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Podcast / conversationLCI (sur YouTube)· 18 septembre 2026 51 minAutoproduitPortrait personnelSécuritéInstitutions & électionsJusticeSolidarités & famille

DOCUMENT LCI EXCLUSIF - Dans l'enfer de Beauvau, face à la colère de la rue : 7 ministres témoignent

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 10 %Défensif 60 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 5:28Fait
    « Lorsque je franchis la porte avec ces huissiers, il y a toute une série de responsables du ministère de l'intérieur, patron des services de police et de renseignement. »
  • 8:21Fait
    « On a traversé ensemble des crises. On est resté très solidaire et je le garde avec Christophe Castaner une relation d'amitié très sincère. »
  • 14:54Fait
    « Un ministre de l'intérieur doit être sur le terrain. Entre ce qu'il dit et ce qu'il fait, il doit y avoir l'épaisseur d'une feuille de papier. »
  • 16:20Fait
    « Le seul truc que vous n'avez pas à maîtriser, c'est l'ordre public. C'est une manifestation. »
  • 19:18Fait
    « Lorsque ce drame est survenu, mon obsession était que nous sachions le plus vite possible les circonstances réelles de ce drame. »
  • 21:17Fait
    « Le 17 novembre, on a effectivement ces mouvements qui démarrent. Blocage sur les ronds-points, barrage filtrant et un signe distinctif, le gilet jaune. »
  • 24:12Fait
    « On se souvient tous de ces images de véhicules qui brûlaient pendant de longues minutes sans intervention policière. »
  • 28:27Promesse
    « J'ai donné instruction à nos forces notamment de déclencher les caméras piétons. »
  • 29:12Fait
    « Face à ce mouvement inédit, Christophe Castaner assume sa stratégie. Les très à gauche et les très à droite vont dire que j'ai mal géré ça. »
  • 36:25Fait
    « Nous avons fait une double faute, une faute de communication incontestable ce soir-là et une faute d'organisation. »
  • 40:54Promesse
    « On éclairait par le haut et on pouvait les avoir. Par ailleurs, on faisait venir des caméras pour avoir des preuves lorsqu'on les déférait à la justice. »
  • 41:37Fait
    « Vous en avez assez hein. Vous avez assez de cette bande de racaille. Bon, on va vous en débarrasser. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

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Le ministère de l'intérieur ici pour les ministres, c'est un enfer. Il se passe toujours plein de trucs. Rien ne vous est épargné à Bovau. C'est un ministère où on est sans arrêt sous tension. En permanence en alerte, le ministre de l'intérieur affronte les crises majeures de la France. Révélation, confidence, ces figures politiques nous dévoilent les coulisses de leur passage à Beauvo. L'arent du ministre de l'intérieur, c'est l' public. Avec ce niveau de violence qu'on a connu, c'était des temps de pression absolument dingues. On n' pas dormi une nuit complète pendant toutes ces semaines. Tous en sont conscients, la fonction implique de lourdes responsabilités. Quand je rentre dans la cour de la place Bobo, là je sens réellement le poids.

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Première mission du ministre de l'intérieur, assurer la protection des citoyens et le maintien de l'ordre. Vous conduisez des femmes et des hommes qui risquent leur vie. Ça nécessite un engagement de 150 %. S'il y a quelque chose à dire, tu viens le dire. Dérapage bavure. Ils n'ont pas le droit à l'erreur. Il faut encaisser et rendre compte. On est seul à assumer, ça c'est sûr. 25 ans à Bovau. Sepres de l'intérieur racontent les moments forts de leur mandat. Plongé dans l'enfer de Beauaveau face à la colère de la rue.

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Presque caché au fond de la place Beauaveau, dans les beaux quartiers du centre de Paris, derrière ces grilles, un petit hôtel particulier, un haut lieu du pouvoir. C'est ici que siège le ministre de l'intérieur.

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En aur une tout à l'heure, hein. Je fais le rendez-vous de passation de pouvoir avec Daniel Vaillant, socialiste, mais un homme sympathique humainement. Et j'ai été servi par le fait que succédant au socialistes, c'était vraiment pas difficile. J'ai pas de mérite parce que franchement c'est plus facile de leur succéder que pour mes successeurs de faire le travail après. Nicolas Sarkozi, ancien ministre du budget devient ministre de l'intérieur après la réélection de Jacques Chirac. J'étais très heureux mais j'ai pas tellement la religion des lieux. Moi, je suis quelqu'un qui aime faire. Je pense qu'au ministère de l'intérieur, le risque pour un ministre, c'est d'être un

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peu écrasé par le poids de ce ministère et donc de le subir plutôt que de le conduire. Mais je trouvais que c'était l'endroit le plus intéressant pour mettre en action des idées que j'avais, pour produire des résultats et pour changer la vie des Français. La première chose que j'ai demandé en rentrant dans le bureau, c'est de savoir si la cheminée marchait, si on pouvait l'utiliser. Les rares moments, on peut être un peu calme et apaisé. Le feu de bois dans la cheminée avec le bureau de combates et sur le petit jardin du ministère. C'est un élément important. Oui.

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Après Nicolas Sarkozi, les ministres de l'intérieur se succèdent jusqu'en 2012. Alternance politique, un gouvernement socialiste arrive au pouvoir avec le président François Hollande. Manuel Vals, peu connu du grand public avant la campagne présidentielle est propulsée à Bovau. Je sais en rentrant franchissant les grilles de Bouvo que je viens de prendre une sacrée responsabilité. Messieurs les ministres, s'il vous plaît.

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Je rentre dans le ministère qui a incarné, qui a porté, qui a créé d'une certaine manière dans l'époque moderne George Clémenceau. Euh donc oui, ça évidemment je le sens. Je me dis "Oh [ __ ] mais qu'as-tu fait Euh pendant quelques secondes, quelques minutes avant de saluer Claude Guan, mon prédécesseur qui m'attend pour la passation de pouvoir, je me dis là c'est lourd, est-ce que tu n'as pas brûlé les étapes ? C'est mon premier poste ministériel. Est-ce que ça n'est pas allé trop vite ? Je me ressaisis très vite mais il y a la part du doute. Monsieur le ministre, merci pour vos mots. Ma priorité, c'est de

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démontrer que la gauche qui revient au pouvoir, il s'est beaucoup bâti à tort de mon point de vue en grande partie, mais c'est ainsi contre Nicolas Sarkozy, l'antisarkozisme qui nous a fait gagner la la feuille de route du président de la République de François Hollande, c'est qu'il n'y a aucune faiblesse en matière de sécurité, en matière de lutte contre la violence et la et la délinquence. Et c'est ça ce que je dois incarner. C'est pour ça qu'on a parlé de moi de Sarkozy gauche. Au bout de 2 ans, Bernard Casneuve prend le relais et quitte le ministère du budget dans un contexte de fortes menaces terroristes et de radicalisation

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dans les manifestations. Lorsque j'arrive Place Beauaveau, je suis animé essentiellement par sentiment qui s'empare de moi à peine la grille de la place B franchi. Ce sentiment c'est nous allons avoir des ennuis. Lorsque je franchis la porte avec ces huissiers, il y a toute une série de responsables du ministère de l'intérieur, patron des services de police et de renseignement. Je sais votre exigence et celle du président de la République qu'au moment où vous me proposez d'accéder à cette responsabilité. Tu regardes cette galerie de portrait et

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je me dis mais quels sont les noms que le grand public aura retenu ? Moi j'aime la galerie de portrait au ministère de l'intérieur mais comme dans tous les ministères, c'est que quand vous descendez de l'appartement et que vous allez au bureau, vous passez devant la galerie de portrait et si vous réfléchissez 2 secondes, vous vous dites que vous n'êtes vous aussi que de passage et que du coup votre responsabilité c'est celle de préserver les Français et de préserver la fonction du ministère. 2 ans après Bernard Casneuve, sous la présidence d'Emmanuel Macron, un proche du chef de l'État est nommé au ministère de l'intérieur, Christophe Castaner, qui succède à Gérard Colomb. Au moment d'accepter cette proposition, on s'interroge. On s'interroge sur la responsabilité qui est celle du ministre

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de l'intérieur. On s'interroge sur la capacité à assumer cette fonction. Et très vite, on se rassure. On se rassure parce que ce ministère est à la tête de 300000 femmes, hommes totalement engagées, totalement dévoué. Alors ma passation était particulière parce que je l'ai faite avec Édard Philippe avec lequel j'avais d'abord c'est le premier ministre mais en plus une proximité personnelle. Monsieur le ministre, monsieur le secrétaire d'État, mesdames et messieurs, le Premier ministre vient d'assurer l'intérim après la démission de Gérard Colomb, le seul à avoir quitté Bovau contre l' vie dans l'histoire de la 5e République. Christophe Castaner reprend le flambeau. Le poste est alors vacant depuis 2 semaines du jamais vu. Euh ben au fond,

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ces 15 jours ont laissé installer un doute sur ma capacité à connaître le sujet euh et et moins un peu fragilisé. Une impression renforcée par la nomination de Laurent Nouz comme secrétaire d'État, un haut fonctionnaire du ministère de l'intérieur. Certains commentaires qui ont eu lieu quand Laurent Nounz et moi avons été nommé à Bourau, c'était non mais on a adjoint quelqu'un qui s'y connaît à un hyper politique. C'est arrivé très rarement dans l'histoire de de de la 5e République que il y ait un un ministre délégué auprès du ministre qui soit en plus en charge et qui s'occupe en plus des questions de sécurité. Laurent est beaucoup plus que ça et il a été avec moi mon mon égal dans la

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fonction avec son champ de compéten avec mon champ de compéten et on s'est complété. On a traversé ensemble des crises. On est resté très solidaire et je le garde avec Christophe Castaner une relation d'amitié très sincère. Le duo laisse la place à Gérald d'Armanin. C'est lui qui restera le plus longtemps à la tête du ministère de l'intérieur. Plus de 4 ans à Bova un record. Quand on a cette passation de pouvoir, on arrive dans la on arrive par la grille et vous êtes tout seul dans la foule ou voilà quelques secondes après vous êtes en poste. C'est il y a pas de transition particulière. Euh vous sentez une forme de gravité très importante, je pense.

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C'est un petit ministère en fait. L'hôtel du du ministre, il est petit, il est en angossé, il est il est contraint par l'architecture. Euh on se fait une idée d'un grand ministère très espacé, très démonstratif et ça départ et je me rappelle d'avoir été un un peu bon pas déçu, mais d'avoir beaucoup du coup considéré que comme quand on lit un livre et qu'on voir un film après, c'est pas aussi bien qu'on avait imaginé. Je mesure l'honneur qui m'est fait par le président de la République et par le premier ministre et la grande responsabilité qu'il me confie. Alors, je me rappelle du petit message que j'ai mis sur les réseaux sociaux par contre, c'est que pour moi, le petitfils

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de combattant algérien, le fils d'une femme de ménage, j'avais même pas 40 ans. Euh oui, je pense que c'était pour moi un signe incroyable que la République avait été extrêmement généreuse et que tout était possible. Successeur de Gérald Armanin, Bruno Retaillot, une figure montante des républicains. Il doit vrité à l'Assemblée nationale. Monsieur le ministre de l'intérieur, cher Bruno Rota je suis très concentré mais en même temps déterminé et curieusement à aucun moment je me suis senti écrasé bien que la cour de Bova est une cour très fermée. Peut-être un peu d'inquiétude, je me suis dit "Mais tu t'es mis dans quel drap

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Euh c'est pas la fonction qui me faisait peur, c'est les conditions politiques parce que je savais parfaitement que les conditions étaient impossibles puisque nous n'avions pas d'arithmétique favorable, n'avions pas de majorité à l'Assemblée nationale. Et moi, je suis parlementaire à l'époque, j'étais depuis quelques années président du groupe principal au Sénat majoritaire. Donc je sais ce que cela signifie en terme de contrainte.

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Monsieur le ministre, cher Gérald, ces débuts de mandat sont toujours des moments solennels où chaque phrase est scrutée de près. La politique de la majorité nationale avec trois priorités, vous les retiendrez facilement. La première, rétablir l'ordre. La deè rétablir l'ordre, la trè rétablir l'ordre. Le passage de thème qui était pas très agréable avec Bruno Rota. Et je pense que le message de l'ordre de l'ordre de l'ordre, il a dû vite comprendre qu'en fait il avait touché le cœur des policiers des gendarmes qui depuis des années de l'ordre de l'ordre de l'ordre et c'est difficile. J'avais préparé comment dirais-je une trame de discours parce que j'ai l'habitude de faire des discours plutôt sans note. Gérald

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Darmanain, mon prédécesseur s'exprimait avant moi et donc je m'étais laissé la liberté éventuellement de pouvoir lui répondre aussi. cette phrase, cette répétition en fait qui était voulue m'est arrivé pendant le discours et la solennité de l'instant, les hommes et les femmes que j'avais devant moi qui sont des hommes et des femmes au service de la France, cette formule condensait finalement la le sens et la mission que j'avais à Bouveau. Au bout d'un an, Bruno Retaillot doit laisser la place. Laurent Nouz revient. L'ancien secrétaire d'État qui connaît bien les rouages de Beauaveau est maintenant ministre de l'intérieur. Bruno Rotaillot va passer le flambeau et donc on a passé une demi-heure tris qu4

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d'heure ensemble à évoquer les dossiers d'actualité, l'état d'avancement, les priorités, les dates à pas manquer.

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Évidemment, comme j'étais au fonctionnaire de la maison et notamment préfet de police qui passe quand même beaucoup de temps ici au cabinet du du ministre, c'était un peu plus facile, peut-être un peu plus rapide, mais le la passation, c'est vraiment ça. Moi, évidemment, je les ai poursuivis avec mon style, avec quelques inflexions évidemment qui n'ont échappé à personne. Sa mission, garantir l'ordre et protéger la population. Mais à chaque instant, tout peut le ministre de l'intérieur doit aussi gérer les manifestations, lutter contre le terrorisme, le trafic de stupéfiant et l'immigration irrégulière. Toutes les nuits, il y a énormément de de choses. Mais ce qui se réveille, il regarde déjà ce qui s'est passé dans la nuit, les faits importants, pas

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important. Et puis il y a il y a la vie courante hein. Il y a forcément la lutte contre la délinquence, la lutte contre le trafic de de stupéfiant, la la prévention des actions terroristes. Il y a tout le reste hein. Quand il y a une crise, il y a tout le reste. On tient le coup ben parce que ici c'est un on fonctionne en permanence sur l'adrénaline. Si vous êtes fatigué, faut mieux pas aller au ministère de l'intérieur. au ministère de l'intérieur. C'est pas qu'il faut être dynamique, c'est pas qu'il faut être réactif, c'est qu'il faut l'être à chaque nanose parce que vous avez en charge la sécurité des Français. Bonjour à tous, vous êtes à la tête de troupe. Vous avez déjà fait la réunion et dans ma conception des choses, le chef est devant et pas derrière.

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Il est à la tête des pompiers, des gendarmes et des policiers. Souvent à peine nommé, le ministre va à leur rencontre. C'est quasiment un passage obligé. Chirak m'appelle un lundi du mois de mai. Je pense être en place le mardi, quelque chose comme ça. Mardi après-midi, je décide de faire la tour de passer la nuit dans les commissats de police pour créer un choc de confiance. Je suis désolé, je suis pas d'image. J'étais assis à côté du président de la République Jacques Chirac. Il me dit "Qu'est-ce que c'est que ces histoires ?" Quelles histoires ? Il paraît que tu as passé la lui dehors dans les commissaires de police. Oui. Maintenant tu arrêtes, tu te consacres à

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tes dossiers, tu vas pas sur le terrain. Je rentre au ministère et je dis à mes collaborateurs, cette semaine, toutes les nuits, on sera sur le terrain. Un ministre de l'intérieur doit être sur le terrain. Entre ce qu'il dit et ce qu'il fait, il doit y avoir l'épaisseur d'une feuille de papier. Bonjour, vous êtes déjà là ? Il faut que je bouge, il faut que je sois sur le terrain et ça se voit puisque je me déplace deux ou trois fois par semaine. La CD travaille très bien Martinique, il faut être présent sur le terrain et pour démontrer que la gauche n'a aucune faiblesse dans ce domaine là, et bien il faut saturer l'espace. Je me suis tout de suite tené comme priorité

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d'aller au contact des hommes et des femmes de Beauaveau, gendarme, policiers, sapeur pompiers. préfa. Il y avait la pluie mais voyez, je l'ai comme oublié aujourd'hui pour me concentrer vraiment sur ce que le message que j'avais apporté. C'est comme si tout mon parcours s'était condensé, mais surtout j'ai passé un an de service militaire et je suis officier de réserve et j'ai appris à commander les hommes. C'est quelque chose que j'avais appris à faire mais qui me correspondait au plus profond de moi. Moi, je suis très très fier de euh je voudrais tellement que nos compatriotes connaissent le métier de policier de gendarme. Depuis des années, l'un des plus grands

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défis pour le ministre de l'intérieur, gérer les manifestations. Me dit il y a un sujet qui est peut-être le plus dangereux, c'est la question de la maîtrise de l'ordre public. Le seul truc que vous n'avez pas à maîtriser, c'est l'ordre public. C'est une manifestation. À chaque mobilisation, la responsabilité de Beauaveau est engagée.

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Je en parlerai toujours, je suis d'ailleurs un dimanche à un spectacle parce que ça me ça m'arrive. Je suis sorti de ce spectacle parce que il y a eu des incidents place de l'étoile où les escadrons de gendarmerie notamment ont dû utiliser des gaz lacrymogène pour disperser un centre de personnes. Il a toute une polémique sur on a gazé entre guillemets des familles, des mamans, des enfants qui manifestaient légitimement contre le mariage pour tous. La loi Tobira est vivement contestée. Plusieurs centaines de milliers de personnes sont mobilisées contre le mariage homosexuel

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avec des enfants dans le cortège un castetê pour les forces de l'ordre. On se retrouve très vite avec des manifestations difficiles, compliquées en matière de gestion, notamment à Paris bien sûr et et avec des familles. Je vois très bien ce qu'il y a derrière, c'estàd de la droite extrême ou de l'extrême droite ou de l'ultrooite ou la droite très très catholique avec des modes y compris de de manifestation plutôt plutôt nouveau, plutôt moderne qui précisément vise à à gommer toute toute toute extrême en faire quelque chose de plutôt populaire d'autre que

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mais je je vois bien que il faut faire très attention.

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Le maintien de l'ordre, c'est une c'est c'est une date très très haut risque car entre les instructions que vous donnez et ce qui se produit pour des raisons qui tiennent à des fautes qui peuvent être commises par les services dans lequel de opérateur. Parfois le pire se produit des victimes parmi les manifestants. Je pense euh aux conditions dans lesquelles Réy Fres a perdu la vie dans une opération de de maintien de l'ordre à Syvin. J'avais passé une grande partie de la nuit envoyé des messages en disant attention j'ai des instructions de pondération dans l'usage de la force de modération.

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Malgré ces consignes, une grenade offensive lancée par un gendarme provoque la mort de Réy Fres, 21 ans, au barrage de Svince. L'État sera reconnu responsable par la suite. Lorsque ce drame est survenu, mon obsession était que nous sachions le plus vite possible les circonstances réelles de ce drame de sorte que je puisse aller à la rencontre de la famille en assumant la responsabilité qui était celle de l'État si elle devait être établie.

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J'aurais dû parfois sortir de ma pudeur, de ma réserve pour exprimer dans des circonstances qu'il justifier ce qui était mon émotion. J'adresserai une à la famille et je prendrai des dispositions et notamment l'interdiction de l'utilisation dans les opérations de maintien d'ordre des grenades offensives. Je je réformerai les modalités des opérations de maintien de l'ordre en tirant les enseignements de ce qui s'est produit. Les manifestations contre la loi travail marquent un tournant dans la radicalisation.

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Des groupes souvent habillés de noir et masqués affrontent les forces de l'ordre. Ceux qui envahissent ces manifestations avec la volonté non pas de faire prévaloir une cause ou un slogan mais la volonté de casser. Ils commettent des violences de plus en plus incontestables et de plus en plus dangereuses pour l'intégrité physique des forces de l'ordre. Et vous pouvez pas non plus dire aux forces de l'ordre laissez-vous massacrer. Donc il faut proportionnalité dans l'usage de la force. On essaie de contenir tout cela pour faire en sorte que le droit de manifester ne soit pas remis en cause. À la fin, il y a des black qui se mêlent au au vrais manifestants et les mauvaises images et les sont pour la police et pour gendarmerie. Droit de manifester, droit constitutionnel

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une bienvure peut arriver. Les manifestations deviennent de plus en plus des événements à haut risque. Donc on savait dans les services de renseignement, on se disait il se passe quelque chose. Voilà. Bon et donc le le 17 novembre, on a effectivement ces mouvements qui démarrent. Blocage sur les ronds-points, barrage filtrant et un signe distinctif, le gilet jaune. Le gilet, le gilet, il est là, il est là. Ah, faut qu'il le mett, ça coûte rien de le mettre. Mais non mais elle peut faire l'effort, on se calme, on se calme. Elle peut faire l'effort, elle peut passer la dame, elle ne met ses pass. Ça fait 2 he qu' elle a cassé et c'est

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comme ça qu'on va aller aux accidents. Ce qui a mis le feu aux poudre, la taxe carbone sur le carburant, mais pas seulement. On aurait pu sentir que le sujet de la ruralité sous deux volets, celui du prix de l'essence et celui des 80 km était un sujet de colère qui risquait d'exploser. Euh et au fond, on l'a pas suffisamment mesuré. J'ai les souvenirs euh du président m'interrogeant en me disant je crois qu'il faut que je contrearbitre Édouard Philippe euh sur les 80 km/h. Et à l'époque, je lui ai donné je pense un mauvais conseil, je lui dit "Tu ne peux pas le faire ?" Parce qu'Edard Philippe s'est prononcé sur les 80 kmh en s'y engageant totalement d' que c'est la première grosse partition individuelle qu'il a joué depuis qu'il est à

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Matignon. Tu le mets à poil. Rapidement, les premiers incidents surviennent. C'est dans la matinée où vient le premier décès sur un rond-point de quelqu'un qui craque et qui renverse un manifestant et premier mort. Il est 10h30 du matin et et on en appelle d'ailleurs immédiatement nos forces de sécurité pour dire sécuriser au maximum les ronds-points parce que les gens se mettent en risque sur des ronds-points sans aucune mesure de prévention routière. Quo si vous filtrez que vous libérez au moins une voix sur le viaduc, on sera bon. D'accord. Si vous bloquez complètement, l'unité de force mobile sera engagée d'ici 30 minutes. Vous me laisser 2 secondes. Allez-y.

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Un défi sans précédent, le début d'une série de manifestations tous les weekends pendant des mois. La première surprise, c'est qu'elle dure et que les ronds-points ne sont pas occupés le samedi. Ils sont occupés le dimanche, le lundi avec peu de monde aussi. Puis ensuite viendra la violence. Puis il a le 1er décembre et le 8 décembre qui sont des c'est là où le mouvement atteint une intensité assez assez forte. D'ailleurs, dès le matin vers 7h45 avec Laurent Nounz, on monte inspecter le dispositif et on arrive à l'approche du rond-point des Champs-Élysées et on voit déjà juste quelques centaines de manifestants qui sont là, mais extrêmement violents, extrêmement virulents

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et on en parle avec Laurent et on s'inquiète déjà de de cette situation. On se souvient tous de ces images de véhicules qui brûlaient pendant de longues minutes sans intervention policière ou même de sapeur pompier. À Paris, les gilets jaunes choisissent un lieu emblématique pour se faire entendre les Champs-Élysées dans les quartiers chic près du pouvoir. Dans l'histoire de l'ordre public, on refuse toujours les manifestations sur les Champs-Élysées et il y a une pression forte au fond. Comme c'est la province qui venait à Paris se venger, c'était un peu ça aussi la mécanique des gilets jaunes. Le symbole c'était les Champs-Élysées. La vraie difficulté c'est que les manifestants ne sont pas venus sur les

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Champs-Élysées. Ils sont restés à l'extérieur du dispositif et le dispositif était figé et donc n'a pas fonctionné en cela. Des individus violents vont jusqu'à forcer l'accès à l'Arche et saccager les lieux. Ce jour-là, les forces de l'ordre semblent complètement dépassées. La multiplicité des fronts dans Paris, c'était le scénario que redoutait la préfecture de police. C'est ce qui s'est passé. Est-ce que vous avez été débordé ? Écoutez, d'abord les forces de l'ordre, ce sont des femmes et des hommes. Aujourd'hui, nous avions 66000 policiers, gendarmes, forces de sécurité mobilisé partout en France. C'est la quasi totalité. Mais il y a une stratégie, une stratégie gérée par des professionnels du désordre, des professionnels de la casse qui effectivement a fait que ils ont éclaté

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les sites d'intervention et nos forces de l'ordre ont à certain moment derrière eux. Choc à Bovau, confronté à une nouvelle forme de mobilisation.

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Il y a eu la gestion du maintien l'ord qui a été extrêmement compliqué avec des groupes mobiles très disparates, pas d'organisateur. On n pas l'habitude de ces manifestations sans organisateurs, sans structure et des groupes assez disparates un peu partout qui ont commis énormément des actions.

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Il fallait être présent partout et d'ailleurs y compris dans des villes qui étaient pas du tout les villes auqu on était la violence du plus envelé par exemple qui un sujet sur lequel personne ne s'attendait à ce qu'il y ait une telle violence avec la volonté de brûler la préfecture le soir la première chose qu'on se dit c'est il faut revoir notre schéma de l'ordre public et on a revu tout le dispositif de de maintien de l'ordre pour lui donner beaucoup plus de mobilité et et donc du coup c'est un dispositif où dès qu'il y a un noyau qui forme de black buckle ou autre, on y va, on le pénètre, on interpelle et on neutralise ce mouvement. Aujourd'hui encore, on vit sur ce changement de doctrine, cette mobilité, cette capacité à à à à être dans la réaction.

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La menace est telle que du matériel qu'on avait pas vu depuis des années et déployé comme c'est blindé de la gendarmerie. Les véhicules blindés à roue de la gendarmerie seront aussi mobilisés. Ce n'est pas l'armée, ce ne sont pas des chars. Ce sont des moyens spécialisés de la gendarmerie nationale. L'ensemble des forces de l'ordre est mobilisée, y compris des équipes qui ne sont pas entraînées au maintien de l'ordre. Une prise de risque aux graves conséquences. Dans l'urgence, on a été à faire des choix qui étaient pas forcément les plus préparés par rapport parle de la capacité de nos forces mais que c'est certainement les seuls pour éviter que les institutions soient attaquées, les

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commerces soient brûlés, détruits et au fond nous soyons protégés. Par contre, il y a eu des blessés et des blessés graves. Il y a eu deux types de blessés. les mains arrachées. Ce sont des manifestants qui prennent notamment les glits qui étaient des grenades explosives mais dans un geste de violence contre les policiers. Je suis le ministre qui a interdit l'aiglis. Il y a eu une autre forme que celle des tirs de LBD. J'ai donné instruction à nos forces notamment de déclencher les caméras piétons. On m'a expliqué au ministère de l'intérieur que ça ne servait à rien parce que les caméras piéton risquaient de ne rien montrer. Je le savais. Je savais qu'elle risquait de rien montrer mais que l'auteur du tir quand il doit d'abord déclencher la caméra piéton

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avant de tirer, il prend le temps de réfléchir. Ces caméras que portent les policiers font rapidement la différence. On a une baisse du tir qui sont tous référencés de près de 90 %. Au total, plus de 2500 blessés sont recensés par le ministère de l'intérieur parmi les manifestants. 15500 au sein des forces de l'ordre et ça a duré très très longtemps. Donc effectivement un sentiment de spirale sans fin. Les chaînes infos avaient abandonné le suivi. Donc on en parlait plus. Bah Laurent et moi tous les samedis matins, nous étions dans les sous-sols euh du ministère pour préparer au mieux le mouvement continue parce que de toute façon, il n'y avait pas de vraie revendication dans le mouvement des gilets jeunes et il n'y a pas

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d'interlocuteur avec lequel négocier. Face à ce mouvement inédit, Christophe Castaner assume sa stratégie. Les très à gauche et les très à droite vont dire que j'ai mal géré ça. Le fait d'avoir su gérer le mouvement des gilets jaunes avec 55000 manifestations non déclarées et avec énormément de risqu énormément de violence sans qu'il y ait de mort du fait des interventions directes de force de sécurité intérieure. Je pense que c'est une fierté et je pense que d'autres ministres peut-être trop agité qui aurait trop lâché la bride sur leur administration aurait pu vivre des moments beaucoup plus dramatiques. Sur fond de crise des gilets jaunes

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survient une polémique des images fuites qui montrent Christophe Castaner ivre en soirée. je suis sorti une soirée d'anniversaire et et et le sujet euh de cette sortie euh et l'emballement qui a connu certainement un regret parce que j'ai affaibli la fonction vite rattrapé par l'autorité qui était celle de de de mon activité ensuite. Mais mais voilà donc ça ça c'est un regret du registre personnel par rapport au respect que j'ai sur la fonction. Un ministre de l'intérieur est toujours sous les projecteurs. Ah ben alors, tu as répondu parce que monsieur Bonjour. Vous allez bien ? Ouais, très bien. Et à tout moment se dire que mise inter peut pas faire une bêtise, ne peut pas être bourré dans un bar, ne peut pas

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manger en terrasse avec ses amis, ne peut parce que il est regardé et et j'ai une fois été au théâtre où j'ai eu le malheur de dire que j'avais bien aimé la pièce de théâtre. C'était le soir où la petite Tola a été assassinée, personne ne le savait. Et le lendemain, on m'a dit "Mais qu'est-ce qu'il faisait au théâtre ?" Bon, je je vous ne vivez plus. Donc à la fin, moi j'ai appris Miss Iné de rester simplement à mon bureau. Un style, un type de communication se forge parfois malgré eux. De quoi vous avez besoin ? On a 2 mois de saison, on travaille pas. Le fait qu'on m'ait appelé le premier

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clic de France ne m'a jamais gêné et ne m'a pas blessé. Bien au contraire, c'était une fierté. Vous avez la chance de travailler avec je ne sais pas combien en a avec 1500 policiers, 100000 gendarmes, 250000 pompiers. Vous êtes à la tête de troupe. Et quand on dit "Ah oui, c'est l'époque d'une grande énergie mais ça me fait de la peine pour certains de mes successeurs et puis après il y a du hasard. Par exemple, je pars de chez moi, euh c'est mon premier grand déplacement à Marseille. Il pleut, c'est le déluge à Marseille et et mon épouse de l'époque me donne c'est impère blanc que j'avais acheté mais je honnêtement je ne pense pas du tout à l'effet

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communication. Et le soir même dans les guignoles où je crois j'apparais pour la première fois, c'est avec l'impère blanc. Oui, c'est resté. C'estàd alors une forme de voilà d'incarnation de rigidité aussi sur le style. Je pense qu'il est empreint d'humilité, de modestie, de travail et de de du minimum de com à coup de menton. Soigner son image, ne pas montrer de signes de faiblesse parce que le spectre des crises précédentes plane toujours sur beau les gilets jaunes, rien n' été réglé et malheureusement je l'avais en tête hein. Et quand on est à Bavau de toute façon,

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on a en tête le pire, les attentats des des mouvements qui pourraient là aussi dégénérer comme celui des des gilets jaunes. Donc je le craignais bien sûr, je le craignais et je me souviens très bien en début du mois de septembre quand j'ai vu notamment sur des réseaux sociaux ces consignes bloquont tout arrivé, je me suis dit peut-être queil y aura un moment donné de bascule. Un mouvement social, ça part mais on sait jamais quelle est la bascule. Ça ça peut se refroidir ou ça peut s'enflammer. Même méthode, une colère qui monte sur internet et un appel à bloquer le pays. Le rendez-vous est donné. Le ministère de l'intérieur est obligé de se préparer. Bien, bonsoir messieurs dames. Nous venons de terminer à l'instant

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une nouvelle réunion de la cellule interministérielle de crise. Là, j'ai donné des instructions très claires au préfet, aux policiers, aux gendarmes, aux CRS et aux gendarmes mobiles d'être justement agile, de ne plus accepter de se faire insulter, de ne plus accepter de recevoir des pafets et au contraire d'aller au contact. Je sais que beaucoup de mes prédécesseurs euh n'osaient pas donner cette consigne parce que aller au contact, c'est évidemment prendre des risques, c'est prendre le risque bah voilà, quand on répond à la violence, c'est prendre le risque que il y a un dérapage. Mais moi, je ne voulais pas tolérer ces violences là. Sur les images, sur les écrans, on voyait des forces de l'ordre qui recevaient soit des injures, mais souvent euh des

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projectiles et qui répondaient et qui repostaient. et et on a d'ailleurs euh réussi à à prendre à intercepter à interpeller des dizaines et des dizaines de ces violents et ça fonctionnait. Bloquant tout, il y a rien eu de bloqué. Le maintien de l'ordre, un défi même lors d'événements festifs ou sportifs. Le soir de la finale de la Ligue des Champions, Real Madrid Liverpool au Stade de France, rien ne va se dérouler comme prévu. Par le plus grand des hasards, je revenais du Nord. par l'autoroute hein pour aller au Stade de France pour la première fois en peut-être 25 ans d'aller-retour quasi hebdomadaire entre Tourp et Paris, j'ai été bloqué sur l'autoroute très en amont. Du coup, même

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la voiture de Mint ne peut pas passer ce qui n'arrive jamais. Et c'est moi qui ai prévenu mon directeur de cabinet, c'est moi qui ai prévenu préfet de police qui avait un problème au Stade de France parce qu'on pouvait on n jamais bloqué 80 km avant le Stade de France et mon officier de sécurité me dit il y a des fights entre supporters sur les aires d'autoroute proche du Stade de France. Busculade, intrusion, mouvement de foule. Aux abords du stade, le match vire au cauchemar. Le coup d'envoi prend plus de 30 minutes de retard. Connaissant un peu le football puisque j'étais arbitre pendant 15 ans, un match qui ne commence pas à l'heure de la Ligue des Champions qui plus une finale, j'y voyais une difficulté mais je la connaissais pas à l'époque. Je suis très

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énervé par le fait que personne ne me renseigne, que tout le monde allait retrouver ça normal que le match commence en retard, qu' y a des fights sur l'autoroute et là je demande de monter au PC sécurité. On me dit "Mais c'est normal, j'en veux à personne, hein, c'est de ma faute. Bah c'est les anglais, regardez les images et puis on voit des anglais en train de d'essayer de passer euh et je n'ai pas encore la nouvelle euh des euh attaques très nombreuses qui ont eu lieu contre les supporters anglais et contre les familles en général de délinquence. Et Rasia qui a eu de délinquence. Vrai, faux billet, impossible de faire le tri. Les grilles du stade sont fermées provoquant l'indignation des supporters. On a des tickets, vous le voyez bien. Géral Darrmanin se justifie depuis les

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tribunes. Sur les réseaux sociaux, il accuse les britanniques sans billet de tenter de forcer l'accès. Je fais ce que tout le monde demande évidemment de réagir et c'est ça le problème, c'est qu'il faut apprendre à ne pas réagir quand on demande de réagir. Et euh nous avons fait une double faute, une faute de communication incontestable ce soir-là et une faute d'organisation. Nous étions tellement omnibulés par les houliganes et la tradition britannique des houliganes que nous avons mis des CRS et des gendarmes mobile avec leurs équipements lourds. Et en fait le danger n'est pas venu des houliganes qui depuis un certain temps n'existe plus en Angleterre mais venait la délinquence d'appropriation comme disent des policiers, c'est-à-dire des gens qui viennent piquer votre portefeuille,

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votre téléphone de nos propres banlieux. Et au lieu de mettre des gens en basket de la BAC qui courent en civil pour attraper les personnes, on a mis des CRS qui étaient incapables de protéger les personnes. D'ailleurs, je me suis excusé auprès des anglais et auprès de la ville de Liverpool. Je peux comprendre que ça les ait profondément touché et choqué. que l'une des erreurs du Stade de France c'est que nous avons eu cette finale de Ligue des Champions au dernier moment. Elle devait avoir lieu en Russie et donc j'en ai ti à conclusion que fo du monde de rugby et jeux il fallait les organiser quand même très très en amont avec beaucoup de détails. Tout en me réjouissant qu'il n'y a pas eu de mort au stade de France, il aurait pu en avoir. Euh c'est une faillite de l'organisation

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du ministère de l'intérieur. Pas que le ministère de l'intérieur. La RATP est aussi en partie responsable parce que une des raisons, c'est sans doute aussi les diverses pannes qu'on a connu ce soir-là. Mais évidemment c'est vermis qu'on se se regarder puis au Stade de France lui-même et la Fédération de football puisque il y a pas de billet électronique donc des fraudes plus faciles mais euh le premier responsable c'est le ministère de l'intérieur et et donc le ministre de l'intérieur. Autre finale de la Ligue des Champions, mais cette fois-ci c'est le Parissagermain qui affronte l'Inter Milanpion. Et pour la première fois de son histoire, le club parisien l'emporte. C'est une séquence qui nous surprend un peu.

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C'était du sport, c'était une victoire et la victoire et donc la fête se transforme justement dans des scènes de violence insupportables. Parfois, c'est l'embrasement avec l'impression de perdre le contrôle. Alors les émeutes c'est un peu à part parce que les émeutes c'était pas des manifestants, c'était des délinquants et donc là le rapport de force il est favorable dans l'opinion publique au policier au gendarme. La France connaît des émeutes sans précédent en novembre 2005. Plus de 3 semaines de chaos dans les banlieux. Bravo ! Avec le directeur général de la police de l'époque Michel Godin. On n'a pas dormi une nuit complète pendant toutes ces semaine. Deux adolescents Zed et Bouna, rentrent

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d'une partie de football. Il s'approche d'un chantier. Un riverin soupçonne un vol et appelle la police. Les deux jeunes se réfugient dans un local électrique. Il y avait des événements malheureux et dramatiques avec ces deux jeunes mineurs qui meurent dans le transformateur électrique. Il y avait écrit danger de mort ne rentrez pas. La police les poursuivait, il rentre dedans, il meurent, c'est dramatique. Là, les émeutes ne commence pas immédiatement là, mais c'est un et une fois que c'est parti, c'était parti et pendant 3 semaines et demi, on a vécu l'enfer.

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La colère se répand dans toute la France et semble impossible à canaliser.

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Je décide de faire rentrer les hélicoptères de la sécurité civile et de la police dans la bagarre en les équipant de projecteurs qui éclairaient comme en plein jour l'espace d'un terrain de football. Parce que tous ces voyx, c'est pas de la police dont ils ont peur, c'est de la lumière. Jacques Chirac me l'avait d'ailleurs reproché en me disant qu'est-ce qui se passe si un hélicoptère tombe sur une cité ? Je dis "J'en ai besoin parce qu'on mettait l'hélicoptère avec l'éclairage et des fonctionnaires de police des bacs qui sont des gens que j'apprécie beaucoup les brigades anticriminalité très courageuses comme ça on éclairait par le haut et on pouvait les avoir. Par ailleurs, on

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faisait venir des caméras pour avoir des preuves lorsqu'on les déférait à la justice. Et ça nous a permis de sortir de de cet enfer qui a eu un retentissement mondial. puisqu'on avait des nuits, on avait jusqu'à 2000 voitures, pas toutes les nuits mais quand même 2000 voitures brûlées. Si on vous dans la rue, c'est couvre feu. L'opposition crie au scandale, reproche au ministres d'avoir attisé la colère dans les banlieux. Précédemment, Nicolas Sarkozy avait provoqué la polémique avec des déclarations choc, notamment à Argenteuil.

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Vous en avez assez hein. Vous avez assez de cette bande de racaille. Bon, on va vous en débarrasser. Honte sur ceux qui en ont été choqué. Il se trouve que j'étais à cette époque-là dans une banlieu difficile où on avait passé toute la nuit à reprendre le contrôle face à des bandes de voyou. Moi-même, j'avais été obligé bloqué dans un dans le commissat de police de la ville, Argenteuil et sur l'Esplanade. Euh, pendant 2h, je sors du commissat de police vers 3h du matin et je dis maintenant, on va aller se promener dans la ville pour bien montrer que c'est pas les voyou qui tiendront le

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haut du pavé. Ça sentait les gars lacrymogène. Il y avait eu des affrontements. Et alors que j'arrivais sur l'esplanade, au premier étage, une dame d'origine maghrébine, elle il se trouve que ça se voyait, m'interpelle et dit "Monsieur Sarkozi, débarrassez-nous de cette tracaille." C'était son vocabulaire. Je lui réponds "Oui, on va vous débarrasser de cette racaille." En quoi choquant ? C'est choquant pour les prétentieux, c'est choquant pour les snobs. On va faire que ces quartiers puissent vivre, que les gens qui travaillent et qui se lèvent tôt le matin puissent vivre sans avoir la vie empoisonnée par les voyoux.

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Toute la gauche explique que cette crise est d à mes déclarations. C'est je parle du carcher en juillet, 5 mois après ça explose en octobre. C'est de ma faute, un truc fantastique. Il fallait y penser. Le carcher, un terme utilisé dans ce quartier populaire de la Courneuve lors d'un déplacement. La violence du mot avait frappé l'opinion publique. Je vais cette foisci à la cité des 4000, un endroit très difficile mais très difficile. Un gamin de 10 ans qui lavait la voiture de son père prend une balle dans la tête. C'est

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normal ça en France ? Une balle dans la tête. Et donc je dis je vais aller dans la cité des 4000 présenter mes condoléances à cette famille. Je rentre dans dans l'appartement. Je peux m'entretenir avec le père, mère, c'est bouleversant. Vos collègues m'attendent. Qu'est-ce que vous leur avez dit ? Ils m'ont tous dit "C'était pas des riches, c'était pas des gens aisés. Débarrassez-nous de de ces gens, on n'en peut plus." J'ai dit oui, on va passer leur le carcher. Ça voulait dire qu'on allait travailler en profondeur et c'est dans ces conditions qu'on a créé les gir les groupements

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qui mettaient le fisque, la douane, les services fiscaux, la police, la gendarmerie, la justice pour aller en profondeur. Si vous voulez la paix dans les banlieux, je vous donner un secret. Vous laissez les trafiquants de drogue tranquille, ils font régner la paix. On les a tapé tellement dur qu'ils ont paniqué et que pour nous mettre dehors, ils ont suscité la révolte des banlieux. N'empêche, il est des mots qui marquent et qui sont repris contestés lors d'autres épisodes de violence. Rien ne peut excuser. Rien. qu'on tire sur des policiers, qu'on tire sur les forces de l'ordre et qu'on brûle les équipements publics. Moi, je dialogue,

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je suis pas venu insulter, pas venu pour qu'on passe au carchè ce quartier. Le souvenir des émeutes de 2005 ressurgit une vingtaine d'années plus tard à la mort de Naël, un jeune homme de 17 ans tué d'une balle tirée à bout portant par un policier à l'issue d'une course poursuite après un refus d'au tempéré. C'était pas tout à fait les émotes qu'avait vécu le ministre Sarkozi. Celle de 2023 n'ont pas duré aussi longtemps puisque nous on est sur une crise qui a duré entre 3 et 4 semaines. J'avais constaté moi, mais c'était il y a longtemps que si on est faible au début et rappelez-vous c une guerre entre Villein et Sarkozy à l'époque des émeutes de 2005.

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Puis moi j'ai connu d'autres émeutes comme maire et à l'époque j'avais regretté que mise à l'intérieur n'avait pas été plus ferme. Il y aura des moyens sur le plateau du 20h Géraldmanin défend sa stratégie. Mais l'état d'urgence est un symbole trop fort aujourd'hui. En 60 ans, en 50 ans, on a utilisé quatre fois l'état d'urgence. Bon pour des choses extrêmement graves. La crise terroriste, les émeutes de 2005. Je rappelle que le président Chirak a utilisé après 10 jours d'émeutes ou la crise Covid. C'est pas parce que on n' pas l'état d'urgence qu'on a pas des moyens exceptionnels. Après la mort de Naël en 2023, les affrontement vont durer 8 jours. Ce qui m'inquiétait, c'était pas de tenir plusieurs jours et plusieurs nuits. Ce qui m'inquiétait que par la

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fatigue, quelqu'un lâche et et et tire ou utilise les arbres de manière disproportionnée et et en remettre une couche. Voilà, c'était ça mon angoisse. Mais j'ai fait entre 20 et 25 commissariats par nuit dont une nuit entière avec le président de la République qui je crois a vu et a compris et a soutenu ce que nous avons fait. Les c'était des gamins au début de 14 15 ans moyenne d'âge des gens qu'on a interpellé on a interpellé des milliers de personnes. On nait plus de place dans les locaux de garde à vue. Il est certain qu'il y a eu un rajunissement de cette violence. C'est absolument incontestable et que les morts sont plus violentes. On attendait chaque nouvel incident dans les banlieux fait ressurgir la crainte d'un embrasement généralisé. Les sont venus

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directement à notre rencontre par des tirs de mortiers. Ils nous ont ils nous ont pris à partie directement sur nos véhicules. Tir de mortier, tir de d'artifice. Au total, il y a eu beaucoup d' beaucoup de véhicules brôés. Trois véhicules brés entre deux crises de drames. Les temps de RIP sont rares pour le ministre de l'intérieur. 4 ans et demi, c'est long. C'est très très long. Euh parce queen 4 ans et demi, je n'ai pas eu plus de 3 jours de vacances, y compris l'été compris. Fonder une famille, se marier, avoir ses enfants, être à la maternité à 19h et à

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21h30 dans un commissariat, c'est quand même assez original. Euh ne pas prendre de jours de vacances dans un instant, c'est original. Ne pas faire le voyage de nos qu'on a promis à sa femme, c'est c'est original. euh d'avoir des enfants qui qui naissent, qui apprennent à marcher entouré de policiers, c'est assez original. Il y avait une serre où je m'échappais de temps en temps pour faire des des plantations. C'était pour le coup, c'est le cas de le dire, mon jardin secret. Ça duré quelques minutes par semaine, mais ces quelques minutes là avaient la saveur de l'éternité. Donc ça m'aidait à me reconstituer. Je suis un lecteur, musicien. Euh donc j'ai un univers à moi qui est déconnecté de la politique. Comme je me réveille tôt, toujours, j'ai

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toujours pris l'habitude de lire et donc j'imagine que ça a dû m'aider. Quand je pouvais rentrer tous les 15 jours, 3 semaines en vendait. Alors là, c'était le bonheur même si c'était pour quelques heures. Il sauf que pendant les 2 ans où je suis resté à Bovau, je n'ai eu l'opportunité de redescendre chez moi à faire quelqu que quatre fois. un weekend quatre fois euh ou pour un Noël quatre fois en tout. Il faut des soupapes, il faut des zones de décompression. Oui, sans doute, je les ai dans le rapport avec ma famille, avec les miens, avec mes amis. J'essaie toujours dans la mesure du possible de mener une vie normale. Non, on l'amène pas. Enfin, de pas perdre la réalité de de ce qu'est une vie. Je ne vis pas à Bova m' arrivé de dormir à Bovau quand

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il y a des alertes ou des euh ou parce que vous pouvez pas faire autrement parce que vous rentrez très tard. Ce qui fait qu'on craque pas, c'est la vie familiale déjà c'est important donc c'est se retrouver en famille de temps en temps, avoir des séquences un peu préservées. Ces séquences où on décompresse, elles sont toujours très courtes et le téléphone n'est jamais très loin. Et ces séquences, elles peuvent parfois disparaître au gré de l'actualité. des moyens pour tenir avant que tout recommence. Il y a les débordement et catastrophe dont chacun a connaissance. Mais dans l'ombre, d'autres menaces plus diffuses peuvent se matérialiser à tout moment. Attaque, terrorisme, la sécurité du pays mise en péril.

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Le ministre de l'intérieur ne peut pas baisser la garde parce qu'à Bovau, les crises ne s'arrêtent jamais.

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C'est