Karim Bouamrane estime que la gauche a connu "une rupture avec les classes populaires"
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 35 %Attaque 45 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 67 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse directe
Quel candidat peut incarner la voix des classes populaires ?
- 2:01OuverteRéponse partielle
La gauche incarne-t-elle encore ce vote populaire ?
- 4:01RelanceRéponse directe
La gauche a-t-elle rompu avec les classes populaires ?
- 6:01OuverteRéponse partielle
Quelles mesures concrètes proposez-vous pour la sécurité ?
- 8:01RelanceÉludée
Votre programme est-il suffisamment précis ?
- 10:01OuverteRéponse directe
Comment expliquez-vous la pléthore de candidats face à la crise ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:01Karim BouamraneFait
« On le voit tous les jours en tant que maire sur les questions de logement, sur les questions de sécurité, sur les questions de protection, sur les questions aussi de démocratisation de l'excellence. »
- 8:01Charles ConsignyFait
« Je n'ai pas pu noter une mesure de votre programme. »
- 10:01Charles ConsignyChiffre
« Les Français sont devenus le 25e peuple le plus riche du monde. »
Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
La suite de cette émission, on va continuer, si je peux dire, avec des fortes têtes dans cette émission. C'est le premier duel ce soir avec cette question. Quel candidat véritablement pour incarner ?
La voix des oubliés, la voix de la France populaire, la voix des dépossédés, comme l'a souvent dit et écrit Christophe Guilloui. Quel sera ce bulletin de vote des dépossédés qui peut encore d'ailleurs secouer la campagne à ce sujet. De fortes têtes, je peux vous présenter ainsi ?
Oui Charles Consigny, vous l'acceptez, merci d'être là avec nous ce soir. Bonsoir Karim Bouamran, c'est un plaisir de vous recevoir, vous êtes maire socialiste de Saint-Ouen, candidat directement à l'élection présidentielle. Je trouve que cette question de savoir qui peut encore incarner, je dis les classes populaires, c'est sans doute pas la bonne définition, mais cette France des dépossédés, sa France des oubliés, des invisibles.
Vous pensez l'incarner vous-même ? En tant que maire, je pense l'incarner parce qu'en plus d'un déclassement national, il y a un déclassement générationnel. On le voit sur la catégorie des jeunes, on le voit sur une bonne partie du fait que l'ascenseur républicain est totalement bloqué.
On le voit tous les jours en tant que maire sur les questions de logement, sur les questions de sécurité, sur les questions de protection, sur les questions aussi de démocratisation de l'excellence. Est-ce qu'aujourd'hui, lorsqu'on est issu d'une classe populaire, c'est-à-dire ouvrier, agriculteur, j'ai classe moyenne et même moyenne supérieure. Est-ce qu'on peut se dire qu'en tant que jeune, on vivra mieux que nos parents et que nos grands-parents ?
Le logement a quasiment doublé en l espace des 15-20 dernières années, alors que les prix du travail sont de plus en plus limités. Donc, il y a un vrai sujet. Dans les années 70, lorsqu'on était issu des classes populaires, Mme Mabrouk, il nous fallait 15 ans, une personne comme moi, par exemple, issue d'un milieu populaire, pour doubler son pouvoir d'achat.
Aujourd'hui, il ne faut pas 10 ans, 20 ans, 30 ans, il faut 80 ans. Donc le travail ne répond plus à l'espoir républicain. Donc à la question, est-ce qu'aujourd'hui, il faut une incarnation de l'élan, de l'espoir populaire ?
Oui. Mais malheureusement, ce qui est absent du débat présidentiel, c'est les sujets qui font sens dans ce qu'on on appelle l'espoir républicain. – Est-ce que la gauche, est-ce que les socialistes incarnent encore justement ce vote populaire, cette France des invisibles ? – Moi je ne crois pas du tout, je pense que la France des invisibles justement, elle subit malheureusement les résultats de nombreuses années durant lesquelles on paye un système socialiste en France.
Je pense que la France des classes populaires, elle paye le fait que que le travail n'est plus rémunéré parce qu'il est trop taxé. Elle paye le fait qu'il faut payer les retraites à 60 ans. J'ai vu François Hollande, qui sera peut-être votre candidat, si ce n'est pas vous, Raphaël Glucksmann s'enorgueillissait d'avoir, sous son quinquennat, occasionné le départ de plusieurs centaines de milliers de Français à la retraite à 60 ans, estimant que c'était une bonne nouvelle.
Sauf que les actifs, ça, ils le payent aujourd'hui. Donc Donc je ne pense pas que la gauche actuelle, en tout cas la gauche dite modérée, parvienne à convaincre les classes populaires. Ce qu'on voit malheureusement et ce qui est bien sûr difficile pour elles, c'est que c'est plutôt le Rassemblement national en en réalité, qui parlent à ces classes populaires parce qu'il y a d'autres aspects qui les intéressent et notamment les questions de sécurité et le sentiment de déclassement.
Ce que je partage, en revanche, avec ce qui vient d'être dit par Karim Bouamran, c'est le Le fait que la France, aujourd'hui, est un pays, finalement, qui s'est beaucoup morcelé et dans lequel la mobilité sociale a un peu disparu. On a l'impression maintenant que chacun est en quelque sorte scotché dans sa classe sociale et que ça devient difficile d'en sortir, même en travaillant. Mais je pense malgré tout que ce n'est pas avec le système socialiste qu'on pourra changer cette...
M. Boimbran pense être et se veut être, je ne dirai pas l'homme providentiel, mais le recours à gauche. Vous le voyez ainsi ?
Moi, vous savez, j'ai du respect pour les hommes politiques et les femmes politiques. C'est devenu très difficile de faire de la politique. Et même si le niveau a globalement baissé parce que c'est devenu trop difficile de faire de la politique, j'ai du respect pour ceux qui s'engagent, pour tous les candidats.
Vous receviez hier Natacha Poulogne. Je vous pose accès sur M. Bois-Maral.
C'est un parcours Je ne pense pas, ce n'est pas vous faire injure, pour l'instant, pour moi, le candidat de la gauche dite modéré, ce sera soit Glucksmann, soit Hollande. Le seul qui arrive un peu à challenger Glucksmann, c'est Hollande. je pense qu'aucun des deux ne parviendra à s'imposer vraiment face à Mélenchon c'est mon pronostic, ça peut changer et vous, bon, c'est une candidature très bien, sans vouloir vous offenser je pense que vous visez peut-être un peu haut, j J'ai cru lire que vous vous compariez à Barack Obama.
C'est bien d'avoir des grands rêves, mais il faut aussi être un peu pragmatique. Peut-être que c'est ce qui vous manque à titre personnel. Je ne me compare pas à Barack Je ne sais pas d'où vient cette comparaison et quand vous parlez de pragmatisme, monsieur, lorsque vous êtes en responsabilité comme je le suis depuis plusieurs années dans une ville comme la mienne, vous êtes rompu au pragmatisme.
Moi, ma rentrée, ce n'était pas dans les plateau télé, c'était dans les devant les écoles publiques pour m'assurer que un il n'y avait pas de fermeture de classe. Ce n'est pas le cas. C'est un rendez vous avec la directrice en charge du service éducation du département, ce qu'on appelle la DAZEN, pour nous assurer qu'il y a un effectif adéquat avec la demande pour assurer les familles porteuses dont les enfants sont porteurs de de handicap, c'est m'assurer que l'été s'est bien passé, c'est préparer le séminaire pour protéger nos enfants.
Il y a trois enfants par classe qui se font agresser sexuellement, 170 000 enfants par an, donc c'est ça le pragmatisme. C'est être rompu à la réalité. Ensuite, quand vous évoquez le fait que vous voyez d'autres candidats et vous avez parlé de classe populaire.
Vous savez, ce qu'on s'agit, Mme Mabrouk, lorsqu'on est issu d'un milieu populaire, fils d'ouvrier comme le mien, c'est l'histoire de notre vie ça. Nous dire que ce n'est pas possible. C'est l'histoire de notre vie de nous dire que c'est de plus en plus compliqué.
Moi, jamais...
Entre maire et président de la République, il y a un petit cap quand même. Est-ce que vous m'autorisez de finir mon propos, monsieur Consille ? Oui mais c'est un débat, si on fait que des monologues, ça va pas être intéressant.
Bon bah alors allez-y, allez-y, je vois comment vous avez été éduqué, mais allez-y. Non, pas du...
Non mais, non mais...
Non parce que moi je vous écoute. J'essaie de faire vite simplement notre échange, je me permets une autre échange pour laisser finir. C'est pas une interruption, c'est une interruption de la lésie.
Je vous dis juste qu'entre maires de Saint-Ouen, ce qui est tout à fait honorable et tout à fait respectable, je vous soutiens là-dessus à 1000%, et président de la République française, il y a juste un petit espace. C'est juste ce que je dis. Donc c'est un peu rapide de dire « on m'a toujours dit non parce que je viens d'un milieu populaire ».
Il est très intéressant de se consigner parce qu'il a été candidat dans les Évelines et il a fait un score et effectivement vous savez à quel point non pas que c'est compliqué mais est ce que exige le fait d'être candidat c'est-à-dire beaucoup d'humilité et une élection n'est jamais jouée à l'avance donc est-ce qu'Edouard Philippe on avait fait ce procès avant qu'il soit premier ministre ? Comment ça ? Il était maire du Havre ?
Est-ce que...
Le Havre est une vie plus importante. Ah bon ? En quoi ?
Il y a le port du Havre qui est un des premiers ports de France. Et Jean Castex ? Edouard Philippe il a un long parcours typiquement.
Et Jean Castex ? Non mais là on parle pas du poste de Je parle de Jean Castex. Jean Castex était maire d'une ville de 10 000, 15 000 habitants et il a été propulsé Premier ministre.
On l'a fait ce débat ? On l'a dit ? Mais là je ne vous parle pas de Matignon, Je vous parle d'accès Encore une fois, vous avez le droit d'être candidat De toute façon, tout le monde est candidat Je termine mon propos Donc la question c'est quoi ?
Et c'est là où c'est le conservatisme Franco-français C'est-à-dire que si jamais vous ne l'avez pas fait 50 milliards de fois, vous ne pouvez pas le faire. – Non mais surtout ceux qui l'ont fait, quel résultat ? – C'est comme ça qu'en termes… – Non mais vous êtes dans votre rôle. – Vous n'avez pas le droit. – Ah bah merci, vous êtes autoproclamé capacité à – La singularité de cette élection, c'est que tout le monde est candidat. – Non mais là où ça me fait sourire, c'est toujours cette capacité à vouloir, non pas infantiliser, mais à s'auto-proclamer comme annonciateur de « vous, vous êtes légitime, vous n'êtes pas légitime ».
Est-ce que vous avez mis mon propos ? Donc, madame Mabrouk, l'histoire, c'est quoi ? La question différemment, je vais vous la poser.
Aujourd'hui, la question, c'est quelle est la personne qui sera en en capacité à apporter la meilleure offre politique, le meilleur projet politique pour les Françaises et les Français sur les questions de quotidienneté, sur les questions de défense, sur les questions d'IA et la meilleure incarnation c'est aussi simple que ça et il n'y a pas de il y a un gap entre être maire dans ces cas là analysons le CV non mais analysons le CV de chacune et chacun et vous Vous verrez. Est-ce que toutes celles et ceux qui sont en lice ont déjà été présents de la République, à l'exception de François Hollande, s'il est candidat ? Non mais d'ailleurs justement vous remarquerez.
Moi encore une fois, de toute façon, je ne suis pas là effectivement pour dire qui a le droit tout à l'heure. On dirait que vous y voyez une forme de mépris ? Je n'ai pas une forme de mépris.
Pour moi, c'est, et n'y voilà aucune agression verbale, c'est le degré zéro d'analyse politique. Vous partez du principe que si ça n'a pas été fait avant, vous ne pouvez pas le faire. Donc dans ces cas-là, dans ces cas-là, c'est typique mentalité conservatrice.
On n'arrive pas à innover et je revois dans l'intervention de M. Consigny exactement l'ADN du Medef, c'est-à-dire si vous n êtes pas dans les sondages à plus de 10, vous ne pouvez pas...
Vous n'existez pas. Mais c'est pas le Medef qui va me dire si j'existe politiquement ou pas. C'est-à-dire aux yeux d'eux, c'est ce que vous dites.
D'ailleurs, vous ne pouvez pas participer comme Ségolène Royal ne pouvait pas participer, comme David Lissnard ne pouvait pas participer. Et ça, c'est une mentalité par le mode de l'omphicisme old school. C'est si jamais tu n'as jamais eu...
Si jamais, ancienne école, si jamais tu n'as jamais, si si jamais tu ne l'as jamais fait, tu ne peux pas le faire et c'est ça, à entendre ces messieurs quand vous êtes issus d'un milieu populaire, vous ne pouvez pas. Mais au contraire je viens de vous dire que je déplorais le fait qu'il n'y ait plus de mobilité sociale dans ce pays simplement elle doit prévaloir en politique aussi on a l'impression là vous utilisez beaucoup d'anglicisme etc on nous renvoyait non mais plusieurs fois quand ben là dans le débat j c'est pas Karim c'est monsieur le candidat oui mais vous voyez c'est une expression non mais je vous le dis ah non c'est pas une expression je vous le dis ah non non je vous le dis quand on dit un tel l'américain je ne sais pas c'est une expression du langage courant c'est pas une expression toujours est -il que moi je serais ravi pour vous si vous êtes demain le candidat de la gauche ? Très bien, il n'y a pas de problème.
On me demande si je pense que vous avez une chance. Je vous donne simplement ma réponse, c'est tout. Et je constate simplement que la singularité de cette élection quand même, c'est qu'il y a quasiment plus de responsables politiques qui sont candidats à la présidentielle que de responsables politiques qui ne le sont pas.
Avouez que c'est juste une nouveauté mais c'est l'écume des choses je vous l'accorde. Ça n'a pas grand intérêt. – Non, non, point de convergence sur votre propos.
Effectivement, il y a énormément de candidats parce qu'effectivement, je pense qu'on est dans une situation assez historique en termes de 5ème République comme nous l'avons été en 2022 où les deux partis républicains, démocratiques, historiques qui dictaient la vie politique étaient en dessous de 5. Et je pense qu'aujourd'hui, aujourd'hui, les sondages du 1er septembre, du 2 septembre ne seront pas... – Bien sûr ! – Donc il peut se passer beaucoup de choses.
Je peux poser la question différemment parce que Charles Consigny a raison et ça nous interroge. Et je pense qu'il nous regarde également. La situation est très difficile en France.
La dette, déclassement...
Beaucoup de Français qui attendent véritablement un chamboule-tout, une rupture, qui en ont marre de toutes les promesses qui ne sont jamais tenues. Donc la question c'est une telle offre pléthorique face à une situation aussi difficile. Vous voyez, c'est ça.
Il y a une forme de distorsion. Comment vous l'expliquez ? C'est-à-dire que tout le monde pense qu'il est capable demain de résoudre la situation de la dette, le déclassement économique, l'insécurité culturelle.
C'est ça ce qui nous intéresse. C'est comme les gens qui pensent pouvoir faire faire atterrir un avion. Vous savez, la moitié des hommes pensent que s'ils se mettent dans le cockpit d'un Boeing, ils savent le faire atterrir.
Voilà, c'est de la confiance en soi. Et il y a une partie de pilote. Mais vous avez vu cette espèce de suffisance dans le fait que « why not » et après vous parlez d'anglaisisme donc le sujet n'est pas celui-ci madame Mabrouk C'était une question Le sujet c'est qu'au bout d'un moment il y a des responsables politiques qui se disent, en fonction de leur projet, de leur vision, est-ce qu'ils sont en capacité à pouvoir fédérer, mobiliser pour améliorer concrètement la vie des gens sur des questions de sécurité ?
Démanteler les narcotraffiques, c'est une vraie question. Améliorer la condition de nos jeunes en termes de logement. Améliorer la condition de nos jeunes en termes de qualité.
La moitié des personnes qui sont au Resto du Coeur sont des personnes qui ont moins de 25 ans, donner la possibilité aux Français de se soigner 86 % des armes Et vous êtes un maire aux prises avec la réalité Je suis un responsable politique Mais un élu de terrain et ça fait une différence parfois avec d'autres responsables C'est une évidence. Ça donne la possibilité à pouvoir échanger avec des personnes comme vous sur des éléments concrets parce qu'un point de convergence quand vous évoquez dans votre introduction, c'est le fait qu'on soit en rupture avec les classes populaires. Pourquoi on a été en rupture avec les classes populaires ?
C'est ce qu'ils n'ont pas. La gauche, les socialistes en particulier. Les socialistes en particulier parce que pendant longtemps et c'est le parti que j'aime, c'est mon parti, j'étais encore à Blois ce week-end avec de nombreuses militantes et de nombreux militants, c'est parce que justement, il y a eu cette espèce de suffisance, cette espèce d'oubli et le fait que vous avez évoqué un mot, Madame Mabrouk, qui est terrible, terriblement.
C'est le mépris. Et le mépris, c'est qu'on part du principe que parce que vous vivez à un endroit, vous êtes assigné à résidence intellectuelle, assigné à résidence territoriale, assigné à résidence sociale. C'est exactement ce que fait désormais le parti de Jean-Luc Mélenchon, puissance 30.
Et donc moi je pense qu'à gauche, on peut être progressiste, on peut réconcilier l'entrepreneuriat, notamment les PME, avec les salariés. On peut ne pas tomber dans des démagogies, notamment sur les questions de déficit. Parce qu'aujourd'hui, si on n'arrive pas à financer notre budget, si on n'arrive pas à porter une politique pérenne, on n'arrivera pas à sauver notre État-Providence.
Parce que moi, je pense que le quand on veut, on peut. Ce n'est pas vrai. Nous sommes en tout cas, moi, je suis un produit de la République et le produit de la République.
Et c'est ce qui fait que je suis fier d'être Français. Et je me compare à aucun responsable de politique américaine. C'est une référence dans le Parisien pour compléter.
C'était un hebdomadaire allemand. Il y a pire comme comparaison. Ouais, je vous l'accorde.
Je le concède. Mais ça renvoie toujours à cette espèce d'essentialisme et de démonétisation du fait qu'on peut être responsable politique. C'est vous qui êtes accusé, Charles ?
Non, moi pas du tout. Je ne me sens pas accusé par tout ça, si vous voulez. Caricaturé.
Caricaturé. Non, mais je pense simplement que...
Je ne sais pas comment vous dire. Vous dites que...
Je ne veux pas être désobligeant, mais...
Je pense franchement...
Non, non, mais je ne veux pas être désobligeant, mais...
Effectivement, la question de Sonia Mamouk, elle a du sens. C'est-à-dire que, concrètement, qu'est-ce qui se passe au bout ? Parce que moi, ce qui m'intéresse, c'est le fond, même si ce n'est pas très détaillé, votre programme, dans ce que vous énoncez.
Ça reste des phrases...
En gros, tout le monde est d'accord. C'est-à-dire qu'on est pour qu'il y ait moins de pauvreté, pour que les jeunes aillent mieux. Une fois qu'on a dit ça, ce n'est pas très précis.
Moi, ce que je constate, c'est que la France, aujourd'hui, les Français sont devenus le 25e peuple le plus riche du monde. Alors on a des peuples qui ont un meilleur niveau de vie que la France. Et les États-Unis, que quand même vous aimez bien, vous avez fait votre premier déplacement à New York, c'est quand même...
Vous dites que vous ne comparez pas à Obama, mais vous auriez pu aller en Lauser, vous êtes allé à New York. Eh bien, aux États-Unis aujourd'hui, ils nous mettent une longueur d'avance dont on ne se remettra pas. C'est ça la réalité.
C'est que les Français sont au même niveau de vie que le plus pauvre des États américains, qui est le Mississippi. On n'est plus pauvres que les Américains les plus pauvres. Et après, on a encore des gens à gauche qui viennent nous expliquer que le problème, c'est qu'il n'y a peut-être pas suffisamment d'impôts, qu'il n'y a peut-être pas suffisamment de dépenses publiques, qu'il faut encore aller plus loin là-dedans, que leur ennemi c'est Elon Musk.
Ça c'est ce qu'a dit Raphaël Glucksmann. Elon Musk qui bientôt va pouvoir racheter la France s'il continue comme ça. Je grossis le trait mais à peine.
Donc moi, que ce soit vous le candidat, que ce soit Hollande, que ce soit Glucksmann, que ce soit tous ces gens-là. Je suis désolé. Le problème c'est que vous êtes quand même sur des solutions qui moi effectivement entre la gravité des enjeux auxquels la France a à répondre, qui en gros sont existentielles.
C'est-à-dire, est-ce que la France va rester un pays à peu près riche, à peu près dans la compétition ? Est-ce qu'elle va continuer à exister tout court ? Ou est-ce qu'elle va se faire totalement bouffer par ses retraites, son immigration non contrôlée, ses dépenses publiques totalement délirantes et la domination totale dont elle fera l'objet par les Américains et les Chinois.
Moi c'est ça qui m'intéresse. Et je suis désolé de dire que j'ai regardé un peu votre programme avant de venir, honnêtement je n'ai pas trouvé une mesure précise mais bon et j'ai regardé dans l'ensemble ce que propose la gauche elle est en décalage avec les exigences et d'ailleurs ça vaut quasiment pour toute la classe politique. Moi c'est ça qui m'interpelle à 8 mois du scrutin et je suis d'accord il y aura sans doute des surprises.
Vous avez lu quoi de mon programme ? J'ai lu ce que j'ai pu trouver sur internet. Sur le logement, vous avez vu ce qu'on proposait ?
C'est l'occasion de présenter une C'est l'occasion de le dire, parce que, honnêtement, M. Boimran, très honnêtement, je n'ai pas pu noter une mesure de votre programme. J'ai trouvé « Le feu s'abrûle et l'eau s'amouille », honnêtement.
Mais si vous avez des mesures précises, ça m'intéresse tout à Alors c'est très compliqué Mme Mabrouk de débattre avec ce genre d'individu parce qu'il mente Ce genre d'individu c'est encore plus déprésent et plaisant que Karim l'américain Et en plus Et en En plus, il se permet des jugements de valeur. C'est pas un jugement...
Vous pouvez...
Mais vous êtes marrant, vous souhaitez dire le logement. Première proposition qu'on a faite sur le logement, c'est baisser la TVA pour baisser les prix parce que comme je l'évoquais, les premières victimes collatérales ce sont les jeunes et le logement représente plus de 50 % dans un budget famille ou dans un budget. Je le vois en tant que maire si on n'arrive pas à baisser le prix au mat carré, on n'arrivera pas à régler.
Vous savez combien il manque de logements en France ? Ah je ne vais pas répondre à vos questions de cours Je vous en prie Je ne suis pas là pour répondre à mes questions de cours Vous nous parlez de Vous nous parlez de programme, vous nous parlez de vision et vous ressassez la même chose. Première question au niveau du gouvernement, on avait des propositions concrètes.
Au niveau lutte – C'est la baisse de la TVA. – La baisse de la TVA. – Messieurs, regardez, on peut faire le catalogue. – La sécurité, lutte contre le narcotrafic, lutte contre le narcotrafic, lutte contre le narcotrafic.
Lutte contre le narcotrafic, la méthode dite méthode Saint-Ouen, mettre autour de la table à chaque fois la justice, le ministère de l'Intérieur, les moyens techniques, les caméras, les moyens humains, police municipale, police nationale. Travailler sur le réaménagement, le temps, long cours, en termes de réaménagement, de végétalisation et surtout travailler directement avec les parents d'élèves. Végétalisation ?
Dans la lutte contre les narcotraphies ? Le beau. Parce que derrière, il y a plusieurs temps...
Il faut une rose face aux Vous allez dire que je caricature. Un peu. Mais la question est légitime.
Quand vous démantelez un trafic, le message que vous dérenvoyez Mme Mabrouk au dealer, c'est que d'une part, la justice fait son travail. C'est-à-dire que les dealers sont arrêtés. Ensuite, l'endroit, quand vous analysez les deals...
Arrêtez, mais surtout jugez, M. Boimbran. C'est ce qu'il dit.
On juge. Arrêtez et jugez. La justice est au travail.
La police arrête et la police Ensuite, il faut changer d'environnement. Plus l'environnement est déliquescent et délabré, plus ça favorise le deal. Donc on l'a vu à Saint-Ouen, cette pointe de deal démantelée.
Donc lutte contre le Vous voulez dire déplacés ? Absolument pas. J'ai démantelé complètement les points d'île à Saint-Oie, contrairement à d'autres...
Non, non, mais c'est intéressant à d'autres endroits en France, parce que la plupart sont déplacés, parfois devant les Le ministre Laurent Nunez, ministre de l'Intérieur, l'a évoqué à plusieurs reprises. La méthode Saint-Ouen a été reprise par plusieurs parlementaires, plusieurs sénateurs, et ça donnait lieu à un rapport. Je vous invite à y consacrer un peu de temps.
Donc, proposition en termes de lutte contre le narcotrafic qui est la sécurité, une des premières interrogations, une des premières préoccupations des Françaises et des Français. Et contrairement aux années 90, le narcotrafic, le ne phagocyte plus uniquement les zones métropolitaines et urbaines, mais touche également les zones rurales. Parce que contrairement à ce que vous avez évoqué, je ne suis peut-être pas allé en Lauserre, mais je suis allé dans les Cévennes, je suis allé en Côte d'Armor, je suis Je suis allé en Picardie, je suis allé dans le Vaucluse.
Honnêtement, ça aussi c'est l'écume des choses. Je vous parlais de déplacement en région. Mais non, je vous dis que ce n'est pas Donc, et vous voyez bien que la préoccupation de la quotidienneté des Français, avec les propositions qu'on vient de faire en termes de narcotrappie, de sécurité...
Et pour un maire, on n'a pas de doute. Non mais je parle du président de la République. Et je parle de lutte contre les déserts médicaux.
Parce Parce que quand on est en métropole et quand on a un hôpital à moins de 2 km, malgré le temps relativement long au niveau des urgences pour avoir un rendez-bouché, le pédiatre, le cancérologue. En région, c'est de plus en plus compliqué. Donc, les propositions très concrètes...
Elles sont là. Pour quelle vision ? Pardonnez-moi.
Je ne vous pose pas une question sur un slogan politique. J'ai entendu ce matin, sur notre antenne, c'est Golen Royal, elle, elle dit moi je serai la candidate en somme de la France tranquille. Elle estime que la France a été brutalisée par du fait qu'il y ait eu les conséquences et la manière avec laquelle on a traité les gilets jaunes, par la réforme des retraites.
Elle estime que c'est une brutalisation également des Français par tout ce qui s'est passé. Elle, c'est la France tranquille et Karim Bouin-Brande, c'est quelle France ? Humaine et forte.
Humaine parce qu'effectivement aujourd'hui, expliquer à une personne, ici des classes populaires, des classes moyennes, que son enfant, ses enfants ne vivront moins bien qu'eux-mêmes, c'est le déclassement, c'est le désespoir. Et en En même temps, la France forte, c'est le respect de l'autorité, c'est le civisme, c'est l'amour de la patrie qu'on ne doit pas laisser à l'extrême droite. Et c'est aussi l'amour de la République. – Donc par exemple, dans les écoles à Saint-Ouen, la levée de Vous n'avez pas été choquée par ce qu'a dit Eric Ciotti, la Marseillaise et d'autres.
Ce sont des symboles qui pour vous ne fleurent pas bon je ne sais quel conservatisme. Moi j'en parle dans mon livre qui sortira au mois de novembre, la la marseillaise, l'uniforme et l'amour du drapeau. En revanche, ce que fait Éric Ciotti lorsqu'il dit cela, il le dit pour stigmatiser une partie des Français qui considèrent comme des sous-Français.
Alors que moi, quand je parle du drapeau bleu-blanc-rouge, quand je parle de l'uniforme et quand je parle de la Marseillaise, c'est parce qu'aujourd'hui, qu'on soit en Lauser, qu'on soit à Mayotte ou qu'on soit en Seine-Saint ce qui fait sens, c'est l'amour de la patrie et c'est liberté, égalité, fraternité et démocratie sociale. Vous citez Ségolène Royal, j'ai l'impression d'être de retour en 2007 si vous voulez. C'est très bien tout ce que vous dites M.
Boimrad mais honnêtement c'est un peu court pour une présidentielle. Je vous le dis comme je le pense, vous avez pensé que c'est un jugement de valeur mais dans ce que vous dites il n'y a rien. Je suis désolé de vous le dire.
Je ne sais même pas si vous vous en rendez compte. On dirait une intelligence artificielle à qui on demanderait fais-moi une liste de belles valeurs avec lesquelles tout le monde serait d'accord. Et donc là, on est tous pour effectivement tout ce que vous venez de dire mais ça manque quand même de concret.
Et moi, ce que je vois c'est que la France est en gros au bord de la faillite. Ce qu'explique en off les experts, les économistes, les patrons, etc., c'est qu'il ne va pas se passer très longtemps avant que ce soit la la Banque centrale européenne et le Fonds monétaire international qui prennent les rênes de notre pays.
Ils espèrent même que ça se fasse sous le règne de Marine Le Pen en se disant que ça passera mieux auprès des Français. – Reconnaissez que ce n'est pas la responsabilité directe de M. Boisbrun. – Ah bah c'est la responsabilité des dépenses publiques. – C'est la responsabilité, et moi ce que j'entends, techniquement, ce que vient de dire M.
Consigny est inexact, mais on pourra débattre sur le plan économique si vous dans ce que j'entends c'est très bien mais vous dites que c'est intéressant moi je vous propose de revenir à la sortie de votre livre cette gauche on a toujours entendu cette gauche qui essaie d'être pragmatique et monsieur Charles Consigny le problème c'est que voilà il y a un moment donné vu l'état du pays ce qui le menace c'est pas juste avec des bons sentiments et des élus qu'ont une très haute idée d'eux-mêmes qu'on y arrivera je pense qu'il faut accepter de voir les dangers qui sont et d'essayer d'être plus concret on a des battues une demi-heure c'est rien de concret c'est dommage mais oui c'est dommage ce qui me fait vraiment sourire je vous assure c'est lorsqu'on parle du fond lorsqu'on est rompu à la réalité vous avez toute une génération qui court après le buzz et qui est vous avez parlé de brutalité qui sont systématiquement dans soit la critique négative ou soit et moi je ne suis pas je je n'ai pas dans cette conflit mais je n'ai pas compris merci messieurs je comprends rien je comprends rien d'expliquer c'est à vous pardonnez-moi et maxime va annoncer un un duel à venir sans
Karim Bouamrane