Vote de confiance : pourquoi Bayrou fait semblant d'y croire
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:15OuverteRéponse partielle
Est-ce que François Bayrou croit encore au vote de confiance ?
- 2:00OuverteRéponse directe
Pourquoi Bayrou maintient-il les 44 milliards d'économies ?
- 4:00OuverteRéponse directe
Un gouvernement technique est-il viable ?
- 6:00OuverteRéponse directe
Le PS peut-il accéder à Matignon avec 66 députés ?
- 8:00OuverteRéponse directe
Le RN va-t-il forcer la chute du gouvernement ?
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nouveauté cette saison, vous pouvez vous aussi réagir, interroger nos invités en flashant sur ce QR code, voilà qui vient d'apparaître. vous allez très vite prendre l'habitude. Vous flashz le QR code et vous participez à l'émission en direct pour réagir à nos deux thèmes, à ces deux thèmes de débat que je viens de vous présenter.
Par exemple, vous vous demandez peut-être si François Bairrou fait semblant d'y croire en ce moment, lui qui commence à recevoir les partis politiques, le parti communiste cet après-midi, le Rasseblanc national. Demain, un premier ministre qui enchaîne les plateaux télé également. Clémentine Louise, je pense précisément que les jours qui vont venir sont cruciaux.
Le compte arbour est lancé. Une semaine sépare désormais le premier ministre de son destin à Matignon et pour le moment, il s'annonce plutôt funeste. Alors pour y échapper, François Baïplie les prises de parole urgence de la dette et avenir de la France.
Hier soir, le Premier ministre tenait un discours aux accents apocalyptiques. Si je n'ai pas l'assentiment euh minimal des Français et de ceux qui les représentent, on abandonnera ou on abandonnerait la politique pour moi vitale pour le pays. Prêt à revenir sur les de jours fériers, François Bairrou maintient en revanche le cap des 44 milliards d'euros d'économie. un montant non négociable.
Reste à savoir maintenant quelle ligne pourrait bouger dans ce budget 2026. Pour en discuter, le Premier ministre reçoit les chefs de parti jusqu'à jeudi soir avec pour ouvrir le bal communistes dès cet après-midi, les seuls à gauche avec le Parti socialiste à avoir accepté le rendez-vous du premier ministre. Insoumis comme écologistes n'ont pas l'intention de se rendre à Matignon et prépare déjà la prê François Baot.
Nous lundi, on sera en train de préparer l'avenir. C'est-à-dire qu'est-ce qu'on fait le 8 septembre quand monsieur Bairou sera tombé ? Parce qu'il va tomber le 8 septembre, il y a pas de suspense là-dessus.
Et donc les quelques jours 11 maintenant qui nous séparent de la chute de ce gouvernement doivent être utilisés à travailler la suite. Côté rassemblement national, le rendez-vous est fixé à demain matin. Mais Jordane Bardella annonçait s'y rendre sans aucune illusion et se dit déjà prêt à proposer sa candidature à Matignon en cas de majorité à l'Assemblée nationale.
Quant aux membres de la coalition gouvernementale, les Républicains rencontrent François Bairou demain après-midi. Le ministre de l'intérieur Bruno Retaillot insiste : "Voter pour la chute du gouvernement ce serait voté contre les intérêts de la France." Et c'est donc l'histoire d'une crise politique sans fin que l'on vous raconte pour lancer cette nouvelle saison de sens public avec un François Bairou qui fait semblant d'y croire.
On est en débat avec War Malval. Bonsoir. Bienvenue à vous.
Vous êtes grand reporteur à Marianne Bastien François, bonsoir et bienvenue professeur de sciences politiques à l'université Parisien et vous publiez les mots clés du droit constitutionnel aux éditions d'Allose qui nous rappelle quelques souvenirs d'étudiants. Christelle Crapelet, bonsoir et bienvenue. Vous êtes directrice opinion chez Ipsos BVA et Anne Charlen Bezina.
Bonsoir Anne-Charlè. Bonsoir Thomas. Dans ce rôle d'éditorialiste, vous êtes constitutionnaliste évidemment et éditorialiste pour Sens Public.
Vous faites partie de la nouvelle équipe des éditorialistes de cette 5e saison. Et puis n'oubliez pas, vous pouvez réagir, posez vos questions à nos invités sur notre thème crise politique en flashant sur ce QR code. On a donc un un François Bairou qui communique, qui reçoit les partis politiques mais je commence avec vous Aurore Malv.
Est-ce qu'il y croit encore ? Pas vraiment. Semblant.
En tout cas, on peut on peut penser que si il est véritablement conscient de la situation, il n'y croit pas. Enfin, ça semble peut-être qu'on peut imaginer un premier ministre qui fasse fille de tout le reste et qui se dise quand même effectivement il existe une petite porte comme il le dit, il le répète, il occupe beaucoup effectivement l'espace médiatique en disant si les Français si je convainc les Français et bien les partis seront forcés de les suivre et donc par impossible votereit la confiance ou en tout cas s'abstiendrai de voter contre. Sauf que ça semble hautement improbable.
D'abord parce que les Français ne sont pas convaincus par les remèdes qu'ils préconisent et surtout les Français ne veulent plus enfin là ils ont tourné la page tout à l'heure, j'imagine que vous le direz dans lesion euh et pour François Baou alors à quoi ça ressemble ? Évidemment, il ne peut pas dire bon après avoir sollicité ce boîte de confiance, il a jusqu'au 8 pour effectivement occuper l'espace. Il va pas dire bon c'est terminé pas tout arrêter après la réaction non finalement on annule tout, je rentre chez moi et cetera.
Donc non, il va continuer effectivement. Et pourquoi aussi ? Parce que je dirais que c'est un petit peu cohérent aussi avec sa pensée à François Baïou de ce logiciel aussi politique d'un démocrate chrétien qui se pose là dans une posture un petit peu sacrificielle pour dire voilà je serai l'homme de la vérité.
Et en fait ce qu'il fait en politique c'est ce qu'on appelle crané un sujet et lui c'est celui de la dette. Il le dit euh bon alors il le dit en dramatisant aussi à en disant qu'il est le seul et que son plan d'ailleurs est le seul à même de résoudre cette crise parce qu'il est si c'en est un autre la France on verra qu'il y a un contrebudget proposé par le Parti socialiste. Ce sera l'un des thèmes de notre débat.
Aucune autre solution n'est possible que la sienne. C'est lui le moment de vérité comme d'ailleurs il le disait. Il le développait cet argumentaire tout l'été et donc après pourquoi faire ?
Certains parlent même d'une hypothétique candidature présidentielle. Je je ne suis pas sûr qu'il soit là-dedans. Mais pourquoi pas ? peut imaginer en tout cas qu'il veuille capitaliser sur cette posture là pour proposer un projet aux français à 80 % d'impopularité une candidature présidentielle Christel Crapelet je sais bien je suis je suis vraiment pas politique quand je dis ça mais est-ce possible d'y croire quoi ou de ou de l'imaginer dans sa stratégie parce que si on se met à la place il faut toujours se mettre à la place de de ces politiques qui nous gouvernent François Bairou quand il l'annonce le vote de confiance il a anticipé le fait que très peu de parties allaient le soutenir.
Quelle est quelle peut être sa stratégie ? C'est quand même pas l'Élysée. L'Élysée, on ne sait jamais.
Souvent, ils y pensent et puis il y a eu des retournements en 2 ans. Donc je me garderai de faire tout pronostique à cette échéance là. Non, il soigne probablement aussi un peu finalement son image paradoxalement qui est effectivement très mauvaise, vous le disiez, record d'impopularité.
Nous dans notre dernière enquête, il est même passé sous les 20 %. Donc c'est c'est pire. J'ai même regardé que Edit Crisson que voilà dans dans donc ou que Elisabotborne même plus récemment.
Mais derrière sans doute qu'il a la volonté effectivement d'apparaître comme l'homme qui fait face au problèmes, tient un discours de vérité. Alors, je suis allé voir quand même ce que pensaient ces 19 % de Français. Ils sont plus beaucoup mais qui ont une bonne opinion de lui.
Effectivement, ils disent il est courageux, il fait ce qu'il peut, il tient le cap. Le souci pour lui, c'est que ça devient maintenant un espace extrêmement rétréci. Même les sympathisants renaissance ont une opinion très mitigée de lui, seulement un sur deux qui ont qui ont une bonne opinion de du premier ministre.
Donc l'espace est réduit. Il n'a peut-être plus que ça plutôt que de partir par la petite porte au moment du vote du budget. Il se dit bien là je préampte je choisis la date de mon j'occupe l'espace et je choisis la date de mon départ.
Est-ce qu'il y a pas un côté bal des hypocrites quand même sien François parce que là on dit François Baou fait semblant de corps. Bon effectivement il va pas dès aujourd'hui dire bon ben ok je le vote est perdu lundi prochain d'accord mais même chez les autres on va parler du parti socialiste. On va écouter Marine Le Pen dans un instant Famien Roussell qui était reçu à Matignon.
Tout le monde sait ce qui va se passer tout le monde sait qu'il y aura pas de démission du président de la République. Certains la demandent. Enfin voyez ce que je veux dire.
Oui. Alors Baou, je crois que en fait c'est pas une question stratégique, c'est pas une question de savoir s'il croit ou pas. C'est qu'il a décidé de de perdre de cette façonlà plutôt que de perdre sur le nombre de jours fériers ou sur le taux de TVA des coucheculottes.
En voilà, il veut perdre enfin dans un geste un peu donquichotesque, héroïque et cetera. Et puis même pour lui, je pense que c'est enfin c'est pas lui faire un jure, mais c'est un vieux monsieur qui à mon avis commence à réfléchir à l'image qu'il laissera dans l'histoire du pays. C'est un monsieur qui a très peu gouverné, c'est vrai, qui a une très très longue carrière politique mais qui a très peu d'expérience enfin au centre dans le dans le pouvoir gouvernant.
Bon et il a été premier ministre, il veut que ça reste comme un peu comme Mendes France qui sort qui reste très peu et qui est renvoyé qui il va M va capitaliser toute sa carrière et son image dans d'autres circonstances sur sur ce petit épisode. Euh maintenant bas des hypocrites, le problème c'est que qu'est-ce qu'ils peuvent faire les autres en réalité ? Mais vous voyez, c'està-dire que tout le monde est dans une table se mettre autour d'une table et et trouver un une sorte de de minimum commun pour voter un peut-être on reviendra dans la discussion sur autour d'une table mais ils sont tous dans le même péin.
C'est personne n'a une vraie solution qui serait capable le 8 septembre de l'emporter sinon on l'aurait déjà sorti. Bon donc tout le monde est dans une situation où effectivement il faut jouer une sorte de jeu bizarre mais qu'on connaît ça fait un an qu'on joue ce jeu he oui sauf que sauf que ça s'est pas arrangé de Charlè il a parlé d'un moment Mindè c'est pas anodin comme on l'a dit la référence à Mindès France et cette idée du sacrifice. Sauf qu'en réalité, il a assez mal choisi le sujet et le moment parce que Mandz France au moins était arrivé aux responsabilités par une majorité très confortable, très composite mais très confortable et qui l'a érodé ensuite alors que lui il est parti très bas et il part encore plus bas.
Donc en quelque sorte c'est mal comprendre ce sur quoi il était assis. Quand on est sur ce socle commun, on peut pas lancer des initiatives d'une ampleur telle sur le niveau économique, le niveau de la dette et cetera. Et puis le calendrier.
Pourquoi négocier après l'annonce du vote de confiance ? Alors oui, c'est une manière de laisser penser qu'il y croit encore, mais on peine à comprendre pourquoi les oppositions n'ont pas justement figuré dans ce scénario très centriste, hein, d'aller consulter tous les bords. Je rappelle qu'un budget, ça se prépare à partir du 1er janvier.
Donc il avait largement le temps. Oui, il avait le temps avec évidemment bah la nature ayant horreur du vide. Tout le monde se projette déjà dans la chute de François Baou qui pourrait lui succéder à Matignon un balle des prétendants au sein même du gouvernement.
Alors évidemment personne le dit publiquement mais certains y pensent comme Gérald Darman. Je me dis que la France est tout à fait capable de relever ce défi à condition que nous soyons responsables, que les partis de gouvernement qui ont vocation à gouverner le pays quand il y aura des alternances politiques. Et je pense au Parti socialiste qui est un grand parti d'opposition responsable.
Je pense au républicain dont on n'imagine pas un seul instant qu'il ne puisse pas soutenir le gouvernement parce que l'essentiel se joue aujourd'hui. Bien, je pense que nous sommes capables de tendre la main et que même sont capables de tendre la main pour sauver l'essentiel, c'est-à-dire nos institutions. Voilà, Gérald Armanain, lors de son discours de de rentrée de de son mouvement politique s'appelle populaire, Aurore Malval.
Alors, il y avait une tonalité très sociale dans son discours. Est-ce qu'il l'a rajouté au dernier moment ? Je ne sais pas cette idée de tendre la main peut-être même jusqu'au Parti socialiste.
En fait ça ça pose si on a choisi Gérald Armana, c'est ça pose une première question. Le président de la République va-t-il peut-il puiser encore une fois au sein de ce bloc central si on l'appelle encore comme ça ? En tout cas, moi j'ai l'impression que c'est ce qu'il va faire.
Je je sens pas Emmanuel Macron se diriger justement vers l'option que les socialistes lui ont soumis hein le weekend dernier. Donc on fait une offre de service euh mais avec une coalition qui serait extrêmement fragile parce que dans on en parle tout à l'heure du Parti socialiste, il y a un chapitre complet là-dessus mais effectivement on a l'impression qu'Emmanuel Macron se dirige vers une en tout cas pourrait choisir une autre personnalité du bloc central. Alors Géraldin Malin essaie un peu de de couper l'air sur le pied, de présenter peut-être ce qui pourrait lui ressembler à à sa coalition en du coup aussi en tendant cette main justement sur le côté social en se coupant aussi un petit peu ou en tout cas en disant clairement on ne veut plus des LR tels que c'est aujourd'hui.
Donc Bruno Rota. On sait que Gérald Armanin ces derniers temps avait a été d'ailleurs reçu cet été au fort de Brégançon par Emmanuel Macron et Bruno Retaillot lui posa un petit peu un problème. L'idée c'est peut-être aussi de enfin recentrer entre guillemets ce futur gouvernement.
Mais bon, rien n'est moins sûr. En fait, aujourd'hui, je dirais que la question des personnes, elle est presque secondaire parce que la question c'est quelle alliance, quelle arithmétique à l'Assemblée nationale et malheureusement, on retombe toujours sur quelque chose de très bancal et de très précaire. Oui.
Quelle que soit la personnalité ou le bloc politique d'où cette personnalité est issue. Alors, vous le savez, vous pouvez réagir en direct pendant l'émission et puis vous pouviez aussi nous poser des questions en amont. J'avais enregistré une bande annonce euh dans dans cet esprit.
Alors, j'espère que ça va marcher. Je vais aller chercher la question sur ma magnifique euh tablette. Alors, c'est Inè de Besançon qui demande "Macron peut-il choisir le Premier ministre ?" Euh, n'importe comment, quelles sont les règles qui encadrent ce choix ?
Évidemment, c'est une question pour vous Anne Charlè. Est-ce qu'il y a des des règles ou des étapes à respecter pour le pour le président de la République ? Alors, c'est assez intéressant parce qu'en réalité, il n'y a aucune, je dis bien aucune condition euh posée par l'article 8 et euh je vais prendre le scénario de l'après 8 septembre.
Justement, la seule chose qu'on sait dans l'article 50 de notre constitution, c'est que le Premier ministre va poser sa démission au président de la République. C'est la seule obligation de démission d'un gouvernement qui existe dans la Constitution. Mais une fois que cette démission est acceptée par le président de la République et bien encore une fois alors l'hérésie constitutionnelle qui consiste à se dire qu'il va renommer François Baou évidemment est absolument abandonné à part le cas de de Gaul en 62 qui est très marginal et donc on peut tout à fait avoir un François Bayou en affaire courante.
Pourquoi ? Parce que la notion d'affair courante n'est pas limitée dans le temps, n'est pas limitée dans la jurisprudence, les habitudes, la coutume, quoi que ce soit. Donc il n'y a pas de délai et il n'y a pas non plus de conditions de nom.
Rien ne l'oblige, ni le parti, ni le délai. Et on l'aura compris, il pourrait tout à fait nommer la première dame sans qu'il n'y ait aucun problème. Donc on est vraiment dans le bon vouloir au sens royal euh de notre président.
Oui. Alors on va rentrer un peu dans le détail. Quels sont les choix qui s'offrent à Emmanuel Macron ?
Alors vous le savez, la coutume veut que normalement le président de la République choisisse le leader naturel de la majorité. Alors il y a deux mots qui nous posent problème. C'est naturel et majorité.
Mais majorité laquelle ? La majorité en nombre de sièges pour un groupe, c'est le groupe RN dans ce cadre là qu'il emporterait et pourquoi passer un coup de fil à genre madame Bradela, c'est même Thierry Breton qui en parle dans une tribune récemment en disant mais pourquoi pas cette option sur la table. Sauf que le RN a dit qu'il ferait une politique de la chaise vide en dessous de 289 députés d'une majorité absolue, sauf 4 à 5 sièges.
Et bien ils n'y vont pas. Il nous faut les moyens de notre politique disent-il citant un 76. Ah bah bien sûr, évidemment, on n'est absolument pas obligé d'être premier ministre dans notre constitution.
Le groupe qui est capable de tenir la non censure et bien c'est ce qu'on a essayé depuis Barnier Baou qui n'ont absolument rien donné. le socle commun d'ailleurs, il faudra compter les voies hein le 8 septembre, voir s'il existe encore. Et puis 3è option, la majorité en nombre de voix obtenu et ça c'était le nouveau Front populaire mais nouveau Front populaire qui semble mort et enterré puisqu'on le sait bien, le parti socialiste a ce weekend fait une offre seul sans plus LFI ni de main tendu vers le centre.
Donc il y a plus à l'assemblée donc s'il y a pas de solution à l'assemblée, il faut regarder ailleurs et c'est la vie de 39 % des Français sont dans un sondage élable à la fin du weekend qui nous disent et bien au vu du niveau de défiance qu'on a en faveur de nos politiques, pourquoi pas tenter l'hypothèse du gouvernement technique. Vous me voyez venir, c'est la vieille ancienne depuis 2024. Et bien ce gouvernement technique en réalité c'est le général de Gaulle qui l'a pensé en 58.
C'était comme ça qu'il qualifiait son premier gouvernement, même si c'était pas totalement un gouvernement technique, mais on pense évidemment à l'Italie. Et contrairement à ce que l'on croit, ce n'est ni Mario Monti ni Mario Dragi qui ont été les premiers gouvernements techniques de l'Italie. Ça remonte à 92 avec le gouvernement Amato et je vous le donne en 1000 pour une situation de crise des finances publiques et aussi d'assaignissement de la vie parlementaire et politique.
On est entre les deux Républiques italiennes. C'est très tendu, il tient 1 an mais il arrive quand même à avoir un vote de confiance. Donc les conditions sont assez simples.
Il faut ne pas arriver à avoir de majorité à l'Assemblée nationale. Il faut avoir une crise et il faut essayer de la sortir par des solutions dites apolitiques et purement techniques. Sauf que là encore, il faut un consensus, c'est-à-dire qu'il faut arriver à avoir de la part des parlementaires un consensus sur quelle mesure qui est capable de les mener sans avoir une coloration politique et surtout un constat de dégradation des finances publiques sur lequel précisément François Baou devrait tomber le 8 septembre.
Donc bon courage monsieur le président. Bon courage à Emmanuel Macron. Je je veux bien vous entendre sur cette idée de gouvernement technique.
Je commence avec vous Bastien François. Est-ce qu'il aurait forcément une espérance de vie plus longue ? Bon c'est c'était une des hypothèses déjà l'année dernière.
Ouais et c'est peut-être la seule hypothèse qu'on n pas testé. Donc testonsla. Mais mais franchement je je vois pas je vous avez enfin vous avez deux forces politique les plus importantes à gauche et à droite qui veulent faire tomber ce gouvernement.
Bon euh vous avez un budget qui est vécu par les Français à Toro raison dans ce qu'ils en lisent en tout cas comme étant quelque chose de très injuste et cetera. Et donc ça veut dire qu'il y aura aussi d'autres forces qui saliront à ces deux forces à la droite et à gauche pour pour ne pas voter de la confiance par exemple. Donc la probabilité qu'on ait un gouvernement technique et est un peu limité.
D'autant plus que sur le plan budgétaire, qu'est-ce que ferait ce gouvernement technique en réalité ? Très vraisemblablement, il ferait pas exactement le même plan que que le plan Bairou. Il ferait plutôt il reconduirait plutôt le budget existant.
éventuellement corrigé par l'inflation sur donc on ferait moins d'économie si on ferait moins d'économie mais ce budget était déjà un budget très contesté bon et repousser comme ça enfin avoir une année zéro en en réalité budgétaire ça a des effets hein ça veut dire que l'inflation vous en tenez pas compte que les taux d'imposition augmentent automatiquement et cetera donc il y a toute une série de politiques publiques qui sont bloquées aussi bon donc bon voilà moi je je dirais comme un charlen bonne chance monsieur le président Mais c'est la dernière, c'est la seule chose qu'on enfin qu'on a pas testé mais pour le reste je voudrais reprendre le le sondage et là pour la tribune dimanche et et et BFM TV. Effectivement, ce qui la question qui souhaitez-vous voir nommé à Matignon demain en cadre d'émission de de François Bairou et et le le la première réponse un premier ministre qui n'appartient à aucun parti politique. On retrouve les 39 % dont parlait Anne Charlen.
Ensuite, c'est Rassemblement national 24 %, la gauche 21, la droite 10 %, le camp présidentiel tout en bas 6 %. Un premier ministre qui n'appartient à aucun parti politique. C'est quoi ? l'enracinement du ralbol des des politiques Chrisel Crapet, c'est pas nouveau.
On l'a souvent évoqué sur ce plateau. Oui, pour moi ça traduit vraiment le rejet des Français à l'égard de la classe politique et le sentiment que plus personne finalement n'est à la hauteur ne répond vraiment aux enjeux. Ça traduit aussi leur division euh parce que justement le fait queil y ait ni le Rassemblement national ni la gauche en tête, ça montre aussi cet émettatement cette division euh cette fracturation de de la société française.
Je crois pas moi derrière que ça répondrait aux enjeux et à la crise politique. Peut-être qu'effectivement ça permettrait de gérer les affaires courantes mais ça renverrait un message d'immobilisme. Ça renverrait aussi un message alors que les Français nous sont de plus en plus nombreux à dire que la démocratie fonctionne mal, qu'on les écoute pas suffisamment, mais finalement qu' y a eu des élections, on nen tient pas compte et finalement on nomme des gens qui viennent de l'extérieur.
Ça peut apparaître pour certains une solution à court terme. Ça pourrait très vite devenir finalement ces élites qui nous gouvernent sans avoir de légitimité démocratique et renforcer au contraire le sentiment de crise qu'on connaît aujourd'hui. Et est-ce qu'il y a une solution pour trouver un nouvel équilibre politique ?
On va commencer à parler de l'hypothèse d'une dissolution peut-être. Je je viens dire vers vous mais Bastien François euh par exemple j'essaie de me projeter changement de mode de scrutin proportionnel puis dissolution. C'est possible ça ?
Alors et est-ce que ça aboutirait forcément à une majorité plus sol c'est possible mais sur le papier c'est possible. Maintenant ça va être compliqué de voter une nouvelle loi électorale avec sans gouvernement. Ouais. gouvernement puisque par définition pas un gouvernement euh ou alors des affaires courantes ou des affaires courantes mais je franchement je pense pas que ça rentre dans les affaires courantes de champ de ce bon et et en plus il faudrait qu'on soit d'accord sur la proportionnelle.
C'est clair que la proportionnelle à mon de mon point de vue c'est c'était la solution. C'est monsieur Bairou avait 8 mois pour changer essayer de changer le mode de scrutin parce que la proportionnelle ça change complètement la donne sur la façon dont au sortir de l'élection peut construire des coalitions. Mais mais sauf que l'état si l'état d'esprit de notre personnel politique change, si c'est toujours le même état d'esprit de d'absence de volonté de coalition, je vois pas ce que changerait la mais je pense pas qu'il y a une je pense franchement je pense pas qu'il y a comme ça en soit dans la nature du personnel politique français le refus de faire des coalitions.
Il y a un système électoral qui a des effets. Les institutions ont des effets culturels et politiques très importants. Les règles électorales ont des effets culturels et politiques très importants.
On n'est pas particulier, on n'est pas le petit village gaulois qui résiste hein. Bon, on est tout à fait normaux et dans tous les pays, ils sont très rares où il y a ce mode de scrutin, le nôtre au législative, on a toujours le même résultat. C'està dire, on peut pas qu'on soit des coalitions.
Pourquoi ? Parce qu'on a fait des des accords avant l'élection et que quand on sort de l'élection, on peut pas changer les alliances parce queon apparaît comme des traîtres. Bon, donc euh la proportionnelle, ça change cette donne, c'est-à-dire chacun peut partir librement et construire des alliances derrière.
Rajoutons une une difficulté supplémentaire, c'est que derrière ça, il y a une élection présidentielle. Alors là, ça rajoute vraiment un truc en plus qui est quand même, je reprends mon idée de mentalité au cœur de de du logiciel. pendant 8 mois au lieu de pas faire grandchose, il avait essayé au moins sur ce point de construire un accord et il y avait sans doute une possibilité de construire un accord même si autour d'un système proportionnel pas extraordinaire mais enfin quand même peut-être qu'on avait une petite chance parce qu'avec le mode de scrutin majoritaire tel qu'on l' solution soit on revient à la situation actuelle soit c'est le RN qui a la majorité bon alors tout le monde veut prendre la parole peut-être Anne Charlen et ensuite Aurore pour pour dire résumer un peu ce qu'on a dit jusqu'à présent que je pense qu'on touche là aux deux éléments de la fameuse crise politique que nous sommes en train de vivre.
C'està-dire qu'on narrive pas à savoir comment est-ce qu'on peut solutionner cette fracturation de l'opinion parce que je pense qu'elle est très importante et que s'il y avait nouvell dissolution, on peut pas mettre à mal ce sentiment qu'on a chez les Français de ne plus arriver à avoir une logique majoritaire. Et donc ça c'est vraiment important de voir que ça se traduit au sein de l'Assemblée et que ça conduit peut-être à ce que culturellement les partis n'arrivent pas à se mettre d'accord parce que il y a des éléments très clivants qui aujourd'hui font partie de l'électorat, de l'opinion et donc de la représentation nationale. Donc c'est ça à mon avis le problème qui nous gouverne aujourd'hui, c'est comment on arrive à se mettre d'accord à nouveau dans une volonté majoritaire.
Allez-y rapidement parce que il nous reste beaucoup de thèmes à aborder. Moi je je juste pour nuancer cette question de la de la proportionnelle enfin de la capacité ou de la non capacité des Français à se mettre d'accord. Par exemple, en Allemagne, on a une coalition très étrange sur le papier qui va justement des conservateurs aux socio-démocrates.
Ils font pas de grandes choses. Justement, on a un gouvernement qui est un peu bloqué, qui s'occupe beaucoup des affaires internationales parce qu'il y a que sur ces sujets finalement qu'ils arrivent à trouver de réels compromis et ça commence à leur être reproché aussi. C'est-à-dire que même dans un système comme les Allemands, on les Allemands ne sont pas ravis d'avoir finalement le SPD qui gouverne aussi avec la CDU.
Donc je attention parce que quand on voit d'ailleurs ce que souhaitent les Français, il y a une radicalité dans l'opinion qui clive et cette radicalité, elle est aussi sur des projets. Il y a des idées qui comptent dire que tous les programmes sont solubles et qu'on peut finalement se mettre d'accord alors qu'on a des même si on peut être d'accord sur le diagnostic des solutions radicalement différentes. Je dis aussi attention, c'est pas forcément ce que souhaitent les Français.
Christelle et ensuite Bastien. Et il y a aussi un problème d'incarnation parce que il y a peut-être une fracturation de la de l'opinion mais il y a aussi un désir de commun. Nous, on le voit dans les enquêtes, il y a un désir de sortir de cette situation, de retrouver quelque chose qui permette de nous unir en tant que nation, j'ai presque envie de dire.
Mais derrière il manque une personnalité forte qui suscite relativement consensus dans le fantasme présidentiel ou nous habit présidentiel après effectivement tout se résume sur les question pour revenir très vite sur la proportionnelle je suis pas en train de dire que c'est un truc magique mais en tout cas ce qu'on voit bien dans toutes les études de chance politique dans la politique comparée c'est qu' il y a vraiment des effets de d'un peu de dépolarisation de de capacité à construire des programmes et dans le cas allemand c'est vrai que c'est pas le truc euh le programme le plus exceptionnel, mais c'est un programme qui fait plus de 100 pages, qui est très détaillé et par exemple là, ils viennent d'augmenter le SMIC de façon enfin l'équivalent du SMIC allemand de façon très importante alors même que les conservateurs étaient vendbout contre pendant la campagne. Donc qui a des compromis ? Alors évidemment les compromis c'est moins flamboyant, ça fait pas plaisir à tout le monde.
Et quand je parle d'une culture politique et je finis simplement là-dessus, ça se fait pas aussi du jour en lemain. Il faut plusieurs de la même façon que le scrutin majoritaire en France, je rappelle, ça a mis très longtemps à avoir les effets qu'on connaît de notre façon de penser binairement la vie politique. Par exemple, pendant toute la 3è République, c'était du scrutin majoritaire, le même que que celui d'aujourd'hui, sans effet de binarisation, de bipolarisation.
Donc il a fallu beaucoup de temps pour construire le fait majoritaire solide dans l'organisation des partis. En réalité le fait majoritaire ça apparaît en 62 mais dans l'organisation des partis il faut attendre le début des années 70. Donc vous voyez, ça a des effets mais en attendant là pour demain, ça serait non pas la solution miracle mais ça permettrait au moins de desserrer euh des des chaînes que les partis se mettent entre eux dans des blocs et qu'ils empêchent de de construire des coalitions.
Bon, on va parler du Rassemblement national qui a choisi cette journée en début d'après-midi pour s'afficher conférence de presse en en ordre de bataille, prêt à se lancer dans une campagne législative. On va écouter une réaction de Marine Le Pen au sortir de cette conférence de presse où elle parle de suicide politique à propos de François Byrou. On écoute Marine Le Pen.
Ça arrive dans quelques moments. Oui, c'est un c'est un suicide politique et quelque part si KO il y a Paris il ne cesse d'en appeler au chaos. En réalité, en prenant cette décision, il en est l'unique responsable parce que personne ne le forçait à choisir de mettre en œuvre un vote de confiance.
Il aurait très bien pu laisser le débat sur le budget se dérouler, faire les propositions qu'il avait à faire, même si encore une fois celle-ci semble très tardive, il a fait un choix différent. Aurore Malval, la la stratégie du Rassemblement national, est-ce qu'elle a changé ? 1 et et de euh ça va être tenter de faire tomber les gouvernements les uns après les autres pour quoi forcer la main d'Emmanuel Macron.
On peut dire ça comme ça ? Oui. Alors effectivement je pense que François Bairou enfin était pas pensé que le Rassemblement national n'était pas tout à fait dans cette posture qu'en tout cas il aurait pu lui laisser un petit surcis.
Il y avait une idée qui se disait beaucoup dans les cercles aussi au gouvernement, c'était le Rassemblement national peut nous laisser faire le sale boulot dans l'espoir d'accéder au pouvoir en 2027 avec une situation économique meilleure afin de pouvoir mettre en œuvre son programme. Peut-être que François Baou a trop cru à cette hypothèse et ne s'est pas dit finalement que il y a un certain nombre de choses qui se sont passées du côté du Rassemblement national ces derniers mois qui a accéléré aussi le tempo et qu'aujourd'hui le Rassemblement national effectivement s'est rangé dans une je dirais une ligne de conduite qui est un petit peu similaire à celle de la France insoumise à savoir faire tomber systématiquement les gouvernements pour entraîner pour mettre une pression de plus en plus forte sur le chef de l'État entraîner à minima une démission euh pardon une dissolution. Ouais.
Et pourquoi pas d'ailleurs une démission anticipée d'Emmanuel Macron ? Donc c'est vrai que il y a il y a cette idée notamment peut-être qu'on qu'on pensait que la l'inéligibilité de Marine Le Pen allait aussi freiner ses ardeurs. Il se trouve que c'est pas du tout le cas.
Et et là le le Rassemblement national a changé de discours. Cette censure a priori, l'annonce d'une censure a priori sans voir ce qui était proposé. C'était pas du tout effectivement ce qu'on pouvait entendre dans la bouche de Marine Le Pen il y a encore quelques mois.
Alors, c'est assez cohérent en fait avec la pensée de son électorat. Quand on regarde les sondages d'opinion sur ce que veulent les électeurs du RN, ils étaient quand même très largement en faveur d'une censure du gouvernement de François Bairou, du refus de son budget et cetera. Donc le fait de lui accorder un surcis, ça aurait aussi été très difficilement compris par cet électorat qui reste quand même antisystème.
La stratégie de la cravate, la notabilisation, le fait de renoncer à certains je dirais certains totems économiques devant le MEDF et autres, ça vaendre mais là on voit qu'il y a une accélération aussi du calendrier. Ouais. Christelle Crapelet, on n'y est pas mais j'imagine que vous travaillez sur des projections éventuelles de législative.
à quel point elle pourrait profiter au Rassemblement national. Alors franchement, c'est vraiment très très compliqué de de se projeter. Déjà quand on est dans un contexte électoral avec une offre connue, c'est compliqué.
Les candidats à circonscription par circonscription et ce fait que non, fait que c'est un peu compliqué. Par contre, c'est vrai ce que ce que vous dites, c'est-à-dire que quand on interroge les les Français sur leurs réactions, leurs sentiments à l'égard de cette situation, on a toute une partie de personnes qui qui sont inquiètes, notamment les personnes proches de de Renaissance, mais chez les les sympathisants du Rassemblement national, c'est de l'espoir et ils ont envie finalement qu'il y ait une nouvelle dissolution peut-être en se disant bah que cette fois-ci ça passera avec le mode de scrutin qui est qui est celui-ci et un finalement un fonctionnement classique des institutions. Un mot du RN.
Ensuite, on parle du du de ce contrebudget proposé par le Parti socialiste avec Steve Jourdin. B le RN il fait à peu près un/3 de l'électorat. H donc ça veut dire que s'il y a pas de franc républicain en face, il a la majorité à l'Assemblée nationale.
Il a en plus beaucoup d'argent parce que quand même c'est le plus gros groupe. Non mais je je dis ça parce que on sort d'une élection législative où les partis ont dépensé beaucoup d'argent. Il faut jamais oublier ces aspects-là.
Donc à mon avis euh donc ils ont les moyens de faire les moyens d' aller euh en face la gauche est éclatée. Bon la droite euh bah de la même aussi et même je dirais presque elle a une partie de cette droite a tellement euh piqué les idées du du du Rassemblement national que ça va être difficile pour cette droite là de se démarquer du du RN. Donc franchement demain demain il y a des élections législatives anticipées.
Le RN est dans la meilleure position possible. H allez, on parle du Parti socialiste qui ne votera pas la confiance à à François Bairou la semaine prochaine. Il appelle à à faire des compromis avec le bloc central.
On en parle tout de suite avec Steve Jourdin et bienvenue Steve pour cette première de la 5e saison de de sens public. Ça y est. Ah oui, ça ça on a plongé direct avec un Parti socialiste qui a donc présenté un contrebudget ce weekend.
Non, ne dites pas contrebudget Thomas dit plutôt un autre chemin pour la France. C'est comme ça que les socialistes présentent leurs propositions budgétaires. C'était ce weekend à l'occasion des universités d'été organisé à Blois.
Les équipes de Public Sénat y était écouté. C'est un un budget qui doit répondre aux urgences des Françaises et les Français qui peuvent pas attendre. C'est un premier pas pour sortir de l'ornière et pour dire que le changement de politique dont les Français ont décidé il y a un an dans les urnes doit trouver une concrétisation dans la politique et dans la composition du gouvernement.
Nous ne sommes pas des irresponsables. Demander un effort en particulier à ceux qui ont beaucoup de moyens n'est pas incompatible avec l'efficacité économique. Les socialistes Thomas qui sont déterminés à tourner la page François Bairou, il demande à Emmanuel Macron de nommer un premier ministre de gauche et ce dès le 9 septembre au matin.
Dans le détail, Steve, que proposent les socialistes ? Il y a plusieurs pistes. Tout d'abord, une réduction du déficit de 21,7 milliards d'euros l'année prochaine.
C'est deux fois moins que les 44 milliards demandés par le gouvernement. La conséquence Thomas, c'est le retour, c'est que le retour à 3 % de déficit public ne se fera pas en 2029 comme le veut François Baou, mais plutôt en 2032. On ralentit donc le rythme de diminution du déficit.
On va voir dans le détail he ce contrebudget socialiste. Il prévoit une baisse de la CSG pour les salaires compris entre 1 et 1,4 SMIC qui correspondrait à des hausses de salaires. La retraite à 62 ans.
Les socialistes veulent veulent suspendre la réforme borné en négocier une nouvelle avec les syndicats. Autre mesure phare, la taxe Zucman. Autrement dit l'instauration d'une taxe de 2 % sur les hauts patrimoines à partir de 100 millions d'euros et un grand plan de relance pour investir dans la santé, le logement et l'éducation. coût total 10 milliards d'euros pour ce plan de relance et puis enfin des économies à hauteur de 14 milliards d'euros.
Cela passerait notamment par une réduction des aides aux entreprises et un encadrement des niches fiscales. Et alors, quelle a été ou quelle est la réaction de François Baou ? Bah disons qu'on l'a déjà trouvé plus enthousiaste.
Écoutez le premier ministre, les propositions, le PS par exemple, les propositions qu'il vient de sortir, bah ça veut dire qu'on fait rien. On fait rien. Voilà, François Baou.
Euh hier lors d'une interview accordée aux chaîne info, à noté qu'il recevra les socialistes jeudi un matignon, mais après cette sortie, on voit pas très bien sur quoi ils vont négocier. Effectivement, merci beaucoup euh Steve pour cette première intervention. On vous retrouvera dans la la seconde partie de de l'émission.
On va parler des conséquences économiques euh de cette de cette crise politique. D'ailleurs, vous pouvez réagir poser vos questions sur l'aspect économique et la la France va-t-elle avoir un budget en décembre ? Va-t-elle tomber sous la coupe du Front monétaire international ? pouvez réagir d'ors et déjà en flashant le QR code.
Il y a il y a pas mal de réactions, j'en j'en donnerai quelques-unes tout à l'heure. On on reste sur ce chapitre Parti socialiste. Aurorma Alval.
Euh le PS alors l'un ou l'autre de ses représentants enfin croivent-ils vraiment accéder à Matignon avec ce contrebudget puis surtout avec 66 députés ? Enfin, il y a un moment faut revenir au math quoi. Ben c'est ça, c'est ce qu' effectivement c'est ce que je disais tout à l'heure.
Alors je pense pas de la même façon. C'est-à-dire que on est dans une situation inextricable où tout le monde essaie, tout le monde tente des choses en se disant peut-être par impossible euh ça, il y a aucune chance que ça marche. Mais pourquoi et c'est ça, il y a un petit côté et puis il faut faire il faut faire quelque chose.
On est dans une sorte de roue euh de hamster qui s'accélère mais du coup il faut il faut avancer dans cette roue. Donc tout le monde avance comme ça de manière un petit peu chaotique avec des projets qui n'en sont pas vraiment. Mais néanmoins pour le Parti socialiste, il y a plusieurs dans cette dans ce contrebudget.
On peut voir plusieurs choses. La première, je pense, c'est de rester ou en tout cas de se dire qu'il faut rester crédible pour leur électorat comme partie de gouvernement. Je pense que ça c'est quelque chose où ils ne veulent absolument pas être considérés comme un facteur de chaos et que donc s'il vote contre la confiance à François Baïou et bien c'est de dire mais attention nous sommes responsables.
Nous avons dans notre manche une carte à proposer. Nous voulons que les institutions continuent à fonctionner. nous ne voulons pas d'une crise de régime ou d'une crise institutionnelle.
Ça, je pense que c'est très important parce que l'électorat d'ailleurs du Parti socialiste dans les études, on le voit, c'est souvent celui qui parmi les forces d'opposition était le moins le moins procensure. Je crois que c'était 65 % des socialistes dans une enquête il y a quelques il y a quelques jours qui qui souhaitait la censure du gouvernement Bairou. pas énorme par rapport au plus de 80 % des électeurs du Rassemblement national ou de la France insoumise.
Donc déjà c'est cette question se crédibiliser. Ensuite, c'est aussi de se dire bien si le enfin lorsque plutôt le gouvernement de François Baïou va tomber, peut-être que on peut être une force qui va négocier avec en tout cas la bienveillance des macronismes. Pourquoi pas ?
C'est-à-dire qu'à partir du moment où tous les accords volent en éclat, toutes les solutions, je dirais sont envisageables. Donc ce serait extrêmement compliqué parce qu'il faudrait compter sur la bienveillance de la France insoumise, ils ne l'ont pas. Et pareil sur le soutien des macronistes ou en tout cas d'une partie, ils ne l'ont pas non plus puisque'quen plus ils vont participer à faire tomber là le gouvernement actuellement du bloc central.
Donc ça semble extrêmement difficile. On pourrait en tout cas ils pourront toujours dire voilà nous on a cette proposition apprendre enfin apprendre goc ou à s'en inspirer. Euh c'est Oui.
Alors quelle espérance de vie pour un gouvernement mené par un socialiste ? Je pose la question un peu cash Anne Charlin je commence avec vous Bastien François juste après. Alors en réalité c'est des mathématiques.
On se demande bien avec qui ils vont gouverner d'autant qu'ils ne font aucune maintendue du côté du centre gauche. Il y a une autre inconnue c'est que le cordon sanitaire a quand même toujours été un moteur de la gauche et de la gauche socialiste. Quid d'une taxe d'une réforme des retraites qui serait voté avec les voix du RN uniquement.
Est-ce que ça c'est quelque chose d'acceptable dans l'ADN du parti ? C'est quelque chose sur lequel il communique assez peu mais c'est un peu le seul tron commun de majorité relative qu'on pourrait trouver à mon avis à ce sole socialiste. Alors pas mal de réactions, ça fonctionne.
Merci de de participer à l'émission. Je vais en donner quelques-unes. Tout le monde cherche le nom du prochain premier ministre.
Est-ce que le sujet de nos politiques ne devrait pas être plutôt quelle politique et quelle solution pour réduire les déficits ? C'est Stéphanie de de Paris qui nous du qui nous dit ça. Alors, il y a des passionnés de d'institution pour clarifier les rapports de force. un scrutin un nominal à un tour simple par référendum.
Et puis alors il y a aussi cette question, j'ai essayé de la de la retrouver, il s'appelle, je l'avais noté, c'est JS qui est en Ilvilen à Lailler et qui pose la la question du poids du du Sénat dans la dans la balance. qui voudrait donner, je crois qu'on la voit s'afficher, plus de de poids à la chambre haute. Évidemment, vous allez me dire que on on a choisi cette question, c'est pas par hasard, mais euh ce qui ce qui est sûr, Bastien François, c'est que je vois vraiment beaucoup de réactions s'afficher sur sur mon écran.
Il y a quand même encore des Français passionnés de politique et qui sont pas seulement désespérés, qui cherchent une solution. C'est rassurant ça. Oui.
Oui. Je je Oui. Non mais on est un pays politique hein, c'est clair.
Mais moi ce que je remarque quand même, c'est peut-être une impression comme ça, mais je je la je vois aussi ça dans dans le le Cali, dans les études Cali en particulier dans les enquêtes du Sevipof, c'est quand même il y a aussi énormément de rat ball et un rat bol qui devient même qui devient même structurant. C'estàd qu'il y a des gens euh c'était Bruno Cotè qui racontait ça que c'était la ça fait des années et des années qu'il travaille sur sur ces données là. Il disait que c'est la première fois qu'il voyait des gens qui avaient honte de leur pays qui disaient "J'ai honte de mon pays.
J'ai honte de voilà on en parlera dans la seconde partie de l'émission. L'image de la France à l'étranger aussi c'est pas et donc oui bien sûr on continue à parler de politique parce que on est passionné par ça parce qu'il y a des émissions comme ça évidemment. Bon, mais en réalité, je pense que euh moi, je raconte souvent cette petite histoire qui fait qui fait sourire.
Moi, je suis dans un département de sciences politiques à la Sorbonne, le plus gros département de sciences politiques de France. Bon, donc ça cause politique, on se rencontre dans les bureaux, dans les couloirs, ça cause politique. C'est comme chez nous hein, s publique ou dans les on sait qu'on est un peu bref.
Mais mais en réalité, oui, depuis la dissolution, tout le monde est déprimé. Ça ça discute de façon déprimée alors qu'avant on s'engueulait, on faisait des hypothèses, cit la politique et là c'est plutôt pour dire waouh, ça va mal, comment on va s'en sortir et cetera et cetera. Donc il y a quand même une grande déprime aussi hein, je crois et ça ça pèse sur l'ambiance générale et sur la question de l'opinion aussi.
J'imagine Christel, vous avez d'ailleurs interrogé les Français pour pour RTL, c'est assez intéressant. Alors, il y a près de 8 français sur 10 qui préfèrent réduire les dépenses publiques qu'augmenter les impôts. Ça, c'est la réponse générale.
Puis ensuite, si on rentre dans le détail, c'est assez intéressant de voir les domaines dans lesquels les Français qui veulent réduire les dépenses publiques veulent intervenir. On va aller voir s'afficher, c'est l'action sociale en premier, c'est ça ? Ensuite, les aides aux entreprises et ensuite l'environnement.
Bon, on peut le regretter mais c'est comme ça 21 % des Français qui disent que il faut cibler l'environnement pour faire des économies. Ensuite qui doit contribuer en priorité pour diminuer le déficit les personnes les plus aisées d'exposant de revenus en un patrimoine élevé à 57 % les grandes entreprises et la fonction publique d'État. C'est aussi intéressant le l'exemplarité de l'État qui est demandée par les Français.
Christelle. Oui. Alors, il y a plusieurs choses dans cette enquête.
Il y a d'abord donc un des résultats qui qui figure pas dans le graphique mais beaucoup nous disent dans aucun domaine et ça c'est assez révélateur du paradoxe des Français qui nous disent bien sûr qu'il faut diminuer les dépenses publiques, tout le monde est d'accord, les gens sont allergiques aux impôts et puis quand on leur dit bah où il nous a bah non pas dans l'éducation, pas dans la justice, pas dans la recherche et il y en a même donc 21 % qui nous ont dit mais en fait nulle part et ça ça traduit derrière ce jugement un peu à l'emporte-pièce la difficulté qu'ils ont concrètement à se dire est-ce que il y a vraiment des poches d'économie dans lesquelles on on accepterait la situation Et donc c'est là où l'action sociale arrive en tête parce qu'il y a aussi chez les une partie des Français un sentiment d'assistana qui s'est développé. Le sentiment que les prestataires de de l'action sociale devraient pas forcément en bénéficier sans que derrière on sache vraiment qu'il mettent voilà derrière ses prestataires et dans les domaines et voilà et dans les domaines effectivement ce qui ressort toujours dans les enquêtes c'est que il ne faut pas toucher à tous les Français. Ça il y a un gros divorce entre le discours de François Bairou et ce qu'il pensent.
Il faut s'attaquer aux plus riches et euh aux grandes entreprises, ceux qui sont perçus comme devant davantage contribué. Et ça la gauche et le Parti socialiste l'a compris puisque c'est ce qui mett en avant pour faire écho à ce que pensent les Français. Merci beaucoup.
Merci à tous d'avoir participé à à ce premier débat de notre nouvelle saison. Je vais rappeler le titre de votre livre Bastien François. Les mots clés du droit constitutionnel aux éditions d'Allose.
Je vous dis à bientôt sur sur Public Sénat. [Musique]
Emmanuel Macron