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Conférence de pressefranceinfo (sur YouTube)· 5 octobre 2026 17 minContradictoireActualité / polémiqueÉducation & rechercheSécuritéInstitutions & électionsSolidarités & famille

Macron attaqué par les lycéens : “Il y a une ambiance de fin de règne” (Valérie Gas)

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 50 %Défensif 40 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 77 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse partielle

    Le gouvernement est-il inquiet face au mouvement lycéen ?

  • 0:43OuverteRéponse partielle

    Les cinq chantiers du Premier ministre suffisent-ils à calmer les lycéens ?

  • 1:25OuverteRéponse partielle

    Le gouvernement peut-il désamorcer la crise avant qu'elle ne dégénère ?

  • 2:04OuverteÉludée

    Quelles mesures immédiates sont attendues pour apaiser la situation ?

  • 2:45OuverteRéponse directe

    Ce mouvement rappelle-t-il celui contre le CPE en 2006 ?

  • 3:27OuverteRéponse partielle

    Pourquoi le gouvernement a-t-il tardé à percevoir l'ampleur du mouvement ?

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

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Alors, on voit en ce moment même pendant qu'on parle, on voit beaucoup d'images de ce lycée Turgo qui ne devait pas être fermé, mais les lycéens se sont rassemblé devant les portes de ce lycée qui de fait bah rejoint le nombre de lycées bloqués. Euh est-ce qu'on a un gouvernement inquiet ? C'est la lettre de Sébastien Lecornu dans laquelle il prétend répondre en 5 points au aux étudiants. Visiblement ne suffit pas à calmer à à convaincre les étudiants de de de bah de cesser leur mouvement. Euh je rappelle peut-être les cinq chantiers euh sur lequels euh le Premier ministre s'est engagé à intervenir, le remplacement des profs

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absent, l'adaptation des lycées aux fortes chaleurs, l'amélioration des emplois du temps, parcours sup plus transparent et une meilleure prise en compte de la parole des lycéens. C'est un peu vaste d'ailleurs comme Oui, ça ça reprend les principales revendications qu'on entend de la part des lycéens. Mais oui, le gouvernement, il est pas inquiet, il est très inquiet. avoir un mouvement lycéen peut-être qui va s'étendre aux étudiants euh dans les conditions actuelles. Forcément avec toutes les violences que l'on a vu la semaine dernière. Euh oui, il y a une préoccupation très importante du gouvernement. Si Sébastien Lecornu intervient hier soir et envoie cette fameuse lettre à sep ministres euh pour leur demander de faire des propositions et d'agir sur le fond des

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revendications, c'est pour essayer de désamorcer une mèche qui de toute manière est déjà partie et s'est déjà enflammé. Euh le Premier ministre savait très bien qu'il y aurait euh aujourd'hui une nouvelle mobilisation très forte. L'espoir, c'est que ça ne dégénère pas parce que la question de la de la sécurité reste bien sûr prédominante. Euh pour un gouvernement, avoir un mouvement lycéen, c'est un peu ce qu'il y a de pire parce que la la justement, on l'a vu hein quand il y a des violences, comment intervenir, il y a des accusations de part et d'autres, des violences contre les policiers, des policiers qui ont fait des violences contre les jeunes et tout ça et et est et bien sûr monté en épingle par les uns par les autres. Donc là, il y a un vrai bourbier pour Sébastien Lecornu qui

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essaie et bien de de donner des gages de bonne volonté, de dire qu'il va agir sur le fond et et sur euh le le la question ce serait plutôt le long terme, mais ce qu'on attend c'est des mesures immédiates pour essayer de désamorcer les choses. On va voir ce qu'il en ressort. Euh il y a Elgose, on parlait de la multiplication des revendications. Il y a aussi les toilettes bouchées. À l'instant, on voyait un drapeau palestinien. Enfin, on a l'impression que ça et et l'absence d'interlocuteur d'ailleurs pour le premier ministre, c'est qui qui le étudiant ? Quel numéro de téléphone ? Et ça fait un c'est un point commun avec le mouvement des gilets jaunes de 2018. Là, c'est les gilets jaunes, on peut les appeler comme ça. C'est c'est l'horizontalité et le fait qu'il y ait pas de représentant

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puissant en capacité de de négocier sur un point précis. Le mouvement CPE il y a 20 ans contre le contrat premier embauche contre Dominique de Villepin. C'était une revendication un moderne, un totem retiré ensuite euh par Jacquir. Voilà. Et on était alors c'est vrai qu'on était avant une présidentielle de 2007, présidentielle de renouvellement un petit peu comme maintenant mais c'était beaucoup plus tôt dans l'année. C'était au printemps 2006 si je me trompe pas des de dates. Là on est à l'automne 2026 donc tout près de la présidentielle. C'est ça qui frappe aussi, c'est que vous avez normalement un déboucher logique dans la campagne pour des revendications et les mouvements sociaux pré-présidentiel comme ça, c'est c'est rare. J'ai pas souvenir moi que si près d'une

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présidentielle, vous ayez comme ça un mouvement social qui démarre. Donc, il y a eu du retard à l'allumage dans la perception euh du mouvement parce qu'on parle de Créteille 18 septembre, mais il y a aussi un lycée à Besançon le 15 septembre et le gouvernement était complètement focus, rappelez-vous, sur la visite papale et tout ça est passé un petit peu sous les radars alors que ça bruissait déjà euh sur les les réseaux sociaux. Je je pense que vous savez l'expression toujours la même hein. Quand un tube de dentifrice s'ouvre, on a du mal à faire rentrer le dentifrice dedans. Je pense aussi que c'est une jeunesse qui découvre, qu'on a souvent caricaturé comme une jeunesse euh euh Teams, Zoom, post Covid, numérisé, se mobilisant uniquement avec un pouce sur

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un téléphone portable. Là, ils font l'expérience en réel de la convergence physique. Euh donc, il y a aussi une part de d'éducation civique par le bas entre eux parce qu'ils se découvrent un mouvement des causes multiples. C'est vrai. Donc ça c'est pas il va être difficile de faire rentrer ces lycéens ensuite dans leur lycée. Pâte dans le dentifrice, dans le tube. Oui. Et dernière chose par rapport à Sébastien Lecnu, il n'a pas de chèque donc il fait des courriers, il fait des lettres. Moi ça me frappe sur le premier ministre. On le voit pas à la télé, on le voit pas faire des 20h, on le voit pas expliquer les choses. Il écrit, il écrit, il écrit et on et on relate nous on commande ses écrits là cette lettre en Ouais quoi il y a pas d'affiche ou de pancarte antilornu. Cela dit euh au fond

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en s'invisibilisant euh bah il s'épargne d'être une cible. C'est vrai. Mais c'est aussi une invisibilité qui signe aussi sa faiblesse politique. C'est-à-dire qu'aujourd'hui le gouvernement d'ailleurs Édouard Gefrey l'avait dit quand il a pris l'éducation nationale il y aura pas de réforme avec moi puisque c'est la présidentielle derrière. Donc en fait, ce gouvernement est-il un interlocuteur lui-même pour le mouvement social, ça va être difficile. Ce sont les candidats peut-être maintenant les interlocuteurs. Tant qu'on nous explique qu'en plus les lycée relève non pas du gouvernement mais des régions. Donc ça serait plus Valérie PC en l'occurrence en Île-de-France qu'il faudrait aller voir plutôt que Sébastien Lec. C'est multiéchelon, ça je suis bien d'accord

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puisque le la politique bât le bâti scolaire c'est la compétence des régions effectivement et juste sur Sébastien le cornu en creux quand il attaque en disant c'est de la récupération avec les prop en réalité la lettre est un aveu de sa part qu'il y a donc des revendications parfaitement légitimes en cin points alors parcours sub vous l'avez dit le bâti scolaire par rapport au réchauffement climatique et cetera et cetera donc en fait cette lettre est un aveu que les revendications sont légitimes et ça ça va être difficile maintenant à porter Alors avant de demander à Stéphane Zoomstech comment l'opinion peut voir ce genre de de mouvement, je vous propose de retourner dans le 3ème arrondissement précisément devant le lycée Turgo retrouver Jordan Clin. Donc on voit des

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militants des militants des lycéens bah qui qui ben qui donnent de plus en plus de la voix d'ailleurs. On les entend derrière vous. Ouais, absolument. Et ça depuis ce matin que nous sommes depuis que nous sommes arrivés ici he je propose de regarder les images. Ils sont une centaine de de lycéens ici devant ce lycée Turgo du 3e arrondissement. À noter quand même que ce lycée n'était pas censé être fermé. Il ne faisait pas partie de cette liste de 400 à 500 établissements euh fermés qui avait été annoncé. Il n'était pas non plus dans la liste de la liste de l'arrêté préfectoral qui interdit les manifestations et les rassemblements devant une environ une vingtaine d'établissements à Paris. Et pourtant ce matin, l'établissement est bien fermé de fait puisqu'il y a un blocus devant

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constitué essentiellement de barrières et de poubelles. Quant aux revendications, on a pu parler tout à l'heure avec les lycéens qui se trouvent ici, bien elles sont multiples mais notamment sur le manque de moyens financiers qu'il y a de manière générale dans les établissements scolaires. Et puis il y a une vraie colère he face à cette lettre qui a été envoyée par Sébastien Lecnu. Ils estiment, tous les cas, ceux avec qui on a pu parler, ils estiment que ce ne sont pour l'instant que des promesses et qu'il manque d'une des actions et deuxièmement de l'argent pour financer ces promesses. Et puis un mot puisque vous en parliez tout à l'heure sur la manière dont se constitue ce mouvement, tout est fait essentiellement sur les réseaux sociaux pour vous dire tout à l'heure, nous

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étions devant un autre établissement dans le devant lequel il n'y avait pas de de blocus et nous avons rencontré à ce moment-là un lycéen qui voulait venir devant cet établissement. nous a dit que ça se passait plutôt ici et il nous a montré expressément une vidéo TikTok qui montrait ce qui se passait là pour pour ce qui illustre bien la manière dont organisé ce mouvement les siens exclusivement sur les réseaux sociaux. Merci beaucoup Jordan. Et pendant que vous parliez, on entendait derrière la Marseillaise. Il est il est remarquable de constater que la Marseillaise qui autrefois était un champ qu'on prêtait plutôt aux gens de droite respectuant de l'ordre est devenu depuis les gilets jaunes, j'ai l'impression, un un champ de ralliment de la contestation avec le

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drapeau bleu blanc rouge d'ailleurs qui est autrefois on l'accusait d'être d'avoir été l'otage de l'extrême droite. Désormais, il est on le voit sur les lieux de manifestation. Ça vous frappe non ? Je remontai plus loin moi, je remontai à Segolen Royal, celle qui la première en 2007 a remis le drapeau bleu blanc rouge dans le giron de la gauche. C'est une campagne où elle se réappropriait les codes qui étaient à ce moment-là, ceux de l'apanage du FN même à l'époque. Non non, la Marseillaise elle est rentrée, je dirais, depuis 20 ans maintenant. Il y a quand même un mélange de drapeaux, hein. Il y a il y a la Marseillaise, il y a aussi il y a aussi le le le drapeau palestinien qui revient dans pas mal. Voilà. Donc voilà, chacun arrive avec son bagage et ce qu'il a

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envie de défendre. Mais c'est vrai que c'est peut-être pas là qu'on s'attendait à entendre chanter la Marseillaise. Stéphane Zumsteig, comment l'opinion voit-elle euh ce mouvement ? Elle reconnaît ses enfants parmi ses lycéens, mais en même temps, je je vous livre ce témoignage dans le Parisien ce matin, des arrois, des lycéens empêchés de suivre leur cours. Mais il y a il y a deux niveaux dans ce dans ce mouvement, ce que vous appelez ce mouvement. Regarde, d'une part les blocages, les blocages des lycées, c'est pas nouveau, ça arrive régulièrement. Ça arrive tout au long de l'année en France depuis depuis quelques décennies maintenant. C'est pas systématique, mais vous pouvez très bien bloquer ou assister à des mouvements de blocage souvent territorialisés. Ça quand ça

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quand ça se produit comme ça s'est produit au tout début où vous parlez d'isolation thermique, vous parlez de non remplacement suffisamment rapide des des enseignants absent de nombre de personnes dans les classes de des conditions euh des de l'éducation et des conditions de vie quelque part dans dans les dans les établissements. Là vous suscitez la sympathie, la bienveillance des citoyens français. Pourquoi ? Parce que d'abord parmi les Français adultes, vous avez un/ers à la moitié qui ont ou qui ont été parents d'élèves. Donc ils savent quelque part de quoi ils parlent. Ils ont déjà eu leur propre expérience avec des enfants. Ça c'est le premier élément. Après, il y a les violences et tout ce que tout ce qui est totalement inédit là. Et ce qui est totalement

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inédit là, ce ne sont pas des poubelles qui brûlent, c'est le fait de voir des des proviseurs molestés. C'est le fait de voir des policiers attaqués et aussi le fait de voir des lycéens eux-mêmes ou des jeunes. 78 personnels de l'éducation nationale ont été blessés. Il y a même des règlements de compte des des lycéens qui profitent de ce mouvement pour aller euh se payer le prof qui leur a mis une mauvaise notche. Caricature. Oui, bien sûr. Et c'est et c'est à cause de ces éléments-l même s'il y a aussi des éléments de de où on voit des images, on voit des policiers évidemment euh s'en prendre à à des jeunes qui passent tout aussi mal dans l'opinion. D'ailleurs, c'est aussi à cause de ça quelque part que ce mouvement aujourd'hui est jugé quand même un peu

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inacceptable par les Français dans ces violences. Je parle pas du mouvement, il s'agit pas de mettre des poubelles devant des lycées, il s'agit de s'en prendre à des personnes de l'éducation. C'est totalement inacceptable. Mais je pense que ce qui est aussi intéressant de voir sur l'impact que ça pourrait avoir auprès de la population française, de la population française adulte, c'est de voir à quel point les discours se sont radicalisés. Les discours des responsables politiques, syndicaux, ministériel. Je prends deux exemples. Vous voyez tout à l'heure et je je le dis de façon totalement neutre parce que elle peut évidemment s'exprimer comme elle le veut. Vous parlez de Sophie Binet qui sera là en disant la CGT sera là. sous-entendu, le service d'ord de la

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CGT sera là pour protéger les enfants très bien enfin les jeunes contre la répression policière. Et de la même manière vous avez, je crois que c'était Sébastien Lecnu en tout cas quelqu'un du gouvernement qui parlait de LFI et de ses proxis. Les proxy quand on parle des proxis depuis quelques mois, on a appris ce terme, c'est lebola et les outils pour pour l'Iran. Ce que je veux dire, c'est que il y a un moment donné où la parole, on a l'impression d'avoir quand même deux camps et je ne vois pas en quoi le gouvernement constituerait un camp et des syndicats seraient dans un camp opposé qui entretiennent chacun un monologue sans se parler. Et ça, je pense que ça a de ça a de c'est de nature quelque part à catastropher quelque part les Français qui voient finalement qu'en fait il faut se

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positionner en fonction de ses idées politiques ou de son rapport à la grève ou au mouvement social. Je trouve ça je trouve que l'attitude n'est pas à la hauteur en fait des que ce soit des pouvoirs publics ou des corps intermédiaires. Il go cette radicalité cette violence qu'on voit à l'œuvre est-ce que elle fragilise ce mouvement ou est-ce qu'au contraire elle elle est le signe d'une époque qui a envie de renverser la table qui a envie de radicalité ? On a même entendu euh Bali Bagayoko dire "Mais vous savez, à un moment la violence, elle peut-être légitime euh comme en résonance avec l'envie de radicalité chez une partie de la jeunesse qui vote majoritairement euh la France insoumise hein." Alors même s'il a voté par la suite chez les moins de 25 ans hein, les 18 25 ans, le

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premier parti, je parle sur votre contrôle, c'est la France insoumise. Absolument. Oui. Et dès qu'on avance un peu en âge, ça devient le le le RN. Encore faut-il que ces classes d'âge se mobilisent, c'estàd aille voter. Mais quand vous allez les voir, eux ils vous ils vous répondent là pour le coup. C'est c'est euh Oui. Une envie de radicalité certainement. Faudrait qu'on fasse tous l'expérience pour les les adultes qui ont des enfants de l'âge de ces lycéens de prendre chacun de ses réseaux sociaux et de regarder qu'est-ce qui revient dans l'algorithme selon l'âge. Et c'est très frappant. Les parents vont souvent recevoir des vidéos de de violence, de jeûes, de dégradation, de poubelles en feu. Et les ados, eux, vont recevoir des violences de violences policières, de dites de

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violence policière de de lycéen matraqué, poursuivis et cetera parce que chacun s'enferme aussi dans sa bulle cognitive et d'opinion peut-être ou de préjugés. Et c'est là peut-être qu'il y a un un grand malaise possible, c'est cette fracture numérique qui devient aussi une fracture générationnel. La grande question, c'est est-ce qu'à un moment donné les trois générations, je parle des trois retraités en colère peut-être avec la désindexation, euh les actifs qui ont un carburant euh qui n'est toujours pas réglé à 2,30 € 2,40 € et les lycéens qui euh protestent contre bah le no futur peut-être la l'absence d'avenir. Est-ce que ça à un moment donné de manière intergénérationnelle ça devient quelque chose ? Alors, c'est le pari que fait évidemment Jean-Luc

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Mélenchon hein quand il dit ce n'est qu'un point de départ cette journée du mardi 6 mai avec étudiants et lycéens. Euh mais on entendait Mathilde Pan aussi sur France Info ce matin dire ouais on va voir les agriculteurs sont pas loin. Elle disait ça aussi le voilà sur la radicalité euh il y a une ambiance fin de règne c'est la fin de 10 ans de macronisme et un des enjeux une envie de dégagisme que exploité politiquement bien sûr par la France insoumise et d'autres mais on est dans cette période là il y a elle le rappel tout à l'heure on est très près finalement de la présidentielle ben justement d'habitude la présidentielle est un est un moyen un aboutissement pour les revendication dit on va voter un sas pour voilà pour calmer peut-être les mouvements sociaux mais là il y a

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une ambiance très particulière et vous le disiez, il y a pas de portrait de Sébastien Cornu mais il y en a d'Emmanuel Macron. Donc c'est vraiment cette fin de règne et tout ce qu'on a reprocher un petit peu à Emmanuel Macron qui se qui se traduit par l'état des lycées. Je vais je fais caricatural et très rapide mais c'est ça aussi peut-être qui ce que qui alimente cette jeunesse et qui alimente les partis politiques autour de la jeunesse pour voir comment ils peuvent récupérer ça en vue de la présidentielle. Voilà. et l'on voit là pendant qu'on parle, on voit des de on est au lycée VClin donc dans le 13e arrondissement je crois euh des policiers hein euh sur le pied de guerre. Alors l'expression est un peu forte, le pied de guerre en tous les cas euh voilà

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décider à empêcher les étudiants de progresser. Alors les étudiants avec des casseurs parce que français faut pas caricaturer parce que dans ces CRS que l'on voit là, vous en avez aussi qui sont parents d'élèves et qui se retrouvent dans une situation à faire leur job de fonctionnaire alors qu'ils ont aussi des lycéens qui sont dans des lycées parfois pas contents de l'état de leur lycée. Il faut pas il faut le grand danger c'est de créer et on les renvoie d' à dos. Stéphane Zumsteg comme le disait Yel G, les jeunes voient des vidéos de policiers maltraitant les étudiants alors que leurs parents voient des vidéos de jeunes mettant mettant le feu et s'acharnant sur une malheureuse enseignante à terre. Mais alors même que c'est bien le problème, les symptômes

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sont acceptés et reconnus par tout le monde. Enfin, les tout le monde s'accorde se dire que les conditions de travail d'un lycéen, des lycéens se sont dégradées. Tout le monde s'accorde à dire qu'il faut accélérer la l'isolation thermique des bâtiments. Que ce soit le gouvernement qui va proposer, qui a d'ors et déjà proposé en qui expliqué qu'il allait faire le maximum là-dessus, tout le monde s'accorde à dire que il y a trop peu de remplacement eff effectif quand un quand un enseignant est absent. C'est ça qui est incroyable. Il y a même pas de c'est pas projet de société contre projet de société. C'est une façon de d'une part de manifester et d'exprimer euh ses attentes ou son mécontentement et de l'autre et de l'autre la réponse qui est soit verbale

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soit policière faite par les pouvoirs publics. Euh tout le monde est d'accord, tout le monde pense la même chose de ce qui se passe de la façon dont il faut enrayer la dégradation des conditions de travail pour un lycéen. Mais et c'est la traduction concrète dans la route dans la rue pardon qui qui pose selon moi problème et elle parlait de bulles. Oui, il y a de deux mondes dans leur bulles. de mondes qui poursuivent des objectifs différents.