Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 5 février 2026 26 min

François-Noël Buffet : « Le maire doit être libre d’armer ou non sa police municipale »

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

François Noël Buffet. Bonjour. On va revenir sur toutes ces actualités avec vous.

Mais d'abord vous connaissez le principe de cette émission. Je vais vous montrer trois de la presse régionale. Vous me dites laquelle de ces trois vous inspire le plus.

On commence avec Bien Public qui titre sur deux incidents graves survenus dans un collège à Dijon mardi. Une dizaine de jeunes ont débarqué au collège des des lentillères pour en découdre avec un élève. La police municipale a dû intervenir.

Le Parisien titre sur le grand déclassement du niveau de vie des Français. Pour la 3e année consécutive, le PIB par habitant est inférieur à la moyenne européenne et la montagne se demande quelle réponse apporter à la délinquence notamment en matière de narcotrafic. De quoi avez-vous envie de nous parler ?

Les deux, si je puis me permettre, c'est une normalement une c'est ce climat de violence qui est exceptionnel qui continue de se développer sur le pays et singulièrement le climat de violence des plus jeunes. J'ai évoqué un cas particulier, on peut évoquer aussi le cas de ce qui s'est passé hier dans leur rô sur la commune de Saint-Javal. cette jeune fille qui a été mais battue quasiment à mort par d'autres jeunes collégiennes.

Cette violence des jeunes é très très préoccupante et la violence d'une manière générale liée au narcotrafic est tout aussi préoccupante. Vous parlez aussi vous d'ensauvagement de la société comme dirait Bruno Rota. Oui, on est à ce stade.

On peut on peut dire cela. Il faut réagir vite. Alors la question c'est de savoir réagir vite le dire est une chose.

Trouver les moyens de cette réaction en est une autre. Bien sûr que l'école a son rôle, mais l'école peut pas avoir tous les rôles. La responsabilité des parents est essentielle.

L'éducation est fondamentale. C'est les parents qui participent à qui font cette éducation. Nous avons besoin de les responsabiliser et puis revenir à à à au partage de valeurs qui sont le respect des gens, le respect des uns et des autres.

La violence n n'est pas une solution, nous le savons tous. Mais il faut avoir des mesures assez strictes très dur. Je pense que notamment l'interdiction, vous savez, des de d'internet, en tous les cas des réseaux euh pour les plus jeunes d'entre nous, euh peut aider, c'est pas la seule solution, peut aider quand on voit les images de violence permanente que l'on peut qui sont banalisées sur les réseaux à télévision ou ailleurs, voir même les propos qui sont tenus euh dans des réunions publiques ou y compris d'ailleurs parfois sur des des supports de communication, tout ça contribue à alimenter cette violence là qui a pas besoin d'être alimenté.

Et puis on repar et puis on reparlera évidemment dans quelques instants de de la police municipale. Mais avant ça un mot euh du budget la France qui a enfin un budget depuis lundi à la suite du rejet de deux motions de censure. Vous êtes dans quel état d'esprit vous êtes soulagé ce matin ?

Pas une question de soulagement, c'est un moindre mal. Nous savons tous que ce budget n'est pas celui que nous aurions aimé qui était un budget utile à la France en matière notamment de résorption du déficit qui qui est fondamental. Mais il fallait bien que on sorte de cette situation de blocage qui est principalement liée d'ailleurs à la situation politique de l'Assemblée nationale, disons les choses telles qu'elles sont.

Bon, tant mieux, il est voté. On en a besoin. Je rappelle que pour nos industrie de défense et notre défense en général, nos forces armées ont besoin d'évoluer très très vite maintenant quand du contexte international que vous avez par ailleurs rappelé.

H nos policiers ont besoin d'équipement supplémentair de moyens supplémentaires. Nous avions veillé avec Bruno Raillot lorsque nous étions au gouvernement à préparer un budget qui soit un budget parfaitement adapté au soucis et aux besoins de la police. Donc il le fallait.

Bon c'est pas vous dites c'est pas votre budget vous certains disent à droite c'est un budget socialiste. Vous allez jusqu'à reprendre ces mots. Non c'est enfin c'est un budget de compromis dans lequel le parti socialiste a parfaitement joué sa sa carte de compromis ou de compromission.

Non, pas arrêt élus à droite qui sont au gouvernement. Et quelle solution propose-t-il ? Je je veux bien tout ce qu'on veut euh mais il y a un moment, il y a un principe de réalité qui s'impose et il y a l'intérêt du pays et des compatriotes.

Il est pas satisfaisant. On est d'accord là-dessus. On aurait pas fait ce budget si on a vu la majorité de l'Assemblée nationale.

C'est très clair. Mais la situation politique, elle est ce qu'elle est. Donc on a un budget pour la France.

Le débat majeur, il aura lieu l'année prochaine à pour le moment de l'élection présidentielle. C'est là que les choix fondamentaux se feront. Vous dites quoi Sébastien Lecnu à qui on promettait l'enfer et la censure ?

Vous dites chapeau l'artiste quand même, il est parvenu à faire adopter ce budget. Je je dis que euh il a réussi à faire adopter un budget dans des conditions extrêmement difficiles, il faut bien l'admettre. Euh on aurait pu mieux faire bien évidemment mais voilà, c'est fait.

Je veux dire c'est j'ose pas dire que c'est pas c'est un non événement, c'est un événement important mais maintenant il faut passer à autre chose. budget de voula tout de suite, il faut préparer le budget tout de suite parce qu'il arrivera très très vite en réalité hein parce que nous savons que les services de l'État ils travaillent déjà et pu c'est normal donc tout de suite et en plus il va venir au moment où on aura une élection présidentielle donc la situation n'est pas n'est pas simple on n'est pas sorti encore des difficultés et peut-être on est on n pas encore sorti peut-être du budget puisque Sébastien Lecornu a annoncé une saisine du Conseil constitutionnel sur ce texte ça correspond à quoi à quoi ça sert cette saisine c'est la première fois en 50 ans que l'exécutif le fait. Oui, parce que d'abord je crois que c'est prévu dans les textes d'une part que le conseil constitutionnel soit saisi après le vote du budget pour il y a un point particulier qui est sous par le gouvernement. il exerce son droit, il le fait.

H mais ça traduit pas une fébrilité sur certains dispositifs notamment en matière fiscale ? Mais il peut y avoir des des points fragiles, il faut les faire traiter. Bon mais ça une fois de plus, faut pas en faire des événements extraordinaires.

C'est le jeu première fois. Oui. Mais c'est le jeu normal de nos institutions et des capacités qu'on les uns et les autres de pouvoir saisir le conseil constitutionnel pour faire contrôler un acte majeur de notre vie politique au sens large du terme.

Et ben voilà, on respecte les procédures, on respecte les choses, on verra bien ce que dit le Conseil constitutionnel. Euh un remaniement est annoncé dans les dans les prochains jours. Euh vous en serez Non non non non, je t'en serai pas.

Euh oui, je crois qu'il y a des ajustements qui sont prévus. Ben ça c'est à la main des C'est une nécessité selon vous maintenant de de remagier euh ce gouvernement. Non mais maintenant que le budget est passé, c'est pas anormal que il y ait dans un gouvernement dans dans la vie de ce gouvernement des ajustements.

Je crois qu'il y a des raisons à cela. Certains membres du gouvernement sont candidats aux élections municipales. C'est un motif suffisant pour pour se consacrer pleinement à cette élection municipale lorsque l'on recherche leur mandat de maire.

Donc ça me paraît pas illogique et c'est pas non plus un événement extraordinaire. Non. Euh qu'est-ce quelles sont les priorités ?

Quelles doivent être les priorités aujourd'hui du gouvernement sur les textes qui doivent arriver notamment au Parlement d'ici 2027 ? Quelles sont les priorités que vous fixez ? Bon, les priorités de défense, c'est incontestable.

Euh le pouvoir d'achat, c'est incontestable et je crois que un des enjeux majeurs, c'est de redonner confiance à nos compatriotes, d'essayer de trouver les moyens d'un apaisement euh en en matière de politique parce que le le monde est d'une violence incroyable. Il faut qu'on retrouve confiance, qu'on retrouve cet apaisement et quelques lignes directrices en particulier sur la sécurité. Et ça c'est fondamental.

On sent bien que on est sur un point de dérapage. Le narcotrafic notamment mais pas seulement alimente tout ça. Donc je crois qu'il faut se consacrer à ça en premier.

Mais le pouvoir d'achat redonner aux Français la capacité de pouvoir vivre de leur travail, que le travail paye plus que l'assistance. C'est des lieux communs que de dire ça, mais nous avons besoin de cela. Un mot sur le le procès Marine Le Pen.

Ce mardi, on a pris on a on a pris connaissance des réquisitions du parquet à l'encontre de Marine Le Pen pour son procès en appel. Réquisition identique à la peine prononcée en mars dernier en première instance, mais sans exécution provisoire. Est-ce que Marine Le Pen paye ces très fortes accusations contre les juges, contre la décision de premier instance selon vous ?

Écoutez, je c'était son choix de défense. Euh elle doit l'assumer, c'est une chose. Euh les réquisitions sont identiques en première instance.

Maintenant, c'est à la cour de décider. Elle décidera peut-être l'exécution provisoire. Pas parce que le parquet ne la réclame pas qu'elle ne peut pas être prononcée.

On a des exemples, hein. Le cas de l'ancien président Nicolas Sarkozy est un exemple. Hm hm.

Euh donc attendons la décision définitive avant de, j'allais presque dire de porter quelques jugements que ce soit, quelques conséquences que ce soit. Mais en tous les cas, le fait majeur, c'est que les réquisitions n'ont pas été modifiées et les reproches qui sont fait à madame Le Pen ont été maintenues par la cour. Les avocats, les avocats généraux parlent quand même pour justifier cette absence d'exécution provisoire, disent pas de risque de récidive.

Il y a quand même un sujet aujourd'hui sur cette exécution provisoire, exécution immédiate. Est-ce que selon oui, il va falloir réformer les textes sur le fond ? Je pense que c'est nous qui avons demandé enfin nous collectivement que l'exécution provisoire puisse être prononcée dans ce type de situation.

Moi ce qui me semble essentiel, c'est pas de remettre en cause la possibilité de prononcer l'exécution provisoire, c'est que à l'audience, il faut qu'il y a un débat sur ce sujet-là. C'est notamment le cas du président Sarkozy où alors que le parquet ne réclame pas cette exécution, le tribunal décide de la prononcer alors même qu'il y a pas eu de débat contradictoire sur cette demande à l'audience. Donc, il faut rendre obligatoire à l'audience dès lors que le parquet ou le tribunal envisage de la prononcer un débat parce que je rappelle que l'exécution pristoire, c'est d'abord des garanties de représentation.

Donc euh il faut ce débat à l'audience. Donc la réforme, à mon avis, elle doit aboutir sur ce point et elle doit intervenir avant 202 selon vous. Il faut déposer un texte avant 2027.

Il peut être déposé. Oui, je pense que on faut pas perdre de temps. C'est un aspect très très important en matière de droit de la défense, en matière de débat contradictoire et et de de qualité des débats.

Donc, il y a pas de raison d'attendre. On peut très bien déposer un texte, le faire proc. Vous allez le faire vous-même ou c'est pas encore tranché ?

C'est pas tranché. Je me suis pas posé la question mais je pourrais le faire moi-même bien sûr. L'actualité politique, elle vient aussi du Sénat François Noël Buffet.

Un projet de loi pour réformer les polices municipales étit examiné ces dernières heures. On va faire le point avec Guimette Allart qui va tout de suite tout nous expliquer. Guimet, le Sénat se penche depuis mardi sur le projet de loi pour renforcer donc les pouvoirs de cette police municipale.

Un vote solennel aura lieu la semaine prochaine et dans ce texte, il est question notamment du port des armes pour les agents aujourd'hui. Où en est-on ? Alors, parmi les communes munies d'une police municipale, la très grande majorité, environ 80 % autorisent leurs agents à porter des armes, même si euh certaines comme Bordeaux ou Nantes n'autorisent que les armes non létales comme par exemple des bâtons euh de défense, car l'éventail des armes possibles est très large.

Cela va des armes de point comme par exemple des pistolets ou des revolvers à des armes à feu d'épaule que l'on tient donc sur l'épaule. Et les policiers peuvent aussi utiliser des matraques, des pistolets à impulsion électrique ou encore du gaz lacrymogène. Les polices municipales non autorisé à porter des armes comme c'est le cas par exemple à Paris sont des cas bien plus minoritaires et sont en général situés dans des communes plus petites.

Paris étant l'exception qui confirme la règle. Alors aujourd'hui, qu'est-ce que le texte prévoit de changer ? Alors, jusqu'à présent, être autorisé pour un policier municipal à porter une arme ne pouvait advenir qu'à la suite d'une demande nominative du maire auprès du préfet.

Mais l'article 7 terre, introduit donc par les rapporteurs du texte prévoit qu'une fois obtenue cette autorisation devienne nationale. En clair, en cas de mutation de l'agent en question dans une autre commune, celui-ci aura immédiatement le droit de porter une arme et n'aura plus besoin d'effectuer une nouvelle demande d'autorisation sous réserve. Évidemment que la commune en question et le droit et il autorise ses agents et cette modification de la loi était une demande très forte des élus.

Le texte prévoit l'accès à d'autres équipements Guimet. Oui. Des équipements plus modernes, plus adaptés comme par exemple des drones sous réserve d'une autorisation par le préfet.

Alors, les drones pourront être utilisés pendant 5 ans à titre expérimental et dans des circonstances très définies comme par exemple la sécurisation de grand rassemblement, la régulation de flux de transport, le secours aux personnes ou encore en cas de risque naturel. Les policiers seront également autorisés à utiliser des lecteurs automatisés de plaques d'immatriculation, par exemple pour des contraventions du code de la route ou encore relative à l'abandon d'ordur. Et d'une manière générale, ce qu'il faut dire, c'est le que le texte est très attendu, notamment par les élus, mais la gauche s'inquiète.

Elle estime que ce texte fait porter le poids de la sécurité aux collectivités locales. Écoutez cette évolution, cette judiciarisation portantelle des dangers au-delà de la confusion des missions des polices, celle aussi de créer des disparités, des inégalités trop importantes en fonction des moyens des combut qui peuvent ou non la mettre en place et qui seront incités de fait à le faire. Ce glissement est aussi, quoi qu'on en dise un nouveau signe de désengagement de l'État qui pourrait justifier sa moindre présence sur le terrain par exemple par l'action des police municipal.

Monsieur le sénateur, est-ce que vous comprenez ces craintes ? Est-ce qu'effectivement le renforcement des moyens de la police municipale ne fait pas craindre un désengagement de l'État ? Non, nous avons veillé à cela quand nous avons préparé le texte à Bonor au gouvernement.

Nous avons bien surveillé le fait qu'il n'y ait pas ce glissement là car c'était une inquiétude des maires et on le comprend bien. Moi qui était maire pendant 20 ans, je ne souhaite pas que la police nationale se désengage. En revanche, la demande est forte de la part des élus municip des maires et pour leur police municipale.

Pour quelle raison ? principalement parce que nos policiers municipaux sont aujourd'hui les premiers au contact de la violence qui s'est fortement développée sur nos territoires. Ayez en tête que la basilique de Nice en 2020, ce sont les policiers municipaux qui interviennent en premier.

Ayons en tête que Mulouse il y a 1 an hein à la fin du mois, ce sont les policiers municipaux, les ASVP qui sont intervenus en premier. Donc la violence a changé. Euh la proximité des policiers municipaux les placentur tenue au en première ligne.

Il faut donc que eux-mêmes puissent se protéger aussi. Donc l'armement d'ailleurs qui ne représente que 58 % de nos polices municipales hein. Seul 58 % de nos polices sont armées d'armes létal, d'armes à feu, d'armes à feu, hein, bien sûr.

Donc c'est pas non plus la majorité. C'est la liberté du maire de faire ce qu'il veut. il l'armera ou il n'armera pas sa police municipale.

Il l'équipera de de moyens nouveaux s'il le souhaite. Mais justement estce que ça bacé ce que disait Guimet d'une commune à l'autre en fonction de l'idéologie ou de la politique du maire. Ça après le choix le choix politique le choix politique c'est une chose.

Moi je suis allé sur le terrain, j'ai fait beaucoup de visites. Nous avons beaucoup travaillé dans le casre du bovau des polices municipales. Vous avez toutes les situations mais tout le monde s'adapte. les dans les milieux, on va dire les moins urbains, les plus ruraux opérbains, on mutualise, on travaille ensemble, ça fonctionne.

Dans les grandes villes, effectivement, on développe parfois de façon très importante les polices municipales, il y a des coopérations avec les polices nationales. Donc laissons cette liberté au maire, mais veillons à ce qu'effectivement il y ait pas un désengagement de l'État. Ça c'est très important mais je crois qu'il il y a pas de risque de ce point de vue-là. les collaborations fonctionnent et puis on donne aux policiers municipaux, enfin volons, si le maire le désire, euh des capacités d'agir nouvelles avec ces fameuses amendes forfaitaire dlicuelles.

Le gouvernement en avait prévu, nous en avions prévu au texte d'origine neuf. La le la commission des lois du Sénat et le Sénat a décidé d'en avoir plus. On est quasiment à 15 aujourd'hui.

Tout le monde est d'accord là-dessus. Pas de problème. Quel est le point fondamental ? c'était de ne pas être sous la coupe du procureur de la République.

Donc quand on a fait le rédigé le texte, on a j'ai veillé à ce que il n'y ait pas nécessité dans ces constats de besoins d'enquête. C'est le point juridique majeur. Il n'y a pas besoin d'enquête.

Donc c'est un constat d'une infraction qui a un caractère de déltuel qui se fait sans enquête. Donc ça c'est une souplesse supplémentaire très importante. Alors justement vous en parlez, les compétences s'élargissent donc les responsabilités s'élargissent.

En revanche le salaire ne suit pas. Alors, on n' pas le volet social dans cette affaire parce que il y a déjà eu des négociations il y avait quelques années en matière de rémunération de de nos policiers. Euh, ça viendra évidemment, ce qui est très important en revanche dans le texte, c'est qu'on a renforcé la déontologie et le la formation et la déontologie.

Vous avez évoqué ce que veulent les policiers, c'est un salaire amélioré bien sûr, mais je comprends mais c'est pas l'objet du texte n'était pas d'avoir une vocation dans un premier temps à caractère social. La vocation était augmentation des compétences, liberté des maires de décider. Donc il appartiendra au maire.

Je rappelle que c'est au maire de décider comment ils rémunèrent leurs policiers, comment ils le font. Mais je voudrais revenir sur un point qui me paraît moi euh absolument euh essentiel, c'est que on a renforcé la déontologie, le contrôle, plus de pouvoir, plus de contrôle et on a assoupli un certain nombre de dispositions, vous l'avez rappelé tout à l'heure, notamment un gendarme ou un policier euh national qui intègre une police municipale, il est pas utile de lui refaire une formation extraordinaire en matière notamment d'armement parce qu'il connaît donc des économies. Donc on gagne du temps pour le maire et en même temps on ne fait pas des choses qui sont inutiles.

Ça veut pas dire que sur d'autres points il y aura pas cette formation et ce fichier national ce qu'on appelle le avec le Rio d'ailleurs va permettre effectivement des mobilités beaucoup plus faciles et des efficacités plus grandes. C'est clair. De nouvelles compétences pour les policiers municipaux.

Lauren au micro de Quentin Calmet hier disait qu'il était opposé au droit accordé à ses policiers municipaux de faire des contrôles d'identité. Qu'est-ce que vous en pensez ? C'est un sujet qui s'est posé effectivement peut faire des constats mais il peut pas faire le contrôle.

Je pense qu'il va falloir travailler pendant la navette. Expliquez-nous qu la différence. Bah vous pouvez constater si je vous demande monsieur comment vous appelez-vous ?

Vous me dites je m'appelle voilà mon nom adresse mais vous pouvez pas n'avez pas le moyen de vérifier c'estàd d'interroger les services pour pouvoir vérifier si ce que vous me dites est la vérité. C'est ça le sujet. Bon, à partir du moment où dans le texte euh on a autorisé not enfin le Sénat a autorisé notamment l'accès au traitement des antécédents judiciaires à l'accès au tâes qui est un fichier très particulier.

Bah faut peut-être se poser la question qu'il puisse contrôler cette identité pour s'assurer que la personne qui est en face d'eux est bien celle qui est recherche qui est qui a été condamné. Donc il faut profiter de la navette pour ça. On souhaite que ce soit Moi, j'ai pas d'hostilité de principe bien évidemment, j'y suis plutôt à lumite favorable mais il y a des conditions très claires à déterminer. sujet toujours euh police avec ces refus d'obtempéré hein qui font euh encore la une de l'actualité.

Deux nouveaux cas en début de semaine, on peut rien faire contre ce phénomène. On peut pas stopper ces chauffards ? On peut pas stopper bien sûr que si on peut les stopper.

Il y a même des pays euh qui acceptent de bousculer, de renverser les motos euh notamment en Angleterre. Nous n'en sommes pas là. Euh ça vous y êtes favorable ?

Moi, je suis très prudent là-dessus mais je suis très prudent là-dessus. En revanche, je suis pour euh que l'on utilise tous les moyens possibles pour essayer de mettre hors de nuisance euh ces gens-là. Euh la ça fait partie de cette violence qui continue d'augmenter et du non respect de tout.

Donc euh le travail d'éducation d'une part, le travail de de répression sur ces gens-là est absolument nécessaire. Les services le font. Nous nous trompons pas.

Les services le font et nos gendarmes comme nos policiers euh sont équipés désormais pour pouvoir euh empêcher ses comportements. C'est un travail de longue haleine. Les policiers qui sont en en Mais les sanctions doivent être une fois de plus hein, euh les sanctions doivent être extrêmement fermes là-dessus.

Extrêmement Elles le sont pas suffisamment. Elles le sont aussi on va pas relancer le débat de la sanction pénale. On constate depuis des années en réalité est très objectif que les sanctions sont plus importantes sont de plus en plus importantes.

Ce qui compte c'est l'efficacité de la sanction pénale et le vrai sujet c'est l'exécution de la peine. Buffet les policiers qui sont en colère en ce moment le weekend dernier. 45000 personnes ont participé à une manifestation à l'appel du syndicat Alliance police nationale.

Il dénonce un manque de moyen. Ils ont tort. On a déjà assez donné ou il faut aller plus loin ?

D'abord euh nous sommes tous sans exception en tous les cas pour ce qui me concerne ce l'idée de nos policiers et de l'engagement qui est le leur. Il faut redire les choses. Il y a eu des évolutions ces dernières années en terme de rémunération, c'est clair, en terme de moyens matériel, notamment véhicules, armement et autres dispositifs.

Il y a encore il y en aura encore cette année, il y a encore des programs à faire en matière d'immobilier. Ça c'est pas faux. Euh il y a eu des retards pris notamment dans la gendarmerie parce qu'il y avait pas de budget l'année dernière.

Donc ça ça a décalé l'ensemble des projets, c'est exact. Il faut essayer de le rattraper. On sera un peu pareil dans cette AD.

Euh mais il est vrai que dans nos commissariats, il y a des très bonnes choses qui se font. Euh mais il y a du retard, il faut se donner un plan plus réannuel en matière de réaménagement ou de reconstruction ou de travaux dans l'immobilier de la police nationale. Ça oui, c'est nécessaire.

On va aller chez vous François Noël buffet. On va retrouver Francis Zigel Mayer, rédacteur en chef adjoint au progrès. Bonjour Francis en direct depuis Lyon.

Vous avez réalisé donc un grand sondage dans cinq grandes villes de la région et vous êtes notamment intéressé à Lyon et au maire écolo Grégory Douet. Qu'est-ce qu'on apprend avec ce sondage ? Bonjour.

Bonjour monsieur Buffet. Euh bah ce qu'on apprend avec ce sondage, c'est que à Lyon, comme dans les autres villes euh tenues par euh des équipes écologistes, euh ben les mères sortants sont en difficulté. Euh à Lyon, c'est une série de sondages qui a été publié et le nôtre confirme un petit peu cette tendance alors que nous sommes à un mois et demi de du premier tour de scrutin.

Grégory Douset est très en retard par rapport à son adversaire principal puisque il y a une nouveauté un petit peu originale dans cette élection, une personnalité qui est entrée de manière un peu fracassante dans cette élection, c'est Jean-Michel Holas et il a plus d'une dizaine de points de retard sur lui aujourd'hui. Euh vous avez une question pour le sénateur, je crois Francis. Oui, je crois que monsieur Buffet, vous aviez été candidat la dernière fois au au à l'élection métropolitaine.

Ça s'était pas très bien passé. Qu'est-ce que comment vous jugez ? Comment vous voyez la candidature aujourd'hui de Jean-Michel Holas puisque une grande partie de ben de il est soutenu par LR notamment par Horizon, par l'UDI, par le centre.

Il a réussi à faire une unité là où ça avait été quand même excessivement difficile les années précédentes. Oui, vous croyez bien en 2020 ça s'est pas bien passé. Il y a plusieurs raisons à cela mais c'est pas l'objet du débat.

Je pense que moi j'ai soutenu très très vite lorsque l'idée est venue que Jean-Michel Lolas puisse être candidat à Lyon. J'ai soutenu cette idée très tôt, il y a pratiquement 1 an maintenant parce que je pense qu'elle est de nature à être en capacité de pouvoir rassembler largement et de pouvoir gagner cette élection municipale et peut-être l'élection métropolitaine. Donc c'est une bonne chose avoir quelqu'un comme cette personnalité là qui a démontré sur le plan professionnel d'une part sur le plan sportif évidemment d'autre part sa capacité à à porter des projets à avoir une vision et à rassembler est absolument essentiel dans un monde qui a besoin en réalité un peu de un peu de retrouver confiance en lui de retrouver des projets, de retrouver une sorte de dessin collectif et qui tire les conséquences du sondage que vous venez de publier à savoir que euh les l'exécutif élu en 2020 a voulu imposer les choses extrêmement fortement et il faut qu'on passe aujourd'hui d'une écologie punitive à une écologie vertueuse et de progrès.

C'est ça l'essentiel et l'enjeu c'est de rassembler, de ne pas opposer. Or, on a le sentiment qui n'est pas qu'un sentiment puisque le sondage le révèle, c'est que finalement dans ces communes là, au sens large du terme, on a plutôt opposé les gens plutôt qu'on a essayé de les rassembler. Or, nous avons besoin de rassembler.

Ça ne veut pas dire qu'il faut pas avoir au cœur de nos dispositifs des politiques environnementales dynamiques. Ça c'est absolument fondamental. Il est pas question de le remettre en cause.

En revanche, il est question d'emmener tout le monde dans le bateau, si je puis dire, de façon cohérente et de ne pas opposer les gens plutôt de les rassembler autour d'un projet lui-même. Et c'est ça l'enjeu. Moi, je pense que la politique, c'est d'abord de rassembler et de porter sur un projet et emmener tout le monde.

C'est pas ce qui a été fait dans ces communes manifestement parce qu'on a voulu imposer les choses et puis il y a des désaccords de fond. Quand on vous dit que et qu'on l'assume d'ailleurs qu'on est décroissant, bah ça a un sens. Moi je ne suis pas décroissant.

Je suis au contraire pour la croissance, pas pour une croissance débridée, pas pour faire n'importe quoi, mais pour se mettre dans une démarche positive au service de nos habitants. Nous sommes au service de nos habitants et pas de d'idéologie de de de tout poil qui pourrait arriver parce que on est convaincu qu'on a raison et qu'on a raison tout seul. Ça c'est faux. en revanche euh et ça se traduit dans le dans le sondage.

Merci beaucoup euh Fran. Ce qui se traduit juste un petit mot encore très rapidement ce qui se traduit dans le sondage aussi c'est que il y a une satisfaction importante du travail qui a été fait euh par la municipalité don dans plusieurs items, hein, notamment les transports en commun, l'environnement, l'image de la ville à l'extérieur, la propreté. Euh donc le le bilan est peut-être pas aussi j'ai pas dit que le bilan était à 100 % négatif.

Personne ne dit en tous les cas moi je ne le dis pas. Il y a des choses qui ont été positives mais il y a des choses qui ont créé qui créent des crispations extrêmement fortes et des rejets extrêmement forts parce que on a voulu imposer enfin l'exécutif a parfois voulu imposer les choses de façon très très puissante, j'allais dire dogmatique. Et non, ça c'est pas possible.

Les gens ne veulent pas ça, les populations ne veut pas ça. Et le rôle d'un maire, c'est pas d'opposer les gens, c'est de les rassembler justement pour emmener vers ce qu'on imagine étant l'idéal pour son territoire. On a bien compris.

Je rappelle le nom des autres candidats quand même à la mairie de Lyon. Anaïs Beloissa Sheriffi, candidate insoumise, George Képenquian sans étiquette, Alexandre Dupalais, candidat UDR, Nathalie Perin, Gilbert candidat d'hiver gauche, Delphine Bridet, candidate lutte ouvrière. Merci beaucoup Francis.

On reparlera du sondage HBRA dans une vingtaine de minutes. Petite dernière question François Noël Buffet toujours sur ces municipales municipales qui sont marqués par l'entrée en vigueur de cette loi PLM Paris Lyon-Mseille. Qu'est-ce que ça va changer ?

Qu'est-ce que ça change même au niveau de la campagne ? Ça change beaucoup de choses et notamment au moment du vote puisque'à Lyon nous à Lyon même he sur la ville nous aurons trois scrutins en même temps. Celui pour le maire de la commune de Lyon avec une liste sur l'ensemble de la ville de Lyon plus une élection dans les arrondissements plus au même moment une élection métropolitaine.

Donc on a un risque ça va être compliqué, il va falloir que nos compatriotes appréhendent ce scrutin qui est un scrutin important. Ça va changer un peu quelque chose en matière de de résultat. Oui, sans doute ça va sans oui, ça va influencer parce que euh mécaniquement vous n'avez pas le même résultat sur le plan des élections dès lors que vous avez une circonscription unique sur la ville de Lyon pour dire le maire, ce qui n'était pas le cas jusqu'à maintenant puisqu'il était issu des élections des arrondissements.

Oui. Donc c'est un changement important. On suivra ça avec attention.

Merci beaucoup François Noël Buffet. Merci d'avoir été avec nous ce matin.