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DébatRassemblement National (sur YouTube)· 30 septembre 2026 37 minAutoproduitActualité / polémiqueÉducation & rechercheInstitutions & électionsSécuritéÉconomie & entreprises

LAURENT JACOBELLI : « LFI encourage la violence ! » (LCI)

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 21 %Attaque 59 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 69 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:08OuverteRéponse directe

    Quels sont les chiffres des lycées bloqués et des blessés ?

  • 1:43OuverteRéponse partielle

    Valérie Pécresse accuse LFI de rembourser la casse, que répondez-vous ?

  • 2:54OuverteRéponse directe

    Montrez l'image du lycéen blessé, comment réagissez-vous ?

  • 6:51FerméeRéponse directe

    Pouvez-vous lancer un message pour que les manifestations restent pacifiques ?

  • 9:19FerméeÉludée

    Qui va payer les 100 000 euros de dégradations ?

  • 17:36OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce que vous en tirez, Laurent Jacobelli ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:36Invité politiqueChiffre
    « 3 600 milliards de dettes, des impôts à 50% des revenus quand on fait le cumul. »
  • 0:48Invité politiqueFait
    « Il faut chasser la mauvaise dépense avant d'avoir l'idée saugrenue d'aller chercher un centime d'euros supplémentaire dans la poche des Français. »
  • 1:14PrésentateurChiffre
    « On est maintenant à 416 lycées bloqués ou perturbés, plus de 30 blessés. »
  • 3:53InvitéFait
    « Et ça s'ajoute quand même à une série d'autres violences policières. »
  • 5:27Invité politiqueFait
    « Dire en permanence, la police c'est le mal, la violence est légitime, vous créez un climat où tabasser un policier, insulter un policier, lancer un caillou à un policier devient légitime. »
  • 10:40InvitéFait
    « Des policiers qui me disaient qu'ils interdisaient à leurs enfants à l'école de donner la profession des parents pour pas que les enfants se fassent tabasser. »
  • 11:06InvitéFait
    « Il y a des policiers qui sont tués dans l'exercice de leurs fonctions. »
  • 15:16Invité politiqueFait
    « On a depuis 10 ans des gens qui ne veulent pas agir, qui ne veulent pas réformer, qui disent qu'on verra bien demain. »
  • 19:43InvitéFait
    « Nous sommes confrontés à un feuilleton. Ce média est un journal d'extrême gauche composé de fanatiques qui useront de tous les moyens, y compris les plus déloyaux, pour nous empêcher de gagner l'élection présidentielle. »
  • 21:04InvitéFait
    « M. Bardella, on le commente depuis hier, mais enfin, il est l'écume finalement au haut de la vague. »
  • 22:09Invité politiqueFait
    « Qui a dit qu'en France, il y avait un antisémitisme résiduel ? M. Jean-Luc Mélenchon. »
  • 29:01Invité politiqueFait
    « C'est de la manip. »
  • 33:09Invité politiqueFait
    « Il y a aujourd'hui un parti qui ne voit pas l'antisémitisme et c'est le parti du Président de la République qui a refusé d'aller marcher après le pogrom du 7 octobre pour ne pas créer de problèmes dans les banlieues. C'est un acte lâche. »
  • 33:23Invité politiqueFait
    « Il y a un parti aujourd'hui qui ne parle que de race du matin au soir, qui met une cible dans le dos de nos compatriotes de confession juive, c'est la France insoumise. »
  • 33:35Invité politiqueFait
    « Moi je vois les faits. Alors les histoires, les machins qu'a vu machin, etc., il faut arrêter. »
  • 34:45Invité politiqueFait
    « Je pense qu'il a des propos parfois qui peuvent encourager ce type de pensée. »
  • 36:07Invité politiquePromesse
    « Nous allons faire campagne, nous allons parler du fond, notre ticket est très clair, Marine Le Pen, présidente de la République, Jordan Bardella, Premier ministre, parce que nous sommes unis autour d'eux. »

Temps de parole

  • Laurent Jacobelli29 %
  • Invité22 %
  • Invité 215 %
  • Présentateur12 %
  • Invité 310 %
  • ?7 %

≈ 23,3 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Locuteur

Depuis

0:00
Laurent Jacobelli

des années, les Français font des efforts. Ils font des efforts soit en voyant leur salaire stagner, soit en payant plus d'impôts, soit en ayant à subir toujours plus de réglementations. Et à chaque fois, ils voient effectivement le service public décliner. C'est quand même questionnant de voir à la fois des pompiers, des lycéens, des salariés, des agents du service public. Chaque jour, une nouvelle manifestation. C'est-à-dire que plus rien ne va en France. Et la réponse du gouvernement est qu'on va créer de nouvelles taxes ou alors on va s'en prendre tantôt aux retraités, tantôt aux agents de la force publique. Bref, jamais personne ne pose la bonne question aujourd'hui.

Comment un pays qui est sur-endetté comme le nôtre, sur-taxé comme le nôtre, 3 600 milliards de dettes, des impôts à 50% des revenus quand on fait le cumul ? Comment on arrive à avoir des trous dans la caisse et un service public qui décline ? C'est la mauvaise dépense. Il faut chasser la mauvaise dépense avant d'avoir l'idée saugrenue d'aller chercher un centime d'euros supplémentaire dans la poche des Français, que ce soit directement à travers la taxe ou alors avec le gel des retraites ou le

1:07
Locuteur

gel

1:08
Présentateur

des salaires. Symptôme le plus brutal de ce que nous vivons, c'est évidemment la colère lycéenne qui est considérable et les chiffres deviennent particulièrement inquiétants. On est maintenant à 416 lycées bloqués ou perturbés, plus de 30 blessés. Et certains, on a vu tout à l'heure des images, on en reverra d'autres, parfois ce sont des blessures qui peuvent être relativement graves en l'État. Le ministère de l'Éducation a recensé ces plus de 400 établissements concernés, les bloqués, les perturbés, les nombreux blessés. Elisabeth Martichoux, on est là dans une situation qui n'est pas loin d'être incontrôlable. D'ailleurs, rebondissement,

1:43
Locuteur

vous

1:43
Présentateur

le voyez tout à l'heure, c'est Valérie Pécresse qui dit qu'on va faire payer ça au maire de Saint-Denis, à la mairie de Saint-Denis.

1:48
Invité

Alors effectivement, il y a deux sujets là que vous posez sur la table. Il

1:52
Locuteur

y a

1:52
Invité

l'effervescence étudiante. On va découvrir qu'effectivement, quand on a 18 ans, 19 ans, on manifeste et aujourd'hui on brûle parce qu'on veut créer des images. Par ailleurs, Valérie Pécresse, qui est présidente du Conseil régional d'Ile-de-France, demande à LFI de rembourser la casse qui a été faite parce qu'elle accuse LFI d'avoir mis de l'huile sur le feu et d'avoir encouragé, d'avoir attisé, fait l'apologie de la violence d'une certaine façon. C'est vrai que le maire de Saint-Denis, Bali Bagayoko, on va peut-être en parler, mais a eu... Alors il a modéré dans la deuxième partie de sa phrase, mais il a quand même dit que la violence était légitime.

Il aurait dit, on peut la comprendre, mais de dire qu'elle est légitime, ça veut dire qu'on l'autorise. À

2:43
Locuteur

partir du

2:43
Invité

moment où on autorise la violence, eh bien effectivement, on l'encourage. Entendons-le

2:47
Présentateur

dans ces mots et vous allez pouvoir réagir. Parlons d'abord de l'image qui a alimenté, disons, ce débat et cette controverse. C'est celle qu

2:55
Locuteur

'on

2:55
Présentateur

voyait à l'instant. On peut la voir en résumé. On est à Saint-Ouen-aux-Mônes. Un lycéen qui est pris à partie, mais aussi qui prend à partie les policiers, tire de grenades lacrymogènes. Il est blessé gravement. Il a perdu de nombreuses dents. Écoutez d'abord, vous allez réagir,

3:13
Locuteur

mais

3:13
Présentateur

écoutez d'abord Bali Bagayoko.

3:15
Invité

Mais ce sont des humains. Mais la violence, à un moment donné,

3:17
Locuteur

elle

3:17
Invité

peut être légitime aussi. Elle peut être légitime. C'est quoi cette affaire ? Bien sûr qu'elle peut être légitime. Le problème que l'on dit à tous ces jeunes-là, c'est oui, elle peut être légitime. Mais chaque fois qu'on peut l'éviter, c'est mieux.

3:29
Locuteur

La

3:29
Invité

deuxième partie de la phrase. Adrien Beclair. Mais bien sûr qu'il faut éviter la violence. Et moi, je suis scandalisé de voir, effectivement, comme vous le montrez sur l'image, un jeune homme,

3:39
Locuteur

un

3:40
Invité

enfant, il est mineur, c'est un enfant sur la tête duquel, sur le visage duquel, on tire une grenade comme ça. Vraiment, à bout portant, en tire droit. Ce jeune homme,

3:51
Locuteur

la

3:51
Invité

mâchoire fracassée, il n'a plus de dents. Et ça s'ajoute quand même à une série d'autres violences policières. Parce que moi, je les ai apportées avec vous, histoire d'en parler un petit peu.

3:58
Locuteur

On

3:58
Invité

a eu, effectivement, le cas dont vous avez parlé, celui-là.

4:00
Locuteur

On

4:01
Invité

voit des enfants qui se font étrangler par l'intervention policière dans leur établissement. Vous avez cette jeune femme. Également, pour prendre des exemples, vous avez des jeunes qui se font recouvrir de gaz lacrymogènes quand ils sont assis à l'intérieur de leur cours. Vous avez qui se font mettre sur le sol plaqué le genou sur le cou. Enfin, on a un niveau de violence

4:20
Locuteur

qui

4:22
Invité

me paraît stupéfiant. Et ça doit concerner tout le monde. Les parents d'élèves, évidemment, les agents aussi de police. Enfin, elles et eux aussi ont des enfants.

4:31
Locuteur

D

4:31
Invité

'ailleurs, il

4:31
Locuteur

y a

4:31
Invité

des enjeux où ça se passe très bien. Et il faut des sanctions exemplaires contre tous les agents qui exercent une violence telle sur des gamins.

4:38
Locuteur

La

4:39
Laurent Jacobelli

violence est condamnable. Toutes les violences sont condamnables. Mais il ne faut pas les attiser, monsieur. Quand j'entends le maire de Saint-Denis dire qu'effectivement, il y a des violences légitimes et qu'on voit après ce gamin donner un coup de pied à des policiers, il agite la violence. Quand vous dites que la police tue en permanence, que vous stigmatisez, comme vous venez de le faire, la police, vous cassez le respect naturel que tout citoyen doit avoir envers la police qui est détentrice de l'autorité de l'État. Je veux dire, vous créez un climat susceptible de créer la violence. Et après, vous avez des gamins, et je le regrette, je pense qu

5:09
Locuteur

'on

5:09
Laurent Jacobelli

peut tous le regretter ici, qui se font attaquer et blesser. On a la chance d'être dans un pays où la police est contrôlée. Probablement la plus contrôlée d'Europe. Et quand il y a des vidéos, à chaque fois il y

5:20
Locuteur

a

5:20
Laurent Jacobelli

eu une enquête. Et quand les policiers se sont mal comportés, ils sont démis de leurs fonctions, ou il y a des sanctions. Quand ils se sont bien comportés, ils sont relaxés. Mais dire en permanence, la police c'est le mal, la violence est légitime, vous créez un climat où tabasser un policier, insulter un policier, lancer un caillou à un policier devient légitime. Pas du tout. Vous soutenez le mouvement lycéen. C'est votre droit. Oui, merci. Non,

5:43
Locuteur

non,

5:44
Laurent Jacobelli

mais, et je peux comprendre les raisons, parce qu'il y a des vrais problèmes. Sauf que, quand on voit ces images, on n'entend plus les vrais problèmes. On voit juste des problèmes de maintien de l'ordre et de chaos dans les rues. Or, il y a des classes qui

5:55
Locuteur

sont... Un enfant défiguré, c'est un

5:56
Invité

vrai problème.

5:56
Laurent Jacobelli

Qui sont pas... Je l'ai dit. Mais on verra bien après ce qui s'est passé. Qu'il n

6:01
Locuteur

'y ait

6:01
Laurent Jacobelli

pas assez de profs dans les lycées, que le niveau dégringole, qu'il n'y ait pas de filière à la suite, ça c'est des problèmes à traiter. Mais en encourageant la violence, vous rendez le mouvement impopulaire et vous en faites un mouvement violent. C'est dommage pour les jeunes. Vous laisse répondre,

6:13
Locuteur

et c'est dommage pour la République.

6:15
Invité

Non, mais personne n'encourage aucune forme de violence. Je suis au contraire ici en train de la condamner. D'accord ? Ce à quoi on assiste, là, on est à 440 interpellations aujourd'hui. Vous avez des parents qui savent pas où sont leurs enfants. Et vous avez, je le répète, ce sont des enfants qui se font rouer de coups. Est-ce qu

6:28
Locuteur

'on

6:28
Invité

peut accepter, dans un pays démocratique, que des gamins se fassent rouer de coups dans

6:31
Locuteur

l

6:31
Invité

'établissement scolaire ? Moi, je ne l'accepte pas. Et ce n'est pas vrai. Il ne

6:35
Locuteur

faut

6:35
Invité

pas faire une symétrie entre les deux. Vous avez d'un côté des adultes professionnels et de l'autre des gamins. La responsabilité, elle n'est pas équivalente. Lorsqu'on frappe un gamin, lorsqu'on le tabasse à

6:43
Locuteur

terre,

6:43
Invité

on

6:44
Locuteur

est responsable. Je parle de votre responsabilité. Il

6:46
Invité

n

6:47
Locuteur

'y

6:47
Invité

a jamais aucune justification à tabasser un enfant, monsieur Jacobelli.

6:50
Laurent Jacobelli

D'accord. Alors, est-ce qu'on peut dire, est-ce que vous pouvez lancer aujourd'hui un message ? Vos manifestations sont légitimes, ce que vous demandez est légitime, mais je vous demande de respecter le matériel, je vous demande de respecter la police. Est-ce que cette phrase, vous pourriez la prononcer ? C'est ce

7:03
Locuteur

qui se passe.

7:04
Laurent Jacobelli

Contrairement au maire de Saint-Denis, apparemment.

7:05
Locuteur

Ce qui

7:05
Invité

se passait, par exemple, ce matin, j'étais au lycée Éluard à l'ouverture. Tout se passait très bien. Les enfants étaient réunis. Les ados, avant tout, c'était des lycéennes et des lycéens. Ils avaient une assemblée générale. Ils faisaient le point sur tous les problèmes qu'ils avaient, les raisons pour lesquelles ils se mobilisaient. Pas d'AESH, pas de profs. Une centaine d'heures par an ne sont pas remplacées. Des profs qui partent en congé maths, et du coup, ils perdent six mois de cours de biologie ou de mathématiques. Parcours sub derrière, qui fait qu

7:28
Locuteur

'ils

7:28
Invité

n'ont pas d'accès à l'université derrière. Bon, enfin, c'est un désastre absolu. Même ce bahut, je vais vous dire, Paul-Éluard, il

7:33
Locuteur

y a

7:33
Invité

des profs qui viennent nous dire, il y

7:34
Locuteur

a

7:34
Invité

des coupures de courant

7:36
Locuteur

dans

7:37
Invité

l'établissement. On va entendre

7:39
Locuteur

les discerneurs, mais il

7:41
Invité

y

7:41
Locuteur

a

7:42
Invité

une personne responsable des blocages, c'est le ministre. Vous parlez des responsabilités. La violence peut être légitime, dit M. le maire de Saint

7:49
Locuteur

-Denis. Mais il faut l'éviter dans tous les cas.

7:50
Invité

Oui, absolument. Il faut l'éviter. La violence peut être légitime. En fonction de quoi

7:54
Locuteur

?

7:55
Invité

Si jamais, par exemple, quelqu'un vient vous frapper, vous vous défendez.

7:58
Locuteur

C'est ça qu'a dit le

8:00
Invité

maire de Saint-Denis. C'est tout. Il a dit

8:01
Locuteur

que lorsque quelqu'un

8:02
Invité

se fait frapper et se défend, ce n

8:05
Locuteur

'est

8:05
Invité

pas bien. Il ne

8:06
Locuteur

faut pas violence. Il y a trois sujets.

8:10
Invité

Merci, Darius. Il y a trois sujets. Un, la loi ne

8:12
Locuteur

dit

8:12
Invité

pas exactement ça sur la question de la légitime défense. C'est pourquoi il y a toujours des débats, notamment quand les personnes sont cambriolées, se défendent,

8:18
Locuteur

etc.

8:18
Invité

Je referme cette parenthèse. Deux sujets. Un, Valérie Pécresse, pardonnez-moi l'expression, je trouve qu'elle est couillue d'envoyer la facture au maire de Saint-Denis. Effectivement, le matin, ça se passait bien. Le maire de Saint-Denis, qui est une figure...

8:29
Présentateur

On va mettre en sous-titre, vous allez voir, Valérie Pécresse, deux points.

8:32
Locuteur

Marlène Schiappa, elle est couillue.

8:33
Invité

Absolument, parce qu'en fait, elle, je suis conseillère régionale d

8:36
Locuteur

'Ile

8:36
Invité

-de-France, par ailleurs, élu de Paris, et c'est vrai qu'au conseil régional d'Ile-de-France, Valérie Pécresse fait en sorte que les lycées soient financées. Vous disiez qu'à Paul-Éluard, il y a peu de moyens, c'est probablement vrai, et il faut probablement y répondre. 100 000 euros pour le portail, 100 000 euros de dégradation, aujourd'hui, qui est-ce qui va payer ? Donc si ce ne sont pas les contribuables qui payent, dans ces cas-là, on adresse la facture au maire, qui a estimé que c'était légitime de détruire le portail. Et encore une fois,

9:00
Locuteur

et

9:00
Invité

ça, comme l'a dit Gabriel Attal très justement, ces images-là, elles viennent complètement annuler les revendications, sans doute parfaitement légitimes. Maintenant, sur la police...

9:09
Présentateur

Alors laissez-le répondre, vous

9:11
Locuteur

lui demandez de payer. Attendez, vous demandez à Adrien Clouet de payer 100 000 euros. Moi, je ne peux rien, par

9:15
Présentateur

ailleurs, soit très clair sur ce plateau. Alors

9:17
Locuteur

laissez-le répondre, laissez-le

9:19
Présentateur

répondre sur ce point-là.

9:20
Invité

Juste sur la police, parce que ça me semble très

9:22
Locuteur

important. Mais laissez-le juste répondre

9:22
Invité

là-dessus,

9:23
Locuteur

puis on continue. Très bien, vous ne voulez

9:23
Invité

pas

9:23
Locuteur

se

9:23
Invité

passer de la police. Si jamais il y a une mobilisation aujourd'hui, c'est parce que des responsables politiques, je pense au ministre de l'Éducation nationale d'abord, puis à Mme Pécresse à la tête de la région Île-de-France, ont sous-investi dans ces établissements. Un bahut

9:36
Locuteur

comme celui d

9:37
Invité

'Éluard qu'on a là... Attendez,

9:39
Locuteur

les toilettes

9:39
Invité

ne fonctionnent pas. Franchement, on est en 2026, les toilettes ne marchent pas. Il y avait des enfants ce matin qui montrent,

9:44
Locuteur

ils ont des attelles, ils ont des attelles, ils ne

9:46
Invité

peuvent pas monter au troisième étage pour

9:47
Locuteur

avoir

9:48
Invité

des cours.

9:48
Locuteur

Donc on

9:48
Invité

augmente le déficit

9:49
Locuteur

de l'établissement. Qui

9:50
Invité

sont les responsables d'établissement ? Ce sont les lycéennes lycéens ? Ce sont leurs parents ? Non. Ce sont leurs responsables politiques. Donc M. Geffray, le ministre de l'Éducation nationale, pour ceux qui ne le connaissent pas, c'est-à

9:59
Locuteur

-dire

9:59
Invité

à peu près tout le monde, M. Geffray est l'homme qui est responsable de tous les blocages qui existent aujourd'hui. Sur la police, parce que ça me semble fondamental, moi j'ai été pendant trois ans ministre déléguée auprès du ministère de

10:09
Locuteur

l

10:09
Invité

'Intérieur, et j'ai vu de l'intérieur les souffrances de la police. Donc effectivement, quand il y a des actes commis par la police qui ne doivent pas être commis, l'IGPN donne des sanctions absolument drastiques. La police,

10:22
Locuteur

c

10:22
Invité

'est... Non, c'est vrai, je suis désolée. La

10:23
Locuteur

police,

10:23
Invité

c'est

10:25
Locuteur

un des

10:26
Invité

métiers les plus contrôlés. Et c'est l'un des métiers les plus formés, les plus contrôlés, les plus sanctionnés. Et je vais vous dire, moi j'ai eu le cœur brisé d'écouter des policiers qui me disaient qu'ils interdisaient à leurs enfants à l'école de donner la profession des parents pour pas que les enfants se fassent tabasser. Des policiers qui ont un taux de suicide absolument épouvantable parce que tous les jours, quand vous allumez la télé et on vous explique que vous êtes violents, que vous êtes des meurtriers, qu'on dit que la police tue, la police ne tue pas, la police défend, la police protège.

Et je pense qu'on doit soutenir les policières et les policiers qui dans leur immense majorité mènent un travail absolument remarquable pour maintenir l'ordre dans des conditions difficiles et y compris au péril de leur propre vie. Il y a des policiers qui sont tués dans l'exercice de leurs fonctions. C'est une particularité de ce métier qu'aucun de nous autour de cette table n'a affronté et n'a à vivre.

11:11
Laurent Jacobelli

Je suis d'accord avec ce que dit Madame Schiappa. Il y

11:13
Locuteur

a

11:13
Laurent Jacobelli

quelques semaines, les policiers ont eux-mêmes défilé parce qu'ils n'arrivaient plus à joindre les deux bouts alors qu'ils ont un métier extrêmement difficile. Ce qui veut bien dire qu'aujourd'hui, le problème social est généralisé en France. C'est-à

11:23
Locuteur

-dire

11:23
Laurent Jacobelli

qu'on peut travailler sans gagner sa vie et donc ça commence à poser un sérieux problème. Et moi, je suis choqué par ceux qui ont la fibre sociale à géométrie variable. C'est-à-dire qu'elles s'appliquent aux étudiants et aux lycéens mais pas aux policiers. Comme si la police était l'ennemi. Je pense qu'il faut arrêter de diviser, arrêter d'encourager la violence.

11:41
Locuteur

C

11:41
Laurent Jacobelli

'est nuisible pour tout le monde. Une fois encore, attiser les braises. On a vu M. Boyard faire le tour des lycées. On a bien vu qu'il y avait derrière une volonté d'agitation, de chaos. Je pense que notre société, elle a besoin aujourd'hui de mesures concrètes. Oui, il faut changer les priorités budgétaires. Le régalien, et j'y incule, l'éducation, c'est prioritaire. Il y a d'autres choses sur lesquelles on doit faire des économies comme le millefeuille territorial. Mais la violence n'arrivera à rien. C'est les élections qui changeront les choses parce qu'on a subi, là pour le coup, je ne suis pas d'accord avec M. Chiappa, 10 ans de macronisme. 10 ans de macronisme. Et ça a mis la France

12:14
Locuteur

à

12:14
Présentateur

genoux. Écoutez, s'il vous plaît, les lycéens eux-mêmes, certains d'entre eux en tout cas, qui font état de pourquoi ils sont dans cet état de colère.

12:21
Invité

Le ministère de l'Éducation, il ferait pour nous. Il met des règles, ils sont inutiles. Tous les lycéens ici, vous diront qu

12:27
Locuteur

'on

12:27
Invité

manque de moyens. Dans un deuxième temps, je pense qu'il

12:30
Locuteur

y a

12:30
Invité

un manque d'écoute. Aucun, aucun politique n'est prêt de nos jours à venir nous voir,

12:35
Locuteur

à

12:36
Invité

venir nous écouter et comprendre les besoins qu'on a. Ici, on est combien ? 32, 33 par classe. Pour des classes qui peuvent en accueillir combien ?

12:43
Locuteur

25.

12:44
Invité

Il faut qu'on choque l'État pour qu

12:45
Locuteur

'on

12:45
Invité

puisse se fasse entendre. Parce que si on ne choque pas, on ne sera jamais à entendre. Il y a des discours politiques qui sont prémâchés. Cela dit, si on jugeait l'état d'une démocratie par l'état des toilettes dans les établissements scolaires, on serait très, très, très, très en bas des classements mondiaux. C'est un scandale, la façon dont les élèves parfois travaillent. L'éducation nationale est un des budgets les plus importants. Et Dieu sait si ça pèse lourd. Il y a beaucoup d'argent. Une fois de plus, il vaudrait une réforme considérable pour revoir l'éducation

13:21
Locuteur

nationale,

13:21
Invité

du sol au plafond, l'organisation. Il y a énormément d'argent qui se perd et qui n'arrive pas ni aux profs, ni à l'état des établissements scolaires, que ce soit les collectivités locales qui en assument le prix ou l'État directement.

13:34
Présentateur

Soyons honnêtes, cela dit, s'ils ne faisaient pas, évidemment, je n'encourage pas les violences, je ne les justifie pas, mais s'il n'y avait pas un mouvement un peu visible, on ne parlerait pas de la situation de ces lycées, qui visiblement est très compliquée.

13:46
Invité

Oui,

13:47
Locuteur

mais

13:47
Invité

cela dit, encore une fois, on peut comprendre l'état de nervosité au-delà. Encore une fois, je parlais d'ébullition des jeunes. Mais la violence, non. Voilà, la violence, non.

13:59
Locuteur

Est

13:59
Présentateur

-ce

13:59
Locuteur

que c'est un

14:00
Présentateur

symptôme d'un pays qui n'a plus d'argent ? En réalité, on va reparler plus tard de

14:04
Locuteur

la

14:04
Présentateur

situation économique, c'est la dèche. C'est la dèche économique qui fait qu'on voit des lycées où effectivement il y a des rats, où il y a des lycéens qui, c'est ce que disait M. Bagayoko, et je crois que c'est

14:14
Locuteur

partagé de tous les partis. Mais il y en a à New

14:15
Invité

York aussi.

14:15
Locuteur

Oui, d'accord, mais dans les écoles... Il y

14:18
Invité

en a

14:19
Locuteur

aussi à Paris 16e, des rats, mais en attendant, il y a des gens qui

14:21
Invité

payent l'ISF à côté.

14:22
Locuteur

D'ailleurs, il

14:23
Laurent Jacobelli

y

14:24
Locuteur

a

14:24
Laurent Jacobelli

un problème d'un pays qui n'a plus de cap, qui n'a plus de stratégie, qui n'a plus de volonté. Une fois encore, l'argent, on en a, on en a beaucoup. L'État dépense énormément. Je l'ai dit, nous sommes un des pays les plus fiscalisés, les plus endettés. L'argent existe, il est mal dépensé. Il n'y

14:38
Locuteur

a

14:38
Laurent Jacobelli

pas le courage de prendre des décisions. Oui, il faut revoir l'éducation nationale du sol au plafond. Il faut réapprendre les fondamentaux. Il faut que ce qu'on apprend à l'école soit réutilisable après professionnellement. On a aujourd'hui des filières complètement décalées. Il faut revaloriser les métiers dits manuels ou techniques par rapport aux métiers universitaires, parce qu'on en a besoin et parce que c'est tout aussi noble. Il y a beaucoup de choses à faire. Donc les signaux, on les a. Je veux

15:01
Locuteur

dire,

15:02
Laurent Jacobelli

on voit tous les classements qui concernent le niveau scolaire de nos jeunes. On voit tous l'inadéquation aujourd'hui d'un certain nombre de facultés avec le marché du travail. On voit tous qu'en France, le premier travail stable d'un jeune, c'est à 27 ans, alors que c'est 23 ans en Allemagne. Donc les signaux rouges, ils sont partout. Simplement, on a depuis 10 ans des gens qui ne veulent pas agir, qui ne veulent pas réformer, qui disent qu'on verra bien demain,

15:24
Locuteur

on

15:24
Laurent Jacobelli

laissera faire les successeurs. Et effectivement, on en arrive à des situations bloquées.

15:29
Invité

Moi d'abord, je veux dire à nouveau bravo et toute mon admiration pour les lycéennes et les lycéens qui se mobilisent, parce qu'effectivement, s'ils n'étaient pas aujourd'hui en train d'opérer ce mouvement social, personne n'en parlerait. Et vous auriez un ministre qui vous dirait la rentrée scolaire se passe très bien, alors que vous avez de l'eau qui tombe à travers les toits des AGECO, vous n

15:46
Locuteur

'avez

15:46
Invité

pas les AESH pour les enfants en situation de handicap, vous n

15:51
Locuteur

'avez

15:51
Invité

pas les profs, etc. Donc, heureusement qu'ils sont là, heureusement. Et il faut arrêter avec le discours de la manipulation généralisée. Enfin, pardon, mais...

16:01
Locuteur

Non,

16:01
Invité

non, mais... Non, non, franchement, c'est vraiment un manque de respect que je trouve d'une violence absolument insoutenable. On a des enfants qui ont des cours d'EMC, quand même, des cours d'éducation civique, pendant toute l'année. Et la conclusion de ces cours, c'est de se dire qu'on n

16:13
Locuteur

'est

16:13
Invité

pas traité correctement, on n

16:14
Locuteur

'est

16:14
Invité

pas traité à égalité avec ce qu'il

16:16
Locuteur

y a

16:16
Invité

dans d'autres établissements scolaires. Et donc, en fait, c

16:18
Locuteur

'est

16:18
Invité

la conséquence logique de l'expression citoyenne que de se mobiliser lorsqu'il...

16:23
Locuteur

Il peut y avoir un peu des deux.

16:24
Invité

Il peut y avoir de la sincérité, mais aussi une forme de récupération.

16:27
Locuteur

On

16:27
Invité

vous a vu en ring d'oignons avec nos écharpes, tous les députés de la France.

16:29
Locuteur

Ah oui, pour les élus, ils viennent

16:31
Invité

dire « Allez-y,

16:32
Locuteur

on s'est chauffé,

16:33
Invité

etc.

16:33
Locuteur

»

16:33
Invité

Non, mais attendez, pourquoi on y va ? Parce que lorsqu'on est là, il n

16:36
Locuteur

'y

16:36
Invité

a pas de violence policière. Parce que lorsqu'on est là, il n

16:38
Locuteur

'y a

16:38
Invité

pas de tir de gaz lacrymo sur les jeunes et que du coup,

16:40
Locuteur

il est sur

16:40
Invité

une...

16:42
Locuteur

Si, si, si, c'est exactement ce qui s'est passé. Il n'a pas joué le rôle de la paiseur. Bien sûr qu'on a joué

16:46
Invité

le

16:48
Locuteur

rôle de la paiseur.

16:49
Invité

D'ailleurs, toutes les interpellations qui ont eu lieu, elles ont eu

16:51
Locuteur

lieu

16:51
Invité

à chaque fois en marge, toujours à 15-20 mètres de l'établissement, parce qu'on était là et que, oui, la police n

16:55
Locuteur

'est

16:55
Invité

pas venue effectivement opérer des formes de violence sur ces jeunes lorsqu'on était présents. Donc,

17:00
Locuteur

je le redis, et c'est la raison pour laquelle on est là. Vous

17:02
Invité

avez vu

17:03
Locuteur

cette vidéo

17:03
Invité

du policier qui fait un concours

17:04
Locuteur

de

17:05
Invité

pompe avec un lycéen.

17:06
Locuteur

On peut faire trois minutes de

17:07
Invité

ce qui est mignon et positif aussi dans notre pays et qui donne un peu d'espoir.

17:10
Locuteur

Le

17:10
Invité

lien police

17:11
Locuteur

-population, c'est quelque chose qui existe. Ça ne va

17:12
Invité

pas réparer le gamin. Ça ne

17:13
Locuteur

va

17:13
Invité

pas réparer le

17:13
Locuteur

gamin qui s'est fait décidurer

17:14
Invité

par un tir

17:15
Locuteur

policier. En soi,

17:15
Invité

évidemment,

17:16
Locuteur

c

17:16
Invité

'est deux sujets différents. Là, ce que vous faites en termes de rhétorique, c'est un petit peu malhonnête, si je peux me permettre. Mais ça donne un petit peu d'espoir. Le lien police-population, il existe. Et des policiers qui viennent rigoler, des policiers qui ont été applaudis lors de la visite du pape, il n

17:27
Locuteur

'y a

17:27
Invité

pas deux jours sur les Champs-Elysées. Et des policiers

17:30
Locuteur

qui se disent « Eh bien, écoutez, on comprend.

17:31
Invité

Vous êtes des jeunes, vous êtes en colère. » On comprend.

17:33
Locuteur

Qu'est-ce que vous en tirez ? Qu'est-ce que font des policiers qui se mobilisent ? Qu

17:36
Présentateur

'est

17:36
Locuteur

-ce

17:36
Présentateur

que vous en tirez, Laurent Jacobéli ? Faites la comparaison avec la visite du pape.

17:39
Laurent Jacobelli

Oui, un moment de paix, un moment de cohésion, un moment

17:41
Locuteur

d'espoir, un moment de

17:42
Laurent Jacobelli

sourire, un moment où les policiers ont été applaudis. Et là, on voit, à l'inverse, des images de violence. Et il y a aussi des policiers qui se sont fait malmener. Excusez-moi, peut-être que la différence, c'est que pour accueillir le pape, il n'y avait pas la France insoumise.

18:00
Invité

Mais c'est intéressant que vous disiez ça parce que je me suis fait la réflexion. Finalement, quand on a vu les trois journées, quatre journées du pape en France et dit « Voilà, la France réconciliée. » Mais non, en fait, c'est une France assez irréelle qui a, pendant quatre jours, a suspendu. Si, a suspendu, le temps s'est suspendu. Et puis immédiatement après, sans accuser qui que ce soit, je ne dis pas qui a fait quoi, mais immédiatement après, les manifestations, les violences, un sentiment de frustration considérable, du ressentiment. Et finalement, le mal français qui revient à la surface tout de suite.

Donc, le moment, beaucoup en communier, pardon, communier, au sens propre, ou figuré, pendant cette vacance, ce jour du pape, pardon. Et puis, ça s'est évanoui très vite. La concorde, l'esprit de concorde,

18:53
Locuteur

s

18:53
Invité

'est évanoui très vite parce que la réalité française, elle est en fait extrêmement éloignée de ce qui s'est passé.

18:58
Présentateur

Quelles sont vos réactions à ce qu'on va voir maintenant ? C'est-à-dire, le site Mediapart accusant Jordan Bardella d'avoir tenu par écrit des échanges, y compris de nature antisémique, entre 2013 et 2015, et les suites de ce qu'on apprenait hier, vous l'avez là sous les yeux, c'est la réunion des députés du Rassemblement national à l'Assemblée nationale. Vous étiez, Laurent Gatobéli, vous étiez là-bas. Vous allez pouvoir en dire quelque chose. Jordan Bardella qui conteste absolument ces allégations et vous allez entendre qu'il parle d'une tentative d'assassinat politique mais aussi de guerre totale.

19:31
Locuteur

Là

19:31
Présentateur

encore, on entendra les deux ou peut-être davantage de points de vue à ce sujet.

19:36
Locuteur

Que

19:37
Invité

l'on soit extrêmement clair, nous allons nous battre. Je vais me battre sur le terrain judiciaire. Il est évident que, parce que j'ai un peu d'expérience, que nous sommes confrontés à un feuilleton. Ce média est un journal d'extrême gauche composé de fanatiques

19:53
Locuteur

qui

19:54
Invité

useront de tous les moyens, y compris les plus déloyaux, pour nous empêcher de gagner l'élection présidentielle. Ils sont dans une guerre qui est une guerre totale. J'ajoute, parce que je vois depuis plusieurs heures, non pas seulement une tentative d'assassinat politique parce que, en fait, l

20:10
Locuteur

'objectif,

20:10
Présentateur

c'est de tuer ma carrière politique. Laurent Gatobéli, explication et on entendra les réactions, évidemment, de vos adversaires.

20:16
Laurent Jacobelli

Non, mais Jordan Bardella clame son innocence, je le connais. Je sais qu'il est sincère. Je crois qu'il a été en pointe dans la lutte contre l'antisémitisme en France, lorsqu'il a fallu défiler après le programme du 7 octobre, lorsqu'il faut dénoncer ceux qui, à l'Assemblée nationale, ont des propos qui flirtent avec l'antisémitisme. Il est allé en Israël à un congrès pour réfléchir à la lutte contre l'antisémitisme. Moi,

20:39
Locuteur

je

20:39
Laurent Jacobelli

crois à la sincérité de son combat et entre des racontards qui ont un biais idéologique évident, qui veulent casser le débat dans la campagne électorale et la vérité des actes d'un homme, je crois à la vérité des actes d'un homme. Adrien

20:51
Invité

Cloué.

20:52
Locuteur

Moi,

20:52
Laurent Jacobelli

j'ai d'abord

20:52
Invité

une pensée, évidemment, pour nos compatriotes juives et juives qui redécouvrent peut-être ce soir

20:57
Locuteur

que

20:57
Invité

sous la stratégie de la cravate, oui, il y a effectivement des crapules antisémites et nazis dans les rangs du Front National. Et M. Bardella, on le commente depuis hier, mais enfin, il est l'écume finalement au haut de la vague. Parce que, par exemple, à côté de vous, M. Jacobelli, siège Mme Parmentier, Mme Parmentier, députée FN, qui écrit des textes à la gloire du maréchal Pétain,

21:19
Locuteur

qui

21:19
Invité

a organisé l'occupation nazie en France.

21:22
Locuteur

À

21:22
Invité

côté de vous, siège M. Boccaletti, qui a tenu une librairie où on vendait des ouvrages négationnistes.

21:28
Locuteur

Et

21:28
Invité

je ne vais même pas aller sur l'ensemble des candidatures que vous présentez à chaque élection. Ludivine Daoudi dans le Calvados, cette dame qui pose avec une casquette nazie avec une croix gammée. On pourra en parler également. Agnès Pajar, à la mairie de Paris, pardon, dans Paris aux législatives, qui fait campagne pour abroger la loi Guesso, c'est-à-dire qui prohibe le négationnisme et le révisionnisme. Sophie Dumont en Côte d'Or qui parle de financement juif de certains partis politiques. Iris Biondo dans les Alpes-Maritimes qui tient des propos sur les juifs, je cite, « nuisibles et tout-puissants ». Enfin, au

22:01
Locuteur

bout d

22:01
Invité

'un

22:02
Locuteur

moment,

22:03
Invité

ce ne

22:03
Locuteur

sont

22:03
Invité

pas des brebis galeuses que vous avez, c'est le troupeau entier. Et là, ce qu

22:06
Locuteur

'on

22:06
Invité

voit ce soir,

22:06
Locuteur

c

22:06
Invité

'est que visiblement, la chaîne berger est rattrapée par la patrouille.

22:09
Laurent Jacobelli

Qui a dit qu'en France,

22:10
Locuteur

il

22:10
Laurent Jacobelli

y avait un antisémitisme résiduel ? M. Jean-Luc Mélenchon. Mme Rima Hassan, elle fait partie de quel groupe politique ? Le vôtre. La caricature avec un four présenté par M. Delogu sur les réseaux sociaux, c'est chez vous. Ils sont députés, ces gens. Il y

22:25
Locuteur

a

22:25
Laurent Jacobelli

une différence entre vous et nous. Vous savez, des antisémites,

22:29
Locuteur

il

22:29
Laurent Jacobelli

y

22:29
Locuteur

en

22:29
Laurent Jacobelli

a partout. C'est horrible, mais c'est un fait. Et puis, il y a ceux qui les chassent de leur mouvement, comme nous. Il y a ceux qui en

22:35
Locuteur

font des

22:35
Laurent Jacobelli

députés. Il

22:36
Locuteur

y a ceux qui en font

22:37
Laurent Jacobelli

des députés, M. Mélenchon, qui fait des blagues vaseuses sur des hommes ou des femmes politiques qui ont des noms à connotation. Connotation,

22:48
Locuteur

ce

22:48
Laurent Jacobelli

n

22:48
Locuteur

'est

22:48
Laurent Jacobelli

pas le mot que je cherche, mais ce n

22:49
Locuteur

'est

22:49
Laurent Jacobelli

pas grave. A

22:50
Locuteur

consonance.

22:50
Laurent Jacobelli

A consonance, merci. Juive, c'est chez vous. Vous en avez fait un attrape tout électoral de l'antisémitisme au moment où nous, on le combat. Je n'ai pas de leçons à recevoir de vous. Et vous partez du principe que Jordan Bardella est coupable, que Mediapart a raison. Mais c'est étrange, puisque vous avez d'un côté un homme qui clame son innocence, qui d'ailleurs montre bien que c'est un coup fourré politique, et en face des gens dont, je suis désolé de le rappeler, le CV devrait les mettre à l'abri de toute leçon de lutte contre l'antisémitisme et Louis Plenel en tête. Donc, une fois encore, qui

23:24
Locuteur

a

23:24
Laurent Jacobelli

créé votre parti,

23:25
Locuteur

une

23:25
Laurent Jacobelli

fois encore, prenez vos distances, monsieur. Qui a créé votre parti,

23:29
Locuteur

monsieur

23:29
Laurent Jacobelli

Jacobi. Non, mais l'antisémitisme actuel, c'est vous. Moi, je veux bien qu

23:32
Locuteur

'on

23:32
Laurent Jacobelli

parle du passé. Vous êtes aujourd'hui le parti officiellement

23:35
Locuteur

anticédié.

23:36
Invité

Qui a créé votre parti politique. des résistants, des gens de partout.

23:38
Locuteur

Monsieur

23:38
Invité

Bousquet, un résistant ? Il y avait aussi

23:40
Locuteur

des résistants. Il

23:41
Invité

y avait de tout, monsieur. Non, mais vous êtes au courant que les résistants, ce n'étaient pas les nazis.

23:44
Locuteur

Vous avez manqué

23:45
Invité

ce

23:45
Locuteur

moment-là dans l'histoire.

23:46
Laurent Jacobelli

Non,

23:46
Locuteur

non,

23:46
Laurent Jacobelli

le successeur de Jean Moulin a co-créé le Rassemblement

23:49
Locuteur

National. Oui, bien sûr. Jean-Marie Lecaine et

23:51
Laurent Jacobelli

Bousquet. Étudiez vos cas, mais surtout, regardez bien qui milite chez vous, monsieur, regardez bien. Écoutez bien, sous couvert de défendre la Palestine, les discours antisémites de certains de vos députés.

24:07
Locuteur

Alors,

24:07
Présentateur

je vais tout de suite donner la parole, c'est juré, promis,

24:09
Locuteur

croix

24:09
Présentateur

de bois, croix de rire, mais nous allons marquer une courte interruption et évidemment, vous interviendrez et on verra aussi comment parle Marine Le Pen elle-même, puisque, il

24:16
Locuteur

faut

24:16
Présentateur

rappeler, ce que vous présentez depuis le début, c'est une sorte de ticket présidente et premier ministre. Comment cela évolue dans ces circonstances ? A tout de suite. Bonsoir. Les suites des accusations qu'autre jour dans le Bardella et sa réponse et celle de Marine Le Pen, on va l'entendre dans un très court instant avec Marlène Schiappa, avec Adrien Clouet, avec Elisabeth Martichoux, avec Laurent Jacobelli. Écoutez, Marine Le Pen parlons d'une manipulation et contestant les accusations de Mediapart.

24:42
Locuteur

On

24:43
Invité

ne

24:43
Locuteur

va

24:43
Invité

pas se laisser faire. Nous n'allons pas nous laisser faire.

24:48
Locuteur

Nous

24:58
Invité

allons contre-attaquer et saisir, bien entendu, la justice, mais nous allons démonter cette manipulation et nous saurons qui est derrière cette manipulation. Donc, du coup, d'un mal, le mal qui est fait à l'honneur et à la considération de Jordan qui assume cette attaque avec beaucoup de calme et beaucoup de dignité.

25:25
Locuteur

La

25:26
Présentateur

justice tranchera en l'état, personne ne peut aller vraiment beaucoup loin, la justice tranchera le cas échéant, mais votre réaction politique sur les effets politiques de ce qu

25:34
Locuteur

'on

25:34
Présentateur

vient d'entendre

25:35
Locuteur

?

25:35
Invité

Plusieurs choses. D'abord, en France, il y

25:37
Locuteur

a

25:37
Invité

un grand principe à mes yeux, c'est que la presse est libre. Moi, j'ai été attaquée Dieu sait combien de fois, y compris par Mediapart, y compris avec des choses qui étaient fausses. Je n'ai jamais attaqué la presse, sauf quand ça concernait mes enfants, parce que j'ai considéré que la presse était libre, y compris de se tromper. C'est la première chose. Quand on entend exercer le pouvoir, je pense que c'est fondamental de respecter ce droit, y compris ce droit à l'erreur de la presse. C'est la première chose. La deuxième chose, c'est que je pense que très sincèrement, le problème du programme du Rassemblement national, ce n

26:04
Locuteur

'est

26:04
Invité

pas les tweets que Jordan Bardella a fait quand il avait 17 ans. Et je pense que ce n

26:08
Locuteur

'est

26:08
Invité

pas faire du bien au débat, y compris pour ceux qui veulent contrer, combattre le Rassemblement national, que d'amener le débat aussi bas que de savoir est-ce que Jordan a 17 ans oui ou non à publier ses tweets. Ils sont antisémites,

26:19
Locuteur

ils

26:19
Invité

sont graves, ils sont grossiers et orduriers, ces textes. Nous sommes tous d'accord pour le dire, y compris au Rassemblement national, semble-t-il. Donc maintenant, nous avons tous condamné cela. Peut-être peut-on laisser un peu de répit à nos compatriotes juifs qui en ont peut-être marre d'être la variable d'ajustement de tous les débats et de ressusciter la haine antisémite historique, hélas, dans notre pays et qui existe en profondeur. Et peut-être peut-on parler des vrais problèmes. Moi, ce qui me dérange beaucoup plus, c'est que Jordan Bardella, conseiller régional, ait quitté l'hémicycle quand Valérie Pécresse a mis au vote le fait de baptiser l'hémicycle Simone Veil et qu

26:52
Locuteur

'il

26:52
Invité

soit sorti pour ne pas avoir à voter. Moi, j'aimerais l'entendre là-dessus. Ça, ça me dérange davantage que de savoir si oui ou non à 17 ans, il a posté tel ou tel tweet qu

27:00
Locuteur

'on

27:00
Invité

lui attribue parce qu

27:01
Locuteur

'on

27:01
Invité

n'aura jamais le fin de mot de

27:02
Locuteur

l

27:02
Invité

'histoire.

27:02
Locuteur

Et

27:02
Invité

je vais vous dire, il n'y a pas un électeur.

27:04
Locuteur

Vous

27:04
Présentateur

voulez dire que ça restera en suspens, version contre version

27:06
Invité

? Bien sûr, Mediapart va dire voilà, il lui va dire non et en fait, on n'a pas moyen de les déterminer. C'est intéressant.

27:11
Locuteur

Vous pensez que

27:12
Invité

Mediapart ne sera pas en mesure d'apporter des preuves irréfutables qui condamnent

27:15
Locuteur

et qui

27:15
Invité

confondent ? Bardella. Je n'en sais rien.

27:17
Locuteur

Je leur souhaite que oui, mais

27:19
Invité

quelle serait une preuve irréfutable ? Aujourd'hui, on peut faire des deepfakes, avec des captures d'écran à moins d'avoir le téléphone, d'avoir un film, encore que. Donc je pense qu'on va rester dans cette chose. Mais ce qui est important pour moi, c'est les Français. Et je vais vous dire, dans un déplacement, dans l'Aveyron ou dans la Sarthe, je crois qu'il

27:33
Locuteur

n

27:33
Invité

'y

27:33
Locuteur

a

27:33
Invité

pas un Français électeur RN qui va dire ah, j'ai changé d'avis puisqu'il

27:37
Locuteur

y

27:37
Invité

a cette polémique sur les tweets, je vais changer d'avis. Et nous, on va dire mais non, regardez, peut-être que c'est vrai. Et il

27:42
Locuteur

n

27:42
Invité

'y a pas un électeur inversement qui va dire ben moi, du coup, je vais voter RN. Donc parlons peut-être des sujets qui concernent les Français. Peut-on peut-être parler des idées dans cette campagne ? Enfin, Edouard Philippe a fait des propositions pour

27:54
Locuteur

les répéter.

27:56
Présentateur

On reviendra à ça, mais j'aimerais quand même votre réaction sur ce que dit Marine Le Pen quand elle dit on verra d'où vient le coup, je la cite à peu près. Mais enfin, c'est cette idée qu'il y a eu une vengeance, c'est ce que disait aussi Jean-Philippe Tanguy à Mélique Arouère ce matin, qu'il

28:08
Locuteur

y a

28:08
Présentateur

eu un acte vengeur venant de quelque part. Ça veut dire quoi ?

28:11
Laurent Jacobelli

Vengeur, je ne sais pas. Peut-être, c'est une hypothèse ou simplement quelqu'un qui espère casser une dynamique de campagne. Vous voyez, ce soir on en parle et c'est votre invitation, c'est un sujet qui fait de

28:20
Locuteur

l

28:20
Laurent Jacobelli

'actualité. Si je rejoins Marine Chappard, je pense que les Français aimeraient qu

28:23
Locuteur

'on

28:23
Laurent Jacobelli

débattre d'autres choses. Mais on en parle, personne ne parle ce soir de l'arrivée d'un groupe au Sénat de 15 sénateurs du Rassemblement National, ce qui veut dire qu'il y a des centaines, peut-être même plus d'un millier de grands électeurs, c'est-à-dire de maires, de conseillers municipaux non-RN, de LR, de diverses droites qui ont voté pour nous. Et c'est historique.

28:45
Locuteur

–

28:45
Invité

Encore, attendez,

28:46
Locuteur

avec votre roi de réponse, on va des élus RN

28:48
Invité

sur tous les places de

28:49
Locuteur

ce

28:49
Invité

matin.

28:49
Locuteur

– Je me permets de terminer. – Pardon, je vous pose la question à vous et à vous, ça veut dire que pour vous, cette affaire,

28:54
Présentateur

quoi qu'il en soit, que ce soit vrai, faux, quoi qu'il en soit, il n'en restera pas grand-chose si je vous entends.

29:01
Laurent Jacobelli

– C'est de la manip. Les Français veulent un vrai débat et qui croient honnêtement que Mediapart est un journal

29:06
Invité

neutre.

29:07
Locuteur

–

29:07
Invité

Adrien Clouet. – Oui, je pense que le rapport

29:11
Locuteur

à

29:11
Invité

l'extrême droite et au nazisme comme forme particulière, c'est un vrai débat politique.

29:17
Locuteur

La

29:17
Invité

place qu'on accorde et le rapport qu'on a à la forme la plus radicale du racisme biologique au XXe siècle en Europe, c'est un sujet politique qui concerne des citoyennes et des citoyens. On le voit d'ailleurs en Allemagne avec les succès électoraux d'un parti néo-nazi qui désormais est revenu d'ailleurs dans les bonnes grâces du Rassemblement national. C

29:36
Locuteur

'est

29:36
Invité

marrant parce qu'apparemment ils ne

29:37
Locuteur

font

29:37
Invité

pas les tweets de liens nazis mais ils félicitent leurs homologues néo-nazis dès qu'on franchit

29:42
Locuteur

le Rhin. – C'est totalement faux d

29:43
Laurent Jacobelli

'ailleurs même sur

29:43
Locuteur

cette chaîne. – Dès qu'on franchit le Rhin. – Je

29:44
Laurent Jacobelli

suis mis à dire l'inverse de ce que vous voulez dire. –

29:46
Locuteur

Oui, et

29:46
Laurent Jacobelli

Jean-Philippe Tanguy

29:47
Locuteur

a dit qu'il ne fallait pas les

29:48
Présentateur

diaboliser.

29:49
Locuteur

–

29:49
Présentateur

Sur ce point, Adrien Clouet, c'est vrai que le RN n

29:51
Locuteur

'a

29:51
Présentateur

pas félicité, je crois, le

29:53
Invité

AFD.

29:53
Locuteur

– Jean-Philippe Tanguy a dit

29:54
Invité

qu'il ne fallait pas diaboliser l'AFD. – Non, non, vous sortez une semaine après

29:58
Locuteur

leur rédition. – Tout le monde ira

29:59
Laurent Jacobelli

voir l'extrait. – Moi aussi.

30:01
Locuteur

– Alors, vous

30:01
Laurent Jacobelli

dites, « Tony » n'est pas soupçonnable de cela et « tout le monde ira voir l'extrait

30:04
Locuteur

». Vous avez sorti une phrase, il

30:05
Laurent Jacobelli

a dit l'inverse en fait. Mais documentez-vous parce que ça

30:07
Locuteur

ne

30:07
Laurent Jacobelli

tient pas à votre truc. Oui, mais il a dit un truc

30:10
Locuteur

avant, il a dit un truc après. – Une règle

30:11
Invité

simple, c

30:11
Locuteur

'est

30:11
Invité

que

30:11
Locuteur

je

30:11
Invité

finis ma phrase et vous avez une suivante. C'est une manière généralement convenable qui

30:15
Locuteur

permet ce qu'on appelle l'échange communément à forcerie lorsqu'on parle à même.

30:19
Invité

– Vous dites des bêtises.

30:20
Locuteur

– Il

30:20
Invité

avait aussi dit qu'il était sorti terrorisé

30:24
Locuteur

de rencontre avec des membres

30:25
Invité

de l'AFD. J'apporte ça aussi. –

30:26
Locuteur

Oui,

30:27
Invité

visiblement, il s'en est bien remis puisque le jour même des élections où l'AFD est arrivé en tête en sacs annalte,

30:33
Locuteur

eh

30:33
Invité

bien,

30:34
Locuteur

le

30:34
Invité

jour même, Jean-Philippe Tanguy a dit qu'il ne fallait

30:35
Locuteur

pas – Est-ce que vous pensez que c'est intéressant que

30:39
Invité

ça va nuire électoriellement au rassemblement de

30:41
Locuteur

l'AfD ? – Je ne sais pas qui vous a écrit vos notes mais c'est faux. – Il

30:44
Invité

n

30:44
Locuteur

'y

30:44
Invité

a absolument rien sur le papier parce qu'on a eu le débat justement deux heures après qu'il l'a dit avec plusieurs de vos

30:49
Locuteur

collègues. – Votre adversaire c

30:49
Invité

'est le rassemblement national.

30:51
Locuteur

–

30:51
Invité

Complètement.

30:52
Locuteur

–

30:52
Invité

Jean-Luc Mélenchon

30:52
Locuteur

et la France Insoumise. – C'est une raison historique, éthique et morale.

30:54
Invité

– Est-ce que cette affaire qui peut être grave si elle est vraie, qui peut être très grave pour le journaliste si elle est fausse, est-ce que cette affaire pourrait nuire ou pas à la dynamique extraordinaire, irrésistible du rassemblement national pour le premier tour ? – D'abord, évidemment, je le souhaite. Je souhaite que le débat politique,

31:13
Locuteur

– Vous demandez votre

31:14
Invité

analyse. – Oui, mais je vous la donne. C'est-à-dire que je souhaite que le débat politique conduise évidemment à la diminution des voix du rassemblement national pour plusieurs

31:23
Locuteur

raisons. – Je suis d'accord avec Marlène Schiappa

31:24
Invité

qui dit non, ça ne fera pas bouger une voix.

31:27
Locuteur

–

31:27
Invité

Mais ça arrive à des gens très bien d'être d'accord avec moi, ce n

31:29
Locuteur

'est

31:29
Invité

pas très grave.

31:29
Locuteur

Mais ce que je peux vous dire, c'est qu'on

31:31
Invité

constate qu'il y a en tout cas un sinistre concours d'antisémitisme entre des élus LFI et des élus RN. Pardon, peut-être pas sur ce plateau ce soir, mais vous avez dans vos rangs des gens qui manient les propos et les invectives antisémites y compris graves et vous également au rassemblement national. –

31:46
Locuteur

Nous,

31:46
Invité

on

31:46
Locuteur

a cette espèce de

31:47
Invité

tenaille identitaire comme l'appelait Laurent Bouvet avec deux partis extrémistes qui font un concours d

31:53
Locuteur

'antisémitisme. – Attendez, mais je n'en ai – Je me fais des amis ce soir. – Madame Schiappa, – Je voudrais bien

31:57
Invité

finir

31:58
Locuteur

une

31:58
Invité

phrase.

31:59
Locuteur

– Qui

31:59
Invité

de la France insoumise a été condamné pour ça ? Pour antisémitisme ?

32:03
Locuteur

–

32:03
Invité

On entend les propos, vous savez.

32:05
Locuteur

– Non, mais attendez, c'est pas on entend et on invente et on hallucine. La question, c'est simple.

32:09
Invité

Qui a été condamné ? Parce que moi,

32:10
Locuteur

je

32:10
Invité

peux faire

32:11
Locuteur

je

32:12
Invité

peux faire une liste. On a quand

32:13
Locuteur

même démarré par le créateur de

32:14
Invité

votre parti. Jean-Marie Le Pen, pardon.

32:16
Locuteur

–

32:16
Invité

On l'a viré. – On l'a viré.

32:18
Locuteur

–

32:18
Invité

Mais vous n

32:18
Locuteur

'avez

32:18
Invité

pas viré Mélenchon. – Jean-Marie Le Pen, vous l'avez viré ?

32:20
Locuteur

– Vous n'avez pas viré

32:21
Laurent Jacobelli

Rina Hassan

32:22
Locuteur

? – Attendez, il est où

32:23
Invité

Bardella ? Avec qui M. Bardella a démarré sa carrière politique ? Avec un de vos eurodéputés qui a vu des propos révisionnistes. Donc, M.

32:32
Locuteur

Bardella a conduit cette activité de bout en bout. Quant

32:35
Invité

aux différents…

32:36
Locuteur

Attendez, non mais, vous dites n'importe quoi. Qui à la France insoumise a été

32:39
Invité

condamné au même titre que, par exemple, chez vous Le Pen ou qu'une flopée de vos candidats de

32:43
Locuteur

l'Université ? – Alors, laissez-le répondre. – Donnez-moi un nom.

32:45
Laurent Jacobelli

– Écoutez, je ne

32:46
Locuteur

sais

32:46
Laurent Jacobelli

pas, Mme

32:46
Locuteur

Hassan… – Bah voilà, vous ne savez pas. Je crois que c'est qu'il est réglé.

32:49
Laurent Jacobelli

– Mme Hassan n'a pas été inquiétée pour complicité de terrorisme ?

32:52
Locuteur

– Non. –

32:52
Invité

Ah si

32:53
Laurent Jacobelli

? –

32:53
Invité

Elle n'a jamais été condamnée. – Bon, qui

32:55
Locuteur

se

32:55
Laurent Jacobelli

réjouit de l'attentat du Hamas ?

32:59
Locuteur

– C'est marrant parce que vous avez besoin

33:00
Invité

de…

33:00
Locuteur

– Mais non, mais c'est terrifiant. – Moi j'aimerais dire, simplement, il

33:06
Laurent Jacobelli

y a aujourd'hui

33:06
Locuteur

un

33:07
Laurent Jacobelli

parti qui ne voit pas l'antisémitisme et c'est le parti du Président de la République qui a refusé d'aller marcher après le pogrom du 7 octobre pour ne pas créer de problèmes dans les banlieues. C'est un

33:15
Locuteur

acte lâche. –

33:16
Invité

La loi Yadon, elle

33:17
Locuteur

vient de faire une chérie qui se protége de la République. Il y a un parti

33:20
Laurent Jacobelli

aujourd'hui qui ne parle que de race du matin au soir, qui met une cible dans le dos de nos compatriotes de confession juive, c'est la France insoumise. Et il y a un parti qui très clairement dit à nos compatriotes « Nous vous protégeons ». Moi je vois les faits. Alors les histoires, les machins qu'a vu machin, etc., il faut arrêter. – Les histoires ?

33:40
Locuteur

–

33:40
Laurent Jacobelli

Mais je crois maintenant…

33:41
Locuteur

–

33:41
Laurent Jacobelli

Nier la Shoah, vous dites les histoires ? – Non, je parle de vos histoires à vous, monsieur. Vous vous racontez n'importe quoi. – Jean-Marie Le Pen, n'importe quoi ?

33:48
Locuteur

–

33:48
Laurent Jacobelli

Mais vous dites n'importe quoi. –

33:50
Locuteur

Vous

33:50
Laurent Jacobelli

dites n'importe quoi. – Nous, monsieur, l'antisémitisme, je le répète, est un mal, est une gangrène qui atteint tous les partis politiques. Il y

33:58
Locuteur

a

33:58
Laurent Jacobelli

un maire socialiste qui a été viré de son parti pour des propos antisémistes il y a quelques mois. Il y a les partis qui virent les antisémites et ceux qui les applaudissent, monsieur Clouet, c'est

34:06
Locuteur

les gens. – Pourquoi il n'y a que chez vous que des gens

34:08
Invité

posent des casquettes nazies à croix gammées

34:10
Locuteur

?

34:11
Invité

Non mais c'est une question simple. Pourquoi ça n'arrive que chez vous ? – Monsieur, arrêtez. Élevez le débat.

34:16
Locuteur

–

34:16
Invité

Mais

34:16
Locuteur

élevez le débat. – C'est très

34:17
Invité

simple.

34:18
Locuteur

Est-ce que c'est une

34:18
Invité

raison idéologique ? C'est une appétence personnelle ? Est-ce que ce sont des réseaux de gens qui se connaissent ? Pourquoi ?

34:22
Laurent Jacobelli

– Pourquoi M. Mélenchon fait des blagues avec les noms à consonance juif ? Vous

34:26
Locuteur

lui

34:26
Invité

avez demandé ? – Mais M. Mélenchon ne fait pas des blagues

34:28
Locuteur

avec les noms à consonance juif. – Si, si,

34:29
Laurent Jacobelli

il n'arrête pas d'ailleurs. Alors il n

34:31
Locuteur

'y a

34:31
Laurent Jacobelli

pas besoin de porter une casquette, vous le savez, pour être un nazi. Il suffit de parler de race et de juif toute la journée. Donc allez voir M. Mélenchon.

34:37
Présentateur

– Alors avançons et laissons de côté les accusations en disant

34:40
Locuteur

hors de propos.

34:42
Présentateur

Je ne pense pas que vous traitez Jean-Luc Mélenchon de nazi.

34:44
Locuteur

–

34:45
Présentateur

Je

34:45
Laurent Jacobelli

pense qu'il a des propos parfois qui peuvent encourager ce type de pensée.

34:50
Locuteur

–

34:50
Invité

Moi je ne parle que de condamnation en justice. Pour qu

34:52
Locuteur

'on

34:52
Invité

soit très clair, les cas auxquels je fais référence sont des cas de condamnation.

34:56
Locuteur

–

34:56
Laurent Jacobelli

Mme Yann Brod-Pivet qui va faire un camp en Israël, c'est moyen.

35:00
Locuteur

Comme

35:01
Laurent Jacobelli

blague.

35:01
Présentateur

– Arrêtons de renvoyer les... J'aimerais vous entendre sur les conséquences politiques. Quoi qu'on pense encore une fois, ceux de la justice s'y approcés jusqu'au bout tranchera dans cette affaire. Mais écoutez, Louis Alliot, il était notre invité, il est un pilier de votre parti. Oui ou non, le ticket Marine Le Pen, Jordan Barnela est-il à terme affecté par les conséquences de cela.

35:21
Locuteur

– Jordan,

35:23
Invité

il est dans la campagne présidentielle, il est annoncé comme Premier ministre, il n

35:26
Locuteur

'y a

35:26
Invité

aucune raison qu'il se retire. Mais pendant qu'on parle... – Il est toujours votre candidat, Premier ministre, assurément. – Bien sûr, mais pendant qu'on parle d'hypothétiques mails il y a 13 ans qui auraient été écrits par Bardella, il y a des manifs dans la rue, il y a des... – On en reparlera

35:41
Locuteur

aussi.

35:41
Invité

– Il

35:41
Locuteur

y a

35:41
Invité

des manifs dans le lycée, il y a M. Bakayoko qui fait le clown à la sortie des lycées. Il y a beaucoup de choses qui se passent dans le monde, il y a des guerres importantes, il y

35:50
Locuteur

a

35:50
Invité

un pouvoir d'achat qui... Mais ça, ça a l'air de ne pas passionner le monde médiatique en général, mais les Français, eux, tous les jours, c'est ce qu'ils vivent et c'est ce qui est important.

35:59
Présentateur

– Laurent Jacobelli, là-dessus, sur les conséquences, encore une fois, quelle que soit la véracité ou non, quelles que soient les conséquences politiques pour votre parti ?

36:06
Locuteur

– Nous

36:07
Laurent Jacobelli

allons faire campagne, nous allons parler du fond, notre ticket est très clair, Marine Le Pen, présidente de la République, Jordan Bardella, Premier ministre, parce que nous sommes unis autour d'eux et comme le dit Louis Aliot, parlons des vrais problèmes. Les Français vont mal, la France va mal, il

36:21
Locuteur

y

36:21
Laurent Jacobelli

a des élections présidentielles qui peuvent changer les choses, qui peuvent améliorer ou au contraire laisser en l'état, voire aggraver, et bien c'est ça le débat.

36:31
Locuteur

–

36:31
Invité

Moi je vous

36:31
Locuteur

en prie