Face à Face : François Hollande - 18/02
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Vous écoutez RMC, RMC jusqu'à 9h, Apolline Matin, face à face. Il est 8h28 et vous êtes bien sûr RMC et BFM TV. Bonjour François Hollande. Bonjour. Merci d'avoir accepté de répondre à mes questions ce matin. Vous êtes l'ancien président de la République, député socialiste de la Corrèze. Neuf personnes interpellées, quatre soupçonnées d'avoir porté des coups mortels à Quentin de Ranck. L'un d'eux est l'assistant parlementaire, c'est-à-dire le plus proche collaborateur du député de la France Insoumise, Raphaël Arnaud. Il s'appelle Jacques-Eli Favreau. Sommes-nous à un moment de bascule pour vous ou à un moment politique majeur ?
Nous sommes devant d'abord un drame, la mort d'un jeune homme de 23 ans, dont on ne pouvait pas forcément partager les idées, mais qui ne devait pas mourir pour ses idées. Et puis on est devant une épreuve, qui est une épreuve nationale. Peut-on encore admettre que la violence politique dans une démocratie comme la nôtre, qui dégénère d'ailleurs en violence physique, puisse s'installer ? La réponse doit être ferme. Non, il n'est pas possible que dans la République, il puisse y avoir des combats de rue qui dégénèrent et un mort, ce n'est pas le premier, souhaitons que ce soit le dernier, avec des affrontements d'une violence inouïe.
Donc c'est la France qui est d'une certaine façon interpellée. Nous devons être fermes et arrêter cette spirale de violence, verbale le plus souvent, qui dégénère dans la violence parlementaire, politique, et puis ensuite qui peut se retrouver dans la rue.
Y a-t-il une responsabilité morale, politique, directe, indirecte de la France insoumise à vos yeux ?
Là, il y a une double responsabilité de la France insoumise. La première responsabilité depuis des mois, c'est d'entretenir, pas le seul, mais Jean-Luc Mélenchon et ses amis l'ont fait avec un systématisme qui mérite d'être contesté et condamné. C'est une espèce de brutalité dans l'expression, de dénonciation permanente, de mise en accusation, d'outrance, de formules verbales qui blessent. Alors je dis, ils ne sont pas les seuls à l'extrême droite, on a aussi ce type de provocation.
Mais là, il s'agit d'une volonté de faire qu'il n'y ait plus qu'entre l'extrême droite et cette gauche radicale, ou cette extrême gauche, qu'il n'y ait plus rien, que le débat soit focalisé entre ces formes de brutalité. La deuxième responsabilité, c'est d'avoir accepté, pour un parti supposé dans l'arc républicain, d'avoir accepté d'avoir un lien avec un groupe, en l'occurrence la Jeune Garde, qui fait du combat physique son but et sa méthode.
Et ça, c'était généralement ce qui existait dans les partis extrémistes, où il y avait cette volonté, puisqu'on ne participait pas aux élections, ou en tout cas qu'on les contestait, d'aller chercher dans la rue ce que l'on n'obtenait pas dans les urnes. Et là, c'est ce qu'a fait LFI, le Rassemblement National, dans d'autres époques.
Vous alliez dire le Rassemblement National ?
Oui, dans d'autres époques, mais le Rassemblement National depuis quelques mois...
Ce sont les méthodes du Front National, aujourd'hui pour LFI, dans votre l'amnistice.
Oui, mais le Rassemblement National, qui s'est essayé à la banalisation, qui a essayé de se distinguer, alors que LFI a été, avec la Jeune Garde, dans un processus qui était de rechercher éventuellement l'affrontement.
Aller choisir Raphaël Arnaud, cofondateur de la Jeune Garde, lui-même déjà condamné pour violence, et lui donner l'investiture, la même que vous. Pardon, mais il y a quand même une question qui va se poser, qui est la question de l'Alliance.
Oui, j'y viendrai. Mais là, en l'occurrence, pour l'investiture, il a eu l'étiquette de LFI, il n'a pas eu le soutien du Parti Socialiste qui a présenté un candidat contre lui.
Vous estimez, de ce point de vue-là, que le Parti Socialiste a été au rendez-vous ?
De ce point de vue-là, il a eu raison, il n'était pas question de pouvoir soutenir un candidat qui avait eu d'abord une condamnation, qui était fichée, et qui avait comme but l'affrontement physique comme moyen politique.
On reviendra sur la question des alliances, mais ce que vous dites, c'est qu'il y a une responsabilité. Est-ce que Raphaël Arnaud peut continuer à siéger pour vous à l'Assemblée Nationale ?
S'il est établi, et c'est la justice qui aura à le dire, et sans doute assez rapidement, qu'un ou plusieurs même de ses collaborateurs sont mis en cause, ils devraient en tirer toutes les conséquences.
Quand vous dites un ou plusieurs, vous évoquez sans doute le fait qu'il semble que parmi les personnes qui sont en garde à vue depuis hier, il y est non seulement, et ça s'est avéré, l'assistant parlementaire de Raphaël Arnaud, mais également probablement l'un de ses anciens stagiaires, c'est ce qui est évoqué. Quand vous dites en tirer les conséquences, est-ce que ça veut dire que c'est Raphaël Arnaud lui-même qui doit prendre la responsabilité de se mettre en retrait, voire même de démissionner, ou est-ce que c'est à la France Insoumise de dire qu'on lui demande de ne plus siéger ?
Cette procédure avait déjà été faite pour Adrien Quatennens, qui avait été suspendu, Adrien Quatennens, député LFI.
Moi je ne suis pas dans le débat de LFI, ça c'est l'affaire de ses dirigeants. Je crois suffisamment grave, sur le plan institutionnel, quant à député, à un collaborateur, qui lui-même est partie prenante, nous verrons à quel niveau du lynchage, que sur le plan personnel même, il en tire les conséquences. Enfin, son parti politique peut aussi l'y inciter, mais il y a une responsabilité personnelle.
Pour l'instant, on n'est pas du tout dans le mea culpa, pas du tout. Jean-Luc Mélenchon, hier soir, refuse les accusations, notamment de la part de Sébastien Lecornu, qui a demandé à la présidente du groupe LFI de faire, je cite, le ménage dans ses rangs. Jean-Luc Mélenchon dit hier soir, nous n'acceptons pas les leçons que nous donne le Premier ministre, qui visiblement a pété un câble cet après-midi.
Mais ça, ça fait partie justement de cette méthode, de cette stratégie d'aller jusqu'à la radicalité, de dénoncer, d'accuser. Et d'ailleurs, à l'Assemblée nationale, d'autres groupes politiques se sont laissés aller. Je pense qu'il y a un moment, c'est peut-être aussi...
Vous appelez à une forme de sursaut morale ?
Oui, c'est peut-être aussi mon rôle, comme ancien président. Il y a une nécessité de mettre un terme à la violence. Et d'aller vers, non pas l'oubli, non pas l'indifférence, non pas le pardon, rien n'est pardonnable. Mais d'aller vers l'apaisement. Nous avons besoin d'une démocratie qui puisse fonctionner. Avec des clivages, avec des oppositions, avec des contradictions. Et je le dirais d'autant plus que nous sommes dans un environnement international qui est lui-même brutal, qui est violent. Et où on veut mettre en cause, je parle notamment de ce qui vient des Etats-Unis, et pas seulement des Etats-Unis, on veut mettre en cause la démocratie. La démocratie, c'est notre bien commun.
Donc le rôle des partis politiques, aujourd'hui, et des personnalités, c'est d'assurer que la démocratie va être préservée. A partir de là, oui, LFI, par les déclarations encore de Jean-Luc Mélenchon hier, contribue à envenimer les choses, répondant à d'autres qui ont également été au-delà de ce que les mots devaient, à mon avis, valoir.
Vous parlez éventuellement même des membres du gouvernement qui ont considéré ? Ou alors vous pensez à Jordan Bardella qui dit que LFI a du sang sur les mains ?
Par exemple, il n'a pas été le seul à le dire. Je pense qu'il faut, là aussi, laisser la justice travailler. Même s'il y a là une responsabilité, je l'ai citée, elle est morale, elle est politique. Attention de ne pas laisser penser qu'il y aurait là des éléments criminels qui pourraient toucher une formation politique. Donc, il est très important de mesurer les mots, mais aussi d'être ferme. Ce que je veux dire par là, c'est que la justice devra aller jusqu'au bout pour aller vers les condamnations qui sont nécessaires. Il faut être ferme quand il y a des groupes qui se mettent dans la rue et font des combats physiques. Ces groupes doivent être dissous.
On sait bien que ça ne répond pas tout à fait à la question parce qu'ils se reconstituent et les individus doivent être poursuivis parce qu'ils sont dangereux.
Ils sont dangereux, dites-vous. Vous avez évoqué la question de l'arc républicain et je crois avoir entendu lorsque vous avez dit LFI, membre ou supposé membre de l'arc républicain. Est-ce que ça veut dire que ce matin, François Hollande, vous dites LFI n'est plus membre de l'arc républicain ?
Non, je pense que LFI doit faire la démonstration qu'il se situe dans l'arc républicain. Pas le seul, d'ailleurs, à en faire la démonstration. Mais qu'est-ce que ça veut dire, se situer dans l'arc républicain ? Ça veut dire accepter les règles de la démocratie et que les partis politiques ne doivent pas entretenir en leur sein des groupes qui ont une méthode qui consiste à faire des combats de rue, les services d'ordre sont nécessaires, mais pas à faire des actions physiques. Donc le lien entre LFI et ce qu'a été la jeune garde, puisque c'est un mouvement dissous, ce lien-là doit être rompu entièrement. S'il ne l'est pas, LFI portera une autre responsabilité.
Mes confrères de Quotidien ont fait la démonstration dans leur émission hier soir que la jeune garde tenait encore un stand cet été, après sa dissolution, aux universités d'été de LFI. Alors officiellement, c'était un stand de soutien à la jeune garde pour contourner la loi, puisqu'ils étaient officiellement dissous. Le lien, il était encore là il y a quelques semaines.
Oui, c'est pour ça que ce lien doit être rompu. Et s'il ne l'est pas, nous aurons aussi à en tirer les conséquences.
Est-ce que vous diriez toujours, tout sauf le RN ?
Ce que je dirais, c'est qu'il ne peut pas y avoir, pour les élections qui viennent, quels soient les scrutins qui arrivent. Scrutins municipaux, une élection présidentielle. Pour les scrutins municipaux, il ne peut pas y avoir, au premier tour, c'est déjà établi, au deuxième tour, il ne peut pas y avoir d'alliance entre les socialistes, ou les formations de la gauche réformiste, et LFI. C'est clair. Pour le scrutin présidentiel, tout doit être fait, pour que, dans ce qui va être la grande confrontation électorale, la gauche réformiste soit là au rendez-vous et présente au deuxième tour de l'élection présidentielle. Et Jean-Luc Mélenchon n'y a pas sa place.
Vous n'avez pas répondu à ma question ? Non, est-ce qu'au deuxième tour, vous diriez toujours, et pour les élections présidentielles, tout sauf le RN ?
Mais au deuxième tour, il n'y aura pas Jean-Luc Mélenchon présent à l'élection. J'en prends ici, à la fois la promesse, l'engagement et le pari. Vous ferez comment ? Je ferai tout, et je ferai tout d'abord. Non pas pour empêcher, il ne s'agit pas d'empêcher, il s'agit d'offrir une solution pour le pays et pour la gauche française, qui puisse permettre d'avoir une élection présidentielle qui soit, si l'extrême droite est présente, entre l'extrême droite et la gauche réformiste.
Alors que vous-même aviez déjà souvent été l'objet d'injures de la part de Jean-Luc Mélenchon, lors des dernières législatives, vous avez été candidat du nouveau Front populaire. Vous aviez dit, ce qui est essentiel, c'est que l'Union ait pu se faire. Est-ce que vous le regrettez ?
Non. À cette période-là, il y a eu une dissolution, une menace de l'extrême droite qui pouvait être majoritaire. Il fallait faire un barrage. Ce barrage a été établi à partir d'une ligne qui était le refus de la brutalisation politique. Elle est fille à manquer à cette ligne, à manquer ensuite à ses engagements, s'est retrouvée dans une posture négative à l'Assemblée nationale, à accuser d'ailleurs les socialistes de ne pas avoir censuré le gouvernement. Et bien, je considère que la relation avec LFI est terminée.
La relation avec LFI est rompue. Pour ce qui me concerne, elle est rompue. Pour ce qui vous concerne, la question, c'est aussi les alliances. Pardon de tirer ce fil jusqu'au bout, mais entre vous et LFI, il y a Europe Écologie-Les Verts. Est-ce qu'Europe Écologie-Les Verts, qui ne rompt pas, en tout cas pour l'heure, avec LFI, peut continuer à être un partenaire avec vous ?
C'est aux écologistes d'être clairs. Les écologistes font partie de la gauche et ont vocation à pouvoir participer à des alliances avec nous aux élections municipales. Pour l'élection présidentielle, j'y reviens. Je considère que la candidature qui doit venir pour la gauche réformiste n'est pas celle de la primaire avec les écologistes. Est-ce clair ?
Il n'est pas question d'une primaire entre le Parti Socialiste et Europe Écologie ?
Moi, je n'engage pas le Parti Socialiste.
Cette primaire que le Parti Socialiste, Olivier Faure, en tout cas, on ne sait pas si c'était au nom du Parti Socialiste ou en son nom propre, a lancé effectivement ce projet de primaire qui doit avoir lieu d'après lui, avec même une date, qui est le 11 octobre. Pour vous, il n'en est pas question ?
Oui, là, je m'exprime à titre personnel, mais je crois qu'avec une certaine audience dans le Parti Socialiste et au-delà du Parti Socialiste, il ne peut pas être question de participer à une primaire. Non pas parce qu'il y aurait les écologistes, mais parce que cette ligne-là n'est pas celle qui peut permettre de gagner l'élection présidentielle.
Vous réfléchissez à une candidature ?
Je ne parle pas de ma candidature. Vous-même, dans ce moment,
vous l'avez dit, de chaos, est-ce que vous réfléchissez à une candidature ?
Il n'y a pas de stratégie personnelle. Il faut créer un mouvement collectif. Et si j'ai un appel à lancer, c'est que tous ceux qui, justement, se reconnaissent dans ce que peut être une gauche réformiste, qui va largement au-delà du Parti Socialiste, doivent se rassembler, se réunir et choisir leur candidat.
Je ne vous ai pas demandé si vous étiez candidat. Je vous ai dit, est-ce que vous y réfléchissez ?
Je réfléchis à cette méthode-là. Je réfléchis à ce rassemblement-là. C'est la condition de toute candidature victorieuse.
Si Europe Écologie-Les Verts rompt clairement avec LFI, alors est-ce qu'une alliance avec Europe Écologie-Les Verts serait possible ?
Non, ce n'est pas simplement le rapport avec LFI. C'est un élément. C'est le rapport sur une ligne politique. Il y a des alliances qui sont, au plan local, tout à fait possibles. Elles sont nombreuses, d'ailleurs, avec les écologistes, parce qu'il y a un programme qui est commun. Aujourd'hui, il ne peut pas y avoir un programme pour un candidat à la présidentielle qui soit commun dans le cadre de cette primaire avec les écologistes et les anciens LFI.
Je vous repose la question parce que s'il y a un deuxième tour, vous dites qu'il n'y aura pas la France Insoumise au deuxième tour. Mais c'est une question très fondamentale aujourd'hui de savoir si ce qu'hier vous condamniez, c'est-à-dire le nini de certains, vous apparaît aujourd'hui comme une option envisageable. C'est-à-dire, est-ce que LFI contre RN ou est-ce que ni l'un ni l'autre ?
Mais ça ne se produira pas. C'est ça qu'il faut aussi comprendre. C'est que c'est ce que Mélenchon veut installer. Il veut installer le seul débat possible. Vous n'auriez pas le choix. Ce serait ou la gauche radicale ou l'extrême droite. Eh bien, ça ne sera, j'espère, ni l'un ni l'autre. Mais en tout cas, ce ne sera pas ce combat-là pour battre l'extrême droite. Car je suis toujours décidé à ce qu'elle ne vienne pas au pouvoir. Non pas simplement pour des questions de principe, c'est déjà beaucoup, mais parce que ce serait destructeur pour notre nation, pour notre pays, pour sa place dans l'Europe.
Donc, par rapport à ce combat-là, il faut absolument qu'il y ait une gauche qui écarte LFI car elle n'a plus vocation à représenter quoi que ce soit comme espérance d'alternance. Il faut s'élargir autant que possible pour offrir cette possibilité au pays d'avoir un avenir qui puisse être raisonnable et clair.
LFI classé à l'extrême gauche par le ministère de l'Intérieur, ça vous paraît donc assez raccord avec la lecture que vous en faites ?
S'il fallait faire la démonstration, elle est faite. Qu'est-ce que c'est qu'un mouvement d'extrême gauche ? C'est un mouvement qui entretient en son sein des groupes qui font autre chose que de la participation au scrutin. Donc, si LFI avait voulu faire la preuve qu'il n'était pas d'extrême gauche, c'est raté.
Vous avez dit que LFI devait faire la démonstration qu'elle est dans l'arc républicain. Est-ce que le RN est dans l'arc républicain ?
Non, l'arc républicain ne comporte pas le RN. Quand le RN est sur la discrimination, sur la préférence nationale, quand le RN veut modifier la Constitution, veut mettre en cause gravement l'Union Européenne, non, le RN n'est pas dans l'arc républicain. et ne le sera pas davantage dans quelques mois, quel que soit son candidat et quel que soit l'âge de ce candidat.
Une dernière question, François Hollande, sur la question de la menace terroriste. Vous êtes évidemment le président qui était en action au moment des attentats terroristes. Vendredi soir, un homme a tenté d'attaquer des soldats sous l'arc de triomphe. Cet homme, il s'appelle Brahim Bahir et il avait été condamné. En 2025, il est sorti de prison. La question de ceux qui sortent de prison. Il y en a 46 d'entre eux qui sont sortis en 2025, condamnés pour des faits de terrorisme et il y en aura encore une trentaine cette année. Est-ce qu'il faut que le suivi soit plus tenu ?
Oui, il faut qu'il soit renforcé. Vous avez des règles dans notre droit pénal. Une fois que la peine est épuisée, la liberté est donnée.
Il avait purgé sa peine.
Il avait purgé sa peine. Mais on ne peut pas faire ce qu'on appelle une sortie sèche. Vous avez été terroriste, vous avez été condamné, vous avez fait votre temps et vous partez. Non. Il y a un suivi, il y a un contrôle, il y a une vigilance et il doit y avoir un moment aussi lorsqu'il y a un défaut pour le contrôle judiciaire, ça devait être le cas pour cet individu, le retour en prison. Il y a une forme de vigilance mais qui n'est pas une vigilance où on observe, une vigilance d'action où on empêche.
Votre inquiétude sur le front du...
Oui, moi j'ai deux inquiétudes. J'ai une inquiétude par rapport à ces terroristes qui sont en fin de peine et j'ai une autre inquiétude sur ce qui se passe en Syrie où, suite à ce que les Kurdes n'ont pas pu garder, c'est-à-dire les prisonniers, c'est-à-dire les prisonniers dont certains sont français et beaucoup de femmes aussi, eh bien ces prisonniers-là peuvent être en liberté dans quelques temps ou sont déjà en liberté et peuvent atteindre notre sol.
Merci François Hollande d'avoir répondu à mes questions ce matin, ancien président de la République. Il est 8h47 sur RMC et BFM TV.
François Hollande