyens dans dans la politique de de cette nouvelle découverte parce qu'on a essayé de nous nous désintéresser désinspire de la politique et de s'apercevoir qu'aujourd'hui les gens réfléchissent et que je le répète ce qu'on nous impose on en veut plus.

On l'entend ça aussi dans vos rangs. Est-ce que on entend la même chose finalement parce que ce que tu dis là c'est de combattre des institutions pour ancrer de nouvelles. Alors c'est c'est c'est est-ce que c'est entendable ça chez les milè République c'est une nouvelle pas forcément si aujourd'hui je reprends les les les bases et l'ADN des des du mouvement des gilets jaunes c'est d'être beaucoup plus à l'écoute de l'ensemble des citoyens qui eux aujourd'hui fabriquent construisent font redorer la France à l'international même à l'échelle du pays si tu veux et on devrait être beaucoup plus à l'écoute.

Tu nous dis que les institutions ça va s'arrêter peut-être au Conseil constitutionnel mais apparemment il y a le RIP qui peut être mise en place le référendum d'initiative parlementaire qui nous permettra peu de chance sauf que si à un moment donné on a des outils soi-disant de démocratie qu'on n'est pas capable de les mettre en place pour justement aller au-delà moi je tiens à rappeler que le dernier RIP qui a été mis en France c'était concernant l'aéroport de Paris qui a été très pu très peu il y a eu très peu de communication il y a quand même eu 1 million de signatures donc je pense que c'est des choses où on a des leviers sur lequel tu vois là on peut peut-être utiliser l'institution Mais on s'apercevra très vite que elle ira pas dans notre sens parce que je le répète, les institutions vont pas dans le sens du citoyen aujourd'hui. Quant aux institutions syndical aujourd'hui, elles sont pas à remettre en cause. Je pense qu'il est aujourd'hui important de discuter pour peut-être revoir l'ensemble des méthodologies mises en place parce que elles ne sont plus payantes aujourd'hui parce que même le gouvernement qui a défaut avant n'écoutait pas les mouvements syndicaux ou syndical pardon.

Aujourd'hui, on vous on vous dit carrément on vous a vu, on vous entend mais on s'en fout complètement. Collégat marchez faites des bornes, faites des bornes. Nous, on en a une au gouvernement, elle va vous mettre la patate.

Très bien vu. Peut-être une réaction un peu la même question, c'est dire est-ce que dans vos rangs est-ce que chez les syndicalistes, même les travailleurs qui ne le sont pas puisqueffectivement les syndicats représentent pas toute la masse salariale, il y a beaucoup de de manifestants, les millions de personnes qui on a vu dans les rues et qu'on vous verra encore sans doute cette semaine sont pas forcément syndiqués. Est-ce qu'on entend cette même critique ou peut-être un point de vue différent en fait ou complémentaire de de la situation ?

Non, on entend on entend cette critique de cette non écoute du gouvernement, cette le fait que beaucoup de personnes pensent que a juste raison que la démocratie a été complètement bafouée, qu'il y a pas eu de débat que tout est passé en force avec le 493, le 471, enfin on a pris plein de plein plein de lois hein durant cette cette lutte. On l' découvert effectivement découvert plein de voix voilà qui justement he c'est ce que tu dis hein empêche vraiment un vrai une vraie démocratie d'exister en fait tout ça c'est pour contraindre la démocratie et pour que ben pour que le gouvernement impose sa réforme contre vents et maré contre contre les contre contre la vie de l'ensemble de la population. Après, ce qu'on entend aussi, c'est euh enfin ce qu'on a vu nous aussi pendant ce mouvement, c'est des personnes qui ne se sont jamais mobilisées et en fait qui ont commencé à se mobiliser euh et qui ont commencé à s'intéresser à la politique au sens noble du terme en se disant ben ouais en fait ouais notre fiche de salaire en fait oui c'est politique en fait une fiche de salaire.

Oui les cotisations. Ah mais en fait les cotisations c'est nos retraites. Ah mais en fait nos cotisation c'est la séc la pédagogie a eu lieu finalement.

Non la pédagogie a eu lieu en fait indirectement. En fait, nous on a plein de personnes qui ben ouais découvrent ben le la politique au sens noble du terme en ce moment. Euh on pense qu'on ne les perdra pas ces personnes-là.

Euh pensez vraiment parce qu'il y a quand même, on le voit dans les manifestations, il y a ou même même dans les actions, il y a quandme moi j'entends dans à mon oreille, à mon micro parfois des personnes direent voilà OK l'institution fonctionne pas, OK, le débat n'est plus n'est plus à à mettre sur la table. On l'a compris comme Jérémina l'us souligné et même vous-même et et il y a c c ces nouvelles formes de contestation et et aussi d'expression populaire. Ça me fait penser à à Faouszi Lelouche qui me disait le début mars à mon micro ceci je propose de l'écouter.

Mais à un moment donné l'expression de la colère si elle se fait pas par la violence par la force en tout en cassant tout on narrivera rien. On a tout essayé. Ça fait 4 ans qu'on est dans la rue là.

Tous ces gens là tu crois qu'ils attendent des avancées sociales ou ils en attendent pas ? Tu crois que les syndicats, ils vont s'asseoir à la table ? Il va pas parler avec eux, il va rien leur dire.

Et à ce moment-là, la frustration, elle sera comment ? On va être déçu comme on est déçu depuis longtemps. Tu te rappelles il y a 4 ans, on est sorti dans la rue.

Pourquoi ? Parce qu'on avait plus confiance en personne. On a dit, on va faire les choses par nous-même.

On a montré la voix, on a avancé et là, on a fait reculer, plier le gouvernement, se faire poser des vraies questions. Mais là, aujourd'hui, voilà, à marcher d'un point A à point B, ça va rien porter. Faut vraiment montrer un peu plus de de colère, faut l'exprimer, elle est légitime.

Alors là, le ce ce manifestant, donc c'est le 7 mars à Paris, a mis les pieds dans le plat. Là, on est dedans là. C'està-dire que là, il nous le dit ça, tu l'as dit un peu il y a quelques secondes, point B, on a tout essayé, ça ne marche pas.

Qu'est-ce qu'on une réaction déjà pour commencer à ce que vous entendu. Euh ben je suis d'accord avec lui d'une fois. Marcher d'un point à un point B, on s'aperçoit que alors effectivement, enfin oui et non.

Euh, allez-y, votre temps. Non, mais déjà euh marché d'un point à un point B avec autant de monde, ça s'était pas vu depuis x années. Et ça, c'est vrai que même nous, on est étonné de voir qu'il y a encore 1 million 2 million de personnes qui se sont mobilisées la semaine dernière et on se dit c'est plutôt euh c'est plutôt bon signe en fait.

Bon ensuite, il faut pas oublier que tous les jours en ce moment depuis depuis le début de de cette lutte, il y a des actions, des actions de blocage, des actions de euh d'envahissement, des des actions de péage gratuit. Il y a des actions qui ont lieu aujourd'hui enfin tous les jours sur le territoire et nous on et les les camarades sur le terrain qui fait mettre ces actionsl ne sont pas ne sont pas essoufflés. Il y a plein de voilà, il y a vraiment plein plein d'actions qui se passent.

On s'aperçoit que le gouvernement nous disait qu'il y aurait jamais de problème avec les raffineries parce queil y avait largement et en fait on s'aperçoit que aujourd'hui bah les stations services sont en manque d'essence criant euh de plus en plus et on va voir après que ça ça tend à à se réduire mais on verra ça plus tard. Il y a en fait lorsque sur lequel sur le point sur lequel je va vous entendre et puis j'imagine que Jérôme aura des choses à dire, c'est la question de la colère parce que là je crois qu'on a dépassé le stade de la revendication parfois de plus en plus il y a la revendication certes mais il y a une colère son expression qualifiée pour beaucoup on l'entend de violence violence avec un s souvent la pire qualifié de la pire espèce l'ultime qu'il faudra écarter qu'il faut combattre peut-être aussi quel est votre avis en fait sur ça quel est ton avis Jérôme sur ce qu'on a entendu là de d'un camarade à toi finalement la colère Oui, la colère. La colère, elle sera bénéfique parce que c'est peut-être la seule chose qui fera le trait d'union entre nous tous.

On parle souvent de convergence depuis des années, j'entends parler de convergence. Sauf que la convergence, elle est très compliquée entre les différents groupes, entre les différentes actions, les différents syndicats. Il y a chacun chaque chaque groupe, chaque entité a son prophète, chacun a sa parole.

Alors tout le monde veut le même objectif hein. Moi est c'est là ma grosse frustration. Tu penses que c'est le même objectif ?

Ah moi tous les groupes de lutte que j'ai eu l'occasion de fréquenter, ils veulent la valeur du travail. Ils veulent gagner correctement leur vie. Ils veulent être personnalisés, ils veulent vivre correctement, se payer quelques loisirs quelque part.

Le but commun, on a tous le même. C'est peut-être une utopie, mais en tout cas à l'échelle de tous les groupes de luttes que j'ai pu fréquenter, quel qu'il soit, on veut tous la même chose. Il y a peut-être un peu trop de prophète si tu veux.

Tu vois, c'est pour ça qu'aujourd'hui la position des gilets jaunes, c'est plutôt d'intégrer l'équation que se faire de vouloir forcément être le résultat, tu vois. Et et je me suis perdu à partir de là. Tu disais que les les colères sera la colère sera la colère pour pourra ne pas converger parce que je pense pas qu'une colère peut converger mais en tout cas être le trait d'union de l'ensemble.

Sauf que aujourd'hui la colère, elle est bien présente, on la ressent mais je pense qu'elle est encore trop contenue, qu'on a encore cette espèce de de plafond de verre, c'est 10 % qui nous manque pour pouvoir nous permettre d'atteindre l'objectif. Ces 10 % qu'est-ce qui est ça ? Je vais te les je vais te les métaphoriser quelque part.

Ces 10 % c'est de voir les syndicalistes monter dans leur bus en criant "La rue, elle est à nous." Non non, tu montes dans ton bus. Dans l'absolu, la rue tu vas la laisser aux derniers manifestants qui vont se faire éclater la gueule par les flics, ensuite par les flics et ensuite tu la rends à la circulation. fin de l'histoire, bonne soirée, on se revoit dans une semaine.

Et là, la colère, elle est contenue. Et là, la colère, elle ressort une frustration qui va mettre en place des affrontements de méthodologie comme on a pu voir à l'arrivée de certains cortèges où certains groupes de manifestants vont s'en prendre au service d'ordre. Alors, c'est pas que les gens s'en veuillent, c'est pas que les gens ont une animosité les uns envers les autres, c'est qu'il y a un problème de confrontation de méthodologie.

Parce que la méthodologie aujourd'hui mise en place euh institutionnelle, celle que je connais depuis que j'ai 40, depuis que je suis né, celle avec mon grand-père quand il manifestait avec la CGT où tu vas avoir les camions, le ballon, le côté festif, merguise et morito parce qu'à l'époque c'était Riri mais aujourd'hui on est sur du morito et ben aujourd'hui ça paye pas. quand tu vois euh le schéma des manifestations et ce et ce cortège que moi j'appelle officieux aujourd'hui qui va à l'avant du premier ballon, qui est de plus en plus large, qui est de plus en plus ample, qui regroupe de plus en plus de personnes voir même des prix manifestants, faut peut-être se appelle la radicalisation si je me permets de faire la radicaliser de quoi ? Si je prends le le pire de la radicalisation, je reprends le 16 mars 2019 avec les gilets jaunes qui ont dégraphé l'ensemble des Champs-Élysées.

Premé, ça a pas payé. On a pris des coups dans la gueule, on a soi-disant reçu 17 milliards. J'en ai pas vu la couleur.

Accessoirement, de l'autre côté, on voit le phénomène syndical sur la façon institutionnelle de manifester qui ne paye pas non plus à quel moment on mélange tout ça, on secoue le gobelet, on balance les D et on part sur quelque chose de nouveau, de beaucoup moins contenu pour faire plier quelqu'un qui ne veut pas plier parce qu'aujourd'hui il ne pliera pas. Je suis désolé. Mais ça veut dire quoi la la colère contenue ?

Quand vous entendez ça, Julie, vous vous comment vous lisez ce que vous entendez là ? Elle est contenu parce qu'à 19h, on prend la première sortie à place d'Italie, on monte dans le bus. Pourquoi aujourd'hui quand on voit le plus grand des cortèges que quand on est arrivé alors moi ce que j'appelle le triangle des Bermudes, d'accord, le triangle manifestant où les manifestants se perdent, nation, Bastille, République, d'accord ?

Qu'est-ce qui nous empêcherait à un moment donné quand tu vois que les premiers arrivants à nation et que les derniers sont toujours pas partis de République ? On bouge plus. On ne bouge plus.

On se fait 24 heures ici hein. Il y a du camion, il y a de la mergaise. Je pense qu'on a on peut tenir une petite nuit, il y a quelques moritos, ça va nous tenir chaud et on bouge plus.

Tu veux pas bouger ? On ne bouge plus. Non, à 18h.

Puis alors le samedi, on a essayé, tu as vu la différence d'une manifestation syndicale, le samedi personne. Il y a plus de monde le jeudi. Ah le samedi on se repose.

Non, le combat c'est aussi le dimanche. Il y a eu il y a eu il pas il est pas majoré mais c'est le dimanche quand même. Peut-être qu'il sera même majoré parce qu'on sera sorti le dimanche, tu vois.

On aura peut-être un gain de plus sur le combat. Ben non. On s'arrête puis là quoi ?

Il est vacances de pâqu, on va s'arrêter. Il y a un truc que je comprends pas, tu vois. Des méthodologies de combat que je comprends pas.

Alors, j'ai j'ai Solidaire en face de moi. J'ai Julie en tout cas en face de moi qui représente le syndicat solidaire. Je tiens à les remercier parce que Sud solidaire en tous les cas quand ils sont les premiers à l'avant de la manif il se carapatent pas comme la CFDT la semaine dernière.

C'est pas je prends la première sortie parce que ça sent un peu le roussi hein, je vais jusqu'au bout de la manif et ça à la rigueur je peux le mettre à leur crédit parce que il y a au moins quelque chose qui se passe. Il y a quelque chose où à défaut de défendre le camion et de faire un bouclier humain, on va essayer de défendre les collègues. Malheureusement, il y en a un qui est resté sur le carreau.

Tu vois, c'est ça le le truc. Oui, un collègue qui a perdu un œil il y a quel il y a pas longtemps et et justement alors je vous entendre sur ça parce qu'effectivement à la fois ce que tu dis en fo c'est entendable mais il y a une inter syndical qui est unie malgré tout et qui doit trouver un front commun qui doit trouver une méthodologie est-ce que ce commun il est là moins dans la forme de s'exprimer alors que cette voilà comment vous vous débattez chaque semaine pour dire voilà et qu'est-ce qui vous empêche de dire bah voilà la proposition que fait Jéhomme Rodriguez ce soir de d'occuper finalement une rue si j' est-ce que vous l'avez déjà eu cette discussion volonté de la base, hein. Oui.

Oui. Mais pour le coup, est-ce qu' est-ce que cette base est entendue ? Est-ce que comment ça se passe ?

Alors euh bah déjà par exemple, je vais partir du mot de d'appeler par exemple à la grève reconductible. OK. Voilà.

Euh parce qu'on a souvent reproché l'interyndicale de pas utiliser ce mot-là, de pas le mettre de pas mettre ce mot-là dans les communiqués, dans les voilà. Euh de mon expérience de l'intersyndical, la première fois où c'est qu'on a voulu mettre ce mot-là, en fait, tous les retours du terrain qu'on avait, même des camarades qui sont mobilisés, qui se mobilisent d'habitude hein, les camarades du Rail par exemple disaient "On n'est pas encore prêt, bon du coup on attend." Euh, ils ont été prêts à un moment donné, mais là par contre, c'était les autres qui étaient pas tout le monde n'était pas prêt.

Donc c'est assez compliqué en fait de voilà, nous on poussait toujours pour qu'il y ait le mot grève générale, grève reconductible. Voilà. Mais dans les faits, en fait, le problème c'est que euh c'est les retours qu'on avait de la base et du terrain des salariés qui sont pas prêts aujourd'hui à per parce que effectivement la la grève reconductive, ça veut dire que derrière grosse perte de salaire malgré même s'il y a des caisses de grève he les caisses de grève on le rappelle ne comble pas la perte de salaire malgré les records qu'on a malgré les records qu'on qu'on peut avoir mais on a aussi un un record de nombre de gréviste, faut pas l'oublier.

Donc sur une journée de de perte de salaire, on peut perdre jusqu'à Ouais. 80 100 €. Euh une caisse de grève, ça va combler la moitié dans le meilleur des cas.

Donc voilà. Donc c'est assez compliqué. Euh mais le reste là pour le coup le reste parce que là on en revient, on voit on voit on en revient à ce problème de méthodologie.

Alors, je remets pas en cause he je dis pas qu'il faut arrêter les manifestations, je dis pas qu'il faut arrêter les jours de grève, mais tu vois dans le discours aujourd'hui, ça devient de plus en plus compliqué. Et moi je l'entends dans les manifestation quand je discutais avec un gazier qui me dit depuis le 18 février, il est en grève et le mec, il va manger des cailloux quoi. Tu vois le gaz va même pas lui servir à chauffer les patates, il a plus les moyens.

Tu vois, c'est ça aujourd'hui où je parle et c'est un constat, c'est pas pour chier dans l'alcool, ce serait trop facile, mais de faire le constat que toutes ces méthodologies, en tout cas à l'échelle de l'âge que j'ai 40 ans, ne payent plus. Tu vois quand tu fais des âgés ou tu entends peut-être en 2021 l'ensemble des grèves qui a pu y avoir en 2021 pourrait représenter une semaine et demi de blocage lourd, c'estàdire que la France s'arrête. Je comprends pas là qu'on en est à 3 mois quoi, presque 3 mois, le 19 janvier, je crois, la première.

En tout cas, le constat est là. beaucoup dans la population le voi le vivent et essa d'imaginer d'autres formes de lutte. On a une vidéo à vous montrer là ce matin.

Il y a des camis entre guillemets de Ren 2 qui ont publié une petite vidéo au ton un peu humoristique, vous allez le voir qui vient expliquer comment ériger des barricades dents de dragon. Regarde cet épisode. [Musique] Bonjour et bienvenue dans les barricades de l'extrême.

OK les gars, aujourd'hui on va faire la barricade la plus balaise qu'on ait jamais vu. Ces barricades là ont été testées et approuvées par les émeutiers de Hong Kong. Tu veux savoir quelque chose ?

En matière de barricade, la taille ça compte à mort. À mort. Je suis Camille et vous savez quoi ?

Elle c'est aussi Camille. Aujourd'hui, on va monter une [ __ ] de barricade. Derrière moi, une équipe de choc, l'équipe des Camilles.

Faites du bruit pour les Camille. [Applaudissements] [Musique] Et ouais. OK les gars, ce qu'on va faire c'est qu'on va aller chercher tout le bordel qu'il y a là-bas.

Venez avec moi. Allez venez, venez. Allez allez.

C'est complètement fou ce qui se passe. Je sais pas si vous vous rendez compte. Et c'est parti. [Musique] [Musique] OK, on a des grilles, des palettes et des pneus.

C'est pas trop mal mais l'heure commence à tourner. Si on veut pouvoir bloquer le périf attendant, il va falloir qu'on s'active. Allez, allez, on met les gaz.

Rock and roll. On va pas juste empiler un vieux tas de poubell non, on va monter une vraie barricade d'ingénieur et on va vous montrer comment faire. [Musique] Pour confectionner ce petit bijou, il faut d'abord commencer par assembler les grilles en triangle.

Et c'est pas si facile pour certains. On commence par du Serflex et ensuite on passera sur du bon vieux fil de fer. [Applaudissements] Toujours venir équiper des gant antifeu, mon gilet fluo et bien sûr une bonne grosse dose de motivation.

Alors ça nit beaucoup rire cette vidéo ce matin. Ça ça reprend les codes. Il y a un côté un peu pédago et en même temps réel des barricades comme ça on pu on a pu les en voir notamment à Renn mais aussi à Paris ailleurs sur les périphériques des villes en France.

Avant de vous avant d'aller creuser un peu le côté un peu plus sérieux sur le fond le ton humoristique enfin tout le reste, est-ce que vous avez vu une réaction à chaud ? Moi je l'avais vu ce matin la vidéo. Voilà.

Voilà, parce que effectivement ça donne de bons conseils pour construire une barricade qui tienne sur la durée et ça peut être utile dans la période actuelle de savoir bien construire une bonne barricade qui puisse tenir quelques heures voire quelques jours. Ah donc nous on est on est pour les barricades apparemment che solidaire ce que j'entends là je veux savoir je s veux savoir. y a une méthode certes, mais ouais effectivement c'est au-delà de la pédagogie effectivement on va pouvoir en discuter un peu plus après et toi j'imagine tu as un peu risant ce les codes repris de la télé américaine.

Je la découvre et je me dis que si si moi je publie un truc comme ça sur ma page, je finis au star. Ah ouais, c'est moins drôle parce que je Ouais, ça peut être moins drôle après. Ouais, mais ça va bloquer les camions.

Hm hm. Ouais. Bon bah une barricade ça bloque tout ce qui passe sur la route.

Ouais mais je pense que dans l'absolu, c'est ce que je te dis, ils sont pas prêts pour ça, tu vois. Pas pour le moment. Qui ça ils sont pas prêt pour ça ? et la majeure partie des des élites syndicales pour passer à peut-être à cette je dis pas que cette méthodologie peut payer mais en tout cas si elle paye ça coûte rien d'essayer mais c'est peut-être pas il y a une il y a une volonté d'une certaine base he de de certains de certaines corporations syndicales qui avaient déjà mais ne serait-ce qu'à l'époque des gilets jaunes cette volonté d'aller au-delà et de de de passer ce cap là qui aujourd'hui en tout cas c'est c'est toujours pas le cas mais tu l'as dit tout à l'heure en fait on voit qu'il y a une tête de cortège et nousmême journalistes on le on le constate à chaque manifestation la tête qui était par le passé récent composé de quelques centaines de d'individus qu'on qu'on va qualifier.

J'ai même connu des manif quand j'étais gamin où il y avait rien devant les gros et la ligne de CF là ces dernières semaines, ce sont des milliers de personnes finalement et qui parfois on le voit passe du cortège arrière au cortège devant changement de vêtements. Enfin, il y a quelque chose, il y a une mutation. Est-ce que vous dans dans vos rangs alors sans sans dire sans dire plus si vous pouvez pas le dire mais je ne sais pas comment ça va se passer mais est-ce que vous vous avec vos yeux vous le voyez, vous le constatez ?

Alors euh effectivement le cortège de tête de la dernière manife, Ouais. J'ai trouvé assez impressionnant par rapport aux premières manifes que j'avais faites à Paris. Ça veut dire quoi ?

Bah ça veut dire effectivement c'est ce que disait Jérôme, c'est que la colère est grandie. On est face à un gouvernement qui est sourd. Donc for moi je je comprends cette colère euh qu'il y a de de la de la part de d'une partie de la population.

Face à un gouvernement qui est sourd, faut pas oublier que la violence, elle vient du gouvernement. Et face à un gouvernement qui est sourd, effectivement la réponse au bout d'un moment bah c'est euh ouais c'est de jeter des cailloux. Oui, c'est euh c'est de répondre un peu par la violence, mais la violence elle vient de l'État et la répression, elle vient de l'État.

Au-delà de voir ce phénomène de violence, je pense qu'on y reviendra par par la suite, c'est d' voir que dans ce cortège de tête officieux, il est beaucoup plus transpartisant, transcorporation que ne peut l'être l'arrière de la manifestation. où chacun va avancer selon sa corporation, selon son ballon, selon sa couleur bien entendu parce que tu vas retrouver du FO, du du CGT, du solidaire, du gilet jaune, du du gilet noir, du rose, du vert, du bleu. Il manque plus que les tout nus du Capdag et on aura la le panel complet si tu veux.

Et dans certaines villes, il y a même la CFDTI. Voilà. À Dijon.

Ouais, tu peux voir un badjou de passé si tu veux. Donc tu vois, c'est moi je je suis je m'identifie beaucoup plus à ce cortège de tête qui est beaucoup plus transpartisant à l'image et à l'échelle de ce que pouvait représenter à l'époque les gilets jaunes h que de me retrouver dans cette espèce de corporation où chacun sa couleur, où chacun aura sa son carré de tête au départ de la manive parce que c'est un tour de rôle que chacun prendra sa place, tu vois. Maintenant, je je m'inscris beaucoup plus là-dedans.

J'ai beaucoup plus de mains à serrer et de discussions à avoir avec beaucoup plus de un énorme panel de gens pas contents que de stigmatiser à l'échelle d'une corporation. C'est vrai que là, on peut peut-être y voir une réponse, une sorte de de de recherche d'une autre voie. Il y a beaucoup de jeunes, pas que.

He, je crois que c'est pas que ça. Avant de parler d'intersyndical, faudrait peut-être parler de transpartisanisme, de transidéologie, de transidée, tu vois. parce que au final c'est 90 % des Français qui sont contre 90 % des travailleurs, 75 % des Français.

Donc on touche vraiment à quelque chose de gilet jaune où on est au-delà du partisanisme, de l'idéologie et de la corporation. On est quelque chose, moi je suis désolé, je l'ai dit l'autre jour sur un space hein, il y a des mecs qui ont voté Le Pen qui sont dans la manif. Alors, je sais qu'au mec de gauche ça va faire très mal parce que je leur ai dit c'est douloureux et la première réponse qu'on m'a dit dans ce space c'est oui c'est douloureux mais moi tiens j'étais avec Rich Tibo l'autre jour on se baladait dans la manif on a serré la mec la main d'un mec et je lui dis bah Rich tu viens de serrer la mec la main d'un mec qui vote Le Pen mais avant voter Le Pen c'est quoi c'est un être humain c'est un mec qui travaille c'est un mec aussi qui se bat pour sa retraite et il est dans le cortège.

Alors oui il se fait tout petit et attention j'ai pas dit qu'il était le péniste, j'ai dit qu'il avait voté Le Pen. C'est quelque chose de différent pour Faut faire la part des choses aussi. Alors, je sais que c'est douloureux sur un plateau comme le média de le dire, mais moi je suis pas là pour faire de la langue de bois.

Je suis là aussi pour recronscrire la réalité du terrain. Et quand tu as 90 % des travailleurs français et 75 % des Français, bah excuse-moi, quand tu as 70 % des mecs de droite qui sont contre cette réforme des retraites, tu en as bien quelques-uns qui sont venus manifester, hein. Et là, du coup, on disait à l'instant que que cette cette nouvelle alternative, est-ce que ce serait pas une alternative à ce qui ne fonctionne plus ?

C'està dire que là le fait de défiler d'un point impombé OK mais derrière des messages politiques, des pancartes, des choses de bien rangé, l'intersyndical qui est uni et c'est c'est historique d'ailleurs depuis des des décennies peut-être décennies dans une démocratie qui pourrait rouler correctement, ça suffirait. Mais est-ce qu'on pas là à quelque chose qui bouge à à à une alternative qui qui s'impose finalement par les gens dans la rue et qui déborde finalement vers une tête de cortège qui est effectivement comme le disait Jérôme à l'instant plus plus inclusive que les l'exposion syndicale beaucoup beaucoup moins contenu qui peut non bah parfois c'est le cas on le voit oui ça peut ça peut dériver en violence mais au-delà de la violence on est on est Ouais mais alors excuse-moi quo sur l'échelle des 12 manifestation je suis capable de dire qu'il y a peut-être eu si vitrines ont été descendus donc non quand même parlant de bois on a 10 bon allez on va dire une douzaine hein mes condoléances à toutes les familles de vitrines je suis désolé à côté d'un œil éclaté moi une vitrine ça va pas me faire pleurer d'accord je vais peut-être beaucoup plus pleurer pour un kioski qui a rien demandé et qui malheureusement s'est fait brûler son kiosque ok mais au-delà de ça c'est quoi des poubelles et des palettes eton on te parle d'une fureur totale et d'une violence qui ont envahi les rues de Paris à ne plus savoir qu'en [ __ ] les images ces images peuvent faire le tr oui parce que les flammes ça fait peur les flammes ça fait du feu les gens sont attirés par les flammes, tout le monde le sait tout le monde le voit même à l'échelle d'un liver, tu vas filmer une flamme, tu vas prendre 500 500 viewers de plus. OK, mais qu'est-ce que c'est à l'échelle de moi ce que j'ai pu vivre sur 4 ans, d'accord ?

Euh des feux de poubelle et on est là en faire tout un pâte à caisse à se faire crever des yeux pour ça parce que dans l'absolu les panneaux publicitaires JC Déco, je suis pas certain que c'est le contribuable qui les paye, hein. Non, mais c'est évident, enfin je crois que il y a une partie mais Ouais, d'accord. On va mettre de la publicité privée sur nos trottoir et c'est nous qui allons payer pour voir ça.

Je crois même certainement que oui, nous payons l'installation. C'est c'est du mobilier urbain. Et sur ce point sur ce point de vue là justement, comment ça se comment se place l'intersyndical ?

Est-ce que vous avez des débats internes que ne serait-ce que peut-être que à chez vous en fait en l'union syndicale solidaire, est-ce que il y a des frictions entre bah oui mais quand même les poubelles qui brûlent, c'est pas bien, ça peut faire décrédibiliser le mouvement. Comment ça se passe ? Alors euh bah je crois qu'on a jamais parlé en fait.

Comment c'est possible ? Alors que ça fait la une de tous les médias tout le temps ? Ben parce qu'en fait c'est ce que dit euh Jérôme, c'est euh euh on va pas euh en fait la la manifestation euh elle ne se résume pas euh à des poubelles qui ont brûlé en fait médiatiquement.

C'est médiatiquement peut-être dans certains médias parce qu'il a certains médias qui ne se servent que de ces images là et qui n'attendent que ça que ça brûle, que ça pète que ça voilà. Mais je crois que vous pouvez lire les communiqués de l'intersyndical. Je crois qu'il y a à aucun moment on a condamné les poubelles qui pouvaient brûler.

On a entendu Laurent Berger, je l'ai entendu de dire que il il appelait à condamner les violences entre les envers les personnes et les biens. Donc c'est le cas, il y a eu condamnation du moins une partie de l'intersical des violences contre les biens. Alors il l'a pas dit du coup dans l'intersyndicale pour le coup.

Non mais il l'a dit voilà. Ouais. Voilà.

Mais même je crois que Solidaire on n pas non on a jamais condamné, jamais fait de communiqué pour dire "C'était mal les poubelles qui brûlent". Ou là là ! Je pense que la mayonnaise, elle était ultra montée par les médias à l'échelle de ce qu'on a pu connaître auparavant.

Ça va quoi, détendez-vous les gars. qu'on est loin du 16 mars 2019 que pour le coup titre d'exemple par exemple ou du 3è des gilets jaunes, je veux dire de poids de mesure, tu vois le problème c'est voilà, c'est la puissance des images à la télé où tu vas voir un énorme tas de poubelles brûlées qui te font des flammes géantes et puis ça va tourner en boucle pendant des heures et des heures à la télé. Donc les gens ne focalisent que là-dessus sur ce point alors qu'il y a eu 450000 manifestants.

Et ça on l'oublie en fait, on oublie tout tout le reste de de la mobilisation. Et et le problème aussi je pense à l'échelle des médias mainstream, c'est qu'on focalise énormément sur Paris et qu'on fait de toute la France le phénomène de manifestation parisienne. Faut voir que quand quand tu as 380 manifestations ou actions euh à l'échelle de toute la France euh de jeudi dernier, c'est que tu as une puissance provinciale régionale qui est immense où je pense on ne fait pas assez référence auquel on ne fait pas remonter l'ensemble des informations au-delà des réseaux sociaux dans cette bulle algorithmique où sont enfermés les pas comptents.

On sait ce qui se passe à Béier à Marseille ou à Rennes mais à l'échelle des médias on ne sait pas et c'est énorme ce qui se passe et toujours à l'identique je pense des gilets jaunes où on était sur un phénomène ultra provincial. D'accord. C'est pareil hein.

Les manifestations elles sont pas parisiennes hein. Qui remplit les cortèges parisiens ce sont les banosards pour la plupart qui se déplace sur Paris effectivement et ça se comprend puisque tout à fait autant le pouvoir économique politique et médiatique se concentre à gros big au provinciaux. C'est juste pour le préciser aussi quand même.

On pense à eux et on va d'ailleurs les voir régulièrement mais c'est c'est vrai que c'est c'est complexe. Et pour en revenir rapidement sur la question des des poubelles qui brûlent comme tu l' dit à l'instant, il y a ce weekend Léon des Fontaines, le secrétaire général des jeunes communistes qui s exprimé sur ce sujet. On l'écoute.

Je le dis à l'ensemble des forces dans cette mobilisation et dans ce mouvement social, la la radic la radicalité ce n'est pas aller soutenir celles et ceux qui crament des poubelles. La radicalité, c'est la massification de la mobilisation. C'est le rapport de force. [Applaudissements] Et là où il y a une volonté, il y a un chemin.

Alors, soyons les militantes et les militants de l'espoir. Réenchantons la politique. Réenchantons l'engagement.

Voilà notre défi. Voilà notre défi de militants. Voilà notre défi politique.

Voilà le défi des jours heureux. Merci à vous. vive le parti communiste.

Alors, je sais que c'est pas l'habitude de de commenter le politique quand on est syndicaliste, mais là alors ça ça a eu lieu ce weekend durant le congrès du du PCF qui a vu la réélection de Famia Rousell à sa tête. Euh, on entend là, avant de vousend de réagir, on entend là pas mal de choses notamment que ces stratégies qui s'entend, celle de la massification. Massication, ça parle à tout le monde hein de de je sais pas voilà de de voilà de faire amener le plus de monde possible pour faire poids.

La politique du nombre je suis j'adère. OK, sauf que tu me donnes 3 millions d'endormis, je préfère un million de déterminés. Est-ce qu'on partage le point de vue ?

Oui, c'est sûr que vu comme ça, le jour j'ai croisé une femme dans la manife, une primo manifestante, une harne, une volonté folle, donne-moi un million de femmes comme ça. Les autres, les hommes resteront à la maison et elles feront le boulot et elles le feront bien mieux et bien plus rapidement. Mais c'est juste une question de volonté, de colère contenue.

Oui. Oui, tu vois. Mais n'empêche que il y a aussi, il faut entendre ce ce qu'il dit là ou ce que dis problème, c'est aujourd'hui.

Moi moi je peux moi je peux critiquer le PC, je suis pas syndical et j'y ai grandi. Tais-toi, Rouselle ou parce que par respect pour mon grand-père qui doit se retourner dans sa tombe quand il t'entend. Respect s'il te plaît.

Et j'en ai les boules tu vois. J'en ai la lèvre qui tremble. OK parce que le parti communiste pendant 9 mois quand tu as Philippo qui se baladait dans les rues de Paris, vous étiez où ?

Vous avez fait quoi aujourd'hui quand on entend que Rousell c'est le pote à Darmanin ? Parce que pendant 20 ans il a discuté que c'est un mec bien qui se permet de dire que Darmanin c'est un mec bien. Tu crois qu'aujourd'hui moi qui élevé dans le parti communiste, je peux entendre ce mec-là ?

Alors ouais je vais me faire chier dessus par l'ensemble des communistes mais moi je sais d'où je viens. Je sais dans d'où j'ai grandi. Et mon premier pseudo quand j'étais gamin, quand dans les premiers sites internet qui existaient, c'était GG La Colombe en référence de la Colombe parce que j'ai marché pour la paix quand j'étais gamin.

J'ai marché pour Nelson Mandela avec mon grand-père et aujourd'hui vous êtes où ? C'est ça le parti communiste ? Et les gars, faut vous faut vous revoir, je vous le dis honnêtement, je me permets, moi je peux parler.

Euh alors, on a entendu ce qu'il vient de dire là effectivement Léon des Fontaines. Cette volonté alors je me fais un peu la vocale de diable aussi puis je comprends aussi la stratégie c'està-dire de vouloir massifier. On entend ça peut être le cas même chez les écologistes aussi dans sur d'autres terrains de lutte de de croire dans le nombre de pouvoir faire poids avec le nombre.

Ça s'entend aussi pour les manifestations syndicalistes, d'où l'intérêt de l'intersyndical évidemment. Mais là, on constate aussi hein qu'il y a plus il y a une manifestation euh j'allais dire plus radicale c'estàd où il peut y avoir des débordements, je vais aller au bout bout. Je vais prendre les propos de berger de la CFDT qui fait son jaloux par rapport aux gilets jaunes qui ont touché 17 milliards.

Il fait son jaloux. Ouais. En quelques semaines.

Toi, ça fait 3 mois que tu marches. Mais il le dit, il le dit. Ça fait 3 mois que tu marches.

Il le dit. Oui, mais il a il le dit mais il a réfléchi derrière en se disant "Mais pourquoi ?" Il le dit mais en justement en en faisant la le reproche au président disant "Vous voyez les gilets jaunes, ils ont cassé trois trucs, ils ont mis le feu à des poubelles, ils ont cassé des vitrines du fouquet, ils ont obtenu 10 milliards et puis nous on marche tranquillement, on a rien." Et on était 300000 la détermination toujours selon les chiffres du gouvernement.

Là, on est 3 millions. Faut peut-être qu'on un moment donné réfléchisse. Oui, mais n'empêche que plus il y a d'éléments, j'allais dire gilogonisant ou dans une manivation, moins il y a de pluralité.

Moins de moins de famille, moins de personnes pour faire masse. Est-ce que c'est et puis aussi des éléments qui peuvent venir diaboliser le mouvement ? Comment on se place sur ce sur ce terrain là chez vous ?

C'est difficile de choisir. Est-ce qu'il faut choisir un camp ou alors pas ? Euh, on va rentrer dans le dossier allemand.

Non, mais je pense qu' faut pas faut pas opposer les camps en fait. Voilà. OK.

Euh je pense que le mouvement a a besoin de différents types d'actions. Euh par contre, ce qui est sûr, c'est que vu la réponse hyper violente de l'État, les familles qu'on voyait défiler aux premières manifestations, aujourd'hui on ne les voit plus dans les cortèges. Voilà.

Et ça c'est une évidence et euh et c'est vraiment face à la répression que met l'État, à la peur que met l'État euh sur les familles, sur les enfants et comment euh il il s'impose quoi. Enfin, c'est euh cette la répression fait peur aujourd'hui. Euh elle fait peur ou elle vient radicaliser les gens ? parce qu'il y a beaucoup il y a deux trois réactions he bah ceux qui venaient ceux et celles qui venaient en famille la répression elle fait peur parce qu'on a peur pour ses enfants, on a peur pour ses parents.

Enfin voilà, la répression elle peut faire peur pour pour sa famille. Voilà. Euh de l'autre côté, la répression déclenche aussi une colère qui est encore plus euh énorme parce que en fait c'est une injustice.

C'est ce qui ce qui est euh euh inentendable aujourd'hui, c'est euh c'est ce gouvernement qui n'entend pas. C'est le fait que on nous parle d'une réforme des retraites qui est essentielle pour les 50 prochaines années à venir. C'est le fait que aujourd'hui on a une jeunesse qui veut se mobiliser pour les 50 prochaines années à venir, pas pour la réforme des retraites mais pour le climat.

Et ça par contre on entend pas du tout parler de la part du gouvernement. Euh et puis euh j'ai perdu le fil de mon idée comme tout à l'heure. Pas de souci.

Mais j'ai plus et donc on est on est face à Est-ce que là pour pour je rebondis sur un truc, vous disiez face à un gouvernement qui n'entend pas qui n'entend pas c'est chaque semaine depuis depuis fin janvier on entend l'instigal qui qui veut voilà il bah on a Macron qui j'ai un exemple qui depuis la Chine il y a quelques jours prend le temps de joindre les gérants du restaurant sa cantine son fouquet lui la retourne dont le par soleil a été en partie endommagé par les manifestants la semaine dernière pour pour le leur témoigner leur son soutien. Donc quelque part, ça fait ça fait beaucoup réagir sur les réseaux sociaux. On a un président du coup qui depuis la Chine entend finalement et choisit d'écouter ceci ou cela et et apparemment au bout de la planète finalement, il a quand même entendu Paris et est-ce que est-ce qu'on on le le c'est pas usé jusqu'à l'accord de dire que le que le gouvernement doit nous entendre nous entendre ?

Est-ce que finalement il se moque pas du monde ? Ah il se moque complètement du monde. Il il se moque comment vous l'z Jérôme ?

Comment tu l'as entend comment tu l'as vécu toi ce petit épisode que je viens de rappeler à l'instant ? Toi qui a vécu la le fouquet le 19 mars 2020 2019, bienvenue en macronie. À un moment donné, comment ça vous choque ?

Comment ça peut vous choquer ? Ça fait 6 5 6 ans que ça dure. Alors, c'est choquant de plus être choqué mais on est en Macronie.

Welcome, bienvenue la famille. Je veux dire, ça fait 5 ans qu'on vous prévient. Voilà.

Et pour revenir sur le schéma de la répression, tu sais, moi je suis une publicité vivante du visage de la répression. à l'échelle de mes 40 copains Vanessa, Manu, David, Jim, aujourd'hui on porte la terreur en nous. On porte la terreur macronienne.

Dans certains pays, les opposants politiques, on les flingue, on les fout au cimetière, on va les commémorer tous les ans. Nous, on nous a pas tué. Nous, on nous fait porter la terreur.

Et tu sais ce qu'on va faire nous aux personnes, il y a deux choses qui vont se passer. So on va invoquer la peur, le mec va regarder notre gueule dire c'est bon moi je reste chez moi, j'ai un bus à conduire, c'est mon boulot. Beaucoup pens bien sûr mais il y en a d'autres aussi vont dire [ __ ] Rodrig encore sur le terrain.

Moi je suis courageux comme lui. Je vais je vais continuer à le faire. Je suis courageux comme tous les 40 multilés qui sont encore sur le terrain.

Tu te sens investi d'une mission sur ce pointl ? Non pas du tout. Je pos je suis pas prophète.

Moi je suis contre les prophètes. De base c'est l'ADN des gilets jaunes. Mais je me sens investi sur ce devoir de justice aujourd'hui.

Ce devoir de pas oublier tous ceux qui ont été mutilés. Et quand je vois aujourd'hui l'ensemble des associations de l'ONU réprimander la France quant au phénomène de violence au sein des manifestations, je tiens à rappeler qu'au moment des gilets jaunes Michel Bachelet déjà à l'ONU, secrétaire général de l'ONU, avait dit auc à la France de se calmer sur le phénomène d'antidémocratique qui se passait dans les manifestations. Et là, tu as l'impression que tu as toutes les associations qui tombent de leur arbre.

On vous a prévenu et aujourd'hui, on en est à où ? À Darmanin qui veut supprimer les crédits de la LDH. Tu veux regarder de plus près ?

Oui, on en est là les gars. Je dis ça, on je vous le dis présomptueusement, prétentieusement les gilets jaunes disaient "On va éclairer les Français, on va les éveiller. Allez, on se calme, on a mis des alertes en place aujourd'hui.

Vous avez la chance de pouvoir faire des manifestations et de mettre fin aux arrêtés préfectorales. Tu prends le syndicat gilets jaunes qui a mis en place 75 manifestations, soit 75 arrêtés préfectorales qui n'ont jamais été traduits en justice et qu'on attend encore les décisions de justice quant à ces arrêtés qui vont aller à la cour européenne. Ça fait 5 ans que ça dure.

Nous les arrêtés préfectoraux qui nous empêchent de manifester nous gilets jaunes nous envoient manifester à Barbè. J'ai rien contre Barbess, j'adore le quartier mon mar the place to be. Mais honnêtement on allit emmerder les gens de Barb qui souffrent comme nous.

On a que ça à [ __ ] Hm hm. Les arrêtés préfectoraux, on en a mangé depuis 5 ans les gars. OK.

En France, on a le droit de manifester mais ils ont le droit de nous mettre des arrêtés, nous en empêcher. Réfléchissez, il faut aujourd'hui une autre méthodologie. Regardez le reportage de monsieur Morera sur aujourd'hui la conception du combat qui vient de qui devient de plus en plus désorganisé avec des des flux continus de manifestants un petit peu à l'échelle des 10 journées ou des 10 soirées qu'on a connu sur Paris où au fil de l'eau les manifestants se dispercent un peu partout sur Paris. sur une autre encore une fois une autre méthodologie de combat, une fameuse manifestation euh spontanée.

Ouais. Alors sauvage non parce on est des citoyens, on veut faire revendiquer notre droit de manifester. Donc moi je pense que manifestation sauvage c'est pas le terme approprié mais spontané où spontanément on va revendiquer une colère et on va essayer de la la diffuser au long des rues de Paris et de pas la concentrer uniquement sur un point et ça fait bien chier le gouvernement. une réaction peut-être à tout ce qui était dit là pas forcément tout comment mais j'avais j'avais une phrase qui me revenait en tête d'une parce que j'ai vu une interview de même pas une interview, c'est une américaine qui a commenté et qui regardait un peu tout ce qui se passait en France euh et elle disait que qu'elle voulait se faire si s'il y avait un vaccin français, elle voulait se le faire injecter pour mener la même lutte aux États-Unis parce que en fait c'est ce qui se passe en France aujourd'hui, c'est regarder partout dans le monde.

Euh je sais pas si vous avez vu l'autre jour, c'était les pour soutenir les grévistes des raffineries en France, c'est une raffinerie belge qui s'est mis aussi en grève et et je pense que c'est une grosse Oui. ce qui se passe en France aujourd'hui est regardé partout dans le monde. Ce qui se passe en France aujourd'hui regarder partout dans le monde.

Là je vois Jérôme qui est en train de sortir des choses. Faut nous expliquer c'est quoi parce que je pense que ça ça doit être enfin je sais ce que c'est. C'est des des armes non létales utilisées par le gouvernement.

Non non non parce que le problème de non létal, c'est toujours dans la psychologie. C'est toujours dans la psychologie des gens. On appelle ça des armes de guerre.

C'est ça qui sont avant d'être non létal, ça s'appelle des armes de guerre. Et ça si ça tombe dans une capuche, on a un nouveau Réyifress, on a un futur Serge et Michel qui sont aujourd'hui sur leur lit d'hôpital et qu'on ne sait pas comment ils vont pouvoir vivre. C'est exactement ce genre de grenade avec 25 g de TNT.

À savoir que l'armée s'entraîne avec des grenades de 7 g de TNT, ça pète déjà des pieds en veux-tu en voilà. Voilà ce qui aujourd'hui moi selon la justice dans l'immédiat m'a crevé un œil. Moi, j'appelle ça la grenade ananas ou la grenade pop-corn.

Pourquoi ? Parce qu'elle pope et elle corne et derrière quand tu te prends le maïs dans la gueule, voilà ce qui t'arrive. D'accord ?

Tout le monde connaît le LBD. OK. Et j'ai pas la grenade de dispersion qui est encore plus plus énorme.

Donc voilà. Et le plus dangereux dans sa dans les grenades de lacrymogène aussi, tu vois, c'est aussi ce genre de petites choses qui sont accrochées ici. Donc ce qu'on appelle la goupile qui vient généralement aussi avec la grenade et quand tu vois les crochets bah ça s'accroche à une joue, ça s'accroche à un cuir chevelu puis derrière tu te tapes des balavres de 18 points de sutur.

Voilà ce avec quoi aujourd'hui on répond à la démocratie française. Voilà ce quoi aujourd'hui on répond aux revendications des Français. Parce qu'à défaut d'avoir des réponses politiques humaines et citoyennes et ben on nous envoie la police qui apparemment est à même de nous répondre à nos revendications.

Mais voilà les réponses qu'on nous apporte. Pourquoi ? Pour quelques jets de cailloux que je ne cautionne pas, pour quelques insultes.

Voilà, on nous attè et ça je vous le dis là, je finis juste là-dessus. C'est000 sûr. Euh c'est pareil, on a beaucoup qui tombent de leur arbre.

OK, c'est pas nouveau. Ils se sont entraînés sur les quartiers. Oui, c'est ils se sont parfaits sur les gilets jaunes.

Ils se sont améliorés, pardon, sur les gilets jaunes et ils sont en train de se parfaire aujourd'hui sur notre gueule. Je tiens à rappeler que sur les gilets jaunes, ils ont sorti les premiers chars sur les Champsélysées. Aujourd'hui, les chars, ils les ont utilisé à Saint-Soline.

Parce que moi, je veux bien 4000 grenades en 2 heures, soit une grenade toutes les 2 secondes, un bras humain toutes les de secondes à lancer une grenade comme ça. C'est industriel. Du coup, à un moment donné, regardez les images de Jules Ravel, vous verrez, vous entendez le char tirer les grenades.

OK. Aujourd'hui, on attaque le citoyen avec des grenades. Quand tu entends le mot char, normalement, tu es en Ukraine.

Sauf qu'on là, on est à Paris, on est à Saint-Soline. Tout à fait. Et et d'ailleurs, c'est c'est la parfaite transition pour aller vers la fin d'entre entretien parce queon a le le président fin mars qui qui déclarait que là tu disais à l'instant euh voici ce qu'on ce que le gouvernement répond à la démocratie, au peuple qui qui revendent et cetera, mais aux yeux du premier des élus, je dirais, de de du du de cette République.

Donc Emmanuel Macron, il déclarait que la foule était illégitime face au peuple qui lui l'est à travers ses élus, qui s'expriment à travers ses élus. On écoute l'extrait. Enfin, on a une priorité aujourd'hui qui est de ne pas laisser une forme d'inversion des valeurs s'installer.

Quand on croit à cette démocratique et républicain, l'émeut ne l'emporte pas sur les représentants du peuple et la foule, quelle qu'elle soit n'a pas de légitimité ce peuple qui s'exprime souverain à travers Alors, on a entendu, c'est un extrait qui avait été enregistré en audio. Les meutes ne l'emportent pas finalement. On se souvient aussi du président qui parlait de fouineuse il y a quelques années pendant les gilets jaunes.

Est-ce que rien n'a changé depuis au contraire peut-être est-ce que vous partagez la grille de lecture que Jérôme je je enfin on partage totalement même on l'a dit encore récemment au rassemblement qui a eu place enfin de de l'hôtel de ville suite à Saint-Soline. Effectivement, ils se sont entraînés dans les quartiers, ils se sont améliorés sur les gilets jaunes et aujourd'hui c'est des techniques de guerre et c'est ce qu'on a pu voir effectivement à Saintsoline. Et par contre ce que le notre cher président oublie, il rappelle que c'est les élections qui font qu'un gouvernement est élu.

Euh oui, sauf qu'il a pas été élu sur une majorité, il a été élu en réponse à il a été élu contre. Il a été d'ailleurs, il refuse, vous avez pas vu dans Libération aujourd'hui, il dit, je sais pas, je sais pas si on a à l'antenne le l'illustration, mais il ne il en a il en a marre. Il ne veut plus qu'on lui rappelle cela.

Il ne veut plus qu'on rappelle qu'il a été élu face à Marine Le Pen et que ça c'est pas un argument. La vérité dérangeant et pourtant c'est un argument. Et en plus, il l'avait dit le soir de son élection, il avait dit "Je tiendrai compte que j'ai été élu, il l'a dit." Voilà, il l'a dit.

Sauf qu'il ne le fait pas en fait. Et lui, tout ce qu'il voit c'est continuer cette politique capitaliste qui détruit des vies, qui s'enrchit sur les dos mêmes, sur les dos des plus pauvres. Ouais.

Donc là, pour terminer, on faisons le point rapidement. Alors, on a les institutions qui se heurtent à la volonté du président. Le dialogue social du coup aussi.

Euh tout le reste est réprimé par les euh Force the Lord comme nous l'a montré à l'instant euh bah par à travers ces ces grenades. C'est quand même un peu violent de les voir d'ailleurs sur le plateau comme ça. C'est c'est c'est pas courant.

Euh c'est une sorte de cul de sac un petit peu. Et en parallèle, il y a aussi vous l'avez peut-être vu Eisabet Born qui semblent prendre sa distance avec le président français il y a quelques jours puis elle l'a démenti. Enfin il y a quand même quelque chose il y a pas là pour finir un peu notre entretien une une sorte crime une crime c'est désolé c'est pas ce que je voulais dire de crise de régime qui s'installe.

J'ai fait un petit lexus qui peut être qui qui en résulte de la crise institutionnelle qui aujourd'hui ne cadre plus avec ce que vivent l'ensemble des Français et de l'attente des Français. Tu sais par exemple en Suisse, ils ont demandé sous forme référendum référendaire si les femmes devaient travailler jusqu'à 65 ans avant de mériter leur retraite. Il y a eu un référendum.

C'est pas le même régime même c'est pas le même régime mais on a au moins demandé la vie aux citoyens. Question de régime. D'accord.

Bon ils ont voté. Oui. Oui.

D'accord. Donc je tiens à le préciser, mais au moins on a demandé aux citoyens, tu vois. On est sur quelque chose de beaucoup plus, je pense aujourd'hui démocratique et à l'attente de ce qu'attendre aujourd'hui les citoyens, tu vois, sur la la question qui n' qui est aujourd'hui d'actualité sur la la fin de vie.

Je pense qu'on est tous concernés. On a une seule certitude, c'est qu'on va tous crever. Je pense qu'on devrait tous être interrogés sur la façon dont on voudrait mourir que de laisser ça à une poignée de 150 citoyens, est-ce qu'il me représente et de laisser la la mise en œuvre encore à des politiques qui nous ne servent plus et qui ne nous représentent plus non plus.

Crime j'arrive pour je crise crise crise mais c'est tes trucs là qui me font moi aussi ça m'a ça m'a percuté plusieurs fois c'est ça me percute pas mal je sais ça me perturbe. Voilà percute quand même là je je suis intimidé je vais pas te la lancer c'est bon elle est démilitarisée celle été utilisé celle c'est pour rebandir sur la la la crise de régim non pas forcément sur la crise de régime. Non mais je je repensais à la convention citoyenne pour le climat qu'il a eu Oui. qui a donné lieu à une loi qui a donné alors mais non mais non non mais euh qui a donné lieu à plein à plein de de revendication.

Alors moi j'étais hyper sceptique hein, je faisais partie des personnes qui étaient en disant mais le Oui. Au le fait de le faire quoi ? Oui, voilà.

Et j'étais hyper sceptique en me disant ils vont ils vont demander à des personnes lambda ce qu'il pensent sur le climat. Il y a pas forcément des scientifiques. Et en fait ce qui en était ressorti de la convention même hein des citoyens, pas de la loi, je parle pas de la loi qui a suivi citoyens c'était plutôt hyper intéressant et hyper pertinent et plutôt radical et plutôt radical. et des personnes qui du coup se sont découvertes radicales finalement euh parce que en elles ont pris conscience du du fait politique.

C'est ce que je disais tout à l'heure en fait. quand on commence à s'intéresser à la politique, au sens noble du terme, toujours, on voit que finalement on chemine dans le même sens euh qui est pas de sens le sens de nos gouvernements actuels. Euh et voilà, j'ai encore finalement on en revient à ça puisque si là vous nous faites rappeler cette expérience assez rare dans notre démocratie dans notre 5 République d'aller tirer au sort une partie des personnes.

C'était c'est un peu ça que derrière en fait t'empêche d'en avoir 150 qui travaillent sur le projet de finaliser un projet et de le proposer après à l'ensemble des citoyens tu vois. Ah mais tout à fait. Ah oui voilà.

En fait, c'est que derrière en fait, il y a pas eu le rend il y a pas eu la eu le travail mais en fait on s'est assis sur le travail, on c'est ça tu sais aujourd'hui sa légitimité sa légitimité c'est quoi c'est de dire au français venez me chercher un petit peu comme à l'époque le gamin dans la cour de récrée qui te faisait bisque bisquerage et qu' allait se cacher derrière la prof Brigitte Macron c'est exactement ça elle a il a plus de légitimité cet homme-là de par le mal qu'il a suscité au français de par l'avenir sombre qu'il propose en français, il a perdu sa légitimité et je suis désolé aujourd'hui, c'est quoi la légitimité en Macronnie ? C'est de venir nous saouler tous les 5 ans, venir chercher une voix que l'on donne et une fois qu'on a donné la voix, nous la faire fermer à coup de de mutilation, à coup de répression et d'empêchement de la démocratie de se faire. Bienvenue en Macronnie.

On va manifester, dernière question. On va manifester jeudi. Oui, on va manifester jeudi on se mobilisera euh vendredi et puis peut-être qu'on se mobilisera aussi les jours suivants.

Moi, je suis une très grande nostalgique des euh des nuits de Debout. Donc on verra bien comment ça évolue euh plus tard dans le futur. Mais euh non et puis peut-être qu'on aura une bonne surprise, pourquoi pas vendredi.

Peut-être que le Conseil constitutionnel va dire "Ben, face à l'ampleur de la mobilisation, il est pas possible d'appliquer cette loi." On sait jamais. C'est ça fait partie des des schémas mais même si c'est ça derrière il y aura aussi d'autres luttes à mener notamment la lutte sur les salaires qui est hyper importante et puis sur le sens du travail aujourd'hui en France enfin dans le monde.

Ah ouais un vrai débat des philosophique et politique de fond. Tu as un des mots pour toi Jérôme ? Je dis en manifestation euh je dis en manifestation, j'en appelle à à l'ensemble de l'intersyndical de prendre en compte tous ceux qui ne sont pas encartés, tous ceux qui ne sont pas affiliés à un syndicat, une association, un parti politique aussi, de prendre en compte leur voix à l'échelle des gilets jaunes par exemple et pas que de l'ensemble des citoyens aujourd'hui qui viennent grossir les rangs de pas les oublier parce que si un jour il y a la négociation ou de s'asseoir à la table d'un débat et qu'on les oublie, je pense que le revers de patron, il sera encore plus féroce que n'a pu l'être les gilets jaunes parce que il y a eu une énorme crise de confiance envers tout ce qui peut être institution ou corporation syndicale, associative ou politique et que si encore une fois on est oublié sur la table des négociations, je pense que ça peut très très mal se passer à l'échelle de ce que j'ai vu la semaine dernière quand j'ai demandé à vouloir venir saluer madame Binet pour ne serait-ce que me présenter et lui montrer peut-être une volonté aussi de coopération pour faire partie de l'équation de ce combat et qu'on me refuse l'accès par le service d'ordre présent à pas alors on me salue hein très courtoisement mais on m'empêche de passer alors que je disais juste je vais pas [ __ ] la merde je vais juste saluer cette dame et lui montrer mon visage comme je l'avais pendant le point presse, c'était Oui, au début de la manifestation, comme je l'avais fait avec monsieur Martinez, si tu veux, euh en plus cette femme-là m'impressionne un petit peu et j'aurais je pense qu'elle pourrait apporter autre chose et un nouveau souffle en tous les cas au combat syndical et à l'ensemble du combat qui s'adhère autour de ça que ne pouvait lapporter Martinez.

Donc, j'aurais été ravi de pouvoir montrer mon visage et me présenter à elle et j'en ai été empêché, ce qui moi me donne encore moins de confiance à cette peut-être cette union de la colère et de pouvoir travailler ensemble parce que je tiens à rappeler que les syndicats ce sont 6 % de l'ensemble des travailleurs en France et que bah les manifestations c'est 4 millions de personnes. Donc, il y a quelques personnes qui n'ont pas forcément une carte et j'en fais partie. Puisqu'on a la chance d'avoir une partie de l'intersyndical sur ce plateau, le dernier mot c'est pour vous Julie.

Non non mais ce qui vient d'être dit là pourquoi pas de réaction et puis et puis le dernier mot attention sud me me convit beaucoup hein. Oui bien sûr pour le coup c'est que c'est là que tu tu m'invites quelqu'un si tu veux avec elle est pluriel cette inter syndical he ouais voilà nous moi je sais que bah l'autre jour on a été à Gardelon avec Villeieu et qui a fait une super action à Black Rock et les gens sont demandeurs. Les gens sont demandeurs et généralement c'est toujours à l'initiative de sud qui avait été aussi ouvrir le pH de sans lce.

Alors là, tu ouvres un pH forcément tu es adulé par les gilets jaunes. C'est quand même le cœur du combat. Je tiens à rappeler que il y a le pH de Bandol qui est fréquemment ouvert par des gilets jaunes et je sais que certains viennent donner la main.

Donc voilà quand on voit aussi le business fait autour de Vincy. Voilà, je sais que ce solidaire c'est pas parce que Julie est là que je le dis he je connais Nas et je connais les actions qui mettent en place. Voilà.

Et je pense que voilà, c'est une méthodologie qui est intéressante. C'est celle que moi j'ai envie de voir et celle que j'ai envie de discuter. Et je pense que ça devrait intéresser l'ensemble des syndiqués, syndicat base ou ou autres.

Parce que nous en fait, ouais, nous notre ADN en fait, c'est aussi de discuter en fait avec les collectifs et on est dans les collectifs. Euh voilà. Et aujourd'hui, on est fier de se revendiquer des soulèvements de la terre par exemple.

C'est très important peut-être de le dire en ce moment. Voilà. De de le dire en ce moment.

Euh et un dernier mot euh non mais juste ben il faut syndiquez-vous et choisissez vos bons syndicats parce que plus on aura de poids plus euh enfin voilà faut qu'on gagne du poids dans l'intersyndical pour pouvoir imposer un autre mode de fonctionnement peut-être aussi à réfléchir. Le le message est passé. Merci beaucoup à tous les deux d'avoir été mes côtés ce soir.

Merci beaucoup. On se retrouve apparemment jeudi puisqu'on y sera nous aussi avec nos caméras. Et merci aussi à toutes et toutes les personnes qui nous suivent ce soir en direct ou en replay puisque la vidéo est juste après disponible en replay.

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