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Discours / meetingyoutube.com· 15 mai 2025 19 minAutoproduitActualité / polémiqueEurope & internationalSécuritéInstitutions & électionsSolidarités & famille

Discours d’Anne Hidalgo, lors de la conférence internationale « Les villes au défi de la Paix »

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 85 %Attaque 10 %Défensif 5 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 5:35Invité politiqueFait
    « Des attaques qui aujourd'hui ont pour conséquence non seulement des morts mais aussi des otages pour lesquels nous demandons la libération conditionnelle. »
  • 6:19Invité politiqueFait
    « Le droit d'Israël à se défendre, à protéger son territoire et à dire son existence est un droit que ici nous ne remettrons jamais en cause. »
  • 7:04Invité politiqueFait
    « Nous avons à chaque instant rappelé et réaffirmé des messages essentiels. Le cesser le feu immédiat, la libération inconditionnelle des otages, le respect et la sécurité de toutes les populations, le droit à la sécurité d'Israël comme celui du peuple palestinien à disposer d'un état. »
  • 8:30Invité politiqueFait
    « Je me réjouis d'ailleurs des déclarations du président de la République appelant à une reconnaissance rapide aussi d'un état palestinien. »
  • 10:41Invité politiqueFait
    « Et puis il y a toutes les actions qui sont conduites et l'action des guerrières de la paix est pour nous cette fenêtre euh cet espoir euh qui est renouvelé et auquel nous venons nous voulons donner toute sa force et amplifier ce message à partir de cet hôtel de ville. »
  • 12:07Invité politiquePromesse
    « Les guerrières de la paix sont nommés pour comme nobélisable. Elles peuvent avoir le prix Nobel de la paix. »
  • 13:32Invité politiqueFait
    « Il vaut mieux apprendre à vivre ensemble comme des frères que mourir ensemble comme des idiots. »
  • 14:15Invité politiqueFait
    « Je pense à toutes celles et ceux qui ont péri dans ces kibots qui portent de la plus belle des façons sans doute cette idée de paix et de vivre en commun en Israël et qui ont été victimes de ces attaques. »

Temps de parole

  • Anne Hidalgo100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

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0:03
Anne Hidalgo

Très chers amis, très chers élus, élus de Paris, élus de toutes ces belles communes, de ces belles villes qui nous rejoignent aujourd'hui et qui vont dans un instant venir parler à cette tribune. Cher Anna Asuline, merci beaucoup chère guerrière de la paix parce que derrière cette initiative, ce sont les guerrières de la paix qui nous ont poussé et donné l'énergie et la force de créer ce moment exceptionnel ici à l'hôtel de ville de Paris. Vous êtes toutes et tous les bienvenus. Bienvenue dans cette ville ici à Paris qui est une ville engagée avec les droits humains. Et pour nous, ce n'est pas simplement un discours, ce n'est pas quelque chose d'artificiel.

Nous savons, je sais en tant que maire de Paris et mes collègues élus nombreux ici présents le savent aussi, nous portons la responsabilité d'une parole, d'une voix qui est celle d'une ville qui depuis toujours a été du côté des droits humains, des libertés et de la paix. Nous avons ici un héritage philosophique et politique extrêmement important et notamment, je citerai pour l'essentiel Victor Hugo qui est sans doute le plus grand écrivain, le plus grand poète mais aussi le plus grand humaniste et homme politique qui a considéré que Paris était d'une certaine façon l'incarnation des libertés.

Alors, c'est vrai que c'est un poids énorme que de se dire "Nous sommes élus d'une de cette villes qui porte cette histoire." Et Victor Hugo disait "Le genre humain a des droits sur Paris." Et nous prenons cette phrase très au sérieux. Lorsque Anna Souline et les guerrières de la paix nous ont proposé de les accompagner dans cette aventure extraordinaire, cette aventure qui vise à rapprocher les peuples sans aucune naïveté, sans mettre de côté la moindre discussion qui est une discussion importante sur les droits de chacune et de chacun.

Nous avons dit oui tout de suite parce que cette initiative des guerrières de la paix que nous soutenons maintenant depuis longtemps est en fait une tellement bonne nouvelle. Une bonne nouvelle dans un monde de guerre, de confusion, de conflit, dans un monde où certains voudraient continuer les guerres sans aucun doute pour se maintenir au pouvoir. C'est vrai au Proche-Orient, c'est vrai aussi, je pense à nos amis et je veux vraiment saluer ici notre ami maire ukrainien qui à côté de Bcha et de Kiv affronte aussi une guerre avec quelqu'un qui en face un envahisseur. Poutine, on peut

3:17
Non speech

[Applaudissements]

3:23
Anne Hidalgo

l'applaudir Poutine qui fait aussi de son pouvoir ce pouvoir dans lequel la démonstration de la violence est constante. Alors, les guerrières de la paix dans ce contexte-là sont une très bonne nouvelle pour l'humanité et pour la paix. Pourquoi ? Parce que cette initiative, elle part d'une région du monde qui nous est chère, qui nous est très cher parce que nous avons tous et toutes des racines avec cette région du monde. Israël, la Palestine, c'est une région du monde qui nous importe et nous le savons, qui depuis si longtemps décide aussi de la paix dans le monde.

Cette initiative portée par une femme par des femmes mais qui n'est pas exclusive qui associe aussi beaucoup d'hommes est une initiative au proche Orient qui veut faire émerger, faire venir, faire travailler ensemble et amplifier la voix de femmes et d'hommes. On pourrait dire de la société civile, je dirais de femmes et d'hommes engagés dans leur vie confronté au pire et qui ont décidé de ne pas répondre par le pire au pire. Je veux dire ici que cette initiative des guerrières de la paix a vraiment pris tout son essort au lendemain des attaques terroristes menées par le Ramas le 7 octobre 2023.

cette attaque qui a fait tant de morts, tant de morts du côté israélien dans un premier temps, tant de morts parmi lesquels des femmes des hommes innocents évidemment, des femmes et des hommes qui d'ailleurs pour beaucoup d'entre eux étaient des combattants de la paix. Je pense à toutes celles et ceux qui ont péri dans ces kibots qui portent de la plus belle des façons sans doute cette idée de paix et de vivre en commun en Israël et qui ont été victimes de ces attaques. Je pense à toute cette jeunesse aussi qui a été décimée parce qu'elle participait notamment à ce festival Nova et qui a été une des premières victimes de ces attaques terroristes.

Des attaques qui aujourd'hui ont pour conséquence non seulement des morts mais aussi des otages pour lesquels nous demandons la libération conditionnelle. Mais cette attaque a eu des répercussions. Évidemment, le droit d'Israël à se défendre, à protéger son territoire et à dire son existence est un droit que ici nous ne remettrons jamais en cause. Et nous avons toujours soutenu, j'ai toujours soutenu en tant que maire de Paris et avec mon équipe la légitimité totale de l'État d'Israël.

Mais lorsque nous avons vu les répercussions et notamment ce qui se passait notamment à Gaza et dans les territoires palestiniens, c'est-à-dire aussi toutes ces vies civiles, ces femmes, ses enfants, ces personnes âgées mourant sous l'effet des répliques. Or, il ne s'agissait pas de dire de renvoyer les uns et les autres. Il s'agissait de dire clairement ce qui s'était passé, d'où venait la responsabilité des attaques, mais aussi apporter notre solidarité pleine et entière aux populations civiles palestiniennes.

cette expression que nous avons tenté d'avoir depuis cette ville ici Paris qui présente la particularité d'être la ville dans laquelle il y a la plus importante communauté juive d'Europe mais aussi des communautés qui ne sont pas des communautés palestiniennes mais qui sont des communautés aussi musulmanes et finalement d'être une ville dans laquelle vivent ensemble des communautés qui pour certaines peuvent se définir par leur appartenance à une religion, mais qui pour l'essentiel se définissent comme des communautés appartant à la grande communauté humaine qui reconnaît les droits et la dignité à toute personne humaine. Et cette ville, notre ville est une ville qui a évidemment réagi.

Et nous, les élus de cette ville, nous avons aussi exprimé notre réaction face au désastres et face à tous ces morts que nous pouvons aujourd'hui compter et à une évolution de ce conflit qui chaque jour est plus difficile. Nous avons à chaque instant rappelé et réaffirmé des messages essentiels. Le cesser le feu immédiat, la libération inconditionnelle des otages, le respect et la sécurité de toutes les populations, le droit à la sécurité d'Israël comme celui du peuple palestinien à disposer d'un état. Ça a été notre euh message permanent que nous avons martelé. Et cette position est la même constante encore aujourd'hui.

Je me réjouis d'ailleurs des déclarations du président de la République appelant à une reconnaissance rapide aussi d'un état palestinien. Nous devons donc être dans la clarté absolue ce que nous faisons depuis ici Paris. Mais nous devons aussi saisir chaque occasion de paix et nous devons le marteler parce que la paix est la seule voix possible, la seule voix souhaitable, la seule voix durable. Je le dis aussi, nous sommes ici à Paris en lien permanent avec le camp de la paix aussi en Israël qui se bat contre un premier ministre israélien qui lui considère que la guerre est ce qui lui permet de se maintenir au pouvoir.

Et ici, nous avons toujours maintenu le lien avec tous les acteurs de la paix. Je pense à des MAES, je pense à la société civile israélienne, je pense à toutes celles et ceux qui n'ont jamais désarmé face notamment à ce drame que vivent aujourd'hui toutes ces populations. Et donc ce chemin de la paix est le seul chemin possible. Nous devons faire vivre cet espoir et pas simplement qu'avec des mots. Nous le savons, après les accords d'Oslo, il y a eu l'assassinat d'Isaac Rabin et Rabin a été victime d'un extrémiste, d'un extrémiste israélien qui ne voulait pas de ce message de paix et qui voulait maintenir la séparation entre toutes les populations.

Et d'ailleurs, ici à Paris, nous célébrerons aussi cette année les 30 ans de la mort d'Isaac Rabine ici à l'hôtel de ville en fin d'année. Ça, ce sont les messages que nous portons. Et puis il y a toutes les actions qui sont conduites et l'action des guerrières de la paix est pour nous cette fenêtre euh cet espoir euh qui est renouvelé et auquel nous venons nous voulons donner. toute sa force et amplifier ce message à partir de cet hôtel de ville. Pourquoi ?

Parce que dans le travail que font les guerrières de la paix, il y a un travail au quotidien qui rapproche des populations, qui permet aussi l'émergence de futur leaders, de ceux qui du côté palestinien comme du côté israélien vont pouvoir porter cette paix durable dans le respect de l'identité. de chacun des peuples. Et c'est ce travail au quotidien qui est fait par les guerrières de la paix. Je veux vraiment les saluer parce que ça n'est pas simple de faire ce travail-là. Ça n'est pas simple, c'est remuer des montagnes que de pouvoir ouvrir des portes, créer de la confiance. Mais c'est ce que vous faites et nous le verrons à partir des participants de cette initiative extraordinaire.

Et je veux vous dire aussi, vous le savez, les guerrières de la paix sont nommés pour comme nobélisable. Elles peuvent avoir le prix Nobel de la paix. Vous imaginez ce que cela signifie ? Je pense qu'il faut que nous soyons tous et toutes à leur côté pour porter et pour faire en sorte que oui, cette initiative des guerrières de la paix est le prix Nobel parce que là aussi ce serait un signal tellement tellement important. Applaudissons-les parce que ce qu'ils font au quotidien mérite vraiment d'être reconnu de façon beaucoup plus forte. Mais bien sûr, les guerres, c'est aussi partout dans le monde.

Je parlais tout à l'heure de nos amis ukrainiens et ce que je voudrais dire ici et ça sera une des tables ronde de cet après-midi, c'est que dans les acteurs de la paix, il y a les sociétés civiles, il y a les citoyens, les citoyennes engagées qui à un moment donné se disent "Stop, nous sommes tous des êtres humains et il faut arrêter de mettre en avant la haine et nos différences sans aucune naïveté. Il nous faut être ensemble, travailler ensemble. Comme le disait si bien Martin Luther King, il vaut mieux apprendre à vivre ensemble comme des frères que mourir ensemble comme des idiots. Et je pense que c'est une bonne orientation que de suivre ce chemin tracé par Martin Luther King.

Mais il y a aussi des acteurs dont on parle moins parce qu'il ne jouent pas sur le terrain de la diplomatie des États. Ce sont les villes, ce sont les maires et il y a ici des maires du nord, du sud. euh de pays qui euh euh sont des pays avec des réalités très différentes quant aux communautés qui vivent, avec des histoire très différentes. Je pense bien sûr à l'Ukraine avec des mères qui sont en première ligne et ce sont des héros parce qu'ils sont en première ligne et ils sont chargés de quoi ?

Moi, j'ai vu quand je suis allée pour la première fois à Kve juste en avril 2022, donc quelques semaines après l'invasion russe et quelques semaines après le massacre de Boucha, j'ai vu et le maire de Kiv m'a expliqué comment le jour où les envahisseurs arrivent, comment en tant que maire avec son équipe autour de lui, il a été amener d'abord à se dire qu'est-ce qu'on fait ? C'est quoi le rôle d'un maire dans un pays qui va être envahi ? D'abord protéger la population, aider à faire sortir toutes celles et ceux qui doivent sortir les enfants et celles et ceux qui ont évidemment des vulnérabilités, mais aussi organiser la résistance. Et c'est ce que les maires font au quotidien.

Je pense bien sûr aux maires des pays en guerre comme en Ukraine, mais je pense aussi à tous les maires qui ne sont pas dans des pays en guerre et qui sont euh là pour faire vivre ensemble des communautés qui peuvent avoir des origines, des religions différentes mais qui sont amenés à vivre ensemble sur un même territoire. Et l'expérience des mères est par définition une expérience qui vise à essayer d'instaurer la paix au sein de la communauté dont ils ont la responsabilité. Je pense aussi par exemple au maire des Sauir que nous entendrons tout à l'heure chers collègues Essauera.

Une ville aussi qui culturellement porte cette idée que les communautés peuvent vivre ensemble, travailler ensemble, grandir ensemble, surmonter des haines qui sont souvent des haines qu'on nous impose parce que dès qu'on parle, dès qu'on est ensemble avec d'autres personnes dans leur différence, on voit quelle est la richesse qu'il y a à avoir ces échanges avec ces autres personnes. Et donc c'est de cela dont nous allons parler ce soir avec tous ces acteurs qui sont des acteurs essentiels de la paix. Je ne vais pas être beaucoup plus longue. Vous connaissez mes mes convictions et nous sommes ici des humanistes et des femmes et des hommes.

Je crois qui quel que soit l'origine qui est la nôtre et le pays dans lequel nous vivons, portons cet espoir commun de voir reconnaître les droits humains partout sur la planète. Nous sommes ici ensemble avec à la fois nos colères, nos peurs, nos espoirs et je crois que c'est de ces échanges là que nous pourrons produire un message plus puissant qui pourra toucher sans aucun doute celles et ceux qui dans la diplomatie des États et au niveau des Nations- Unies peuvent aussi faire bouger les choses par le droit parce que je crois vraiment que c'est par le droit et la reconnaissance des peuples et des droits des peuples que nous pourrons y arriver.

les femmes qui ont un rôle particulièrement important dans cette aventure. Je dirais pas que les femmes sont meilleures que les hommes par définition, mais je pense que notre expérience de vie nous conduit évidemment à avoir des attitudes lorsque nous sommes au pouvoir et en responsabilité qui sont différentes parce que sans doute notre rapport à la vie, à l'existence et au fait que nous soyons obligés en permanence de justifier de nos compétences et du pourquoi de notre présence, ça nous amène peut-être peut-être à avoir cette force qui est aussi extrêmement importante pour construire la paix.

Et puis ce soir, ce soir, nous aurons ce message qui sera adressé sur la tour Effel et qui portera ce message de paix en plusieurs langues et qui sera aussi et je vous en remercie parce que c'est pour les guerrières de la paix pour cette conférence de la paix que nous avons souhaité aussi donner à la tour Effel toute son ampleur de donner une expression qui soit une expression sur la paix qui puisse être perçue. partout dans le monde. C'est ce travail que nous faisons à la place qui est la nôtre dans la générosité qui est nécessaire pour que nous puissions construire cette paix. Parce que je crois et ça aussi c'est une phrase de Martin Lutherking que j'aime à rappeler.

Il y a ceux qui s'organisent et qui préfèrent la guerre et qui sont très très bien organisés. Et bien, il faudrait que ceux qui préfèrent la paix sachent s'organiser aussi bien si ce n'est mieux que ceux qui préfèrent la guerre. C'est mon message et c'est sans doute ce que nous sommes en train de faire. Nous organiser pour la paix. Merci à vous.