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interviewSud Radio· 13 juin 2026 45 min

Les politiques défendent-ils vraiment la chasse ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Midih 14h Sud Radio, la France dans tous ses États. Pericolégas. Bienvenue sur Sud Radio.

En ce samedi 13 juin, nous sommes en direct du stand de la Fédération nationale de la chasse au salon Gemfer de la boîte BVron qui est la grand messe des chasseurs et des chasseresses de France. Et si je dis grand messe, c'est qu'il y a grand prêtre. Et le grand prêtre en l'occurrence c'est l'immense Willy Shran qui est avec nous avec lequel nous allons parler chasse gibier tous les enjeux qui aujourd'hui passionne les Françaises et les Français qui s'intéressent encore aux préservations de ce patrimoine.

Willy la chasse ce sont des sujets, ce sont des occasions de se disputer, de se rassembler. C'est un sujet politique. Il y a des enjeux environnementaux, écologiques.

On a vu Daniel Labaronne tout à l'heure qui nous a parlé du gros de ce groupe de d'études avec des députés. Il y a aussi des sénateurs. On a même appris que madame Voinet était dedans.

Mais la chasse c'est surtout au départ c'est pour se nourrir, c'est pour s'alimenter. C'est cette cueillette. Alors c'est pas des cuillettes de fruits comme les premiers hommes.

On cuueille ce que la nature, l'offrande de la nature naturelle dans la faune avec des animaux merveilleux. qui vivent en liberté, des animaux sauvages euh et puis on les cuueille et ces animaux nous restituent dans l'assiette toute la magie de leur vie, le paysage dans lequel ils évoluent, le goût du terroir, le goût de l'air, le goût de la pluie, la gueule de la France, c'est aussi le le gibier. Et on va aujourd'hui en parler avec vous.

Christian Ol, pardon Olivier Touchard, Olivier Touchard est là. Olivier Toucha, vous portez le label marque gibier de France. Et le but, c'est qu'aujourd'hui le consommateur français qui va chez les artisans bouchers, charcutiers chercher nos nos bonnes nos bonnes viandes de bœuf, de porc, d'agneaux, des volailles magnifiques et ben aussi il a le droit aussi d'accéder à ce produit de la terre de France authentiquement français qui est gibier dans toute sa diversité.

On a Joël Dentu qui va nous expliquer comment le mettre en valeur, comment que l'animal restitue toute sa magie. Olivier Touchard, quel est le choix que l'on a ? Où est-ce qu'on peut le trouver ?

Willyan, vous allez nous expliquer, on va discuter avec vous pourquoi c'est bon, pourquoi c'est juste, pourquoi c'est propre et pourquoi il y a de la culture et de l'amour de la France dans la façon dont on déguste le givier. Je commence par [musique] par Olivier Touchard. Olivier Touchard, la belle marque.

Alors, vous avez bien, vous voulez les deux, la belle marque hein gibier de France avec un très très beau logo. J'ai vu la charte, c'est formidable mais c'est à la fois de de la cuisine populaire et de la haute gastronomie. Oui, bonjour.

Alors, c'est exactement ça l'objectif. Finalement, quel est-il ? Et bien par rapport à la progression des des prélèvements de de grand gibier, c'est trouver une destination et de ce fait en faire profiter un plus grand nombre chasseur non chasseur bien évidemment et structurer cette filière venaison avec une simplification réglementaire indispensable de façon à ce que l'ensemble des consommateurs, comme vous le disiez puisse aller euh chez leur bouchers, charcutier, restaurateur toute l'année.

C'est important. On a besoin de désaisonnaliser la consommation du gibier et puisse trouver ce gibier un prix accessible. Alors, on entend sonner les trompes.

C'est absolument pas de la mise en scène. C'est spontané et naturel. Je ne dis pas on est que on n'est pas au champ au champ du Bram he mais mais ça pourrait un jour on en fera peut-être en direct.

Olivier Touchard, sans parler de filière, comment le commerçant, comment l'artisan qui veut proposer du gibier à ses clients, à ses consommateurs, par quelle filière, par quel moyen peut-il accéder ? J'allais dire, à cette production, à cette Alors, pour répondre simplement à votre question, il y a deux façons. Une première, c'est que le chasseur réglementairement peut vendre un commerce de détail boucher, charcutier, traiteur dans un rayon de 80 km, un animal entier.

Voilà. Et euh donc ça c'est la première possibilité. La 2è possibilité, on a dans le métier ce qu'on appelle des établissements de traitement du gibier qui sont les équivalent d'abattoir qui collecte le gibier auprès des chasseurs et qui ensuite le revendent à ces commerces de détail.

Et pour répondre à votre précédente question, l'objectif c'est également que le consommateur puisse identifier le le gibier à travers la marque label gibier de France et qu'il identifie deux choses. Que le gibier soit français, que le gibier soit sauvage. C'est une appellation, c'est presque une appellation d'origine protégée.

Appellation, oui, parce qu'on nomme le gibier. L'origine, on sait où il a été chassé, d'où il provient et on le protège parce que ça fait partie du patrimoine alimateur français. Peut-être le plus glorieux patrimoine et et à la cour des rois.

Le somum c'était de servir un gibier. Je rappelle que cette viande vient d'un animal qui a choisi lui-même sa nourriture. C'est la plus noble vertu que l'on puisse offrir à quelqu'un qui veut se nourrir d'une viande juste propre propre scène.

C'est quasiment une viande une viande écologique. Willy quelle merveille de savoir quelle bonne nouvelle. Autrefois ben on tombait sur un commerçant qui faisait du gibier.

Souvent les bouchers pouvaient en faire. Je vous avoue Willyran, quand je vais au Pays-Basque de l'autre côté de la Bidasa, les bécasses sont en vente chez le marchand de légumes. Moment de la saison, 16 €.

Alors, je les consomme sur place puisqu'on a pas le droit de le faire en France, mais c'est vendu comme on vendrait une volaille ou comme on vendrait voilà tout simplement dans toute simplicité et on le partage convivialement. Là le la belle-marque gibier de France, c'est une conquête énorme pour le consommateur. C'est une conquête énorme.

Alors je je voudrais je vais me permettre de remettre ça un tout petit peu dans dans le contexte parce que de toute façon vous êtes là pour ça Willy. Olivier Touchard en parlera de toute façon mieux que moi. Il est au cœur vraiment de tout ça.

Il fait un truc formidable. Mais faut bien comprendre que la place aujourd'hui du gibier dans la gastronomie française française est en train de reprendre la place qui a toujours été la sienne. Je dirais que si nous sommes devenus un jour si on a mangé de la viande, c'est parce qu'on a été chasseur.

C'est sûrement ce qui nous a permis à un moment de développer notre cerveau. C'est la convoitise du monde animal qui nous a fait réfléchir comment les choper, comment les manger. C'était ça, c'était la bouffe.

Fallait qu'on les mange. L'être humain est devenu intelligent Willyran, parce qu'il a dû se redresser pour chasser parce qu'il avait besoin de protéine. le cerveau a pu se développer et si l'homme est devenu l'homme, ce qu'il est devenu aujourd'hui avec son intelligence, c'est parce qu'il a été prêt.

Voilà. Et si la gastronomie française est ce qu'elle est aujourd'hui, c'est parce que à un moment le gibier a été ce qu'on a tenté de manifier. C'était quelque part la différence entre la viande domestique qui était accessible à tout le monde et le gibier qui était plutôt réservé à une élite.

Donc on va dire les les cours de de rois et de princes en Europe et dans le monde ont cherché toujours à créer quelque chose de plus qui leur été personnel. C'est comme ça que la cuisine française a créé les sauces qui sont toute la richesse et le patrimoine de la gastronomie française. Mais n'oublions pas que c'est grâce au gibier qui devait être manifié plus que le reste qu'aujourd'hui on a la France comme elle est et qu'elle a sa gastronomie qu'elle est comme elle est.

Oui Chran, vous savez que vous parlez à qui de droit. Je vous confirme et je vous remercie de rappeler que si la gastronomie française est devenue ce fleuron, le patrimoine mondial, qu'elle est reconnue bien entendu. Et si les grands cuisiniers se sont mis à réfléchir de façon culturelle et artistique à la façon d'élaborer, de transformer un produit, c'est parce que c'est le gibier qui leur portait et que toutes les grandes sauces française c'est de la sauce, on va pas on va pas autour du pot.

Bon et ben le la sauce grand venur et la périgourine c'était fait c'était fait pour du givier. Merci au chasseur. Alors j'ai Joël Joël d'entucu qui est là le cheval blanc a y voir le marron à la sortie de la mode d'œuvron ça ne s'invente pas.

Alors, on sait aujourd'hui tous les grands cuisiniers étoilés dans les guides font du gibier et travaillent le gibier de plus en plus de plus en plus et de façon évidemment très élaboré. Joël Dendu, c'est le cuisinier du terrain, c'est l'enfant de lagne. Il est là et il va nous parler de la façon dont les cuisiniers solnaux honorent, consacrent et rendent grâce à ces vertus de la terre que sont que sont le gibier.

Joël Dentu, merci d'être en direct sur sur Sud Radio en en ce samedi en ce samedi de salon de salon de la chasse depuis depuis le stand de la Fédération nationale de la chasse avec Willy Chran et Olivier Touchard, vous êtes un régional de l'étape. Pour vous le gibier en cuisine, c'est quoi ? Bah c'est très important le gibier pour moi parce que déjà c'est local.

C'est local donc nous on prend que du gibier Sologna. Voilà dans les propriétés. autour de d'Ivoil Marron.

Il y a encore de la ressource. Ah oui, il y a de la ressource. Il y a pas de problème. [rires] Il y a pas de problème.

Et en plus, il est mieux en mieux traité le gibier parce que les gardes de les propriétaires ont fait des locaux pour recevoir le givier, pour le commercialiser dans de très bonnes conditions. C'est ça qui est important aussi. Vous êtes tombé dedans quand vous étiez petit comme Obélix, je suis persuadé.

Donnez-moi votre rappelez-moi votre premier souvenir de préparation de d'un gibier. C'était chez un chef, c'est un maître. Comment comment ça ?

Euh mon premier souvenir c'était une gig de chevreuil. Jig de chevreuil. Une jig de chevreuil grand veneur.

Euh dites-nous ce que dites-nous ce qu'est la sauce grand venur parce que justement parce que Olivier Touchard ici représente la venaison française. Quel mot mergilleux. Frondison.

Venaison. Voilà. Et le grand venur qui avait un rôle essentiel à la cour du roi.

Sans ce grand venur. Qu'est-ce que c'est ? La base d'un fond qu' le fond est fait avec les parures de gibier.

Et après euh c'est comment s'appelle avec le fond est réduit et on le lit avec la la grosille la la gelette de groseille montée au beurre. Voilà donc légèrement aigre doux un peu un peu sucré salé. Oui légèrement c'est un sucré salé ça va bien.

Et puis l'oseille va aussi souvent au quelquefois on peut dans des sauces. H alors ça c'est le gibier à poil en gibier à plume en Sologne il y a quand même quelques bestioles exceptionnelles. Gibi à plume.

Nous à l'auberge on fait en bref on fait la tourque de Gibier. J'y goûté hein. J goûté c'est un grand instant.

On y a tous goûté. On y a tous goûté. la t de avec à base de fois gras et donc ça ça marche très bien.

C'est vraiment et l'important dans le gibier c'est qu'il faut pas que ça soit trop cuit non plus. Voilà parce que juste que la que le collagène soit juste cuit mais pas trop. Et donc pour apprécier toutes les tout tout tous les parfums et tous les parfums du gibier.

Ça c'est ça qui est important. J'ai goûté un jour dans les corbières, un lièvre saignant sorti du four à peine à peine cuit et on sentait que les chasseurs qui étaient là consacraient cet instant le Willyran, un des plus grands plats, le plus grand plat de la cuisine française emblématique relâche le château de Versailles l'habite Clini le Montsaint-Michel, c'est l'oreiller de la belle Aurore de Bria Savarin qui regroupait à l'époque 25 gibers différents en jeen ai jamais goûté. Alors, nous irons ensemble chez Paul BCUS.

Il a le meilleur tablier. Il est le le meilleur qu'on y aille ensemble. Oui, on va y aller.

Bon, le gibier aujourd'hui, est-ce qu'il faut que les Français se réapproprient ? Bien sûr. D'abord, il y a il y a un problème.

Tout n'est pas toujours cher, mais c'est une viande. C'est une viande de telle qualité, il y a un tel message environnemental, naturel, culturel, il faut que les Français réapprennent à faire la cuisine ou dans la cuisine algebier et nutritionnelle si je peux me permettre parce que on est en plein dans les régimes protéinés. Là, vous êtes sur une viande naturellement riche en protéines mais aussi pauvre en matière grasse.

Alors, j'invite nos auditeurs à aller sur le site de la Fédération nationale de la chasse, la viande des gibiers, viande sauvage et durable. On a toutes on a tous les tous les éléments, toutes les vertus, les pourcentages, toutes les vertus nutritionnelles. Comment le préparer ?

Willy, faudrait faudrait presque le rembourser, le faire rembourser par la suronance. Docteur Shran, ce qu'il faudrait surtout et là je vais reprendre un petit peu ma grande gueule habituelle. Faudrait juste surtout que l'État comprenne un petit peu qu'un moment faut nous lâcher la grappe.

Aujourd'hui, c'est plus compliqué de manger un morceau de sanglier qui a été tué dans notre village que de manger un steak de de serre qui vient de Nouvelle-Zélande. Mais oui, aux principes de précaution à la française et aux normes sanitaires de la DGL qui nous étouffe littéralement et qui nous empêche de consommer notre gibier au nom du principe de précaution. On est arrivé à ce niveau-là.

Vous avez un allié de poids qui est Gérard Larch président. Oui, mais il a raison Gérard Larcher. On narrête pas de se battre là-dessus sauf que pour l'instant on est toujours au même point.

On reste on reste sur Sud Radio. Joël Dier, on va en parler. Olivier Touchard, vous restez avec nous.

On se retrouve dans quelques instants pour parler saveur du gibier et cette cuisine qui met en valeur nos territoires, nos paysages et la passion que l'on a à chasser en France. Midih 14h Sud Radio, la France dans tous ces États. Perico Leggas.

Vous êtes vous êtes en direct sur Sud Radio, en direct depuis le salon de la chasse, en direct du stand de la Fédération nationale des chasseurs présidé par par Lichran ici dans la terre solognote au cœur de au cœur de la France, au pays au pays des chasseurs parce que la Sologne c'est c'est Rabolio, c'est Maurice Jeunevois, ce sont ses souvenirs, cette histoire cette histoire de France qui qui s'écrit aussi dans les parties de chasse. Willyran, on va aborder des sujets un petit peu plus politiques, ceux qui ouvrent le débat dans ce pays. La chasse, elle reste au cœur de l'identité de nos campagnes quand même.

C'est une activité campagnard et les paysans ont souvent été de grands chasseurs. C'est eux qui, après les seigneurs, c'est eux qui ont montré la voix de la noble chasse, de la jolie chasse. Je pense qu'aujourd'hui la chasse va même plus loin.

Faut juste aller au Je vais au salon des mers comme vous Per quand je vois ces centaines par des fois ces milliers de mè qui viennent de nous dire heureusement que j'ai le monde de la chasse parce que c'est la dernière association du village qui reste. En fin de compte c'est au-delà de la chasse. C'est le dernier souvent le dernier lien social qui permet encore au maire d'avoir ce le mains qu'il faut pour distribuer le colis des vieux à Noël, d'organiser un loto ou un couscous ou un cassoulé ou un truc où on peut gagner un peu d'argent.

La fonction de la chasse aujourd'hui dépasse largement le simple fait de chasser, le simple fait de régulier. Il y a effectivement cette toile d'araignée à la fois sociale, culturelle et c'est un dernier rempart qu'on doit pas laisser partir. Si celui-là tombe, le reste tombera mais à une vitesse incroyable.

Willyan, comme je disais dans mon humeur, la chasse est bien le dernier lien qui rassemble des gens qui sont de la ville, de la culture urbaine, mais qui viennent chasser, ils comprennent ce qu'est la nature, ce que sont les paysages, ce que sont les territoires. C'est la chasse qui rassemble ces français qui ont des sensibilités différentes. Tout à fait.

Tout à fait. C'est ça, c'est cette mixité entre urbains et ruraux. C'est pas Je dis toujours la chasse, le monde rural ou la chasse dans le monde rural, c'est pas simplement vivre à la campagne, c'est un état d'esprit, c'est une ouverture d'esprit.

C'est encore respecter les différences, ne pas vous imposer par la violence tout ce qui nous oppose. Regardez les chasseurs, comment on est des fois traités. Est-ce qu'une fois il y a un chasseur qui a pété un câble et qui a fait une connerie ?

Jamais. On est des calmes, on est des gens modérés. On regarde tout ce qui se passe à la télé mais on est dans un monde encore je dirais un monde heureux heureusement donc il faut qu'on qu'on conserve tout ça.

Et l'on peut dire sans hésiter Willyr que lorsqueil y en a un qui respecte pas la règle du jeu et ben il est mis sur le côté. On lui vote les fesses et ça va vite. Et il y en a mais comme dans toutes les corporations mais je peux vous dire qu'on tri en interne et ça va vite.

Vous êtes peut-être plus sévère que les les gens de la classe politique entre eux quelque sur l'exigence. Alors pourquoi les écologistes qui nous parlent de nature, qui nous parlent d'environnement, qui nous parlent de vivant, on pourrait dire que le discours écologique, il est le même que le vôtre. Pourquoi ils vous en veulent autant ?

Non, je pense que il pas tous he pas tous. Bon, une grande partie quand même. J'ai pas grandchose pour relever le niveau à mes yeux.

Donc non, je pense que ils ont opté en fin de compte l'écologie politique aujourd'hui c'est une je je pense que c'est un des plus grands mensonge qu'on ait pu inventer. Effectivement, on vous crée une tension, on vous crée une anxiété, on vous on vous crée un besoin et nous on n jamais eu les problèmes dont on nous raconte. On nous parle de réchauffement climatique.

Oui, ça existe peut-être. On nous parle de site de biodiversité, mais tout ça, on le vit naturellement. Tout ça, on voit les problèmes, on est dedans.

Il y a des gens qui arrivent à monter un programme politique en foutant la trouille à tout le monde. En terme de choix énergétique, c'est une catastrophe absolue. Ils nous ont envoyé dans le mur.

Ça va ça va nous coûter des centaines de milli bien sûr. Mais là, on est en train mais on marche sur la tête dans tellement de domaines. Ouais, on découvre.

Mais effectivement donc le monde rural, je pense honnêtement n'a aucune leçon à recevoir. Que des mecs qui habitent dans une grande tour à Paris viennent m'expliquer comment moi je vais gérer la terre qui est la mienne qui m'appartient dans mon village. Bah celui-là il est pas il est pas encore né parce que là il va avoir ou un bureau de Bruxelles ou un bureau encore c'est pire un bureau de Bruxelles.

Mais vous avez raison Vico. Aujourd'hui, les normes qui régistent au monde rural, en fin de compte, vous l'avez très bien dit dans ce que vous avez expliqué tout à l'heure, c'est que dans votre billet d'humeur, on va dire, c'est qu'aujourd'hui, on a des lois pour le monde rural qui sont imaginées par des gens de la ville, voir 30 mecs à Bruxelles qui de toute façon sont payés pour avoir des idées, ce qui est le plus dangereux. D'ailleurs, c'est y a rien de plus dangereux qu'un compte un ordinateur qui s'emmerde parce qu'il faut il invente quelque chose, c'est comme ça qu'il paye son salaire.

Donc quand on lâche le mec, c'est une catastrophe. Il faut avoir ces gens-là à l'œil mais qui nous foutent la paix quoi. Quand ils viennent sur le terrain, on les prend quelquefois pour des missionnaires qui viennent évangéliser des populations à C'est c'est extraordinaire.

La veerie. Alors la vinerie c'est un des exercices de la chasse qui a un rituel, qui a un protocole. On est habillé, on sonne on sonne.

La trompe. Elle est très très au cœur d'une polémique parce qu'évidemment la lalie est un instant qui est considéré comme cruel par les protecteurs de des animaux. Pour autant, la vinerie, c'est un instant de la chasse qui fait partie aussi de ce patrimoine.

Je peux je ne peux pas comprendre ce qu'on reproche aujourd'hui à la chasse à cour à la veinerie. Une meute de chien qui court après un ser, quelle différence avec une meute de loup qui court après le même ser ? Je vais même aller plus loin.

Il y a pas une chasse qui est plus proche des réalités de la biodiversité ou de la relation entre prédateur et prédaté que la société de veinerie que la veinerie, la chasse à pardon. On éprouve un animal sur deux choses, ses capacités physiques et son sa faculté à raisonner. Celui qui je vais être brutal mais faut y être un moment, faut expliquer les choses.

C'est la je dirais c'est c'est la sélection naturelle Périco. Donc qui c'est qui meurt ? Le plus vieux ou le plus con ?

Et c'est tant mieux pour l'espèce et c'est comme ça qu'on progresse et quelquefois c'est les chasseurs qui perdent. 9 fois sur 10, c'est le chasseur qui perd et on le sait bien. Alors oui, parce que mais allons au bout des choses.

On est aujourd'hui dans une telle violence en France, dans une espèce de lutte des classes permanentes. Avoir de l'argent, c'est sale. Avoir une particule, c'est sale.

Être monté sur un cheval pour aller à la chasse, c'est sale, c'est affreux. C'est on est dans ce mondeel actuellement, dans cette violence là. On reproche aujourd'hui à cette chasse à cour simplement d'avoir été longtemps la chasse des rois.

Mais ça n'est plus le cas. C'est quand même la chasse la plus populaire de France puisqu'elle est suivie par 100000 non chasseurs tous les ans. Ah mais je connais des gens de d'origine très modeste qui se vêent, s'habillent et qui prennent un et qui prennent leurs pieds, qui sont heureux d'aller là-dedans et qui vont peut-être fréquenter.

Oui, mais il faut arrêter de penser que toute la noblesse française aujourd'hui, ce sont les seuls qui vont chasser à la cour. C'est ridicule d'imaginer ça. Il y en a et tant mieux.

Et nous sommes bien d'accord que le ser a plus de chance d'échapper à à la li que le taureau matador au toro. Oui oui dans les la Corida aussi mais c'est un autre débat. Alors il y a quelquefois des sujets qui fâchent bien entendu comme toute activité sportive en plein air avec des armes, il y a des accidents de chasse.

Est-ce qu'il y a des vrais chiffres ? Est-ce qu'il y a des chiffres qui sont abusifs ? Quels sont vos chiffres à vous ?

Non ce sont les mêmes. D'ailleurs, c'est c'est sont les mêmes que tout le monde puisque c'est l'UFB qui les publie. Euh l'année passée, on a eu en fin de compte quatre décès à la chasse uniquement entre chasseurs dont trois autoacidents des gens qui ont mal manipuler eux-mêmes leur armes ou qui ont glissé avec leur armes.

Faut juste juste imaginer qu'il y a une 30 40 ans c'était 50. Bon la moitié qui était pas chasseur. Accident vraiment de mortel.

Mortel non je parle que des mortels. Accident ou incident on va dire. 70 mort.

Voilà. Et maintenant on est à à 4. Voilà.

Le gilet orange a changé beaucoup de choses. Oui, le gilet orange a permis à beaucoup de gens de nous voir et puis petit à petit il s'est passé quelque chose d'intelligent, c'est que beaucoup d'autres usagers de la nature aujourd'hui le mettent également et ça c'est malin. Voilà comme ça on se voit tous et on est tous contents d'être là.

Après on a fait un très gros travail en interne. Vous disiez tout à l'heure Peréico, on a nettoyé aussi dans nos rangs. Il y a des mecs qui doivent pas.

Moi je respecte tout le monde. Je veux qu'on me respecte. Mais on a nous quelque chose sur nos épaules, c'est qu'en plus d'être dans la nature, même si on est chez nous, on a une arme dans les mains.

Donc on doit être exemplaire. Donc on doit travailler à ça pour tendre le plus vite possible vers le zéro accident. Et puis la régulation, il y a des gens qui n'aiment pas les flics mais quand il y a un cambriolage où on est attaqué, je suis content de les avoir et les gendarmes aussi.

Et moi je connais des gens qui disent les chasseurs sont des criminels et puis mais que font les chasseurs ? Ma propriété a été ravagée par ravagé. qui nage dans la piscine depuis dimanche matin.

E [rires] quand on a besoin d'eux, ils seront jamais là. He exactement ou alors quand on a eu un accident, un péicot 20000 collisions tous les ans actuellement avec des des animaux sauvages et des voitures. Cinquantaine de morts quand même, quelques centaines de gens qui garderont des séquelles suite à ces accidents.

Heureusement qu'on est là et et c'est gratuit rien en plus. Bon euh un permis de chasse à l'arc éventuellement. Oui, un permis de chasse à puis peut-être de pupiller les dégâts.

On est quand même déjà au boulot tout le temps, même si c'est une passion et même si même si pour nous certains diront que c'est récréatif peut-être, mais on sert quand même l'intérêt général, l'intérêt général. Il est quand même totalement anormal qu'on continue à payer les dégâts de des grands animaux, même sur les territoires, on mettra jamais un pied. Quand même le comble.

Donc l'héritage laissé par la chasse à la culture française est énorme. Il est réel et il faut le préserver. Il faut se battre pour et le transmettre.

Exactement. Alors justement voilà euh on va faire une petite pause et puis on va parler de la relève de cette jeunesse et quelquefois des jeunes femmes qui elles aussi n'hésitent pas à s'investir dans le monde de la chasse. Midih 14h Sud Radio, la France dans tous ces États.

Eric Legas Willyran, il faut de la relève les ch alors il y en a toujours eu à l'intérieur de famille mais il y a des nouvelles générations qui arrivent et quelquefois des candidats à la chasse des candidates qui arrivent dans des situations inattendues des jeunes femmes. Oui. Donc on voit un retour, c'est-à-dire que la chasse n'est plus perçue comme une activité masculine, virile, un peu agressif, mais comme j'allais dire plutôt une façon d'aimer la nature, d'aimer la nature et de et de et de s'y impliquer.

Exactement. Et on a on a quelques chiffres très significatifs. Il y a à peu près 3 % de femmes qui chassent aujourd'hui en France.

Mais à l'inscription du permis de chasser, on en a jamais autant puisque quasiment un/art des inscriptions aujourd'hui ce sont des femmes et ça ne fait qu'augmenter d'année en année. Donc ça veut dire que dans les années qui viennent, on va avoir un rééquilibrage très significatif entre les hommes et les femmes qui chassent. Et je pense même que c'est naturellement, ça va surprendre ce que je veux dire, mais c'est naturellement quelque chose, c'est une activité qui est vraiment fait d'abord et avant tout pour les femmes.

Voilà, quand je vois la passion dans leurs yeux, on les voit, on les fréquente, on chasse avec elle. Quand je vois la passion que peuvent avoir les femmes dans cette activité de de de chasser, ça ça m'interpelle énormément. Vous vous avez quelque chose de plus mesdames.

C'est évident. Je vois beaucoup d'hommes qui chassent pour chasser. Je n'ai jamais vu une femme qui chasse qui chasse pas que par passion mais vraiment de façon très très forte.

Mais elles vont en parler beaucoup mieux que moi dans quelques instants. Vous ne croyez pas si bien dire Wichran puisque nous avons en studio à nos côtés de chasseressin. Voilà, il y a toujours une exercice vocal. qu'il faut prononcer.

Merci d'avoir établi le mot chasseresse. Ça nous oblige nous. Voilà parce que chasseur c'est facile à dire mais chasseress il y a un petit effort un petit effort intellectuel.

Donc j'ai Camille la place, vous avez ans, je donne votre âge. Ingénieur hospitalière, famille de l'ambilie 23 ans, dessiné industrie industriel et présidente des jeunes chasseurs de côte d'Amort. Je commence chasseresses.

Chasseurs des chasseurs et des chasseresses. Voilà. Là aussi, est-ce que est-ce que est-ce qu'on peut fusionner les deux ?

Camille la place. Comment comment cette conversion ? parce que on s'est parlé au téléphone hier.

Bien sûr, on avait dit "J'étais pas prédestiné du tout à jour chassé et puis vous êtes tombé d parce que vous êtes tombé amoureuse de cette activité." Exactement. Ben moi je j'ai pas je suis pas née dans une famille de chasseurs.

Voilà, c'est c'est pas comme Obéx ce que je vous disais hier. J'ai découvert la chasse sur le tard. J'ai commencé à la sortie du Covid par chercher une activité qui me permettait d'être en extérieur, de me concentrer et c dans quelle région ?

Alors moi j'habitais à Fontainebleau à l'époque. Bon alors déjà vous étiez dans un environnement qui ben quand même qui les chasses royales de Fontainebine étaient célèbre mais pour autant vous n'étiez pas dans les connaissais pas du tout. J'étais Bell Fontaine mais sans pour autant savoir qu'il y avait de la chasse.

J'ai commencé par le Baltraap et forcément au baltraap, j'ai rencontré des chasseurs qui m'ont dit "Attends, tu es en forêt de Fontainebleau puis le baltraap et cetera et peut-être il y a un lien tu devrais commencer et tu devrais au moins t'intéresser." Et donc et ben c'est les les chasses là-bas sont gérées en grande partie par l'ONF. J'ai contacté l'ONF qui m'a vu un peu comme une extraterrestre parce que bon vous arrivez à l'âge que j'avais.

Tuétais pas habitué exactement mais j'ai été extrêmement bien accueillie, faut vraiment le dire et on m'a fait découvrir, je suis allée directement dans la traque et là vous découvrez la forêt d'une façon complètement différente immersion complète. Voilà des rencontres avec les animaux que vous ne faites jamais. Autrement en fait vous ne pouvez pas les rencontrer et les croiser d'une autre façon que à travers la chasse de cette façonlà.

Et puis un jour vous quittez l'Île-de-France, vous allez vous allez sur les bords de la Méditerranée, revolotte. Il y a aussi des chasseurs là-bas. Oui, il y a des chasseurs à tel point que vous vous en mariez un, c'est extraordinaire. [rires] Voilà, je suis actuellement dans le Var euh et bon, les chasses sont très différentes d'ailleurs.

Enfin, il y a des chasses dans le Var, des chasses traditionnelles. Et en fait, je me suis passionnée de cette chasseel là, enfin de toutes les chasses en fait. J'ai voulu découvrir découvrir un maximum toutes les typologies de chasses qui pouvaient exister.

Je compare souvent la chasse avec le vin et le fromage si vous voulez. une région, une chasse et euh et euh et c'est très très plaisant à découvrir peu importe l'endroit où vous êtes. Qui n'a pas lu la gloire de mon père avait la chassevel ?

J'ai j'ai épousé un petit panel du roi de la perderie royale la Barartavelle. Voilà et j'en ai j'en ai goûté une fois dans ma vie, je peux vous dire c'est assez exceptionnel. Fanny de l'ambilie.

Alors vous vous êtes allé dans la chasse mais en plus vous avez décidé de prendre des responsabilités, j'allais dire sociales et politiques en président jeunes chasseurs et chasseresses des côtes d'armor en Bretagne. On chasse en Bretagne aussi ? Oui, on chasse en Bretagne.

Mes parents mes parents qu'on pêche en Bretagne surtout hein. Voilà. Il y a pas que le Omomar, la langouste et la coquille Saint-Jacques.

Il y a quoi d'ailleurs justement comme gib Il y a la bécasse, le pays de la bécasse. Je chasse pas la bécasse mais je chasse le grand gibier. [grognement] Euh je chasse le ser et et le sanglier, le chevreuil en battu et à chasse à cour aussi.

Et dans dans l'argoat, dans la Bretagne intérieure plutôt dans l'argoat dans la Bretagne intérieure, vous savez la Bretagne, il y a l'armor Oui. Plus en oui, plus en centre Bretagne. Bretagne en forêt donc forêt de la forêt de la Noé euh plus dans les côtes d'armor du coup comme je suis dans les côtes d'armor bien sûr.

Et à l'inverse de Camille, moi mes parents chassent mais ils chassent au petit gibier et donc euh donc je connais la chasse depuis toute petite. Et j'ai commencé à m à m'intéresser à la chasse vraiment quand j'ai découvert la chasse au grand gibier et le fait de voir des animaux vraiment des sangliers des sterres aller en forêt parce que du coup mes parents chass en communal et on chasse vraiment que dans des petits bois des petites vallées et aller en forêt vraiment c'est quelque chose qui m'a beaucoup plu voir des animaux et cetera parce que la chasse à cour c'est plus c'est plus de l'observation on va dire. Alors, par quel bia êtes-vous devenu présidente surtout de cet ?

On vous a désigné comme ça par votre par votre engouement, par votre ferveur. Euh oui. Bah à vrai dire, la l'association des jeunes chasseurs des côtes d'armor, c'est une association qui existe depuis un moment, depuis 2006, il me semble et avec le Covid en fait, elle a été mis elle a été mise en en sommeil et donc du coup, on m'a contacté pour pour reprendre l'association.

Donc du coup, on a on a repris l'association avec une dizaine de jeunes chasseurs et donc et donc du coup voilà, ça fait un an un an et demi que l'association existe et on fait des chasses des jeunes, des soirées brames, on organise aussi des voyages. Donc là, on a été en mort et Moselle cette année. On a fait un échange avec une autre association de jeunes chasseurs Olivier Touchard, la venaison, elles viennent partout en France.

On a la chasse à la en Provence, on a la chasse en Bretagne. C'est un c'est une carte géographique la véison française. Alors oui, c'est exactement ça.

Et puis bah ça permet de répondre à un vrai besoin de la part des consommateurs qui recherchent des produits locaux. Donc effectivement en fonction ben du gibier, vous allez pouvoir trouver votre gibier à côté juste à côté de chez vous. C'est ça l'intérêt de la structuration de cette filière, c'est quand vous allez chez votre bucher, vous trouvez du sanglier, vous trouvez même du petit gibier, du lièvre qui peut venir de quelques kilomètres simplement aux alentours et qui n'a pas traversé l'hémisphère.

Le label marque, venaison gibier de France, est-ce qu'il nous apprend à cuisiner ? Est-ce qu'il y a des recettes qui sont qui sont proposées ? Parce que si on se lance et qu'on a pas l'habitude, on a toujours un peu peur quand on a quand on a un faisant ouou un lièvre, voyez.

Alors plus fort s'il y a cuissau de jugillé faut cuissau de juger faut l'apprendre à faut prendre à l'élaborer. Vous avez raison ça fait partie des freins. Il y a le goût fort et il y a la difficulté à le cuisiner.

Et ben tout simplement quand vous allez sur le site de la Fédération nationale des chasseurs ou sur le site JB de France, vous allez trouver des recettes. Et quel est l'enjeu ? Et bien finalement c'est de trouver des recettes qui soient simples et aussi des recettes qui permettent de désaisonnaliser la consommation.

C'est-à-dire que là, nous sommes au mois de juin et bien quand vous faites un bras zéro, et bien l'idée c'est de pouvoir mettre du gibier sur votre bras zéro accompagné d'asperge comme on en propose là sur le stand aujourd'hui. Et il y a plein d'autres recettes comme ça extrêmement simple. Un dos de biche ou de chevreuil aller-retour 4 minutes sur chaque face au bras zéro.

Qu'est-ce qu'il y a de plus simple que ça ? J'ai goûté des côtelettes de chevreuil l'an dernier sur de la braise de serment de vigne Valdeoire. C'était quand même un grand instant.

Willyran, souvenir d'enfance. On a là deux deux jeunes femmes qui se sont lancées. C'est venu comment chez vous ?

Vous vous souvenez de votre première partie de chasse ? J'ai l'impression que ça a démarré dans le berceau. Peut-être dans le ventre de ma mère.

Donc voilà. Mais je alors je suis plus âgé hein qu'elle bien évidemment. Beaucoup s'agit. s'agit.

Oui, mais je je venais d'un monde de la d'un monde rural et d'un monde de la campagne où dans le fond soit tu choisissais la chasse, soit tu choisissais la pêche ou tu choisissais le football, c'est à peu près tout ce qu'il y avait au village et souvent tu prenais les trois d'ailleurs. Donc voilà, un peu chasseur, un peu pêcheur et un peu football. Donc c'est tellement quelque chose qui fait partie de ma vie, c'est tellement profond.

Je n'ai pas de souvenir sans chasse. Pascal m'a dit qu'elle tirait au vin le petit plomb pour le canard. Votre premier Je suis sûr qu'il y avait du 16.

Je parle de je parle de calibre de de premier lapin avec le 16 de papier. Bon rouler un peu de cul lev un peu entre les oreilles. Bouff, il m'a fait un cumulé magnifique.

Je m'en rappellerai toute ma vie. Évidemment qu'on n'oublie pas. Ça vous fait du ça vous donne du bon au cœur de savoir que ces deux jeunes femmes vous rejoignent.

Oui, ça ça me donne du bon au cœur et quand je vois d'ailleurs la situation actuelle et et et les dernières études qu'on a fait au niveau de l'ipsos et quand je vois que ces valeurs redeviennent à la mode, quand je vois qu'il y a 20 % des Français aujourd'hui qui s'interrogent sur le fait d'intégrer ou au moins de découvrir la chasse, quand on voit qu'il y a 7 % des Français actuellement au dernier sondage Ipsos qui souhaiteraient devenir chasseurs. Mais il y a 10 ans, il y a 5 ans en arrière, on aurait même pas imaginé ça. Ça veut dire qu'on a quand même quelque chose qui est moderne, qui est attractif, qui donne envie aux gens.

Voilà, aller à la chasse, tuer quelques pièces de Gilier, les manifier, les manger comme le dit Olivier depuis tout à l'heure et tout ça dans le bonheur et la rigolade avec les copains. Olivier sur le label, est-ce qu'on pourra mettre le nom Jibi prélevé par Camille Laplace, gibier prélevé par de [rires] pour donner plus de d'humanité, de relief que pour assurer non, on n'est pas on n'est pas des gens qui massacrent, on est des gens qui sont dans une activité culturelle. En tout cas, ce qu'on pourra mettre sur le label, c'est que par exemple, il s'agit d'un gibier de France de Bretagne ou un gibier de France du du Var ou quelque chose comme ça.

Je vous disais qu'on allait on allait s'approcher de l'appellation d'origine. Les terroirs et les terroirs c'est extrêmement important les terroirs français. Et peut-être pour faire le lien avec ce qui est dit, c'est que c'est aussi une façon la viande de gibier, la cuisine, de parler de la chasse autrement, différemment avec des nonchasseurs.

Et ben c'est ce qu'on fait aujourd'hui ici sur le stand de la Fédération nationale de la chasse de France au Gamef de la Von de la Mebevron avec avec vousichran. On fait une petite pause et on continue parler de chasse peut-être avec avec une représentante de la classe politique française. Allez, on y va.

Midih 14h Sud Radio, la France dans tous ces états. Pericolégas. Nous sommes toujours en direct du stand de la Fédération nationale de la chasse au Gfer de Lambon Bevron au cœur de la Sologne, autour de la table des personnalités éminentes, nous poursuivons cet échange chénégétique, ce débat autour de la chasse qui a été tout à fait convivial et et fraternel et pourtant on a évacué aucun débat ni des sujets qui fâchent.

Je continue un petit peu parce que quand même le sujet de la venaison, vous comprenez que moi j'ai quand même une sensibilité particulière et puis quand on rencontre Lévier Touchard et Joël Dentu, on a envie de les entendre davantage. Joël Dentu, chef au cheval blanc à y voir le Maron à la sortie de la Motebron. Vous êtes vraiment le régional de l'étape.

Vous êtes un enfant du pays et vous mettez ce patrimoine en valeur. Vous allez chercher dans la terre de France ses couleurs et ses saveurs et vous les restituez dans l'assiette comme un poème, comme une symphonie du terroir et de notre géographie. Joël dentu quand on va chez Olivier Touchard chercher une volaille simple comment quand on n'est pas un grand cuisinier on peut le mettre en valeur comment on on peut élaborer gibier une recette sologne simple une recette sologne simple par exemple sur un sur un sur un perdreau ou un faisant un voilà on va on va passer on était à poil on va passer à plume maintenant sur un faisant donc on peut le traiter exactement comme un poulet une volaille bien la brider bien la brider la faire retir en en cocotte en cocotte en ce moment on a les giroles donc avec des giroles mettre quelques petits des petits oignons blancs on l' fait un peu doré quand même dans le beurre on la retourne un petit peu comme ça voilà un peu de l'art de colonata ça donne quand même un peu de on va rester sur du l'art français nous avons d'excellents cochons en France j'adore le l de colon et nous restons patriotes quand il s'agit du cochon n'est-ce pas surtout avec Marion qui est à côté de moi si on va chercher du colonat Voilà. [rires] Et après donc quand votre volaille a votre gibier a bien commencé à retir, vous ajoutez les giroles.

Vous ajoutez les giroles et vous vous mettez comme ça à cuire tout doucement pendant 3 qu4 d'heure parce que surtout pas trop cuire, faut pas trop cuire le le le gibier parce que la viande sinon pour pas qu'elle sèche elle sécherait. Bien l'arroser. Bien l'arroser.

Et donc après vous avez votre jus, vous décantez vos vous enlevez vos giroles, vous laissez réduire votre jus, vous montez au beurre et vous avez une recette qui est toute simple sur un voilà à un prix tout à fait accessible. N pas touchard. Le faisant, c'est parce qu'il coûte plus cher.

Et vous parliez vous parliez d'arroser Joël Dentu, mais on peut aussi l'arroser au moment qu'on est qu'on est à table avec un peu de vin de vin lancé ou de voilà ou un ou un cheverni ou un cheverni. On va rester dans le local. On va rester dans local [rires] cher venis avec l'issue du gamet ou du cabernet France.

La France offre toutes les toutes les possibilités d'associer nos plats du terroir avec notre patrimoine viticle. C'est l'âme française qui vivent là. Quand je vous écoute, la France est grande, la France est noble, elle rassemble tout le monde et même la chasse qui est un sujet souvent de Discord finalement Willyrad peut-être un sujet de rassemblement en Suis persuadé.

Marion Maréchal, merci d'avoir accepté notre invitation. Merci à vous. Bonjour.

Euh nous ne manquons nous ne manquions pas de jeunes femmes parce qu'il y avait deux chasseresses qui sont venues avant expliquer leur conversion. Euh, vous représentez un instant de la politique française. On s'est dit qu'une jeune fille comme vous est soucieuse de ne pas contrarier les gens qui vous disent la chasse violent, on tue.

Et pourtant, vous assumez votre votre passion pour la chasse. Êtes-vous chasseresse vous-même ? Alors, j'assume totalement parce que je n'ai pas le le plaisir d'être chasseresse.

Bien que ce soit ça fasse partie des objectifs de l'un de mes objectifs de vie de passer un jour mon permis mais j'ai plutôt un blocage de temps. Mais je suis dans un environnement de chasseur. J'ai de très nombreux amis chasseurs.

Mes frères sont chasseurs. J'ai moi-même participé à plusieurs fois à des chasses petit gibier, gibier d'eau. Et je dois dire que je vois là un combat pour moi d'ordre civilisationnel, pas seulement économique, pas seulement écologique.

Il s'agit de là de notre rapport à la terre, au terroir, aux vivants, aux écosystèmes, aux traditions, au patrimoine et matériel aussi que sont les chasses traditionnelles et et face et bien aujourd'hui à la France Tasti Crusti et Master Poulet de Bali Bagayoko, voilà, j'y vois une fois de plus une œuvre civilisationnelle à défendre. Vous remarquerez que c'est un maire socialiste qui se bat aussi contre Master Poulet à Saint-toi Oui, il est bien seul d'ailleurs et persécuté par les siens, il faut bien le dire. Voilà. et son voisin s'est déclaré président de la République celui de de Clichi.

Voyez donc ça m 54 candidat à l'élection présidentielle aujourd'hui on a du mal à suivre. Marian Maréchal, est-ce que les polémiques suscitées par la chasse et clivage au sein du débat politique vous désolent ? Oui, il me désole parce que je pense que la chasse devrait être au contraire un sujet de rassemblement parce que derrière évidemment l'activité de la chasse, il y a aussi des milliers d'heures de bénévolats invisibles justement au service de l'étude de nos écosystèmes, de la préservation de nos écosystèmes, notamment de nos zones humides, de l'entretien des chemins ruraux qui disparaissent par centaines de kilomètres depuis maintenant des des décennies.

Et sans cela, les écologistes n'auraient plus grand chose à défendre. Voilà. Sauf que eux ne le savent pas parce qu'aujourd'hui l'écologie telle que portée par les verts, c'est une écologie urbaine déconnectée, bourgeoise. [grognement] Euh voilà.

Et surtout ce qu'ils ne connaissent pas, ce qu'ils ne voi pas, c'est que la chasse, c'est aussi un lien social pour quiconque a fréquenté à participer à des chasses. C'est un moment de camaraderie, c'est un moment entre gens bon vivant qui aiment la vie, qui aime les plaisirs de la table et c'est aussi ça être français, il me semble. Vous dites que c'est un sujet de rassemblement national.

Bah ça devrait ça devrait et en tout cas ce dont je me félicite en tout cas à mon niveau au Parlement européen où je siège aujourd'hui c'est que les écolos pour le coup ont perdu de leur magistère moral. On obtient petit à petit un certain nombre de victoires. Tout n'est pas satisfaisant mais le déclassement du loup en est une.

Le fait que nous ayons pu sortir justement les chiens de chasse de cette fameuse directive sur le bien-être animal qui était nouveau tsunami de normes qui pouvaient s'abattre sur eux. Le fait que nous sommes en place d'obtenir également un assouplissement du caludrier sur l'interdiction du plomb, bon bah démontre qu'aujourd'hui la coalition des droites au Parlement européen obtient des résultats et c'est heureux pour nos chasseurs. Alors on parlait de rassemblement national justement il y en est un que vous connaissez bien, vous avez une tente célèbre qui le qui l'anime, qui le porte.

Vous en avez fait partie. Ça reste de vos amis. On les a senti quelquefois plus prudents sur la chasse, plus mitigé, plus timoré.

Pourtant, il y a de grands chasseurs au front au Front National, au Rassemblement national. Ben écoutez, vous avez raison de me permettre. D'où parles-tu camarade ?

Et bien je parle de la coalition du corps national puisque je suis moi avec mon mouvement identité liberté allié du Rassemblement national et de l'UDR d'Éric Siotti. Je soutiens la candidature du Rassemblement national et c'est vrai que mon l'une de mes ambitions dans dans le cadre de cette coalition, c'est de porter justement la voie des chasseurs et plus largement de la ruralité pour qu'elle influe sur la campagne présidentielle, qu'elle soit un des sujets de la campagne, qu'elle existe bien sûr dans le programme présidentiel défendu par le corps national, ce qui sera le cas. Euh et par ailleurs évidemment que nous obtenons des avancées euh au lendemain d'une éventuelle victoire, notamment le fait de sortir de la chasse la chasse pardon de de du ministère de la transition écologique pour l'intégrer en fait à un grand ministère de la ruralité, de l'agriculture, des forêts et des littoraux, ce qui m'a apparaîtrait beaucoup plus euh en phase finalement avec la réalité de cette pratique.

Assurez-moi que ce n'est pas une posture électoraliste et que ce sont vraiment des convictions qui vous habitent quand vous défendez pas. Écoutez, je crois que vous pourrez m'accorder quelque chose, c'est qu'aujourd'hui défendre la chasse pour certains n'est pas toujours très populaire. Oui, mais ça vote les chasseurs il pèse lourd dans le Ils ont fait 5 % monsieur Saintj monsieur Saintj.

Mais mais vous vous savez, je on en r mais je pense que aujourd'hui le désintérêt voir le mépris que suscite le monde de la chasse et plus largement de la ruralité, c'est aussi un me semble-t-il un cynique calcul électoral de la part de nos dirigeants qui se dit de toute façon les chasseurs se réduisent comme pot de chagrin. Si on continue comme ça d'ici 2040, on en perdra 500000. les agriculteurs se réduisent comme pot de chagrin.

Donc finalement, bon, c'est un électorat qui nous désintéresse. Mais moi je je vois pas ça d'un point de vue numérique. Une fois de plus, je vois ça d'un point de vue civilisationnel.

Euh et donc quand on défend l'identité française, bah on peut passer à côté de l'identité euh bah de nos territoires ruraux qui passent par la chasse. Je veux dire, on n'est pas tous des enfants de Gaza, on est surtout et avant tout tous des descendants de chasseurs. Willam euh Willyran, vous avez été vous avez exercé une tentative électorale pour les européennes.

Vous avez été local, je l'ai rappelé de comme une flamande. Vous acceptez l'arrivée de Marian Maréchal dans votre club, dans votre Elle est la bienvenue, elle est la bienvenue. Je pense qu'elle a au sein au sein du mouvement du Rassemblement national, c'est quelqu'un qui a beaucoup de sincérité dans sa prise de position pour le monde de la chasse.

Donc elle a évidemment tout mon soutien et on l'accueille bien volontiers d'ailleurs aujourd'hui sur notre stand pour discuter de tout ça. La difficulté qu'on a politiquement, c'est que on a des amis partout et on a des ennemis partout et dans tous les partis. Et il y a le le monde rural a mis beaucoup d'espoir à travers à travers ce que vous représentez Marion.

Euh j'espère que je sais que vous ne le ferez pas mais que ils ne seront pas déçus parce que au sein de vos mouvements, il y a aussi des pensées qui sont très en opposition d'un point de vue animaliste, d'un point de vue écologique. Aujourd'hui, avec ce que nous sommes, on a des élus de territoire qui sont très proches de nous et qui sont chez vous, on l'entend. Et on a aussi des fois une direction, c'est peut-être d'ailleurs pour ça que vous n'êtes pas tout à fait dans cette direction et je vous en félicite.

On a une direction qui des fois tergiverse tergiver sur vous parlez de chasse traditionnelle euh la direction du parti a toujours été hésitante sur le terme chasse traditionnelle a toujours été hésitante sur la chasse à cours. Je dis que ce n'est pas vous hein, je le redis. Vous avez toujours été très clair donc c'est pour ça que vous avez votre place à cette table et vous l'aurez toujours.

Mais il y a un moment il faudra qu'on clarifie. Et ce que je demanderais d'ailleurs au candidat l'élection présidentielle en 10 points, c'est simplement de clarifier et on verra effectivement je m'entiens. Alors qu'il puisse y avoir des sensibilités différentes dans les partis, ce serait ridicule que de le nier.

Voilà. D'autant plus les partis sont grands, plus évidemment les sensibilités diverses. Mais je regarde quand même après la la réalité des actes posés.

Et moi ce que je constate, c'est que jamais dans le programme présidentiel porté jusqu'ici par le Rassemblement national, et ce sera pas le cas ce coup-ci non plus, vous trouverez par exemple l'interdiction de la chasse à cours ou autre interdiction de chasse traditionnelle. Moi lorsque j'étais encore député du Front National à l'époque, j'avais ardemment défendu la chasse à glu avec le soutien de ma direction et je vois absolument voilà absolument sublime circonscription et par ailleurs, je vois aujourd'hui ce qui est fait au Parlement européen et avec mes collègues du Rassemblement national et notre groupe de de CR, nous sommes aujourd'hui en train de travailler sur les directives oiseaux et habitat justement pour obtenir un assouplissement mais même avec mes collègues du rassemblement et on fait ce travail là maintenant j'ai envie de vous dire c'est à celui qui donnera le plus de voix et de compter sur moi pour que ma voix soit plus forte que les autres. [rires] Willy pour finir Oui.

Les chasseurs sont tous des patriotes sans jeu de mot. Sûr. Ah mais c'est évident.

Est-ce que les chasseurs sont dans l'arc républicain ? Bien évidemment, ils sont même au centre des valeurs de cet arc républicain. Alors vive la République et vive la France et vive la Fédération de la chasse qui nous accueille aujourd'hui à partir bientôt.

Nous reviendrons. Nous reviendrons et nous continuerons à débattre sur cette belle question. Merci à tous.

À demain sur Sud Radio. Vous restez avec nous.