Emmanuel Macron : "On n’avait pas anticipé ce qui allait se passer"
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
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« à Marseille comme ailleurs il y avait pas assez de force le 17 octobre, on le sait très bien. Parce qu'on avait pas du tout anticiper ce qui s'est passé. »
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« le 17 octobre n'avait pas été anticipé le fait qu'on aurait autant de force d'ultra gauche qui se mobiliserait dès très tôt le matin de manière très atypique »
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« On avait pas anticipé que on aurait au-delà de cette mobilisation de l'ultra gauche aussi de la délinquance qui viendrait dessus. »
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« les forces de police n'étaient pas dûment proportionnées. »
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« Est-ce que les réseaux sociaux jouent un rôle dans cette ? À coup sûr. À coup sûr. »
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« les réseaux sociaux abîment nos démocraties. Parce qu'ils polarisent parce qu'ils créent une espèce de sidération devant les scènes de violence »
Temps de parole
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Je peux vous dire moi les choses, c'est tout à fait vrai que à Marseille comme ailleurs il y avait pas assez de force le 17 octobre, on le sait très bien. Parce qu'on avait pas du tout anticiper ce qui s'est passé. C'est-à-dire que le 17 octobre n'avait pas été anticipé le fait qu'on aurait autant de force d'ultra gauche qui se mobiliserait dès très tôt le matin de manière très atypique, c'est-à-dire pas de pas en opportuniste à la fin des cortèges, mais très tôt très tôt le matin, ce qui s'est d'ailleurs passé ici. On avait pas anticipé que on aurait au-delà de cette mobilisation de l'ultra gauche aussi de la délinquance qui viendrait dessus.
Et donc les forces de police n'étaient pas dûment proportionnées. Donc c'est tout à fait vrai, c'est pas ce qui s'est repassé le 24. Est-ce que les réseaux sociaux jouent un rôle dans cette ? À coup sûr. À coup sûr. Mais les réseaux sociaux abîment nos démocraties. Parce qu'ils polarisent parce qu'ils créent une espèce de sidération devant les scènes de violence, parce qu'ils sont pour certains des instruments de mobilisation du pire. Ils ont été utilisés en particulier le 17 pour faire venir des jeunes ou des moins jeunes sur les lieux de délinquance, d'attaque, de pillage. Et parce qu'il y a une forme de déréalisation de la violence qui se passe sur ces réseaux sociaux.
Et il y a aujourd'hui, vous le voyez bien, une grande confusion, une forme d'excitation permanente qui est en train de se faire, une fascination pour la violence. On doit casser ce cycle. C'est pas ça vivre ensemble dans une société. C'est pas ça vivre ensemble dans la République qui est notre commun.
[musique]
Emmanuel Macron