François Ruffin, candidat des écolos et des prolos?
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 30 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 4:32OuverteRéponse directe
Combien de fois par an prenez-vous l'avion ?
- 6:32OuverteRéponse directe
Pensez-vous qu'il faille interdire les vols intérieurs en France au profit du train ?
- 7:16RelanceRéponse directe
Que pensez-vous de l'écologie punitive par la loi ?
- 15:28OuverteRéponse directe
Cette logique de responsabilité individuelle a-t-elle des limites ?
- 18:48OuverteRéponse directe
Quelle est la bonne échelle pour agir : local, national, mondial ?
- 20:52OuverteRéponse directe
L'alliance rouge-verte est-elle politiquement possible ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:27Fait
« la croissance ne fait plus le bonheur »
- 2:04Fait
« la transformation écologique de la société ne viendra pas juste des boycotts des paniers bio et des friperies »
- 6:32Promesse
« interdire les vols d'avions intérieur en France au profit du train quand le rail permet un trajet équivalent plus 2h30 »
- 11:22Fait
« il faut pas compter sur les riches ou les ultra riches »
- 12:05Fait
« l'écologie c'est pas l'abandon de la lutte des classes c'est plutôt le renforcement et le renouvellement de la lutte des classes »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.
croissance consommation libre-échange co2 ce pétrole vachement climatique le petit colibri développement durable année bio à mcgarrett un solberg à venir planète jaurès marx comme un bonheur bonjour bienvenue dans ce troisième épisode de poirée caouette le podcast de slate.fr consacré à l'actualité des idées je suis le n 2 comme est rédactrice en chef de slate et j'anime poiret caouette avec le journaliste essayiste jean-laurent cassely sel et jean-laurent bonjour à peine pour ce numéro on a choisi de parler d'écologie de gauche et de consommation en s'appuyant sur le livre de françois ruffin il est où le bonheur c'est paru cet automne aux éditions les liens qui libèrent françois ruffin on le connaît c'est le député la france insoumise de la somme il est très engagé dans les
luttes ouvrières il journaliste de formation il a fondé le journal fakir on va discuter de ce livre et du thème principal qu'on en a dégagé l'alliance rouge verte est-elle l'avenir de la gauche avec gérald andrieu directeur adjoint de la rédaction de marianne et essayiste ton jour gérald bonjour il nomme et richard robert historien des idées éditeur du site internet telle hausse elle réchappe bonjour richard on peut qualifier telle hausse de 2 films tant côté gauche réformiste et sa wii social-libéral aux fans des blues ya pas une ligne politique claire mais a clairement une sensibilité qui veut dans ces directions très bien jean-laurent je vais te laisser résumer livre de rufin alors dit nous il est où le bonheur pour lui en tout cas le bonheur il n'est ni dans la croissance
ni dans la concurrence ni dans la mondialisation ni dans aucun de ces termes owni qui selon françois ruffin épuise les français la 5g le frigo connectés ça ne les fait plus rêver on peut d'ailleurs résumé la thèse de son petit livre à cette phrase la croissance ne fait plus le bonheur dans ce recueil de textes rufin le militant de la gauche à l'ancienne met en scène sa conversion à l'écologie politique alors attention pas n'importe quelle écologie greta solberg et les marches pour le climat c'est sympa certes mais selon hrw un il faut aller plus loin d'où la première thèse du livre en opposition avec le côté parfois consensuelle et bisounours de l'écologie la transformation écologique de la société ne viendra pas juste des boycotts des paniers bio et des friperies des petits gestes et des
colibris il faut transformer le modèle en profondeur c'est la deuxième thèse du livre pour transformer le modèle il faudra des lois certes mais il faudra surtout un désir à l'écologie réclament avant tout une révolution de l'imaginaire écrit rufin et même un bouleversement spirituel désormais le bonheur serait dans les liens plutôt que dans les biens et voici un slogan de campagne qui séduira certainement les groupes sociaux et du quai alors que les catégories populaires ne sont pas nécessairement acquise à l'idée de se priver d'avion surtout quand elles ne l'ont jamais pris ou de viande surtout lorsqu'elles ont du mal à remplir leur caddie est la troisième thèse originale du récit de rufin s'est donc que pour gagner c'est à dire pour être majoritaire dans les urnes il faudra
réconcilier ce qu'il appelle les deux choeurs de la gauche les prolos les intellos autrement dit le rouge et le vert et là ce n'est pas gagné puisque entre la fin du monde et les fins de mois entre les gilets jaunes et les marches pour le climat la convergence ne vient pas pourtant rufin affirme pouvoir oeuvrer à ce rapprochement des électorats c'est en tout cas la stratégie qu'il annonce dans ce livre le deuxième qu'il aura publié en 2019 avant peut-être un programme politique pour 2020 on va commencer par un petit tour de table est-ce que vous pouvez déjà nous dire en quelques mots ce que vous avez pensé du livre et chats robert alors moi j'ai été très sensible au côté sincère de rufin et par rapport à ce que vient de dire laurent je préciserai ceci c'est qu' il
n'y a pas tellement une réflexion politique aboutit dans ce livre il ya plutôt une tentative de réfléchir et une tentative qui est honnête il se raconte pas d'histoires sur la difficulté de mêlée des sociologies assez différentes d'articuler des causes qui au fond ne sont pas les mêmes alors évidemment de temps en temps il tente bien de le retrouver des ennemis comme a par exemple ce fameux traité settat et au delà les accords commerciaux multilatéraux mais on sent bien que ces tenues est et ce qui est bien dans le bouquin c'est que rufin lui-même s'affrontent à cette difficulté il contourne pas l'obstacle pierre adam derrière alors moi je craignais le pire étant donné le titre un titre emprunté à une chanson de christophe maé savoir froid qu'elle est ensuite une introduction l'auteur
lui-même explique que ce n'est qu'une ébauche de livres que c'est inaboutie qui a des lacunes etc c'est assez terrifiant donc je me suis lancé dedans un peu à reculons je dois bien le dire mais j'avoue que moi aussi j'ai été touché par l'honnêteté de françois ruffin et par sa finesse finalement c'est peut-être pas abouti mais ils se montrent très fin il n'est pas aussi bourrin que certains voudraient nous le dira c'est à dire que il est anti élites mais pas totalement il explique effectivement pour les classes populaires un combat et notamment le combat écologique pour être gagné qu'à condition qu'ils aient jonction entre les classes populaires et la petite bourgeoisie éduquer grosso modo il veut réunir les prolos et les profs et je trouve que c'est assez
séduisant effectivement dans les faits ça fonctionne mal mais c'est une stratégie assez fine finalement avant d'entrer dans le dur du sujet je vais vous poser une question un peu personnel est-ce que vous pouvez nous dire chacun combien de fois par an est ce que vous prenez l'avion jean-laurent moi je suis un peu embêté parce que pendant très longtemps j'avais peur de l'avion dont je ne le prenais pas mais à l'époque où tout le monde s'en foutait et maintenant je le reprends depuis quelques années c'est la honte de le faire et par ailleurs je suis venu en trottinette électrique enfin d'abord en tgv plus en trottinette électrique donc j'ai consommer beaucoup d'électricité nucléaire pour venir christian robert moi je prends souvent l'avion parce que j'ai la famille en allemagne une
belle-mère notamment et que pour des raisons paix des ménages y lever environ une fois tous les deux mois et puis aussi quelques voyages professionnels mais cela dit je suis sensible à ce que raconte rufin sur le fait de limiter les déplacements en avion quand c'est des distances qui sont atteignables en tgv il raison au fond et gerald moi je suis irréprochable vertueux je ne prend jamais l'avion non je déconne le 4 à 10 fois par an j'ai regardé la statistique de mes déplacements et rend compte en aller-retour 4 à 10 fois par an il se trouve que moi j'ai de la famille à nice et effectivement je suis sensible à l'argument que développe rufin dans son livre pour les lignes intérieures me se trouve que pour aller à nice il faut cinq heures et demie de train dont une
dernière partie façon tortillard donc je suis fatalement obligé de monter dans un avion et je ne comprends pas trop pourquoi on devrait en avoir honte aujourd'hui en fait rejoint d'ailleurs écrit dans un des passages les plus marrantes son livre que sa directrice de cabinet prend l'avion pendant vacances parler aux états unis et que le directeur du journal fakir qu'il l'a fond des vallées partie aux canaries voilà le temps qu'il montre les contradictions en fait 2 2 et y compris de ses proches donc de gens qu'on imagine être plutôt des militants sensible à la cause écologiste pour montrer à quel point c'est difficile dans le temps dans les faits de d'allier la la la théorie la pratique un sac prendre l'avion c'est devenu un marqueur assez fort ces derniers mois et
notamment depuis qu'il a déposé cette proposition de loi sur laquelle il revient dans son livre dont on parle et gérald c'est l'idée de rufin c'est d'interdire les vols d'avions intérieur en france au profit du train quand le rail permet un trajet équivalent plus 2h30 donc c'est précisément ça mais au-delà de ça pour refaire il ya l'idée générale qu'il faut changer radicalement nos modes de vie et surtout que cela doit en passer au moins en partie par la loi qu'est ce que tu penses richard robert de ce côté autoritaire en fait de lutte contre le changement climatique par la loi alors moi je suis pas opposé du tout à l'idée d'un passage par la loi on pourra discuter tout à l'heure de la version écologie punitive de la sphère qui effectivement est sans doute pas la
meilleure technique mais on parle ici de effectivement deux choses fondamentales de choses qui demandent à être encadrés et pour le coup même quelqu'un qui sensibles aux vertus de l'économie de marché comme moi ne peut pas ignorer non plus que 500 cadres tout ça il ya un exemple qui me vient à l'esprit est que quelqu'un qui a une sorte de référence aujourd'hui pour moi c'est la directive reach de l'union européenne l'êta est ce que c'est alors c'est à tous le secteur de la chimie sa touche pas exactement les émissions de carbone mais disons l'idée d'une chimie propre verte éventuellement on peut en discuter ce qui est certain c'est que c'est un c'est une sorte de terrain de jeu comme à imposer vraiment forcer sa part la commission et puis par les états membres
en 2007 et qui a littéralement changé les règles du jeu en profondeur là où c'est intéressant c'est que ça n'a pas simplement contraint les acteurs à faire évoluer leurs modes de production par exemple ça leur a donné aussi un avantage compétitif à l'export c'est à dire que l'on à une chimie européenne qui était un peu à la traîne et qui aujourd'hui en avance et sachant que les normes vont remonter d'une façon ou d'une autre et que parfois le protectionnisme des as va s'exprimer sous la forme de deux préférences collectives avec des normes sanitaires des choses comme ça en gros prendre de l'avancé sur ces sujets là c'est bon pour l'industrie et c'est un exemple en fait on a une loi qui est forte qui est contraignante mais qui n'est pas opposé à l'idée de croissance et qu'il n'est
pas non plus opposé à l'idée de marcher puisque au fond il s'agit simplement de faire jouer dans un ensemble vraiment significative des acteurs sur un terrain commun c'est vrai que ce qui est intéressant je trouve dans le livre de rufin c'est que au delà de des lois et du caractère contraignant de la transition écologique ya la question de la l'imaginaire désirable parce que pour légiférer en faveur d'une transition il faut être élu et pour être élu il faut faire faut faire envie et on sait très bien que c'est le gros problème l'écologie politique c'est que elle est partagée entre des gens qui promettent que ça va bien se passer au risque d'être accusé de de verdir la à la marge en fait le système et de de gens qui vont être jugés à l'envers ce trop radicaux donc des croissants et cdm
ces démos qui qui qui sont rejetés en fait un cd imaginaire qui sont rejetées par une grande partie de la population et on le voit dans toutes les études qui sont menées ces derniers temps sur le rapport à la société de consommation chez les gens très éduqué il ya une frange qui décroche en fait du matérialisme et qu'ils considèrent comme rufin qu'effectivement les liens à peuvent être supérieures aux biens et que consommer des choses c'est un peu vieillot c'est même un peu ringard par contre dans les classes populaires ça passe beaucoup moins bien on l'a vu avec les gilet jaune qui était avant tout une révolte consommateurs plus que de travailleurs qu'on a vu à quel point ces sujets de dax et à la société de consommation de pouvoir d'achat a été très sensible et c'est vrai que les
discours sur la déconsommation ont tendance à moins toucher ce public là alors ben arfa on a tout à fait conscience puisqu'une d'une partie du livre est consacrée à cette difficulté la question ça va être qu'elle imagine r peut devenir majoritaire pour l'écologie je rebondis un peu de choses qui a dit richard il décrivait une directive qui en fait tout ce que dénonce finalement françois ruffin dans son livre c'est à dire la croissance verte c'est une écologie qui n'empêcherait pas le business mais un moment donné effectivement il faut construire un imaginaire où le business doit être contraint ce que ce qu'il dénonçait ce qu'il nomme contrairement à certain françois hollande c'est des adversaires et c'est un régime et un système économique mondialisé et des dérives
néolibérales le libre échange ils le critiquent vertement fermement et cette critique là est nécessaire là où c'est intéressant c'est qu'effectivement il essaye de mêler la dimension écologique et la dimension sociale pour revenir sur les il est jeune il rappelle que tout part d'une hausse des taxes sur les carburants et il disait que effectivement ça contraignait des gens qui socialement en plus de difficultés que les habitants des villes et c'est là que je trouve que l'articulation est intéressante il n'invente rien deux clans écrit avant lui christophe guilluy l'a écrit avant lui beaucoup d'autres ont dit ça mais pour un responsable politique de d'avoir toujours en tête que la dimension écologique et à être quelque chose de prépondérant demain doit toujours
s'articuler à la question sociale c'est essentiel reste à construire un imaginaire et c'est là la difficulté de son pourri fin ce qui est très clair c'est qu'il faut pas compter sur les riches ou les ultra riches il les dénonce vertement en disant que de toute façon ils se hisseront se carapater où ils vendent déjà en scandinavie certains vont chercher refuge en nouvelle zélande de toute façon ils ont des super yachts qui valent des millions et des millions et que effectivement comme tu le disais richard lui parle de rufin parle pas directement d'alliance politique mais plutôt d'alliance de classe on est quand même à la france insoumise et que ce qu'il faudra c'est l'alliance de la petite bourgeoisie et des ouvriers pour pour arriver à quelque chose effectivement pour rufin il est
intéressant de noter que l'écologie c'est pas l'abandon de la lutte des classes c'est plutôt le renforcement et le renouvellement de la lutte des classes d'ailleurs il est il est très critique sur l'écologie encore une fois bisounours entre gains entre guillemets c'est à dire une écologie qui serait consensuelle et qui serait une sorte de allez on se tient tous la main tous ensemble pour le climat et le risque en fait de ce type de discours c'est que ben politiquement c'est que y'a plus de conflits en fait si on est tous alliés pour sauver la planète bah en fait il ya personne en face et ça c'est vrai que dans une perspective marxiste s'est pas bien donc donc rue phare politise en fait la question écologique et il dramatise un peu son son rejet son opposition aux ultras
riches aux multinationales aux lobbys ici à tout un chapitre au début du livre là-dessus parce que je pense que c'est aussi un calcul enfin c'est stratégique c'est que il faut il faut cliver et si on veut pour gagner il faut cliquer pour qu'yves et il faut trouver un adversaire oui il est g chien d'ailleurs de ce côté là c'est moi c'est ce que j'apprécie chez lui c'est qu'il ya ce côté combatif en fait il veut c'est un homme de combat rufin parfois lui reprocher de manquer un tout petit peu de fond il est dans du compas il désigne des ennemis il en identifie et c'est pas juste pour le plaisir d'orienter la foule vers une cible c'est aussi parce que profondément enfin il perçoit il pense qu'il ya des adversaires il n'est pas dans un monde de bisounours il écrit à ce propos effectivement je
rebondis sur ce que tu disais jean-laurent l'écologie invite au consensus c'est très fort est en même temps c'est complètement paradoxal parce qu'il ya autant quasiment de sectes écologique ou écologistes qu'il ya deux sectes d'extrême gauche c'est-à-dire ses démons qui sont complètement éparpillés et qui souvent ne tiennent que par les ennemis leur ennemi le totem du nucléaire par exemple chez les écologistes qui devrait être discuté en or ça parce que pour le coup si on parle de co2 c'est quand même un élément de réponse probablement mais qui quand même les unit et ruffin il travaille à partir des ennemis et il travaille à partir des luttes contre les ennemis mais c'est pas un imaginaire de la lutte pour la lutte c'est la lutte contre ces la lutte avec
avec des gens derrière est déjà en phase en fait je crois pas que ça soit simplement tactique du côté de rufin cette logique là de l'affrontement de dire que l'écologie c'est de la politique que la politique c'est du dissensus et du conflit c'est de la friction c'est pas simplement tactique il s'appuya bout un long développement dans le livre sur les luttes sociales passées en france elle se elle se noue toujours dans le conflit elle se résolvent dans le conflit les ouvriers fusillés de fourmies ils sont tombés sous les balles mais parce qu'il réclame et la journée de huit heures s'ils avaient simplement tendu la main il aurait jamais eu une journée de 8 heures ils sont manifestés face à face à alarmer et donc cela c'est pas simplement de la tactique c'est du
fait c'est de l'histoire et c'est pour ça que je trouve que il m'apparaît plus faim qu'il n'y paraît parce que on y voit d'ailleurs une importante culture historique et politique il s'est passé mais je ne pense pas vraiment j'ai aussi l'impression que pour lui ce qui fonctionne c'est effectivement les tactiques et les stratégies historique de la gauche c'est à dire la grève la lutte là les manifestations les grands cortèges en revanche alors ils disqualifient totalement les par exemple les mouvements de consommateurs pour lui le boycott c'est ce qui dit d'ailleurs dans ce chapitre on citez moi une en acquis social obtenu grâce à un boycott ça n'existe pas donc tu ton pour lui effectivement c'est soit ça soit rien il fustige aussi ce qu'on appelle l'écologie colibri donc l'image qu'on
connaît bien maintenant du petit colibri qui ramène une goutte d'eau dans son bec pour éteindre un incendie en participant juste d'une d'une petite pierre donc toute cette écologie des petits gestes et la logique un peu du consom'acteur gerald toi tu a parcouru une partie de la france à pied de dunkerque à menton pour son livre le peuple de la frontière donc tu as rencontré pas mal de gens hors des grandes villes françaises est-ce que tu as constaté qu'effectivement cette logique de faire reposer sur les consommateurs sur sur des individus des responsabilités écolo comme ça assez forte pour pas dire présente à ses limites alors déjà vous noterez que mon bilan carbone a été amoindri parce que j'ai fait deux mille kilomètres à pied bravo merci et je
prends l'avion dont quatre à dix fois par an pour re compenser cette absence d'émissions carbone alors effectivement que j'ai rencontré des gens qui sont très préoccupés par la question écologique dans toutes les classes sociales sont d'abord préoccupés par quelque chose qui est l'alimentation avant même la question environnementale l'alimentation est quelque chose de central mais tout ça a ses limites a effectivement le consommateur acteurs c'est quelque chose qui a ses limites rufin dit parce que la personne se retrouve seul face à peu son porte monnaie je crois pas que ça soit que ça le problème c'est que la personne se retrouve seul face à elle-même et que dans la période actuelle d'alain période qui est très individualiste il ya un nouveau besoin de collectif et de commun
et de politique finalement et j'agis traverser une ville en alsace c'est pas une ville c'est un village puisqu'il ya deux mille habitants qui s'appelle ungersheim si je vous parle d'une game si vous allez comprendre c'est que la politique est fondamental dans le cas de ce petit village c'est une c'est un village qui est entré en transition totale c'est à dire que des écoles sont chauffés au bois l'ensemble 100 % des repas à la cantine sont bio les légumes sont produits sur des terrains maraîchers municipaux l'arrosage public est fait avec des chevaux le ramassage scolaire avec des chevaux vous allez me dire c'est complètement folle clou c'est beau bout à souhait pas du tout c'est la france périphérique ungersheim c'est en périphérie de mulhouse c'est une ancienne cité minière
le mr et écolo mais il n'est pas adhérent 2 devait il est élu depuis 1989 sans discontinuité alors qu'à tous les autres scrutins sur le fn qui passe si je vous parle d'une girling c'est que si on avait eu dans ce village que des consommateurs acteur il ne se serait rien passé il ya eu la décision politique et il ya un maire derrière ça et c'est ce que c'est ce que propose rufin c'est l'écologie c'est de la politique c'est du conflit et ce mr que j'ai rencontré dû batailler véritablement oui c'est intéressant que tu cites l'alimentation et le est en fait le caractère enfin l'échelle locale de l'écologie parce qu'on se rend compte dans les études qui sont menées que c'est souvent ce qu'ils peuvent faire une majorité on a vu par exemple dans une étude récente menée par l'obs locaux sur les
utopies les nouvelles utopies française que les français étaient partagés entre 3 utopie l'idée utopique isabelle techno libéral c'est à dire une société de croissance de consommation poussée par le progrès scientifique et technique c'est un peu le mec trente glorieuses dwight gagnent donc cette cette utopie elle est minoritaire aujourd'hui est en fait ce qui est intéressant c'est que l'on pense tout de suite au maquereau 10 mais elle est aussi soutenu par des catégories à faible niveau de vie et d'éducation qui adhèrent encore au matérialisme à côté de cette utopie techno libéral il y en a une qui est celle de la société écologique et qui en fait curieusement bas est assez majoritaire pourquoi parce qu'elle rassemble à la fois des jeunes diplômés qui habitent dans les grandes
villes parmi lesquelles une minorité seulement de décroissants adeptes de sobriété écologique mais également des populations séduite par le retour du local mais qui sont plus suspectes sur les aspects de déconsommation voilà en tout cas une société écologique qui s'articulerait autour du local semble pouvoir former une coalition qui peut être majoritaire un jour tout ça j'ai l'impression pose quand même la question de quelle est la bonne échelle pour agir richard robert est ce que gérald parler donc donc d'un village se maquille aiea le côté ya la tentation un peu hyper local terroir et après qu'est ce qu'on peut faire aussi est-ce qu'on peut reporter ça à l'échelle de tout un pays quelles sont les bonnes stratégies pour agir à l'idole locale le national et le
mondial avec un petit échelon européen entre les deux et c'est assez curieux parce que si on réfléchit aux arbitrages difficiles qu'on peut avoir à l'échelle nationale qu'on a vu avec les jets les jaunes ou un gros buy à ceux qui sont encore dans l'espoir d'accéder à plus de consommation et ceux qui sont déjà prêts sans passer un petit peu en fait les mêmes débats ont eu lieu à l'échelle internationale au moment du protocole de kyoto en 97 avec un deal mondial plus ou moins respecté qui était que les pays déjà développé dont nous bien sûr faisait un effort plus conséquent sachant que les pays en développement avait une revendication forte d'accéder au développement avant de commencer à baisser les émissions la donne a un peu changé parce que la chine notamment tout en accédant au
développement a eu des problèmes tels de pollution et puis une stratégie tels également une capacité stratégique qu'elle s'est engagée plus vite qu'on ne l'espérait sur quelque chose qui avec très vert en termes de co2 sachant qu'ils partent de loin bien sûr en tout cas cette échelle globale elle se duplique en quelque sorte à l'échelle nationale pour en revenir au coeur du sujet rufin raison là dessus l'économique ou du colibri les petits gestes économiquement parlant passer ma dépression c'est du bullshit ça n'a aucun impact et comme le dit gérald en fait on ici sur une question politique qui requiert de vrais arbitrage des réglages fort pas facile du dissensus du vrai débat est a priori le domaine d'excellence pour sa scène nationale c'est à dire c'est
quelque chose qui doit avoir lieu alors on parlera peut-être convention citoyenne sur le climat mais autrement le parlement l'espace public régler au niveau national c'est l'espace de référence pour moi pour faire ses arbitrages qui seront fiscaux etc alors justement au niveau national est ce que l'idée d'une alliance rouge verte et cohérente et possible politiquement j'ai alain df alors l'alliance rouge verte il faut voir qui on met derrière si la question c'est est-ce qu europe écologie peut s'entendre avec la france insoumise il y aurait une forme de logique mais en politique n'a pas de logique comme en politique n'a pas d'arithmétique c'est à dire qu on associera on additionnera jamais les deux électorats notamment parce qu'une bonne partie de l'électorat d'europe écologie est un
électoral consensuel véritablement consensuelle basés dans les villes en bonne partie et ça ne peut pas fonctionner et par ailleurs il ya des logiques d'appareil des logiques de boutique et on va dire est ce que les épiciers ont ville de n'être plus qu'une seule et même épicerie épi qui sera derrière la caisse est derrière le comptoir est ce qu'on imagine grosso modo jean luc mélenchon premier ministre de yannick jadot je crois sinon ça ne marche pas et puis d'ailleurs mais les successeurs des marchands peut-être alors vous pensez à françois françois ruffin ou peut-être lui il propose un front populaire et écologique il résume devrait prendre la tête éventuellement et bien il le lance comme ça mais sans trop définir exactement ce qu'il met derrière et et qui
effectivement pourrait en prendre la tête il faut rappeler que françois ruffin a quand même lancé nuit debout le mouvement le plus horizontale auquel on n'est jamais assisté le problème de l'horizontalité c'est qu'il ya ou d'une aucune décision qui n'est prise et finalement aucun conflit aucun 10 ans us donc c'est marrant que le françois ruffin qui nous parle de conflit pour faire de la politique était à l'origine de nuit debout qui était vraiment l'endroit où ont voté pour savoir s'il faut aller voter j'ai l'impression d'être dans une ag d'écolo des années 80 ça n'avait aucun sens et ce mouvement est mort est mort dans l'oeuf je suis d'accord avec toi mais j'ai l'impression quand même qu'il a appris de ses de cet échec là parce que dans son livre il ya
une anecdote qu'il cite souvent qui est que j'aime vous qui est celle des goodyear en fait il explique comment à amiens dont il est le député les ouvriers de l'usiné goodyear de pneus ont manifesté contre la fermeture et que quand ils sont allés dans le centre-ville d'amiens ils se sont trouvés nez à nez face à un cortège de d'écologistes de mouvements sociaux plus contemporains qu'ils a totalement ignoré et inversement et donc il explique c'est aussi une réalité sociologique c'est à dire que les ouvriers de goodyear à habito de dans la grande couronne le périphérique d'amiens alors que les nouveaux militants sont plutôt dans centre-ville et qu'en fait ils n'ont pas les mêmes préoccupations pas les mêmes codes culturels et qu'en fait ils s'ignorent totalement donc j'ai l'impression qu'il
a quand même travaillé là dessus et sur les limites justement d'un front populaire qui serait réduit à dugny debout un arrêt cardiaque il ya au moins deux éléments si on prend la stricte logique des appareils effectivement des épiciers parce que c'est aussi ça il faut le il faut appeler un chat chat il y aurait quelques éléments qui pourraient laisser croire une convergence possible l'arrivée d'un julien bayou à la tête de élevé c'est quand même en face est un gars qui vient de jeudi noir c'est à dire c'est c'est du gauchisme activistes qui est pas incompatible avec eux de la gauche verdi et verdi avec sincérité comme donc il ya peut-être des éléments d des fils qui pourrait s'étendre rappelons que le front populaire c'était tout sauf un programme commun c'était
c'est un revirement de staline en 34 et demi qui aboutit en 36 mais sur un fond de désaccords absolue en réalité qui entre le entre 1920 et 1930 4 ils se sont plutôt écarté les uns des autres que rapprocher le deuxième élément et je te rejoins jean laurent là-dessus ruffat il est plus en train de chercher ils cherchent des formules il lance des idées mais il ya une absence que lui-même pointe au sein de son bouquin et qu'il espère c'est en gros à jaurès et jaurès ont parlé des luttes tout à l'heure jaurès à la fois l'homme qui est parti de carmaux pour aller jusqu'au parlement qui a amené du social aux politiques mais c'est aussi l'homme de la synthèse réputée impossible au sein des différents courants du socialisme français au mam en 1900 et en gros s'il ya eu une
capacité d'accéder au pouvoir à partir de l'après première guerre mondiale c'est grâce au travail de synthèse travail intellectuel menée par jaurès et ruffin en fait il attend à jaurès il il ne se situe pas lui-même comme étant ceux jaurès mais il espère en être les prémices en fait on sent bien qu'ils dis pas que tout va être facile on sent que c'est un espoir un peu vain pour lui-même qui pointe qu'il faudrait faire ce travail-là et séance à dire que le livre reste honnête c'est qu'ils ne prétendent pas le faire à la place il prétendit que ce sera facile nick lui-même est en train de le faire si un livre qui prépare le terrain en quelques années la question de savoir si il est encore possible d'avoir ce genre de coalition dans la france de 2020 il faut peut-être moins raisonner en
termes de coalition qu'en termes de travail intellectuel de travail politique et qui a un travail de long terme qui veut pas se faire en un an faut dire que j'aurais s'avère un outil formidable pour réunir les gens c'est la république c'est idiot c'est un mois un peu dépassée et je suis pas sûr qu'un juillet à julien bayou et beaucoup de respect pour la chose républicaine d'où la difficulté est effectivement de réunir tout le monde sous un même drapeau et bien justement pour clore cette émission j'ai vous proposer un petit jeu de pronostics de nous dire quel pourcentage selon vous françois ruffin pourrait obtenir à la présidentielle de 2000 22 si tenté qu'il se présente jean-laurent alors s'il arrive à réunir toute la gauche radicale et une partie de la gauche plus centriste et allez on
va dire la moitié de l'électorat écolo pourquoi pas jusqu'à 18 20% cheikh al ahmar il sera au second tour si son niveau après un mot non moi je pense qu'il aura 12 au maximum il fait beaucoup plus excité - moins solides quinqua mélenchon avec tous les défauts cas mélenchon ce qu'il a derrière lui comme sensibilités politiques s'efforcent c'est presque majoritaire je le pense mais la personne de rue faille encore un peu ténu pour porter sa à nouveau entre le vieux patron et le jeune il ya du chemin à faire j'étais très proche aussi ton pronostic richard je dirais pas à pas au delà de 15 est encore grand maximum eh bien merci à tous d'avoir participé à cette émission n'était donc avec gérald ans le directeur adjoint de la rédaction de
marianne richard robert historien des idées et éditeur du site internet telle hausse jean-laurent cassely journaliste et essayiste c'est la fin de ce point-là caouette que vous pouvez retrouver sur slate.fr ou sur votre application de podcasts préférées si vous avez aimé correa caouette n'hésitez pas à vous abonner à en parler autour de vous et à nous mettre cinq étoiles
François Ruffin