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Podcast / conversationCharles Gastaud· 11 mai 2026 30 minComplaisantFond programmatiqueEurope & internationalNumériqueInstitutions & électionsOutre-mer

Pourquoi 396 millions de personnes parlent le français dans le monde ? (Eleonore Caroit)

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 85 %Attaque 5 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:35OuverteRéponse directe

    Pourquoi la francophonie peut-elle encore être une puissance dans un monde où le multilatéralisme est contesté ?

  • 1:15OuverteRéponse directe

    Vous avez grandi en République dominicaine, comment cette expérience a-t-elle influencé votre vision de la France ?

  • 1:50OuverteRéponse directe

    Cette distance permet-elle d'avoir un regard différent sur son propre pays ?

  • 2:28OuverteRéponse directe

    Vous avez une triple nationalité, comment cela influence-t-il votre approche de la francophonie ?

  • 3:08OuverteRéponse directe

    Pourquoi avoir choisi la politique après une carrière d'avocate ?

  • 4:16OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce qui vous a poussé à vous engager en politique, notamment sur l'écologie ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:00Chiffre
    « On a aujourd'hui 396 millions de personnes qui parlent le français. Le français est la deuxième langue la plus apprise dans le monde. »
  • 7:52Éléonor CaroitChiffre
    « Le français est la deuxième langue la plus apprise dans le monde. »
  • 9:04Éléonor CaroitFait
    « La francophonie ne nous appartient pas mais nous faisons partie de cette famille francophone. »
  • 11:58Éléonor CaroitFait
    « La France a la présidence de l'OIF jusqu'au mois de novembre. »
  • 14:56Éléonor CaroitFait
    « On a un réseau consulaire qui protège beaucoup les Français qui sont à l'étranger en temps de crise. »
  • 23:02Éléonor CaroitFait
    « On a besoin d'être chaque fois plus souverain, chaque fois plus fort et pour cela, on a besoin de diversifier nos partenariats. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

0:00

On a aujourd'hui 396 millions de personnes qui parlent le français. Le français est la deuxième langue la plus apprise dans le monde. Francophonie, rien que le terme interpelle un peu, il nous éloigne en fait de ce que c'est alors que ça devrait nous rapprocher. La francophonie ne nous appartient pas mais nous faisons partie de cette famille francophone. La mondialisation vac les alliances se fracturent et pendant que certains parlent de repli, une autre bataille se joue, celle de l'influence de la langue et des partenariats dans un monde où le multilatéralisme est contesté, la francophonie peut-elle encore être une puissance ? avocade passé par New York, Paris et Genève. Elle a vécu toute sa vie entre les continents avant d'entrer en politique il y a à peine 4 ans.

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Aujourd'hui, je reçois Éléonor Carois, député des Français de l'étranger et désormais ministre délégué chargé de la francophonie, partenariat internationaux et des Français de l'étranger. Elle porte une diplomatie d'influence au cœur des débats sur l'aide au développement, le rôle de la France dans le monde et la compétition des modèles. Triple culture, parcours international, nouvelle génération politique. Elle veut rendre la francophonie visible, stratégique et attractive. Bonjour madame la ministre. Bonjour. C'est un plaisir de vous recevoir ici sur ce podcast d'autant plus qu'on est au mois de mars donc durant le mois de la francophonie. Donc merci beaucoup d'avoir accepté cette invitation et merci à vous de m'inviter. Je suis vraiment ravie de d'échanger avec vous sur ce sujet.

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Tout d'abord, j'aimerais déjà commencer par votre parcours parce que typiquement moi j'ai grandi à Nice. Vous avez grandi en République Dominicaine. J'avoue que pour moi c'est quand même compliqué de se projet de comment on vit quand on est né dans un autre pays. Comment ça se passe concrètement ? Bon moi je suis né à Paris mais c'est vrai que quand j'avais 3 ans, mes parents ont déménagé et on s'est installé en République dominicaine. Alors vous êtes agrandi à Nice à Saint-Dain où on a la mère et on a la mère en commun, cet océan qui d'ailleurs est un seul et dans lequel je me suis beaucoup investie. En quoi c'est différent ? Quand on est français de l'étranger, on a très envie de garder un lien avec la France. En même temps, on voit ce qui se passe en France de très loin. Et je pense que

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cette distance, ça permet d'avoir un regard différent sur son propre pays, de le regarder avec un certain recul qui à un moment où les débats sont très polarisés, où on a tendance à avoir des avis tranchés, catégoriques, permet d'ajouter de la nuance. Ça permet de d'ajouter justement ce recul nécessaire de comparer à d'autres réalités, à d'autres façons de faire, à d'autres états. Et donc c'est aussi pour ça avec ce bagage là que je me suis ensuite engagé en politique. D'ailleurs aussi dans votre parcours aussi de carrière, vous avez été dans le multiculturalisme parce que vous avez passé le barreau déjà à New York puis vous avez exercé à Paris à Genève. Vous vouliez pas rester dans une seule ville en fait ? Ben c'est un peu mon histoire. C'est-à-dire que ma mère est

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dominicaine, mon père est français. Je suis née à Paris mais j'ai grandi à l'étranger. J'ai été dans un lycée français de l'étranger. Je sais pas si vous savez mais il y a 612 lycées français partout dans le monde dans 138 pays qui permettent de suivre le parcours de l'éducation nationale française dans des endroits vraiment très très divers. Et donc moi quand j'ai fait mon mon parcours scolaire, j'ai passé le baccalauréat comme tous les Français et je suis venue faire mes études ici à Paris. Ensuite j'ai fait une partie de mes études aussi à New York. J'ai épousé un quelqu'un qui est franco suisse donc je suis ensuite allée à Genè voilà c'est un peu au hasard des rencontres au hasard de la vie des opportunités professionnelles que j'ai vécu dans beaucoup d'endroits comme le

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font beaucoup de français qui vivent à l'étranger. D'ailleurs du coup vous avez une triple nationalité donc française dominicaine et suiss c'est quand même rare pour une ministre d'être attachée à trois pays non ? Oui. Alors, on peut voir ça comme une anomalie ou comme quelque chose d'un peu différent, mais vous savez, il y a énormément de Français qui ont, si ce n'est deux ou trois nationalités, plusieurs cultures, il y a 7 millions de Français qui euh sont liés au continent africain, qui ont une grand-mère, euh des origines, qui sont nées et cetera. Et ça, je vous prends juste un continent l'Afrique parce que il y a beaucoup de francophones et parce que c'est lié à mon portefeuille. Mais je pourrais vous dire des vous citer des chiffres similaires. Donc en fait, on est très

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nombreux à avoir différentes origines et c'est aussi ce qui fait la richesse de notre pays. C'est ce qui fait que qu'on vient tous enfin tous presque tous un peu de quelque part et queon a aussi des visions différentes. Mais justement au début vous étiez donc avocate. Qu'est-ce qui vous a poussé à franchir le cap de la politique ? Alors, moi, j'ai commencé par faire des études de sciences politiques. Donc, j'ai fait Scienceces Po à Paris et puis euh ensuite, je me suis spécialisée parce que je voulais avoir un métier et j'adore la défense en fait. J'adore me mettre à la place de l'autre et je pense que je suis quelqu'un de très empathique et euh je voulais exercer ce métier mais toujours avec un intérêt pour la chose politique, pour la géopolitique. J'ai

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toujours très été intéressée par cela. Et il se trouve que quand j'ai eu des enfants, je me suis dit mais il faut que tu t'engages, il faut que tu agisses notamment en matière euh de lutte contre le changement climatique, protection de la biodiversité, de tout ce qu'on a en commun en réalité. C'est lié à mon portefeuille aujourd'hui. C'est pour ça que je me suis beaucoup engagée sur l'océan et c'est pour ça que quand vous me disiez que vous venez de Nice, je peux pas ne pas penser à l'Unoc qu'on a eu l'an dernier à Nice et qui était un moment très important. Bref, pourquoi du coup d'avocate à femme politique ? Parce qu'en réalité femme politique, c'est aussi une femme qui s'engage en politique et qui décide de s'intéresser à la chose publique, de porter des

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combats qui sont des combat commun. Et ça, je l'ai fait d'abord en tant que française de l'étranger et ça c'est pas forcément très connu, mais vous savez, des élus des Français de l'étranger et puis je l'ai aussi ensuite fait à l'Assemblée nationale pour justement porter cette vision un peu différente et maintenant en tant que ministre en charge de des partenariats et de la francophonie. Alors d'ailleurs en parlant de députés, donc vous avez été élu en 2022, plus ça était un validé en 2023 pour les dysfonctionnements au moment de l'élection. Comment on vit une telle annonce ? C'est-à-dire qu'en fait vous avez commencé votre travail puis on vous dit vous devez refaire une élection du goût. Oui, c'est très déstabilisant et en même temps je pense que c'est un

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apprentissage assez assez incroyable et puis vous savez un an après, il y a eu la dissolution donc tout le monde tombait des nu. Moi, j'étais un peu prête parce que j'avais déjà vécu une expérience similaire. Je pense que finalement de se rendre compte que en politique rien n'est acquis, que c'est pas parce que vous occupez un poste ou que vous exercez des fonctions que elles vous appartiennent ou que euh c'est écrit que vous allez continuer, ça peut je pense que ça dépend des caractères, ça peut peut-être vous vous rendre un peu fragile et cetera, mais moi au contraire, je pense que ça m'a donné la certitude qu'il fallait faire le maximum tout de suite maintenant, pas attendre demain et se donner à fond parce que justement on sait que c'est une période politique incertaine. Et puis on a

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tellement de choses à faire pour ce pays. Et comment vous avez appris ensuite que vous êtes devenu ministre ? Alors ensuite moi je me suis beaucoup engagé en tant que député notamment dans tout ce qui est la diplomatie parlementaire. J'ai beaucoup participé à la diplomatie climatique. Je me suis investie, j'étais déjà très proche du qu d'ors parce que quand vous êtes député des Français de l'étranger, bah vous avez forcément un lien particulier avec certaines géographies, région du monde. Puis moi j'avais vécu dans plusieurs endroits. Et c'est justement en lien avec ces sujets là que j'ai ensuite été nommé dans ce portefeuille qui est fabuleux. C'est c'est le portefeuille un peu de l'influence de je vais le dire en anglais du soft power de la France justement comment est-ce qu'on arrive à

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coopérer, à exister, à créer des liens au-delà de dans des situations de tension, de crise, de la géopolitique à proprement parler. Donc j'adore ce portefeuille et il est vraiment en continuité des travaux que j'avais mené en tant qu'avocate et ensuite en tant que député. Justement, en tant que ministre, vous souhaitez casser les clichés. En 2026, quelle est votre vision de la francophonie pour les 10 années à venir ? Ben la francophonie, c'est vraiment pas ce qu'on ce qu'on attend ou ce qu'on entend quand on entend ce terme francophonie. Ça fait rien rien que le terme interpelle un peu et je pense que il nous éloigne en fait de ce que c'est alors que ça devrait nous rapprocher. La francophonie c'est défendre la langue française, c'est aussi défendre un certain nombre de valeurs, notamment

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notre attachement à la démocratie, à l'égalité entre les femmes et les hommes. C'est tout ce corpus en fait de valeur qui va avec justement ce bagage linguistique. Et puis c'est défendre le plurilinguisme et c'est dire qu'il n'y a pas lieu d'avoir une hégémonie linguistique, qu'on n'est pas tous obligés d'être réduit à parler une sorte de langue d'anglais approximatif et cetera. qu'en fait on peut parler dans différentes langues. Moi je parle plusieurs langues et je suis très heureuse de le faire et d'ailleurs dès que je peux je parle une autre langue aussi que le français parce que je pense que promouvoir la francophonie c'est aussi promouvoir le fait qu'on peut se parler dans différentes langues et que c'est c'est une richesse en fait que d'avoir ce type de dialogue. Mais

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justement quand même la langue française dans pas mal de pays du monde, j'ai l'impression qu'elle recule dans certaines régions. Alors pas du tout. Ben j'ai l'impression qu'elle est contestée. Du moins l'influence en dans les pays africains sans être contesté du moins par les populations. Pas du tout. Alors, il y a deux choses parce que là, on parle de la langue et ensuite, on parle de l'influence. Je vais vous répondre sur les deux questions. Sur la langue, on augmenté le nombre de locuteurs de français dans le monde. D'ailleurs, on est passé de la 5e position à la 4e position et on a aujourd'hui 396 millions de personnes qui parlent le français. une augmentation depuis la dernière estimation parce que les estimations se font un certain temps, on est on est

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passé de 320 millions à 396 et en fait on est dans des pays dans lesquels la démographie est très importante. Donc on estime que ce nombre va continuer d'augmenter et d'ailleurs ce qui est plus intéressant que le nombre de locuteurs à un instant té que le français est la deuxième langue la plus apprise dans le monde. Donc non seulement elle occupe la 4e position en terme absolu de personnes qui la parlent, mais en plus il y a de plus en plus de personnes qui veulent la prendre contrairement justement aux idées reçu. Après sur la question de l'influence et de l'influence de la France, c'est une question différente parce que la francophonie, elle appartient pas à la France. Vous avez plein de pays qui ont le français comme langue officielle, voire comme langue unique. Et donc,

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c'est intéressant de se dire la francophonie ne nous appartient pas mais nous faisons partie de cette famille francophone. Et cette famille francophone, elle a plutôt tendance à aller bien, à s'agrandir et à accueillir des nouveaux pays qui d'ailleurs n'ont pas le français comme langue officielle, mais qui souhaitent rejoindre l'Organisation internationale de la francophonie, soit comme membre observateur, soit comme membre associé. Donc non, la francophonie va très bien et le français d'ailleurs se décline de plein de façons différentes. Mais est-ce que du coup ça veut dire qu'il faut aussi adapter peut-être le français justement à tous les gens qui parlent le français dans le parque vous l'avez dit, on n pas tous la même langue. Est-ce qu'il faut adapter, aller

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vers une tendre vers quelque chose de commun pour justement faciliter l'inclusion de tout le monde où on accepte le parti prix d'avoir un peu des différences, ce qui fait aussi la richesse ? Mais bien sûr, mais de toute façon, il y a pas de dépositaire euh d'une langue. Vous avez à un moment donné l'Académie française qui va fixer les usages mais qui est en constante évolution. Et d'ailleurs, c'est marrant, moi j'ai des cousins qui vivent au Canada et quand j'étais petite, on se retrouvait en Normandie chez mes grands-parents. Nous, on habitait à Saint-Dingue, eux, ils habitaient euh à Montréal. Et quand on arrivait, moi je leur disais "Ah mais c'est marrant, vous utilisez tel terme et mais vous parlez pas français comme nous." Mais en fait, il me disait "Mais vous, vous parlez pas

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français comme nous ?" Enfin, vous avez pas plus raison que nous. Et en fait, on se rend compte que on a tendance à voir le français sous un prisme très français alors qu'en réalité, il y a plein de façons de parler la langue française qui en fait appartient à tous ceux qui la parlent. Est-ce que ça veut dire que la francophonie irait un peu comme une sorte d'air d'influence comme le Commonwealth ? Est-ce que c'est vers cela vers lequel on s'oriente ? Je serai un modèle un peu différent parce que c'est quand même très loin du Commonwealth qui a des accords un peu particuliers. Est-ce que c'est ça ? Oui, parce que c'est très lié à la langue et à la culture. En fait, vous avez quand on parle de francophonie, c'est important de se dire de quoi on parle. Vous avez la francophonie

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institutionnelle qui a d'ailleurs une organisation internationale, l'Organisation internationale de la francophonie, l'EF, vous avez 90 pays qui sont membres de cette organisation et cette organisation d'ailleurs, elle a une charte, elle promet un certain nombre de valeurs et ça va bien au-delà de tout simplement avoir la langue en partage. Ça promet aussi des initiatives pour diffuser la langue française dans différents endroits du monde et cetera. Et après la francophonie, c'est bien plus que la francophonie institutionnelle. La francophonie, c'est vous et moi qui faisons un podcast en français. La francophonie, c'est des artistes francophones partout dans le monde qui parfois de toute façon qui souvent n'ont rien à voir avec la France mais qui parlent le français qui ont été

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élevés en français. C'est des écrivains français. C'est le fait d'avoir de la production culturelle mais aussi c'est l'intelligence artificielle en français. C'est des opportunités économiques en français. En fait la francophonie c'est une chance. Quand vous parlez une langue de manière générale, c'est une chance. Ça vous ouvre des possibilités, ça vous crée des opportunités et c'est ça favorise la mobilité. Et ça fait qu'après vous retrouvez à vivre dans plein d'endroits du monde et à vivre des expériences différentes. Est-ce que en gros il y a est-ce qu'il y a deux ou trois grands chantiers que vous aimeriez poursuivre en tant que ministre en charge de la francophonie ? Oui, il y en a plusieurs. On a dans la francophonie institutionnelle dont je vous parlais à l'instant, la France a la

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présidence de l'OIF jusqu'au mois de novembre. Il y aura le grand sommet de la francophonie et ce sera le Cambodge qui prendra la présidence de la francophonie. Vous voyez, c'est intéressant parce qu'il y a aussi la francophonie en Asie. Il y a des pays où on s'attend pas forcément mais qui sont des pays membres de cette grande famille francophone. Donc dans le cadre de cette présidence française, on a développé beaucoup d'initiatives notamment pour promouvoir l'apprentissage de la langue française dans des pays dans lesquels le français était obligatoire et passé à ne plus l'être. On a perdu cette influence et maintenant on la retrouve. Vous voyez, c'est aussi des mouvements qui se font. Donc moi, je suis vraiment pour la promotion de l'apprentissage de la

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langue française et je vous parlais tout à l'heure de d'économie en français, d'opportunités dans le numérique. Je pense qu'il y a énormément de secteurs dans lesquels il faut vraiment promouvoir l'emploi de la langue française dans les organisations internationales, dans la diplomatie. Le français, c'est la deuxième langue la plus parlée en matière de diplomatie. Donc renforcer ces chantiers là, diffuser ses savoirs, ils sont des chantiers importants. Après moi je pense beaucoup à comment amener le qu d'ors notre diplomatie dans nos territoires. Comment faire en sorte que les Français partout où ils sont, à l'étranger, mais aussi et peut-être même surtout en France se sentent concernés par l'action du qu d'orsé. Et c'est pour ça que j'aimerais bien ramener la francophonie,

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vous savez, dans les écoles, dans les marchés, la rendre en fait populaire, la rendre attractive. Et déjà ce terme, comme je vous disais, francophonie, ça fait un peu orthophonie. Enfin, ça fait un peu technique en fait dépasser ce terme et se dire que la francophonie, elle est à nous tous en fait. C'est c'est quelque chose que nous avons en partage. Et est-ce que justement la francophonie, les valeurs culturelles, la France, ça fait encore rêver à l'international ? Oui, ça fait beaucoup rêver. On a tendance nous à être un peu décliniste ou pessimiste à se dire "Non mais ça y est, c'est fini, la France n'a plus rien à faire à l'international." Et moi qui suis tout le temps à l'étranger et qui d'ailleurs suis aussi un peu étrangère parce que je suis binationale, même si

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je suis 100 % française et que ça se soustrait pas, au contraire, ça s'additionne, mais je je vois j'interagis avec des personnes qui regardent la France et en fait il voi pays comme un pays qui a énormément d'influence, qui défend le multilatéralisme, qui défend le droit international, qui défend un certain nombre de valeurs. Et ça c'est important et ça ça attire. Et ça a tiré euh dans les années 90 quand vous aviez euh euh des dictatures euh communistes, ça a tiré dans les années 70 quand vous aviez euh euh des régimes autoritaires en Amérique latine. Ça fait que vous avez des régions du monde comme ça qui tout à coup se tournent vers la France, pays des lumières traditionnelles, historiques, mais aussi pays qui défend une certaine vision multilatérale et

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c'est toujours le cas aujourd'hui. Et justement, vous qui avez aussi grandi à l'étranger, est-ce que vous trouvez que la France en général prend soin bien des Français à l'étranger ? Est-ce qu'elle les considère, les intègre vraiment dans le projet national ? De plus en plus, il y a toujours des progrès à faire et moi je porte un projet de loi pour les Français de l'étranger parce qu'il y a toujours des choses à faire et puis vous savez quand vous êtes aux quatre coins du monde, parfois le lien avec la France, il s'atténue. Et comment il s'atténue ce lien ? souvent par la langue. Vous avez beaucoup de français binationaux qui parce qu'ils n'ont pas eu accès à une alliance française, à un centre culturel ou à une école française, finissent par ne plus transmettre leur langue à à

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leurs enfants. Et moi, je me bat, vous me parlez de chantier, moi je me bat pour que on puisse apprendre le français en particulier quand on est français, quand on est français binational et cetera. Mais je pense que la France, si on se compare, vous savez, quand on se regarde, on se désole et quand on se compare, on se console. Si on se compare à d'autres pays, notamment des pays européens, on fait énormément pour les Français de l'étranger. On a un réseau consulaire qui protège beaucoup les Français qui sont à l'étranger en temps de crise, mais aussi dans le quotidien. On a un maillage territorial absolument incroyable avec non seulement nos postes consulaires mais des consules honoraires, mais des îlotiers, mais des élus des Français de l'étranger. Vous

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avez très peu de pays qui ont des élus locaux à l'étranger et la France en a. Et donc je pense que au contraire la France est vraiment très attentive à ces 3 millions de Français qui vivent un peu partout dans le monde. Al justement, vous l'avez dit, la France prend soin des Français, elle les protège aussi en cas de guerre. Actuellement, on a vu tous les problèmes qu'il y a à Moyen-Orient. Il y a eu beaucoup de Français qui ont été bloqués à Dubaï ou même dans d'autres villes du Moyen-Orient. Justement, comment ça s'est passé vous, votre quotidien d'aller aider ces Français qui sont piégés dans d'autres pays ? Alors, on est toujours très mobilisé et attentif. Là aujourd'hui, la plupart des Français qui voulaient rentrer ont pu le faire, soit grâce à la vingtaine

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d'avions que nous avons mis à disposition pour des rapatriements de personnes les plus vulnérables, soit grâce à des vols commerciaux qu'on a aidé à remettre en place en permettant justement de fluidifier le trafic aérien vers Paris et vers d'autres vers Nice, vers d'autres endroits en France Nice justement. Mais ça, on est on a un peu passé cette grande vague dans laquelle on avait beaucoup de personnes qui étaient bloquées parce que vous aviez beaucoup de d'espaces aériens qui était bloqué, une situation extrêmement instable et volatile mais on reste très attentif parce que la situation est toujours instable et volatile. Ça s'est passé, écoutez, comme dans toutes ces périodes de crise, évidemment, ça a été très dur pour les Français qui étaient coincés, qui étaient juste partis en

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vacances et qui se retrouvaient sans pouvoir rentrer chez eux. encore plus pour ceux qui se retrouvaient avec des bombardements. Alors même si les bombardements étaient très majoritairement interceptés, ça reste une situation euh qui crée beaucoup de de stress et de et d'angoisse. Et aujourd'hui, vous avez des communautés françaises très importantes qui se trouvent dans des territoires qui sont toujours très affectés par ce conflit. Donc on est on est attentif à ce qui se passe au Liban, à ce qui se passe en Israël. On est évidemment attentif à tout ce qui se passe dans le golf et surtout on est on est prêt, on répond très rapidement. On a mis en place une cellule de crise où on a pu traiter énormément de demandes comme je vous le disais, mettre en place des rapatriments

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et aussi organiser l'information circule que les Français puissent prendre des vols commerciaux et cetera. Donc ça a été une grande mobilisation de la part de nos agents et ça allait toujours. Genre quand on pense aussi au Français l'étranger, moi j'ai souvent l'image, j'ai pas du tout la réponse, c'est plus une question d'intérêt. Quand on pense aux diasporas à l'intentionale, on pense par exemple à diaspora indienne où ils sont très soudés, il y a des pays où leur diaspora est très puissante. Est-ce que nous les français à l'étranger, on a un peu ce côté diaspora d'entraide ou c'est un peu plus individuel ou quoi ? Ça dépend des endroits, mais de manière générale, les Français de l'étranger sont très solidaires. Vous avez partout des accueils, donc des associations qui

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accueillent les nouveaux arrivants. Vous avez partout des bienfaisances, des associations qui s'occupent des personnes les plus âgées, les plus vulnérables, isolées et cetera. Vous avez euh des dispositifs qui sont mis en place. Vous avez autour des lycées français lorsqu'ils existent, vous en avez 612. Donc vous imaginez qu'il y en a pas partout partout mais il y en a quand même dans plein d'endroits. Vous avez des communautés qui se réunissent et puis vous avez des Français qui sont très résilients. Les Français souvent vous savez on est souvent le dernier consulat ou la dernière ambassade à fermer quand il y a une crise. On est d'ailleurs souvent le pays qui rapatrie des autres Européens et on est dans des territoires très compliqués. Là, on parle beaucoup du Moyen-Orient et c'est

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normal, il y a une crise en ce moment qui est extrêmement grave et préoccupante et on a tous les yeux rivés dessus. Mais vous avez plein d'autres endroits dans le monde. Je pense par exemple à Haïti où la situation est extrêmement compliquée où on a encore des postes qui sont très en lien avec la communauté. Donc cette solidarité, elle existe. Vous avez commencé un peu à en parler tout à l'heure sur le multiculturalisme. Actuellement, on voit les États-Unis se replier quand même sur eux-mêmes. La Chine qui semble tracer sa propre voie. Est-ce que le multilatéralisme est en train de mourir sous nos yeux ? Non, le multilatéralisme c'est un terme que on emploie beaucoup aujourd'hui sans toujours se mettre d'accord sur le concept. Si on regarde, si on se dit le

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multilatéralisme c'est la défense de des institutions, des organisations internationales tel qu'elle ressortent de l'après-se guerre mondiale, on peut faire le constat que le multilatéralisme est en train d'évoluer, que les rapports ne sont pas les mêmes, que certaines organisations internationales sont extrêmement présentes et pertinentes et que d'autres le sont moins et se rendre compte des choses qui ne marchent pas, mais se rendre compte aussi de l'importance de ce qui marche et de garder justement ces espaces de dialogue, de garder ces espaces de décision. Donc qu'est-ce que le multilatéralisme ? Il y a plusieurs réponses encore une fois. Mais pourquoi la France est si attachée au multilatéralisme ? Parce qu'on a tout à gagner. En fait, on est dans le Conseil

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de sécurité des Nations-Unies alors qu'on est un pays euh certes puissant mais de taille moyenne sur le plan démographique, sur le plan géographique. On est un pays qui a une belle grande histoire mais qui est aussi en train de de transformer ses relations avec beaucoup de pays pour aller dans des dans des rapports beaucoup plus partenariaux, ce qui est une très bonne chose parce que ça crée aussi du lien très durable, ça crée des marchés, ça crée des échanges et cetera. Donc nous, on a tout intérêt à défendre le multilatéralisme et puis on a une diplomatie qui est très forte. On a la capacité de parler à énormément d'état et donc défendre le multilatéralisme, ça veut pas dire être aveugle par rapport à ce que c'est. C'est au contraire identifier ses failles, sa nécessité de

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réforme. Là, on est dans la réforme ONU 80. Donc pour les 80 ans de l'ONU, se dire il faut changer la gouvernance, il faut changer le fonctionnement. Il y a des organisations qui sont plus pertinentes que d'autres. Il y en a qui doivent fusionner parce que finalement il y a une forme de redondance. Tout ça c'est un peu vertigéneux parfois mais c'est nécessaire et je pense que ça fait partie de nos missions aussi. Al justement vous négociez aussi à l'international, la France est aussi membre de l'Union européenne. Est-ce que parfois est-ce que vous la France et l'Union européenne parlent d'une seule voix ou parfois il y a quand même des divergences qui fait qu'on n'est pas forcément aligné avec la position européenne ? C'est difficile de parler d'une seule voix à 27 tout le temps. On

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a une construction européenne qui nous protège et contrairement à ce que veulent dire des eurosceptiques, des partis très populistes qui d'ailleurs changent d'avis hein parce que quand vous regardez des partis comme le Rassemblement national, il y a quelques années, ils étaient à fond pour le Frexit. Après, ils se sont rendus compte que le Brexit, c'était peut-être pas une si bonne idée que ça. Puis maintenant, on les entend plus trop sur le Frexit, mais il continuent à taper sur l'Union européenne. Mais je prends eux, mais je pourrais aussi parler de LFI et de toute sa critique de cette Europe jugé trop libérale et cetera. Là encore, évidemment que la construction européenne, elle est imparfaite. Évidemment qu'on n'est pas toujours aligné sur tout mais le fait de pouvoir

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se mettre d'accord à 27, le fait de pouvoir peser sur certaines décisions pour des pays européens de taille moyenne, pour des pays européens qui en plus partagent un destin commun, on est, je on est sur le même continent, on est soumis aux mêmes menaces parfois, c'est quelque chose d'important. Donc moi, je suis une européenne convaincue. Je pense que justement être une européenne convaincue, c'est aussi avoir conscience des limites du système européen. C'est ça a été construit avec aussi certaines failles et justement vouloir y répondre, vouloir justement renforcer la coopération européenne, travailler pour une Europe de la défense, tout ça, ça fait partie des chantiers qui qui sont les nôtres et qui sont extrêmement importants pour notre souveraineté. Justement, on voit aussi quand même

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l'Europe aller vers d'autres régions. On pense au Mercosure, on pense même à l'Inde. Est-ce qu'il y a un peu des régions qui deviennent clés pour la France et pour l'Europe pour le développement économique à venir ? Il y a une chose qu'on a pu constater au cours des derniers mois, c'est à quel point les équilibres, les alliances sont fragiles et peuvent tout à coup basculer. Lorsque l'on voit par exemple les tarifs doués américains, l'impact qu'ils ont sur nos économies, la façon dont ils ont été définis avec des allers-retours, avec des très grandes latitudes et amplitudes, on voit bien qu'on a besoin d'être chaque fois plus souverain, chaque fois plus fort et pour cela, on a besoin de diversifier nos partenariats. des accords qui sont très décriés. En réalité, c'est aussi des

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façons de diversifier ces partenariats et c'est aussi pour ça qu'on doit agir dans un cadre européen tout en acceptant qu'on n'est pas toujours d'accord sur tout. De toute façon, dans une famille, on n'est pas toujours d'accord sur tout. On est souvent en désaccord sur pas mal de choses, mais on sait aussi quels sont nos intérêts, quelles sont les choses qui sont vraiment importantes et et pourquoi on a aussi intérêt à agir ensemble. Justement, tout à l'heure, on parlait un peu de la France. Moi je disais qu'elle était un peu décrée dans certains pays africains parce qu'on voit aujourd'hui l'offensive chinoise ou même russe. On a encore une carte à jouer. On arrive à combattre ces incursions qui qui finalement la Chine offre parfois de l'argent à des États. Nous, on a plus

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trop l'argent pour faire cela. On arrive quand même à les combattre sur le terrain. Quand vous avez une relation partenariale, vous êtes pas en train de défendre un territoire. Vous êtes en train de créer des liens durables, des liens pérennes et d'ailleurs qui vont bien au-delà de rapports commerciaux d'une seule fois ou d'un seul projet. Et ce qu'on voit dans beaucoup de pays africains, c'est que à certains moments, ils ont pu privilégier des constructeurs ou des opérateurs chinois parce qu'ils présentaient des projets d'infrastructure moins cher ou parce que à un moment donné, ils ont essayé d'exercer une certaine influence et qui au contraire nous disent "Revenez, restez là, investissez, soyez présents." Et cet investissement c'est souvent du prê, c'est souvent des grands projets

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d'infrastructure. C'est nous par exemple qui construisons le métro d'Abidjan qui sommes en train d'assaignir la baie de Anne au Sénégal. Enfin, je vous parle de certains projets mais je pourrais on pourrait passer tout le podcast à à citer des projets où la France est présente et où la présence de la France est reconnue. Et c'est pas une question de c'est notre sphère d'influence ou c'est notre territoire, c'est que on a une histoire en commun, on a quelque chose à faire ensemble et on a un partenariat à renforcer et ça nos interlocuteurs le voient et le reconnaissent. Et justement, lorsque la France prête ou donne de l'argent à des États, est-ce que c'est conditionné au fait de faire appel à des entreprises françaises par exemple ? Alors, c'est pas conditionné. Cette aide

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liée, elle existe que de manière très marginale, mais en revanche quand les entreprises françaises répondent à des appels d'offre 7 fois sur 10, elle les remporte parce que on a un savoir-faire dans un certain nombre de domaines, notamment tout ce qui est mobilité urbaine. Vous avez même des PME ou des entreprises de taille moyenne comme par exemple Poma qui construit les télécabines, bah ils vont construire des télécabines en Afrique ou en Amérique latine pour permettre justement la mobilité urbaine. Donc vous avez vraiment une expertise française qui fait que c'est différenciant et que vous avez des entreprises françaises qui vont remporter des marchés. Et au-delà de ça, même quand on est dans de l'aide, c'est-à-dire de l'aide d'urgence, parce queon a encore aussi des projets de

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solidarité, et souvent ce sont des entreprises françaises, par exemple une entreprise comme Nutric euh qui est basée à côté de Rouan qui va produire de l'alimentation d'urgence pour des enfants qui sont en malnutrition aigue. Et là aussi, vous voyez que cette que ce qu'on a tendance à appeler aide publique au développement et qu'on doit définitivement appeler investissement dans le développement, c'est finalement un investissement qu'on fait qui aide aussi nos entreprises, qui aide aussi nos écosystèmes. Bah, justement en parlant d'aide au développement, certains dénoncent l'aide au développement comme un chèque envoyé au monde entier avec l'argent des français. Qu'est-ce que vous leur répondez ? Ben ce que je viens de vous dire, déjà qu'ils ont l'air de pas connaître

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grand-chose et ensuite que on devrait pas l'appeler à deux développement parce qu'en réalité c'est un investissement qu'on fait. En réalité, en deux mots, euh ce qu'on a appelé traditionnellement l'aide publique au développement, aujourd'hui dans mon portefeuille, ce sont euh essentiellement deux types de projets. C'est du prêt majoritairement à 80 % et c'est du don euh là où vous devez vraiment être dans la solidarité parce que vous avez par exemple tout ce qui est la santé mondiale, bah c'est un impact direct sur notre santé. À un moment donné, vous pouvez avoir des campagnes de vaccination, malnutrition et cetera, mais c'est très marginal. La majorité, c'est vraiment du prêt dans ce qu'on fait dans en terme de projet. Et lorsque vous êtes dans cette logique, y

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compris lorsque vous êtes dans le don, dans la subvention, ce sont finalement des choses qui ont un impact, un vrai retour sur investissement parce que vous êtes en train de prévenir des maladies, vous êtes en train de prévenir la déstabilisation, assurer la paix, donc éviter aussi des vagues migratoires. Vous êtes en train d'avoir une action qui a un impact direct, un retour sur investissement direct. Donc c'est vraiment loin des clichés, loin d'échec en blanc que la France donnerait. C'est à la fois une influence. Vous en parliez tout à l'heure quand vous me demandiez est-ce que la France est toujours influente dans ces pays ? Oui, en fait, on est toujours présent. Et ensuite, c'est surtout des investissements qui bénéficient directement aux entreprises

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françaises qui remportent ses marchés, qui bénéficient directement aussi à toutes les ONG françaises, organisation de la société civile française qui sont présentes aussi sur le terrain et qui créent des emplois en France. Justement, tout à l'heure, vous l'avez dit, vous parlez plusieurs langues. Ça vous sert finalement ce multiculturalisme dans les négociations ou pas ? Oui, c'est toujours utile. Quand vous pouvez parler la langue de quelqu'un, franchement ça vous avez fait 50 % du travail. Alors, je parle pas toutes les langues, loin de là. Vous parlez combien de langues ? J'en parle cinq. Cinq. Ah bah, faut pas me Mais ça ça aide beaucoup ça. Ça crée du lien ça. Et et au-delà de la langue, c'est aussi des références culturelles. La diplomatie, c'est beaucoup se mettre

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à la place des autres et comme je vous le disais, moi je suis très empathique et comprendre ce que l'autre attend, ce qu'il ressent, comment il peut percevoir quelque chose. Souvent des incidents diplomatiques, c'est des kiproco. Ce sont des choses qui finalement sont mal comprises. Donc donc ça c'est c'est vrai que c'est toujours d'une grande avou. La francophonie va disparaître. Drapeau rouge et je vous le dis en français justement parce que non, la francophonie ne va pas disparaître, au contraire, elle est en plein essort. Il faut réduire l'aide publique au développement. Toujours drapeau rouge. La France devrait se concentrer sur ses problèmes avant de s'occuper du monde. On lève les deux. En fait, la France doit faire les deux en même temps et les

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problèmes du monde ont un impact sur la France. Donc en fait, s'occuper du monde, c'est aussi s'occuper de la France. La francophonie est la poursuite de la colonisation. Ah là là, que du rouge aujourd'hui. Les Français de l'étranger sont un atout géopolitique pour la France. Vert, vert, vert. Je savais qu'on finirait sur du vert. Écoutez madame la ministre, on arrive au bout de ce podcast. Donc je vous remercie beaucoup d'être venu sur ce podcast, d'avoir pris une heure de votre temps parce que je sais que vous êtes très occupé et que vous voyagez à travers le monde. Donc merci beaucoup d'être venu. Mais merci à vous et c'est important, vous savez, par les podcasts, par les interviews, mais même par les échanges en direct de dire aux français que la diplomatie les concerne, que la

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diplomatie ce ne sont pas que les grands conflits géopolitiques, les guerres, ce que l'on voit à la télé, la la diplomatie, c'est tous les jours, c'est au niveau des Français de l'étranger, c'est par nos instituts culturels, c'est vraiment ce sont des choses qui qui doivent les toucher. Donc, j'essaie de de le faire. Donc, merci à vous pour l'invitation. Ça me semble assez réussi. surtout que vous avez dit en fait un truc très important, je trouve c'est que c'est quand on est en France la francopovonie on l'impression que c'est à l'international donc on s'en préoccupe pas on pense que c'est pour ceux qui habitent de partout dans monde et pas pour nous donc c'est que c'est pas simple de faire venir ça dans notre quotidien donc merci beaucoup pour cela je vous remercie à tous d'avoir suivi

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cet épisode. N'hésitez pas à liker, commenter, à partager et à vous abonner car ça soutient la chaîne. Et madame la ministre, si vous aviez un dernier message face caméra pour les Français, quel serait-il ? Voyager, découvrez le monde, ça vous permettra de mieux vous connaître vous-même. Ça vous permettra aussi de mieux connaître votre pays. Et je pense que on comprend beaucoup de choses sur son pays quand on le regarde avec un peu de recul. Donc si vous avez l'opportunité de faire un échange universitaire, de partir ne serait-ce que pour quelques semaines, pour quelques mois pour un projet, je vous dis les vacances c'est bien hein, si vous pouvez voyager pour les vacances, c'est aussi très bien. Et voir le monde, c'est toujours quelque chose d'enrichissant et ça permet de se

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comprendre soi-même et de comprendre son pays.