Martinique : le peuple est de retour en politique !
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:06Invité politiqueChiffre
« Savez-vous que lorsqu'une personne tombe sous le seuil de pauvreté, il faut en moyenne six générations pour pouvoir sortir de la pauvreté. »
- 2:47Invité politiqueFait
« Lorsque Caroline Fiat, première aide soignante de toute l'histoire de l'Assemblée nationale, devient député, les Macronistes l'appelaient la députée bac-2. »
- 6:55Invité politiqueFait
« Le référendum révocatoire, c'est l'idée que lorsque quelqu'un se présente à une élection, et bien c'est le peuple qui reste souverain. »
Temps de parole
- Mathilde Panot100 %
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Donc bonsoir à à toutes et à tous. Un merci infini. Et d'abord je voudrais commencer par dire que je suis honorée d'être sur les terres martiniquaises, terre de penseur, terre de lutte et terre de liberté.
Et je veux commencer par remercier particulièrement Jean-Philippe Niller, Marcelin Nado pour l'invitation, le Air Prac et l'ensemble des députés qui sont ici avec qui j'ai grand plaisir à combattre chaque semaine à l'Assemblée nationale et j'ai peu parlé pendant ces assises populaires contre la vie chère et j'ai fait exprès de peu parler parce que je voulais d'abord écouter ce qui était dit et je voulais écouter parce que lors de ces assises populaires contre la vie chère s'est passé quelque chose d'extrêmement important qui est la démonstration qui peut-être fait le plus peur au puissant.
Tout le monde peut faire de la politique et même bien mieux que celles et ceux qui s'y croient prédestinés. Voilà ce qui s'est passé dans ces assises et je le dis d'autant plus comme présidente d'un groupe parlementaire. Lorsque nous sommes arrivés en 2017, c'était la première fois que nous rentrions à l'Assemblée nationale. À ce moment-là, nous étions seulement 17 députés insoumis dont Jean-Hut Graton qui est juste ici, Jean-Philippe Nilor qui nous a rejoint juste après, mais je veux reprendre sur Jean-Hugraton. Jean-Hugratnon avant d'être député était au RSA activité.
Un jour, il pose une question au gouvernement pour le groupe parlementaire insoumis sur l'augmentation insupportable de la pauvreté dans notre pays. Et nous, nous savons que lorsque l'on parle de centaines de milliers de personnes qui sous la présidence du président des riches Emmanuel Macron tombent sous le seuil de pauvreté, nous ne parlons pas juste, même si c'est extrêmement important, de situation révoltant humaine. Nous parlons de maintenant et ça a été très bien dit à plusieurs moments dans ces assises populaires contre la vie chère. Nous parlons aussi du temps long sur les générations d'après et notamment sur nos enfants.
Savez-vous que lorsqu'une personne tombe sous le seuil de pauvreté, il faut en moyenne six générations pour pouvoir sortir de la pauvreté. Voilà le scandale et l'injustice dont nous parlons. Et bien Jean Graton était en train de poser une question au gouvernement pour savoir pourquoi il voulait faire payer au peuple les cadeaux fait au plus riches et au multinational. Et quelle a été la réponse du ministre ? Il a dit à Jean Hugraton qui avant vivait avec le RSA activité, il lui a dit "Vous ne dénoncez pas la misère, vous en vivez." Lorsque Caroline Fiat, première aide soignante de toute l'histoire de l'Assemblée nationale, devient député, les Macronistes l'appelaient la députée bac-2.
Lorsque Mathilde Ligier, première ouvrière agricole jamais élu à l'Assemblée nationale devient député, là aussi elle s'exprime comme ouvrière agricole et le ministre de l'agriculture lui dit "Vous devriez aller un peu sur le terrain voir ce que vivent les agriculteurs et les agricultrices." Lorsque Rachel Kéké, femme de chambre qui est d'ailleurs venue en Martinique, qui a fait 22 mois de grève victorieuse et dont il ne supporte pas qu'une femme noire vienne à l'assemblée pour dire lors de la réforme des retraites "Vous ne mettrez pas à genou celles et ceux qui tiennent la France debout." Et bien, ils expliquent que Rachel Kéké serait l'obotomisé par la France insoumise et n'aurait aucune idée de ce qu'elle est en train de défendre après avoir fait 22 mois de lutte.
Et bien, je vais vous dire que lorsque nous sommes arrivés en 2017, il nous regardait avec beaucoup de mépris et que ce mépris petit à petit s'est transformé en peur parce qu'ils se sont rendus compte que Jean-Luc Graton, Rachel Kéké, Mathilig, beaucoup d'autres étaient des bien meilleurs députés pour l'intérêt général que ceux qui croient qu'ils peuvent faire ça depuis qu'ils sont petits, qui ont fait telle ou telle étude Et je le dis à dessin, non pas pour dire que tout le monde devrait être élu, ce n'est pas ça la question, mais pour dire que oui, nous avons prouvé dans les faits, comme vous l'avez prouvé dans les assises populaires contre la vie chère, que tout le monde peut faire de la politique et que pas de chance pour eux, nous sommes plus nombreux qu'eux.
Alors, quand je croise des gens qui m'expliquent qu'ils sont dégoûtés de la politique, je leur dis d'abord que je comprends. Quand vous avez des présidents qui n'ont ou des élus qui n'ont jamais tenu leurs promesses, quand année après année la vie s'empire, quand vous devez faire des choix insupportable entre nourrir vos enfants correctement, payer votre loyer, payer votre facture d'eau ou d'électricité, oui, je peux tellement comprendre qu'on soit dégoûté de la politique. Et comme j'aime à le dire aux gens, d'abord le dégoût politique est créé parce que je vais vous dire qu'ils n'ont aucune envie que ensuite on vienne sanctionner les politiques qui sont menées.
Mais surtout quand les dégoûtés s'en vont de la politique, il ne reste que les dégoûtants et nous ne laisserons pas les dégoûtants décider pour nous. Alors, lors de ces assises, à partir d'une situation révoltante, de savoir comment on remplit un frigo pendant que d'autres sont en train de s'engressser, et bien lorsque vous tirez le fil, vous arrivez sur l'ensemble de la manière dont nous vivons ensemble.
les marges qui sont faites par des grands groupes, la nécessité de démentler les oligopoles et les monopoles, le service public des transports dont on parlait juste avant, la question des revenus a augmenté, la question de savoir pourquoi en 2025 le droit fondamental humain à l'o n'est toujours pas garanti alors qu'il a été reconnu comme un droit fondamental humain sous l'impulsion de la Bolivie depuis 2010 à l'ONU. et vous continuez à tirer des fils et nous arrivons même à savoir qui détient le pouvoir dans ce pays. C'est la question de la 6e République qui a notamment été évoqué dans nos travaux.
La 6e République, c'est d'abord le fait de dire que le peuple doit réécrire les règles du jeu et que n'en déplaise au président Macron, le seul souverain reste le peuple et non le monarque présidentiel qui déciderait de tout pour tout le monde. Et nous en soumis, nous restons les partisans du référendum révocatoire porté notamment par les gilets jaunes. Le référendum révocatoire, c'est l'idée que lorsque quelqu'un se présente à une élection, et bien c'est le peuple qui reste souverain. Ce n'est pas on vote une fois tous les 5 ans et ensuite on ferme sa bouche. C'est la possibilité à tout moment de révoquer ou de dégager un élu lorsqu'il ne tient pas ses promesses.
Et bien, je vais vous dire que si nous y avions le référendum révocatoire, il y a bien longtemps que Macron serait parti. Alors face à un pouvoir qui ne cesse d'utiliser la répression, la négation des droits fondamentaux qui ne cesse de continuer sa politique fait au plus riches. Emmanuel Macron doit se rappeler de quelque chose. Depuis la révolution française, ce n'est pas le roi qui change de peuple, c'est le peuple qui renverse le roi. [Applaudissements] Alors si je suis venu, c'est d'abord pour dire qu'au côté des autres députés, des autres collègues députés, mais aussi au nom du groupe parlementaire insoumis dans son entièreté.
Nous nous engageons à être le plus utile possible dans les travaux qui ont été menés et notamment dans l'ensemble des propositions qui en ont été faites que nous trois dirons en amendement en proposition de loi. Et je le dis avec l'idée que évidemment il faut une rupture bien plus forte dans notre pays mais que nous pouvons gagner des choses à cette assemblée dans cette assemblée nationale. Pourquoi ? Parce que aujourd'hui Emmanuel Macron se maintient au pouvoir en ayant volé le résultat des élections et il est aujourd'hui minoritaire dans l'Assemblée nationale. Ce qui veut dire que nous pouvons gagner des combats dans cette assemblée nationale.
Et je veux pour terminer que vous vous rappeliez de quelque chose qui est très important. Nous avons parlé d'un moment historique en parlant de ce qui a été fait ici et qui doit se poursuivre ensuite par la suite. L'histoire parfois nous oblige. Ici nous sommes en Martinique en terre Martiniicaise. Et ce que nous apprend l'histoire longue, le fil de l'histoire que nous continuons de tirer, c'est d'abord que la liberté n'existe pas sans ses défenseurs. La liberté n'existe pas sans ses défenseurs.
Voilà la leçon qui vient notamment de la l'abolition de l'esclavage qui a d'abord été abolie par la lutte des personnes esclavagisées elles-mêmes et non pas par je ne sais qui qui l'aura croyé ou donné. Oui, la liberté n'existe pas sans ses défenseurs et c'est cette longue lutte qui est poursuivi aujourd'hui de refuser à tout moment tout ce qui a servi des personnes et qui continue une oppression insupportable.
Oui, encore aujourd'hui la liberté n'existe pas sans ses défenseurs et c'est d'ailleurs grâce à la mobilisation extraordinaire que Rima Hassan a été libéré des jaules de l'extrême droite israélienne et que nous demandons toujours que soit libéré l'entièretier de la flotti qui allait sans armes avec de l'aide humanitaire des couches avec des soins médicaux juste tenter de briser le siège de Gaza et de mettre fin au premier génocide filmé de toutes l'histoire de l'humanité.
Oui, c'est cette même mobilisation populaire avec des défenseurs de la liberté qui permet que un autre arrivé en Martinique au tout moment, au tout premier moment des assises populaires contre la vie chère qui permet que Christian et les autres leaders Canac soient enfin libérés de prison après 1 an où ils ont été déportés à 17000 km et dont nous exigeons maintenant ici qu'il puisse rentrer en Canaki, Nouvelle-Calédonie et que soit enfin mis un terme qu' soit mis jusqu'au bout le processus de décolonisation.
Oui, la liberté n'existe pas sans ses défenseurs et donc je voulais terminer par dire que ce sont toujours les peuples qui écrivent l'histoire, qu'il n'y a aucune fatalité dans ce que nous vivons et qu'aussi noir que soit la nuit, rappelez-vous toujours que vous avez la force de tout changer, qu'il existe d'autres choix politiques possibles dans ce pays. Car comme le disait le grand poète turc Nazimikmet depuis sa prison, si je ne brûle pas, si tu ne brûles pas, si nous ne brûlons pas, comment les ténèbres deviendront-elle clarté ? Merci à vous.
[Musique]
Mathilde Panot