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DébatLCP — Lundi, c'est politique (sur Podcast)· 22 octobre 2024 57 minContradictoireActualité / polémiqueImmigration & asileBudget & impôtsÉconomie & entreprisesInstitutions & élections

Sébastien Chenu : "Bruno Retailleau est un beau parleur"

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 33 %Attaque 49 %Défensif 19 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 74 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:17OuverteRéponse directe

    Dans ce genre de drame, est-ce que vous dites aussi que la justice doit être sévère, voire même exemplaire ?

  • 4:23FerméeRéponse directe

    Vous avez une députée accusée de téléphone au volant avec un permis nul depuis 2009. Est-ce que vous allez la sanctionner ?

  • 5:56OuverteRéponse partielle

    Le ministre de l'Industrie a menacé Sanofi de sanctions si la production de Doliprane s'arrêtait. Vous aviez demandé le blocage de la vente. Êtes-vous rassuré ?

  • 6:18RelanceÉludée

    Ce n'est pas exactement ce qu'on avait demandé. Vous êtes rassuré aujourd'hui ?

  • 7:54RelanceRéponse directe

    On va commencer par le budget. Clémence Guettet de la France insoumise fustige l'alliance du RN et des macronistes sur le budget. Pourquoi avez-vous voté avec eux ?

  • 8:25RelanceRéponse directe

    Pourquoi avez-vous voté avec les macronistes, avec la droite, avec ce qu'on appelle le bloc central ? Comment justifiez cela ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 5:56Invité politiquePromesse
    « Ce matin de la production, et je vais le préciser à chaque engagement, est assorti d'une sanction qui peut aller jusqu'à 40 millions d'euros si d'aventure la production devait s'arrêter. »
  • 8:33InvitéFait
    « Mais pour empêcher le délire fiscal de l'extrême-gauche. »
  • 9:03InvitéFait
    « Vous savez, je me souviens de Jean-Luc Mélenchon qui passait un peu par-dessus bord l'idée de rembourser la dette. Qui disait, mais ce n'est pas grave, la dette... »
  • 9:15InvitéFait
    « Celle qu'ont creusé les macronistes, un peu ceux qui étaient avant eux aussi, mais sur lesquels ont accéléré les macronistes, elle met la France dans un sale état. »
  • 10:26InvitéFait
    « Quand vous avez un texte qui est amendé de façon défavorable, vous ne le soutenez pas. »
  • 10:29InvitéFait
    « Moi, je suis désolé de vous dire que je considère que les Français payent assez cher. Parce qu'il n'y a pas que les gens très riches qui prennent l'avion. »
  • 11:51InvitéPromesse
    « Sur la flat tax, soyez rassurés, on est pour un plafonnement à 60 000 euros, d'ailleurs, et c'est ce qu'a dit aussi Jordan Bardella. »
  • 12:10InvitéFait
    « Juste sur la finalité globale, bien sûr qu'on a une conscience sociale qui est plus aboutie que la droite libérale, parce qu'on considère que l'argent doit bénéficier à ceux qui travaillent dans notre pays et que leur effort doit être récompensé. »
  • 12:31InvitéChiffre
    « Je le dis parce que l'OFCE vient de sortir d'ailleurs un chiffrage qui montre que la croissance serait abîmée par le budget Barnier. »
  • 16:38InvitéFait
    « C'est sur la désindexation des retraites. Ça, c'est non. »
  • 16:57Invité politiqueFait
    « Le compromis proposé par Laurent Saint-Martin de ne pas désindexer les petites retraites. »
  • 18:59InvitéFait
    « Le dérapage budgétaire est totalement unique, scandaleux et inexplicable. »
  • 20:32InvitéChiffre
    « Le conseil économique et social c'est 45 millions d'euros. »
  • 27:50InvitéFait
    « Je connais ce discours qui en général est tenu par les grands patrons, ça leur permet de ne pas augmenter tellement les salaires finalement de dire faites venir de l'immigration. »
  • 28:17InvitéFait
    « il y a tant de chômeurs y compris d'ailleurs chez des gens qui n'ont pas la nécessité française qui sont immigrés qui sont beaucoup plus au chômage d'ailleurs que les français »
  • 31:07InvitéChiffre
    « comment un pays comme la France peut accueillir 500 000 personnes par an »
  • 36:38InvitéFait
    « que les demandes d'asile soient faites dans les pays d'origine »
  • 40:16InvitéChiffre
    « les crédits sur la lutte contre l'immigration clandestine ils passent de 300 à 173 millions d'euros »
  • 49:53InvitéFait
    « le réchauffement fait l'objet de débats scientifiques »
  • 50:02InvitéFait
    « la canicule due au réchauffement c'est un mensonge »
  • 50:06InvitéFait
    « les changements climatiques sont-ils dus aux actions humaines ? la réponse est non »
  • 53:53InvitéFait
    « vous pratiquez précisément l'écologie punitive »
  • 54:00InvitéChiffre
    « laisser 10 millions de français en précarité énergétique »
  • 54:08InvitéFait
    « vous proposez la supprimation du DPE »
  • 54:19InvitéFait
    « vous avez été le seul groupe de tout le Parlement à voter contre le moratoire sur l'exploitation minière des fonds marins »
  • 54:31InvitéChiffre
    « si on n'agit pas d'un point de vue écologique, c'est 250 millions de migrants qu'on va avoir dans notre pays dans les années à venir »

Temps de parole

  • Invité68 %
  • Présentateur14 %
  • Invité 26 %
  • Invité 35 %
  • Sébastien Chenu3 %

2,3 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Il est l'une des figures les plus connues du Rassemblement National, venu de la droite il y a déjà quelques années. Il est vice-président du parti élu du Nord. Avant la dissolution, il a aussi été vice-président de l'Assemblée Nationale. Aujourd'hui, il est chargé d'en vérifier les comptes. Sébastien Chenu est l'invité de LCP, l'indice est politique. Sébastien Chenu, merci d'être sur le plateau de l'indice est politique. Avec moi pour vous interroger, Bérangère Bond, journaliste politique à France Info, Étienne Girard, rédacteur en chef du service Société Al'Express, Clément Méric, journaliste à LCP. Bonsoir à tous les trois. Bonsoir. Et puis bonsoir Hugo, Hugo Couturier, Hugo Auperchoir.

Vous allez nous faire remonter tout ce qui passe sur la chaîne Twitch LCP Assemblée Nationale, les interrogations, les interpellations qui concernent notre invité Sébastien Chenu. Et avec vous Sébastien Chenu, on va évidemment commencer tout à l'heure avec le budget 2025 en discussion à l'Assemblée Nationale dès ce soir, juste après cette émission. Les débats s'annoncent tendus. Du projet de loi immigration promis par le gouvernement pour l'année prochaine et puis du Rassemblement National, notamment Marine Le Pen en procès. Un peu plus tard dans l'émission, nous rejoindra une invitée pour débattre avec vous. D'écologie.

Lors de la présidentielle, on se souvient que Marine Le Pen disait vouloir démonter les éoliennes. Le discours a changé. On en reparlera tout à l'heure. La mort d'abord d'un cycliste de 27 ans, plein Paris, dans l'huitième arrondissement, victime d'un chauffard au volant d'un SUV, continue de susciter l'émotion et l'indignation. Des rassemblements ont eu lieu dans près de 300 villes aux communes samedi, chaque fois pour dénoncer les problèmes de sécurité que rencontrent les vélos face aux voitures. Cet après-midi, le ministre des Transports, François Durovray, a reçu des représentants d'associations de cyclistes.

1:48
Invité

Des cyclistes toujours sous le choc. J'ai été confronté de nombreuses fois à ce genre de situation, d'agression, de personnes motorisées qui ont eu un comportement agressif, qui ont voulu me rouler dessus, qui ont voulu me faire du mal. J'ai découvert, en faisant du vélo dans Paris, la possibilité de me faire insulter. Un monde d'insultes, d'agressions.

2:12
Présentateur

Sébastien Chenu, le conducteur du SUV qui a tué Paul Verry, a été mis en examen pour meurtre, écroué. Dans ce genre de drame, est-ce que vous dites aussi que la justice doit être sévère, voire même exemplaire ?

2:23
Invité

Bien sûr que la justice doit être sévère. Il s'agit d'un meurtre. Je crois que c'est pour cela qu'est poursuivie la personne qui a tué Paul. Personne connue des services de police, donc qui avait déjà des antécédents et qui, je l'espère, sera fortement condamnée. On note une hausse importante des accidents de vélo dans Paris. Il y a une accidentologie de plus en plus importante parce que plus il y a de vélo, évidemment, plus la conflictualité avec les voitures est forte. Il y a une politique de prévention, je pense, nécessaire à expliquer. Souvent, on dit que les véhicules commettent effectivement des infractions et se comportent mal vis-à-vis des vélos.

Souvent, les gens qui sont à vélo ne se comportent pas toujours très bien non plus. Évidemment, ça ne doit pas causer la mort. Évidemment, tout ça doit être traité.

3:16
Présentateur

Ça soulève un autre débat, puisque vous parlez de voitures. C'est la place des voitures de grosses cylindrées en ville.

3:20
Invité

Faut-il interdire les SUV en ville ? Non, mais Paul aurait été renversé par une voiture qui n'était peut-être pas plus lourde, écrasée, puisqu'il y avait visiblement une volonté. Mais le débat, il est maintenant celui-là. Interdire les SUV en ville. C'est ce que dit par exemple Yann Brossat qui est à jour envers de Paris. Non, mais avec Yann Brossat, de toute façon, tout doit être interdit au bout d'un moment. Vous ne vous dites pas. C'est le petit côté totalitaire, d'ailleurs, des élus communistes. C'est qu'il y a toujours une idée d'interdire quelque chose. Vous ne voulez pas interdire les SUV en ville ?

Non, mais comme je suis contre les ZFE, je pense que quand les gens ne sont pas convaincus de quelque chose, ils ne le font pas. Donc je pense qu'il y a des politiques, évidemment, de prévention, des politiques de conviction. Mais on ne va pas non plus mettre Paris sous cloche et empêcher... Paris ou d'autres villes, d'ailleurs. Ou d'autres villes de rouler. D'abord, ça a peu d'effet sur la pollution, en réalité. Et puis, il y a une vie économique qui doit être maintenue. Je ne crois pas que l'interdiction, toujours, je sais pas qu'il y a un problème dans notre société, on répond par un panneau sans s'interdit. Je pense qu'il faut se calmer avec ça.

Hugo, ça fait réagir, évidemment, beaucoup. Oui, ça fait réagir, mais aussi sur les questions des délits routiers. Vous avez, vous, une députée qui est accusée, qui a été interpellée, téléphone au volant et avec un permis nul qui n'a plus de point depuis 2009. Pardon, c'est Christine Angrand. Est-ce que vous allez la sanctionner ? Elle aurait pu tuer quelqu'un avec ce téléphone au volant ? Est-ce qu'il y a une sanction ? Bon, elle conteste ça. Donc, il ne faut pas prendre les choses aussi pour acquises. Vous n'avez pas, je pense, tous les éléments. Moi, j'en ai un certain nombre et que Christine Angrand fera valoir. En tous les cas, elle doit...

4:53
Présentateur

Qui la disculpe un peu, vous voulez dire ?

4:55
Invité

Oui, et puis elle conteste ça. Je ne veux pas rentrer dans les détails. Ça ne la regarde qu'elle et finalement la justice. À partir du moment où elle commet une infraction, elle doit s'en justifier. Concernant la phase politique, si elle est condamnée par la justice, eh bien nous, nous prendrons une sanction à la mesure de cette condamnation. Il y a une gradation. Elle passera devant le bureau de notre groupe à l'Assemblée nationale. Il y a des suspensions d'un certain nombre de temps. Souvenez-vous, Adrien Quatennens avait été suspendu trois mois pour avoir violenté sa femme.

Bon, si Christine Angrand a conduit sans permis, elle sera sanctionnée à la hauteur de ce délit, y compris probablement par le bureau de notre groupe. Sanofi va bel et bien vendre Opela, sa branche médicaments grand public, à un fonds d'investissement américain.

5:40
Présentateur

Une opération à 16 milliards. La Banque publique d'investissement BPI France va acheter jusqu'à 2% du capital. Une façon pour l'État de garder l'œil sur l'avenir du groupe. Ce matin, le ministre de l'Industrie, Marc Ferracci, a mis en garde Sanofi pour que le Doliprane continue à être fabriqué en France.

5:56
Sébastien Chenu

Ce matin de la production, et je vais le préciser à chaque engagement, est assorti d'une sanction qui peut aller jusqu'à 40 millions d'euros si d'aventure la production devait s'arrêter.

6:08
Présentateur

Sébastien Chenu, vous avez entendu ce qu'a dit le ministre de l'Industrie. Il faut que la production soit en France. Il y aura du Doliprane pour tout le monde. En gros, je le résume. Vous aviez demandé, vous, le blocage de la vente.

6:18
Invité

Au vu des engagements de Sanofi et des pressions du gouvernement, est-ce que vous êtes rassuré aujourd'hui ? Ce n'est pas exactement ce qu'on avait demandé. Moi, j'avais demandé qu'on active le décret Montebourg. C'est-à-dire qu'avant de vendre un actif qui est jugé comme stratégique en matière de santé, il puisse y avoir un accord préalable. Ce n'est pas ce qu'a fait le gouvernement. Est-ce que vous êtes rassuré ? D'accord, bien sûr. Le gouvernement nous avait dit qu'il trouvait ça intéressant. Et puis finalement, je vois que ce n'est pas ce qu'il fait. Moi, je crois qu'en réalité, ce n'est pas très rassurant. On nous donne des garanties qui sont très peu...

qu'on va voir dans le temps au fur et à mesure s'effacer. Parce que c'est pour jusqu'à 5 ans, on va dire. Et puis, on a déjà vu dans le passé qu'au-delà de 5 ans, il y a une délocalisation qui s'opère, il y a un nombre d'emplois qui diminue. Donc voilà, moi, je pense que le décret Montebourg, que le gouvernement a toujours du mal à activer, voire n'a jamais activé. Puisqu'il n'est pas activé, la France insoumise dit, dans ce cas-là, il faut nationaliser Opela. Vous fermez la porte à cette proposition ? On peut étudier le fait de prendre une participation. Et je crois que le gouvernement... Nationaliser, non. Mais ça coûte des milliards d'euros que de nationaliser Sanofi.

16 milliards, en l'occurrence, si on prend le prix du marché. À aucun moment. Il faut aussi voir quels sont les outils que nous avons entre les mains. Prendre des participations, ça peut s'étudier. Ça peut être intéressant, je pense. Mais nationaliser, non. Il y a la capacité à activer un décret. La nationalisation d'Opela, ou plus simplement de Sanofi, en réalité, me semble être un peu aventureuse. Sébastien Chenu.

7:46
Présentateur

La parole est maintenant à Bérangère Bonte, donc de France Info, Étienne Girard de l'Express, Clément Méric de LCP et Hugo, Hugo Perchoir, quand il veut, ou presque. On va commencer par le budget, Clément, avec vous. Et d'abord, on va écouter Clémence Guettet, qui est une figure de la France insoumise que vous connaissez, c'est une collègue à vous, qui fustige l'alliance du RN et des macronismes sur le budget.

8:09
Invité

Il y a une chose de l'enseignement qu'on peut tirer de cette commission des finances qui s'est passée la semaine dernière, c'est qu'il y a maintenant une alliance qui est très claire, que les Français doivent absolument comprendre, qui va de la macronie, en passant par la droite, jusqu'à l'extrême droite, pour faire les poches de toujours les mêmes personnes, c'est-à-dire le grand nombre.

8:25
Sébastien Chenu

Alors Sébastien Chenu, ce sont les voix du RN qui ont permis de rejeter ce projet de loi de finances en commission. Pourquoi avez-vous voté avec les macronistes, avec la droite, avec ce qu'on appelle le bloc central ? Comment est-ce que vous justifiez cela ?

8:39
Invité

Mais pour empêcher le délire fiscal de l'extrême-gauche. Ce budget, on va pouvoir en parler, il n'est pas cohérent, il n'est pas ambitieux, il est dans la même logique macroniste, c'est pour ça que nous on votera contre un budget pareil. Mais il était hors de question d'accepter un budget qui a été amendé par un certain nombre d'amendements issus de l'extrême-gauche, et qui fait totalement vaciller, évidemment, notre pays, qui l'entraînerait dans un mur budgétaire. Vous savez, je me souviens de Jean-Luc Mélenchon qui passait un peu par-dessus bord l'idée de rembourser la dette. Qui disait, mais ce n'est pas grave, la dette...

Alors non, nous, nous considérons qu'une dette, ça doit se rembourser. Celle qu'ont creusé les macronistes, un peu ceux qui étaient avant eux aussi, mais sur lesquels ont accéléré les macronistes, elle met la France dans un sale état. Permettez-moi de le dire. Sébastien Chenu, vous parlez de délire fiscal de l'extrême-gauche,

9:26
Sébastien Chenu

mais vous avez voté et vous avez obtenu, avec la gauche, les hausses de plusieurs taxes, la flat tax, l'exic tax, un impôt sur les superdividendes, un impôt sur les rachats d'actions, et finalement, toutes ces victoires que vous avez obtenues, vous y avez renoncé en rejetant ce projet de loi de financement.

9:40
Invité

Où est la cohérence ? Non, parce que ça va revenir en hémicycle, vous le savez bien. Là, on est en commission.

9:44
Sébastien Chenu

Vous êtes en train de dire que ça ne sert à rien de débattre en commission ?

9:46
Invité

Si, ça sert à mettre dans la lumière, exactement. Quand nous, on obtient, par exemple... Vous vous battez pour des combats précis qui correspondent à des engagements de vos électeurs. Quand on obtient des résultats en commission, il faut les pérenniser par un vote en hémicycle. Vous le savez bien. Donc, ça met en lumière. Mais quand je vois que la gauche avait pour obsession de taxer à nouveau les héritages, c'est-à-dire le fruit du travail de beaucoup de Français, eh bien oui, nous nous opposons à un budget dans lequel il y aurait une taxation. Ah oui, quand même, que c'est percutant.

10:13
Présentateur

Voter des textes en commission, puis au moment du vote final, hop, le RN vote contre.

10:17
Invité

Les mêmes textes et les mêmes depuis plusieurs années. Enfin, c'est tout à fait logique. Quand vous avez un texte qui est amendé de façon défavorable, vous ne le soutenez pas. Or, ce texte, ce projet de budget, il y avait une taxation aussi sur le transport aérien. Moi, je suis désolé de vous dire que je considère que les Français payent assez cher. Parce qu'il n'y a pas que les gens très riches qui prennent l'avion. Demandez d'ailleurs à ceux qui font des allers-retours pour des raisons familiales, etc. Ne serait-ce qu'avec l'outre-mer. La taxation sur le transport aérien me semblait complètement indécente. Les pauvres, ils ne prennent pas le jet, M. Chenot.

Mais je ne vous parle pas de jet, je vous parle d'avion. Je ne sais pas comment vous partez. Les jets, c'est des avions. Non, mais je ne vous parle pas de jet. Mais là, on n'est pas sur uniquement la taxation des jets, M. Voyon. Mais certains proposent la taxation des jets. Vous avez vos décomptes au Sénat. Ne soyez pas caricatural. La taxation sur les billets d'avion, c'est ce que payent les gens qui prennent l'avion pour aller pour des raisons familiales, en vacances, etc., pouvoir se déplacer. C'est un certain nombre de Français qui ne sont pas des milliardaires qui voyagent en jet, qui prennent simplement l'avion comme vous et moi, nous le prenons parfois. Etienne ?

Sébastien Chenu, justement, parlons de votre ligne économique au RN.

11:18
Présentateur

Vous avez toujours défendu une ligne sociale en faveur des classes populaires, des classes moyennes. Récemment, quand on écoute Jordan Bardella, le président de votre parti, on entend quelque chose de plus libéral. J'ai aussi dit ses propos dans le Figaro. Ce matin, nous devons déverrouiller les contraintes qui pèsent sur la croissance, moderniser notre économie. D'ailleurs, il est contre l'augmentation de la flat tax, qui profite au plus aisé. Le RN a toujours été pour la suppression de la flat tax. Est-ce qu'il y a deux lignes économiques au RN ?

11:49
Invité

Sur la flat tax, soyez rassurés, on est pour un plafonnement à 60 000 euros, d'ailleurs, et c'est ce qu'a dit aussi Jordan Bardella. Donc, vous voyez, c'est toujours... Il n'en a pas parlé. Non, mais d'accord, mais il n'en a pas parlé, parce que vous ne lui posez pas la question de faire... Non, on s'est abstenu en commission sur la flat tax.

12:01
Sébastien Chenu

Philippe Tanguy a dit qu'il était pour l'amendement... Pour une caisse de pression de la flat tax.

12:05
Invité

Non, non, non, il n'a pas été voté. Il n'a pas été voté par notre groupe. Juste sur la finalité globale, bien sûr qu'on a une conscience sociale qui est plus aboutie que la droite libérale, parce qu'on considère que l'argent doit bénéficier à ceux qui travaillent dans notre pays et que leur effort doit être récompensé. Mais nous sommes favorables à la croissance, contrairement à l'extrême gauche qui milite pour une sorte de décroissance de notre système économique. Nous nous considérons que l'économie française doit se nourrir de la croissance. Je le dis parce que l'OFCE vient de sortir d'ailleurs un chiffrage qui montre que la croissance serait abîmée par le budget Barnier.

Donc nous, nous considérons que créer des emplois, innover, inciter à développer la recherche, par exemple, on ne supprime pas de crédit sur la recherche, eh bien ce sont des voies, des pistes qui permettent effectivement une meilleure santé économique de notre pays. Vous appuyez sur le fait qu'il pourrait y avoir deux lignes de tendance,

12:57
Présentateur

je dirais, sur l'économie au RN, c'est ça ? Bien sûr, on a l'impression qu'il y a une ligne tout à fait sociale qui se dirige vers les classes populaires. Jordan Bardella propose un chemin qui semble un peu différent. Il parle sans cesse d'aider plutôt les entreprises, d'avoir une politique qui va permettre

13:15
Invité

de libérer les énergies. Alors vous faites quoi ? Vous faites les deux en même temps ? C'est le retour en même temps à la sauce RN ? Non, en fait, on nous fait le coup à chaque fois sur... Il y avait un Front National du Nord, un Front National du Sud à l'époque, un RN conservateur, un RN qui l'est moins, etc. Aujourd'hui, c'est tout en même temps. Non, non, mais la réalité, c'est que nous, on est pragmatique. On cherche à savoir où est l'utilité.

On n'est pas des dogmatiques, c'est-à-dire que comme l'extrême-gauche avec un espèce de dogme qui dit qu'il faut faire rendre gorge à tout le monde, il faut taxer tout le monde, qui sont les dingues de la taxe, on n'est pas dans cette école par exemple la réforme des retraites, on considère que c'est une injustice et on considère que l'État doit jouer son rôle de correcteur. En tous les cas, s'il ne le fait pas, c'est le législateur, en tout cas le Rassemblement National, qui va le faire. Donc, on n'est pas des idéologues.

Alors, peut-être que quand on sort d'années de Macronie où c'était l'ultralibéralisme, où c'était le ruissellement qui n'a pas eu d'effet, évidemment, ça paraît bizarre que les gens cherchent Alors, vous dites ultralibéralisme,

14:12
Présentateur

mais vous êtes des libéraux, cependant, au RN.

14:14
Invité

On est pour l'économie de marché. Vous êtes des libéraux. On est pour l'économie de marché. Vous êtes des libéraux. Non, mais ça veut dire quoi des libéraux ? On n'est pas pour le libéralisme à tout craint. On est pour une économie qui s'y soit régulée par le rôle de l'État dans un certain nombre de domaines. 100 milliards d'allègements de charges, ça s'écrit dans le programme économique que vous avez présenté aux gens des parlementaires. Ça s'appelle un peu du libéralisme. Et puis quand en face, on se retrouve avec le contre-budget qui nous parle beaucoup de pouvoir d'achat, reconnaissez que c'est un peu compliqué de s'y retrouver. Non. Que doit penser l'électeur du RN qui nous écoute ?

Vous êtes pour l'offre ou pour la demande ? Vous êtes libéral ou social ? Vous êtes... Mais pourquoi voulez-vous, chère madame, nous faire rentrer dans une case... Eh bien, pour essayer de comprendre... Non, mais l'une des cases... On a besoin de la place d'un directeur. L'une de ces deux cases qui n'ont jamais fonctionné. Les 100 milliards d'allègements de charges pour les entreprises, ça ne se matche pas bien avec la priorité du pouvoir d'achat. Madame, nous avons dit tout pour les PME, tout pour les TPE. C'était le langage, d'ailleurs, qu'utilisait Marine Le Pen pendant sa campagne présidentielle.

Et dans les milliards d'euros d'abaissement de charges pour les entreprises, elle concerne les TPE, les PME. Et puis, nous avons dit que les grands groupes qui faisaient des sur-profits, pas des profits, qu'une entreprise fasse du profit, c'est tout à fait normal, c'est même nécessaire, mais celles qui font des sur-profits, nous allons les mettre à contribution. Nous avons visité la fiscalité. Quand nous considérons qu'il faut taxer, effectivement, davantage des entreprises qui, parce que, pas par leur stratégie, mais par un effet domaine, ont pu faire des sur-profits, ce n'est pas très libéral. Avouez-le.

Et ça va concerner des grandes entreprises, notamment les fournisseurs d'énergie, par exemple. Ça pourrait concerner aussi la consommation. Donc, vous voyez, vous ne pouvez pas nous enfermer dans une famille de pensée. Quand vous dites la consommation, c'est la grande distribution. La grande distribution. Vous ne pouvez pas nous enfermer dans une famille de pensée d'un côté ou de l'autre parce que nous sommes des pragmatiques. C'est vraiment où il faut voter. Et alors, le gouvernement, on lui prête en tout cas l'intention de, pourquoi pas, activer le 49.3 assez tôt dans la discussion à l'Assemblée, ce qui voudra dire motion de censure. Qu'est-ce que vous faites là ?

Bon, je trouverais moi dommage que le Premier ministre nous rappelle Elisabeth Borne ou Gabriel Attal en activant le 49.3 sans chercher... C'est un outil de la Constitution, mais... Je n'ai pas dit que ce ne l'était pas, madame. Je crois même que c'est un outil utile. Mais je pense qu'on est à un moment du débat démocratique dans lequel il faut plutôt essayer de convaincre et d'amender. En tous les cas, c'est le rôle que devrait avoir Michel Barnier qui n'a pas de majorité plutôt que d'essayer de brutaliser le Parlement et à travers lui la société.

Précisément, si on est un peu concret, quelles sont les lignes rouges sur lesquelles vous serez vigilant et qui déclencheraient ou pas votre vote de la motion de censure ? Je vous en donne une qui, par exemple, est très forte et dont on me parle d'ailleurs en circonscription toutes les semaines. C'est sur la désindexation des retraites. Ça, c'est non. Ça, un budget qui porterait en lui le report de l'augmentation des retraites est inacceptable. Le compromis

16:58
Sébastien Chenu

proposé par Laurent Saint-Martin

16:59
Invité

de ne pas désindexer les petites retraites. C'est quoi, les petites retraites ? C'est à partir de quand une petite retraite ? Il a dit 1 200, 1 200, 1 300, 1 500 euros. Dans ces zones-là, c'est à partir de quoi ? Non, mais moi, je pense qu'il ne faut pas désindexer les retraites. Il n'y a pas de choix à faire. Je pense que... Donc, voter la motion de censure en cas de désindex. Attendez, on n'est pas sur la motion de censure, on est sur le vote du budget. Vote du budget, 49,3, et ensuite, peut-être, dépôt d'une motion de censure. Justement, est-ce que c'est une ruche ? Quelle que soit la... Ah oui, ça, je pense que ce n'est pas possible.

En fait, la philosophie qu'il y a derrière, c'est comment on peut demander des efforts supplémentaires aux Français quand l'État lui-même ne fait pas ces efforts supplémentaires pour compenser la gestion catastrophique sur laquelle on aura, je l'espère, quelques lumières bientôt, des finances publiques par ces années de macronisme, par ces gens dont on nous a dit pendant des années que c'était des champions toute catégorie, quand nous, nous étions des nuls absolus, c'était des champions, on allait voir ce qu'on allait voir. Petite parenthèse, on est en train de voir.

17:58
Présentateur

Parce que vous dites à propos, vous faites allusion

18:00
Invité

à la commission d'enquête parlementaire sur les comptes de l'État. Pour vous, qui doit être entendu en priorité ? Les ministres successifs de l'économie, des finances et des budgets. Mais vous remontez jusqu'à quand ? Déjà, depuis 2022, ça me semble nécessaire et peut-être un peu au-delà. Mais en tous les cas, Bruno Le Maire était déjà là auparavant, mais les ministres des budgets qui sont succédés, dont Gabriel Attal doivent à mon avis être entendus. Bien entendu. Parce que si vous voulez, il y a deux choix. Où ces gens se sont trompés dans leurs prévisions. Ce sont donc des nuls. Accompagnés de nuls. Vous savez ce que c'est la phrase de Mathieu dans la Bible.

Des aveugles qui conduisent des aveugles. Où ce sont des gens qui n'ont rien vu, pas vu clair, c'est dramatique pour la France de les avoir à la tête de notre pays. Où ce sont des gens ou qu'ils ont menti ? L'un n'empêche pas l'autre. Alors expliquez-nous. On peut être tellement nul qu'à la fin, on envisage de mentir aux Français pour cacher cette nullité. On va voir. Mais j'espère qu'il y aura une réponse. Je vais vous dire parce que le dérapage auquel on assiste est unique dans l'histoire de notre pays. Unique sur une année. Le dérapage budgétaire est totalement unique, scandaleux et inexplicable.

Et la question que se posent les Français, ce que les habitants m'ont dit toute la semaine encore en circonscription, mais où va cet argent ? Où va notre argent ? Et c'est à nous, Français, qu'on va demander de faire des efforts. Et c'est ce que vous étiez en train de me dire. on va demander aux gens d'accepter de ne pas augmenter leur retraite, leur petite retraite pour compenser toutes ces années où l'argent public a été distribué quelque part. Pas d'effort du gouvernement sur les agences d'État, sur les opérateurs de l'État. Est-ce qu'il n'y a pas des moments où aussi la charge qui n'est pas symbolique parce que sur les agences d'État ce sont des milliards d'euros ?

Mais est-ce qu'il n'y a pas aussi des symboles qu'ils auraient dû manier ? Justement,

19:37
Présentateur

quelles agences à supprimer alors ? Vous êtes pour la supprimer de l'agence ?

19:40
Invité

On a une liste dont on pourrait parler mais par exemple la CREU, le comité de régulation de l'énergie nous semble être un organisme qui vend finalement notre outil énergétique plutôt que de le gérer au mieux. Oui mais c'est aussi c'est un organisme qui me dit au gouvernement attention il ne faut pas augmenter trop vite. Mais de toute façon quand on les écoute il ne faut rien couper il ne faut rien changer. La CREU vous changez ou vous la supprimez ? La CREU on la supprimerait. Mais on peut les fusionner. Il y a des tas de... Regardez dans le passé il y a eu des... Je repense à ça parce que je crois que c'est Ubifrance à Bercy qui avait fusionné deux opérateurs de l'État.

Je ne vais pas rentrer dans le détail sur la CREU mais je pense qu'effectivement on peut fusionner un certain nombre d'agences. Le nombre de délégués interministériels les conseils économiques et sociaux qu'ils soient nationaux ou qu'ils soient régionaux mais sincèrement... Vous les supprimez ces conseils économiques et sociaux ? Oui je pense que ça n'a plus aucune utilité à part caser des copains. Le conseil économique et social c'est 45 millions d'euros. Là on est dans le symbole voyez-vous mais quand on demande aux Français des efforts et bien peut-être qu'il y a aussi des symboles à montrer, à utiliser.

Regardez on a réussi à faire reculer le gouvernement sur l'augmentation de l'aide médicale d'État. Ils avaient prévu d'augmenter de 100 millions d'euros l'aide médicale d'État où la pression aussi a été mise sur le train de vie de l'Assemblée nationale du Sénat et de l'Élysée. Tout ça est en recul c'est-à-dire qu'il n'y aura pas d'augmentation de ces budgets. Ce n'est pas avec ça qu'on répare le déficit de la France mais quand même c'est le minimum quand on demande aux Français des efforts. Juste avant de passer

21:06
Présentateur

la parole à Hugo

21:07
Invité

quand vous dites que du coup

21:08
Présentateur

le budget de l'Assemblée ne va pas augmenter vous qui êtes chargé de la purement des comptes vous dites que c'est bienvenu vous ne craignez pas

21:14
Invité

d'avoir moins de moyens pour travailler en tant que député ? Non mais je pense que la sobriété budgétaire est nécessaire. Moi je suis en train de me pencher justement sur le budget de l'Assemblée nationale c'est le premier exercice que je vais regarder. Et est-ce que vous découvrez des choses qu'il faut... Est-ce que l'Assemblée doit être un endroit dans lequel on fait du théâtre dans lequel... Quel est le coût de tout ça ? Je ne sais pas et je ne fais pas de procès. Je veux regarder s'il y a des marges de manœuvre s'il y en a et bien je le dirai. Par exemple quand la présence

21:44
Présentateur

de l'Assemblée

21:45
Invité

fait venir des citoyens à l'Assemblée ou fait des événements à l'Assemblée vous dites que ça ça ne sert à rien. Mais que les citoyens viennent à l'Assemblée que les Français viennent à l'Assemblée sont chez eux. Non mais quand par exemple ça fait venir des statuts dans la cour vous dites que ça ne sert à rien. Est-ce que tout ça a un impact budgétaire ? Est-ce que cet impact budgétaire il est symbolique ou est-ce qu'il a des conséquences ? Est-ce que lorsqu'on fait ça on ne fait pas par exemple les travaux puisque l'Assemblée a été inondée ?

Est-ce que tous les déplacements qu'on fait à l'Assemblée nationale tous les députés qui partent aux quatre coins du monde ou la présidente qui va aux quatre coins du monde aussi ? Eh bien c'est à regarder je ne sais pas si l'Assemblée nationale est un outil de diplomatie. Quand je dis je ne sais pas je me pose la question au contraire. Je sais mais c'est un vrai débat et c'est intéressant d'ailleurs comme débat. Hugo Le diagnostic on l'aura quand ?

Là on doit notre commission donner le quitus pour les comptes passés mais je n'ai pas pu entendre les questeurs sur les comptes passés puisqu'on est arrivé avec la dissolution donc ce sera en fin d'année prochaine je regarderai ça en 2025 au mois de mai-juin 2025 je serai capable On aura un état des lieux un audit Oui mais les questeurs le font aussi de toute façon.

22:43
Sébastien Chenu

Hugo Ça réagit beaucoup

22:45
Invité

dans le chat sur ce que vous dites sur l'économie etc. Il y a plusieurs remarques qui disent c'est quand même un peu culotté de la part du RN de faire des leçons sur les finances quand vous êtes en procès pour détournement d'argent public avec l'argent de l'Europe Ça on va y revenir tout à l'heure Qu'est-ce que vous répondez du coup à ces commentaires à ces critiques ? Non mais d'abord on en parlera tout à l'heure si vous le souhaitez il n'y a pas d'enrichissement personnel il n'y a pas d'emploi fictif etc.

Alors on mélange tout et n'importe quoi Oui mais de toute façon les gens mélangent ça Parce que nous nous nous battons pour faire reconnaître notre bien fondé dans cette affaire-là On n'est pas sur les comptes de la France Les comptes de la France on est en train de dire De l'Europe c'est quand même important aussi Non mais on n'est pas sur les comptes de l'Europe Nous on considère qu'on nous fait un mauvais procès On va y revenir tout à l'heure On va y revenir tout à l'heure Donc je ne vois pas le souci Une question sur le budget ? Alors moi j'en ai une sur le budget

23:31
Présentateur

parce qu'il y a l'idée d'une motion de rejet qui a été déposée par la France insoumise Mais la France insoumise se pose la question en se disant peut-être que la motion de rejet on pourrait la retirer parce que si c'est rejeté

23:43
Invité

effectivement ça part directement au Sénat et l'Assemblée ne débat plus Vous souhaitez-vous ce retrait de la motion de rejet ? Oui parce que moi je souhaite qu'on examine le budget Vous souhaitez le retrait ? Oui et on a annoncé que nous on votera contre cette motion de rejet On souhaite travailler sur le budget On souhaite en débattre On souhaite mettre dans la lumière Et ce sera un service quand même encore une fois que l'extrême-gauche après avoir fait élire et réélire Emmanuel Macron et ses députés rendrait encore à la minorité gouvernementale C'est-à-dire que si on votait une motion de rejet si elle votait une motion de rejet on n'examinerait pas le projet de budget Ce serait dommage

24:13
Présentateur

Béangère ?

24:14
Invité

Dans ce contexte budgétaire on sait que vous allez vous allez défendre un texte pour abroger la loi sur les retraites le 31 octobre Dans ce contexte budgétaire un départ à 60 ans et même 58 pour les carrières longues puisque c'est ce que vous voulez coûte 30 milliards d'euros Est-ce que c'est bien raisonnable ?

Mais madame la question des retraites c'est un projet de société c'est savoir combien on consacre finalement de notre produit intérieur brut à la question des retraites et quelles sociétés on veut Ce ne sont que des arbitrages et des choix de société Mais bien entendu et celui-ci il est excessivement important en particulier vous l'avez dit pour les carrières longues en particulier pour les gens qui commencent à travailler avant 20 ans qui sont souvent dans des métiers manuels dans des métiers difficiles et qui ont le droit je pense quand ils ont 40 annuités car il ne faut jamais perdre ça de vue quand ils ont 40 annuités de pouvoir partir à 60 ans donc c'est ce que nous développons et puis ensuite il y a une graduation jusqu'à 42 annuités pour partir à partir de 62 ans en tout état de cause le projet qui est le nôtre il fait gagner deux ans un an selon les années auxquelles on entre sur le marché du travail par rapport à la réforme actuelle donc ça veut dire que quand on rentre sur le marché du travail on pourra en sortir avant mais surtout en meilleure santé il y a beaucoup de gens qui terminent leur activité professionnelle en mauvaise santé et ça ça plombe aussi les comptes du projet Macron de la réforme Macron sur ce sujet sur cette niche parlementaire du Frontier en octobre vous avez écrit aux syndicats pour leur tendre la main pour leur demander de l'aide ils vous ont répondu ?

non non moi je le regrette vous espériez quoi honnêtement parce que à part le FO peut-être à part France Ouvrière peut-être tous ont appelé à voter contre vous tous disent on ne les a pas vus dans les manifestations à l'époque oui enfin qu'est-ce que vous espériez ?

on ne les a pas vus dans les manifestations quand les mêmes disaient il ne faut pas qu'ils viennent dans les manifestations on va très mal les recevoir mais vous n'avez pas apporté de soutien honnêtement mais écoutez moi je suis allé dans des manifestations madame moi je suis allé sur des piquets de grève moi je suis allé dans le nord plus d'une fois à chaque fois qu'il a fallu mais vous regrettez que les syndicats n'aient pas répondu ? mais c'est même pas regretter alors pourquoi ils ne vous répondent pas ?

mais c'est parce qu'ils sont parce qu'à leur tête ce sont des hommes et des femmes qui font de la politique politicienne qui ne défendent pas les salariés quand on est un syndicat français qu'on est financé aussi par le contribuable je vous rappelle que beaucoup de syndicats voire même tous sont financés par les français on se doit de répondre à la représentation nationale et d'entreprendre le dialogue minimum et minimal que celle-ci surtout lorsqu'il s'agit du premier groupe de l'Assemblée Nationale franchement vous pensiez vraiment qu'ils vous auraient répondu favorablement ?

s'ils avaient été moins conservateurs et moins sectaires je pense que ça aurait été à leur bénéfice c'est un piège que vous leur avez tendu car il y a beaucoup de syndiqués qui votent pour le Rassemblement National AFO, à la CGT à la CFTC à la CFDT il y a beaucoup de syndiqués qui votent pour nous moi j'en croise tous les jours et c'est vrai qu'ils ont très conscience qu'à leur tête ce sont des gens qui font de la politique et qui ne défendent pas les intérêts

26:57
Présentateur

donc c'était un piège que vous avez tendu au syndicat ?

26:59
Invité

non un piège ils acceptent de se faire piéger c'est un piège ils avaient une façon très simple de déjouer ce qu'ils auraient pu imaginer être un piège nous recevoir acter des accords ou des désaccords peu importe c'est ça la démocratie mais pas en tous les cas jouer à ce côté sectaire que les français voient

27:16
Présentateur

on va parler d'un débat qui va agiter certainement l'hémicycle mais pas tout de suite encore ce sera pour 2025 mais ça fait déjà débat c'est l'immigration c'est un sujet central chez vous au Rassemblement National et là-dessus Étienne Girard commence oui je voulais vous faire réagir à la phrase d'un grand patron vous croyez à l'initiative privée Carlos Tavares patron de Stellantis ex-Peugeot il y a quelques jours disait si la France veut augmenter sa richesse elle a besoin de migrants c'est vrai que l'industrie automobile et l'immigration

27:45
Invité

ont une histoire commune qu'est-ce que ça vous inspire ?

je connais ce discours qui en général est tenu par les grands patrons ça leur permet de ne pas augmenter tellement les salaires finalement de dire faites venir de l'immigration mais dans un pays comme le nôtre c'est des patrons exploiteurs c'est pas des patrons exploiteurs c'est qu'en fait ils jouent des intérêts financiers ils se disent en tout cas cyniques au moins cyniques c'est ça de l'ultralibéralisme en réalité moi je pense que dans notre pays où il y a tant de chômeurs y compris d'ailleurs chez des gens qui n'ont pas la nécessité française qui sont immigrés qui sont beaucoup plus au chômage d'ailleurs que les français est-ce qu'on n'a pas un effort à faire plutôt sur la formation est-ce qu'on n'a pas plutôt un effort à faire pour ramener ces gens vers l'emploi plutôt que de dire on va aller chercher des gens au bout du monde pour les faire travailler à bas coût mais c'est valable dans l'industrie de l'automobile mais c'est valable aussi dans des industries enfin pas dans des industries dans du commerce notamment la restauration et ça évite quoi ?

ça évite de traiter la question des salaires la question du logement la question des transports parce qu'évidemment quand vous êtes payé 1500-1600 euros à Paris pour travailler dans une brasserie vous ne pouvez pas vous loger à Paris ou dans une grande ville donc vous refusez ce salaire alors que des gens qui viennent du bout du monde qui sont malheureusement habitués à des conditions difficiles eux vont l'accepter mais il y a quand même un autre sujet c'est la motivation des salariés les étrangers ils ne sont pas payés

29:04
Présentateur

moins que les français si les patrons demandent à ce que des migrants viennent travailler dans certains postes dans certains métiers c'est parce qu'il n'y a pas de candidature du côté français c'est tout simplement pour ça qu'est-ce que vous répondez à ce qui dit ça ?

29:17
Invité

Monsieur je viens de vous donner trois leviers sur lesquels il faut travailler la formation quatre même la formation la rémunération la question du logement la question des transports quand vous traitez ces questions-là vous améliorez la possibilité pour des français de se saisir d'opportunités professionnelles qui sont valorisantes et vous n'avez pas besoin de faire venir de la main d'oeuvre du bout du monde

29:35
Présentateur

alors on va voir maintenant que cette semaine enfin il y a quelques jours plus exactement Michel Barnier et Bruno Rotaillot le ministre de l'Intérieur se sont rendus à la frontière franco-italienne pour parler d'immigration justement avec des limites il faudra pour nous une loi en France pour traduire dans la loi française plusieurs dispositions du pacte asile et immigration c'est pour ça qu'on a parlé avec le ministre de l'Intérieur d'une nouvelle loi immigration simplement pour beaucoup d'articles de ce pacte européen négocié depuis plusieurs années qui a abouti enfin il y a quelques mois soient appliquables en France Bérangère le pacte asile et immigration Bérangère a changé non non non Bérangère c'est sa place à l'étienne mais ça va revenir c'est des contrôles aux frontières extérieures de l'Union Européenne 10 000 agents sont prévus pour contrôler ces frontières et pourtant vous êtes contre ce pacte pourquoi ?

qu'est-ce que vous le reprochez ?

30:30
Invité

parce que c'est la répartition des migrants sinon si vous ne répartissez pas les migrants vous avez une amende voilà ce que concerne ce pacte asile et immigration et qu'il se saisit du problème par le mauvais bout de la lorgnette il y a plusieurs choses à faire si vous voulez d'abord éviter de se rendre attractif la France est un pays attractif parce qu'elle offre des soins de l'hébergement des prestations sociales assez facilement à ceux qui viennent du bout du monde pour la migration de santé vous avez des sources sur je ne les ai pas en tête je ne vais pas vous donner des chiffres que je n'ai pas en tête mais comment un pays comme la France peut accueillir 500 000 personnes par an ce chiffre là il est assez simple et il est assez simple à comprendre pour tout le monde quels que soient d'ailleurs les gens qui sont allés comment un pays peut assimiler 500 000 personnes par an donc vous êtes favorable

31:20
Sébastien Chenu

au renforcement du contrôle des frontières de l'Europe

31:22
Invité

avec Frontex

31:23
Sébastien Chenu

comme le prévoit le pacte asile d'immigration mais pas seulement

31:25
Invité

la double frontière dont parlait Jordan Bardella pendant l'élection européenne c'est celle-ci et d'ailleurs je crois que d'autres et c'est un tournant dans l'Union Européenne d'autres sont en train de s'en rendre compte c'est-à-dire qu'il faut que les frontières extérieures de l'Europe soient gérées et que évidemment Frontex ne soit pas une passoire l'ancien directeur général de Frontex qui est désormais un député du Rassemblement National un député européen l'a suffisamment dénoncé il a même été sanctionné lorsqu'il a essayé de rendre cette Frontex plus efficient donc il est contre le recrutement de 10 000 agents supplémentaires pour Frontex ?

non pas des agents mais monsieur ne voyez pas les choses à travers simplement un élément du dossier je vous ai dit ce pacte asile-immigration il relocalise de façon obligatoire dans les états il y a aussi des mesures pour lesquelles il y a des choses qui peuvent être une avancée mais que d'autres les contrebalancent et là ce qui les contrebalance est bien plus négatif tant que vous ne solutionnez pas la gestion des frontières extérieures la gestion des frontières intérieures comme vient de le faire l'Allemagne mais également que vous ne revoyez pas par exemple Schengen qui permet lorsque vous arrivez dans un pays européen de vous balader dans tous les pays européens et bien vous ne pouvez pas maîtriser votre immigration ou l'immigration

32:32
Présentateur

parlons de quelqu'un qui a essayé qui promettait de maîtriser l'immigration votre allié à l'échelle européenne en tout cas son gouvernement la Lega qui en fait partie est votre allié Georgia Meloni son bilan aujourd'hui c'est d'avoir régularisé 425 000 migrants en Italie elle a tenté de renvoyer 12 migrants d'Italie vers l'Albanie d'ailleurs un tribunal italien vient d'interdire

32:58
Invité

ce renvoi finalement sa méthode ça fait pchit c'est ça ?

Ecoutez j'ai pas l'impression puisque j'entends qu'elle est visiblement très populaire et que les résultats en matière d'immigration il y a quelques jours semblaient être pas ceux que vous décrivez exactement non mais ça veut dire quelque chose ça veut dire que si on veut reprendre le contrôle de l'immigration il faut constitutionnaliser le droit des étrangers sinon vous avez des autorités notamment celles auxquelles vous faites allusion mais chez nous ça pourrait être le conseil constitutionnel qui viendrait dégrader des prises de position en tout cas des décisions de l'état donc je pense qu'il faut constitutionnaliser le droit des étrangers pour ça il faut évidemment faire un référendum c'est d'ailleurs je crois que Michel Barnier portait lui-même la question du référendum sur l'immigration dans sa campagne des primaires si mes souvenirs sont bons vous demandez aux français je pense que c'est intéressant de demander de temps en temps leur avis aux français ce en quoi ils sont favorables ce à quoi ils sont favorables ils vous disent il faut moins d'immigration dans le pays on veut un référendum il faut expulser plus facilement ce qui se comporte pas

33:57
Présentateur

un référendum sur quoi ?

33:58
Invité

parce que c'est quoi la question du référendum ? un texte qui constitutionnaliserait le droit des étrangers dans notre constitution

34:03
Présentateur

un référendum c'est une question alors si vous voulez c'est sur un texte entier

34:06
Invité

oui d'accord Maastricht c'était quoi ? Maastricht on vous livrait moi chez deux c'était mon premier vote Maastricht 91 j'ai voté pour la première fois on vous livrait le pavé total en vous expliquant et les français se sont pris de passion pour ce débat sur Maastricht à l'époque le grand débat Philippe Séguin François Mitterrand il y avait une campagne extraordinaire dans notre pays et pourtant on vous livrait le document en disant

34:26
Présentateur

êtes-vous pour ou contre ? c'est très intéressant sur Maastricht comme après sur le traité de Lisbonne ça a été des grands documents il fallait répondre oui ou non à chaque fois les résultats ont été serrés vous n'êtes peut-être pas sûr de gagner un référendum

34:36
Invité

sur l'immigration mais on n'a pas peur parce qu'on pense que dans ces cas-là si vous le perdiez qu'est-ce que vous faites ? si on perd en cinq lignes devant le souhait du peuple français mais encore faut-il demander et non pas contourner son choix car la dernière fois qu'on a demandé son avis aux français et qu'ils ont répondu l'inverse de ce que souhaitait le système on a quand même appliqué ce que le système voulait

34:53
Sébastien Chenu

est-ce qu'une convention citoyenne sur l'immigration ou l'émigration ça pourrait être une solution ?

35:00
Invité

mais pourquoi voulez-vous inventer ? c'est pas inventer

35:02
Sébastien Chenu

ça existe déjà

35:03
Invité

pourquoi voulez-vous des conventions des réunions pourquoi pas le conseil économique et social qui nous donne son avis ? mais oui on le retrouve pourquoi pas que le conseil économique il serait utile ? faisons un référendum on a l'impression qu'on a peur de demander aux français mais pourquoi est-ce qu'il y a une peur ?

et moi sincèrement je cite souvent ma circonscription mais enfin les français se passionneraient pour ce genre de questions et se déplaceraient en nombre on a l'impression que quand on revient à Paris tout le monde nous dit oulala il ne faut pas faire de référendum sur l'immigration parce que peut-être les français ne voteraient-ils pas comme ici à Paris on aimerait qu'ils votent et bah tant pis il faut demander aux français ce qu'ils souhaitent une France des tours

35:40
Présentateur

une France des bourgs pour vous aussi ? vous pensez ça ?

35:42
Invité

bien sûr comme François Ruffin bien sûr alors des tours et des bourses c'est un peu caricatural mais je pense qu'il y a une France qui se satisfait une France qui va bien qui a profité notamment de la politique d'Emmanuel Macron qui n'est pas confrontée à ces problèmes-là et puis il y a la France qui est plutôt dans les grandes villes c'est ce que vous voulez dire ?

oui et qui est plutôt bien lotie et il y a une France qui ne regarde pas la réalité telle qu'elle est ou qui plutôt dit oui il faut faire de la place quand c'est aux autres de faire de la place et puis il y a la France qui subit qui se lève tôt le matin et qui subit et qui elle doit faire de la place la première demande qu'on nous fait dans nos permanences c'est pour le logement on n'a pas bien compris en tout cas je n'ai pas bien compris si vous êtes cette solution de transfert vers l'Albanie qu'a tenté l'Italie est-ce que vous vous êtes favorable à ça ?

c'est pas ce qu'on défend nous j'ai l'impression que c'est ce que défend Bruno Retailleau plutôt avec le recours à des pays de dits tiers nous on souhaite que les demandes d'asile soient faites dans les pays d'origine on a un réseau consulaire absolument international de très belle qualité en France je pense qu'on doit en profiter que les demandes d'asile soient faites dans ce réseau consulaire pour que les gens n'aient pas à traverser comment vous vous y prenez ? quelle méthode miracle vous avez avec un pays tiers qui ne veut pas reprendre ?

non mais on n'est pas pour ça madame c'est pas ce qu'on défend madame vous êtes en train de me faire la publicité de mesures que prônent d'autres donc je vous dis nous notre solution ce que nous demandons c'est que nous puissions établir des demandes d'asile depuis nos consulats à l'étranger ça veut dire vous ne reprenez pas l'idée vous ne reprenez pas l'idée d'envoyer des migrants qui se renforcent ailleurs ce n'est pas notre proposition on va regarder sauf que constitutionnellement là aussi on n'examine pas le droit d'asile ailleurs que sur notre sol et bien un consulat c'est quoi ? c'est pas le territoire français ?

si c'est une enclave française à l'étranger tous les consulats et les ambassades sont des enclaves et considérés comme telles quand vous poussez la porte d'une ambassade française vous êtes en territoire français madame

37:29
Présentateur

pardon Sébastien Chenu mais ce que vous dites ça marche si on empêche la migration dans les pays européens notamment en France une fois qu'ils sont là les migrants vous faites quoi ? notamment sur un cas très important les laisser passer consulaires vous pouvez faire tous les référendums du monde certains pays l'Algérie le Maroc ne veulent pas reprendre très souvent

37:51
Invité

leurs ressortissants c'est quoi votre recette miracle pour réussir là où tout le monde a échoué ? il n'y a pas de miracle mais déjà il y a une volonté nous on ne considère pas que l'immigration soit un projet on considère que c'est une difficulté supplémentaire pour notre pays à gérer mais on ne considère pas contrairement à M.

Tavares ou à d'autres que ce soit un projet quand je vous écoute j'ai l'impression qu'en fait on ne peut rien faire il ne faut rien faire il vous pose la question comment on fait à ces pays qui veulent en faire on est impossible parce que vous parlez de miracle moi je ne vous ai jamais parlé de miracle je vous dis simplement qu'il y a d'abord une volonté politique qu'il faut afficher mais qui évidemment je le comprends totalement inverse à ce qui a été fait depuis des années alors petite parenthèse Emmanuel Macron va aller au Maroc dans quelques jours qu'est-ce que vous en attendez ?

et bien je pense qu'il devrait parler par exemple de la convention qui nous lie avec le Maroc qui est une convention qui a été de mémoire passée en 2020 et qui allait plutôt dans le bon sens qui demandait au Maroc de reprendre ses mineurs non accompagnés et qui a bloqué ? qui a bloqué ?

c'est pas le Maroc qui a bloqué c'est l'administration française qui a considéré que les conditions dans lesquelles les mineurs non accompagnés qui étaient renvoyés au Maroc arrivaient n'étaient pas reçues dans des conditions adéquates et c'est l'administration française qui n'applique pas cette convention vous demandez qu'Emmanuel Macron parte avec cette feuille de route donc Emmanuel Macron devrait déjà faire le ménage dans son administration et demander à son administration d'appliquer la loi française et les conventions qui nous lient à ces pays-là vous avez parlé de l'Algérie on peut revisiter les accords de 68 nous nous le disons mais Edouard Philippe je crois deux fois Téboune qui a vu deux fois Téboune lorsqu'il était Premier ministre ne lui en a jamais dit un mot et puis maintenant il dit ah bah oui il faut revoir les accords de 68 génial c'est toujours bien d'avoir les bonnes idées quand on n'est plus au pouvoir nous nous les avons lorsque nous ne sommes pas encore au pouvoir

39:21
Sébastien Chenu

dernière petite question sur le sujet dernière un mot du ministre de l'Intérieur Bruno Retailleau le référendum sur l'immigration que vous souhaitez il y est favorable il veut aussi renégocier les règles sur les frontières européennes rétablir le délit de séjour irrégulier durcir la circulaire valse sur la régularisation des sans-papiers autant de mesures qui figurent dans votre programme il ferait un bon ministre de l'Intérieur du Rassemblement National ?

39:42
Invité

Bon s'il allait on va le voir à l'oeuvre mais il y a deux choses là-dedans qui m'intéressent par exemple le délit de séjour irrégulier je trouve ça très intéressant que Bruno Retailleau il soit favorable et veuille le rétablir que dira le garde des Sceaux qui lorsqu'il était député socialiste avait voté contre le rétablissement du délit de séjour irrégulier en tout cas c'est un bon point déjà Bruno Retailleau donc on verra comment se font les arbitres

39:59
Sébastien Chenu

dans le gouvernement du Rassemblement National ?

40:02
Invité

On verra je fais confiance au Rassemblement National pour gérer les affaires C'est un bon point déjà au ministre de l'Intérieur que vous donnez Je vais pas vous dire pourquoi je lui donne pas le bon point parce que ça c'est des phrases mais dans la réalité dans le budget les crédits sur la lutte contre l'immigration clandestine ils passent de 300 à 173 millions d'euros alors je donnerai le bon point à Bruno Retailleau le jour où il aura réussi à au moins conserver le même niveau de crédit pour lutter contre l'immigration clandestine dans notre pays plutôt que de les laisser baisser là il a un très mauvais point Est-ce qu'il fait un bon début de mise au intérieur ?

Il est un beau parleur Il nous dit des choses agréables à l'oreille maintenant on va voir si les actes suivent

40:38
Présentateur

Maintenant on va parler du RN du Rassemblement National avec 125 députés le RN est le premier groupe d'opposition à l'Assemblée Nationale une opposition qui veut laisser sa chance au gouvernement barnier un en même temps un équilibre pas forcément facile à tenir Bérangère

40:52
Invité

Peut-être qu'au préalable et c'est important pour comprendre tout ce qui se passe au RN et au groupe du RN faut-il qu'on parle du procès qui est en cours des assistants parlementaires procédés d'emplois présumés fictifs Marine Le Pen Non non c'est pas ça c'est pas des emplois fictifs Non mais les termes sont tellement importants Attendez Ce ne sont pas les On parle de gens On parle d'assistants parlementaires qui étaient payés pour leur travail au Parlement européen et qui pourraient n'avoir pas travaillé uniquement ou pas du tout On ne leur fait pas le reproche de ne pas avoir travaillé Mais pas pour la bonne mission Pas pour la bonne mission Exactement Ce n'est pas des emplois fictifs il faut le dire ce n'est pas pareil Alors ça y est ce n'est pas pareil C'est clarifié Bérangère Et ceux qui visiblement se sont pris les pieds dans le tapis ces derniers jours mais je vous coupe dans la question que vous alliez me poser c'est plutôt le Parlement européen mais pardon Alors la question Pour avoir fait défaut Marine Le Pen a été interrogée pendant trois jours où elle s'est battue pied à pied Elle vous a raconté comment elle a vécu ça ?

Non je l'ai croisé tout à l'heure je lui ai demandé d'ailleurs comment ça allait et je crois que ça va plutôt bien parce que cette semaine passée le Parlement européen a été mis à défaut on s'est aperçu qu'il faisait défaut en écriture publique on s'est aperçu qu'il acceptait de salariés ou de donner des contrats pour des assistants parlementaires qui étaient chauffeurs employés divers et variés et que ce qu'il avait fait pour beaucoup et bien il l'avait fait pour nous aussi parce que ce sont les employeurs qui décident de l'affectation et de la mission de leurs collaborateurs donc en fait le Parlement européen s'est retrouvé un peu dans la position de l'arroseur arrosé et le journal Le Monde l'a très bien relaté ça ne l'autorise pas forcément c'est pas parce que tout le monde le fait c'est pas parce que le système le prévoit que le RN non mais ça veut dire qu'on n'était pas en dehors des clous c'est à dire qu'en fait le Parlement européen dont le reproche on revient au début de notre conversation était les collaborateurs ne travaillent pas au bénéfice de l'institution mais les collaborateurs sont les collaborateurs des députés ils mènent une mission politique ils n'ont pas travaillé au bénéfice de l'institution puisqu'ils se battent contre cette institution il n'y a rien à voir il n'y a rien à juger mais c'est ce que nous croyons et nous nous pensons que nous sommes tout à fait innocents c'est un procès qui va nous permettre aussi peut-être de refermer ce dossier ça fait 10 ans qu'on nous poursuit avec ça on est en train de faire la lumière et je crois que cette semaine Marine Le Pen a mis les pieds dans le plat et qu'elle a permis de faire la lumière sur les pratiques du Parlement européen qui aura beaucoup plus à se reprocher que les députés du Rassemblement national alors vous pouvez le conseiller c'est aussi mais en tout cas c'est pas ce qu'elle dit aux journalistes notamment à la sortie des audiences où elle explique que ça ne va pas suffire et que le tribunal s'est déjà fait son idée en quelque sorte je crois que les choses ne sont pas faites il y a encore des semaines d'audience elle a baissé les bras jusqu'à fin novembre le jour où vous verrez Marine Le Pen baisser les bras vous m'appellerez mais ça pose la question quand même de votre rapport à la justice parce que vous vous êtes enfin je vais vous réclamer on en parlait tout à l'heure une sévérité immense avec tout type de justiciable jusqu'au valeur de Bicillette on peut pas enfin on est en droit d'attendre la même chose vis-à-vis des politiques oui oui absolument on est en droit d'attendre la même chose vis-à-vis des politiques par exemple François Bayrou n'a pas été condamné il n'était pas élu il était président de son parti il n'était pas élu il n'y avait pas 6 millions à lire il y en avait des centaines de milliers on peut toujours trouver des points de comparaison dans un sens ou dans un autre mais ce que je veux dire c'est que moi je crois que la justice verra et cette semaine je pense qu'elle l'a vue s'accordera à l'innocence de Marine Le Pen et de ce qui nous est reproché depuis tant d'années Hugo ?

Oui monsieur Choune d'ailleurs j'ai vérifié l'extériaterritorialité des ambassades ça n'existe pas c'est pas des territoires il y a une inviolabilité mais c'est pas un territoire Vous êtes bien en territoire français quand vous êtes dans une ambassade française Oui mais c'est pas un extraterritorialité Bref on va pas rentrer dans l'ambassade Non mais j'ai pas dit que c'était l'extraterritorialité j'ai dit que vous étiez en territoire français et d'ailleurs pourquoi regardez pourquoi des gens se réfugient dans les ambassades de leur pays lorsqu'ils sont Parce que c'est inviolable Parce que c'est inviolable et parce qu'ils se sentent donc en territoire du pays Ma question moi ça va être concernant un article de La Lettre qui est sorti la semaine dernière qui explique que Marine Le Pen a resserré le contrôle sur les assistants parlementaires après les révélations de libération de l'embauche de Raphaël Heima par il me semble le député Philippe Schreck qui est un néofasciste proche des milieux de Lyon de Grêle qui était considéré comme le Hitler belge qui a été proche de Jean-Marie Le Pen est-ce que ce vieux démon du fascisme des mouvements fascistes comme le GUD etc finalement c'est pas le sparadrap du Capitaine Haddock dont vous arrivez pas à vous en débarrasser Non et d'ailleurs on voit bien que si quelqu'un travaille à nos côtés et qu'il parasite par une forme d'engagement de philosophie qui n'est pas conforme à ce qu'on attend de lui et bien nous le sortons car ne nous voulons pas être parasités par des gens qui ne pensent pas comme nous Vous en avez sorti combien depuis le début de cette législation Je n'ai pas fait le total mais pas tant que ça et j'aimerais que ça s'applique aux autres quand je vois l'attaché parlementaire de Mme Soudet qui défrait souvent la chronique Député LFI Député LFI c'est vrai que et bien je pense que chacun devrait faire le ménage car il y a des gens qui ont des comportements qui ne correspondent pas à ce qu'on est en droit d'attendre d'un collaborateur Une question maintenant à vous

45:59
Présentateur

parce qu'il va y avoir demain une élection à la vice-présidence de l'Assemblée nationale vous avez été vice-président de l'Assemblée nationale pour l'instant

46:03
Invité

le RN n'a pas de vice-présidence de l'Assemblée nationale Aurez-vous un candidat ou une candidat à ce poste ? Bien sûr ce sera Johan Gillet qui est député du Gard Et vous espérez les voix de qui pour qu'il soit élu ? De ceux qui pensent que le RN premier groupe de l'Assemblée nationale devrait être représenté au bureau de l'Assemblée nationale Les macronistes ? Oui j'espère bien et puis pas que tous les autres je ne fais pas d'illusion sur la gauche mais je pense que tous seraient inspirés de voter pour un candidat Et si ce n'est pas le cas ?

Et bien ça montrera à se faire pardonner et à se retrouver dans l'entre-soi plutôt que Mais si ce n'est pas le cas vous irez demander des comptes à certains qui n'ont pas voté pour UNJ ? Pas de demander des comptes tout est sur la place publique et nous on ne cherche pas de tractation c'est facile on a un candidat on dit aux autres votez pour ce candidat nous ne sommes pas représentés au bureau c'est une anomalie Avouez que vous avez raté le coche quand même il y a quelques semaines enfin en juillet Non ? Mais pourquoi ? Vous devriez en avoir un déjà ?

Mais monsieur on devrait en avoir un on devrait avoir deux vice-présidents un questeur on ne fait pas la mendicité Mais qu'est-ce que vous avez raté pour ne pas avoir ça ?

Mais monsieur nous avons voté pour le respect intégral de la représentation des groupes politiques au bureau de l'Assemblée Nationale mais nous sommes les seuls à l'avoir fait tous les autres ont préféré au mieux nous dire qu'ils nous laisseraient peut-être une miette et au pire comme ils l'ont fait nous empêcher d'accéder au bureau de l'Assemblée Nationale enfin je veux dire dans une démocratie c'est ça qui devrait heurter la pensée on devrait se dire que ce n'est pas normal tout simplement face à vous maintenant une femme pour qui l'écologie ce n'est pas du vent face à vous Sébastien Chenu une militante écolo qui veut réveiller notre conscience verte 30 ans à peine et un CV bien rempli diplômée de la prestigieuse London School of Economics entrepreneuse elle a fondé son cabinet de conseil pour aider les entreprises à agir pour le climat à la fois podcasteuse et essayiste elle milite pour une transformation radicale du système économique convaincue que le changement se fera par les entreprises que l'Etat et les politiques sont à côté de la plaque le réchauffement climatique est la sixième extinction de masse on sait qu'on n'a pas le temps et pourtant on n'agit pas pas assez cette inaction collective elle la dénonce avec ce qu'elle appelle le syndrome de la fourmi saviez-vous que lorsqu'on dessine un cercle autour d'une fourmi elle est incapable de s'en échapper elle croit que le trait de crayon est un mur et cette croyance s'empêche d'avancer d'aller de l'autre côté c'est ça que j'ai appelé le syndrome de la fourmi cet état paralysant qui nous empêche de passer à l'action pour nous sauver du désastre écologique une fourmi déterminée à sortir du cercle pour imposer l'écologie dans le débat politique le blocage dans lequel on est sur la transition écologique aujourd'hui est surtout une croyance et surtout un récit qui est dominant et aujourd'hui pour gagner la bataille politique j'ai bien l'impression qu'il faille d'abord gagner la bataille du récit alors Sébastien Chenu quel est le récit écolo du RN ce soir elle vous interpelle face à vous Flora Guebali

49:04
Présentateur

Portrait signé Katia Guilder et Flora Guebali nous rejoint sur ce plateau bonjour madame vous salue bonjour bienvenue bonsoir bienvenue sur ce plateau pour débattre donc avec Sébastien Chenu vous allez parler d'écologie alors c'est un sujet vous dites les premiers écologistes pas forcément les premiers écologistes de France mais aussi écologistes alors vous allez être mis au banc d'essai avec Flora Guebali

49:27
Invité

bonsoir monsieur le député vous dites mener depuis l'élection législative sur les termes de Jordan Bardella une politique anti-brebis-galeuse qui viserait à sortir les brebis-galeuses de votre parti pourtant vous avez beaucoup de cadres du RN qui font des sorties climato-sceptiques je vais en citer juste quelques-unes Guillaume Bigot député de Belfort qu'on a beaucoup entendu sur la motion de censure qui a tweeté le réchauffement fait l'objet de débats scientifiques ou alors il y a Patrice Martin élue en Seine-Maritime qui a tweeté la canicule due au réchauffement c'est un mensonge il y a aussi Florence Joubert élue en Dordogne qui dit les changements climatiques sont-ils dus aux actions humaines ?

la réponse est non et enfin Hervé de Lépinault qui parle des propagandistes du GIEC alors je dis enfin mais c'est pas tout j'ai trouvé un article avec au moins 30 sorties climato-sceptiques d'au moins 30 cadres du Rassemblement National est-ce que vous trouvez ça tolérable d'avoir des cadres climato-sceptiques est-ce que pour vous c'est des brebis galeuses ? ils ne sont pas climato-sceptiques mais moi ce que j'aime c'est le débat et d'ailleurs si vous êtes là c'est que vous aimez aussi le débat c'est qu'on puisse en parler je ne trouve pas ça très grave que Guillaume Bigot dise il peut y avoir du débat on peut se poser des questions et pourquoi je ne trouve pas ça très grave ?

parce que dernièrement le porte-parole d'Action Écologie moi j'ai lu ça avec beaucoup d'intérêt a dénoncé le discours catastrophiste je reprends son expression des ONG sur la biodiversité sur la disparition d'une certaine biodiversité en expliquant qu'un certain nombre d'ONG moi je suis attentif à ce que disent les ONG je trouve que ça éclaire le débat mais il y en a aussi qui ont un discours catastrophiste et Action Écologie qui est une structure sérieuse qui n'est pas quelque chose qui est lié au Rassemblement National les pauvres ils seraient effrayés d'entendre ça mais ils expliquent que la biodiversité en Europe ne s'effondre pas qu'il y a évidemment une biodiversité qui recule et une autre qui la remplace donc si vous voulez mais ça veut dire que le débat il est utile il est éclairant il ne peut pas y avoir de vérité incontestée ou incontestable il peut y avoir des grandes orientations donc pour vous on peut être négationniste vert et ne pas être négaleuse non mais excusez-moi parce que ce qu'ils disent c'est vraiment du relativisme scientifique quand on dit que le GIEC ce sont des propagandistes par exemple Madame je n'utiliserai pas pour plein de raisons le mot négationnisme en parlant d'écologie je trouve que c'est on est à des frontières du climato-scepticisme si vous préférez oui je préfère oui je préfère donc voilà je pense qu'il faut il faut arrêter de faire des procès de dire aux gens qu'ils se comportent mal de vouloir les taxer de vouloir les punir de vouloir les sanctionner je pense qu'il y a des règlements climatiques qui me semblent être une évidence avec des conséquences et il y a des politiques à mettre en place je vous dis qu'on peut donc pour vous les propos climato-sceptiques sont tolérés au Rassemblement National au cas où on le droit de dire que le GIEC ce sont des propagandistes ou alors que les canicules n'ont rien à voir avec les gens mais madame les gens sont libres de leurs propos ce qui compte ce sont les actes ce qui compte ce sont les actes je vous ai cité des propos plus que d'un militant d'un responsable d'une association écologiste je ne connais pas je vous invite à regarder ce qu'est Action Écologie il va chercher je pense que c'est intéressant c'est Bertrand Alliot qui se revendique même contre le catastrophisme des militants son seul état de fait c'est d'être contre non non pas du tout c'est une ONG très sérieuse je suis allé voir moi-même si on parle précisément de la biodiversité c'est précisément la crise écologique la plus grave et dramatique donc je ne la prendrai pas en exemple pour relativiser la situation quand on parle de 70% de la biodiversité qui a disparu Madame je ne relativise pas je vous dis qu'il y a des débats à avoir et on peut les avoir sereinement je vous donne un exemple je suis député du Nord nous avons été nous avons eu de la chance contrairement à nos amis du Pas-de-Calais nous n'avons pas subi les mêmes inondations avec la même violence vous savez les inondations qui ont été subies dans le Pas-de-Calais nous à la région on a fait des propositions notamment celle peut-être aussi d'anticiper mais quand je vois que les groupes des Verts suppriment la niche sur l'irrigation a fait un amendement pour supprimer la niche sur l'irrigation au contraire d'avoir des politiques qui permettent l'irrigation de nos territoires qui permettent d'entretenir les canaux de curer les rivières et bien on n'a jamais les écologistes de ce côté-là avec nous voyez-vous et bien je pense et ça je le dis avec mon chapeau de conseil régional et je le dis avec mon chapeau de conseil régional vous me dites que les paroles ne comptent pas et qu'il faut parler des actes je n'ai pas dit ça madame alors on va justement parler des actes j'ai halluciné en regardant votre bilan écologique au Parlement sur la période 2022-2024 parce que vous pratiquez précisément l'écologie punitive alors sur le logement vous avez déposé une proposition de loi pour supprimer la rénovation des passoires thermiques donc laisser 10 millions de français en précarité énergétique laisser 10 millions de français payer des factures hors de prix là dans votre niche parlementaire qui arrive cette semaine vous proposez la supprimation du DPE je vais juste finir ma phrase sur les animaux aussi qui sembleraient être la cause de votre chef Marine Le Pen vous avez été le seul groupe de tout le Parlement à voter contre le moratoire sur l'exploitation minière des fonds marins juste est-ce que vous assumez de pratiquer ce qui va en fait de pratiquer l'écologie punitive j'ajouterais simplement que si on n'agit pas d'un point de vue écologique c'est 250 millions de migrants qu'on va avoir dans notre pays dans les années à venir après toutes les prévisions de tous les experts c'est bien c'est sûr est-ce que non non mais juste ma question est-ce que vous assumez de créer les conditions d'échec de vos politiques madame je crois que ça part un peu dans tous les sens très honnête je vais vous parler par exemple du DPE du diagnostic qu'on ne supprime pas vous dites quelque chose qui est faux nous souhaitons faire en sorte qu'il ne soit pas considéré comme un empêchement pour louer son appartement mais on ne le supprime pas vous aurez toujours ce DPE vous aurez toujours la connaissance de celui-ci la mise en lumière de celui-ci et celui qui l'achètera on aura connaissance vous voyez vous dites des choses vous dites non mais il y a une telle galerie de trucs divers monsieur le député si c'est tout ce que j'ai à dire ce que vous trouvez à redire c'est que j'ai le meilleur mot vous avez fait une liste de choses qui sont tellement incomparables vous avez donné une réponse sur quelque chose que je connais très bien et qui montre que vous ne dites pas des choses tout à fait justes vous savez quoi mais ne faites pas peur aux gens ça ne vous rend pas service ni au combat que vous menez et qui est pour cent louable j'essaye d'être dans un discours de vérité il n'y a rien de faux dans ce que j'ai dit

55:34
Présentateur

en tout cas vous avez exposé plein de choses Flora Gabelli merci Sébastien Chenu merci une toute dernière question personnelle Clément Méric Sébastien Chenu la Voix du Nord a évoqué

55:42
Sébastien Chenu

récemment votre possible candidature au municipal à Valenciennes est-ce que vous y songez

55:46
Invité

sérieusement réellement

55:48
Sébastien Chenu

ou est-ce que c'est

55:48
Invité

totalement exclu on ne peut pas être député et maire donc il faut bien se poser la question dans ce qu'on veut faire comme j'ai des gens qui me sollicitent pour candidater à la mairie de Valenciennes qui a si bien administré Jean-Louis Borloo il y a fort longtemps et bien je me pose la question et j'apporterai la réponse quand ma réflexion sera aboutie même si c'est vrai je suis attaché à ma fonction de député

56:10
Sébastien Chenu

mais vous ne l'excusez pas c'est une question de moi mais je n'excuse rien dans la vie

56:13
Invité

il ne faut jamais rien exclure mais oui c'est une question de moi je réfléchis et puis j'apporterai la réponse en transparence il n'y a rien de secret

56:19
Sébastien Chenu

très rapidement Alexandra Masson a annoncé que le RN voulait supprimer la loi Evin pourquoi ?

56:24
Invité

écoutez je n'ai pas eu connaissance de cette annonce donc je regarderai de près et quelles sont les motivations vous répondrez sur la chaîne Twitch LCP Assemblée Nationale

56:32
Présentateur

avec Hugo Perchoir merci Sébastien Chenu d'avoir accepté votre invitation dans l'indice et politique sur LCP bonne soirée sur la chaîne parlementaire et à la semaine prochaine

Sébastien Chenu : "Bruno Retailleau est un beau parleur" — Sébastien Chenu · Pourquijevote