Laure Lavalette : "Les Français plébiscitent le RN !" (BFMTV)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 25 %Attaque 55 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 81 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:33FerméeRéponse directe
Et ce qui a été fait aujourd'hui, vous vous approuvez ?
- 0:43OuverteRéponse directe
Emmanuel Macron a déclaré que nous étions en confrontation avec la Russie. Pour vous, c'est le cas.
- 1:23OuverteRéponse directe
Est-ce que vous pensez qu'effectivement, il faut hausser le ton face à Vladimir Poutine ?
- 2:03OuverteRéponse directe
Vous pensez qu'il a un côté vatanguerre encore aujourd'hui ?
- 2:20OuverteRéponse partielle
Vous ne pensez pas qu'il y a une menace comme ça aux portes de l'Ukraine ?
- 2:58OuverteÉludée
Alors, on se demande quand est-ce que vous allez appuyer sur le bouton de la censure pour faire tomber Sébastien Lecornu.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 5:36InvitéChiffre
« ceux qui ont fait 1 200 milliards de dettes en huit ans, sont ceux qui ont mis la France à genoux »
- 5:44InvitéChiffre
« les Français, un tiers des Français n'ont plus que 100 euros le 10 du mois pour finir leur mois »
- 5:52InvitéChiffre
« la charge de la dette en 27 sera de 107 milliards »
- 6:17InvitéFait
« jamais dans l'histoire de France la dette a été creusée à ce point-là, ils ont fait autant de dettes qu'entre la fin de la Seconde Guerre mondiale et les années 2000 »
- 8:01InvitéFait
« ce sondage, il est très net. Il montre quand même que les Français plébiscitent notre famille politique »
- 9:26InvitéPromesse
« Jordan Bardella aurait été à Matignon et nous aurions déjà pris des mesures pour le pouvoir d'achat des Français contre l'immigration »
- 11:35InvitéChiffre
« la charge de la dette en 27 sera de 107 milliards, c'est-à-dire que c'est absolument colossal »
- 12:10InvitéFait
« On ne va pas nous faire le coup quand même. Je veux dire, on ne va pas changer comme ça de Premier ministre sans que rien ne change »
- 14:11InvitéFait
« moi, je représente 11 millions de Français. On est le premier groupe à l'Assemblée nationale, pas le premier groupe d'opposition. On est le premier groupe tout court »
- 16:15InvitéFait
« Souvenez-vous, j'ai porté le texte des retraites pour Marine Le Pen »
- 18:33InvitéFait
« François Bayrou n'en avait pas pris le chemin »
- 20:13InvitéFait
« Déjà, je pense qu'il y a une introspection à faire sur leurs frais de réception, sur les baraques avec piscine, sur les frais de taxi »
- 24:34InvitéFait
« Le Rassemblement National a été classé à l'extrême droite »
Temps de parole
- Invité60 %
- Laure Lavalette15 %
- Locuteur non identifié10 %
- Locuteur non identifié 26 %
- Locuteur non identifié 36 %
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On suit de très près cette menace russe. Vous savez, moi je suis toulonnaise, donc il y a la marine, premier port militaire d'Europe. Je sais que nos marins suivent de très près cette menace qui est évidemment bien réelle. Vous savez, les Russes font passer leur navire entre la Méditerranée et le Grand Nord, donc ils passent le long de nos côtes. Et nos marins sont très vigilants. On sait aussi, je vous écoutais parler tout à l'heure, que cette menace, elle est hybride, elle est informationnelle, elle est dans nos fonds marins, elle est au large. Je sais que nos marins sont là pour veiller à nos intérêts,
à ce que nos intérêts soient évidemment respectés. Donc j'ai toute confiance dans notre marine. Et ce qui a été fait aujourd'hui, vous vous approuvez ? Bien sûr. Enfin, la question ne se pose pas deux minutes. Non, mais mon métier, c'est que vous posez des questions.
Oui, mais j'y réponds, monsieur Jeudy, évidemment. D'accord. Emmanuel Macron a déclaré que nous étions en confrontation avec la Russie. Pour vous, c'est le cas. On va l'écouter d'abord, le chef de l'État, et je vais vous demander une réaction vraie.
Nous sommes dans une confrontation avec la Russie, qui depuis plusieurs années est un acteur très agressif dans notre espace informationnel. On l'a vu, dans le cadre des élections comme ailleurs, qui multiplie les attaques cyber, qui évidemment a lancé une guerre d'agression en Ukraine, qui utilise la menace nucléaire, et qui aujourd'hui, on le voit bien, provoque dans des espaces aériens. Tout ça est un ensemble hybride qui est dans le champ de la confrontation.
Depuis le début de cette émission, on dit qu'effectivement, avec Poutine, il faut utiliser la force. Est-ce que vous pensez qu'effectivement, il faut hausser le ton face à Vladimir Poutine ?
Ce qui est certain, c'est qu'il y a une menace russe. Cette menace, elle est là. Encore une fois, nos armées nous le disent, que ce soit nos services secrets ou nos militaires. Encore une fois, il faut tenir tête. Mais j'écoutais aussi tout à l'heure les gens sur votre plateau dire qu'on avait l'arme nucléaire, ce qui est quand même censé aussi nous protéger en cas de confrontation. Il y a une grammaire nucléaire. Vous savez, à l'école de guerre, au CHEM, même nos officiers sont tout à fait formés à cette grammaire. La façon dont vous parlez à l'adversaire fait que vous collez une saine pression et que ça ne dégénère jamais. Encore une fois, voilà, bien sûr qu'il faut tenir tête.
Après, nous n'aimons pas de temps en temps le côté vatanguerre qu'a pu avoir Emmanuel Macron.
Vous pensez qu'il a un côté vatanguerre encore aujourd'hui ?
On sent quand même qu'il a tellement perdu pied sur la scène nationale qu'il essaye de redorer un peu son blason sur la scène internationale. Mais on n'invente pas la mode. C'est ce qu'il fait depuis trois ans. Donc c'est de l'opportunisme politique pour vous ? Sur l'Ukraine, par exemple, oui, ça l'a été. Nous l'avons évidemment dénoncé.
Vous ne pensez pas qu'il y a une menace comme ça aux portes de l'Ukraine ?
Mais bien sûr, je viens de vous dire que vous ne m'avez peut-être pas très bien comprise. Si, bien entendu. Mais d'accord, donc vous avez bien vu que je n'ai absolument pas nié cette menace. Je la connais, et encore une fois, en tant que Toulonais, je peux vous dire que je discute souvent avec les haut-gradés de la marine. Et cette menace, elle est encore une fois existentielle. Elle est là, on la connaît, on s'y prépare, que ce soit dans les drones, que ce soit au niveau de nos systèmes informatiques, évidemment. Néanmoins, voilà, souvenez-vous, nous ne voulions pas devenir co-belligérants de l'Ukraine parce que c'est la guerre de l'Ukraine. Pour l'instant, ça n'est pas notre guerre.
Victor Hérault nous a rejoint, le journaliste de Valeurs Actuelles. Évidemment, il y a cette question de savoir jusqu'où on va devoir aller. Effectivement, si jamais on arrivait à un accord de paix, par exemple, il était question d'envoyer des troupes françaises pour sécuriser un cessez-le-feu. Ça, vous sauriez pour, par exemple ?
Des troupes, en tout cas des troupes genre casque bleu, bien sûr. Il faudra trouver une solution pour le faire. Et vous savez, notre façon de réfléchir, c'était aussi d'armer suffisamment, entre guillemets, l'Ukraine pour qu'elle arrive la plus forte possible à la table des négociations. Évidemment, il faut trouver une sortie de crise. Et cette sortie de crise, je ne suis pas une spécialiste de l'armée, mais c'est très très rarement une sortie de guerre et très rarement matérielle. C'est souvent des accords de paix qui sont négociés autour d'une table. Je vous mets au défi de me trouver un dernier conflit qui s'est réglé de façon militaire. Ça va être assez compliqué.
Donc il faut aider l'Ukraine à arriver la plus forte possible à la table des négociations. C'est ce que nous voulons depuis trois ans. Mais je pense que Marine Le Pen appelle à une grande conférence de la paix depuis trois ans, depuis le moment où c'est arrivé. On a tout de suite, évidemment, condamné cette agression russe. Vous savez, on est très attaché à la souveraineté des peuples. Pour avoir la conférence de presse, on ne supporte pas et on n'imagine pas qu'on porte atteinte à la souveraineté des peuples.
Pour aboutir à une conférence de paix, il faut aussi qu'en face, la Russie veuille la paix.
Et bien sûr, on est bien d'accord. Après, il y a eu des tentatives, pour le coup, un peu du côté américain. On l'a cru qu'il y a eu des tentatives avortées, puis il y a eu des vols de face. Oui, bien sûr.
J'ai bien entendu la façon dont il parlait de Vladimir Poutine.
En tout cas, je pense que c'est très compliqué. On n'a pas non plus intérêt à ce que la Russie se tourne complètement vers la Chine et l'Inde, parce que là, ce serait un monstre. Nous ne ferions pas le poids. Je veux dire, la géopolitique, c'est plus compliqué que sur un plateau de dire que c'est des très méchants. Et voilà, maintenant, il faut voir comment est-ce qu'on se sort de cette situation-là.
On n'en vient donc à ce sondage, puisque l'IFOP a testé les dix candidats pour le premier tour de l'élection présidentielle. Et effectivement, alors là, le Rassemblement National, on peut le dire, que ce soit Jordan Bardella ou Marine Le Pen, regardons, arrive en tête. Mais ce qui est intéressant, c'est de voir qui suit, par exemple, Édouard Philippe ou Raphaël Glucksmann, qui sort dans les sondages. Si j'avais à vous demander, quel était votre principaux rivaux ? C'est plutôt Édouard Philippe ou Raphaël Glucksmann, votre rival ?
Non, mon rival, et le rival des Français, c'est évidemment le camp de la Macronie. C'est évidemment ceux qui, depuis huit ans... Et lequel représente le camp de la Macronie ? À votre avis, est-ce que vous pensez que M. Glucksmann représente la Macronie ? Non, Édouard Philippe faisait partie du Bloc Central, ou alors j'ai loupé deux, trois étapes. Mais notre adversaire, évidemment, sont ceux qui ont fait 1 200 milliards de dettes en huit ans, sont ceux qui ont mis la France à genoux, ceux qui font que les Français, un tiers des Français n'ont plus que 100 euros, le 10 du mois pour finir leur mois.
Voilà, sont ceux qui ont fait rentrer encore 500 000 immigrés par an, enfin, ceux qui ont creusé absolument la dette de façon abyssale, parce qu'il faut que les Français qui nous écoutent comprennent bien, la charge de la dette en 27 sera de 107 milliards, c'est-à-dire que c'est absolument colossal. La dette, c'est ce qui nous empêche d'emprunter sur les marchés, c'est ce qui va nous empêcher d'investir dans la recherche et le développement, ce qui va nous empêcher...
Et bien je vais vous dire, ça va nous empêcher par exemple d'acheter des bateaux, d'acheter des navires, non mais bien sûr, donc en fait toute cette dette, c'est un énorme boulet que les Français ont au pied, elle a été creusée de façon inédite en huit ans, jamais dans l'histoire de France la dette a été creusée à ce point-là, ils ont fait autant de dettes qu'entre la fin de la Seconde Guerre mondiale et les années 2000, c'est absolument une solution, c'est inédit.
Mais ce qui est intéressant, c'est que là où Bruno Retailleau, qui représenterait la droite plus traditionnelle, cible continuellement l'extrême-gauche, ce qu'il appelle l'extrême-gauche et la France insoumise, vous, vous ciblez le camp macronien et Emmanuel Macron.
Moi je cible les gens qui sont au pouvoir depuis huit ans et qui ont mis la France dans cette situation-là.
Mais Jean-Luc Mélenchon ne représente pas davantage de menaces pour vous que le camp macronien.
Mais encore une fois, qui dirige le pays depuis huit ans ? Ça n'est pas Jean-Luc Mélenchon, par contre je pense que Jean-Luc Mélenchon a des chances de se retrouver devant évidemment le camp, le bloc central, parce que Jean-Luc Mélenchon a une certaine constance dans son discours, alors moi c'est un discours qui m'effraie plutôt qu'autre chose, mais il a quelque chose à proposer, c'est deux projets qui sont très différents d'une autre, mais au moins, c'est quand même très clair.
Ça c'est plutôt votre espoir, c'est pas ce qui pour l'instant apparaît dans les sondages. Espoir, j'en sais rien. C'est votre espoir, mais c'est pas ce qui pour l'instant est le plus évident quand on voit les sondages. D'accord, bah écoutez, on verra.
On verra, on verra. En tout cas, ceux qui ont une alternative, j'allais dire très franche et très claire à notre programme,
sont... Oui, mais quand vous regardez le sondage, vous voyez bien qu'effectivement, Jean-Luc Mélenchon, lui, il arrive quatrième, au point qu'il a fait un tweet en parlant de l'IFLOP, parce qu'il n'était pas très très très heureux de ce...
Enfin, Édouard Philippe, je vous rappelle, a quand même dit qu'il voté communiste plutôt que de voter RM1.
Est-ce que vous vous dites que vous avez plus de chances de vous retrouver face à Édouard Philippe ou que vous vous retrouvez plus de chances par rapport à Jean-Luc Mélenchon et qu'il ne faut surtout pas sous-estimer le leader de la France à ce moment-là ?
Oui, je pense qu'il ne faut pas sous-estimer. Je pense qu'il ne faut pas sous-estimer. J'ai du mal à croire qu'Édouard Philippe fasse un tel score, je vous avoue. Mais je pense que depuis qu'il est à la fête de l'humanité, il a quand même plutôt dégringolé dans les sondages, parce que 16, ce n'est quand même pas franchement glorieux. Mais en tout cas, ce sondage, il est très net. Il montre quand même que les Français plébiscitent notre famille politique. Et je vais vous dire, ce n'est pas nouveau. Enfin, moi, j'étais sur les plateaux l'année dernière avec M. Jeudi. Le soir des élections européennes, nous avons été en tête. Jordan Bardella avait été plébiscitée avec pratiquement un tel écart.
Justement, Jordan Bardella, on apprend aujourd'hui, qui va donc publier un deuxième ouvrage, le 29 octobre prochain, ça s'appelle « Ce que veulent les Français ». Vous pensez qu'à 30 ans, on peut savoir ce que veulent les Français ? Je vous dis ça parce que c'est Nicolas Dupont-Aignan qui a déclaré qu'on ne peut pas être président de la République à 30 ans. C'est une folie.
Oui, certainement. Il faut qu'il existe aussi, Nicolas Dupont-Aignan. Enfin, je veux dire, voilà. Non, mais c'est une vraie question. Non, mais heureusement qu'il fait quelques saillis. Sans faire du jeunisme, etc.
Vous pensez qu'effectivement, à 30 ans, on peut savoir ce que veulent les Français
quand on n'a pas forcément travaillé dans une entreprise ? Je pense en tout cas qu'à 35 ans, même en ayant travaillé à la banque et en étant bardé de diplôme, on a mis la France à genoux. Donc, je pense qu'effectivement, les 40 dernières années, excusez-moi de vous dire qu'on n'a eu que des experts. On nous présentait Macron comme le Mozart de la finance. Mais il faut que c'est un petit peu d'expérience politique, justement. Désolée, autant vous dire qu'il ne sera pas seul. Marine Le Pen n'est évidemment pas loin. En tout cas, ce qui est sûr, c'est que le peuple français a envie de changement et voit en Jordan Bardella un espoir. Et encore une fois, ce n'est pas une fois sur un sondage.
C'est les Européennes l'année dernière, le premier tour des élections législatives. Sans ces alliances absolument contre-nature entre les deux tours, nous n'en serions pas là. Jordan Bardella aurait été à Matignon et nous aurions déjà pris des mesures pour le pouvoir d'achat des Français contre l'immigration.
Ça, ce n'est pas démontré.
Ah ben quand même.
Que ce soit franc-républicain, vous auriez eu la majorité absolue. Je vais vous dire... Vous auriez plus de députés, mais vous auriez eu la majorité absolue.
On aurait beaucoup plus de députés. Typiquement, quand je vois moi sur la première circonscription du VAR, qui est la seule qui n'a pas été gagnée par le Rassemblement national, il y a un report parfait des voix d'LFI sur le candidat macroniste. Donc il y a quand même eu, vous le savez bien, des désistements, des arrangements. Ils ont fait élire Elisabeth Borne, Wauquiez, Darmanin, enfin une centaine de députés du Bloc central ont été élus par ces arrangements.
Parce que c'est le jeu des alliances politiques.
Oui, mais je pense que quand on voit l'État dans lequel ça met la France, l'inertie et la crise quasiment de régime que nous vivons depuis un an, ça pose une vraie question. Est-ce que finalement, empêcher quelqu'un d'accéder au pouvoir, ça fait un programme politique ? J'ai l'impression que non.
Mais est-ce qu'il y a une envie vraiment de droite, voire de très à droite ? Ou alors, il y a une envie de dégagisme, à votre avis ?
Mais non, je pense qu'il y a une envie. Moi, je suis persuadée qu'au soir du second tour des élections législatives, que nous n'avons pas gagné, du coup, les Français avaient toujours envie de moins d'immigration, de plus de sécurité, de plus de pouvoir d'achat. Ce sont quand même des thèmes, j'allais dire récurrents, qui sont là. Et ce qu'on nous propose pour l'instant, il n'y a qu'à voir le budget que nous avait proposé François Bayrou, quand vous voyez qu'il y avait zéro euro demandé à l'immigration, même clandestine, alors qu'il demandait 8 milliards d'euros aux retraités, je me dis qu'on a quand même une classe politique qui est complètement hors sol.
Ils n'ont rien compris. Alors, on a l'impression que vous êtes déjà... Bon, alors, la stratégie de la campagne permanente, on comprend, mais effectivement, là, on lit dans la presse que les tracts sont prêts en cas de législative, qu'il y a des bureaux de campagne où on s'organise déjà, enfin bref, que tout est prêt. Alors, on se demande quand est-ce que vous allez appuyer sur le bouton de la censure pour faire tomber Sébastien Lecornu. Quelles sont, effectivement, les règles qui feraient que vous n'appuyez pas sur ce bouton ?
Je pense que Marine Leven a été assez claire chez un de vos confrères il n'y a pas longtemps. Voilà, c'est la rupture ou la censure. Soit il y a une rupture... Mais la rupture ou la censure, qu'est-ce que ça veut dire ? Je vais vous dire, la rupture, c'est faire des économies, que l'État obèse se serre un peu la ceinture, que les Français ne soient pas ceux qui vont payer les mauvais choix politiques, qu'on baisse notre contribution nette à l'Union européenne, qu'on fasse enfin des économies sur l'immigration, qu'on s'attaque aux millefeuilles territoriales, qu'on s'attaque avec la fraude.
Concrètement, ça veut dire que dès que LFI, puisque ce sont sans doute eux qui feront le premier, déposera sa motion de censure, vous votez immédiatement avec LFI la motion de censure, on est d'accord ?
Moi, je ne fais pas partie des gens qui jugent avant de voir. Je voudrais quand même entendre le discours de politique générale de Sébastien Lecornu. J'ai quand même à savoir... Vous avez bien vu que depuis le début, on n'a pas censuré a priori. On a laissé la chance, j'allais dire, aux produits, que ce soit à Michel Barnier...
Non, mais là, cette fois-ci, vous annoncez quand même le vote de censure.
On ne va pas nous faire le coup. Ce n'était pas le cas forcément la dernière fois. Non, mais on ne va pas nous faire le coup quand même. Je veux dire, on ne va pas changer comme ça de Premier ministre sans que rien ne change. Si ce qu'on me dit dans l'oreillette est vrai, et que finalement, la moitié des ministres seraient gardés, que certains ne changeraient même pas de portefeuille, ils ne font même pas semblant de faire différemment, soit Sébastien Lecornu est touché par la grâce et se dit « Bon, ben d'accord, je vais réserver les allocations familiales en priorité aux Français, 16 milliards d'économies.
Je vais faire 5 milliards d'économies, par exemple, sur notre contribution nette à l'Union européenne. Je vais m'attaquer aux millefeuilles territoriales. » À ce moment-là, on réfléchira. Mais c'est vrai que typiquement, François Bayrou n'en avait pas pris le chemin. Est-ce que la leçon a été...
Vous voyez ça comme ça, on prend les mêmes et on recommence, là, pour le nouveau gouvernement ?
Là, ce qu'il se prépare, c'est plutôt un gouvernement un peu plus resserré, peut-être 25 ministres, c'est le modèle rêvé de Sébastien Lecornu. Je rappelle qu'ils étaient 41 sous Michel Barnier, 35 sous François Bayrou. Donc un peu moins de ministres, pas beaucoup forcément de nouveaux. Mais ça veut dire quand même qu'il va falloir en sortir quelques-uns pour mettre quelques nouveaux, notamment à l'économie au budget et aux armées, puisque Sébastien Lecornu n'est plus ministre des armées. Donc il y a au moins trois gros ministères qui changeront de tête.
Après, vous savez, l'argument de dire qu'on va mettre les mêmes à la même place, si on changeait l'un passant de Beauvau, vous diriez que c'est un jeu de chasse musical.
Mais monsieur Jody, vous avez raison.
Je ne suis pas sûr que ce soit un argument qui soit... En revanche, qu'il y a à peu près les mêmes, c'est-à-dire que vous êtes à trois gouvernements en moins d'un an. Donc vous allez...
Oui, mais ça veut bien dire que le message envoyé n'a pas été compris. Vous savez, Marine Le Pen, elle a écrit le 25 juillet à François Bayrou.
Il n'y a pas répondu.
Il n'y a pas répondu, c'était les vacances, la lettre s'est perdue.
Mais Michel Barnier, vous avez répondu, vous l'avez quand même censuré.
Non, mais ce n'est pas vrai, monsieur Jody. Michel Barnier a menti, il n'a jamais contacté Marine Le Pen. Franchement, demander à Marine demain matin, quand il dit qu'il a essayé de la joindre trois fois, c'est faux. Michel Barnier ne s'est jamais adressé à nous. Mais le message que je voudrais faire passer, c'est que moi, je représente 11 millions de Français. On est le premier groupe à l'Assemblée nationale, pas le premier groupe d'opposition. On est le premier groupe tout court. On ne peut pas faire comme si nous n'existions pas. Ce n'est pas possible.
En gros, les gouvernements successifs ont dit on ne peut pas vous faire confiance, changer d'avis.
Mais sur quoi, par exemple ?
Par exemple, Michel Barnier, je cite Michel Barnier. En gros, il a essayé. Et au dernier moment, il lui a tiré le tapis sous les pieds. François Bayrou, il ne vous a pas répondu. Mais il n'a pas du tout essayé. Vous avez répondu au moins sur un point. François Bayrou, c'est sur la proportionnelle.
D'accord, enfin d'accord. Ce n'est pas ça qui va changer le quotidien tout de suite des Français. Non, mais ça nous intéresse. Excusez-moi, si on n'avait pas fait tomber le gouvernement Barnier, les retraités n'auraient pas vu leur retraite indexée sur l'inflation. C'est quand même une vraie question. Et là, François Bayrou voulait faire 8 milliards d'économies sur les retraités, 4 milliards sur la désindexation et 4 milliards sur la disparition de la niche fiscale de 10%. Et avec ça, 0 euro d'économie sur les clandestins et sur l'immigration. Mais c'est joué contre son peuple, monsieur Jeudy.
Ça n'est pas possible. Ça ne peut pas marcher. Edwige, en parlant de retraite, effectivement, Sébastien Lecornu fait des annonces justement pour améliorer la retraite des femmes aujourd'hui.
Absolument, il reprend en fait des propositions qui avaient été issues du conclave, du fameux conclave, et sur lequel le MEDEF était parti en disant qu'on ne veut pas des propositions qui ont été faites par les syndicats, notamment sur les femmes et la pénibilité. On sait que d'abord, le dossier de pénibilité est toujours un dossier extrêmement tendu entre les syndicats et le patronat. Et sur les femmes, des avancées avaient été faites. C'est pour ça que beaucoup ont regretté qu'effectivement, le conclave s'arrête. Parce que là, pour la première fois, il était pris en compte le fait que les femmes ont des enfants et que donc ça bouleverse leur carrière.
Donc il a dit que dans le prochain, pas budget, mais PLFSS, le projet de loi de finances de la sécurité sociale, il y aurait sans doute les mesures, et qui reprendraient des mesures qui ont été faites par les syndicats. En tous les cas, c'est dans la lettre qu'il a écrite aux syndicats à la veille de la manifestation de demain. Ça va dans le bon sens, ça, la sénate. Moi, je veux bien, mais je suis...
Non, mais bien, non, mais je vais faire première.
C'est une augmentation des retraites, moi, c'est ce que j'entends.
Souvenez-vous, j'ai porté le texte des retraites pour Marine Le Pen. Donc évidemment que c'était un sujet sur lequel nous étions très vigilants. Et les retraites des femmes de militaires aussi. On parlait des militaires tout à l'heure, dont la difficulté est de retrouver du travail quand vous êtes mutée tous les trois ans. C'est une vraie question. Donc évidemment, ça, ça va dans le bon sens. Mais à ce moment-là, pourquoi n'ont-ils jamais voté nos amendements qui allaient dans ce sens-là ? Donc moi, j'espère, j'attends de voir comment ça va se passer. Mais encore une fois, s'ils ne baissent pas les impôts des Français, il faut comprendre.
Les gens qui nous écoutent doivent bien comprendre qu'un budget, c'est la traduction comptable de choix politiques. Et je pense que la différence, ce qui est fondamental, c'est ça, c'est que nous... Et bien sûr, mais nous ne serions pas... Bien sûr, et les voies de programmation qu'on a votées et qui continuent à courir, et ça, évidemment. Mais en fait, s'il n'y a pas des choix politiques très différents qui sont faits, notamment sur l'immigration, notamment sur l'Union européenne, notamment sur notre millefeuille territoriale, sur les agences de l'État, à ce moment-là, le sursaut budgétaire qui est nécessaire ne sera pas là.
Je vous rappelle qu'il faisait voter quand même des budgets de 150 milliards de déficit. C'est absolument colossal. On ne peut pas continuer comme ça. L'État doit envoyer des... Les signaux opposés, ça ne se suit pas par rapport justement à l'enjeu du déficit. 100 milliards sur 5 ans, c'est déjà pas mal. Sur 5 ans ? 100 milliards sur 5 ans. 100 milliards par an. Ben oui, c'est déjà mieux que la gauche qui voudrait 60 milliards de plus.
OK, mais c'est insuffisant. Les Français sont... Donc peut-être qu'il faudra revenir sur la même façon. Oui, mais parce qu'en même temps,
on fait quand même baisser les impôts des familles, par exemple, en faisant du deuxième enfant une part fiscale pleine. Donc ça redonne aussi du pouvoir d'achat. En même temps, on va baisser les impôts de production parce qu'on veut mettre fin à la CFE. Non, mais tout ça, ça compte quand même beaucoup pour les entreprises. C'est très utile, bien sûr. Mais tout ça, vous voyez, ça a lourdé la note. C'est ça, je veux dire. Et vous avez raison. Un budget, encore une fois, c'est une balance avec un équilibre entre les dépenses et les recettes. Les recettes, elles sont là. Il y a plus de 1300 milliards de recettes par an. C'est absolument colossal.
Le peuple français est taxé comme aucun autre peuple au monde. Donc en fait, on ne peut pas leur demander plus. Néanmoins, maintenant, il faut arrêter les dépenses toxiques. Il faut arrêter le gaspillage. Excusez-moi, quand on voit le France... Enfin, le... L'audiovisuel public. L'audiovisuel public. C'est ce qui vient de tomber. Non, mais c'est... Non, mais la question, elle se pose un peu différemment. La baisse des retraites, encore une fois. Là, on parle de 400 milliards, 420 milliards d'euros par an. Sur les fonctionnaires, il y en a 160 000 qui vont partir à la retraite l'année prochaine. Il y a une vraie question, à savoir, est-ce qu'on remplace tout le monde ?
Est-ce qu'il y en a qui... Et à François Bayrou, il faut vous dire un sur trois. C'est évidemment au cas par cas. Mais par contre, sur les fonctionnaires...
Il faut vous dire un sur trois, François Bayrou.
Oui, mais je vais vous dire, regardez l'hôpital de Valenciennes. Il y avait 30% d'administratifs. Ils sont passés à 7% d'administratifs. L'hôpital marche mieux. On a cette maladie en France quand même d'avoir trop d'administratifs. Remettons les gens sur le terrain. Donc je pense qu'il y a des renouvellements... Il faut supprimer combien ? Des gens... Supprimer des postes. On ne supprime pas, encore une fois. Au cas par cas... Des non-renouvellements de départ à la retraite. Au cas par cas, dans chacune des administrations, il y a des gens qui gestent d'administrations et qui seront à même de savoir ce qu'il faut vraiment remplacer ou ce qui aurait été superfétatoire.
Est-ce que pour justement pousser les gens à la retraite, est-ce que vous seriez prêt, effectivement, comme le veut le député Philippe Juppin, à payer certaines personnes pour les pousser dehors un genre de plan de départ volontaire ? Alors nous, on a une autre idée en fait.
C'est que nous, on veut faire rentrer les gens plus tôt sur le marché du travail et à ce moment-là, votre âge de départ à la retraite sera conditionné par l'âge de rentrée dans le marché du travail. Et c'est toute la différence aussi... Les retraites fonctionnaires. Non mais là, on est passé aux retraites. Pardon ? On est passé sur autre chose.
Sur les fonctionnaires. Ah, sur les fonctionnaires.
Encore une fois, je vous ai dit sur les fonctionnaires, notre vision, c'est de, au cas par cas, voir sur les 160 000 qui partent à la retraite l'année prochaine, ceux qu'on renouvelle, ceux qu'on renouvelle pas. Et il y a des fonctionnaires, l'administration administrante qu'on remettra sur le terrain.
Vous parliez de l'audiovisuel public. Effectivement, le président de l'Arcom appelle l'audiovisuel public à l'introspection pour qu'un maximum de Français se sentent représentés. Il vient de lancer des travaux sur l'impartialité de l'audiovisuel public. Pour vous, c'est justifié, cette enquête ?
Déjà, je pense qu'il y a une introspection à faire sur leurs frais de réception, sur les baraques avec piscine, sur les frais de taxi, sur l'audiovisuel. Vous n'avez pas lu le même... Ah, ça vous a pas échappé quand même le rapport de l'accord des comptes ?
C'est rendu, mais je ne crois pas que ça soit...
Je pense que les Français sont choqués, oui. Évidemment, quand vous avez du mal à finir vos fins de mois et que vous voyez que les gens qui vous vomissent dessus parce qu'ils ne pensent pas comme vous, en plus, se gavent de petits fours, autant vous dire que ça concerne les Français, oui. Vous avez l'introspection ?
Vous vous vomissent dessus ?
Quand même, je ne sais pas. Je ne sais pas si vous écoutez Radio France, enfin, je ne sais pas, le service public, c'est à vous. Quand ils appellent à voter contre vous, alors que vous représentez pratiquement 45% des Français la dernière fois au second tour des élections présidentielles, oui, ça ne me paraît pas tout à fait honnête intellectuellement. On ne peut pas imaginer qu'il y ait vraiment une pluralité dans le service public. Mais vous savez, en le privatisant, on va gagner de l'argent, quelqu'un sera ravi de le racheter, ils pourront nous vomir dessus, mais à leurs frais, ce qui fera plaisir aux Français.
Mais parce que pourtant, avec l'ARCOM, effectivement, le Rassemblement national est invité à hauteur de... Ah mais on peut être invité,
la question n'est pas là. On peut être invité et avoir que des humoristes qui se moquent de vous, enfin, je veux dire, soit vous faites l'ingénue, soit vous êtes d'une naïveté crasse, mais il y a quand même un problème. Autant vous dire que, non, dans le service public, on n'est pas très bien traité quand même. Vous êtes invité quand même ?
Pardon ? Vous êtes invité quand même ?
Ah non, mais on est invité, hein ? Ah ben ça, on est invité, il n'y a pas de problème. J'ai envie de dire tant mieux. On est invité pour se faire secouer, pour se faire vilipender, pour se faire... Enfin, je veux dire, oui, on est invité, mais... Vous avez l'impression
qu'ils épargnent les autres parties ? Franchement, les humoristes,
ils se payent tout le monde, non ? Je ne sais pas. Vous avez la télévision ? Vous avez la radio ? Voilà. Je pense qu'en tout cas, moi, les gens sur le terrain le sentent très bien. Et effectivement, oui, non, quand l'humour est systématiquement... Enfin, je veux dire, je n'invente pas la... L'humour, mais l'humour... Non, non, non, c'est pas l'humour. Je dirais même parce que c'est au-delà de l'humour. L'humour, il y a absolument l'humour.
Mais c'est vrai que, par exemple, l'utilisation excessive du terme d'extrême droite dans l'audiovisuel public, c'est quelque chose qui est infamant par rapport aux autres parties. On ne va pas inviter, par exemple, un socialiste ou un mélenchoniste et dire, vous, l'extrême gauche, qu'est-ce que vous pensez ? Les filles, on est rare. C'est très... Les filles, on est rare. Sur le service public. Non, mais je pense que les gens qui nous... Que vous le pensiez, c'est quelque chose. Mais sur le service public, on ne va jamais interroger. Jean-Luc Mélenchon, bonsoir. Vous qui présidez l'extrême gauche, personne ne dit ça sur le service public. Excusez-moi deux secondes.
Il y a une déconnexion folle. Il ne préside aucun parti. Il y a une déconnexion folle
entre ce qu'on vit, cette petite conversation sur le plateau et la façon dont les gens le ressentent. Enfin, les gens... Je vais vous dire, moi, j'ai fait une émission sur le service public avant-hier. Excusez-moi, je n'ai pas pu terminer une seule phrase. Donc, je veux dire, il y a quand même un problème. Et même la journaliste me coupait. Mais, je veux dire, c'est terrible parce que les Français le voient et ça renforce, je pense, en plus, notre force politique. Mais ce n'est pas très agréable. On pourrait confronter simplement nos projets les uns contre les autres. On a des façons différentes de voir. Vous avez l'air étonnés, mais je suis étonné
que vous soyez étonnés pour tout vous dire. Non, pas du tout. Mais je me demandais, Bruno Jeudy, effectivement, si vous avez l'air de dire que extrême droite, c'est un mauvais mot, mais je crois qu'on a un certainement national pour être classé par le ministère de l'Intérieur à l'extrême droite. Donc, je veux dire, c'est pas... Non, non, non, attendez. Ça, c'est pas vrai. Vous dites ça comme une offense. Vous n'allez pas...
Bruno Jeudy. Il y a une classification par le ministère de l'Intérieur, Victor, à chaque élection. Non, non, non. La classification, j'ai lu le jugement parce que ça a été jugé par je ne sais plus quelle instance. Le jugement est dicté qu'effectivement, le ministre de l'Intérieur pouvait est dicté extrême droite, mais seulement dans une classification relative, c'est-à-dire qui est plus à droite que la droite. Donc, c'est comme si on disait que c'est pas une offense. Non, non, non. Parce que c'est pas la même chose de dire que quelqu'un est à l'extrême de la droite et de dire que ce parti est d'extrême droite.
D'extrême droite, c'est l'utilisation de la violence comme moyen d'action politique légitime. Alors, est-ce que vous avez...
Vous dites qu'on vous interrompt tout le temps, mais laissez nous parler, s'il vous plaît.
C'est pareil pour l'extrême gauche. Le ministre de l'Intérieur... D'ailleurs, j'utilise pas ce mot-là. Le ministre de l'Intérieur fait une classification des partis. Il se trouve qu'il classe... Mais Jean-Luc Palanchon est à gauche dans la classification du ministre de l'Intérieur. Il classe le Rassemblement National à l'extrême droite, il classe les LR à la droite, il classe les partis macronistes au centre. Oui, mais qu'est-ce qui fait que Jean-Luc Palanchon est à gauche et que Marine Le Pen est à l'extrême droite ? Moi, je peux vous dire...
Moi, je peux vous parler des militants. Alors, vraiment, il n'a pas pu finir une phrase. Et puis voilà,
je ne vois pas qu'est-ce qui est offronçant dans la classification du ministère de l'Intérieur. Le terme extrémité, parce que quand on connaît l'histoire, et Bruno veut le connaître autant que moi, vous la connaissez autant que moi. Vous savez ce que veut dire l'extrême droite ? Est-ce qu'on a quelque chose à voir avec l'extrême droite, M. Jeudy ? Mais le Rassemblement National
a été classé à l'extrême droite. D'accord, mais est-ce qu'on a quelque chose à voir avec l'extrême droite ? Est-ce que vous nous avez déjà vu ? Mais arrêtez, mais pas du tout. Mais M. Jeudy, est-ce que vous nous avez déjà vu ? Est-ce que vous nous avez déjà vu contester le résultat d'une élection quand elle ne nous plaisait pas ?
Mais Jean-Marie Le Pen ne contestait pas non plus les résultats des élections. Il est extrêmement triste. Vous avez l'histoire vous tombez pas... L'histoire du communisme, c'est 100 millions de morts. C'est moins de vous dire. La contestation des résultats, ça n'a jamais été le cas de l'UFM. Vous êtes de très mauvaise foi, ce soir, M. Jeudy. Il n'y a jamais de contestation des résultats. Mais jamais. Je n'ai pas dit le contraire. Alors, on n'est pas d'extrême droite.
C'est lentil par le ministre. Très bien. On a compris en tout cas que dans votre bouche,
vous n'êtes pas... Non, mais ce n'est pas que ma bouche. Je veux dire, tous les gens que je rencontre qui votent pour nous sur le terrain sont très peinés quand vous dites ça, par exemple, ça les peine, parce qu'ils ne comprennent pas cette espèce d'opprobre que vous jetez sur eux. Bon, c'est 11 millions de gens, vous paraît peut-être dérisant. Mais ce que je veux dire... Allez, on ne va pas refermer le débat.
Effectivement, on referme plutôt le débat. Merci, Laure Lavalette, d'avoir été l'invité de BFM.
Laure Lavalette