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DébatLCP (sur YouTube)· 12 novembre 2025 66 minContradictoireActualité / polémiqueRetraitesBudget & impôtsInstitutions & électionsEurope & international

Suspendue ! La réforme des retraites en pause... | Chaque voix compte - 12/11/2025

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 86 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Quel est le coût de la suspension de la réforme des retraites pour 2026 ?

  • 4:00OuverteRéponse partielle

    Comment qualifieriez-vous ce vote à l'Assemblée nationale ?

  • 6:00OuverteRéponse directe

    Qui a voté pour ou contre la suspension ?

  • 8:00OuverteRéponse directe

    Est-ce une victoire pour le Parti socialiste ?

  • 10:00RelanceRéponse directe

    Cette suspension est-elle une victoire temporaire ?

  • 12:00OuverteRéponse directe

    Comment financer cette suspension ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:00Fanny GuinochetChiffre
    « C'est 300 millions d'euros pour l'année prochaine. C'est le coût de cette suspension de la réforme des retraites. »
  • 20:00Fanny GuinochetChiffre
    « Dès 2027 on est à quasiment 2 milliards d'euros. 1,9 exactement. »
  • 22:00Benjamin MorelFait
    « En 2023 vos voix nous ont manqué. Non seulement elles nous ont manqué pour faire valoir cette réforme que vous aviez pourtant défendue en 2022, mais elles nous ont manqué aussi pour la voter. »
  • 26:00Benjamin MorelFait
    « Il y a plus de socle commun. Il y a plus de nouveaux fronts populaires. »
  • 34:00Véronique LouvagierChiffre
    « En 1970 c'était quatre actifs pour un retraité, aujourd'hui c'est 1,7 actifs pour un retraité. »
  • 36:00Véronique LouvagierChiffre
    « 2/3 des Français étaient contre la réforme des retraites. »
  • 40:00Laurent GuimierFait
    « Emmanuel Macron s'est exprimé en fin d'après-midi depuis Toulouse après un coup de fil avec son homologue algérien. »
  • 42:00Sabrina SbaïFait
    « La méthode retaillot est mise en échec. Elle n'aura mené qu'à l'escalade entre nos pays. »
  • 44:00Benjamin MorelFait
    « Les groupes les plus polarisés et bien aujourd'hui sont les plus disciplinés et donc arrivent à voir une lecture commune. »
  • 1:00Chiffre
    « 2/3 des Français étaient contre la réforme des retraites. »
  • 3:00Fait
    « Les voix LR nous ont manqué en 2023. »
  • 5:00Promesse
    « On a déposé une proposition de nouvelles réforme des retraites. »
  • 6:00Chiffre
    « Il y a 40 régimes de retraite aujourd'hui. »
  • 7:00Fait
    « Il n'y a plus le socle commun. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Bonsoir à tous et bienvenue dans chaque voix compte sur LCP Canal 8. Ravi de vous retrouver pour une heure de décryptage et de débat en direct de l'Assemblée nationale avec pour m'accompagner ce soir Fanny Guinochet journaliste à France info. Bonsoir ma chère Fanny.

Bonsoir. Et Laurent Guimier est là. Bonsoir Laurent.

Bonsoir Adeline. Comment le va bien ? Formidablement bien.

C'est parti pour le sommaire avec à la une ce soir. Le débat auquel toute la France était suspendue, la suspension de la réforme des retraites. C'est fait.

Les députés ont adopté il y a 2 heures l'article 45 bis du projet de budget de la SQ qui suspend donc la réforme borne. Nous allons décrypter ce vote ce soir avec le constitutionnaliste Benjamin Morel. Bonsoir Benjamin.

Elsa Mondingava journaliste parlementaire à LCP. Bonsoir Elsa. Bonsoir.

Et Thomas Soulier, grand reporter politique au Parisien aujourd'hui en France. Bonsoir et merci à tous les trois d'être là ce soir. Fanny Guinochet, c'est évidemment votre chiffre du jour.

Écoutez, c'est 300 millions d'euros pour l'année prochaine. C'est le coût de cette suspension de la réforme des retraites. On verra que ça coûte beaucoup plus cher après.

L'année d'après. Oui. À 20h05, quelle histoire avec Laurent Guimier.

Aujourd'hui, il y a eu une suspension mais il y a aussi eu une libération. Bah oui, bonne nouvelle. Boem sans sal est libre.

Son avion atterr ce soir en Allemagne. C'est un grand moment de Concord de national et un début de bisbi politique et notamment pour savoir si Bruno Retaillot était le caillou dans la chaussure. Et nous attendons bien sûr à ce sujet les réactions des trois députés qui seront avec nous dans la deuxième partie de chaque voix compte.

Christine Piresbone député socialiste du puit d'ô, Véronique Louvagier député LR de l'Orne et Ludovic Mandz député ensemble pour la République de Moselle. On évoquera bien sûr avec eux également ce ce vote de la suspension de la réforme des retraites. Vous pouvez bien sûr flasher le QR code qui apparaît ici à l'écran pour nous poser des questions ou nous donner vos réactions.

À 20h30, rendez-vous avec Bourbon Express, le journal de l'Assemblée nationale présenté ce soir par Marco Pomier. Voilà pour le menu du soir. Installez-vous confortablement.

Chaque voie compte, c'est parti. Le scrutin est clos. Votant 505, exprimé 401, majorité 2011 pour 255 contre 146.

L'Assemblée nationale a adopté. Et l'Assemblée nationale a donc adopté largement cette suspension de la réforme des retraites. L'heure de vérité était fixée à 15h, heure à laquelle les députés ont donc repris les discussions sur ce budget de la de la SQ en commençant par cet article 45 bis qui proposait de suspendre la réforme des retraites.

Un mot d'abord à tous les trois, un mot pour qualifier ce moment de notre vie parlementaire et vous n'avez pas le droit de vous abstenir. Benjamin Morel, je dirais inédit. On découvre des choses un peu chaque jour.

C'est intéressant pour les constitutionnalistes et ça laissera une dans l'histoire. Elsa, moi je dirais le mot d'atterrissage. C'est un mot qu'on entend beaucoup parmi les députés mais pour dire qu'il voit pas du tout cet atterrissage.

On fait les étapes les unes après les autres mais la fin de l'histoire pour l'instant elle reste très floue. Thomas Soulier, moi je dirais schizophrénique parce que vous avez beaucoup de groupes qui ont voté à l'inverse de leurs convictions, les insoumis qui sont contre la réforme de la retraite mais qui veulent pas la suspendre ou les atalistes, les proches de Gabriel Atal qui ont voté sont obsten en tout cas sur la suspension alors qu'ils sont profondément pour cette réforme. Alors si vous avez manqué les débats cet après-midi, en voici les temps forts avec Baptiste Garg Charartier pour 255 contre 146, l'Assemblée nationale a adopté et c'était sans doute l'un des moments les plus attendus cet après-midi.

Suspension d'une réforme des retraites jugée impopulaire dans un hémicycle où encore une fois les divisions s'affichent en pleine lumière. 15h30 à peine ouverture des débats. Les chefs de groupe Lil Tour tourent leur position.

PS Lot et Ren l'affirme, ils voteront pour. Nous allons voter pour suspendre en attendant son abrogation la réforme borne injuste socialement. Chez les républicains, comme chez Horizon, pas de suspension, répètent leurs députés pour ne pas donner le sentiment d'un recul.

Suspendre la réforme des retraites est illusoire. De quoi hériter les troupes macronistes dans les rangs beaucoup se sont abstenus. Manière d'afficher leur désaccord, pas question disent-il d'endosser la mise en suspend d'une réforme qu'il juge encore nécessaire.

Si nous en sommes là aussi aujourd'hui, c'est un peu à cause des LR d'hier parce que en 2023 vos voix nous ont manqué. Non seulement elles nous ont manqué pour faire valoir cette réforme que vous aviez pourtant défendue en 2022, mais elles nous ont manqué aussi pour la voter, d'où la nécessité de passer en 493. À gauche, la fracture s'élargit et les fit vote contre déclenchant la colère du PS.

Voilà votre nouvel arnacte nous présenter comme une grande victoire. Non pas la suspension mais le décalage d'un an du calendrier d'application de la réforme borne. Personne n'est dupe.

Jamais je n'aurais pensé voir quelqu'un à gauche pouvoir invoquer des arguments sur le financement ou sur tel détail technique pour justifier un vote contre une avancée sociale que des syndicats eux-mêmes vous invitent à faire en respectant le monde du travail. Ce vote n'est qu'une étape. L'article 45 bis symbole de cette suspension devra prochainement être examiné au Sénat.

Alors, on va y revenir mais d'abord Elsa, on se demandait qui avait voté quoi. Est-ce qu'il y a eu des surprises dans dans les votes de cet après-midi ? Alors moi, pour moi, la surprise, elle est notamment au sein du groupe de la droite républicaine.

On le sait et ça a été rappelé dans l'hémicycle. La droite républicaine n'avait pas tellement suivi la réforme born. C'est d'ailleurs parce qu'il manquait des voix dans le groupe qui avait une incertitude que finalement la première ministre de l'époque avait déclenché le 493.

Regardez 8 pour, 25 contres, 9 abstentions. Donc ça fait 25 contres, c'est la consigne du groupe et 17 abstentions ou pour donc contre la consigne du groupe. Ensuite et Thomas le disait avant, c'est effectivement une gauche qui n'est pas du tout unie.

On a des députés de gauche comme les communistes, une grande partie et la France insoumise qui votent contre l'insuppression quand finalement les socialistes et les écologistes décident eux de voter pour. D'ailleurs, je dis suspension mais on a bien vu pendant le débat que en fonction du mot que vous choisissez, si vous dites suspension, vous êtes pour le gouvernement. Si vous dites décalage, c'est que vous êtes contre.

Donc effectivement, on voit qu' il y a pas d'unité au sein de la gauche sur cette question. Thomas Soulier, est-ce que d'abord ce soir c'est une victoire du Parti socialiste ? Oui, parce que euh clairement le gouvernement a plié face aux revendications euh du PS, je dirais une double victoire d'abord sur le fond euh d'avoir mené 2 ans plus tard une suspension de la réforme des retraites.

Franchement, c'est un gros rapport de force au profit du PS et c'est une vraie victoire et puis une victoire aussi politique. En tout cas, c'est ce qu'ils espèrent d'apparaître comme ceux qui arrivent à faire plier le gouvernement et dire à leurs électeurs sur le terrain dans les fameuses circonscriptions, vous voyez nous et bien on est sérieux, on est responsable, on va dans les missiles qu'on discute et puis surtout on arrive à faire plier le gouvernement. les insoumis, eux, ils n'ont aucune victoire alors que nous oui et vous avez vu juste après le vote les premiers à débarquer salle des des quatre colonnes à l'assemblée au micro de LCP notamment, c'est Olivier Fort Boris Valallot, les deux chefs de f socialistes qui viennent qui viennent dire "Vous voyez, c'est nous aujourd'hui qui arrivons à avoir des victoires concrètes avec Olivier Fort qui a dénoncé ceux qui se bornent à l'incantation et aux postures." Vous dites que c'est une victoire mais c'est quand même une victoire à la py non Benjamin Morel.

Ben en tout cas, c'est une victoire temporaire. C'est-à-dire que très clairement là, on a un texte qui devrait partir demain au Sénat et une fois qu'il sera parti au Sénat, il sera retricoté à la mode sénatoriale. C'est-à-dire que adieu la suspension de la réforme des retraites.

On verra bien ce qu'il euh ce si la la commission mixte paritaire est conclusive, hein, c'est c députés, sep sénateurs qui ont essayé de se mettre d'accord sur un texte commun. Mais qu'elle le soit ou qu'elle ne le soit pas, et je rejoins l'atterrissage de tout à l'heure, on voit mal comment le texte peut être adopté en l'état. C'està-dire que qu'est-ce qu'il nous ditent ces votes ? toujours l'aéroport sans voir sur quelle piste il va se poser.

C'est ça exactement. Et donc on a déjà parlé ici des réalités arithmétiques qui permettraient au budget d'être adopté. Mais vous avez même pas d'union au sein des LR, vous avez même pas d'union au sein du socle commun.

Il y a plus de socle commun. Et de l'autre côté, il faudrait que la gauche entière à part les à part LFI s'abstienne sur le budget pour qu'il passe à quel moment les communistes et les verts vont s'abstenir à 100 % dès le alors que le bloc le bloc central lui serait complètement cohésif pour voter pour. Pour pour l'instant, ça n'existe pas.

Or, la suspension de la réforme des retraites, elle n'existe que si le budget est adopté un jour ou s'il passe par ordonnance, mais il n'existe. Elle n'existe que si le budget est adopté un jour. Si on passe par des lois spéciales, il y a pas de suspension.

Parce que vous vous le disiez, Benjamin, mais il y a une il y a un calendrier constitutionnel, il y a une première date butoire qui est ce soir à minuit. Que se passe-t-il si ce soir les députés n'ont pas fini d'examiner le budget de la SQ ? ce qui va probablement arriver.

Je parle sous le contrôle de de d'Elsa et de Thomas, mais a priori, il y a trop d'amendements pour puiss les étudier. Prior impossible a priori oui, sauf faille temporelle, ça ne peut pas arriver. Et donc ce faisant, bah là le gouvernement peut et je dis bien peu parce que il y a malgré tout un impératif dans la loi et dans la constitution mais on a déjà eu des précédents où le gouvernement ne l'a pas fait.

Donc le gouvernement pourrait décider de laisser les débats de laisser les débats continués. Il peut également décider à dire en prolongeant le débat et cetera jusqu'à ce qu'on ait terminé de de d'examiner les 300 amendements. Ou bien il peut décider d'envoyer le texte en l'état au Sénat en retenant les amendements qu'il veut parmi ceux qui ont été adoptés.

Et en la matière, ben ce à quoi s'est engagé le gouvernement, c'est à reprendre l'ensemble des amendements adoptés dans le texte qui sera transmis au Sénat. Mais ça veut dire deux choses. Ça veut dire que sur tout ce qui n'a pas été examiné et ben il y aura aucun amendement examiné et adopté.

Et ça veut dire et ça c'est plutôt bien et pour le PS et pour le gouvernement qu'il y aura pas de vote en première lecture. Or on l'a dit, il y a pas de terrain d'atterrissage pour l'instant. Donc on verra après la commission mixte paritaire mais si le texte doit être rejeté par l'Assemblée nationale et ben ce sera d'ici quelques semaines, ce sera pas maintenant.

Et en plus si la commission mixte paritaire n'est pas conclusive, ce vers quoi on semble aussi se diriger, infini, on dit toujours que c'est l'Assemblée nationale qui a le dernier mot. Encore faut-il qu'elle ait une majorité pour pour avoir le dernier mot ? C'est-à-dire que le gouvernement peut décider de lui donner le dernier mot.

Il y est pas contraint là non plus, mais il peut décider de lui donner le dernier mot. Mais si le texte est rejeté par l'Assemblée nationale, et ben un dernier mot ou pas dernier mot, on continue ensuite l'examen parlementaire. Et donc dans ce cadre-là et bien il est assez probable en effet qu'on est très très loin de la coupe aux lèvres avant d'avoir un budget.

Fanny Guinoché, vous vous savez quelle est la devise de Fanny dans la vie ? Le temps c'est de l'argent. Alors combien au juste va coûter cette suspension de la réforme borne ?

C'est évidemment votre chiffre du jour Fanny. Et c'est 300 millions d'euros l'année prochaine. Donc en 2026, on peut se dire que c'est pas très élevé mais en fait ça monte très vite en charge puisque dès 2027 on est à quasiment 2 milliards d'euros. 1,9 exactement.

Ce sont les chiffres transmis par Jean-Pierre Farandou, le ministre du travail aujourd'hui. Alors, la facture s'est alourdi, hein, par rapport il y a quelques jours, tout simplement parce que les bénéficiaires de cette suspension se sont aussi multipliés. C'est-à-dire que au tout départ, au départ, le gouvernement prévoyait cette suspension de la réforme borne juste pour les les retraités dit de droits commun, c'est-à-dire la génération née en 1964 qui va donc partir à la retraite à 62 ans et 9 mois au lieu de 63 ans qui gagne un trimestre.

Mais dans un amendement déposé euh pas plus tard que ce matin, juste avant le vote, le gouvernement a élargi cette suspension à d'autres catégories, notamment les carrières longues. Ce sont ceux qui partent plutôt déjà à la retraite parce que ils ont eu des euh ils ont commencé plus jeune avant 20 ans. Ce sont des retraités et ça représente 1200 personnes par an.

Et puis le gouvernement a aussi pour notamment donner des gages aux socialistes ajouté ce qu'on appelle les carrières dites actives et superactive. Ce sont là aussi des gens qui partent plus tôt mais parce qu'ils ont des métiers pénibles, des métiers dangereux, des fonctionnaires comme les pompiers, comme les militaires, comme une partie des infirmiers ou encore les contrôleurs aériens, ils peuvent partir plus tôt et eux aussi vont gagner un trimestre. Et ça n'est pas terminé.

Le gouvernement a aussi ajouté les personnes qui sont nées au premier trimestre 1965. Donc vous voyez la liste, elle s'est allongée. Oui.

Vous nous avez fait le combien, vous nous avez fait le qui ? Vous allez nous faire le comment maintenant ? Comment on finance cette suspension ?

Où est-ce qu'on va trouver cet argent ? Et bien c'est un peu le flou justement c'est là où ça se complique parce que cette addition qui s'alourdit sans cesse et bien pour compenser et trouver l'argent en face. Alors, le ministre du travail lui, met surtout en avant la hausse de la CSG sur les revenus du capital qui a été voté la semaine dernière à l'Assemblée nationale dans le projet de loi de finance de la sécurité sociale.

Cette hausse sur les revenus du capital, ce sont les revenus comme de l'assurance vie, hein. On a augmenté le d' 1,4 points, ce qui veut dire en fait que le prélèvement sur votre assurance vie, par exemple en CG, dépassera désormais les 10 %. Mais ça ne suffira pas.

Le gouvernement prévoyait aussi de prendre de l'argent au mutuel et au complémentaires santé. Là, c'était près d'un milliard d'euros qu'il devait prendre. Les députés ont dit non.

De la même façon était envisagé le gel des pensions. Donc là, une mise à contribution des retraités actuels. Et là, pareil hein, les députés pas plus tard que cet après-midi, ils ont dit on retoque.

Donc, vous voyez l'équation budgétaire, elle est particulièrement difficile à trouver. Et quoi qu'il en soit, ça aggravera le déficit du régime des retraites. Bien.

Oui, parce qu'on est loin d'être à l'équilibre. On le rappelle, en février dernier, la Cour des comptes avant même cette suspension avait évalué le déficit de notre régime de retraite à 6 milliards d'euros d'ici 5 ans, 15 milliards d'ici 10 ans et encore là, on se dit bon suspension ça va augmenter donc la facture mais quit de cette suspension qui normalement on devrait elle devrait s'arrêter en 2028 mais si en 2028 cette suspension était prolongée, on verra c'est un autre débat mais là on doublera aurait la mise selon les économistes. C'est-à-dire qu' il nous manquerait on aurait un déficit de 30 milliards d'euros d'ici 10 ans.

Ça fait beaucoup. Bonsoir Denis Gravouille. Merci d'être en direct avec nous.

Vous êtes en charge des des retraites à la CGT. D'abord, votre première réaction cet après-midi quand vous avez appris que les députés avaient voté la suspension de cette réforme des retraites ? Et bien, je vais d'abord féliciter tous ceux qui se sont manifestés, qui ont manifesté depuis 2023 pour demander la drogation et on va continuer à exiger la brogation.

C'est une première brèche comme on l'a dit, le fait qu'il y ait une suspension mais ce n'est qu'un décalage. J'ai entendu votre débat sémantique, c'est la suspension décalage mais dans les faits ça veut dire qu'il y a quatre générations qui vont regagner un trimestre par rapport à ceux qui ont été perdus. Donc par exemple, tous ceux qui sont nés à partir de 1969 et après ne vont rien, ça ne va rien changer.

Il faudrait que le problème soit reposé plus tard. C'est pour ça que nous on dit il faut qu'il y ait un débat qui n'a jamais eu lieu, autrement qu'avec un 493 pour une vraie abrogation de cette réforme. Et évidemment, ça ce serait enfin une une victoire.

On va dire que c'est une brèche maintenant, il faut avoir la victoire. Mais vous savez bien que ce débat, il aura lieu lors de la présidentielle de 2027 pendant la campagne. Et bien, il devrait avoir lieu en fait.

C'est quand même aussi ce qu' a fait tomber le gouvernement Atal en 2024. C'est principalement ça qui a fait tomber le gouvernement Atal, c'est d'avoir refusé un débat démocratique face à la très grande majorité des Français. On peut entendre une petite élite nous dire que ce serait trop cher, que ce serait impossible.

N'empêche que les deux tiers des Français veulent l'abrogation de cette réforme qui est toujours considérée comme injuste. Donc on l'obtiendra. que ce soit une petite élite qui disent que ça coûte cher.

Ce sont des chiffres aussi qui le disent. Les chiffres justement, on va en parler puisque c'est votre question suivante. Les questions, ben ayons un débat sur le financement des retraites.

La question qui est posée, oui, c'est votre question suivante. Les les le financement des retraites, on peut poser les questions toutes les toutes les questions sur le financement. On en a posé lors quand on a participé aux réunions retraite au au printemps.

Euh on a des chiffres qui sont assez clairs rien que par exemple mettre à contribution l'intéressement et la participation, c'est 4 milliards tellement ces revenus ont explosé. 4,4 milliards même pour être précis. mettre à compaire en sorte qu'on ait qu'on atteigne l'égalité de salaire entre les femmes et les hommes, c'est euh selon les études entre 6 et 14 milliards.

Donc ayons une étude vraiment là-dessus et en plus ce serait une question de justice. Augmentons les salaires plutôt que de d'augmenter les dividendes puis qu'on est dans un pays qui continue à être dans le record d'Europe des dividendes. Et bien faisons en sorte qu'on aura les éléments.

Et puis luta contre le travail illégal, c'est selon le gouvernement entre 6 et 8 milliards. Donc vous voyez que la question de la du financement de la suspension, du financement de l'abrogation et le financement de de du mettre à l'équilibre des régimes des retraites, c'est faisable. C'est ce sont les chiffres du conseil d'orientation des retraites.

Simplement, il faut qu'on a un débat de société sur quelle recette on a plutôt que d'essayer de de d'amoindrir le système ou de le tuer à petit feu en prétendant qu'il n'est pas viable alors que le système de retraite par répartition et ça fait 80 ans qu'il existe et il est parfaitement viable. Question de Fanny Guinochet et ce qui veut dire monsieur Grabou que sur le diagnostic en tout cas sur le rapport du corps, vous êtes euh enfin sur rapport de la Cour des comptes, vous êtes vous vous dites effectivement il manque 15 milliards d'euros à horizon 2030 parce que la question aussi elle se posait sur le sur le diagnostic parce que vous citez les travaux du conclave mais la CGT n'était pas présente au conclave. C'est un syndicat qui n'a pas du tout participé aux discussions du conclave au printemps.

Ah si, on a on a participé jusqu'au mois de mars jusqu'à ce que François Berou de janvier à mars, on y a participé jusqu'à ce que François Berou dise qu'on ne pouvait plus qu'il y avait un totem et un tabou contrairement à ce qu'il avait dit au départ en disant qu'on ne toucherait pas l'âge de départ. Et donc c'est bien ça ce débat. Le débat qui est empêché c'est est-ce qu'on peut avoir un débat sur le financement de l'abrogation ?

Et c'est ce qu'on reposera au nouveau ministre du travail, monsieur Farandau, qui nous invite à discuter. On va venir avec des propositions. Donc cette question là, oui, les chiffres du corps sont bons.

C'est juste le diagnostic de ce du président qui a remplacé le précédent qui qui prétend que la seule solution, c'est encore d'aggraver le le l'âge de départ en retraite en le portant à 66 ans ou autre. Nous avons des solutions pour faire en sorte que la retraite, l'abrogation de la réforme se fasse et on peut le financer parce qu'il y a des moyens en partageant les richesses. C'est c'est aussi simple que ça.

C'est évidemment beaucoup plus difficile politiquement mais c'est ce que souhaite la majorité des Français. Je le redis. Denis Gravouille, la CGT annonce une nouvelle journée de de manifestation et de grève.

Ce sera le 2 décembre. Qu'allez-vous demander ? Qu'allez-vous écrire sur les banderoles des manifestants ?

Et bien, il y en a plusieurs puisque il y a pas que la retraite dans le PFS. D'abord, on va demander, on va continuer d'exiger l'abrogation de la réforme dans son entier et puis ensuite dans le PLFSS, toute le toutes les horreurs comme ça va été qualifié le budget des orreurs n'ont pas entièrement disparu. Pour l'instant à ce stade, on ne sait pas si toutes les pens toutes les allocations sont dégelées quand même d'imaginer qu'on a qu'on allait supprimer la prime de Noël à à des allocataires du RSA, même ceux qui n'ont pas d'enfants, c'est absolument inimaginable.

Alors que il y a quelques semaines, on est en train de discuter, d'essayer de de taxer quelques milliards au 1800 français les plus riches qui ne veulent pas participer à la même hauteur que les autres. Donc c'est bien ça qu'il faut regarder et évidemment on a encore beaucoup de questions. On va voir ce qui va ressortir complètement du PFSS, mais le 2 décembre on sera encore en plein dans le débat comme vous le savez euh sur ce plateau euh jusqu'à jusqu'au mois jusqu'au 12 décembre pour le PLFSS et et jusqu'au 23 pour le reste.

Et donc il faut encore peser pour que on fasse sortir tous les reculs que qui existent même si on a déjà coché quelques-uns. Elsa, le le 2 décembre le budget pourra encore bouger. Ce sera quoi la marge de manœuvre des députés ?

Il y a de toute façon euh comme le disait Benjamin des navettes. Donc après il va falloir repartir de la copie du Sénat et on sait que le Sénat majoritairement à droite ne va pas du tout euh valider ce qui a été euh adopté par l'Assemblée. Donc ensuite il y a une commission mixte paritaire.

Ça ça vaut pour les deux budgets, budget de l'État et budget de la sécurité sociale. Celui de la sécurité sociale, ça vient un peu avant au niveau des délais. Et ensuite, comme Benjamin le disait, et c'est ça qui est très compliqué, c'est que les socialistes eux-mêmes se trouvent dans la situation où ils obtiennent des victoires, ils les revendiquent.

Mais toutes ces victoires-là, elles n'existent pas à la fin si une copie budgétaire n'est pas adoptée, soit par un vote, soit par ordonnance. Mais par ordonnance, ça voudrait dire accepter cette méthode des ordonnances. Moi, j'ai posé la question à plusieurs députés socialistes en leur disant "Mais maintenant, c'est quoi la suite ?" Donc, ils font mine de dire "C'est le Sénat." Oui, on a bien compris, mais l'étape d'après, ils disent "chaque est l'une après l'autre, on nen est pas là." Et je lui dis "Mais la suite, l'atterrissage pensait toujours n'en parlez jamais", me dit Boris Valot.

Parce qu'en fait, on voit bien que dès qu'on commence à dire attention si c'est ordonnance c'est censure. Oui, mais si c'est pas ordonnance, ça veut dire que vous le votez le budget. Ah non, on va pas voter le budget.

D'accord. Mais donc il passe pas. En fait, à chaque fois qu'on leur pose des questions, on a des tiroirs.

Donc là aujourd'hui, chez eux, l'élément de langage c'était une victoire après l'autre. Mais d'ailleurs Thomas Soulier, les sénateurs savent que il y aura ensuite une commission mixte paritaire. Est-ce qu'ils ont intérêt à s'aligner sur une position très ferme de on retoque tout, on fait notre propre budget ?

Si fin on le disait tout à l'heure l'Assemblée nationale aura le dernier mot. Donc est-ce que les sénateurs ont pas intérêt eux aussi à aller vers un compromis quit à se pincer le nez ? Le sénat a toujours été jaloux de l'Assemblée en disant que tout se passe à l'assemblée.

Dites pas ça sur LCP s'il vous plaît. Thomas mais je vous le dis, je le droit maintenant. Je travaille ici il y a plus de 10 ans maintenant que il y a prescription en en se disant que tout se passe à l'assemblée.

En effet dans les mots c'est à l'assemblée euh vraiment le rapport de force et le compromis se passe à l'assemblée. Donc jaloux de cela, ils vont on verra. sûrement donner une copie assez dure du côté du Sage.

Al car l'Arché a dit dans le Parisien qu'il voulait euh suspendre la suspension de la réforme euh des retraites, enlever beaucoup de taxes aux entreprises ou encore les les plus riches. Donc la copie sera dure pour arriver justement en commission mixe par en disant voilà rapport de force il est là nous on a une copie dure vous aussi et maintenant on essaie de se mettre d'accord. Je suis d'cord je suis d'accord avec Benjamin.

Euh il n'y aura souvent pas d'accord en commission mixte par ét enfin en tout cas euh on verra mais la suite va être très compliqué pour le gouvernement. On en fait c'està dire que on on est en voiture, on fonce dans le mur en klaxonnant. C'estd qu'on se dit euh ça va être compliqué dans un mois, on ne sait pas comment ça va se passer. pour l'instant dans une forme de déni comme le disait Elsa et par et du côté de Sébastien le Cornu du côté du PS en sachant qu'à la fin et bien on pourrait se prendre une grande eie dans le visage et qu'il pourrait y avoir un crash.

On a beaucoup entendu ce mot de stabilité politique y compris cet après-midi dans la bouche du ministre Jean-Pierre Farandou. Est-ce que c'est pas cher payé pour la stabilité politique de voter une suspension de la réforme des retraites ? Bah, on l'a dit, encore faut-il qu'elle se réalise un jour, hein.

Alors, je discute pas les chiffres parce que j'en suis bien incapable, mais en revanche, si jamais il y a pas de budget, il y aura pas de suspension. Et donc, à partir de là, en effet, on avance et par et pour reprendre l'expression qui a été évoquée tout à l'heure. Et le problème, c'est que il est pas certain qu'on a une stabilité politique.

Après, le moment de vérité, ça va être lorsque le budget sera probablement rejeté. À ce moment-là, qu'est-ce qu'on fait ? Soit on prend des lois spéciales et on dit bah on continue à débat du budget mais est-ce qu'il y aura un bon moment pour l'adopter ce budget en pleine élection municipale au mois de mars j'en doute.

Oui parce que en fait ça nous mène à une loi rectificative c'est ça non ? vos lois spéciales, c'est des souvenez-vous de l'année dernière. L'année dernière, on passe par des lois spéciales.

Ça permet d'essuyer les places jusqu'au mois de février. Et en attendant, on reprend le budget qui avait été proposé par Michel Barnier. Et ce budget de Michel Barnier, et bien il va finement finalement être voté sous la houlette de François Baouis de février.

On peut essayer de faire la même chose mais il y a deux différences par rapport à l'année dernière. On a plus le 49 à une à 3. C'est pas populaire ce que je vais dire mais il nous manque.

Et deuxièmement et bien on a les élections municipales. Est-ce que vous voyez une majorité qui n'excitait pas au mois de décembre se dessiner au mois de mars en pleine élection municipale ? Non.

Soit on a en effet les ordonnances mais derrière bah il y a probablement une censure parce que les ordonnances c'est très lourd politiquement et donc là les oppositions risquent de se coaliser. Alors on a un petit doute sur l'application de ces ordonnances. On sait pas si on peut intégrer des amendements qui seraient des amendements choisis par le gouvernement.

On pense que probablement si hein, je peux rentrer dans les détails mais c'est une possibilité auquel cas ça peut assouplir un peu les choses. Le gouvernement peut également dire on applique le budget par ordonnance mais en continuant discuter les ordonnances elles valent jusqu'à ce qu'on vote potentiellement un budget et donc ça peut permettre d'avoir un terrain d'atterrissage en attendant c'est l'Assemblée nationale c'est lever gouvernouement et le gouvernement qui là serait décisionnaire ou bien on arrive à se mettre d'accord sur un budget d'ici là parce que si on arrive pas à se mettre d'accord bah la réaction des socialistes qui se rendrai compte que il n'y a pas de réforme des retraites à la clé ça risque d'être nécessairement une censure. Il y a eu un choc des images cet après-midi.

D'un côté, il y avait donc les députés qui suspendaient la réforme des des retraites et puis de l'autre, il y avait un président de la République dont c'était la réforme majeure et qui était loin de Paris hein. Il était à Toulouse pour débattre des dangers des réseaux sociaux et se confronter aussi aux agriculteurs en colère. Valérie Brochard vous accueillir ici à la dépêche du midi sur son agenda, Emmanuel Macron avait rendez-vous à Toulouse pour parler des réseaux sociaux loin très loin du débat sur les retraites.

Seulement voilà, les agriculteurs occitants ont décidé de bousculer son programme. Une petite phrase prononcée la semaine dernière depuis le Brésil qui a déclenché la colère du monde paysan ici en France. C'est travail que la Commission européenne va mener avec le mercossur pour que ces clauses soient acceptables et acceptées.

Je suis plutôt positif mais je reste vigilant. Depuis la FNSEA et les jeunes agriculteurs ne décollèrent pas. Les deux syndicats ont donc appelé à manifester et 250 agriculteurs rassemblés avec une cinquantaine d'engins agricoles se sont déplacé à Toulouse pour demander des explications.

Monsieur le président s'est déplacé en Aviron il y a de 2 mois de sang. Il a rencontré la présidente de l'Aviron, Mariag et il lui a dit droit dans les yeux qu'il ferait tout pour ne pas mettre en œuvre le traité. 2 mois après, il nous dit qu'il est plutôt positif à signer le traité.

Fait m donné soit c'est oui, soit c'est non. Et pour obtenir une réponse, les agriculteurs ont forcé le planning du président de la République. Réuni à Hit clos cet après-midi, c'est la ministre de l'agriculture qui est venue annoncer le verdict.

Le président de la République a été extrêmement euh clair pour dire que le projet d'accord, tel qu'il existe aujourd'hui recueillera un nom très ferme de la France. De leur côté, les agriculteurs l'ont promis. Si la parole de l'État n'est pas tenue, ils bloqueront le pays.

Thomas Soulier, Emmanuel Macron, c'est le grand absent omniprésent dans ce débat sur la suspension de la réforme des retraites. Cette réforme, c'était son totem. Dans quel état d'esprit est-il le président ?

On disait au début de l'émission schizophrénique, ça lui correspond plutôt euh j'écris ce matin dans les colones du Parisien que comme dans les phases de deuil, Emmanuel Macron a tout connu. Donc il a connu le choc euh quand il y a un mois, il reçoit les forces politiques euh à l'Élysée qui là il tente vraiment un coup euh à à la manne macron en disant ce sera un décalage plutôt un gel et pas une suspension. Le PS sort en disant c'est non suspension.

Bon ok donc ça sera suspension. puis une forme de déni quand il dit depuis la Slovénie sera ni une inrogation ni une suspension il tente encore Sébastien le Cornu dit quelques heur plus tard ce sera une suspension et puis maintenant une forme un proche me disait il est plus résigné que dans l'acceptation dans le deuil aussi à ces phases là en psychologie et donc il est résigné il sait que il n'a pas le choix il est condamné à lâcher son bébé qui est la seule réforme de son second quinquen qui va poser des problèmes aussi ensuite sur l'héritage et donc il envoie des messages contradictoires et un jour il dit oui allez-y voter la suspension d'autres jour il dit vous faites ce que vous voulez le 16 octobre il reçoit notamment les députés à l'Élysée quelques députés notamment Olivier Dusopt et Isabelle Borne qui sont eux les architectes de la réforme de retard en 2023 il dit au députés à la fois mais je sais que ça vous coûte je sais que ça va être douloureux mais à la fois il faut un compromis avec le PS et il conclut en disant à la fois vous n'êtes pas obligé de voter les consignes de votre premier ministre donc il y a une vraie ce schizophrénie, une vraie ambivalence chez lui. Il ne lâche pas le dossier tout en appelant les siens le lâcher.

On y comprend plus rien. Mais on peut voir les choses dans l'autre sens. Au final, il a laissé Sébastien Lecornu se se salir les mains avec cette suspension et il n'en sera pas comptable.

Oui. Puis on peut voir aussi quand on regarde au sein du groupe Ensemble pour la République, la consigne c'était donc de s'abstenir. 67 députés sur 92 ont suivi cette consigne.

Trois ont même voté pour la suspension. Cinq seulement ont voté contre. Sachant que certains qui n'étaient pas à l'aise ont décidé de ne pas voter.

Ça veut dire aussi qu'Emmanuel Macron, il peut dire aux députés ce qu'il veut. Les députés maintenant savent que c'est plus avec lui que ça se fait cette suspension de la réforme des retraites. Évidemment que personne ne l'a accepté de guetter de cœur mais en même temps, il voit bien que la situation politique oblige à faire ce compromis.

Situation politique que beaucoup incomb Emmanuel Macron aussi qui avec la dissolution voulait une grande clarification et n'a pas obtenu ce qu'il a voulu. Donc on voit bien qu'Emmanuel Macron euh il y a une petite partie des députés qui sont encore attachés à sa parole mais il y en a beaucoup aussi qui sont en émancipent et ironie de l'histoire. Demain, il y aura un grand retour euh à l'assemblée, celui d'Isabth Borne qui redevient député demain.

Donc elle arrive juste il y avait un mois un mois donc elle a pas pu voter. On on aurait aimé savoir ce qu'elle aurait voté aujourd'hui elle a dit publiquement qu'elle qu'elle était pour la suspension et je pense qu'elle serait obtenue infiné. Oui.

Denis Gravouille tiens j'ai une dernière question pour vous. cette lecture sur le rôle d'Emmanuel Macron, sur le fait que désormais le pouvoir est à l'Assemblée nationale. Vous faites aussi cette lecture là ?

Ce qui est sûr, c'est que Éonel Macron est complètement démonétisé avec ce qu'il a tenté depuis des mois et des mois, la réforme 2023, de le passer en 493 alors qu'on savait qu'il y avait une majorité à ce moment-là et encore plus, on le sait, il y a eu un vote indicatif au mois de juin, le 5 juin sur une résolution. On sait qu'il y a pas de majorité. Donc il y a un moment où il y a les questions d'économie, il y a les questions d'opposition politique et les et les positions les uns des autres.

Mais si on n'écoute pas la grande majorité des Français sur des réformes aussi essentielles que la question des retraites, on a un problème démocratique et ça c'est vraiment le le grave erreur d'Emmanuel Macron à tous les niveaux. Benjamin Morel, quand on observait cet après-midi les débats à l'Assemblée nationale et même les réactions après le le vote de 17h30, on se disait en fait, elle est pas tripartite cette assemblée nationale, elle est éclatée façon puzzle. quand on a assisté à des règlements de compte comme ceux qu'il y a eu cet après-midi entre le Parti socialiste et LFI, entre euh LR et euh Ensemble pour la République, euh on se dit "Mais il y a plus de socle commun, il y a plus de nouveaux Fronts populairire ce soir.

Il y a plus de socle commun, il y a plus de nouveaux fronts populaires. On a à part le bloc RN, il y a au plus aucun groupe qui est réellement cohésif. Les concurrents se font interbloc, ce qui est logique parce que la porosité électorale, elle se fait au sein même des blocs et même les groupes politiques sont très divisés.

C'est-à-dire que tout à l'heure, on a évoqué les votes des LR, les votes des macronistes. Même là, il y a des profondes divisions aujourd'hui qui se mettent en place tout bêtement parce que bah il y a plus de grands partis structurés capable de faire régner la discipline dans les rangs parce que vous n'avez pas à part le RN à part le RN en effet à part le Rassemblement national qui est co leur alliésistes oui sont contre donc sont complètement divisés il y a le RN et il y a les insoumis et c'est tout le paradoxe hein c'est-à-dire que les groupes les plus polarisés et bien aujourd'hui sont les plus disciplinés et donc arrivent à voir une lecture commune. Pour le reste, bah ça donne le sentiment d'une 4e République qui revient.

Et là, bah évidemment, les deux groupes qui peuvent dire "Regardez, c'est le bordel, nous nous incarnons la cohérence". RN et LFI seront peut-être à terme les vainqueurs de cette séquence là. On verra à la fin du budget, mais là, ils sont aujourd'hui dans une position et bien de contempteur qui peut être payante.

Pour vous, Thomas Souier, qui sont les gagnants et qui sont les perdants du jour ? le PS aujourd'hui, il faut ne pas oublier que c'est leur combat et qu'ils sont arrivés à décrocher cela après de grandes victoires depuis quelques semaines maintenant. On parle beaucoup de la réforme des retraites parce que ça cristallise les débats et l'attention du grand public, mais sur la taxation des plus riches et cetera, euh les les macronistes, le camp présidentiel a énormément lâché à contre-cœur depuis euh des semaines.

Moi, je dirais toutefois que il y a un perdant ce soir, c'est peut-être les insoumis, contrairement à ce que dit Benjamin, parce qu'il y a une vraie incohérence entre ce qu'ils peuvent dire depuis des années aux Français et ce qu'ils ont voté aujourd'hui. Donc, ils se sont ils n'ont pas voulu la suspension de la réforme des retraites. On peut comprendre nous journalistes politique ce qu'ils ont fait aujourd'hui, se détacher du PS et cetera, mais le français qui regarde LCP ce soir se dit "Attendez, les insoumis qui depuis 2 ans nous bassinent sur la réforme des retraites et en font vraiment la réforme des réformes, la mère des réformes.

Aujourd'hui, ils ont une opportunité. Le premier vote à l'assemblée depuis 2 ans sur la réforme des retraites, ils ne saisent pas l'opportunité. Ça peut leur coûter cher peut-être.

On verra dans les études d'opinion. On va garder cette question pour Éric Crel qui sera tout à l'heure avec nous comme ça. Voilà, je ferai dire ça à Thomas Soulier.

D'accord. Soulier ça. Et un dernier mot, c'est vrai que Benjamin Morel le disait.

On a beaucoup parlé de cet abandon du 49 aliné à 3 qu'Amélienne Monchalin la ministre répète à longueur de temps que c'est un changement de méthode mais on voit bien que les députés sont complètement démunis sur la suite en disant ils ne le réclament pas, ils sont pas à dire ça nous manque et cetera mais il ne voit pas l'issue 1493 quand il n'y a pas de majorité. Certains disent "Vous verrez qu'ils n'oseront pas le réclamer mais que secrètement euh même les ils en rêvent la nuit". Bah c'est beaucoup plus clair.

Il y a un 43, il y a une motion de censure déposée derrière et le gouvernement tombe ou pas. Mais cet enchaînement-là au moins on le connaît. Faut faire très attention aux idées de Benjamin Morel.

Elles infusent, elles infusent partout. Merci en tout cas à tous les trois d'avoir été là ce soir dans chaque voix compte. On va évidemment poursuivre cette discussion dans un instant avec nos trois députés du soir.

Mais avant cela, c'est quelle histoire ? Et c'est Laurent Guimier. Et c'est l'autre fait majeur de cette journée.

Laurent, vous vouliez analyser ce soir la façon dont la grâce de Boisem sans salle est commentée depuis le milieu de la journée. Oui, Adeline et Gé au fond identifié trois populations pour trois postures différentes : les acteurs, les exégettes et les militants. D'abord les acteurs principaux du drame qui se joue entre Alger et Paris.

Alors, il y a une extrême précision dans les mots ciselés par l'exécutif français. Un exemple, Emmanuel Macron s'est exprimé en fin d'après-midi depuis Toulouse après un coup de fil avec son homologue algérien. Écoutez, je prends acte de ce geste d'humanité du président Teboun et l'en remercie.

Je reste évidemment disponible pour échanger avec lui sur l'ensemble des sujets d'intérêt pour nos deux pays et nous pensons aussi à notre compatriote Christophe Glaise, vous l'entendez et même d'ailleurs vous le vous le voyez hein à de Line pas question d'improviser dans cette séquence particulièrement sensible puisque on était entre l'annonce de la grâce et la libération effective. Alors depuis ça a bougé puisque l'Élysée a fait savoir que le président s'était entretenu avec l'écrivain au téléphone donc on pense que le plus dur est passé. C'est intéressant aussi ce soir Laurent de se pencher sur Bruno Rotaillot l'ancien ministre de l'intérieur qui a beaucoup parlé du cas de Boem Sanselle quand il était place Bovau.

Oui et la première réaction de monsieur Raillot a été postée 2h après l'annonce de la libération de Boem sans salle. Vous voyez à l'écran, il dit notamment c'est un immense soulagement et une très grande joie. Je vais dire que c'est une sorte de service minimum hein de l'ancien ministre dont les oreilles sifflent pourtant depuis la minute où la grâce a été annoncée.

Écoutez bien d'ailleurs la façon dont le premier ministre tout à l'heure a salué lors des questions au gouvernement la libération de Bohem sans sale. Vous me permettrez de réagir au nom du gouvernement de la République en exprimant notre soulagement à l'annonce des autorités algériennes d'avoir grâcié Boem sans salle. Et je tiens à remercier du fond du cœur celles et ceux qui ont contribué à cette libération fruit d'une méthode faite de respect et de calme.

Cette méthode faite de respect et de calme, on sent que dans cette formulation, chaque mot a été pesé. Et oui et là ce sont mes exégettes qui entrent en scène. Le respect et le calme à gauche.

C'est ce qui semblait manquer à la méthode retaillot. Un peu coup de menton, on va le dire comme ça. Comme l'écrit par exemple la députée écologiste Sabrina Sba.

Je la lis. La méthode retaillot est mise en échec. Elle n'aura mené qu'à l'escalade entre nos pays.

Et d'ailleurs, l'Élysée ce soir, alors évidemment n'emploie pas du tout ce type de terme, mais fait savoir qu'une politique purement déclaratoire est contre-productive. Euh Marine Le Pen, au contraire, elle euh pense que la méthode dure était la bonne. Est-ce que ça montre pas aussi que la stratégie du bras de fer avec l'Algérie est une stratégie perdante ?

Bah, c'est peut-être plutôt l'inverse, non ? Parce que pendant un an, on n'a pas fait le bras de fer en l'occurrence, rien n'avait et rien n'avait été euh obtenu et peut-être que les récents durcissements ont permis cette libération. Je veux le croire en tout cas.

Euh quoi qu'il en soit, il est pas le temps je crois de peut-être d'analyser ou de polémiquer sur ce sujet. Il est temps juste aujourd'hui de se réjouir. Voyez he il y a des analyses discordantes évidemment et c'est typiquement l'exégèse de la diplomatie.

À cette heure, on ne sait pas vraiment quel est le scénario qui a conduit à la grâce. Donc moins on en sait, plus on en parle. Reste que ce qu'on a vu passer sur nos écrans depuis le début de l'après-midi, c'est d'abord un immense soulagement.

Mais oui, soulagement pour ma 3e catégorie, les militants dont le noyau et et le monde de l'édition. Euh, regardez par exemple notre confrère Bernard Leu qui chaque jour depuis la disparition de Boem sans salé un message sur les réseaux sociaux pour qu'on ne l'oublie pas. Chaque jour, il a publié en mettant 101 jours, 102 jours, 103 jours.

Ce qui fait dire ce soir à l'écrivain Alexandre Jardin à propos de ce qu'a fait le U, je cite "L'attention constante est une noblesse rare et je me dis euh que dès ce soir, c'est des pelouses, des stades de foot que cette attention constante va devoir s'exercer puisque le journaliste de sport Christophe Glaise dont on a parlé, dont le président de la République a parlé est toujours enfermé. Depuis plusieurs semaines d'ailleurs vous le voyez, des clubs de Ligue 1 rela par exemple la pétition qui réclame sa libération. Alors Boem Sansal est en route he ce soir pour l'Allemagne.

Son avion a décollé. Espérons que Christophe Glaise limitera très prochainement. Merci Laurent.

J'accueille sur le plateau de chaque voie compte Christine Pirbone. Bonsoir. Vous êtes député socialiste du puit de dô Véronique Louvagie, vous êtes député LR de LOne.

Bonsoir. Et Ludovic Mandz, vous êtes député ensemble pour la République de Moselle. Je voulais d'abord avoir votre réaction ce soir à la libération de Boelem sans salle. une immense joie, une immense un immense soulagement, une pensée pour lui, pour sa famille et puis euh ben peut-être se dire que finalement la diplomatie enfin euh payé et avoir une pensée évidemment pour Christophe Glaise et espérer qu'il en soit de même pour lui le plus rapidement possible.

Ludovic Mandz, une excellente nouvelle et comme l'a dit ma collègue Pierrebon, on espère qu'avec Christophe Glaise là, ça puisse aller vite aussi. Malheureusement, c'est trop long. Ça a été beaucoup trop long pour BM Senal.

C'est beaucoup trop long pour lui aussi. On peut déjà se réjouir du fait qu'il est qu'il puisse rentrer, qu'il a été libéré et ce qui a marché c'est l'arrêté c'est que c'est la diplomatie. Ce n'est pas les coups de menton euh ou les coups de communication qu'on a pu entendre pendant plus d'un an.

Véronique Lovager. Bah un énorme soulagement quand je l'ai appris à midi, j'ai envie de dire enfin ouf parce que finalement c'est vrai que on finissait par ne plus y croire beaucoup. effectivement remercier en tout cas à toutes celles et ceux qui ont contribué effectivement comme vous le disiez nous ne savons pas finalement quels sont les éléments qui ont permis d'y contribuer mais je crois que on ne peut que se réjouir être soulagé de cette libération et qu'il ne faille pas du coup créer de polémique.

En tout cas, je pense que ça doit tous nous rassembler et c'est dans ce moment qu'on retrouve une unité de notre République parce que des sujets de division, il y en a bien d'autres et justement on va en parler tout de suite dans la question qui fâche. Les députés ont donc voté à 17h30 et largement la suspension de la réforme des retraites. C'était l'article 45 bis du projet de loi de finance de la sécurité sociale.

Les débats se poursuivent ce soir sur ce budget de la de la SQ normalement jusqu'à minuit. Stéphanie de Pierre, vous êtes en direct de la salle des quatre colonnes. Oui.

Donc, il y avait peu de suspense sur cette suspension de la réforme de retraite et le résultat est sans appel. 255 voir pour la suspension de la réforme, 146 contre. Sébastien Lecornus était engagé pour éviter une censure des socialistes.

Les députés l'ont donc voté. le PS évidemment les écologistes, le groupe Liot et le RN ont dit oui à cette suspension. Les macronistes d'ensemble pour la République attaché à la réforme borne se sont abstenus pour ne pas torpiller le compromis entre le Premier ministre et le PS mais cinq députés EPR ont quand même dit non à la suspension.

Le modème aussi a choisi plutôt l'abstention. Dans le camp des contres Horizon, le parti d'Edouard Philippe, l'UDR d'Éric Sioti et la majeure partie à des Républicains. Même si il faut le souligner, h députés DR ont voté pour la suspension.

À gauche, ce sont les communistes et les insoumis qui ont voté contre, estimant que c'est un simple décalage de la réforme. Un vote qui accentue les fractures. À la sortie Olivier Fort, le premier secrétaire du Parti socialiste, à crier victoire et fustiger la décision des insoumis.

Jamais, je n'aurais imaginé qu'un homme de gauche puisse appeler à voter contre un projet social et accepte de voter avec la droite la plus rétrograde. J'ai à mes côtés Éric Coquel. Bonsoir.

Bonsoir. Vous êtes président de la commission des finances et député insoumis. Qu'est-ce que vous répondez aux accusations d'Olivier Fort ?

Bah, je répond finalement le le décalage est à monsieur Lecnus qui était le conclave à monsieur Berérou et à chaque fois avec les mêmes alliés pour produire une arnaque, c'estàd le groupe socialiste. Rappelez-vous pour monsieur Berérou, il s'agissait de ne pas censurer monsieur Berou. Il a pas été censuré. il a pu continuer à appliquer euh son budget et sa politique et là c'est la même chose.

Il s'agit de laisser monsieur Lecornu appliquer un budget qui est un budget qui est un musée des orreurs sociales qui reste totalement antisocial sous prétexte d'un décalage uniquement de 3 mois et surtout qui nous qui a fait pour la première fois voter l'assemblée sur la retraite à 64 ans. C'està-dire cet article valide la retraite à 64 ans. Ce que l'assemblée n'avait jamais fait.

Oui, donc c'est pour ça que je parle d'arnac, mais il y a quand même des générations qui vont du coup partir un peu plus tôt prévu à la retraite. Est-ce que ça ne va pas être un peu compliqué d'expliquer ça à vos électeurs que vous avez voté contre la suspension alors vous vous êtes battu depuis plusieurs années contre cette réforme des retraites ? Encore une fois, si vous continuez à parler de suspension, ils vont peut-être finir par vous croire, mais c'est pas une suspension, c'est un décalage de 3 mois.

D'accord ? Et en échange de ce décalage de 3 mois, d'abord il va y avoir des contreparties parce que ça a été annoncé. Donc ça soit ça sera sur les malades pour payer ce décalage, soit sur les assurés sociaux, soit sur les salariés, soit sur les retraités.

Et en plus de ça, on va se retrouver dans une situation encore une fois c'est pas c'est pas anodin où l'Assemblée cette fois-ci a voté la retraite 64 ans majoritaire. Bon, donc je trouve qu'entre euh le gain euh très relatif et le coût de cette de cette de cet abondement, de cet article arnaque euh et malheureusement euh le coût l'emporte nettement plus et je regrette une fois de plus que les socialistes aient trempés euh dans cette compromission. Merci beaucoup.

Merci Stéphanie et merci à Éric Coquel d'avoir été avec nous en direct dans chaque voaconte. Christine Pires Bonne, c'est quand même une victoire ce soir pour le Parti socialiste. Oui, enfin c'est pas une victoire pour le Parti socialiste.

Je crois que c'est une victoire pour ceux qui attendit cette suspension parce que mon collègue Cocrel oublie quelque chose, c'est que la réforme elle s'applique. Elle s'applique, elle a pas la réforme borne, elle s'applique. Il y a des gens qui ont qui sont qui ont déjà pris 3 mois, 6 mois de plus.

Donc pour tous et ils sont nombreux. Moi, j'ai demandé sur elle arrête de s'appliquer à partir du moment où le la réforme elle s'arrête jusqu'au 1er janvier 2018, les choses sont claires. Donc 28 pardon si en plus on se perd dans les années.

Ça concerne en Auvergne, j'ai chiffriné, ça concerne plus de 18000 personnes nées en 64, plus de 18000 personnes nées en 65. Mais qu'est-ce que vous répondez à Eric Coel qui vous traite d'arnaqueur ce soir ? Mais je pense que il est vraiment de mauvaise foi et je ne comprends pas je ne comprends pas cette gauche qui a milité pour la la l'abrogation et qui aujourd'hui parce que il n'y a pas d'abrogation mais il y a une suspension qui concerne des millions de personnes.

Si vous jusqu jusqu'au 1er janvier 2028 ça représente des millions de personnes. Ça ne signifie pas ça neig pardon que c'est la la fin de l'histoire. On a une campagne présidentielle en 2027.

On verra ce que disent les candidats en 2027. En tout cas, aujourd'hui, je considère oui que c'est encore une fois une victoire pour les syndicats, pour les personnes, les millions de personnes qui se sont mobilisées et pour ceux qui vont pouvoir en bénéficier. Ludovic Mandz, ça a été difficile de faire ce pas vers le Parti socialiste ?

Oui et non. Oui, parce que c'est une réforme qu'on a défendu, qui était pas facile à défendre, qui n'était pas simple parce qu'en plus je rappelle qu'on avait une réforme à la base systémique qui qui a été abandonné par Eddor Philippe sous l'hôtel du Covid et qu'on avait on a fait une réforme paramétrique qu'on appelait la réforme born qui pour beaucoup d'entre nous il y avait ça dire du salé mais il manquait un peu de sucré pour accompagner surtout bah les femmes, les personnes seules ou les personnes qui ont commencé très tôt. le cas de mes parents, ma mère qui a arrêté de travailler par exemple un certain temps pour s'occuper de sa maman ou de mon frère en situation handicap, euh ben ça ça un impact mais vu qu'elle était elle-même reconnue comme travailleur handicapé, il y a eu un bon énorme dans cette loi qui n'était pas dans les lois précédentes.

Donc c'est il y avait du c'était 2 an 2 an aussi dans tous les sens du terme mais c'était pas facile à faire passer et en plus elle est passé par 493. Donc à partir de là déjà, je crois qu'il y avait un débat de société qui n'avait pas été éteint. Même si on nous en parlait plus sur les sur les marchés, même si on en parlait plus de notre côté, les Français l'avaient peut-être digéré, mais malgré tout, il y avait quand même ça qui resta en suspend et ça fait partie du compromis.

Le compromis, c'est pas la compromission. La preuve, on s'est abstenu, ça a pas été facile pour aller à l'ensemble du groupe hein. Il y a des collègues qui avaient annoncé dès lundi soir qui voteraient contre.

Il y en a eu cinq qui ont voté contre, trois qui ont voté pour. la grande majorité du groupe s'est abstenu mais justement est-ce que le vrai pas vers le parti socialiste aurait pas été de voter pour au lieu de s'abstenir ? Non parce qu'en fait nous on n' pas d'accord avec le Parti socialiste.

Il y a pas eu d'accord parlementaire il y a un accord avec le gouvernement. Le gouvernement nous dit on propose ça on soutient le gouvernement. On s'abstient c'està-dire qu'on va pas à l'encontre du gouvernement et en même temps on ne peut pas valider le fait de revenir en arrière sur quelque chose qui nous qui nous appartenait parce que c'est une réforme de retraite qu'on a défendu quand même qui a été portée par le premier ministre de notre camp.

Euh l'arrêté, c'est que on doit trouver des solutions pour le compromis. Si on avait dû se retrouver autour d'une table tous ensemble en disant "Nous, les parlementaires, voilà ce que nous proposons comme ligne pour le budget euh au niveau du projet de loi de finance de loi de finition des affaires sociales." Non, ça s'appelle pas non ce que ça ça a dû être fait avant que le gouvernement soit nommé.

C'est ce qui avait été proposé par notre parti, par le président Gabriel Aattal et par moi depuis la nomination de monsieur Barnier l'année dernière. Mais l'arrêté, c'est que on n'a jamais réussi à voir ce ce débat là. Et là, on aurait pu dire on fait un choix tous ensemble.

Là, on vote pour. On vote pour parce que c'est notre choix et qu'on a trouvé le compromis chacun d'utre côté. Là, le compromis a été fait avec le gouvernement.

Je crois que pour le parti socialiste, c'est pas toujours très simple non plus dans certains débats de trouver des accords. Il y a on peut parler de la taxe Zucman ou d'autres thématiques. Moi ce qui me paraît un peu étonnant, c'est que le PC ce soit soumis aux insoumis et à la CGT alors que eux-mêmes étaient sous cette ligne de il faut trouver le la première des victoires pour montrer que la gauche est encore capable de en fait, ils sont en train d'abandonner à la France insoumise un espèce de combat démocratique et ça ça pose problème.

Mais heureusement qu'on a encore la capacité de pouvoir avancer tous ensemble. Et dans la situation actuelle de l'Assemblée nationale, si on veut pas une passation de pouvoir avec le Rassemblement national, il faut qu'on aille au compromis. L'arrêé, c'est que le compromis, ça fait pas toujours du bien.

Parfois ça fait du mal de lâcher, mais chacun lâche de son côté. Bah vous, vous n'avez pas voulu lâcher Véronique Lovagier chez chez les LR, vous avez voté contre. C'était trop cher payer pour la stabilité politique.

Je crois que nous sommes très attachés à la pérénité de notre modèle social. Ça, je crois que c'est quelque chose d'important et de fort. Et cette pérennité de notre modèle social ne peut se maintenir euh doit forcément oui s'améliorer mais ne peut se maintenir qu'avec un équilibre financier.

Et nous ne pouvons pas parler ou renoncer à des dispositifs qui ont été votés sans aborder la question financière, la question budgétaire parce que il y a le défi démographique qui est devant nous. Je vais juste rappeler euh que en en 1970 c'était quatre actifs pour un retraité, aujourd'hui c'est 1,7 actifs pour un retraité. Vous rendez compte de l'évolution ?

Et 2040 2045, ce sera 1,45 actifs pour un retrait. Donc nous avons euh une un déséquilibre budgétaire. Ce déséquilibre budgétaire euh il doit être comblé.

Il nous faut trouver des solutions. Il appartient aux parlementaires que nous sommes de trouver des solutions. Une solution qui a été proposée, c'était effectivement de réévaluer, remettre en cause l'âge légal de départ à la retraite à 64 ans.

Parce que effectivement, moi je pense qu'il nous faut travailler plus et remettre en cause cette réforme de retraite. Je trouve qu'aujourd'hui nous avons mis en danger la confiance des générations futures, des jeunes générations futures dans les retraites. Quand il y a des sages, un grand nombre de personnes de jeunes nous disent qu'il pensent ne pas avoir de retraite.

Mais vous écoutez les sondages ? Non, je n'écoute pas les sondages mais j'écoute les citoyens parce que 2/3 des Français étaient contre la réforme des retraites. Oui, mais euh nous sommes dans une démocratie et une démocratie euh une démocratie solide, c'est aussi prendre des décisions quelquefois difficiles, des décisions qui ne sont pas forcément populaires.

Mais je crois que l'essentiel c'est de savoir si on veut conserver, péréniser notre modèle social. Et ça, je crois que c'est très important. Il y a des améliorations qui justement cet après cet après-midi.

Est-ce que vous n'avez pas regretté euh d'avoir été aux abonnés absent en 2023 sur cette réforme des retraites ? Parce que s'il y avait eu les votes de la droite qui aujourd'hui dit on est très attaché à l'équilibre, vous avez rappelé les chiffres démographique, il ils étaient les mêmes il y a 2 ans. Mais ce qui a manqué au gouvernement c'était les voix de la droite.

C'est pour ça que l'a dit cet après-midi à l'assemblée lors de sa prise de parole, elle a dit les voix LR nous ont manqué en 2023. Est-ce que lui il y a pas ce regretlà quand même. Pour pour le coup, nous ne savons pas quelles sont les voix qui ont manqué puisqu'il n'y a pas eu de vote.

Ce que je voudrais dire puisquil le 493 qui a été déclenché. Si le 42 était déclenché, c'est parce qu'Élizabeth Born savait ou en tout cas le calcul que il n'y aurait il n'y avait pas les votes de la droite. Él ont voté la censure juste dans la foulée.

Juste rappeler que chez nous effectivement il y a des divergences de points de vue qui d'ailleurs se sont retrouvé exprimé cet après-midi puisque ça n'est pas l'ensemble des députés qui h députés droite républicain ont voté pour neuf se sont abstenus. Voilà. Donc voilà, nous avons cette liberté de vote.

Chaque député vote en son âme et constant. Ça aurait pas été mieux que de de savoir faire un bloc probablement. Mais je crois que c'est la la liberté de de vote existe chez vous. elle existe peut-être également dans d'autres groupes et je crois que sur une question comme ça euh une question certes difficile qui intéresse tous les Français, je crois que c'est important que chaque député puisse s'exprimer comme il le souhaite.

En tout cas, le message du groupe c'était d'être contre cette suspension de de la réforme des retraites et je pense que ça va être exprimé également de la même manière au Sénat du côté des Républiques. Vous comptez aujourd'hui sur vos sénateurs LR qui sont majorités au séné les sénateurs, les républicains se sont s'expriment chaque année au moment des taxes budgétaires par un amendement porté concernant une la réforme des retraites avec un un allongement le plus souvent de de la durée du travail. Donc je pense qu'ils seront fidèles à leur colonne vertébrale, à leur ligne et d'ailleurs ils l'ont exprimé depuis quelques jours en moi c'est une réflexion, une question pour monsieur Mendz.

Bon là vous vous êtes redescendu en bas de la montagne, il y a plus il y a plus cette réforme. En tout cas, elle est suspendue. L'Himalaya ?

Oui. Alors je sais pas quel camp de base en était pour vous mais comment vous imaginez dans une campagne présidentielle remonter la pente et repartir à l'assaut d'une d'une réforme de cette nature ? Déjà, je crois que nous depuis le débat, on a déposé une proposition de nouvelles réforme des retraites.

Revenir sur quelque chose qui est totalement différent, trouver un système universel qui ne corresponde plus à celui que nous avons actuellement, qui ne soit pas simplement à la main du gouvernement avec le même type de financement qui permettrait d'apporter nouvelles réponses avec une partie de capitalisation. Je rappelle qu'il y a beaucoup de Français qui capitalisent à côté par un système assurantiel, mutuel et que on en parle rarement et que ça peut pas suffire aujourd'hui le système que nous connaissons, surtout quand on a plus assez d'actifs pour payer les les retraites. À moins qu'on arrive à accepter aussi peut-être une forme de revalorisation des personnes qui aujourd'hui gagnent pas assez.

Euh certains sans papiers qui travaillent et qui travaillent en non déclaré qui sont exploités par le système. Il y a un débat de fond à se poser sur cette thématique là. Et la rêé, c'est qu'aujourd'hui, si on augmente pas non plus le salaire des des des femmes à compétence égale, on arrivera toujours dans les mêmes difficultés.

Mais tout ça, c'est c'est des propositions que nous nous avons fait. Je rappelle qu'en 2017, on est arrivé avec une réforme totalement différente euh qui était celle à point. Malheureusement, elle a été tuée dans l'œuf.

Je pense que c'est le plus gros des des défauts de du premier mandat. Et au deuxème mandat, on s'est retrouvé avec cette proposition où on s'est retrouvé tout seul. Et ça, c'est une réalité.

Merci de l'avoir rappelé parce qu'on s'est quand même retrouvé tout seul. Elle a été tuée dans l'œuf cette réforme parce que tout le monde en rêvait mais en fait elle est quand même très très difficile à faire hein. On s'est rendu compte il y avait un haut commissaire alors c'était Jean-Paul Delvoie qui était peut-être pas la personne douine mais quand même tous les spécialistes de la retraite vous expliquent que c'est quand même pas si facile de faire une transition.

On a 40 région même Philippe Agon le dit he le prix des économies. On a 40, ça c'est très factuel hein, je fais pas de politique mais il y a 40 régimes de retraite aujourd'hui. Les basculer en un voire deux ou trois régimes si on met les fonctionnaires, les régimes de droits commun, les régimes spéciaux, c'est très très compliqué avec comment transformer aussi cette valeur d'un point en euro.

Il y avait quand même dans la réforme par point l'idée d'un âge pivot, c'est-à-dire quand même faire en sorte qu'éviter que les gens partent trop tôt et se retrouvent avec des toutes petites pensions de retraite, ce qui ferait des retraites épau. C'est là-dessus que ça a chopé et effectivement, on est revenu au système traditionnel de la réforme avec un décalage de l'âge paramétrique. Moi, j'ai quand même une question sur les suites politiques de la journée d'aujourd'hui.

D'abord à vous, Ludovic Mandz, que reste-t-il ce soir du socle commun ? Vous avez compris qu'orizon dépose un amendement de suppression de cet article 45 vis ? Je crois que il n'y a plus le socle commun.

On en a parler depuis la renomination de Sébastien Lecnu. Il y a une plateforme de stabilité. Il y a eu des tensions à d'autres moments.

Vous continuez à dire plateforme de stabilité. Bah c'est comme ça que ça fonctionne aujourd'hui. Il y a un budget qui est en train de se préparer.

On va avancer. Il y a un bloc central. On a des distensions sur d'autres thématiques.

On l'a vu sur la niche du rassemblement national, on l'a vu sur d'autres thématiques. Chacun joue son vatout. Moi ce qui me dérange aujourd'hui c'est qu'on est déjà en train de préparer 2027 avant de terminer l'année 2025.

Et ça c'est pour l'ensemble des partis politiques. Et je crois que aujourd'hui on doit rendre des comptes aux Français qui ne sont pas en lien avec la prochaine campagne présidentielle où là on aura besoin d'un reset de repartir à zéro parce que je il y a trop de candidats d'une part en l'état et que si on ne change pas de doctrine pour fonctionner sous la 5e République, on y arrivera jamais. Et la réalité c'est qu'aujourd'hui on a des des personnes qui pensent d'abord à ça.

Et après oui, il y a eu il y a toujours eu des dissensions au des moments où on a des désaccords avec Coron même avec euh nos amis euh des républicains. Mais on arrive à avancer tous ensemble et de de trancher au moment voulu. Et l'arrêté c'est que il y a un accord gouvernement Parti socialiste.

Il est passé. Alors certes avec des voix qu'on aurait peut-être pas ni l'un ni l'autre voulu associer. Vous parlez des voix du rassemblement national.

Oui parce qu'en fait le rassemblement national joue un jeu particulier. c'est qu'il se pas il a donne la sensation d'être au-dessus de la mêlée alors qu'en réalité il fait parfois un vote étonnant le matin, un autre vote étonnant l'après-midi parce qu'ils n'ont pas de boussoussole et qui le constitutionnaliste Benjamin Morel disait ici même il y a quelques minutes que c'était finalement peut-être eux les gagnants ce soir parce qu'ils ont voté d'une seule voie. Non, aujourd'hui qu'on soit honnête, je pense que le RN est en train de surfer sur notre propre crise politique parce qu'aujourd'hui ils n'ont rien à proposer de toute quand on regarde dans le fond, ils ne font que réchauffer des vieux plats.

Ils ne proposent rien de particulier. Ils donnent la sensation d'être a-udessus de la mêlée. Mais l'arrêté c'est que quand on gratte correctement les propositions du du Parti Rassemblement national, c'est vide.

Et en fait, ils se sertent de chacun, d'un peu de chacun d'entre nous pour faire croire qu'ils ont un projet. Mais ils ne seront pas les grands gagnants. Et vous savez pourquoi ? parce que personne ne sait où ils habitent et qu'aujourd'hui la seule chose qui fait qu'ils sont la sensation d'être gagnant, c'est qu'ils n'ont jamais gouverné.

Mais on verra en montrant aux Français par tous les votes qu'ils ont eu qu'ils ne sont pas responsables. Christine Pierrezbone et le nouveau Front populaire alors il existe plus comme le socle commun, il est parti avec l'eau du bain ? Alors il existe plus depuis un petit moment si si on veut être honnête.

Mais là il y a des municipales qui arrivent. Qu'est-ce qui va se passer dans dans les alliances avec LFI ? Je crois que les municipales selon d'ailleurs il y a des accords qui sont déjà passés donc ça sera effectivement vous aurez pas un accord national qui viendra se plaquer sur toutes les élections municipales.

Ça c'est à mon avis utopique. Par contre, il y a déjà des accords municipales qui se sont passés dans certaines grandes villes, dans dans d'autres villes un peu un peu moins grandes. Mais j'ai envie de vous dire, je rejoins Ludovic Mendez quand il dit en fait on a déjà enjambé on a déjà enjambber ce qui se passe et on est déjà dans les dans les présidentiels et je l'analyse du vote des insoumis, je pense qu'elle doit se faire à l'honne de cette voilà de ces élections présidentielles.

C'est-à-dire que les insoumis et le et le Rassemblement national notamment, eux ce qu'ils veulent une dissolution, c'est une destitution, c'est des retourner aux urnes tout de suite parce qu'ils espèrent être au pouvoir demain. Or h or 2027 c'est dans 18 mois, c'est pas demain. Et donc nous, on pense d'abord au français et quand vous dites il y a il y a un seul gagnant le RN, je crois que ce que les gagnants ce soir, ce sont d'abord les Français qui vont bénéficier de cette réforme.

Je ne le dis pas, je vous relayez les propos de cette suspension de Benjamin Morel. Merci à tous les trois, vous restez là parce que tout de suite c'est Bourbon Express. C'est le journal de l'Assemblée nationale présenté par Marco Pomier.

Bonsoir mon cher Marco. On commence le Bourbon Express avec une visite hautement symbolique à l'assemblée. Oui, la visite de celui qu'on désigne désormais dans les communiqués officiels comme le président de l'État de Palestine.

Après l'Élysée, hier Marmou Dabas était aujourd'hui à l'Assemblée nationale reçue à la mi-journée paria Elbron Pivé, accueilli par la garde républicaine dans une cour d'honneur verrouillée de partout en question de sécurité. Une visite très politique 2 mois après la reconnaissance officielle par la France d'un état de Palestine. Marco, on commémore demain les 10 ans des attentats euh à Paris.

Il en a été question dans l'hémicycle aussi cet après-midi. Oui. 10 ans après, l'Assemblée se souvient cet après-midi pendant la séance de question au gouvernement sous les yeux de François Hollande d'ailleurs salué à plusieurs reprises.

Trois députés ont interpellé le gouvernement sur cette nuit d'horreur. Nous n'oublierons jamais les 130 victimes, les 70 enfants orphelins, les centaines de blessés pour toujours. Nous avons aussi le devoir de ne jamais oublier celles et ceux qui ont tout fait pour les sauver, souvent au péril de leur propre vie.

Honneur à eux tous. Un moment très solennel dans l'hémicycle et cette menace terroriste et bien elle a évolué he elle a changé de visage ces 10 dernières années avec des profils radicalisés de plus en plus jeunes depuis 2023 hein sur la quarantaine de personnes impliquées dans des projets d'attentat de sur tr avaient moins de 21 ans. Mais le ministre de l'intérieur s'est voulu rassurant.

Depuis, nous avons tiré évidemment toutes les conséquences de cette tuerie, toutes les conséquences en terme de renseignement, mais surtout aussi également et c'est ce que vous citez en terme de primo intervention et depuis il y a un schéma national d'intervention. Les effectifs primaux intervenants sont équipés, armés en capacité de faire face à un événement de la sorte s'ils venait à se reproduire. Nous sommes mieux armés et nous avons réduit la menace.

Merci. Voilà, ambiance de Concorde dans l'Assemblée nationale avec une ambiance assez grave. Mais une heure plus tard, les débats sont montés dans les aigus, si l'on peut dire, à l'Assemblée nationale avec un gros coup de gueule de Yel Bron Pivé.

Oui, en plein débat sur la suspension de la réforme des retraites, vous en avez parlé dans cette émission. Le député Gér Verni du groupe UDR s'en est pris à Sandrine Rousseau qui venait de prendre la parole. Écoutez la raison.

Madame Rousseau, est-ce que vous pourriez éviter d'hurler quand vous prenez la parole ? Casser les oreilles ou à défaut est-ce que vous pourriez baisser le micro ? Ça c'est pas acceptable.

Je vous rappelle à l'ordre immédiatement et votre appel à au règlement est terminé. Vous avez un rappel à l'ordre. C'est insupportable.

C'est honteux. C'est honteux. Vous vous rendez pas compte.

Je ne tolérerai aucune attaque sexiste dans cet hémicycle. C'est fini. C'est fini.

Voilà, une partie de l'assemblée s'est levée pour applaudir la colère de Yael Brun PV. Je voulais vous faire réagir tous les trois. On est dans une émission qui s'appelle Chaque voix compte, quels que soient ces octaves.

Ce qui s'est passé cet après-midi autour de Sandrine Rousseau, qu'est-ce que vous en dites ? Christine Pires Brun moi je pense que la présidente a eu de raison de réagir aussi fortement que monsieur Verni n'aurait certainement pas eu la même réaction face à un député homme qui aurait parlé aussi fort du sexisme. que oui oui oui vous aussi le mz vous partagez cette indignation je vous ai vu réagir mais c'est plus il est on en parlait mais il est coutumé du fait et on n'est pas étonné la rêé c'est qu'aujourd'hui on n pas les mêmes débats quand c'est un homme qui prend la parole quand la présidente et je crois que ça surpris tout le monde la réaction de la présidente à ce moment-là mais elle a eu totalement raison et puis c'est il a été indigne de faire en plus un rappel au règlement à ce moment-là sur un sujet aussi complexe que celui que nous avions de faire un rappel au règlement juste parce que la personne crée trop fort.

Mais quand ce sont ses collègues de d'extrême droite qui font la même chose, qui tiennent des propos plus que racistes parfois parce qu'on les voit dans les contre-rendus mais qu'on peut pas intervenir à ce moment-là, il y a personne pourrait dire quoi que ce soit. Et même, je crois que Eric Sioti n'est pas très à l'aise avec ce qui vient de se passer. Euh l'arrêté, c'est qu'aujourd'hui, on a des hommes qui se comportent euh comme des animaux et qu'il va falloir remettre un peu euh euh et quand on est une femme à l'Assemblée nationale et qu'on doit prendre la parole, Véronique Lovagi, on fait attention justement à à pas monter dans les aigues, on on surveille ça.

C'est une pression que vous ressentez vous ? Non, je ne dirais pas que c'est une pression, mais c'est vrai que la femme, il faut je pense qu'elle fasse plus attention parce que très vite, on peut être caricaturé comme une poissonnière. C'est ce qu'on peut entendre.

Et je pense qu'il faut que l'on soit très vigilant. Mais au demeurant, il faut combattre tous les actes qui interviennent au titre du sexisme. Et en tout cas, moi, je l'entends de temps en temps de la part des citoyens qui m'interpellent sur ce qui se passe à l'Assemblée nationale et qui me disent "Mais pourquoi la présidente de l'Assemblée nationale, pourquoi le président ne met pas un petit peu d'ordre, je dirais en séance ?" Et ça, je l'entends régulièrement.

Donc effectivement, elle a mis l'ordre là. Oui, mais je je crois qu'à un moment donné quand vous avez de l'exaspération, on on peut on peut le prendre très fort et personne ne s'est levé pour lui faire un rappel au règlement et et c'était la même c'était la même situation. En tout cas, Gérverni a eu droit à un rappel à un rappel à l'ordre hein.

C'est ça un rappel à l'ordre effectivement. Un rappel à l'ordre en fait c'est le premier niveau de sanction contre contre les députés. Dans le règlement de l'Assemblée, il y a il y a quatre niveaux de sanction en tout hein.

Vous les voyez d'ailleurs s'afficher sur votre écran. Donc c'est le plus soft, on va dire le rappel. Alors c'est le plus soft.

Alors, parfois ça entraîne un/4 voir la moitié de l'indemnité parlementaire, le retrait de cette indemnité pour la moitié ou un quart. Ça peut même aller jusqu'à l'exclusion temporaire. C'est le plus haut niveau de sanction.

Aujourd'hui, c'était pas le cas. On était sur un simple rappel à l'ordre. Merci Marco.

Merci à tous les trois d'avoir été ce soir sur le plateau de Chav compte. Merci Fanny et merci Laurent. Merci à vous chez vous de nous avoir suivi.

Cette émission est rediffusée à à 23h30. Vous pouvez aussi la retrouver en replay sur lcp.fr.

Nous revenons demain en direct à 19h30. Dans un instant, Jean-Pierre Gracien et Débadoc avec un documentaire à ne surtout pas manquer. Vendredi noir, signé Daniel Psenni qui donne la parole au survivant du Bataclan qu'il avait filmé depuis sa fenêtre.

C'est un film bouleversant et nécessaire. À demain.