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DébatPublic Sénat — Bonjour chez vous ! (sur Podcast)· 21 octobre 2026 26 minContradictoireActualité / polémiqueSécuritéSolidarités & familleInstitutions & électionsEurope & international

Quelle stratégie du maintien de l’ordre ?

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:38OuverteRéponse directe

    Faut-il revoir la stratégie du maintien de l'ordre ?

  • 0:58OuverteRéponse partielle

    Comment on a pu arriver à une situation telle qu'on l'a vue ce week-end ?

  • 1:37RelanceRéponse directe

    Faut-il faire la différence entre maintien et rétablissement de l'ordre ?

  • 1:53OuverteRéponse directe

    Mélanie Vogel, vous dites qu'il faut distinguer manifestants et casseurs ?

  • 3:24FerméeRéponse partielle

    Est-ce qu'aujourd'hui, quand il y a des grandes mobilisations, il y a forcément des casseurs ?

  • 4:09OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'il y a une gradation de la violence dans les manifestations ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:24PrésentateurFait
    « Les violences de ce week-end ont conduit à plus de 2000 interpellations, près de 1000 blessés parmi les forces de l'ordre et des blessés graves parmi les manifestants. »
  • 1:02PrésentateurFait
    « Vous avez passé 20 ans dans le maintien de l'ordre. »
  • 1:53InvitéFait
    « On n'est plus sur du maintien de l'ordre, on est directement sur du rétablissement de l'ordre. »
  • 2:20Invité politiqueFait
    « Ce qui a été dit là est très important, il faut distinguer les manifestants et les auteurs de violences, par ailleurs, qui entourent les manifestations, et pourquoi il faut faire la distinction. »
  • 3:09Invité politiqueFait
    « on ne pourra pas échapper à la question fondamentale, qui est la réponse politique au mouvement social. Parce que c'est ça qui mettra un terme in fine aux violences. »
  • 4:20InvitéFait
    « Il y avait beaucoup moins de mouvements d'ampleur où justement les Black Blocs pouvaient s'infiltrer. »
  • 4:49InvitéChiffre
    « une compagnie de CRS, c'était 170 fonctionnaires. Ça réduit comme faute chagrin et on n'est plus qu'à 125. »
  • 5:04InvitéChiffre
    « On a eu plus de 2000 blessés. »
  • 6:19Invité politiqueFait
    « nos voisins européens sont assez effarés de voir les choix qui sont faits en France comparés à d'autres choix qui sont faits dans d'autres pays européens, au Royaume-Uni, en Allemagne, en Suède, au Danemark, qui ont comme objectif la désescalade. »
  • 6:56Invité politiqueFait
    « on est le pays européen avec le plus de mutilés et de morts par la police. »
  • 7:44Invité politiqueFait
    « un appauvrissement d'une partie importante de la population, un pouvoir d'achat qui diminue. »
  • 11:10Invité politiqueFait
    « depuis le premier quinquennat d'Emmanuel Macron, dans une situation qui est issue de choix politiques assumés, d'appauvrissement de l'État via des cadeaux fiscaux, les exonérations de cotisations, etc., qui ont entraîné de l'injustice sociale et du désinvestissement dans les services publics, dont l'éducation. »
  • 11:48Invité politiqueFait
    « On revoit les images aujourd'hui de Jacques Chirac qui répond aux mobilisations sociales, etc., où il y a quand même une réponse aussi sur le fond. »
  • 12:05Invité politiqueFait
    « Il y a une stratégie du pourrissement. Le pourrissement, c'est-à-dire, globalement, on ne répond pas et puis on attend que ça pourrisse. Mais le gouvernement fait pire que ça. »
  • 13:17Invité politiqueFait
    « en France, dans la gestion d'un mouvement social, on utilise des grenades et des LBD. Nos voisins ne font pas ça. »
  • 14:48InvitéFait
    « La consigne, c'est d'éviter un maximum de blessés. »
  • 16:20InvitéFait
    « On avait des grenades lacry instantanées, c'était vraiment avec, ça faisait un gros boom, ça nettoyait quand même sur 2-3 mètres carrés. »
  • 18:04InvitéFait
    « la France insoumise a un rôle évident dans ce... »
  • 21:47InvitéFait
    « organisées, bien souvent, malheureusement, aussi, par des discours politiques, bien souvent d'extrême-gauche, qui attisent le feu. »
  • 23:59Invité politiqueFait
    « Il y avait 8 000 casseurs. Maintenant, il y en a 30 000, soudainement. »

Temps de parole

  • Mélanie Vogel39 %
  • Invité22 %
  • Invité 219 %
  • Présentateur14 %
  • ?6 %

≈ 22,6 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Vous écoutez Bonjour Chez Vous, un podcast de Public Sénat.

0:07
Locuteur

Public

0:08
Présentateur

Sénat, en partenariat avec la presse régionale, vous propose Bonjour Chez Vous.

0:13
Locuteur

Ça

0:22
Présentateur

va ? Bonjour. Bonjour. Les violences de ce week-end ont conduit à plus de 2000 interpellations, près de 1000 blessés parmi les forces de l'ordre et des blessés graves parmi les manifestants. Six enquêtes ouvertes par l'IGPN, la police, des polices, alors qu'une nouvelle journée de mobilisation se profile samedi. Faut-il revoir la stratégie du maintien de l'ordre ? Débat politique avec Mélanie Vogel. Bonjour. Merci d'être là, sénatrice des Français de l'étranger. Vous présidez le groupe écologiste ici au Sénat. Lauriane Josand, bonjour. Merci également d'être avec nous, sénatrice à l'air des Pyrénées-Orientales. Et Régis Debord, merci d'être là, secrétaire adjoint CRS, UNSA Police.

Je commence peut-être par vous, Régis Debord. Vous avez passé 20 ans dans le maintien de l'ordre. Comment on a pu arriver à une situation telle qu'on l

1:06
Locuteur

'a

1:06
Présentateur

vue ce week-end

1:06
Locuteur

?

1:07
Invité

Il y a plusieurs facteurs. Il y

1:09
Locuteur

a

1:09
Invité

le maintien de l'ordre,

1:10
Locuteur

il

1:10
Invité

y

1:10
Locuteur

a

1:10
Invité

le rétablissement de l'ordre. Et puis après, le désordre complet. On n'est plus sur du maintien de l'ordre, on est directement sur du rétablissement de l'ordre. Donc l'évolution, les groupes mobiles. Il ne

1:21
Locuteur

faut

1:21
Invité

pas mélanger les manifestants, qui généralement sont encadrés, qui ont un cortège, les casseurs et les black blocs. Là, on avait les trois facteurs en même temps. Très mobiles, donc beaucoup plus difficiles à encadrer

1:34
Locuteur

et

1:35
Invité

à traiter directement.

1:37
Présentateur

Il faut faire la différence, Mélanie Vogène,

1:39
Locuteur

effectivement,

1:39
Présentateur

entre le maintien de l'ordre dans une manifestation et le rétablissement d'ordre, quand on a des milliers de black blocs, de casseurs, de pilleurs, qui viennent en marche de ces manifestations qui se déroulaient de manière pacifique

1:52
Locuteur

? Ah

1:53
Mélanie Vogel

ben, heureusement que oui, on ne peut pas traiter, M. l'a dit très clairement, de la même manière, des manifestants qui exercent un droit constitutionnel, une liberté garantie par la constitution de manifester, peu importe les raisons pour lesquelles ils manifestent, par ailleurs, et des éléments violents qui apparaissent

2:12
Locuteur

très

2:12
Mélanie Vogel

régulièrement.

2:13
Locuteur

Non,

2:13
Mélanie Vogel

ce n

2:13
Locuteur

'est

2:13
Mélanie Vogel

pas nouveau qu'il y

2:14
Locuteur

ait

2:14
Mélanie Vogel

des casseurs dans les manifs. Ça arrive très souvent, moi je le regrette, je le condamne, mais on sait que ça arrive. Et donc, quelque part, je suis sûre de beaucoup parler ce matin des violences, des casseurs, des pillages, etc., parce que c'est arrivé, que c'est vrai que c'est un problème et qu'il faut le régler. Mais ce qui a été dit là est très important, il faut distinguer les manifestants

2:36
Locuteur

et

2:37
Mélanie Vogel

les auteurs de violences, par ailleurs, qui

2:40
Locuteur

entourent

2:41
Mélanie Vogel

les manifestations, et pourquoi il faut faire la distinction, parce que, de fait, il y a des casseurs, parce qu'il y

2:48
Locuteur

a

2:48
Mélanie Vogel

un mouvement social, et qui s'infiltre dans un mouvement social. Et donc,

2:52
Locuteur

si

2:52
Mélanie Vogel

on veut, si l'objectif, c'est qu

2:55
Locuteur

'il

2:55
Mélanie Vogel

y

2:55
Locuteur

ait

2:55
Mélanie Vogel

moins de violences, on ne pourra pas échapper, au-delà de toutes les discussions qu'on va avoir sur combien il y avait de CRS, les brigades au repos, et est-ce qu'ils étaient bien positionnés, etc., etc., on ne pourra pas échapper à la question fondamentale, qui est la réponse politique au mouvement social. Parce que c'est ça qui mettra un terme in fine aux violences.

3:16
Locuteur

–

3:16
Invité

Aurélie Johnson.

3:17
Locuteur

–

3:17
Invité

Sur, évidemment, la distinction entre manifestants et casseurs, elle est évidente, je crois qu'on se rejoint tous. – Mais

3:24
Présentateur

est

3:24
Locuteur

-ce

3:24
Présentateur

que, malheureusement, aujourd'hui, on n

3:25
Locuteur

'est

3:25
Présentateur

pas dans une situation où, quand il y

3:27
Locuteur

a

3:27
Présentateur

des grandes mobilisations comme ça, il y a forcément des casseurs ? Est-ce qu'on peut encore manifester sans violence aujourd

3:32
Locuteur

'hui

3:32
Présentateur

? –

3:32
Invité

C'est ce que j'allais dire, c'est que le souci, aujourd'hui, c'est qu'on se rend compte que c'est presque systématiquement dans le cadre des manifestations, et c'est bien la question qui se pose, celle du maintien de l'ordre, ou en tout cas de la nouvelle façon de réguler et d'affronter ces mouvements, on assiste à de la casse, des pillages, des manifestations de violence qui sont d'une gravité incroyable. Et malheureusement, cela desserre la cause des manifestants, et donc je rejoins ma collègue sur ce point, bien sûr, il y a une expression d'idée, une liberté de manifester et des revendications qu'il faut entendre, sauf qu'aujourd'hui, on ne les entend plus dans ce cadre-là.

4:09
Locuteur

–

4:09
Présentateur

Est-ce qu'il y

4:10
Locuteur

a

4:10
Présentateur

une gradation de la violence dans les manifestations ? Aujourd'hui, Régis Debord, est-ce que ce qui se passe, ce qu'on voit ces derniers jours, ça se passait il y a encore 5-10 ans ?

4:19
Locuteur

–

4:20
Invité

Alors, il y avait beaucoup moins de mouvements d'ampleur où justement les Black Blocs pouvaient s'infiltrer. Ça existe depuis une dizaine d'années, depuis les premiers mai 2017-2018, où on a vu arriver les premiers Black Blocs, ils étaient moins nombreux. Depuis, c'est vrai qu'il y

4:34
Locuteur

a

4:34
Invité

eu moins de mouvements sociaux d'ampleur qui ont permis justement à ces groupuscules violents de pouvoir s'infiltrer. Après, c'est un tout, il y a de ça 20 ans, une compagnie de CRS, c'était 170 fonctionnaires. Ça réduit comme faute chagrin et on n'est plus qu'à 125. Donc, c'est un tout. Nous, les effectifs, ça fait des années et des années qu'on demande à ce qu'ils soient recomplétés pour pouvoir travailler dans de bonnes conditions. Nous, on a des collègues qui sont intervenus

4:59
Locuteur

à

5:00
Invité

15 sur 300 ou 400 Black Blocs. On a eu plus de 2000 blessés. Alors, je ne mets pas non

5:07
Locuteur

plus les blessés aussi de l'autre côté. – Donc, on est sur une forme d'effet ciseaux, c'est-à-dire

5:09
Présentateur

moins de CRS et plus de Black

5:11
Locuteur

Blocs. –

5:12
Invité

Oui.

5:12
Présentateur

– C'est ça le problème aujourd'hui ?

5:13
Invité

– Et une violence qui s'amplifie, avec des ordres, des fois, on peut le dire, qui ne sont pas forcément toujours très, très clairs parce qu'on n'est pas vraiment habitués à intervenir sur des groupes mobiles parce que le maintien de l'ordre, en France, il est fait pour faire le moins de blessés possibles de chaque côté, même s'il y en aura toujours des blessés, mais il n

5:32
Locuteur

'y a

5:32
Invité

pas de morts. En tout cas, pour l'instant, il n

5:34
Locuteur

'y a

5:34
Invité

pas de morts. On ne sait pas ce qui sera demain, mais pour intervenir des groupes mobiles violents, je ne

5:39
Locuteur

vous

5:39
Invité

parle pas de manifestants, il faut peut-être raccourcir la distance entre eux et nous, parce que sinon, on pousse le problème.

5:46
Locuteur

– Et on va

5:46
Présentateur

revenir sur la doctrine et sur les ordres que vous recevez, parce que c'est intéressant de vous entendre là-dessus. On est dans cet effet ciseau, Mélanie Bougel, aujourd'hui, on paye la baisse de moyens, la baisse d'effectifs chez nos forces de l'ordre ?

6:03
Locuteur

Ou

6:03
Présentateur

pour vous, c'est une question de doctrine, ce n

6:05
Locuteur

'est

6:05
Présentateur

pas une question de moyens

6:06
Locuteur

? – Alors,

6:07
Mélanie Vogel

on paye en partie, effectivement, le sous-investissement dans les services publics en général. Il y a un sujet de doctrine évident, on en parlera tout à l'heure, j'imagine, mais on a une doctrine en France

6:19
Locuteur

qui

6:20
Mélanie Vogel

est, quand on regarde la presse internationale aujourd'hui, nos voisins européens sont assez effarés de voir les choix qui sont faits en France comparés à d'autres choix qui sont faits dans d'autres pays européens, au Royaume-Uni, en Allemagne, en Suède, au Danemark, qui ont comme objectif la désescalade qui se traduit par une série d'ordres précis qui ont vraiment pour objectif de faire que ça s'apaise, que la tension diminue, etc. Et ça conduit à des actions différentes des forces de l'ordre. Et quand on voit, on a en France, on est le pays européen avec le plus de mutilés et de morts par la police. Ce n'est pas

7:02
Locuteur

un

7:03
Mélanie Vogel

hasard. Voilà, il y a bien une raison à ça. Alors, on est dans un pays où il y a beaucoup de manifestations, certes, mais on n'est pas le seul pays européen où il y a des mouvements sociaux. Et donc, il y a forcément une explication qui vient de la manière dont on gère ces questions en France. Néanmoins, moi, je le redis, je pense que ce qu'on paye d'abord,

7:22
Locuteur

c

7:22
Mélanie Vogel

'est les choix politiques du gouvernement qui entraînent le mouvement social. Et je ne voudrais pas qu'on passe à côté, en fait, du sujet essentiel. Le sujet essentiel, c'est qu'on a une colère sociale très forte, beaucoup de revendications qui convergent, et qui convergent parce qu'il y a aujourd'hui un appauvrissement d'une partie importante de la population, un pouvoir d'achat qui diminue, et donc une colère sociale. Et c'est ça, la responsabilité, elle est de la part du gouvernement et de ses choix politiques. Le problème, il est là.

7:54
Locuteur

Et

7:54
Mélanie Vogel

après, on pourra tourner, et je ne dis pas que ce n

7:56
Locuteur

'est

7:56
Mélanie Vogel

pas une conversation importante, mais on pourra tourner beaucoup autour de ce que fait la police, etc. C'est un sujet en soi. Mais là,

8:04
Locuteur

en fait... Mais vous

8:05
Présentateur

dites, avant de parler du maintien de l'ordre,

8:06
Locuteur

il

8:06
Présentateur

faut parler de la

8:07
Locuteur

question sociale. En fait, on avait un

8:07
Mélanie Vogel

demi-million de personnes dans la rue qui demandent d'avoir des conditions de vie plus dignes. On a des centaines de milliers de lycéens qui demandent à pouvoir apprendre dans des conditions acceptables et préparer leur avenir sereinement. Et en fait, on tourne autour de les casseurs et les ordres aux forces de l'ordre. Et fondamentalement... Oui,

8:28
Locuteur

mais est

8:28
Présentateur

-ce que si on veut garantir à l'avenir le droit de manifester, la liberté de manifester, il ne faut pas commencer par résoudre cette question du maintien d

8:35
Locuteur

'ordre ? Est-ce que là, ce n'est pas en

8:36
Présentateur

train de pourrir, pardon pour l'expression, mais toutes les manifestations

8:38
Locuteur

?

8:39
Mélanie Vogel

Ah oui, absolument, absolument. Et je pense qu'on doit amorcer une vraie réflexion en France sur la transition vers une doctrine de désescalade qui a prouvé ses effets chez nos voisins européens.

8:54
Présentateur

Lauriane Josande, est-ce qu'il faut revoir aujourd'hui la doctrine du maintien de l'ordre dans notre pays ou le problème pour vous, ce n

8:58
Locuteur

'est

8:58
Présentateur

pas la doctrine

8:58
Locuteur

? La

8:59
Invité

doctrine, elle doit être revue et améliorée. Je rejoins évidemment ce qui a été dit sur le manque de moyens des forces de l'ordre. Ça, c'est une réalité avec laquelle on compose aujourd'hui. Nous avons des forces de l'ordre et moi, je tiens à saluer leur travail aujourd'hui qui sont dans une situation, ils le disent depuis longtemps déjà, où ils sont épuisés, ils manquent de moyens.

9:22
Locuteur

Et

9:22
Invité

donc, ça, c'est le problème principal. Ensuite, la doctrine en elle-même, bien sûr, il faut l'améliorer. Maintenant, citer un exemple nos voisins européens comme si c'était la même chose.

9:31
Locuteur

D

9:31
Invité

'abord, la situation sociale n'est pas la même. Et évidemment que le problème essentiel, il est la crise sociale que nous connaissons, il est la situation sociale qui est celle de nos populations, des Français aujourd'hui, des jeunes, évidemment. Mais là, de ce point de vue-là, je crois que personne ne peut faire la leçon. On est tous responsables de la situation dans laquelle on est. Ces jeunes qui nous disent, on est tous responsables de

9:54
Locuteur

cette situation.

9:54
Invité

Non,

9:54
Locuteur

il y a des gens qui gouvernent

9:55
Mélanie Vogel

et des gens qui ne gouvernent pas, quand même.

9:56
Invité

D'accord. Et vous estimez que cette situation sociale, elle date de la politique des dernières années ? Je crois que cette politique, elle remonte à longtemps. Je crois que le système éducatif est défaillant. Je crois que la crise sociale et politique, le rapport au travail, à l'autorité et à d'autres valeurs qui font qu'à un moment donné, on peut manifester de manière sereine et en revendiquant des choses de manière constructive, tout ça est tombé par terre aujourd'hui. Et donc,

10:21
Locuteur

il

10:21
Invité

y a une réflexion qui est très profonde, qui n'est pas seulement liée à la situation économique, qui est aussi liée à la façon, aux valeurs que nous portons et à la façon dont nous revendiquons nos doléances aujourd'hui.

10:33
Locuteur

Donc, c'est

10:33
Présentateur

droit de gauche confondue pour vous ? Tous responsables

10:35
Invité

? Mais bien sûr, il faut le dire à un moment donné, il faut le dire, c'est ce que nous disent les gens dans la rue. Il ne faut pas se cacher derrière son petit doigt et dire que

10:43
Locuteur

c'est

10:43
Invité

la faute des uns, c'est la faute des autres. Et ce n

10:45
Locuteur

'est

10:45
Invité

certainement pas la faute des forces de l'ordre aujourd'hui qui font ce qu'elles peuvent dans la situation où on est, qui est effectivement une poudrière.

10:52
Mélanie Vogel

Mélanie Vagé

10:52
Locuteur

?

10:53
Mélanie Vogel

Pardon, je trouve ça un peu hallucinant comme discours. On ne peut pas dire. On est tous responsables. Ceux qui ont pris des décisions de désinvestir dans l'éducation et d'appauvrir l'État en faisant des cadeaux aux entreprises et aux plus riches et ceux qui ne l'ont pas fait. Et tout le monde est dans le même sac. Non, je suis désolée. Oui, on est depuis 2017, depuis le premier quinquennat d'Emmanuel Macron, dans une situation qui est issue de choix politiques assumés, d'appauvrissement de l'État via des cadeaux fiscaux, les exonérations de cotisations, etc., qui ont entraîné de l'injustice sociale et du désinvestissement dans les services publics, dont l'éducation. Et ça,

11:35
Locuteur

ça

11:35
Mélanie Vogel

crée une situation

11:35
Locuteur

sociale... Après des mobilisations

11:36
Présentateur

sociales, pardon, il n'y

11:37
Locuteur

en

11:37
Présentateur

a pas eu que sous Emmanuel Macron.

11:39
Locuteur

Non, je suis... Il

11:40
Mélanie Vogel

y en a eu aussi

11:40
Présentateur

sous des présidences de

11:41
Locuteur

chose. Absolument,

11:42
Mélanie Vogel

tout à fait, bien sûr. Et généralement, la réponse était quand même un peu différente. Parce qu'on a quand même eu... On revoit les images aujourd'hui de Jacques Chirac qui répond aux mobilisations sociales, etc., où il y a quand même une réponse aussi sur le fond. Là, depuis le début du mouvement des lycéens, globalement, la réponse du gouvernement... Moi, je trouve que c'est pire que le pourrissement. Il y a une stratégie du pourrissement. Le pourrissement, c'est-à-dire, globalement, on ne répond pas et puis on attend que ça pourrisse. Mais le gouvernement fait pire que ça.

Le gouvernement essaye d'utiliser ce mouvement social en pointant des responsables, qui, alors, c'est tout le monde sauf eux. C'est la France insoumise, c'est les ingérences étrangères, c'est les frères musulmans, enfin, tout sauf

12:29
Locuteur

les

12:29
Mélanie Vogel

causes profondes du mouvement social qui sont les choix politiques de ces dix dernières années. Et en fait...

12:34
Locuteur

Mais si on revient à

12:35
Présentateur

comment on assure la sécurité et comment on assure l'ordre des manifestations, la question s

12:40
Locuteur

'est

12:40
Présentateur

aussi posée sous des mouvements de gauche, sous des présidents de gauche. La mort de Malik Ousekine, pardon, c'est 86, c'est la présidence de François Mitterrand. Oui,

12:48
Mélanie Vogel

bien sûr. Tout à fait, vous avez tout à fait raison. Et il y a eu une conséquence à la mort de Malik Ousekine. On a dissous les voltigeurs.

12:56
Locuteur

Parce

12:56
Mélanie Vogel

qu'en fait, on a tenu compte de ce qui s'était passé et il y a eu une conséquence. Là, aujourd'hui, je ne comprends pas pourquoi on continue d'utiliser en France... Je ne sais pas si ça vous paraît normal, mais ça paraît normal à quasiment aucun pays européen qu'en France, dans la gestion d'un mouvement social, on utilise des grenades et des LBD. Nos voisins ne font pas ça. Et ils ne comprennent pas que la France fasse cela. Non, mais c'est vrai. Il y a quelques pays, effectivement, qui ont des histoires

13:29
Locuteur

compliquées

13:31
Mélanie Vogel

avec la démocratie, qui les utilisent. Mais, a priori, c'est incompréhensible, en réalité, de faire ça.

13:40
Invité

Je pense que les moyens, ils sont largement proportionnés, voire sous-proportionnés. Le problème, il n

13:46
Locuteur

'est

13:46
Invité

pas le mouvement social. Le mouvement social, nous, moi, je fais partie d'un syndicat de police, l'UNSA Police, où on manifeste régulièrement, dans le calme. On ne

13:53
Locuteur

le

13:53
Invité

tient pas forcément, d'ailleurs, mais on manifeste dans le calme. Le problème, il n

13:58
Locuteur

'est

13:58
Invité

pas le mouvement social. On est tous d'accord, je pense, que c'est un droit et que c'est légitime. Moi, je connais des professeurs, des élèves, etc. Quand on voit la situation, effectivement, la situation de la police, elle n

14:08
Locuteur

'est

14:08
Invité

pas forcément mieux non plus. Mais, le problème, il n

14:11
Locuteur

'est

14:11
Invité

pas là. Il y a les groupes qui viennent s'incruster là-dedans. Comment on les traite

14:16
Locuteur

?

14:17
Invité

Et si vous ne mettez plus de moyens, alors moi, je viens.

14:20
Locuteur

Ah non, mais

14:20
Mélanie Vogel

oui, moi, je

14:21
Locuteur

suis. Mais

14:22
Invité

moi, je ne

14:23
Locuteur

vous

14:23
Invité

apprends pas comment fonctionne une éolienne. Vous voyez, là, vous êtes en train de m'expliquer comment on peut fonctionner du maintien de l'ordre.

14:32
Locuteur

Après, c'est aussi important

14:33
Présentateur

d'avoir un point de vue politique, Régis Debord.

14:35
Locuteur

Alors,

14:35
Présentateur

mais juste parce que vous nous disiez tout à l'heure, c'est intéressant, vous nous disiez, les ordres, ils ne sont pas clairs, c'est un peu flou. Qu'est-ce que vous avez, vous, précisément, quand vous êtes sur le terrain, comme consigne dans ces situations-là

14:47
Locuteur

?

14:48
Invité

La consigne, c'est d'éviter un maximum de blessés. Comme je vous

14:50
Locuteur

dis,

14:50
Invité

la doctrine, elle est

14:51
Locuteur

comme ça. Donc, de rester un peu à l'écart ?

14:53
Invité

Elle est reconnue.

14:53
Locuteur

C'est quoi

14:53
Présentateur

? On ne va pas au contact, on reste à l'écart

14:55
Locuteur

?

14:55
Présentateur

C

14:55
Invité

'est d'essayer de mettre le plus de distance entre les troubles faites. Alors, je n'appelle même plus ça des manifestants, parce que là, on est au-delà du manifestant. Je vous dis, on est vraiment dans de l'émeute, carrément, ou du délinquant primaire. C'est d'éviter le contact, parce que plus vous avez de contacts, plus vous aurez de blessés de chaque côté. Vous parliez des pays étrangers. Je ne pense pas que les exemples des pays étrangers soient les meilleurs. Il

15:21
Locuteur

y

15:21
Invité

a des endroits, ils ont des fusils à pompe avec des balles en caoutchouc. Pourquoi on ne remettrait pas ça aussi, nous, en France

15:30
Locuteur

? Je

15:31
Invité

veux dire, quand vous faites tirer dessus avec des cocktails Mottov, des pavés, c'est des armes de première catégorie, c'est fait pour tuer. Pour moi, c'est des tueurs. Il faut attendre quoi ? Qu'un collègue, il soit tout seul, excentré, et qu

15:42
Locuteur

'il

15:42
Invité

se fasse tabasser, qu'il se fasse tuer, ou qu

15:44
Locuteur

'il

15:44
Invité

sorte son arme ? Enfin, je veux dire, si on nous enlève des moyens intermédiaires qui sont déjà de plus en plus faibles en termes

15:50
Locuteur

de

15:50
Invité

gaz, tout est revenu à la baisse, je vous rassure, depuis des années. Donc, nous, les collègues, ils n'en peuvent plus.

15:58
Locuteur

C'est-à-dire, la baisse en termes de munitions aussi ?

16:00
Présentateur

Vous n'avez plus les mêmes munitions qu'il y

16:02
Locuteur

a

16:02
Présentateur

quelques

16:02
Locuteur

années ? Les

16:02
Invité

munitions sont sous-dimensionnées maintenant. Moi, j'ai connu des munitions qui étaient bien plus violentes que ça.

16:10
Présentateur

C'est le type de munitions qui a changé, ou c'est juste que vous n'avez plus les munitions nécessaires face à une

16:15
Locuteur

multiplication de ces violences pour

16:17
Présentateur

riposter sur du long terme ?

16:18
Invité

Il y

16:18
Locuteur

en

16:18
Invité

a qu'on

16:18
Locuteur

n'a plus.

16:18
Présentateur

Qu'est-ce que vous aviez ? Qu'est

16:19
Locuteur

-ce

16:19
Présentateur

que vous avez plus ?

16:20
Locuteur

On

16:20
Invité

avait des grenades lacry instantanées, c'était vraiment avec, ça faisait un gros boom, ça nettoyait quand même sur 2-3 mètres carrés, et ça,

16:31
Locuteur

on

16:31
Invité

n

16:31
Locuteur

'a

16:31
Invité

plus, vous voyez. Alors maintenant, effectivement, on a d'autres types de

16:34
Locuteur

grenades, mais qui sont... Depuis quand ? Depuis

16:35
Présentateur

les gilets jaunes ou avant

16:36
Locuteur

?

16:36
Invité

Depuis une quinzaine d'années, je pense.

16:38
Locuteur

Donc,

16:39
Présentateur

avant les gilets jaunes. Lorraine Jozon, vous voulez intervenir ?

16:41
Locuteur

Oui,

16:41
Invité

simplement pour, effectivement, rejoindre ce qui vient d'être dit. Il y

16:44
Locuteur

a

16:44
Invité

un problème de moyens, mais qui est un problème en termes de quantité et en termes aussi de qualité et d'armes utilisées.

16:51
Locuteur

C

16:51
Invité

'est-à-dire qu'aujourd'hui, il existe des armes dans d'autres pays qui sont utilisées et qui seraient intéressantes vu les difficultés auxquelles nous sommes confrontés, intéressantes d'acquérir. Sauf qu'évidemment, il n'a échappé à personne que nous avons aussi des problèmes budgétaires et que donc laisser penser que tout est facile, faisable, en prenant exemple sur les voisins européens. C'est une erreur, en sachant que les forces de l'ordre font avec ce qu'elles ont et que ce n'est déjà pas facile et que le problème principal, il est la violence qu'il y a en France.

Enfin, c'est l'organisation de ces groupuscules qui viennent pour casser, certains étant, d'ailleurs, venant même de l'étranger pour être à l'origine de troubles, de violences et avec les conséquences que l'on a vues ce week-end. Donc, pensons que samedi, il y a de nouveau des manifestations annoncées et que donc, il faut d'abord et avant tout soutenir nos forces de

17:48
Locuteur

l

17:48
Invité

'ordre parce qu'effectivement, certains les recherchent, ces incidents. Et s'il y en a, cela donnera de l'eau au moulin de ceux qui veulent continuer de semer le trouble.

17:58
Présentateur

C'est qui, ceux qui veulent continuer à semer le trouble

18:00
Invité

? Alors, politiquement ? Politiquement ? Alors, politiquement, moi, je le dis très clairement, la France insoumise a un rôle évident dans

18:08
Locuteur

ce...

18:10
Invité

Pardon

18:10
Mélanie Vogel

? Non, parce que les renseignements territoriaux disent que c'est n'importe quoi. Vous

18:13
Locuteur

parlez de l'article de Mediapart ?

18:15
Invité

C'est un article de Mediapart. Il ne vous a pas échappé que Mediapart n

18:18
Locuteur

'est

18:18
Invité

pas non plus le média le plus objectif qui soit. D'accord ? Donc, moi, je vais vous

18:22
Locuteur

donner d'autres articles

18:23
Invité

et d'autres enquêtes et d'autres sources qui

18:25
Locuteur

diront le contraire.

18:26
Invité

Donc, on en débat. Mais vous n'êtes pas d'accord avec ça ? Moi,

18:29
Locuteur

je l'affirme. Vous pouvez ne pas être d'accord. Non, mais ce n'est pas

18:32
Mélanie Vogel

une opinion, en fait. Ce n

18:33
Locuteur

'est

18:33
Mélanie Vogel

pas une question d'être d'accord ou pas d'accord. C'est qu'il n

18:35
Locuteur

'y

18:35
Mélanie Vogel

a aucun... Mais donc, quels sont vos sources ? Il n

18:37
Locuteur

'y a

18:37
Mélanie Vogel

aucun élément aujourd'hui, rien, qui dit qu'il y a un lien entre la France insoumise et les émeutes ou les violences. Mais si vous en avez, je vous en prie.

18:45
Locuteur

Mais

18:45
Mélanie Vogel

c'est toujours pareil. C'est facile de dire qu'il n

18:46
Locuteur

'y a

18:46
Mélanie Vogel

pas de lien. Dites

18:47
Invité

-nous. Mais les discours qui sont menés, qui sont proférés, qui sont... Mais oui, vis-à-vis de nos jeunes, vis-à-vis des populations qui sont déjà en grande difficulté, légitimer la violence, légitimer la rébellion, contester l'autorité du matin au soir et du soir au matin. Ça, c'est la graine de l'insurrection. Et si vous voulez

19:08
Locuteur

continuer

19:09
Invité

de le nier, niez-le ! Et le jour où il y aura des problèmes... Mais oui, parce que nos enfants, ils y sont aussi, dans la rue. Qu'est-ce que vous croyez ? Qu'est

19:16
Locuteur

-ce que vous

19:16
Mélanie Vogel

croyez ? Vous ne croyez pas que c'est à cause des propos du gouvernement qu'ils refusent de répondre à leurs revendications ?

19:21
Invité

Mais c'est facile. Vous, vous cherchez un autre bouc émissaire.

19:23
Locuteur

Et vous me dites à moi

19:25
Invité

que j'en cherche un. Et c

19:26
Locuteur

'est exactement ce que

19:27
Invité

vous

19:27
Locuteur

faites. Le problème, il n

19:30
Invité

'est pas

19:31
Locuteur

sur la revendication.

19:32
Invité

Il est au-delà.

19:33
Présentateur

Oui, mais en fait, les revendications... Alors,

19:34
Locuteur

juste, Mélanie

19:35
Présentateur

Vosge, elle répondait à Laurie-Anne Jozande et après régime.

19:36
Locuteur

Non, mais

19:37
Mélanie Vogel

c'est qu'en fait, c'est une espèce de stratégie de faire diversion par rapport au cœur du sujet.

19:41
Locuteur

Il y a

19:41
Mélanie Vogel

des revendications sociales. Pas, les gens ne manifestent pas

19:44
Locuteur

à

19:45
Mélanie Vogel

cause de la France insoumise ni à cause de ce que fait Jean-Luc Mélenchon ou je ne sais quoi. Les gens manifestent parce qu'ils n'ont pas de quoi payer leurs factures. Ce

19:53
Locuteur

n

19:53
Mélanie Vogel

'est pas la faute de la France insoumise. C'est la faute des gouvernements qui sont en place depuis dix ans.

19:58
Locuteur

On ne parle pas des

19:58
Mélanie Vogel

manifestants, on parle des casseurs. Oui,

20:00
Locuteur

mais

20:00
Mélanie Vogel

il y a des casseurs à quelles occasions ? Parce qu'il y

20:02
Locuteur

a

20:02
Mélanie Vogel

des manifestations. Il n

20:04
Locuteur

'y a

20:04
Mélanie Vogel

pas des casseurs qui déboulent comme

20:05
Locuteur

ça.

20:05
Mélanie Vogel

C

20:05
Locuteur

'est vous qui faites

20:06
Invité

l'amalgame entre tout et comme ça, ça vous arrange.

20:08
Locuteur

J'en invite de

20:09
Invité

cibler les vrais problèmes.

20:11
Mélanie Vogel

À un moment

20:11
Locuteur

donné, la réalité, il

20:12
Mélanie Vogel

faut la regarder en face.

20:13
Locuteur

Oui,

20:13
Mélanie Vogel

exactement. Et la réalité, c'est qu'on a un appauvrissement de la population. On a une crise sociale. On a des revendications.

20:19
Locuteur

C'est certain. Le

20:20
Mélanie Vogel

refinancement des services publics. La réponse au mouvement social, c'est ça. Je vous signale qu'au moment des Gilets jaunes, quand même, à un moment, il y a eu des annonces de fonds qui n'ont pas été suffisantes, qui n

20:32
Locuteur

'ont

20:32
Mélanie Vogel

pas toutes été suivies d'effet. Mais à un moment donné, il y a eu une décision de répondre sur le fonds. Pour l'instant,

20:37
Locuteur

il

20:37
Mélanie Vogel

n

20:37
Locuteur

'y

20:37
Mélanie Vogel

a zéro réponse sur le fonds. Et s'il n

20:39
Locuteur

'y

20:39
Mélanie Vogel

a pas de réponse sur le fonds, il continuera d'y avoir des manifestations. Et s'il continue d'y avoir des manifestations, il continuera d'y avoir des

20:46
Locuteur

casseurs.

20:46
Mélanie Vogel

Mais qu'est-ce que vous avez fait, vous, depuis tout ce temps,

20:48
Locuteur

depuis les Gilets jaunes ? Qu'est-ce que vous avez fait ? Mais c'est

20:50
Invité

facile de dire, moi non plus, je n'étais pas aux manettes.

20:52
Locuteur

Mais

20:52
Invité

qu'est-ce que vous... Mais enfin... Mais non, mais c'est

20:54
Locuteur

hallucinant. Qu'est-ce que vous avez fait, j

20:55
Invité

'étais pas au pouvoir ? Ah non, mais c'est facile

20:57
Locuteur

de

20:57
Invité

dire, j'étais pas au pouvoir.

20:58
Locuteur

Parce que les gens, je veux... Non, mais... Non, si, les gens, aujourd'hui, nous reprochent, ils

21:02
Invité

nous mettent tous dans le même sac en considérant que

21:04
Locuteur

les politiques n'ont rien fait depuis

21:05
Invité

20 ou 30 ans. Non,

21:06
Locuteur

il

21:06
Invité

y

21:06
Locuteur

a

21:06
Invité

ceux

21:07
Locuteur

qui sont responsables. Ceux

21:08
Invité

qui gouvernent, ceux qui gouvernent

21:09
Locuteur

pas. Et ils ont souvent raison. Donc, il faut prendre

21:11
Invité

nos responsabilités

21:12
Locuteur

et

21:12
Invité

arrêter de donner...

21:13
Locuteur

Vous

21:13
Invité

voulez

21:13
Locuteur

intervenir

21:14
Invité

aussi ? Je disais, l'amalgame entre les manifestants, les casseurs, les pilleurs, les black box, il ne

21:19
Locuteur

faut

21:19
Invité

pas tout mélanger. Le schéma national du maintien de l'ordre en France, il peut très bien fonctionner pour du maintien de l'ordre. Là, on est largement au-dessus du maintien de l'ordre. Il y a effectivement une manifestation, mais on n'en parle même plus. Les collègues ne sont pas allés sur la manifestation faire du maintien de l'ordre. Ils sont allés sur des casseurs, des pilleurs, des voyous. Et là-dessus...

21:37
Locuteur

Alors oui, il faut faire évoluer

21:41
Invité

un schéma, mais pas forcément celui du maintien de l'ordre. Celui des meutes organisées. Et organisées, bien souvent, malheureusement, aussi, par des discours politiques, bien souvent d'extrême-gauche,

21:53
Locuteur

qui

21:54
Invité

attisent le feu. Ça, c'est indéniable. Nous, on le voit. Quand vous écoutez certains dire, tout le monde déteste la police, la police,

22:00
Locuteur

c

22:00
Invité

'est tous des tueurs, il faut arrêter. Le collègue,

22:01
Locuteur

il

22:01
Invité

ne se lève pas le matin

22:02
Locuteur

en

22:03
Invité

disant, tiens, je vais aller éborgner quelqu'un. Il faut arrêter.

22:09
Mélanie Vogel

Je ne rebondirai pas là-dessus. Il y a des revendications parce qu

22:15
Locuteur

'il

22:15
Mélanie Vogel

y

22:15
Locuteur

a

22:15
Mélanie Vogel

des problèmes. Les discours politiques d'opposition et de gauche prennent parce qu'il y

22:19
Locuteur

a

22:19
Mélanie Vogel

des besoins. C'est la raison pour laquelle il y

22:21
Locuteur

a

22:21
Mélanie Vogel

un problème.

22:21
Locuteur

C

22:21
Mélanie Vogel

'est comme... Après,

22:23
Locuteur

ces

22:23
Présentateur

casseurs, juste,

22:24
Locuteur

ils

22:24
Présentateur

vont au-delà. Par exemple, la loi casseur-payeur, elle a été mise en place après les violences, après le sac du PSG. Ce n

22:30
Locuteur

'est

22:30
Présentateur

pas uniquement des revendications sociales. Ça peut être aussi des mouvements sportifs, de fait, où les casseurs viennent. Oui,

22:37
Mélanie Vogel

mais justement, je voudrais réagir à une chose qui a été dite. En gros, les policiers ne s'occupent plus des manifestants, mais des violences, des émeutes, etc. En fait, je pense que c

22:53
Locuteur

'est

22:53
Mélanie Vogel

à ça aussi que va servir la commission d'enquête. C'est pour ça que c'est tellement important et je pense qu'on est beaucoup à en attendre beaucoup. Quand on voit certains épisodes, notamment, je pense, à Marseille, on ne comprend pas ce qui s'est passé, en réalité. On a, au contraire, des forces de police qui se sont mobilisées pour empêcher l'accès des manifestants au départ de la manif. Avec quel objectif ? On ne comprend pas trop. Deux heures plus tôt, on avait des casseurs rue Saint-Féréol et rue de Rome, donc pas sur le parcours.

23:28
Locuteur

Et

23:28
Mélanie Vogel

là,

23:28
Locuteur

il

23:28
Mélanie Vogel

n

23:28
Locuteur

'y

23:28
Mélanie Vogel

avait pas de force de police. Donc, on ne comprend pas, en fait. Moi, je ne comprends rien de ce qui s'est passé à Marseille, honnêtement. Je ne comprends pas les mouvements, je ne comprends pas les ordres qui ont été donnés. Les fonctionnaires de police répondent à des instructions. Et on a, je vous dis, le pouvoir politique a beaucoup de mal à comprendre. Moi, je ne comprends rien à ce qui s'est passé à Marseille. Quel était l'objectif ? De focaliser les forces de l'ordre sur les manifestants qui défilaient pacifiquement. On a un préfet qui nous dit, en fait, qui fait l'amalgame, justement, qui dit que

23:59
Locuteur

c

23:59
Mélanie Vogel

'était tous des pilleurs, machin. Il y avait 8 000 casseurs. Maintenant, il y en a 30 000, soudainement. Il y

24:05
Locuteur

en

24:05
Mélanie Vogel

a quand même 23 000, 22 000 qui sont apparus comme ça. Ils n'avaient aucune revendication, alors qu'ils avaient tous des pancartes avec des revendications. C'est très difficile à comprendre.

24:17
Locuteur

Est-ce que vous y

24:18
Présentateur

voyez clair, vous ? Et après, j

24:19
Locuteur

'ai

24:19
Présentateur

une dernière question. Vous y voyez clair, vous, sur ce qui s

24:21
Locuteur

'est

24:21
Présentateur

passé à Marseille, Régis Aubord ? Ou c'est compliqué à comprendre pour vous ?

24:23
Invité

Marseille, c'est compliqué parce qu'il y avait effectivement, il y avait deux mouvements. Enfin, il y avait un mouvement et donc des casseurs très rapidement. Il y avait un dispositif qui s'est certainement un peu sous-évalué également. Et c'est des groupes très mobiles. Donc, c'est beaucoup

24:38
Locuteur

plus compliqué à traiter. Donc, ça veut dire qu'aujourd'hui,

24:39
Présentateur

la doctrine du maintien de l'ordre est plus adaptée face à la virulence, à la mobilité

24:43
Locuteur

de ces casseurs. Je vous dis, on n'est pas dans le

24:44
Invité

maintien de l'ordre quand il y a des groupes de casseurs.

24:46
Présentateur

Juste pour avoir un dernier échange, Lauriane Joson de Mélanie Vogel, comment on fait quand on a des black blocs violents qui viennent pour casser, pour adopter une stratégie de désescalade

24:54
Locuteur

?

24:57
Mélanie Vogel

Je pense qu'il y a déjà l'aspect lié à nos services de renseignement.

25:04
Locuteur

On

25:05
Mélanie Vogel

est tous assez étonnés de la sous-estimation qui a pu être faite à la fois de la présence sociale, du suivi populaire de la manifestation et aussi de la présence de casseurs et d'éléments violents. Et moi, ça fait partie des questions qu'on posera lors de la commission d'enquête. Est-ce que nos services de renseignement se sont trompés ou est-ce qu'en fait, ils ont indiqué des choses qui n'ont pas

25:34
Locuteur

été

25:35
Mélanie Vogel

écoutées ? Lauriane Joson, pour terminer.

25:36
Locuteur

Pour moi,

25:37
Invité

il y a deux points à améliorer, très clairement, au-delà des moyens, encore une fois. Le renseignement territorial qui est complètement négligé par manque de moyens aussi. Avant, vous aviez les officiers de gendarmerie, les agents qui étaient partout sur le territoire à discuter avec les élus locaux et qui savaient tout ce qui se passait. Aujourd'hui, ce n

25:57
Locuteur

'est

25:57
Invité

plus le cas. C'est-à

25:58
Locuteur

-dire

25:58
Invité

qu'on est surpris, on manque de renseignements. Ça, c'est une évidence. Et deuxième point, il faut absolument qu'on renforce le dialogue avec les syndicats et les services d'ordre qui permettent d'encadrer la manifestation en tant que telle et de bien distinguer les manifestants des casseurs. Merci

26:15
Présentateur

à tous les trois. Merci beaucoup pour ce débat. À 15h, vous suivrez en direct la séance de questions d'actualité au gouvernement au Sénat. Très bonne journée. Public Sénat, en partenariat avec la presse régionale, vous a proposé Bonjour chez vous.

26:30
Locuteur

Retrouvez

26:31
Présentateur

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