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Discours / meetingJuan Branco· 8 août 2026 9 minAutoproduitActualité / polémiqueSolidarités & familleInstitutions & électionsTravail & emploiEnvironnement & énergie

Juan Branco: L'Appel au peuple de France

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:00Invité politiqueChiffre
    « Il y a entre 10 et 15000 personnes qui meurent chaque année du chômage dans ce pays. Selon l'INCERN, l'Institut statistique des études médicales d'État. »

Temps de parole

  • juan-branco99 %

≈ 2,3 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Locuteur

Le prochain intervenant, c'est avocat de Maxime et de Julian Assange. Merci. Merci de prendre la parole. Il y a des vies à sauver dans ce pays. Il y a entre 10 et 15000 personnes qui meurent chaque année du chômage dans ce pays selon l'INSERM, l'institut statistique des études médicales d'État. 10 à 15000 personnes qui meurent chaque année depuis 30 ans. Ça ferait ça fait 450000 personnes qui sont mortes du fait de l'indifférence et de l'impéritie de nos politiques publiques et de nos dirigeants.

Et cette différence cette indifférence, elle est elle est suscitée par un simple fait, le fait que ces personnes, leurs enfants, leurs amants, leurs amis sont complètement protégés des conséquences de leurs décisions. Ils vivent dans un monde qui peu à peu s'est débranché du reste de la société et qui a fait qu'ils ont pu penser le politique non plus comme une forme d'engagement mais comme un enjeu de carrière, comme quelque chose dans lequel leurs intérêts seuls leur permettraient d'agir et de penser.

Et c'est en ça que la crise des gilets jaunes se connecte à la à la question des quartiers populaires où ils ne vivent pas, à la question de la crise écologique qui ne leur affecte qui ne les affectera pas et évidemment à la question sociale à laquelle ils sont complètement indifférents. Et donc à partir de là, moi je pense que l'embranchement qu'on a créé aujourd'hui et qu'on commence à mettre en place est une évidence et n'a même pas à être justifiée. Je pense qu'il est sensible pour quiconque se mobilise n'a pas à être argué, n'a pas à être décrit.

Il faut juste le mettre en place et et j'en viens très pratiquement à à la question de de ce samedi qui pour moi est essentiel parce que moi je pense qu'on est à un point de rupture surtout pour ce mouvement. Contrairement à ce qu'on pense, ces personnes-là ont de l'argent, ont des ressources, ont des moyens, ont des positions qui leur permettent de tenir et qui leur permettront de tenir. Nous, non. Moi, je vois les les personnes les plus représentatives de ce mouvement devoir prendre des Blablacar toutes les semaines pour traverser la France pour aller manifester et accompagner ceux qui s'usent les weekends au-delà de s'user la semaine pour se battre pour leurs droits.

2:16
Non speech

[applaudissements] [applaudissements]

2:22
Locuteur

Et je vois les conséquences que ça produit pour eux, pour leur famille, pour leur état physique, psychique, mental et pour leur capacité à se mobiliser. Alors, ce samedi, c'est pas une date comme une autre. C'est seulement non seulement la fin du grand débat, de ce meeting de propagande successifs qui ont été organisés depuis 3 mois avec la complicité honteuse des médias et de nos élites, nos supposées élites, qui nous ont relayés comme dans un pays autoritaire sans aucune distinction,

2:47
Non speech

[applaudissements]

2:47
Locuteur

dans l'indifférence la plus complète encore une fois aux effets que ça pouvait produire, dans la confiance qu'on pouvait avoir dans son institution, dans la confiance qu'on pouvait avoir pour eux, en eux.

Le fait qu'ils relaient une parole d'État comme ça sans aucune aucune distance et aucune capacité à dire "Mais non, mais ce n'est pas possible qu'on se soumette à ce point un agenda gouvernemental et qu'on écrase une parole qui est portée pourtant par des dizaines, des centaines de milliers de Français qui représentent des millions de Français et qu'on l'écrase complètement parce que un pouvoir politique a décidé de ne pas donner de réponse politique à ces demandes et qu'il a décidé d'envoyer la police pour écraser ces demandes plutôt que de leur offrir une réponse qui soit à la hauteur de ce qu'attendait ce peuple français.

Les violences policières Les violences policières ne sont pas un enjeu. L'enjeu, c'est la question politique. Les Les violences policières sont le résultat de ce refus du gouvernement d'entendre son peuple. C'est tout. Et de la même façon que dans les quartiers populaires, ce n'est pas la question de la police, c'est la question de l'indifférence de nos gouvernants à à vis-à-vis de la situation sociale, économique et politique des personnes qui sont en état d'apartheid dans ces quartiers populaires.

3:50
Non speech

[applaudissements]

3:53
Locuteur

On est à un moment historique. Historique parce que il peut y avoir une rupture qui peut être très violente pour nous et qui peut faire que ce mouvement qui pour l'instant est une mineure dans l'histoire de France devienne une majeure. Si on arrive à imposer à ce gouvernement le fait que nos corps, nos simples corps, la vulnérabilité de nos corps, parce que c'est tout ce qu'on a à leur opposer. Ils nous parlent de violence, c'est eux qui sont armés. C'est eux qui ont des moyens coercitifs d'État, c'est eux qui essaient de nous écraser par ce moyen. On a que des corps à leur opposer. C'est que ça qu'on leur a opposé depuis le début.

Des corps qui ont été en souffrance, qui ont souffert de leur politique depuis des années, qui ont été écrasés par leur indifférence. Et bien ces corps-là, il faut qu'on les sorte samedi et qu'on leur montre que la masse qu'on représente sera sera capable de les renverser, de bouleverser leur âme et de les faire peur. Voilà, c'est tout ce que j'avais à dire.

4:37
Non speech

[applaudissements]

4:40
Locuteur

Justement sur le jour d'après euh qui vient d'être évoqué, je voulais savoir si vous nous tenez un peu au courant de ce qui se passe dans le nord de la Syrie, euh dans le Rojava plus précisément, euh où il y a un système de confédéralisme démocratique qui a été mis en place. Je voulais savoir ce que vous en pensiez et si on peut s'inspirer de cet exemple-là pour justement préparer ce jour d'après. Évidemment la question du jour d'après est essentielle, surtout parce qu'elle nous permet de nous projeter et nous donner l'énergie peut-être pour le le jour premier, celui où on obtiendra la fin d'un pouvoir unique.

Et il faut évidemment se se se poser cette question, elle me semble essentielle et je pense que cette question passe justement par une réflexion sur la reconstitution politique de notre pays, c'est-à-dire comment quelle est la première demande des gilets jaunes, c'est de retrouver une parole qui soit entendue. Les gilets jaunes, c'est ? C'est avant tout des personnes qui sont précaires, des prolétaires au sens large du terme, des ouvriers, des employés qui constituent 50 % de la population. Or à l'Assemblée nationale, je pense que vous savez tous aussi bien que moi, il y a 1 % d'ouvriers, d'employés.

Et donc à partir du moment où on a une assemblée qui est censée non pas être la plus compétente mais tout simplement représenter la population et qui obnubile la moitié de la population de ce pays, quoi qu'il arrive, vous êtes dans une déficience qui font que qui fait que il y a des personnes dans la rue et ils continueront à être dans la rue tant que cette représentation, ce déficit de représentation ne sera pas corrigé. Parce que si vous ajoutez à ça évidemment les élites technocratiques du pays, ceux qui sortent de l'ENA, des grandes écoles et cetera, vous voyez qu'à Normale Sup, à Polytechnique, 1 % de fils d'ouvriers et d'employés aussi.

Donc tous ceux qui dé- prennent les décisions non plus politiques mais techniques dans ce pays sont aussi des personnes qui viennent des mêmes classes sociales qui sont la bourgeoisie et en particulier la bourgeoisie parisienne.

Si vous ajoutez à ça le fait que dans les rédactions, vous n'avez plus un fils d'ouvrier ni d'employé non plus, que la même endogamie s'est constituée et qu'en fait vous retrouvez sans être marxiste dans un système dans lequel une classe sociale a accaparé tous les leviers qui lui permettent de faire le politique, de prendre la décision, de former le consentement et d'imposer aux autres une façon de penser qui va faire qu'in fine, vous allez vous retrouver à imposer leurs intérêts par habitus, hein, c'est même pas par conscience, c'est même pas du complotisme pour une partie d'entre eux si, mais pour les autres ça va être juste par réflexe.

Évidemment que quelqu'un qui n'a jamais connu la souffrance, qui n'a jamais connu une difficulté pour se loger, pour nourrir et cetera, n'aura pas ne ressentira pas la même urgence au moment de défendre les intérêts de ceux qui sont en difficulté aujourd'hui. Il pourra peut-être abstraitement le concevoir, mais dans les faits, dans la chair, au moment de s'engager et dire "Là je prends un risque, là je prends le risque de me faire exclure de mon parti, là je prends le risque de me mettre en dissidence par rapport à l'espace social auquel j'appartiens", il le fera pas.

Et donc évidemment commencer par ces questions de représentativité qui va être celle qui va permettre de résoudre la question écologique. ? Parce que évidemment que les les des Français ne vont jamais accepter que l'on impose on leur on leur impose pardon de haut des sacrifices. Il faut qu'il y ait un consentement au sacrifice. Il y a Le Monde qui a fait cette cet article extraordinaire, cet éditorial qui disait "Faut-il sacrifier la démocratie pour sauver ?" Vous voyez déjà dans quel camp se se place Le Monde. La réponse était évidemment quelque part oui, devenons un pays à la Chine ou à la ou à la Russe, à la Chinoise ou à la Russe pour faire de l'écologie.

On voit très bien que Xi Jinping et et Poutine sont vraiment de grands écologistes et on voit en fait surtout à quel point en fait cette classe sociale n'en a rien à faire de la démocratie, de la représentation populaire. Et ben évidemment, c'est exactement l'inverse qu'il faut faire. C'est en démocratisant la décision politique qu'on créera du consentement et qu'on amènera tout le monde à se dire oui, je suis d'accord pour réduire telle ou telle chose dans mon train de vie pour permettre à l'ensemble de la collectivité de vivre mieux.

Donc c'est à partir en fait de cette question de la représentation de ce secret démocratique qui existe dans notre pays qu'on pourra reconstituer des politiques publiques qui seront plus justes, plus saines et qui permettront probablement de sauver la planète.

Donc la première chose qu'il faut faire évidemment, c'est une réforme de notre système politique, ce qui va nous permettre d'avoir une Assemblée nationale, une représentation populaire qui fera qu'il y aura pas forcément exactement autant de % en terme de pourcentage d'ouvriers et d'employés qu'il y a dans la population, mais qu'il y aura des ouvriers, des employés à côté des aristo et des bourgeois qui aujourd'hui siègent à l'Assemblée nationale. Voilà.

8:41
Non speech

[applaudissements]

8:45
Locuteur

Oui oui.