MACRON II : UN NOUVEAU QUINQUENNAT DE VIOLENCES POLICIÈRES ? | Contre-Matinale #139
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 93 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 18:11OuverteRéponse directe
Tu as été présente depuis le début auprès de la famille de Boubacar et Vradjigui, endeuillée par la perte de deux frères dans des circonstances qui méritent d'être précisées. Qu'est-ce qui s'est passé dans la nuit du 24 au 25 avril ?
- 21:35FerméeRéponse partielle
Donc cette loi dont tu parles, qui assouplit l'usage des armes à feu pour la police, c'est le fameux article L435-1 ?
- 22:40OuverteRéponse directe
Donc ce soir-là, lors de cette nuit, donc dans la nuit du 24 au 25 avril, qu'est-ce qui s'est concrètement passé ? Parce que forcément, il y a plusieurs versions qui s'opposent.
- 25:54ComplaisanteRéponse directe
Il faut interpeller les candidats aux législatives. Ça, effectivement, ça peut être une pression exercée sur les députés. Vous aurez mon vote si vous vous engagez à...
- 26:28FerméeRéponse directe
Tu peux rappeler qui est Malik Ousekine ?
- 28:42OuverteRéponse directe
Mais il y a aussi un autre combat. C'est l'article L435-1. C'est ce qu'il y avait écrit sur cette pancarte que tu as brandi à Saint-Michel. Est-ce que tu peux nous parler de cette loi ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:12PrésentateurFait
« L'agent de police qui a tiré sur le véhicule a depuis été mis en examen pour homicide volontaire. »
- 1:59PrésentateurFait
« Emmanuel Valls a publié sur Twitter une photo de sa déclaration de candidature aux législatives à venir pour le compte de Renaissance, le nouveau nom du bloc macroniste. »
- 4:26PrésentateurChiffre
« près de 160 millions d'enfants sont exposés à des sécheresses graves et prolongées, alerte l'ONU dans un rapport inédit publié mercredi 11 mai. »
- 4:37PrésentateurChiffre
« La charge de la collecte de l'eau pèse de manière disproportionnée sur les femmes, 72% et les filles 9% qui, dans certains cas, dépensent jusqu'à 40% de leur rapport calorifique pour transporter l'eau, rapporte l'ONU. »
- 5:53PrésentateurChiffre
« Selon une enquête via Voice, 78% des sympathisants de gauche soutiennent l'alliance entre insoumis, écolos, socialistes et communistes. »
- 19:04InvitéFait
« j'entends que deux personnes ont été abattues et tout de suite, moi, qui mène ce combat depuis presque dix ans maintenant et qui a combattu aussi cette loi, la loi sur la présomption de la légitime défense. »
- 19:19InvitéFait
« la première loi qui a permis d'assouplir l'usage des armes à feu en 2017. »
- 19:39InvitéFait
« Et depuis cette fameuse loi, on constate une nette augmentation d'usage des armes à feu des policiers. »
- 20:27InvitéFait
« C'est des chefs d'inculpation qui restent rares, puisque les deux magistrats ont été au-delà de ce que le parquet avait demandé. »
- 21:52InvitéFait
« La loi qui assouplit l'usage des armes à feu, c'est la loi de 2017. »
- 24:54InvitéFait
« les policiers peuvent vous tirer dessus, que vous fassiez une marche arrière ou un refus d'obtempérer. Ils peuvent vous tirer dessus. »
- 28:54InvitéFait
« Alors l'article L435-1, c'est l'assouplissement de l'usage des armes à feu. »
- 31:33InvitéFait
« On a cette chance de pouvoir avoir un procès, d'avoir des policiers qui sont mis sur le banc des accusés. »
- 34:51InvitéFait
« L'affaire d'Amadou Koumé, c'est une affaire similaire à celle de George Floyd. »
Temps de parole
- Présentateur45 %
- Invité40 %
- Invité 213 %
≈ 0,5 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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À peine réélu, Emmanuel Macron est attendu sur la question des violences policières qui ont déjà particulièrement marqué son premier mandat. Deux personnes ont perdu la vie et une troisième a été grièvement blessée après un refus d'obtempérer dans la nuit du 24 au 25 avril sur le Pont 9 à Paris. L'agent de police qui a tiré sur le véhicule a depuis été mis en examen pour homicide volontaire.
Dénonçant la décision des juges d'instruction, le syndicat des policiers Alliance a appelé un rassemblement lundi 2 mai, un rassemblement auquel la membre fondatrice du collectif Urgence de notre police assassine, Amel Bentounsi, a immédiatement appelé à une contre-manifestation des syndicats dans le quartier Saint-Michel alors qu'elle était encerclée par des CRS et brandissait une pancarte où il a été écrit « Elle, les 435-1 armes de destruction massive » en référence à un article de loi sur l'usage d'armes à feu par la police. Elle a fait l'objet d'un contrôle avant d'être arrêtée et placée en garde à vue par des policiers en civil.
Elle sera avec nous pour faire le point sur cette énième affaire de violences policières. C'est confirmé hier. Emmanuel Valls a publié sur Twitter une photo de sa déclaration de candidature aux législatives à venir pour le compte de Renaissance, le nouveau nom du bloc macroniste. Théophile n'a pas résisté, a rédigé un focus sur le sujet bien mordant comme on les aime. Et on démarre, comme toujours, cette contre-matinale avec la titrologie.
Assassinée d'une balle dans la tête par l'armée israélienne à l'âge de 51 ans, c'est dans ces terribles conditions que la célèbre journaliste Shirene Abu Akleh a été retrouvée morte alors qu'elle couvrait une opération de l'armée israélienne en Cisjordanie, occupée, vêtue de son gilet presse. Sa mort ce mercredi 11 mai à l'aube dans le camp de Jénine en Cisjordanie est la preuve qu'Israël vise les journalistes à alerter Yumna Patel dans un article d'opinion paru dans Al Jazeera. L'Union européenne a condamné hier la mort de la journaliste et a exigé une enquête indépendante sur les circonstances de son décès.
De son côté, le haut commissariat de l'ONU aux droits de l'homme s'est dit consterné par la mort de Shirene Abu Akleh et a également demandé une enquête indépendante de nationalité américano-palestinienne. La correspondante d'Al Jazeera English en Cisjordanie était une icône dans le monde arabe. Le corps de la journaliste entourée d'un drapeau palestinien a été tout de suite porté en cortège dans les rues de Jénine. Les funérailles nationales sont prévues ce jeudi à 11h en compagnie du président de l'autorité Mahmoud Abbas. Elle sera ensuite enterrée à Jérusalem. Famine, migration, mort, les sécheresses s'aggravent, alerte l'ONU.
La question climatique était déjà la une de libération hier qui tirait la sonnette d'alarme sur les fortes chaleurs en perspective en France et la diminution des réserves d'eau qui annoncent des récoltes estivales catastrophiques. Le problème est bien sûr hélas plus global. C'est le monde qui s'assèche. Dans la corne de l'Afrique, la pire sécheresse jamais vécue menace de famille 20 millions de personnes. Au Chili, les coupures d'eau sont désormais courantes. En Californie, l'utilisation de l'eau en extérieur va être limitée. Un jour par semaine, même la Corée du Nord se trouve obligée de réquisitionner des fonctionnaires pour aider les paysans démunis.
Cette année, plus de 2,3 milliards de personnes seront confrontées au stress hydrique et près de 160 millions d'enfants sont exposés à des sécheresses graves et prolongées, alerte l'ONU dans un rapport inédit publié mercredi 11 mai. Le phénomène touche plus particulièrement le continent africain. 134 sécheresses en 10 ans et affecte surtout les femmes. La charge de la collecte de l'eau pèse de manière disproportionnée sur les femmes, 72% et les filles 9% qui, dans certains cas, dépensent jusqu'à 40% de leur rapport calorifique pour transporter l'eau, rapporte l'ONU.
La sécheresse conséquence directe et changement climatique, selon le groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat, participe d'un cercle vicieux. Moins d'eau, c'est moins de photosynthèse par les plantes et donc moins de stockage de CO2. Si l'action ne s'intensifie pas d'ici 2030, on estime que 700 millions de personnes risquent d'être déplacées par la sécheresse, estime l'ONU. D'ici 2050, les sécheresses pourraient toucher plus de 3 cas de la population mondiale et jusqu'à 216 millions de personnes pourraient être contraintes de migrer, développer de nouvelles pratiques agricoles économes ou encore changer d'habitude alimentaire. Des solutions existent.
L'ONU pousse ainsi une baisse drastique de la consommation de la viande. Il faut 15 000 litres d'eau pour produire 1 kg de bœuf, 6 000 litres par kilo de porc et 4 000 par kilo de poulet. À un mois du premier tour des législatives, on continue de parler de l'alliance des gauches qui marque cette campagne dans la presse mainstream. Selon une enquête via Voice, 78% des sympathisants de gauche soutiennent l'alliance entre insoumis, écolos, socialistes et communistes. Malgré les désaccords, Jean-Luc Mélenchon a initié une dynamique soutenue par un tiers des Français, comme le rélevait le sondage via Voice pour l'IB.
La NUPS pourrait supplanter les Républicains comme première force d'opposition en dépit des candidatures dissidentes et des rivalités tant partisanes que personnelles. La gauche et les écologistes abordent les législatives dans un esprit collectif et constructif, bien décidé à s'installer durablement dans le paysage local, fait remarquer l'IB. L'accord restera toutefois entaché par la cabale raciste dont a été victime l'ex-candidat Tahabou Hafs, à laquelle s'est ajoutée l'opposition virulente de Fabien Roussel, qui jugeait son investiture dans la 14e circonscription du Rhône inacceptable. Tahabou Hafs annonçait mardi, retirer sa candidature au législatif face au déferlement d'attaques.
Il avait reçu le soutien de nombreux dirigeants de gauche, dont Jean-Luc Mélenchon et Philippe Poutou. Mais selon Mediapart, c'est un signalement envoyé à la cellule de suivi contre les violences sexistes et sexuelles de la France insoumise, qui a poussé le candidat à renoncer. J'étais déjà à bout, le signalement a été la dernière goutte qui m'a conduit à me retirer, a-t-il expliqué au site d'investigation. Face à l'union de la gauche, Emmanuel Macron doit réviser sa stratégie. Alors qu'il avait conduit la présidentielle avec comme principaux adversaires l'extrême droite et Marine Le Pen, la NUPS l'oblige à revoir ses plans dans un discours devant ses troupes.
Mardi, le chef de l'État s'est montré offensif contre ce qu'il décrit comme l'extrême gauche et a dénoncé ceux qui voudraient rejouer aux législatives, ce qui a été tranché à la présidentielle. Emmanuel Macron a ainsi ciblé l'union de la gauche. Et en creux, son dirigeant Jean-Luc Mélenchon rapporte le monde pour allier une partie des sociodémocrates. La République en marche insiste sur l'idée de désobéissance au traité européen inscrit dans l'accord de gauche. L'exécutif pourrait dévoiler son dispositif sur le pouvoir d'achat avant le scrutin pour tenter de contrer la gauche.
S'il paraît peu probable que la NUPS soit en mesure de remporter la majorité des sièges, le bloc de gauche a en revanche de sérieuses chances de devenir la principale force d'opposition face aux troupes d'Emmanuel Macron à l'Assemblée nationale, estime Bristin Thurier, politologue et directeur général délégué d'Ipsos France, et ainsi de faire valoir son pouvoir de nuisance sur la durée du quinquennat, souligne le monde. C'est confirmé hier. Emmanuel Valls a publié sur Twitter une photo de sa déclaration de candidature aux législatives à venir pour le compte de Renaissance, le nouveau nom du bloc macroniste.
Si on était méchant, on dirait que c'est l'aboutissement de la longue marche d'un forceur. Mais nous, on est des gentils, jamais on ne s'amusera des attaques à la sulfateuse de l'actuel député La République en marche, de la cinquième circonscription des Français de l'étranger, qui souligne l'impopularité de Valls auprès des Français de la circonscription. Tout au plus, on exhumera les phrases définitives de Valls sur Macron quand le premier, encore premier ministre, et le second, son ministre de l'économie. On va être sérieux et se demander de quoi Manuel Valls est le nom.
Pourtant, et tant de grands médias et de politiques sont littéralement allés le chercher après sa piteuse épopée barcelonaise. L'intérêt politique de l'opération, qui consiste à débrancher un député hyper engagé dans sa circonscription pour imposer Manuel Valls, le politicien né avant la honte, comme le disent ses ennemis, est aussi qu'il sera tiré position de cette position pour incarner un nouveau type de barrage en France, le barrage anti-Mélenchon, le barrage anti-gauche de gauche. Une sorte de bloc républicain qui va du macronisme à l'extrême droite.
Il est malin, Manuel Valls s'y fait toujours mine de parler des extrêmes pour désigner à la fois l'extrême droite et un projet de gauche pas plus révolutionnaire que le programme commun de 1981. Alors pourquoi on n'est pas surpris ? Emmanuel Macron parle le même langage. Macron parle comme Valls, Valls comme Macron, et les deux parlent comme Robert Ménard, c'est-à-dire comme l'extrême droite. Rappelons que Ménard fait désormais ouvertement campagne pour que Macron est une majorité, ce qui serait un moindre mal, dit-il, face au danger que représenterait Jean-Luc Mélenchon. Le média vous donne la parole. Écoute celles et ceux qui le font vivre.
Aujourd'hui, Thomas, chef de train, on nous parle de la fermeture de lignes de train rurales par la région Provence, contraire aux promesses d'Emmanuel Macron.
Aujourd'hui, en fait, notre région, elle a décidé, lors du vote du budget 2022, elle nous a présenté ses orientations stratégiques, et dans les différentes orientations stratégiques, il y avait justement la suppression d'un service. Ce service-là, c'est un train qui part le matin à 7h10 de Dignes, et du coup, ce train-là n'existera plus. Ils ont décidé de le supprimer. L'arrivée prévue, c'était aux alentours des 10h20, 10h30 à Nice, et ils ont décidé de totalement le supprimer, même plus de bus, rien du tout. Et du coup, vous dénoncez ça à la CGT ? Voilà, en fait, là, c'est même en dehors de la CGT. Si vous voulez, les Alpes-de-Provence, c'est un département qui…
Surtout aux alentours de Djinn-les-Beng, où il y a plein de petits villages qui ont besoin de ce train, justement, pour se rendre… Je prends l'exemple du travail, pour aller faire des papiers, les courses, toutes ces choses-là, ou même pour les loisirs. Donc, c'est vraiment en dehors. Là, on ne pense même pas à nos emplois, toutes ces choses-là. On passe surtout aux voyageurs. Aujourd'hui, les voyageurs, on les laisse totalement de côté. On s'en fiche royalement d'eux, qu'ils attendent de deux heures à Annotte pour venir à Dignes. Nous, ceux qui prennent le train le matin, ils ne pourront plus le prendre pour se rendre à Saint-André, n'importe où, à Annotte, tous ces endroits-là.
Voilà, c'est ça qui nous fait un peu du mal aujourd'hui. Est-ce que vous savez pourquoi ils ont pris cette décision, alors ? Alors, nous, ils nous ont dit que c'était un train qui n'était pas assez fréquenté. Alors, après, il faut voir la réalité en face. Oui, en ce moment, on a un peu moins de monde dans ce train. Mais si on refit l'historique, en fait, si vous voulez, il y a eu un effondrement dans un tunnel sur cette partie-là, justement. Et suite à cet effondrement de tunnel, ça fait trois ans maintenant que ce tunnel est effondré. Les travaux n'ont pas du tout avancé. Et donc, du coup, en fait, si vous voulez, c'est substituer en bus cette partie-là.
Et les gens, la plupart du temps, le bus, ils n'en ont pas forcément envie. Ce qu'ils veulent, c'est prendre le train. Et aujourd'hui, donc, ils ont du mal à regarder la réalité en face. Aujourd'hui, oui, il y a moins de monde, mais c'est beaucoup… Quand je dis notre faute, c'est la faute de nos dirigeants. Aujourd'hui, on travaille à flux tendu. Dès qu'il manque une personne, malheureusement, au lieu que ça soit du train, on met du bus. Et automatiquement, quand c'est du bus, le bus, il y a des endroits où il ne peut pas passer. Donc, il y a plein de petits villages, de communes qui ne sont pas desservies. Et à force, les gens ne prennent plus le train.
Parce qu'un jour, il y est, un jour, c'est du bus. Un jour, il y est, un jour, c'est du bus. À force, ils trouvent d'autres moyens. Et voilà, on se tire une balle dans le pied tout seul. Vous disiez que oui, c'était contraire à tout ce qui est en train de se passer au niveau écologie, au niveau transition. Aujourd'hui, on le voit de partout. L'écologie, aujourd'hui, c'est tous les hommes politiques. Tout le monde est à fond là-dedans. On voit Macron, lui, c'était dans son programme, réouvrir toutes les petites lignes. On le voit en France, on en réouvre de partout. Nous, à côté de notre ligne, il y a une ligne qui s'appelle Jean-Saint-Auban.
Ils sont en train d'essayer de tout faire pour la réouvrir aussi, pour qu'il y ait de moins en moins de monde sur les routes. Et nous, ils font totalement l'inverse. Et aujourd'hui, ce qui nous fait peur, c'est qu'on nous a déjà supprimé un service l'année dernière. Là, on en supprime encore un cette année. Les services, nous, il n'y a que 8 trains aller-retour par jour. Donc, si on en a un l'année dernière, un cette année, dans 3-4 ans, il n'y a carrément plus de trains chez nous. Est-ce que ça ne montre pas aussi qu'ils méconnaissent et délaissent les zones rurales ? Aujourd'hui, moi, je pense surtout qu'on est dans un monde où il faut faire du profit.
Et malheureusement, même dans le service public, aujourd'hui, il faut faire de l'argent. Mais ce n'est pas le but du tout d'un service public. Un service public, c'est fait pour… C'est un service, c'est fait pour rendre… Service, c'est le mot, mais c'est fait pour aider les personnes. Comme je dis tout le temps, qu'on soit 1, 200 ou 1 000 dans le train, c'est la même chose. Il y a des personnes qui en ont besoin. Et si on commence à regarder les services publics qui rapportent de l'argent, on ferme tout alors. On ferme les hôpitaux, on ferme tout ce qui est le service public et on arrête tout. Ce n'est pas le but de faire de l'argent dans le service public.
Et malheureusement, aujourd'hui, c'est le monde dans lequel on vit. Il faut faire du profit, du profit. Alors que non, on en a besoin. Il faut arrêter de mettre les gens sur la route. Il faut arrêter de laisser les usagers de côté. Vous l'avez dit, il va y avoir des conséquences pour les habitants qui vont être obligés de prendre la voiture. Et est-ce qu'il va y avoir aussi des conséquences pour vous, les travailleurs ? Ah ben, nous, c'est nos emplois qui sont en jeu aussi. Aujourd'hui, je vous dis, pour le moment, on n'y pense pas du tout. Là, on travaille pour tout faire pour garder la ligne, pour que les villages continuent à être désenclavés.
Nos voyageurs, en plus, on est vraiment une chaîne familiale. Donc, nos voyageurs, on les connaît. Et aujourd'hui, on fait tout pour essayer de les aider. Mais oui, ça va être compliqué. Et après, c'est sûr qu'il y a la partie emploi où aujourd'hui, c'est compliqué. Ça va faire énormément, ça va faire des emplois. Pas mal d'emplois en moins, quoi. Vous en avez parlé en politique, ça ? Ils ont répondu quoi ? Enfin, il se passe quoi ? Ah ben, nous, on a alerté toutes les mairies, tous les élus. Là, pour le moment, on y va doucement. On essaie de faire monter un peu la sauce au niveau des politiques et voir s'ils vont un peu bouger.
On a pas mal de rendez-vous qui vont arriver et on va voir ce que ça va faire. Mais il y a un moment donné où le problème, c'est que nous, comme on disait, on est un service public. Donc, si jamais demain, on se met à faire grève, c'est nos usagers qu'on défend qui vont payer les conséquences derrière. Donc, c'est compliqué aujourd'hui pour nous de faire ça parce que si on les défend d'un côté et qu'on leur supprime le train, si on fait grève, ils vont se retourner contre nous aussi au bout d'un moment. Et non, pour le moment, oui, on a alerté pas mal de politiques. Il y en a pas mal qui nous suivent et on va voir.
On va essayer de faire bouger les choses, mais il faut qu'on garde ce service-là. Et qu'ils arrêtent de nous supprimer des trains chaque année. Pour moi, c'est carrément sauver la ligne. Parce que si on commence à regarder ce que les trains rapportent, je vous dis, dans trois ans, on est fermé et c'est terminé.
À peine réélu, Emmanuel Macron est attendu sur la question des violences policières qui ont déjà particulièrement marqué son premier mandat. Deux personnes ont perdu la vie et une troisième a été grièvement blessée après un refus d'obtempéré dans la nuit du 24 au 25 avril sur le Pont 9. L'agent de police qui a tiré sur le véhicule a depuis été mis en examen pour homicide volontaire. Dénonçant la décision des juges d'instruction, le syndicat des policiers Alliance a appelé à un rassemblement lundi 2 mai.
Membre fondatrice du collectif Urgence, notre police assassine, Amel Bentounsi a immédiatement appelé à une contre-manifestation des syndicats dans le quartier Saint-Michel alors qu'elle était encerclée par des CRS et brandissait une pancarte où il était écrit L435-1, arme de destruction massive, en référence à un article de loi sur l'usage d'armes à feu par la police. Elle a fait l'objet d'un contrôle avant d'être arrêtée et placée en garde à vue par des policiers en civils. Amel Bentounsi, c'est la sœur d'Amin Bentounsi qui a été tuée d'une balle dans le dos par un policier en 2012. Il sera condamné en appel en 2017 à 5 ans de prison avec sursis.
Une condamnation symbolique, mais une condamnation quand même. Elle a fondé le collectif des familles de victimes tuées par la police et a participé à la création de l'application UVP Filmer la police qui permet de filmer les violences policières tout en étant géolocalisé et de stocker les images sur un serveur. Bonjour Amel Bentounsi. Bonjour. Merci d'avoir accepté notre invitation.
Merci à vous.
Tu as été présente depuis le début auprès de la famille de Boubacar et Vradjigui, endeuillée par la perte de deux frères dans des circonstances qui méritent d'être précisés. Qu'est-ce qui s'est passé dans la nuit du 24 au 25 avril ?
Oui. Moi, j'étais devant ma télé et je reçois et je suis attentive à tout ce qui peut se passer, tout ce qui concerne la police. Et effectivement, quand j'ai vu ce drame le soir de l'élection présidentielle où Emmanuel Macron venait d'être réélu, j'entends que deux personnes ont été abattues et tout de suite, moi, qui mène ce combat depuis presque dix ans maintenant et qui a combattu aussi cette loi, la loi sur la présomption de la légitime défense. À l'époque... Alors excusez-moi, ce n'est pas la loi sur la présomption de la légitime défense, mais la première loi qui a permis d'assouplir l'usage des armes à feu en 2017.
Donc j'avais fait une pétition de façon à interpeller l'opinion publique, nos dirigeants politiques, les militants et l'opinion publique, de façon à ce que vraiment on se mobilise. Et depuis cette fameuse loi, on constate une nette augmentation d'usage des armes à feu des policiers, à savoir que les gendarmes en bénéficient depuis 1903. Et je ne vais pas dire qu'ils ne commettent pas, n'utilisent pas cette loi comme aujourd'hui peuvent l'utiliser ces policiers. Et c'est très inquiétant. Et la question qu'on doit se poser, c'est jusqu'où on peut aller encore pour que ces policiers puissent encore bénéficier de l'impunité la plus totale.
Et ça n'a pas loupé le lendemain ou quelques jours après la mise en examen pour homicide volontaire. Ce qui est important de rappeler, c'est très rare. C'est des chefs d'inculpation qui restent rares, puisque les deux magistrats ont été au-delà de ce que le parquet avait demandé, puisque le parquet avait demandé violence volontaire, ayant entraîné la mort sans l'intention de la donner. Et que les deux magistrats, qui certainement ont des indices graves et concordants, qui leur ont permis de maintenir ce chef d'inculpation. On s'en réjouit, bien évidemment, de ce chef d'inculpation.
Mais de l'autre côté, vous avez le corpus, le corps policier, cette famille qui reste soudée et qui, malgré la mort de deux hommes, continue à demander à ce que ces policiers ne soient pas poursuivis, en fait, tout simplement. Donc c'est quasiment le rétablissement de la peine de mort. Parce qu'en une fraction de seconde, un policier peut décider de vous ôter la vie ou de vous laisser en vie.
Donc cette loi dont tu parles, qui assouplit l'usage des armes à feu pour la police, c'est le fameux article L435-1 ?
Non. Non, c'est autre chose. Alors celui qui assouplit... La loi qui assouplit l'usage des armes à feu, c'est la loi de 2017. C'est une loi qui avait été votée suite à la pression des syndicats policiers...
Sous le quinquennat de Londres.
Sous le quinquennat de Londres et de Manuel Valls, il faut le rappeler, avec une majorité de députés des Républicains qui avaient voté pour, d'où l'importance des législatives le 12 et 19 juin, parce que les députés, c'est eux qui votent les lois, c'est eux qui légifèrent. Et c'est très important de se mobiliser pour qu'on n'ait pas encore à subir des lois liberticides et sécuritaires, sous prétexte qu'il y aurait de la violence et qu'on puisse porter atteinte au principe du droit à la vie.
Donc ce soir-là, lors de cette nuit, donc dans la nuit du 24 au 25 avril, qu'est-ce qui s'est concrètement passé ? Parce que forcément, il y a plusieurs versions qui s'opposent. Si l'on en croit les chaînes d'information en continu, la voiture fonçait de manière complètement délibérée dans la direction de ce policier. Selon d'autres sources, ça serait plutôt un refus d'obtempérer, qui n'induit pas forcément le fait que le véhicule se dirige contre la police. Est-ce qu'on a un peu plus d'éléments ?
— Alors moi, je n'ai pas ces éléments-là. Mais ce qui est certain, c'est qu'il y a un doute. Nous, on n'est pas habitués à croire la version policière, parce qu'on a cette expérience. J'ai cette expérience dans l'affaire de mon frère. J'ai l'expérience dans d'autres affaires similaires. Et là, c'est presque la carte de la légitime défense qui est sortie à chaque fois. Et comme dans d'autres affaires, par exemple, dans l'affaire d'Olivio Gomez, ça a été un petit peu le même cas dans d'autres affaires, parce que les victimes, elles sont nombreuses. J'ai les noms en tête, mais ça serait trop long pour vous les citer.
Et c'est cette question-là et qu'on doit interpeller l'opinion publique pour se dire que ce n'est pas uniquement les voyous ou les jeunes des quartiers qui peuvent être touchés par ce genre de drame avec cette loi. C'est tout le monde. C'est tous les citoyens. Et ça, il faut qu'on en prenne conscience. C'est-à-dire que demain, n'importe qui d'entre nous, pour un refus d'obtempérer, peut être amené à être abattu. Et c'est une tragédie. C'est une tragédie pour les familles. C'est une tragédie pour la société.
Et moi, j'en profite pour faire un appel à toute cette jeunesse, à l'opinion publique et essentiellement à la jeunesse des quartiers populaires qui, dans leur esprit encore, pensent que les policiers ne peuvent pas tirer sur une voiture qui prend la fuite. Donc leur rappeler que depuis cette loi de 2017, il y a eu un assouplissement de l'usage des armes à feu des policiers qui les met au même titre que les gendarmes. Et depuis cette loi, les policiers peuvent vous tirer dessus, que vous fassiez une marche arrière ou un refus d'obtempérer. Ils peuvent vous tirer dessus. Donc rappeler, très important de rappeler la dangerosité de cette loi. Et je pense qu'on n'en a pas assez...
qu'on n'en a pas pris assez la mesure. Parce que vraiment, j'en parle... C'est tellement bouleversant à chaque fois que j'entends ce genre de drame, alors que cette loi, je me suis battue contre. Et j'ai l'impression de ne pas avoir été entendue. Et c'est ça, le problème. Et je pense qu'il faut qu'il y ait une mobilisation collective. Il faut qu'on s'organise collectivement pour dénoncer.
Il faut interpeller les candidats aux législatives. Ça, effectivement, ça peut être une pression exercée sur les députés. Vous aurez mon vote si vous vous engagez à...
Tout à fait. C'est très important. D'où l'importance des législatives et de se mobiliser. Parce qu'on ne peut plus faire que dénoncer et subir. Et c'est à nous de jouer. Et... Alors aujourd'hui, je suis assez bouleversée. Parce que hier, j'ai vu le film, la série de Malik Ousekine. Et je me dis que 36 ans après... — Tu peux rappeler qui est Malik Ousekine ? — Oui. Malik Ousekine, c'est un jeune étudiant qui a été tué à la suite des manifestations contre la loi de Vaquet. Et le 5 décembre 1986. Et c'est bouleversant de voir que 36 ans plus tard, c'est les mêmes histoires qui se répètent. Et c'est... — Parce qu'il a été tué par la police.
— Il a été tué par la police, bien évidemment, par 3 voltigeurs. Et que les policiers ont été condamnés à 5 ans de sursis. Donc il a fait jurisprudence. Et bien évidemment que... Voilà. Moi, ça me rappelle aussi un peu l'affaire de mon frère. — Bien sûr. — Où le policier a été condamné à 5 ans de sursis, 36 ans après. L'impunité... — Elle est presque institutionnelle. — Elle est institutionnelle. Et les conséquences de l'impunité policière, c'est... C'est ça. C'est qu'on crée des monstres. L'impunité policière crée des monstres. Et je... C'est bouleversant. C'est vraiment bouleversant.
— Alors que si on voulait rétablir, comme on aime si bien dire, le dialogue entre les policiers et les jeunes, il suffirait juste de condamner ces policiers quand ils transgressent la loi. Et ça réparerait comme n'importe quel citoyen. Et effectivement, je pense que ça pourrait... Ça pourrait apaiser. Apaiser les cœurs et calmer cette rage qui est...
— Oui. Alors je sais pas combien de temps ça va prendre. Mais on a... On doit... On doit faire notre part.
— Bien sûr. Et tu l'as fait très bien, Amel. Comme tu le disais, 2012, ton frère a été assassiné. Bientôt 10 ans que tu milites contre l'impunité policière aux côtés des familles des victimes des violences policières. Tu as ce combat de l'abrogation de la loi de 2017 qui vient assouplir l'usage des armes à feu. Mais il y a aussi un autre combat. C'est l'article L435-1. C'est ce qu'il y avait écrit sur cette pancarte que tu as brandi à Saint-Michel. Est-ce que tu peux nous parler de cette loi ?
— Alors l'article L435-1, c'est l'assouplissement de l'usage des armes à feu. Excusez-moi. Je m'en mêle les pinceaux parce que c'est vrai que c'est ce qui a permis que ces policiers puissent bénéficier au même titre que les gendarmes, de l'assouplissement de l'usage des armes à feu et qu'il y a un risque qu'on leur cède encore une fois la présomption de la légitime défense parce que c'est la demande de ces syndicats policiers. Et on connaît leur méthode. On connaît leur fonctionnement. Ils font de la politique au-delà d'être policiers. Ils font de la politique. Ils mettent la pression aussi sur les politiques.
Et les politiciens à des fins politiciennes, bien évidemment, vont utiliser ce genre d'argument pour pouvoir légiférer en faveur des policiers et leur accorder encore un peu plus d'impunité. Donc non à la présomption de la légitime défense parce que ça serait difficile, encore plus difficile pour nous, familles de victimes, d'un jour obtenir la justice et d'avoir des policiers qui doivent répondre devant la justice. Parce que quand on entend ce genre d'argument, ce genre de déclaration de la part des syndicats policiers qui disent que le problème de la police, c'est la justice, on doit s'en inquiéter.
— Donc la loi de 2017, c'est cet article. — Oui. — Voilà. Donc juste pour que ce soit très clair pour celles et ceux qui nous regardent et nous entendent, on va parler de l'actualité du collectif Amel. Je crois savoir qu'il y a des grosses dates qui arrivent, la date du 22 juin notamment. Est-ce que tu peux nous en parler ?
— Alors dès début juin, on va lancer une campagne de façon à annoncer des choses. Et le 22 juin, il y aura le procès de ces policiers qui ont tabassé sous un porche pendant le confinement, Sofiane, qui s'apprêtait à aller au travail. Et on a la chance, encore une fois... Encore une fois. On a cette chance de pouvoir avoir un procès, d'avoir des policiers qui sont mis sur le banc des accusés. Et c'est très important parce que depuis des années, c'est vrai qu'on entend beaucoup de gens soutenir cette cause, s'indigner de ce qui se passe aux États-Unis, de brandir des drapeaux noirs sur leur Instagram. Mais c'est au quotidien, en fait, qu'il faut se mobiliser.
Et l'affaire de Sofiane, c'est une affaire qui n'a pas été assez médiatisée, bien évidemment, comme d'autres affaires. Mais c'est important de s'y intéresser, même si l'actualité ne nous invite pas à le faire, mais d'être sensibles à ça et de se dire que ce n'est pas uniquement pour nous qu'on le fait, mais c'est pour nos enfants, c'est pour toute la génération à venir. Et une autre date très importante et qui me tient à cœur parce que Jessica, qui fait partie du collectif Urgence, notre police assassine, a réussi à obtenir aussi un procès. Et ce procès, on a envie d'en faire une tribune politique.
Donc Jessica, il est épouse d'Amadou Koumé, qui a été abattu, qui a été battu à mort par des policiers. Et c'était en 2015. 7 ans après, elle obtient enfin une date de jugement. Et c'est très important de rappeler, de dire qu'il y a des petites victoires. Mais ces petites victoires, on les obtient à la sueur et au détriment de nos vies, parce que c'est le combat d'une vie pour toutes ces familles. Je ne suis pas la seule, bien évidemment. Mais la date, c'est le 27, 28 et 4 juillet. 27 juin, 28 juin et le 4 juillet. Donc on vous donne rendez-vous au tribunal judiciaire de Paris, où ces policiers, ces 3 policiers, sont mis en examen pour violence volontaire et entraîner la mort.
Donc on voit finalement... Il y a ce sentiment, comme tu le disais, quand tu évoquais la série qui a été consacrée à la vie, donc à la mort de Malik Ousekine il y a 36 ans. On a l'impression que c'est toujours l'impunité des policiers qui triomphe, parce qu'un sursis, c'est une condamnation qui est symbolique, même si ça reste une condamnation. Mais c'était impensable, il y a quelques années, de voir autant de policiers traduits devant la justice.
Oui, il y a des avancées, mais ce que nous, on regrette, c'est que la justice ne condamne pas, en fait. Et même s'il y a des petites avancées, on a l'espoir que ça puisse changer. Mais j'aimerais que ce procès, que ces policiers qui ont tué Madou Koumé, parce qu'on ne laissera pas faire, parce que je pense qu'on est arrivé à un stade où on ne peut plus laisser passer et accepter que des policiers soient condamnés uniquement à du sursis. C'est impensable. Et qu'on doit se mobiliser autour de la famille de Jessica Koumé.
L'affaire d'Amadou Koumé, c'est une affaire similaire à celle de George Floyd, où en plus, il y a une vidéo, d'où l'importance de la vidéo, et que très certainement, c'est ce qui a amené à ce que les magistrats puissent poursuivre. Et que cette affaire n'a pas été assez médiatisée, mais qu'on doit être autour de Jessica Koumé et de toute la famille Koumé à ces dates-là, parce qu'on doit exiger de la justice qu'elle les condamne à du ferme et non plus à du sursis. Parce que la vie de nos proches compte. La vie de nos frères, la vie de nos maris, de nos fils compte et qu'on ne peut plus accepter. Moi, je suis arrivée à un stade où vraiment, c'est...
Amel, je profite de cette audience qui est là pour te témoigner tout mon respect et mon admiration. On se connaît depuis de nombreuses années et tu as toujours été constante dans ta lutte et tu l'as toujours menée avec générosité, au détriment de ta famille, c'est vrai. Alors Amel Bentounsi a repris ses études. Elle est en L3, en licence 3. On devait la recevoir la semaine dernière, mais elle passait ses partiels. Donc on lui souhaite vraiment beaucoup de succès dans ses études et d'être la brillante avocate qu'elle est déjà pour les familles des victimes.
Oui, c'est important. C'est la suite logique du combat que je mène depuis 10 ans. Et j'espère que je serai à la hauteur de ce qu'on attend de moi et de ce que je me suis fixée comme objectif, parce qu'on ne peut plus accepter.
Merci beaucoup, Amel Bentounsi, de votre revenu. Je sais que c'est toujours délicat de voir revenir sur ces affaires de violences policières qui réactivent forcément des souvenirs qui sont très difficiles. Et on espère de tout cœur que... Alors en plus, on a un public qui est quand même très engagé. N'hésitez pas à interpeller les candidats aux législatives pour qu'ils fassent de cette question des violences policières une priorité de leur mandat. Merci. Il y a beaucoup... Donc Lisa me dit à l'oreillette qu'il y a beaucoup de soutien, de messages de soutien et de cœur pour toi. Amel est le soutien moral. Ne pas sous-estimer le soutien moral, il est très important dans ce type de lutte.
Merci beaucoup de nous avoir suivis. Merci encore d'être aujourd'hui 10 000 à avoir souscrit à un abonnement. La campagne d'abonnement se poursuit pour les raisons évoquées. Voilà. On a de grandes ambitions pour le média. renforcer nos équipes, développer de nouveaux concepts d'émissions. Et on peut le faire, le penser de manière sereine grâce à vous. Vous pouvez bien évidemment voir cette émission en replay, disponible également en podcast. Et on se retrouve pour ma part la semaine prochaine. À très vite. Sous-titrage Société Radio-Canada