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InterviewPublic Sénat — Bonjour chez vous ! (sur Podcast)· 22 octobre 2026 23 minContradictoireActualité / polémiqueSécuritéÉconomie & entreprisesInstitutions & électionsEurope & international

Michel Barnier : « Il faut rétablir l’ordre et l’autorité »

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 40 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 91 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:17OuverteRéponse directe

    Comment qualifiez-vous les violences urbaines de ce week-end ?

  • 2:17RelanceRéponse partielle

    Faut-il instaurer des couvre-feux ou une réponse judiciaire plus répressive ?

  • 3:09RelanceÉludée

    Qui est responsable des défaillances de surveillance des groupes violents ?

  • 3:37RelanceRéponse directe

    Pourquoi ces violences persistent-elles chaque année ?

  • 4:54OuverteRéponse directe

    Bruno Rotailleau demande l'état d'urgence : est-ce nécessaire ?

  • 5:50OuverteRéponse directe

    Que retenez-vous de l'allocution présidentielle de dimanche ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:33Invité politiqueChiffre
    « Il y a près de 1000 policiers qui ont été blessés. »
  • 1:46Invité politiqueFait
    « La République est fragile, je le pense, depuis longtemps. »
  • 2:06Invité politiqueFait
    « comme on l'a vu avec un certain nombre de groupes violents organisés, notamment d'extrême-gauche. »
  • 2:31Invité politiqueFait
    « Il faut rétablir l'autorité, l'ordre. Remettre de l'ordre dans la rue, remettre de l'ordre dans nos comptes, remettre de l'ordre dans nos frontières. »
  • 5:19Invité politiquePromesse
    « l'état d'urgence devrait être utilisé. »
  • 6:47Invité politiqueFait
    « la crise actuellement énergétique, le coût qu'elle provoque pour beaucoup de ménages et d'entreprises et de salariés et d'agents. »
  • 14:09Invité politiqueChiffre
    « Depuis que j'ai quitté Matignon, il y a au moins 20 milliards d'intérêts de plus à payer mécaniquement. »
  • 14:15Invité politiqueChiffre
    « on est bientôt à 90 milliards d'intérêts de la dette »
  • 15:00Invité politiquePromesse
    « On veut éviter d'avoir 6,2, 6,3, 6,2 de déficit, on veut le ramener à 5. »
  • 15:45Invité politiqueFait
    « les retraites ne seront pas payées dans quelques années. »
  • 16:47Invité politiquePromesse
    « Il faut prendre le risque du 49-3. »
  • 18:10Invité politiqueFait
    « dans le grand vent d'ultralibéralisme qui régnait à Bruxelles. »

Temps de parole

  • Michel Barnier63 %
  • Présentateur14 %
  • Intervenant14 %
  • ?5 %
  • Auditeur2 %

≈ 20,5 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Vous écoutez Bonjour Chez Vous, un podcast de Public Sénat.

0:07
Locuteur

Public

0:08
Présentateur

Sénat, en partenariat avec la presse régionale, vous propose Bonjour Chez Vous. Bonjour Michel Barnier, vous vous installez et débutez LR de Paris, ancien Premier ministre. Merci d'être avec nous. Vous connaissez mon camarade Julien Lécuyer qui est avec moi, coordinateur du bureau de Paris de la Voix du Nord. Bonjour cher Julien. Bonjour Steve. Beaucoup de questions pour vous ce matin Michel Barnier.

0:31
Locuteur

On

0:31
Présentateur

va revenir sur le marathon budgétaire au Parlement et sur votre candidat Brune Roteo qui n'y peine à décoller dans les sondages, mais avant ça évidemment ces manifestations et ces violences

0:41
Locuteur

qui

0:41
Présentateur

ont mis la France à genoux le week-end dernier. Comment vous, ancien Premier ministre, vous qualifiez ce qui s'est passé

0:46
Locuteur

? D

0:50
Michel Barnier

'abord il faut garder son sang-froid.

0:52
Locuteur

Il

0:53
Michel Barnier

n'y

0:53
Locuteur

a

0:53
Michel Barnier

pas d'ailleurs que les problèmes internes de la France que nous avons à gérer tous ensemble.

0:58
Locuteur

La

0:59
Michel Barnier

sécurité,

1:00
Locuteur

le

1:02
Michel Barnier

déficit, nous en parlerons j'espère, mais aussi les problèmes extérieurs, les agressions, l'agressivité de M. Trump,

1:09
Locuteur

l

1:09
Michel Barnier

'agression de M. Poutine. Enfin il faut penser à tout ça et donc garder son sang-froid.

1:16
Locuteur

Sur la

1:16
Michel Barnier

tragédie de ce qui s'est passé le samedi dernier, d'abord je pense à tous ces commerçants qui ont tout perdu et qu'il faut aider absolument à reconstruire leur vie professionnelle et personnelle. Je pense aux forces de l'ordre qui ont été tellement sollicitées et agressées. Il

1:33
Locuteur

y

1:33
Michel Barnier

a près de 1000 policiers qui ont été blessés. Aux élus locaux, aux maires de Limoges et à d'autres maires,

1:40
Locuteur

c

1:40
Michel Barnier

'est la République qu'on attaque. On voit bien que… Et vous parlez de moments de bascule

1:44
Locuteur

pour

1:44
Michel Barnier

cette République justement

1:45
Locuteur

?

1:46
Michel Barnier

La République est fragile, je le pense, depuis longtemps. Il faut prendre soin de la République

1:49
Locuteur

comme

1:50
Michel Barnier

il faut prendre soin de l'Europe. Ce sera d'ailleurs ma ligne personnelle dans cette campagne présidentielle. Mais en attendant, il faut faire attention à la République parce que c'est notre bien commun. et faire attention à la France et à ceux qui

2:02
Locuteur

n

2:03
Michel Barnier

'aiment pas la France et qui veulent détruire notre pays, comme on l'a vu avec un certain nombre de groupes violents organisés, notamment d'extrême-gauche.

2:10
Intervenant

Faire attention à la France et à la République, est-ce que ça nécessite, comme le gouvernement le fait, d'instaurer des couvre-feux, d'avoir une réponse judiciaire plus répressive ? Est-ce que vous pensez que c'est à la mesure de l'événement

2:26
Locuteur

?

2:26
Michel Barnier

Je ne

2:26
Locuteur

sais

2:26
Michel Barnier

pas si vous dites plus répressive. Il faut avoir une réponse policière,

2:29
Locuteur

il

2:29
Michel Barnier

faut rétablir l'autorité, l'ordre. Remettre de l'ordre dans la rue, remettre de l'ordre dans nos comptes, remettre de l'ordre dans nos frontières. C'est un des enjeux d'élection présidentielle, alors qu'il y a tant de désordres. Mais l'ordre doit être, l'autorité doit être réaffirmée. Et naturellement, on a bien vu le week-end dernier qu'il y avait eu un problème de sous-estimation. Des mouvements de foule, des manifestations, et pas d'anticipation de tous ces groupes d'extrême-gauche qui sont venues délibérément organiser pour barrer des rues, mettre des barrages. Mais

3:02
Locuteur

comment vous

3:02
Présentateur

expliquez ces défaillances précisément ? Est-ce qu

3:04
Locuteur

'il

3:04
Présentateur

y

3:04
Locuteur

a

3:04
Présentateur

une responsabilité politique ou c

3:05
Locuteur

'est

3:05
Présentateur

une responsabilité plus générale de l'État en

3:08
Locuteur

matière de surveillance de

3:09
Michel Barnier

ces groupes ? Excusez-moi, je ne vais pas mettre de lui sur le feu. Les ministres, les préfets auxquels nous faisons confiance sont tous à leur poste maintenant. Je pense qu

3:19
Locuteur

'ils

3:19
Michel Barnier

vont tirer la leçon de ce qui s'est passé, des défaillances. Il y a

3:21
Locuteur

eu

3:21
Michel Barnier

des défaillances, à tel point d'ailleurs… Ce n

3:23
Locuteur

'est

3:23
Michel Barnier

pas la

3:23
Locuteur

première

3:23
Intervenant

fois, M. Barnier. Ce qui étonne les gens,

3:26
Locuteur

c'est que

3:27
Intervenant

chaque année, il y a des mouvements sociaux avec des violences. Il fait des années que ça dure. Et que là, on a l'impression encore, une fois, de découvrir l'eau chaude. Oui, enfin,

3:38
Locuteur

je

3:38
Michel Barnier

me souviens d'une époque où, avec Bruno Rotaillot, ministre de l'Intérieur, dans mon gouvernement, on n'hésitait pas à envoyer des véhicules blindés de la gendarmerie. Il y a sans doute une sous-estimation, à coup sûr, à tel point d'ailleurs, ce n

3:51
Locuteur

'est

3:51
Michel Barnier

pas moi qui le dis, c'est le ministre de

3:52
Locuteur

l

3:52
Michel Barnier

'Intérieur lui-même qui a donné sa démission, qui a été refusé. Mais il a donné sa démission pour marquer sa responsabilité. C

3:58
Locuteur

'est

3:58
Michel Barnier

à un moment, d'ailleurs, il faut que chacun assume ses responsabilités. On parlait de Bruno Rotaillot.

4:02
Locuteur

Bruno Rotaillot qui demande… Excusez-moi, ça

4:04
Intervenant

veut dire que chacun assume ses responsabilités, ça veut dire que le président aurait dû accepter la démission du président

4:09
Locuteur

de l'Intérieur ?

4:09
Michel Barnier

Je

4:09
Locuteur

ne vais pas

4:09
Michel Barnier

faire de commentaire là-dessus. Je pense qu'il faut que chacun assume ses responsabilités. dont le Premier ministre Sébastien Lecornu, qui aurait pu aussi remettre sa démission. On a besoin de gouvernement, il ne

4:21
Locuteur

faut

4:21
Michel Barnier

pas créer de l'instabilité supplémentaire.

4:22
Locuteur

Mais

4:22
Michel Barnier

on voit bien qu'à un moment donné,

4:24
Locuteur

il

4:24
Michel Barnier

faudra…

4:24
Locuteur

Mais

4:24
Intervenant

ça veut dire quoi, assumer sa responsabilité ? Ça va jusqu'où, jusqu'au président de la République

4:28
Locuteur

?

4:29
Michel Barnier

Non, ne cherchez pas à me

4:31
Locuteur

poser des questions.

4:32
Intervenant

C'est vous.

4:32
Locuteur

Ce sont vos mots, Michel Barnier. Quand le

4:34
Michel Barnier

ministre de l'Intérieur remet sa démission, il reconnaît sa responsabilité,

4:38
Locuteur

il l

4:39
Michel Barnier

'assume.

4:40
Présentateur

Mais depuis Emmanuel Macron, quand on remet sa démission, en général, elle n

4:44
Locuteur

'est

4:44
Présentateur

pas acceptée. On peut quand même partir, même si la démission n

4:47
Locuteur

'est

4:47
Présentateur

pas acceptée.

4:48
Intervenant

Il aurait dû

4:48
Locuteur

partir,

4:49
Présentateur

c

4:49
Locuteur

'est

4:49
Présentateur

ça que vous dites. Il y

4:50
Locuteur

a quelques

4:50
Michel Barnier

moments dans la vie où il faut que les gens assument leur responsabilité. Bon, on a compris.

4:54
Présentateur

Bruno Rotailleau qui demande l'instauration de l'état d'urgence, est-ce

4:56
Locuteur

que c'est nécessaire aujourd'hui ? Il a

4:57
Michel Barnier

raison. Il a raison. Je pense d'ailleurs qu'on aurait dû dire cela dès le week-end dernier. Je pense que l'état d'urgence est une mesure… Bruno Rotailleau, il sait de quoi il parle quand il parle de ce sujet et d'autres, d'ailleurs. Il sait de quoi il parle en matière de sécurité. Et s'il le dit, c'est qu'à coup sûr, cet instrument qui est dans la loi, l'état d'urgence devrait être utilisé.

5:21
Présentateur

Et qu'est-ce que ça permettrait concrètement que, par rapport à ce qui existe déjà, interdiction de rassemblement, couvre-feu territorialisé ?

5:28
Michel Barnier

L'état d'urgence permet des mesures exceptionnelles, permet d'aller plus vite, de mobiliser un nombre de moyens. Je ne vais pas détailler les choses parce que ce n

5:36
Locuteur

'est

5:36
Michel Barnier

pas mon rôle. Mais l'état d'urgence,

5:38
Locuteur

c

5:38
Michel Barnier

'est un état qui montre la gravité de la situation et qui donne aux préfets, au gouvernement, aux ministres des moyens supplémentaires.

5:44
Intervenant

On

5:44
Locuteur

sait

5:45
Intervenant

que la question s'est posée à l'Élysée ce dimanche. Finalement, ça n'a pas été retenu. Qu'est-ce que vous, vous retenez de l'allocution présidentielle de dimanche au bout

5:55
Locuteur

? D

5:58
Michel Barnier

'abord, j'ai du respect pour la fonction présidentielle. Et je suis attaché à la Ve République,

6:04
Locuteur

je

6:04
Michel Barnier

suis gaulliste depuis toujours, et je ne ferai rien et je ne dirai rien qui mettrait en cause la fonction présidentielle.

6:11
Locuteur

Et

6:12
Michel Barnier

celui qui l'exerce dans le moment où nous sommes.

6:15
Locuteur

Ce

6:16
Michel Barnier

que je constate, c'est qu'il

6:16
Locuteur

y a

6:16
Michel Barnier

un décalage entre la parole présidentielle actuelle et la réalité du pays. Et donc, il faut réduire ce décalage.

6:23
Présentateur

Il est parti juste, dans la foulée de son allocution, faire une tournée au Moyen-Orient. Trois jours, c'était nécessaire. Il s'est dérobé, certains disent qu

6:32
Locuteur

'il

6:32
Présentateur

s'est dérobé. Je

6:33
Locuteur

ne crois pas, franchement,

6:34
Michel Barnier

je ne crois pas que le président de

6:35
Locuteur

la

6:35
Michel Barnier

République se dérobe. Mais sans doute, cette visite était utile. La preuve, c'est qu'il en rendra compte. Il a obtenu des accords pour alimenter le flux d'importation de pétrole et d'énergie, de fuel dont nous avons besoin. N'oubliez pas non plus la crise actuellement énergétique, le coût qu'elle provoque pour beaucoup de ménages et d'entreprises et de salariés et d'agents. Donc, cette visite était utile. Est-ce qu'il fallait la faire ce jour-là ou le lendemain ? C'est une autre question. Encore une fois, il y a ce décalage qui me préoccupe. – La question qui nous préoccupe

7:07
Présentateur

tous aujourd'hui, c'est comment sortir de l'impasse. Très concrètement, comment sortir de l'impasse ? Aujourd'hui,

7:12
Locuteur

il

7:12
Présentateur

y a une réunion à Matignon, Sébastien Lecornu, qui réunit les partis politiques. Qu'est-ce qu'il faut attendre de cette

7:19
Locuteur

réunion ? Comment on sort de l

7:20
Présentateur

'impasse aujourd

7:20
Michel Barnier

'hui ? – Vous m'invitez comme quelqu'un qui a eu l'honneur d'être Premier ministre pendant quelques temps, le temps que le Parlement m

7:25
Locuteur

'a

7:25
Michel Barnier

donné, avec beaucoup d'irresponsabilité des partis politiques à l'époque. Déjà, je vais souhaiter que le gouvernement trouve les moyens de rétablir l'autorité, des mesures d'urgence. Il y

7:37
Locuteur

a

7:37
Michel Barnier

l'urgence, donc il faut mettre les choses dans l'ordre. L'urgence, l'autorité et l'ordre. Et puis ensuite,

7:43
Locuteur

il

7:43
Michel Barnier

faut sans doute dans ce pays qui est très à cran. Les gens sont très nerveux, très inquiets, ont le sentiment d'une injustice dans beaucoup de circonstances, dans beaucoup de secteurs. Alors, il y a beaucoup de nervosité dans le pays. Et quand le pays est aussi nerveux, il faut avoir de l'écoute aussi. Pour les gens qui ont manifesté pacifiquement samedi dernier, pour les jeunes qui expriment dans beaucoup de lycées, y compris dans les zones rurales, n'oubliez pas, il n

8:09
Locuteur

'y a

8:09
Michel Barnier

pas que les villes, qui expriment des besoins concrets, des professeurs dans leur classe, des équipements corrects. Il faut reconnaître le rôle des régions et des départements pour les collèges et l'initiés. Vous savez, j'ai été pris en un département pendant longtemps, en Savoie. Ce que font les départements et ce que font les régions actuellement, l'État ne le ferait pas. Donc, il faut reconnaître ce travail. Ce que fait, par exemple, Valérie Pécresse dans l'île de France est considérable. Ce sont des milliards d'euros qui sont utilisés

8:35
Locuteur

pour rénover l'initiés. Pour bien

8:37
Intervenant

comprendre votre réflexion, est-ce que la forme que prennent les discussions entre le Premier ministre et les chefs de parti aujourd'hui est à la mesure de l'urgence ou bien de la volonté

8:52
Michel Barnier

de dialogue

8:52
Locuteur

?

8:52
Michel Barnier

C

8:52
Locuteur

'est

8:52
Michel Barnier

toujours utile de rencontrer des chefs de parti après coup.

8:55
Locuteur

C

8:55
Michel Barnier

'est sans doute utile aussi d'anticiper et de prévenir. Ce qui me paraît plus utile, c'est le dialogue qu'on peut établir avec les syndicats. Le dialogue social est très important. Je pense depuis toujours, d'ailleurs, que le dialogue social et la cohésion sociale sont des éléments de la

9:08
Locuteur

compétitivité d'un autre pays. M.

9:10
Intervenant

Barnier,

9:10
Locuteur

il

9:10
Intervenant

y

9:10
Locuteur

a

9:10
Intervenant

eu une réunion avec

9:11
Locuteur

les

9:12
Intervenant

syndicats hier. Ils en sont sortis très déçus. Il n'y a pas de marge budgétaire pour accorder quoi que ce soit. Donc, en fait, où va-t-on

9:22
Locuteur

? Je

9:23
Michel Barnier

réponds à votre question sur le dialogue. Dans un pays qui a cet état de nervosité, de tension, de fracture aussi, il faut des espaces de respiration. Il faut anticiper. Peut-être le tort du pouvoir public actuellement, c'est de ne pas avoir anticipé ou compris ce qui se passait, ce qui se disait, les inquiétudes des lycéens et dans la rue aussi. Donc, vous ne devez pas me parler comme si j'étais ministre ou premier ministre aujourd'hui. Je ne le suis pas.

9:49
Présentateur

Vous avez l'expérience de l'État. J'ai l

9:51
Locuteur

'expérience de l'État et je

9:52
Michel Barnier

vous dis que dans un État comme celui-ci, un, il faut des espaces de dialogue et de concertation. Et par rapport à des partis politiques, je vois l'extrême-gauche à l'Assemblée nationale, on a un climat à l'Assemblée nationale dans beaucoup de moments et sur certains débats qui est de type pré-insurrectionnel.

10:08
Présentateur

– Récisément, je voulais vous faire écouter, entendre Jean-Luc Mélenchon. Jean-Luc Mélenchon qui a réagi à l'invitation de Sébastien Lecornu. Écoutez ces mots et je vous fais réagir juste après.

10:19
Locuteur

–

10:19
Auditeur

On va y aller, on va te pourrir la réunion.

10:24
Locuteur

– Nous,

10:24
Auditeur

on vient ici pour discuter avec vous des revendications. Quand est-ce que vous donnez une réponse aux revendications qu'ont présentées les lycéens, les étudiants et les travailleurs ? Et le reste, allez discuter avec qui vous voulez, avec les directeurs de la police, de ce que vous voulez, parce que c'est vous qui êtes responsable du maintien de l'ordre, c'est-à-dire de la défense de libertés constitutionnelles. C'est pas nous, parce que nous, nous les faisons vivre, les libertés constitutionnelles. La liberté constitutionnelle, c'est le droit que j'ai de me moquer de vous en plus.

10:52
Présentateur

– Si je suis un peu taquin, je dirais que la première partie de cette intervention, ça reprend un peu ce que vous dites, il faut écouter les lycéens, écouter les manifestants. – Comment voulez-vous qu

11:00
Michel Barnier

'un leader comme ça, et actuellement je respecte toutes les formes d'expression politique quand elles sont démocratiques et républicaines, comment voulez-vous qu'un homme comme ça ait l'ambition de diriger le pays, enfin avec ce type de méthode et de mots, ce manque de respect à l'égard des institutions, cette manière aussi de ne pas respecter la réalité du pays. Comment on peut imaginer d'être président de la République, à l'extrême droite, à l'extrême gauche, et naturellement je l'espère de notre côté, du côté de la droite républicaine et du centre, si on n'explique pas la réalité, la vérité de la situation au pays.

Les Français sont intelligents, les Français ils ont envie qu'on leur dise la vérité, qu'on leur fixe une perspective, et la vérité aujourd'hui c'est que le pays va mal, qu'il est en crise morale, on le voit bien, en crise financière, en crise économique, et qu'il ne faut pas nier cette vérité. Je suis très inquiet d'entendre quelqu'un comme M. Mélenchon, et je vois tous ses amis à l'Assemblée nationale qui ont une telle haine, une telle intolérance, il y a une telle violence dans les mots à l'Assemblée nationale, que j'ai déjà été député il

12:01
Locuteur

y

12:01
Michel Barnier

a quelques années, je vois la différence, je suis très inquiet de cela.

12:05
Intervenant

– A l'inverse M. Barnier, quand on entend le gouvernement, et notamment le Premier ministre, lors des questions au gouvernement, on a l'impression qu'ils veulent faire porter un chapeau très grand à LFI dans l'organisation du chaos. On le sait, les mouvements d'ultra-gauche ne répondent pas, les autonomes notamment, ne répondent absolument pas aux ordres de la France insoumise. Est-ce qu'on n'a pas tendance à caricaturer également ?

12:30
Michel Barnier

– Moi, je ne sais pas qui répond aux ordres de qui, mais je vois une grande complaisance, une grande amabilité des députés LFI à l'égard de tous ces mouvements d'extrême-gauche, des violents, j'entends même des députés, des maires. Récemment, un maire de la région parisienne que vous connaissez bien, dire que la violence peut être légitime, il faut faire très attention. Le pays a suffisamment de fractures, ne pas en rajouter en tout cas. Il faut que chacun assume ses responsabilités, et

12:55
Locuteur

que

12:55
Michel Barnier

les députés LFI, à leur complaisance à l'égard de ces violences, à l'égard de ces mouvements très brutaux, très violents, je pourrais aussi parler de l'antisémitisme. On va

13:07
Présentateur

parler du budget, mais peut-être dernière question, vous êtes sur la ligne Bruno Retailleau et Gérard Archer sur une éventuelle interdiction de la France insoumise

13:15
Locuteur

? –

13:16
Michel Barnier

Non,

13:16
Présentateur

je ne pense

13:17
Michel Barnier

pas que ça servait. Je n

13:18
Locuteur

'ai

13:18
Michel Barnier

pas cette position-là. Je pense que si on interdisait ce parti, qui compte plusieurs dizaines de députés, il se recréerait automatiquement, immédiatement, autrement. Donc je ne dirais

13:30
Présentateur

pas sur ce terrain. – Le taux d'emprunt de la France à 10 ans a franchi la barre des 5%, c'est la première fois depuis 2002. – Voilà la vraie

13:38
Michel Barnier

inquiétude.

13:39
Locuteur

– Alors expliquez-nous. – On parle des jeunes,

13:41
Michel Barnier

et je suis soucieux qu'on trouve des espaces, et qu'on aurait dû créer des espaces d'écoute et de dialogue dans les lycées et les collèges pour anticiper un certain nombre de problèmes. Mais la première politique qu'on peut mener pour la jeunesse, c'est de ne pas augmenter la dette.

13:55
Locuteur

Parce

13:55
Michel Barnier

que cette dette, elle coûte 10 milliards d'intérêts d'emprunt, 10 milliards d'intérêts chaque année de plus, 10 milliards d'euros. Combien on rénove de lycées ?

14:03
Locuteur

–

14:03
Intervenant

Oui, de plus, parce que la

14:05
Locuteur

note totale est… – Depuis que j'ai quitté

14:08
Michel Barnier

Matignon,

14:09
Locuteur

il

14:09
Michel Barnier

y a au moins 20 milliards d'intérêts de plus à payer mécaniquement. –

14:13
Locuteur

Bientôt le

14:13
Intervenant

premier poste de dépense

14:15
Locuteur

de l'État. – Sans

14:15
Michel Barnier

parler de l'abandon, on est bientôt à 90 milliards d'intérêts de la dette, sans parler de l'abandon de la réforme des retraites. La situation s'est aggravée. Et j'observe d'ailleurs, messieurs,

14:25
Locuteur

je

14:25
Michel Barnier

veux dire à ceux qui nous écoutent, qu'on est deux ans après que j'ai quitté Matignon, dans les mêmes paramètres. Donc, on veut éviter d'avoir 6,2, 6,3, 6,2 de déficit, on veut le ramener à 5. C'est exactement l'objectif que j'avais et sur lequel j'ai trouvé en face de moi des partis responsables

14:41
Locuteur

à l'extrême droite, à l'extrême gauche.

14:41
Michel Barnier

– Ça veut dire que

14:41
Locuteur

rien n'a été fait depuis que vous êtes

14:42
Présentateur

parti, Michel.

14:43
Locuteur

– Alors on se

14:43
Michel Barnier

demande à quoi on servit ces deux années. –

14:45
Locuteur

Ah non, mais il faut

14:45
Michel Barnier

développer. – Comment

14:47
Locuteur

? – C

14:47
Présentateur

'est-à-dire qu

14:47
Michel Barnier

'effectivement,

14:48
Locuteur

il

14:48
Michel Barnier

n

14:48
Locuteur

'y

14:48
Michel Barnier

a pas eu… Sébastien Lecornu n'a pas fait le job. – Je vous dis, on peut se demander à quoi ont servi les deux années qui viennent de s'écouler par rapport à cette question de la dette puisque deux ans après, deux ans après, les chiffres sont exactement les mêmes. On veut éviter d'avoir 6,2, 6,2 de déficit, on veut le réduire à 5. C'est exactement ce que je disais quand j'étais à Matignon et qui me valait d'ailleurs certaines critiques, y compris dans la majorité sortante.

15:11
Locuteur

– La

15:11
Présentateur

réponse de Sébastien Lecornu, puisqu'il y a eu un échange de lettres avec Sébastien Lecornu qui vous répond, si la copie du gouvernement actuel a été adoptée, le poids de la dépense publique dans l'économie diminuerait pour la première fois depuis 2023. Sous-entendu que c'est vous qui n'avez pas fait le job, Michel Barnier.

15:29
Locuteur

–

15:29
Michel Barnier

Je suis resté trois mois à Matignon. – Oui,

15:31
Locuteur

mais c'était sa

15:32
Présentateur

réponse à vous, à votre interpellation du gouvernement.

15:34
Locuteur

– Non, j

15:35
Michel Barnier

'ai dit au Premier ministre qu'il fallait être courageux, qu'il fallait être audacieux. J'ai regretté à nouveau qu'on ait abandonné cette réforme des retraites parce qu'il faudra bien y revenir, quel que soit le gouvernement l'année prochaine, il devra, devant les Français, assumer le fait que les retraites ne seront pas payées

15:49
Locuteur

dans quelques années.

15:50
Intervenant

–

15:50
Locuteur

Vous

15:50
Intervenant

-même,

15:51
Locuteur

vous

15:51
Intervenant

avez, comme vous le rappelez, testé pour voir, entre une aile gauche qui réclame des dépenses sociales supplémentaires et l'extrême droite qui brandit toujours la menace de censure, on le voit bien. Ce n

16:06
Locuteur

'est

16:06
Intervenant

pas la volonté de faire des économies qui manquent, c'est la capacité de les faire passer dans le budget.

16:11
Locuteur

–

16:11
Intervenant

Oui, évidemment. – Alors comment on fait ? Vous

16:13
Locuteur

avez encore une fois l'expérience. – Vous devriez

16:15
Michel Barnier

ajouter aussi un parti socialiste qui n'était pas à la hauteur, en tout cas quand j'étais Premier ministre, et qui risque de ne pas l'être à nouveau pour des raisons électorales et tactiques. – Oui,

16:24
Locuteur

mais

16:24
Michel Barnier

donc, à

16:25
Locuteur

part se payer de moins en disant il faut faire des économies, comment on fait pour faire passer ?

16:29
Michel Barnier

–

16:30
Locuteur

Si vous voulez me faire dire que la dissolution

16:30
Michel Barnier

de 2024 a été une erreur majeure, grave, je vous le dis, et c'est ça qui crée l'instabilité actuelle et l'incapacité.

16:38
Locuteur

– Alors mais

16:38
Michel Barnier

ça,

16:38
Locuteur

c

16:38
Intervenant

'est

16:39
Michel Barnier

le constat, mais comment fait-on

16:40
Intervenant

? Là, dans ces cas-là, on arrive avec le budget 2027, avec un

16:44
Locuteur

autre chemin de croix

16:45
Intervenant

qui arrive,

16:46
Locuteur

c'est 49-3 assuré. – Il faut prendre le

16:47
Michel Barnier

risque du 49-3, je pense que le Premier ministre devrait le prendre.

16:50
Locuteur

–

16:50
Michel Barnier

Il faut prendre le risque du 49-3.

16:51
Locuteur

–

16:51
Michel Barnier

Ou aller faire des ordonnances pour que la France ait un budget, au minimum, travailler, tenter de réduire ce qui peut être réduit comme dépenses publiques et pour réduire le déficit et puis arriver aux élections qui sont le moment où on pourra redonner un tour d'opée une nouvelle dynamique avec un nouveau président, accompagné, je l'espère, d'une nouvelle majorité absolue.

17:10
Présentateur

– 49-3 ou ordonnance, c'est quoi votre véhicule préféré pour parler en termes un peu juridiques, un peu techniques ? –

17:15
Michel Barnier

Je pense aujourd'hui que les conditions sont telles que le Premier ministre devrait procéder par 49-3. – Par

17:21
Locuteur

49

17:21
Michel Barnier

-3,

17:22
Présentateur

sur le budget. Petit mot sur ce qui se passe dans d'autres pays européens. Michel Barnier, certains pays qui sont secoués par des manifestations violentes. En Italie, on a assisté le week-end dernier à des scènes de pillage en plein centre de Milan, des revendications contre la vie chère au Portugal, en Espagne ou en Grèce. Est-ce que vous comprenez les revendications de cette jeunesse et qu'est-ce que l'Union européenne, que vous connaissez très bien, a à répondre à cette jeunesse aujourd'hui

17:45
Michel Barnier

?

17:45
Locuteur

–

17:45
Michel Barnier

Les réponses, elles sont parfois à Bruxelles, lorsqu'il s'agit de la sécurité de notre continent, d'être moins naïf dans nos échanges commerciaux avec la Chine, lorsqu'il s'agit d'investir pour l'avenir, comme on l'a fait après la crise du Covid, en empruntant ensemble pour investir ensemble dans l'avenir, dans la formation, dans les nouvelles technologies, dans la défense d'une politique agricole. Voilà les réponses que l'Europe commence à apporter un peu mieux qu'il y a quelques années dans le grand vent d'ultralibéralisme qui régnait à Bruxelles. Mais après, il

18:16
Locuteur

y

18:16
Michel Barnier

a des réponses qui sont au niveau national, on le voit bien chez nous. Ce n

18:19
Locuteur

'est

18:19
Michel Barnier

pas Bruxelles qui va répondre à la question des lycées et des collèges en France. D'ailleurs, d'une manière générale, la bonne réponse doit être apportée au bon endroit. Quand on parle des déserts médicaux, on n

18:30
Locuteur

'en

18:30
Michel Barnier

parle souvent ici au Sénat où nous nous trouvons, la réponse est souvent départementale et locale. Les lycées, c'est la région. Les transports, c'est les régions. Et puis, il y a des problèmes qui dépendent de Paris et d'autres qui dépendent de Bruxelles. Ce qui m'intéresse aussi dans cette affaire, c'est que l'Union européenne, qui est critiquable, qui ne fonctionne pas toujours bien, il y a plein de choses à changer à Bruxelles, la bureaucratie et la technocratie qui dominent parfois. Mais de grâce, restons ensemble. Parce que quand vous regardez la situation mondiale de tous ceux qui nous entourent, si on n

19:02
Locuteur

'est

19:02
Michel Barnier

pas ensemble, on est foutus. Si on n

19:04
Locuteur

'est

19:04
Michel Barnier

pas ensemble, on est définitivement condamnés, nous, Français, on peut toujours faire des discours sur la souveraineté nationale et je suis le premier à dire que notre rôle, c'est de défendre l'intérêt du pays, l'intérêt national, mais on sera définitivement dominés par les Chinois et les Américains.

19:18
Locuteur

–

19:18
Michel Barnier

Julien, sur la

19:20
Locuteur

politique et

19:20
Intervenant

cette

19:20
Présentateur

campagne présidentielle.

19:21
Intervenant

– Sur la présidentielle, vous soutenez Bruno Rotaillot, les derniers sondages ne sont pas vraiment favorables, c'est le moins qu'on puisse dire, il est donné entre 5 et 7,5% des voix, il dégringole dans le dernier baromètre politique de l'IFOP également. Est-ce qu'on est sur une campagne qui risque de se déliter

19:42
Locuteur

? –

19:44
Michel Barnier

D'abord, je souhaite qu

19:45
Locuteur

'il y ait

19:45
Michel Barnier

une campagne présidentielle sérieuse malgré le contexte et deuxièmement, je ne crois pas du tout qu'on puisse porter ce jugement si négatif sur la campagne de Bruno Rotaillot. D'abord, l'expérience que je peux avoir, que vous avez comme journaliste éclairée, c'est que les sondages du mois d'octobre ne sont jamais les votes du mois d'avril ou du

20:04
Locuteur

mois de mai. – Vous l'avez connu

20:04
Intervenant

plus dynamique comme

20:06
Locuteur

sondage. – Oui, mais

20:06
Michel Barnier

moi, j'ai connu aussi des périodes où les candidats étaient très hauts et qui se sont trouvés très bas. Donc, je vous recommande de garder votre

20:13
Locuteur

sang froid,

20:14
Michel Barnier

de garder votre calme et de faire confiance. Moi, je fais confiance à Bruno Rotaillot.

20:18
Locuteur

Il

20:18
Michel Barnier

mène une campagne extrêmement sérieuse. Il est sincère et les gens le voient à la télévision quand il s'exprime. Il sait de quoi il parle. Il a le sens de l'État et il a un programme extrêmement

20:28
Locuteur

clair. – Et la

20:28
Intervenant

sincérité, ça ne suffit pas, M. Barnier

20:30
Locuteur

? – Non, mais c'est important. – Même si c'est

20:31
Intervenant

important. La droite a toujours été considérée comme le

20:34
Locuteur

parti de l'ordre.

20:36
Intervenant

À l'heure actuelle,

20:37
Locuteur

c'est plutôt le

20:37
Intervenant

Rassemblement National qui sont de bénéficier et de tirer profit des crises successives. Comment récupérer la main et notamment comment Bruno Rotaillot peut faire

20:47
Locuteur

?

20:47
Michel Barnier

– Mais il ne va pas monter sur la table pour vous faire plaisir. Il va continuer à être ce qu'il est, un homme qui a le sens de l'État, qui a de l'expérience, qui a des idées fortes et claires, notamment sur ces domaines des sécurités et sur plein d'autres domaines. Il s'est exprimé sur le logement, sur l'économie, sur le travail, sur l'immigration. Donc je pense qu'il mérite qu

21:07
Locuteur

'on

21:07
Michel Barnier

lui fasse confiance et le temps qui est utile devant nous et de la campagne va le démontrer.

21:12
Locuteur

–

21:12
Présentateur

Il

21:12
Locuteur

y

21:12
Présentateur

a un autre candidat à droite qui fait parler de lui en ce moment,

21:14
Locuteur

c

21:14
Présentateur

'est David Lissnard. Il se passe quelque chose en ce moment avec David Lissnard

21:17
Locuteur

?

21:18
Michel Barnier

– David Lissnard est le maire de Cannes, président de

21:21
Locuteur

l

21:21
Michel Barnier

'Association des maires de France. Il a une personnalité singulière et importante et moi je pense que ses idées ne sont pas très loin de celles de Bruno Rotaillot. Donc je souhaite qu'il puisse s'entendre. Ils sont d'ailleurs vus hier et qu'ils puissent se mettre d'accord pour

21:34
Locuteur

réunir et rassembler leurs

21:36
Michel Barnier

forces.

21:36
Locuteur

–

21:36
Michel Barnier

Pour intiquer Bruno Rotaillot et David Lissnard ?

21:39
Locuteur

–

21:39
Intervenant

Il peut être président de l'Association des maires de France et candidat à la présidentielle David Lissnard ?

21:45
Locuteur

–

21:45
Présentateur

C'est au maire de France de le décider. Ce n

21:47
Locuteur

'est

21:47
Présentateur

pas à moi.

21:47
Locuteur

–

21:48
Présentateur

Vous portez vous-même une démarche baptisée Bâtir Ensemble, plateforme pour une future coalition. Vous en êtes où de cette initiative ?

21:54
Locuteur

–

21:54
Michel Barnier

Je continue patiemment, besogneusement, à travailler sur cette idée que je crois juste parce que je pense qu'une campagne présidentielle c'est d'abord un débat d'idées et que tous ces candidats qui devront se rassembler à la droite et au centre pour n'en avoir qu'un, j'espère en janvier, peut-être à travers une primaire, ça sera l'occasion de faire appel aux Français pour qu'ils votent, en tout cas je le souhaite.

22:16
Locuteur

–

22:16
Intervenant

Jusqu'où cette primaire ?

22:17
Locuteur

Éric

22:18
Intervenant

Zemmour ?

22:19
Locuteur

–

22:19
Michel Barnier

Non, certainement pas. M. Zemmour d'ailleurs est candidat et non, non, je parle des candidats de la droite républicaine, vous parliez de Bruno Rotaillot que je soutiens activement et de…

22:30
Locuteur

–

22:30
Michel Barnier

David Disnard,

22:31
Locuteur

Édouard

22:31
Michel Barnier

Philippe,

22:31
Locuteur

–

22:31
Michel Barnier

Et puis Édouard Philippe

22:32
Locuteur

– Yabriel

22:33
Michel Barnier

Attal. – Oui, et tous ceux qui ont travaillé avec moi quand j'étais Premier ministre et qui devront travailler ensemble mais sur une ligne extrêmement claire et en tirant les leçons des dix années qui viennent de s'écouler. Donc voilà ce que je

22:44
Présentateur

pense. – Merci beaucoup Michel Barnier, merci d'avoir répondu à toutes nos questions. Merci Julien. On va voir la une de La Voix du Nord aujourd'hui, je crois que c'est sur la défaite de Lens, c'est ça ?

22:55
Intervenant

– Lens et Lille, zéro pointé comme le dit la une.

22:59
Locuteur

–

22:59
Intervenant

Ça va mal. – Elle est très mal partie. – Il faut supporter Paris, Julien. Merci beaucoup.

23:02
Locuteur

–

23:02
Présentateur

Non,

23:02
Locuteur

ça va aller, merci.

23:03
Présentateur

– Merci beaucoup d'avoir été avec moi pour cette

23:05
Locuteur

interview.

23:06
Présentateur

– Public Sénat, en partenariat avec la presse régionale, vous a proposé Bonjour Chez Vous.

23:12
Locuteur

–

23:16
Présentateur

Retrouvez l'intégralité de nos podcasts sur la plateforme Public Sénat. –

23:20
Locuteur

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