Pascale Piera : «Le système est en voie de clochardisation»
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 50 %Défensif 10 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:00Invité politiqueFait
« Vous savez pourquoi aujourd'hui vous avez finalement très peu d'interpellations qui se traduisent par très peu de garde à ? Mais tout simplement parce que vous n'avez pas de locaux de garde à vue. »
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« parce que quand on a interpellé la semaine dernière, il y avait pas assez d'OPJ dans les commissariats pour monter les procédures. »
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« par la suite, il y a pas assez de magistrats pour faire face aux comparutions immédiates. »
- 0:00Invité politiqueFait
« Donc vous avez un système qui est en voie de clochardisation. »
- 0:36Invité politiqueFait
« La réalité, c'est qu'aujourd'hui, indépendamment des émeutes, chaque Français aujourd'hui peut faire le constat de ce qu'il n'a plus la même vie qu'avant. »
- 1:21Invité politiqueFait
« il est complètement incroyable que quelqu'un qui soit pris dans des émeutes en train de voler soit traité comme un voleur simple qui a volé trois paires de chaussettes à Décathlon. »
- 2:01Invité politiqueChiffre
« la Macronie nous en avait promis 15000 plus 18000 plus 3000 d'ailleurs aujourd'hui on en est même pas à 6000. »
- 2:01Invité politiquePromesse
« il va falloir passer à ça. Il faut des peines de prison, monsieur Pro, des peines de prison qui soient exécutoires tout de suite »
Temps de parole
- Pascale Piera100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Vous savez pourquoi aujourd'hui vous avez finalement très peu d'interpellations qui se traduisent par très peu de garde à ? Mais tout simplement parce que vous n'avez pas de locaux de garde à vue. Tout simplement parce que quand on a interpellé la semaine dernière, il y avait pas assez d'OPJ dans les commissariats pour monter les procédures. Tout simplement parce que par la suite, il y a pas assez de magistrats pour faire face aux comparutions immédiates. Donc vous avez un système qui est en voie de clochardisation. Et ce qui aggrave la situation véritablement, c'est le biais idéologique qui s'est installé depuis quelques temps.
C'est-à-dire les Français, ces Français-là, qui n'ouvrent pas encore les yeux. Mais je vous rassure, je crois qu'aujourd'hui une majorité de Français ouvrent les yeux. La réalité vient taper à leurs volets. La réalité, c'est quoi monsieur ? La réalité, c'est qu'aujourd'hui, indépendamment des émeutes, chaque Français aujourd'hui peut faire le constat de ce qu'il n'a plus la même vie qu'avant. Hmm. Il ne peut plus sortir aux mêmes heures. Il craint quand ses enfants sortent. Les jeunes femmes font attention à elles. Je défie un Français de me dire aujourd'hui que sa vie n'a pas changé depuis 10 ans. Et ça, c'est le curseur.
En face de ça, vous avez une justice dans laquelle 70 % des Français n'ont plus confiance. Bon. Donc le chantier est absolument colossal. Et c'est pour ça qu'il va avoir il va il il va appeler à un sursaut pénal véritablement. Le sursaut pénal, ça va être évidemment euh des peines planchers pour un certain nombre d'infractions. Enfin, il est complètement incroyable que quelqu'un qui soit pris dans des émeutes en train de voler soit traité comme un voleur simple qui a volé trois paires de chaussettes à Décathlon. Ça, ça n'est pas possible. Parce que quand on participe à une émeute, même si on vient voler une paire une paire de chaussettes, on participe à un mouvement Attention.
collectif de désordre. Et ça, les peines planchers y répondront. Alors, avec évidemment les aménagements constitutionnels qui s'imposent, évidemment, parce qu'on peut pas faire de miracle non plus. Mais là, maintenant, il va falloir passer à ça. Il faut des peines de prison, monsieur Pro, des peines de prison qui soient exécutoires tout de suite ça ça signifie un grand chantier de place de prison. Je vous rappelle ici que la Macronie nous en avait promis 15000 plus 18000 plus 3000 d'ailleurs aujourd'hui on en est même pas à 6000. Voyez voyez cette faillite.
Dans ce pays, il y a une inhibition peut-être judiciaire en tout cas psychologique à passer le pas de se dire maintenant c'est tolérance zéro pour un certain nombre de choses.
Pascale Piera