Éric Zemmour sur CNews : Notre système judiciaire sacrifie les Français !
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Dorn là, c'est Éric Zemour et notre invité ce soir. Éric Zemour, vous nous rejoignez en duplexe depuis New York. Bonsoir.
On a tous eu les images devant la hérité du Fion qu'on va voir d'ailleurs pendant qu'on parle à l'instant ce grand think Tank, conservateur américain. Vous enchaînez sur place les rencontres, les conférences, la sortie de votre livre en anglais. Alors, avant de parler de Rihana, de Liana, parlons d'abord de votre présence sur place aux États-Unis.
Euh Éric Zemo, racontez-nous qu'est-ce que vous êtes allé faire concrètement sur place cette semaine et qu'est-ce qui vous a le plus frappé ? Bonsoir Christine. Je je sais que vous êtes vous en fin de journée.
Moi, je suis à peu près vers 14h ici à New York qui fait très beau. J'étais à Washington il y a 2 jours et là, je suis à New York. Bah tout simplement ce que j'y fais que euh mon livre, comme vous l'avez dit, a été édité, le le suicide français a été édité euh en langue américaine et les Américains m'ont demandé de venir faire la promotion du livre.
Donc je rencontre évidemment des journalistes qui m'interrogent, mais aussi des éditeurs, des intellectuels, des écrivains et également des membres des ce qu'on appellerait en France des cabinets ministériels de Trump, de la Maison Blanche, des du gouvernement américain et également des membres des FF. Vous savez, ces cercles de réflexion comme la Heritage Foundation, mais aussi comme le Clermont Institut qui sont la la vraiment le la le l'armée des ombres qui forge le la l'idéologie de la de la de la vague trumpienne et qui prépare les programmes et cetera. Donc c'est vraiment une rencontre tous azimut.
Et ce qui m'a beaucoup intéressé, c'est que moi, vous savez, quand je réponds aux questions, vous me connaissez un petit peu, Christine, je dis toujours ce que je pense et et sans sans prendre de gants. Et donc quand il m'interroge sur les rapports entre la France et les États-Unis, je ne leur mâche pas mes mots. Je leur dis que ils se sont souvent mal comportés avec nous, que ça soit dans l'histoire avec le général de Gaulle ou d'autres ou encore aujourd'hui, ils défendent leurs intérêts parfois de façon excessive et ils n'hésitent pas, même avec un grand allié comme la France à faire des manœuvres qui ne nous plaisent pas.
Donc je leur dis cela et ils acceptent très bien et à la fin ils m'applaudissent. J'étais assez étonné par cette par cette attitude et je crois avoir compris la raison, c'est que pendant des décennies, pendant des siècles même, il s'agissait d'un de rivalité voire d'affrontement entre pays de la même civilisation. On a affronté les Anglais, on a affronté les Allemands.
Euh on a également euh euh on a rivalisé avec les Américains, on est on était pas d'accord euh euh sur des tas de sujets, que ça soit autant du général de Gaul, de Jacques Chirac ou ou d'autres, mais c'était dans le sein de la même civilisation. Aujourd'hui, ce que j'ai compris et ce qu'ils ont compris, c'est que c'est la civilisation occidentale dans son entier qui est en danger. Et et donc si vous voulez, quand je viens leur dire cela, ils en sont tout à fait conscients et ils ont conscient aussi comme moi que nous sommes solidaires malgré nos différences, malgré nos oppositions, malgré nos rivalités, nous sommes dans la même civilisation.
Et cette civilisation occidentale qui est aujourd'hui en danger, qui est aujourd'hui agressée, qui est aujourd'hui euh euh euh volontiers dénoncé par les autres civilisations et à l'intérieur même de nos pays. Euh et c'est ça qui nous lit, qui nous soude et c'est ça qui fait que ils me reçoivent ici les bras ouverts alors que je vraiment je ne mâche pas mes mots avec eux. Écour, vous ne mâchez pas vos mots mais en même temps je suis assez surprise si vous permettez que je vous taquine un petit peu.
Lorsque vous étiez sur notre plateau, combien de fois vous avez été antiaméricain ? C'est intéressant ce que vous dites parce que justement vous ne venez pas d'une tradition pour américaine. Vous êtes toujours connu plutôt souverainiste attaché à l'indépendance de la France.
Est-ce qu'il y a pas une certaine contradiction ? Comment est-ce que vous vous expliquez là ce paradoxe ? Non non, vous avez tout à fait raison de me rappeler cela et je l'ai pas oublié.
Et d'ailleurs, je vous l'ai dit, euh je n'ai pas mis mon drapeau dans ma poche. Je leur ai expliqué ce que je pensais. D'ailleurs, il vous savez, il me connaissaient assez bien ce les gens qui me recevaient.
Euh il m'avait lu, certains en français, ils m'avaient vu à la télévision, dans vos émissions euh entre autres. Euh donc si vous voulez, il n'était pas étonné. Donc c'est pas moi qui ai changé.
Moi, je viens d'une tradition, vous l'avez dit, gauliste, bonapartiste, qui se méfie des anglo-saxons, comme disait le général de Gaulle, c'est-à-dire à la fois les Anglais et les Américains, et qui voi les Américains comme des gens qui veulent nous vassaliser euh et qui veulent nous soumettre en permanence et nous imposer leur culture, leur mœur et cetera. Donc effectivement, vous avez raison, depuis des années, voir des décennies, euh je suis plutôt dans ceux dans le camp de ceux qui se méfient de l'influence américaine et de la puissance américaine. Mais ce n'est pas moi qui a changé en vérité, comme je vous l'ai dit il y a il y a une minute, c'est la situation qui a changé.
C'est-à-dire que l'enjeu aujourd'hui n'est plus au sein de la même civilisation euh des rivalités qui subsistent, les désaccords qui subsistent. Mais il y a euh une question qui surplombe tout cela. qui est la question de la civilisation occidentale, de la civilisation européenne euh qui est à la fois victime d'un conflit de civilisation, qui est victime euh d'une d'une colonisation à la fois migratoire par l'Islam et commerciale par la Chine et même pour l'Europe technologique par les États-Unis.
Vous voyez, une espèce de triple colonisation que l'Europe subit et dont nous voulons nous libérer. Et je leur dis ça et évidemment ils acceptent tout à fait que je leur dise que je ne veux plus être soumis à la colonisation technologique américaine mais par ailleurs, il m'approuve parce qu'il craignent la même chose avec la Chine et avec démographique islamique. Avant une question avant d'aborder Liana, peut-être une dernière question.
Comment vous expliquer justement qu'on vous reçoives pompe aux États-Unis ? Est-ce qu'il valide justement ce diagnostic ? Est-ce qu'il s'inquiète pour l'Europe ?
Est-ce qu'il s'inquiète pour la France là-bas aux États-Unis sur ce suicide français ? Je vais vous dire, je crois qu'il s'inquiète beaucoup pour la France. Toutes les toutes les questions qu'on me pose, toutes les interrogations trahissent un sentiment de de d' Ils me disent "Mais qu'est-ce que la France devient Euh vous savez qu' on dit beaucoup en France que Trump, que Vince ne nous aime pas, n'aime pas l'Europe, n'aime pas la France parce qu'ils disent ils parlent d'effacement civilisationnel de l'Europe, qu'il craignent l'immigration arabo-musulmane.
Moi, je pense que ce n'est pas qu'il nous aime pas. Au contraire, ils aiment la France, ils aiment l'Europe, mais justement ils craignent que la France ne change et ne devienne un autre pays, une autre civilisation. Et évidemment, nous partageons ce même diagnostic.
Donc c'est pour ça que vous avez raison, ils me reçoivent ici les bras ouverts car nous sommes euh des alliés dans la lutte pour sauvegarder la civilisation occidentale. Mais évidemment, chacun avec son style, chacun avec sa tradition culturelle. Ici ce sont on se rebelle contre le danger de voir la civilisation occidentale périr à la façon américaine et moi je le fais à la façon française comme d'autres vont le faire à la façon italienne ou hongroise ou allemande.
Dans le suicide français Éric Zemour va parler maintenant de Liana, cette affaire qui bouscule la France, qui secoue le gouvernement et qui émeut la France entière dans le suicide français. vous analyser la déconstruction de l'autorité. Comment l'affaire Liana illustre-t-elle l'échec de l'État protecteur face à la récidive, face au laxisme judiciaire ?
Euh vous avez raison Christine, la question judiciaire au sens large euh est vraiment une partie importante de mon travail depuis 30 ans et en particulier du suicide français, mais j'ai écrit d'autres livres sur le coup d'état des juges et cetera. Euh donc c'est une question majeure. Euh l'évolution de la justice depuis 30 ans et est à la fois euh est double.
à la fois, elle a pris de plus en plus de puissance, de plus en plus de pouvoir sur les politiques, sur la société et en même temps, elle a développé au nom d'une idéologie des droits de l'homme un laxisme et une volonté de privilégier souvent les criminels au détriment des innocents. Euh et c'est toute cet ensemble là que nous payons euh à travers cette horrible euh père Liana. Euh si vous voulez euh vous savez euh euh on nous dit depuis des décennies la prison est inutile et même pire la prison est la cause des récidives.
On nous dit le pire de la de la prison et donc on en on construit pas et ensuite on nous dit bah vous voyez on peut pas mettre les criminels en prison parce qu'il y a pas de place. Voyez c'est une espèce de cercle vicieux. Et c'est ça qu'on subit depuis 30 ans.
Donc il faut combattre cette idéologie antiprison. La prison n'est pas faite pour rééduquer les prisonniers, elle est faite pour les mettre euh à l'abri euh des autres, pour mettre les citoyens. Mais vous Exactement. pour mettre à l'abri la société, pour protéger la société.
Vous savez, euh on sait depuis le 17e siècle avec le grand philosophe HPS qu'il y a un contrat tacite entre l'État et les citoyens. Les citoyens acceptent de payer des impôts. Ils acceptent de ne plus se défendre eux-mêmes, de ne plus avoir d'armes.
Mais en échange, l'État doit les protéger. C'est sans doute les Français sont le peuple plus obtien du monde car ils ont une grande tradition d'état d'État puissant qui les protège contre les criminels et contre les envahisseurs. Écouran pardon.
Attendez, attendez. C'est ce contrat qui est rompu. Et vous avez vu d'ailleurs ce père de famille qui dit à Darmanin "Mais moi là, moi si on me touche ma fille, je dois me défendre moi-même et je le tuerai." C'est ça.
C'est le danger. C'est si vous voulez comme l'État ne nous protège plus, on va remettre en cause ce contrat obtien. Est-ce que l'affiriana Liana révèle selon vous les limites comme vous le disiez là à l'instant d'une société qui priorise les droits des suspects sur la sécurité des enfants, ce qui prolonge ainsi peut-être le suicide national.
Est-ce que c'est pas le symbole même justement de votre livre le suicide français ? Bien sûr, vous savez, il y a une explosion des délits des crimes depuis à peu près 25 ans, depuis la fin des années 90, on est passé de 100000 crimes et délits par an à 400000 et euh et par ailleurs, on a aujourd'hui 160000 actes euh sur les enfants de violence sur les enfants. C'est absolument colossal.
Euh il y a par ailleurs un énorme scandale euh à Paris qui dont on a beaucoup parlé pendant les municipales mais pas assez de d'actes pédophiles de de de d'animateur de crèche sur des enfants et tout ça n'est absolument pas condamné. Donc évidemment, vous avez raison, nous devons euh changer radicalement de politique. Par ailleurs, vous avez vu euh on les ce qui ce qui n ce qui nous est raconté euh des euh euh des des difficultés de de de parquet de communiqué entre parquet de province de Paris et cetera ressemble à une organisation du tier monde.
C'est quand même fou. Donc, si vous voulez, nous devons absolument retrouver une grande sévérité euh vis-à-vis de ces crimes-là. Je suis par exemple tout à fait favorable euh à la castration chimique, même sans qu'on leur demande leur avis de ces criminels.
Je suis même favorable à ce qu'on affiche le nom des gens qui ont été condamnés pour que les parents puivent puissent euh vérifier si tel ou tel des gens qu'ils ont côtoyés n'est pas condamné pédophile. Voyez, je je et puis évidemment plus globalement je suis favorable à ce qu'il y ait la construction massive et rapide de prison. Merci beaucoup Éric Zemour.
On aurait pu parler longtemps. Je sais pas si vous savez répondre en 10 secondes parce qu'on a plus de temps de parole mais en 10 secondes, qu'est-ce que vous allez ramener de ce voyage politiquement ? Qu'est-ce qui selon vous pourrait marcher chez nous en 10 secondes ?
Écemour, on a terminé le plus vite possible. Le plus vite possible. Je en un mot je vois que les Américains, la droite américaine est elle euh fait les choses sérieusement.
Elle mène le combat culturel, elle a des think funk, elle a des éditeurs, elle a des médias et ensuite cela permet de gagner la bataille politique. Car quand on gagne les élections et qu'on n' pas gagné la bataille culturelle, on se soumet à ses adversaires même quand on gagne les élections. Merci beaucoup Éric Zor d'avoir été en duplexe depuis New York.
La dernière fois, c'était en octobre dernier quand vous étiez sur notre plateau. Revenez plus souvent. Merci beaucoup.
Avec plaisir. Merci Christine. Merci beaucoup Éric Zemour.
Éric Zemmour