Mort de Nahel : Fabien Roussel appelle à "créer les conditions de l'apaisement"
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
[Musique] bonjour Fabien Roussel bonjour secrétaire national du Parti communiste français député du Nord 4 jours après la mort du jeune Naël à Nanterre lors d'un contrôle de police après un refus d'obtempérer la France a vécu une quatrième nuit de violence dans beaucoup de grands agglomérations on peut citer Marseille Lyon Grenoble Saint-Étienne Toulouse Paris et sa banlieue mais pas seulement des violences d'une intensité moindre note le ministre de l'Intérieur est-ce que c'est le début d'un retour au calme je ne sais pas je le souhaite en tout cas de ce que j'ai entendu ce matin je me suis levé tôt pour venir vous rejoindre mais j'ai entendu qu'il y avait encore quand même beaucoup de d'établissements publics de commissariat attaqué et c'est extrêmement grave des mairies bien sûr et donc la situation pour moi elle reste extrêmement préoccupante nous sommes sur une véritable poudrière et la moindre étincelle peut faire que tout son bras encore cette quatrième nuit d'émeute c'est l'expression d'une colère après la mort du jeune Naël ou c'est simplement des délinquants qui sont dans la rue est-ce que vous remarquez c'est davantage les pillages d'abord d'abord il y a eu un dramatros un dramatros et aucun citoyen ne doit perdre la vie lors d'un contrôle routier ou lors d'un refus de tempérer aucun citoyen ne doit mourir de cela mais je dirais que en république aucun commerçant aucun élu aucun pompier aucun policier aussi ne doit être blessé par des actes de violence comme ce que l'on vit depuis plusieurs jours et donc ce que ce que ce qui me révolte moi au fond de moi c'est que drame à pedram comme ce gamin qui perd la vie et qui va être enterré aujourd'hui et je pense encore une fois la famille assez proche drame après drame ça fait 20 ans 30 ans que ça dure c'est comme si les gouvernements successifs n'ont jamais entendu ce qu'avaient à dire les mères les élus de ces communes qui crient au secours qui crie à l'aide qui demande à ce qu'on les écoute qui demandent à ce que l'État revienne dans ces territoires à ce qu'il y ait des moyens plus importants pour assurer la sécurité publique la porte qui est moins de discrimination à l'encontre de ces territoires et surtout à l'encontre des populations qui vivent et donc combien de drames faudra-t-il encore pour que il y ait un sursaut une prise en compte de ce qui se passe dans ces villes vous savez moi depuis plusieurs jours j'écoute les mères les mères communistes que je connais de des banlieues et ils sont désemparés eux-mêmes sont attaqués leur mairie est attaquée aussi comme les il y a pas d'étiquette politique sur ce qui se passe en ce moment mais qu'est-ce que ça fait des années que nous tirons la sonnette d'alarme ça fait des années que l'on dit c'est une véritable poudrière une étincelle et ça explose et là il y a eu l'étincelle et ça explose je ne justeifierai jamais l'explosion de violence jamais d'abord ces violences les premières victimes de ces violences se sont d'abord les habitants qui vivent ce sont d'abord eux je pense à ses ouvriers qui voient leurs voitures partir en fumée mais je pense à ces écoles qui sont attaquées c'est d'ailleurs les parents d'élèves qui sont là pour les protéger contre les dégradations entre quand Jean-Luc Mélenchon vous êtes associé à Jean-Luc Mélenchon dans la nuque quand Jean-Luc Mélenchon demande hier soir au plus jeune et métiers ou aux plus jeunes pillard c'est selon de ne pas s'en prendre au bibliothèques et aux écoles c'est un moindre mal par exemple que de s'en prendre au supermarché vous comprenez cette expression de Jean-Luc Mélenchon d'abord je veux pas commenter ce que dit Jean-Luc Mélenchon différent je me suis moi je de dès le début le Parti communiste français les élus communistes la coopérative des élus qui nous rassemble et je me et moi-même je me suis exprimé exprimé fortement dès le début pour appeler au calme tout de suite tout de suite parce que la violence ne permettra pas de de répondre il n'y a pas de violence justifiée et donc aucune mais non aucune violence n'est justifiée dans la mesure où les premières victimes en sont les habitants c'est ce que je disais mais que ensuite cette violence elle nourrit la haine elle nourrit elle creuse encore plus le fossé qui sépare notre pays et donc de notre pays de ces territoires et donc la République de ces territoires et donc au contraire il faut notre responsabilité à tous les politiques quels qu'ils soient d'ailleurs c'est d'appeler au calme à l'apaisement et je vois que vous me parlez de Jean-Luc Mélenchon mais enfin il y en a l'extrême droite qui s'ouvre sur les braises et qui vont il y a des syndicats de police c'est vicieux dangereux et donc cette violence elle y compte je pense qu'elle va contribuer à nourrir tout ça alors nous devons appeler collectivement à l'apaisement et hier hier après-midi effectivement j'ai dit que quand on est de gauche on doit dénoncer ces violences appelées au calme et les défendre les services publics bon ben je suis content que quelques heures après Jean-Luc Mélenchon quelque part mais entendu et puis qu'il est rectifié le tir tant mieux Fabien Roussel vous dites responsable politique qui appelle au calme qui appelle à l'apaisement c'est aux jeunes qu'il faut s'adresser sous son truc qui sont dans la rue est-ce que vous pensez que votre voix porte que vous êtes audible qu'il vous écoute qu'il vous entendent mais sincèrement je pense pas mais tout comme les mères les premiers concernés qui sont en première ligne disent eux-mêmes on nous demande d'appeler au calme on nous demande d'apaiser la situation mais ça fait des mois des années qu'on dit que ça va exploser que c'est chaud et maintenant que ça pète on nous demande de réparer mais les mets en première ligne disent comment on fait enfin comment on fait un sentiment général mais bien sûr et on dit qu'on est sur une poudrière et que ça explose je vais employer une autre expression c'est une cocotte-minute qui explose vous empêcher la cocotte d’exploser face à part donc ça part dans tous les sens c'est pour ça que notre responsabilité c'est d'abord de créer des conditions de l'apaisement du dialogue de trouver les mots pour pour revenir à une situation apaisée et puis il va falloir que le gouvernement dise oui nous avons entendu ce qui se passe dans ces banlieues et et voilà ce que nous allons mettre sur la table pour réparer pour réparer ces territoires quand le calme sera revenu mais d'ici là est-ce qu'il faut faire bloc derrière le gouvernement et derrière les forces de l'ordre est-ce qu'il faut que la classe politique soit dans une sorte d'unité nationale mais on doit d'abord on doit tous appeler au calme à l'apaisement tous donc ça doit être notre responsabilité là-dessus sans en rajouter et c'est difficile de trouver les mots et c'est difficile vous le dites vous-même de de d'être entendu on est quand même tous un peu impuissant aujourd'hui d'ailleurs vous savez dans des quartiers on dit les jeunes la jeunesse moi je fais attention il y en a beaucoup qui restent chez eux il y a beaucoup de parents qui font attention à ce que les leurs enfants restent à la maison des footballeurs comme dis donc l'équipe de France il y a une minorité aujourd'hui il y a une minorité qui vont s'en prendre à des établissements publics qui vont faire des pillages et donc il faut réussir à canaliser cette cette violence et faire en sorte que on retrouve l'apaisement mais il ne faudra pas s'en arrêter à ça il faudra tout de suite derrière qui est je sais pas moi un Grenelle un plan Marshall que sais-je mais en tout cas que ce que porte les élus depuis des années sont entendus quand même le plan Borlo 2018 et il s'appelait réconciliation nationale il a eu droit à un enterrement de première classe du président de la République quand même après l'appel de Grigny en 2002 profonde et aux réponses de plus long terme à apporter Fabien Roussel juste après le fil info avec Diane ferchit près d'un millier d'interpellations pour la quatrième nuit d'émeutes après la mort de Naël les autorités relèvent néanmoins des violences d'une intensité bien moindre que les nuits précédentes 79 policiers blessés une trentaine d'attaques de commissariats la nuit a été particulièrement tendue à Marseille des renforts une compagnie de CRS notamment vont encore être envoyé sur place à la demande du maire de la ville et l'équipe de France de football lance un appel à l'apaisement le temps de la violence doit cesser écrivent les Bleus un appel relayé sur les réseaux sociaux par le capitaine de l'équipe de France qui vient de Mbappe de son côté Jean-Luc Mélenchon le leader des insoumis s'est adressé aux émeutiers sur sa chaîne Youtube leur demandant de ne saccager ni les écoles ni les bibliothèques ni les gymnase l'enquête sur les pratiques du groupe des pâtes privées ORPEA et deux de ses anciens dirigeants sont en détention provisoire et sont mises en examen pour escroquerie corruption abusent bien sociaux entre autres un troisième homme et lui placer sous contrôle judiciaire le retour de la ferveur autour du Tour de France départ tout à l'heure à 12h30 700 dixième édition s'élance d'Espagne de Bilbao avec dès aujourd'hui de belles côtes au programme France Info le 8 30 France Info Jules de this Jean Jérôme Bertolus nous sommes toujours avec vous Fabien Roussel secrétaire national du Parti communiste français hier le principal syndicat de la police a évoqué des hors de sauvages des éléments nuisibles nous sommes au combat il parlait de la police car nous sommes en guerre est-ce que vous partagez cette vision de la France après c'est quel jour pas du tout et c'est propos sont extrêmement graves de la part de responsable syndicaux c'est pas de la part de policiers comme ça qui s'exprime de la part de responsable syndicaux qui s'exprime comme autant de l'OAS un petit peu c'est-à-dire qu'ils annoncent entrer en guerre y compris contre le gouvernement oui disent contre la résistance contre la population contre les habitants de nos villes de nos quartiers ils vont faire leur propre loi leur propre police c'est extrêmement grave quand j'entends d'ailleurs monsieur Darmanin qui dissout tour de bras des des organisations des associations il serait là bienvenue de se pencher sur ses propos en tout cas vous attendez un mot de ministre de l'Intérieur hier soir au journal de 20h il n'a rien dit bah vous vous rendez compte quand même que ce sont des syndicats qui sont reçus régulièrement au ministère et qui appelle pratiquement à prendre les armes mais là vous appelez dissoudre mais non moi je suis pas ministre de l'Intérieur peut-être un jour mais là pour l'instant c'est lui qui est en responsabilité et donc c'est lui qui doit se saisir de ses propos qui sont dangereux j'ai été de ce mois qui a toujours pris le parti de défendre le rôle de la police qui sont garants de notre sécurité de notre tranquillité publique je n'ai jamais voulu faire d'amalgame entre des policiers qui ont des comportements violents consiste ou même qui ont l'usage de l'arme dangereux comme là on l'a vu et tous les autres policiers voilà j'ai jamais voulu faire cette amalgame là j'ai toujours défendu justement une police au service du peuple et et avec un changement de la politique de maintien de l'homme et j'ai reçu les syndicats de police je parle avec eux mais là c'est propos qui sont tenus par ces syndicats de police là sont dangereux et ça ajoute au climat de haine et de guerre et et d'ailleurs les études montrent que dans les quartiers de nos banlieues il y a un fossé immense entre la jeunesse et la police il faut s'y pencher on a besoin on peut pas dire qu'il y a rien et que la policier les policiers sont dans leurs droits non contrôlo faciès ça existe oui il y a oui oui oui il y a du racisme oui le racisme existe aussi dans la police pas de la part de tous les policiers mais ce racisme cette discrimination il existe et il y a une étude qui montre que il y a un telle peur de la police dans ces quartiers que quand il y a des violences intra familiales quand il y a des violences faites contre les femmes même là les familles même les femmes hésitent appeler la police alors qu'elles sont dans leurs droits parce que il y a une peur de la police c'est quand même un problème on doit restaurer un lien un lien de confiance avec une police de proximité c'est cela ce à quoi nous nous appelons à ce qu'on retrouve une police qui devienne des gardiens de la paix et qui retissent un lien de confiance avec la population et avec la jeunesse Fabien Roussel avant cela l'enjeu immédiat c'est celui du retour au calme et du retour à l'ordre que Gérald Darmanin a évoqué hier sur sur TF1 au 20h il a notamment évoqué le recours à l'état d'urgence l'état d'urgence recourir à l'état d'urgence dans la situation que connait le pays ce serait une erreur moi je souhaite que le gouvernement crée toutes les conditions pour retrouver de la sécurité dans le pays sans avoir à recours à l'état d'urgence recourir à l'état d'urgence serait pour moi un échec il y a besoin de de créer les conditions de la sécurité enfin franchement je pense encore une fois c'est à ces établissements publics assez commerçants qui qui voit tout l'investissement de leur vie dans ces quartiers abîmés certains ont été tabassés c'est inadmissible et toutes les conditions doivent être créées pour pouvoir assurer leur sécurité et la sécurité des biens des bâtiments publics et faisons-le créons les conditions de cela sans avoir à recourir l'état d'urgence on a fait appel à l'état d'urgence pendant la guerre d'Algérie suite aux attentats terroristes de 2015 on est aujourd'hui dans une situation de crise extrêmement grave mais tentons de de sortir de cette crise sans recourir à cet état d'urgence par le dialogue par des mesures de sécurité par le dialogue et surtout moi j'exhorde j'appelle le gouvernement à prendre conscience de la situation de nos quartiers de cette jeunesse il faut des mesures fortes un petit mot d'ailleurs les les violences que l'on a observé ces quatre dernières nuits sont plus disséminés dans toute la France y compris dans des petites villes tout à fait donc elles sont plus larges que les mêmes violences qui s'exercaient de leur des émeutes urbaines de 2005 sous Jacques Chirac est-ce que ça veut dire que la France est plus fracturée aujourd'hui qu'il y a 20 ans d'abord il y a des phénomènes nouveaux qu'il va falloir étudier on est là encore au chaud mais vous avez vu que ce sont beaucoup des jeunes des mineurs 12 ans 13 ans 14 ans ensuite le rôle des réseaux sociaux enfin quand même quand est-ce qu'on va s'y pencher sur le dos de cela qui en ce moment gagne de l'argent à faire du buzz sur des scènes de pillages etc et à un moment donné il faudra dire on les coupe quand c'est chaud dans le pays je préfère l'état d'urgence sur les réseaux sociaux que sur les populations les jeux vidéos Macron ensuite ensuite oui je considère je pense que la société est beaucoup plus fracturée qu'il y a une quinzaine d'années la crise du logement le droit au logement bafoué des logements insalubre des immeubles pourris avec des communes et des bailleurs sociaux qui ont pas les moyens de les requalifier de les démolir ou les reconstruire le travail l'emploi le travail enfin il y a 800 000 jeunes qui se qui rentrent dans la vie active tous les ans qui sortent de l'école à quelques niveaux que ce soit garantissons à chacun de ces jeunes qu'ils aient le droit à un travail à une formation à un salaire un salaire décent c'est pas le cas aujourd'hui d'être reçu par le Président de la République pour lui dire tout ça j'en ai des choses à dire ouais j'en ai des choses avec qui reçoivent les lecteurs oui j'aimerais bien qu'il nous écoute et avec les maires de ces grandes villes qui nous reçoivent et puis qu'il entendent toutes ces propositions que nous avons d'ailleurs ce matin nous allons nous réunir place du Colonel Fabien pour une journée de travail au siège de parti français nous abordons notre séance de travail avec les maires de ces villes pour pour parler de ça mais on va pas inventer des solutions ça fait des années qu'on demande à ce que on change de politique et qu'on respecte qu'on respecte la dignité de ces habitants de ces quartiers nous souhaitons de l'égalité pour tout ce que l'on vive dans la ruralité ou dans les banlieues écoutez les maires de ces communes et vous avez raison que un des phénomènes nouveaux c'est qu'il y a des petites communes qui sont impactées par les violences il y a des petites communes qui bénéficient des politiques de la ville et qui risquent d'en sortir je pense à grande compte dans le Gard qui a tiré la sonnette d'alarme et bien c'est tout ça qu'il faut entendre merci beaucoup Fabien Rousset à vous député du Nord secrétaire national du Parti communiste invité du 8 30 France Info
Fabien Roussel