Aller au contenu
Tous les transcripts
InterviewGabriel Attal (sur YouTube)· 29 juin 2026 126 minAutoproduitActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesEnvironnement & énergieSécuritéImmigration & asile

Gabriel Attal sur LCI I Je réponds à toutes les questions de Darius Rochebin et son équipe.

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 46 %Attaque 36 %Défensif 18 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:15OuverteRéponse directe

    La canicule historique a fait plus de 1000 morts. Sébastien Lecornu dit que le gouvernement a fait de son mieux. Vous dites qu'on est au bout d'un système. Quelles mesures proposez-vous ?

  • 2:00RelanceRéponse partielle

    Madame Barbu a tenu des propos qui ont choqué : 'Il y a qu'à mettre la clime partout'. Est-ce que ça vous a choqué ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Louis, 17 ans, battu à mort à Narbonne. Vous dénoncez une 'culture de l'excuse'. Le ministre de l'Intérieur refuse le terme 'ensauvagement'. Vous le prenez ?

  • 6:00OuverteRéponse directe

    Les meurtriers présumés de Louis ont filmé leur acte. Doivent-ils être jugés comme des majeurs ?

  • 8:00RelanceRéponse partielle

    Le Conseil constitutionnel a censuré votre réforme sur l'excuse de minorité. Le peuple ne peut plus faire ce qu'il veut ?

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Vous comparez Jean-Luc Mélenchon au 'nouveau Trump français' et le RN à des 'habits poutiniens'. Pourquoi ces propos ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:00Gabriel AttalFait
    « On est au bout d'un système. Il y a beaucoup qui a été fait ces dernières années notamment pour atténuer, pour réduire la hausse des émissions de CO2 et on voit que sur la question de l'adaptation, on n'est pas prêt aujourd'hui de manière collective pour affronter des épisodes de chaleur comme celui qu'on a connu avec cette canicule qui sont des épisodes qui vont se multiplier. »
  • 3:30Gabriel AttalPromesse
    « Il faut assumer de tout changer dans notre organisation sur ce sujet-là. J'ai fait un certain nombre de propositions en ce sens, climatisé, simplifié. »
  • 6:30Gabriel AttalFait
    « On a un code de justice pénale des mineurs, une réglementation, une justice pénale des mineurs qui date de l'ordonnance de 45 de 1945 qui a évolué depuis, il y a eu des réformes mais objectivement on reste dans une même logique, c'est que globalement un mineur, on divise sa peine par deux par rapport à un majeur, il risque beaucoup moins. »
  • 8:30Gabriel AttalPromesse
    « Je me suis engagé en politique autour de l'idée qu'il fallait un choc d'autorité dans la jeunesse et j'ai cherché dans toutes les fonctions qui m'ont été données à le mettre en place. »
  • 10:30Gabriel AttalFait
    « Jean-Luc Mélenchon est le nouveau Trump français. »
  • 16:30Gabriel AttalPromesse
    « Je propose qu'on fasse des quotas d'immigration tous les 2 ans votés par le Parlement, des quotas limitatifs. »
  • 17:00Gabriel AttalPromesse
    « Je propose qu'on supprime quasiment le regroupement familial. »
  • 20:30Gabriel AttalPromesse
    « Probablement le déclenchement d'un état d'urgence territorialisé au niveau national. »
  • 22:30Gabriel AttalFait
    « La responsabilité de la France, c'est d'être au côté du Liban comme elle le fait aujourd'hui. »
  • 24:30Gabriel AttalFait
    « On a une chance en France comparé aux autres pays européens. On est infiniment moins dépendant d'équipement américains que les autres pays européens. »
  • 27:00Gabriel AttalFait
    « La Chine veut nous manger. »
  • 8:00Gabriel AttalChiffre
    « 60 % quasiment de notre dépenses publiques, c'est les dépenses sociales. C'est les dépenses sociales et dedans les retraites. »
  • 12:00Gabriel AttalFait
    « On est je pense le seul pays de l'Union européenne un des seuls à avoir un impôt national sur la fortune avec l'IFI. »
  • 16:00Gabriel AttalFait
    « La Nouvelle-France c'est ça c'est le fait que tout a changé en France depuis 1945. »
  • 22:00Gabriel AttalFait
    « Jean-Luc Mélenchon est le nouveau Trump français culte de la personnalité stratégie du chaos permanent. »
  • 4:40Gabriel AttalPromesse
    « Les propositions qui sont les nôtres c'est d'avoir notamment un impôt sur le revenu qui soit lissé avec plus de tranches pour qu'il soit véritablement progressif. »
  • 10:40Gabriel AttalFait
    « Madame Le Pen proposait une alliance militaire avec la Russie. »
  • 12:00Sébastien ChenuFait
    « Vous n'y croyez pas, c'est assez insincère parce que s'il y avait si vous considériez que nous étions des extrémistes, que ce soit la France insoumise ou le Rassemblement national, vous ne vous seriez pas associé à la France insoumise au moment des élections législatives. »
  • 20:00Sébastien ChenuChiffre
    « Vous avez été le premier ministre qui a accueilli le plus d'étrangers sur notre territoire. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Bonsoir et merci d'être avec nous. LCI vous propose le grand entretien avec vous Gabriel Atal. Bonsoir.

Bonsoir Darius Rochbin. Merci d'être là après Jordan Bardella, après Bruno Rotaillot, avant toutes les autres figures politiques de tout bord, vous serez confronté à la rédaction. Rutel CRF Éric Brunetons bonsoir confronté à Alain Ber qui va tester votre capacité de réaction à des scénarios de crise que feriez-vous président de la République enfin confronté à deux adversaires l'un après l'autre Manuel Bompard puis Sébastien Chenu l'un sur votre gauche l'autre sur votre droite.

L'événement on vient de l'entendre c'est d'abord la canicule historique. Plus de 1000 morts. 1000 morts en plus de la moyenne.

Sébastien Lecnu dit la chaîne de prévision la chaîne de réaction à tenue a-t-il raison. Je crois que le gouvernement a fait du mieux qu'il a pu et on a vu que des messages ont été passés très tôt, mais ce qu'on voit sur ce sujet là comme sur d'autres, c'est qu'on est au bout d'un système. Il y a beaucoup qui a été fait ces dernières années notamment pour atténuer, pour réduire la hausse des émissions de CO2 et on voit que sur la question de l'adaptation, on n'est pas prêt aujourd'hui de manière collective pour affronter des épisodes de chaleur comme celui qu'on a connu avec cette canicule qui sont des épisodes qui vont se multiplier.

Et donc moi, je pense qu'il faut assumer de tout changer dans notre organisation sur ce sujet-là. J'ai fait un certain nombre de propositions en ce sens, climatisé, simplifié. Je pense qu'il faut aller évidemment très loin sur ces sujets-là.

On a admis depuis, je pense, la nuit des temps que c'était un besoin essentiel pour l'homme de pouvoir se réchauffer l'hiver quand il fait froid chez lui. De la même manière, on doit maintenant admettre que ça devient un besoin essentiel de pouvoir se rafraîchir chez soi quand il fait froid, quand il fait chaud l'été. Est-ce que ça veut dire ?

Et on reparlera des solutions à long terme. Tout le monde sait bien qu'il faut changer nos habitudes plus en profondeur, mais Sébastien Lecnu dit livraison de climatiseur dès les prochains jours, notamment dans les hôpitaux. En clair, est-ce que dès l'été prochain, il faut que la climatisation se généralise en France ?

Oui, bien sûr, dans nos équipements publics, j'ai été ministre de l'éducation nationale et j'ai lancé un plan inédit pour euh mieux isoler thermiquement nos établissements scolaires. Il faut le faire évidemment pour les hôpitaux, pour les ÉPAD, puis il faut permettre aux Français aussi de le faire chez eux. Il y a encore aujourd'hui trop de normes, trop de règles, soit dans la construction des nouveaux bâtiments, soit tout simplement des règles de copropriété qui empêchent des Français aujourd'hui d'installer un climatiseur chez eux ou sur leur balcon. a raison quand elle dit un grand plan de climatisation.

Bah disons que acheter un climatiseur à tous les Français comme ces manifestements proposés, je sais pas le faire, je sais pas le financer. Simplifier toutes les normes qui empêchent aujourd'hui des Français de pouvoir installer un climatiseur chez eux, évidemment qu'il faut le faire. Monsieur le premier ministre, la ministre madame Barbu a tenu des propos qui ont choqué.

Elle dit "Je suis horrifié par les gens qui me disent, il y a qu'à mettre la clime partout. Vous croyez que ça va éviter un feu de forêt ? Vous croyez que ça va éviter une culture de ne pas exister ?

Vous croyez que ça va éviter la mort des animaux que nous voyons ? et cetera. Alors, soyons honnête, elle précise bien que ça n'empêche pas l'adaptation à long terme.

Il y a l'adaptation à long terme et la clime. Mais vous savez bien dire ça alors qu'il y a 1000 morts, il y a des gens qui ont perdu un proche. Ça a choqué beaucoup de gens.

Est-ce que ça vous a choqué ? Il y a eu évidemment une maladresse dans l'expression. Vous savez, moi je suis pas porte-parole du gouvernement.

Je suis pas là pour défendre le gouvernement. Pourtant, je veux dire que j'ai vu cette polémique qu'évidemment il y a une maladresse dans l'expression et que je comprends que des Français qui se sont tapés entre guillemets une semaine chez eux avec 35°grement, ils entendent ça. Ils se disent "On est chez les fous." Maintenant, quand vous écoutez ce que dit madame Barbu, faut être honnête, elle dit "Évidemment que la climatisation est une solution, mais en gros, si je devais résumer, c'est pas la pierre philosophale contre le réchauffement climatique." Évidemment qu'il y a d'autres choses à mettre en place de la maladresse dans l'expression.

Je veux dire, je crois pas que madame Barbu se lève le matin pour que les Français vivent moins bien et qu'il fassent plus chaud chez eux. Voilà, faut faut toute raison garder. Je pense.

Tout le monde a été marqué par le sort de Louis, cet adolescent de 17 ans battu à mort à Narbone. Vous avez dénoncé ce que vous appelez une culture de l'excuse. Il y a plusieurs meurtriers mineurs.

Il filment leur acte d'une façon qui est insoutenable. Monsieur Darmanin a parlé d'un ensouvagement de la société précédemment. L'actuel ministre de l'intérieur, monsieur Nouz, refuse le terme et il répond "Ce terme en sauvagement est connoté politiquement et il ajoute il y a une exploitation de l'extrême droite dans cette affaire.

Est-ce que vous prenez le terme en sauvagement ?" Le débat autour des termes nous empêche d'avoir un vrai débat et de regarder lucidement la réalité de la situation. Je le dis depuis longtemps, il y a une violence de plus en plus jeune et de plus en plus débridée chez les jeunes.

Il y a une banalisation de la violence dans la jeunesse. Je vous donne un chiffre, j'aime pas assommer les gens de chiffres. Les 13 17 ans, il représentent en France un français sur 20 et pourtant c'est un vol avec arme sur tr.

Donc il y a une surreprésentation de la violence chez les jeunes. On a un code de justice pénale des mineurs, une réglementation, une justice pénale des mineurs qui date de l'ordonnance de 45 de 1945 qui a évolué depuis, il y a eu des réformes mais objectivement on reste dans une même logique, c'est que globalement un mineur, on divise sa peine par deux par rapport à un majeur, il risque beaucoup moins. Mais pardon, les mots qu'on a pas répondu sur le mot, vous savez combien pardon c'est un marqueur aujourd'hui et et monsieur Derman qui pas extrêmement romagement.

Ça fait des années queon pose des questions sur des mots. Moi je dis il y a une banalisation de la violence chez les jeunes et une violence de plus en plus débridée, de plus en plus jeune. Ça me semble plus clair en réalité sur la réalité de la situation que de prendre des qualificatifs.

Donc je sais pas s'il parle vraiment au français. Gabriel, est-ce que les meurtriers présumés qui ont filmé leur acte doivent être jugés comme des majeurs ? Vous vous avez demandé que l'excuse de minorité qui est la règle ne devienne l'exception ?

Moi, je me suis engagé en politique autour de l'idée qu'il fallait un choc d'autorité dans la jeunesse et j'ai cherché dans toutes les fonctions qui m'ont été données à le mettre en place. J'étais ministre de l'éducation nationale, vous le savez. J'ai mis en place un certain nombre de règles pour faire respecter nos lois, pour remettre de l'autorité à l'école.

Et comme premier ministre, j'ai affirmé que ce choc d'autorité était ma priorité dès ma déclaration de politique générale. C'est la fameuse phrase tu casses, tu répares, tu salis, tu nettoies, tu défies l'autorité, on t'apprend à la respecter. Voà là.

Donc vous dites cela. Il faut qu'il soit jugé comme des majeurs. Le problème c'est que la loi n'a pas changé.

Moi je je je voudrais juste aller au bout de justement le Conseil constitutionnel a censuré cette proposition que vous aviez faite, c'est-à-dire que la règle ne soit plus l'excuse de minorité. Est-ce que du coup vous êtes bah Bruno Rotaillot à cette place, il disait en fait la démocratie est confisquée. Elle a été confisquée par la décision du Conseil constitutionnel.

Le peuple ne peut plus faire ce qu'il veut. Non, moi je veux pas jouer le peuple contre les institutions françaises. Je pense que c'est très dangereux.

S'il y a un problème, c'est pas le Conseil constitutionnel, c'est notre constitution. Bon, juste pour reprendre, expliquer pourquoi est-ce qu'il y a eu cette censure. J'arrive à Matignon et je dis "Je fais une grande réforme de la justice pénale des mineurs.

C'est pas normal qu'un cambrioleur en récidive qui a 17 ans soit sanctionné au bout de 1 an alors qu'un cambrioleur en récidive qui a 18 ans, il a une sanction tout de suite. Je propose une la création d'une comparition immédiate pour les mineurs." Gabriel, encore faut-il les enquêtes ?

Pardon de vous couper mais dans cette même émission, je donne un chiffre qui relativise ce que vous dites. Je vous laisse continuer mais dans cette même émission, on a montré que seulement 7 % des cambriolages étaient élucidés après 1 an. Ça montre bien cette chose terrible que la protection des personnes et des biens qui est une base du pacte social n'est pas comment dire assurée en France.

Donc quand on en est là, on peut même pas parler de sanction à l'origine. Bien sûr, il y a pas une enquête. Prenez un exemple sur les cambriolages mais vous pouvez le multiplier avec d'autres faits de délinquence chez les jeunes.

Mais je vais au bout. Ensuite, vous avez la question de l'excuse de minorité qui fait effectivement que vous avez automatiquement une excuse de minorité quand on est mineur. Ce qui fait que vous avez des réseaux mafieux de narcotrafic qui utilisent des mineurs comme de la chair à canon dans leur trafic en leur expliquant vas-y de toute façon tu risques peu puisque tu es mineur.

Et donc j'avais proposé dans cette réforme qu'on inverse la logique et donc il a plus d'excuses de minorité automatique. J'ai proposé cette réforme qui devait être examinée au Parlement en à l'été 2024 puis il y a eu la dissolution et donc j'ai pas pu faire adopter cette réforme au parlement. Ensuite en tant que député puisque je suis retourné à l'assemblée, j'ai cherché à faire adopter certaines de ces mesures et effectivement il y en a deux qui sont qui ont été censurés par le Conseil constitutionnel.

D'abord parce qu'au Sénat elles avaient été modifiées et qu'elles allaient en fait dans un sens différent de ce que je proposais au départ mais aussi probablement parce que c'est notre constitution qui doit évoluer et que la question de la majorité pénale et de l'âge de la majorité pénale évidemment doit se poser. C'est notre constitution le problème. C'est pas le Conseil constitutionnel qui est là pour faire respecter la Constitution.

Et donc ceuxl ils doivent être jugés comme des majeurs. Bah aujourd'hui c'est pas possible étant donné la loi actuelle mais moi ce que je propose comme réforme permettrait que ces jeunes-là puissent être après j'ai pas tous les détails he de l'affaire. Non mais il pas retenir l'excuse de minorité dans le cas d'un crime en l'occurrence.

Souvent ou moi ce que je propose c'est d'inverser la logique. C'est-à-dire qu'en fait aujourd'hui le juge peut dire je ne retiens pas l'excuse de minorité. Moi ce que je souhaite c'est que il y en ait plus par principe et que le juge puisse dire en motivant "J'applique une excuse une excuse de minorité mais à ce moment-là il faudrait motiver les choses, expliquer, donner des arguments pour appliquer cette excuse.

Ils vont changer la majorité pénale." Gabriel Atal, vous avez publié une tribune et dans quelques instants, vous allez vous opposer à Sébastien Chenu et à Manuel Bompard. Vous pourrivez leur dire en face hein, tenu des propos extrêmement durs à l'égard des deux ces deux oppositions.

Vous parlez du pacte National insoumis. Vous dites, je vous cite hein, Jean-Luc Mélenchon est le nouveau Trump français. Vous dites "Le RN de Jordan Bardela et de Marine Le Pen se glisse de plus en plus dans les habits poutiniens et vous dites un second tour entre le RN et les filles, notre pays ne s'en relèverait pas." Quand on regarde les chiffres, un français sur deux à peu près vote Eren ou LFI.

Est-ce qu'il y a pas du mépris de votre part de dire "Regarez-moi ces gens, ils sont dangereux pour la démocratie ?" Pas du tout. Moi, j'ai toujours assumé de m'adresser à tous les Français, y compris ceux qui votent pour les extrêmes.

Et je n'ai jamais dit, vous n'avez jamais entendu dans ma bouche, que les gens qui votent pour les extrêmes le font en épousant un certain nombre de positions totalement qui sont portées par ces extrêmes. Je pense qu'il y a des gens qui votent pour le RN de manière sincère parce qu'ils estiment que notamment sur les questions de sécurité dont on vient de parler ou les questions de justice ou les questions d'immigration, ils pourront être plus efficaces et probablement d'ailleurs qu'il y a des gens qui votent pour la France insoumise en se disant que sur des questions de justice sociale, de lutte contre les discriminations, ils pourront être plus efficaces. Mais pardon, est-ce que vous nous refaites le coup, pardon, le vieux coup de la droite qui disait les charses soviétiques vont descendre sur les Champs-Élysées ou Méran dans les années 80 qui disait tout en poussant Le Pen par derrière "Ah, c'est le fascisme qui est en train d'arriver." Ce que je dis Darius Rogemin, c'est que depuis que je suis retourné à l'Assemblée nationale après la dissolution en 2024, je vois ces groupes politiques opérer au quotidien à l'Assemblée nationale et je suis absolument convaincu qu'il y a une forme de pacte effectivement que la France insoumise a tout intérêt à faire monter le Rassemblement national pour hurler au péril fasciste et que le Rassemblement national a tout intérêt à voir monter la France insoumise pour s'affirmer comme une forme [raclement de gorge] de rempart seul rempart à la France insoumise.

La la France insoumise rêve d'être au deuxème tour face au RN, que le RN l'emporte et qu'il devienne ensuite la première opposition de France pour border. Rassemblement national rassemblement national, je vais au bout, être face à la France insoumise en se disant c'est le scénario où on est à peu près sûr de l'emporter. Ben moi, je veux briser cette tenaille.

Mais ce que je dis dans la tribune, au-delà de ce que vous venez d'évoquer sur la question du danger pour le pays, c'est qu'on n'arrivera pas à briser cette tenaille en étant simplement contre les extrêmes. Je l'ai vécu la campagne de 2022, probablement celle de 2024 également au moment de la dissolution. C'est résumé pour nous à dire voter pour nous parce qu'on est contre les extrêmes.

C'est important d'avoir cette clarté mais c'est pas suffisant. En fait, je pense que les Français, ils ont besoin d'un projet positif, de voter pour quelque chose. Faire barrage au 2e tour, ça embête déjà beaucoup de Français et ça n'attire pas beaucoup de Français.

Mais alors, si vous expliquez que votre candidature, sa raison d'être, c'est de faire barrage dès le premier tour, vous n'arriverez pas à convaincre les Français de côté. Donc ce que je dis c'est que le meilleur moyen de desserrer cette tenaille, c'est d'avoir un projet positif, optimiste, qui projette les Français dans l'avenir. Ce que je porte avec cette promesse que les Français puissent se dire à nouveau que leurs enfants, leurs petits-enfants pourront avoir une meilleure vie que la leur et pour ça la volonté [raclement de gorge] qu'on puisse redevenir la première puissance d'Europe en 10 ans en réussissant sur quatre chantiers capitaux, école, salaire, frontière, IA.

C'est ça mon projet, c'est ça que je présente et c'est ça je pense qui peut convaincre des Français de nous faire confiance pas seulement contre les extrêmes mais pour un projet pour le pays. Éc juste un petit point sémantique les gens qui nous regardent qui votent soi Mélenchon ou Marine Le Pen ou Jordan Bardelin ne se vivent pas comme des extrémistes et c'est le bloc central vous êtes des extrémistes mais au fond aujourd'hui le programme de Marine Le Pen il est assez proche de celui de Bruno Rotaillot on pourrait parler de madame Mélonie et quand on prend Jean-Luc Mélenchon même Jérôme Gedge le socialiste Jérôme Gedge dit en cas de second tour Bardella Mélenchon je voterai Mélenchon aussi peut-être qu'il y a que le bloc central qui considère que ces gens sont des extrémistes Les Français qui nous regardent, qui s'apprêtent à voter RN ou les filles se disent peut-être bon ben c'est la gauche puis c'est la droite. Mais je pense que les extrêmes, le RN, la France insoumise prospère effectivement sur les ruines d'un système qu'on a pas été capable de transformer suffisamment et qu' a effectivement des Français qui se disent "Je vote pour eux, non pas parce que j'épousse toutes leurs thèses, non pas parce que je considère que ça serait les meilleurs pour gérer le pays, mais parce que je considère que notre système est à bout de souffle et qu'il faut en changer." Et moi, c'est ce que je propose.

Je propose qu'on change, qu'on assume de changer notre système. J'en parlais il y a un instant sur les questions d'adaptation au changement climatique. J'en ai parlé au sujet de la délinquence des mineurs.

On pourrait en parler sur les retraites, sur le modèle social, sur l'école. Moi, c'est une approche de changement systémique que je propose parce que je pense qu'on en est là. On a des institutions qui datent du lendemain de la Seconde Guerre mondiale dans une France qui était totalement différente avec une démographie différente, une économie différente, des risques différents et que en fait tout a changé. [raclement de gorge] Tout a changé dans la démographie, l'économie et on doit changer notre système sur les extrêmes que vous mettez do à dos à la FIRN, vous mettez un signe égal parce que on entend, vous venez de la gauche, on entend un certain nombre de gens de gauche qui vous disent "Mais le RN illibéral, menace pour nos libertés, pour l'état de droit aux portes du pouvoir, c'est beaucoup plus dangereux que Jean-Luc Mélenchon qui après tout est un radical mais qui a des idées écologistes formidables qui n'est pas si dangereux.

Je j'entends par exemple des gens de la culture, des intellectuels, des artistes qui sont en train de s'engager pour lui. Je considère que c'est deux dangers pour la France. Ils ont une histoire différente.

Ils ont évidemment des propos, des programmes qui sont différents aujourd'hui. Mais c'est deux dangers pour la France. Et je suis désolé, les attaques contre la presse, contre les journalistes, contre nos institutions, vous parliez à l'instant du Conseil constitutionnel, elles viennent des deux bords.

La volonté de diviser les Français, de les opposer les uns aux autres, elles viennent des deux côtés. le projet de démantellement de l'Europe parce que c'est ça quand même qu'il y a derrière l'Europe qui on peut lui faire plein de critiques, plein de reproches, il y a beaucoup de choses à améliorer mais l'Europe quand même qui nous a permis de vivre en paix sur notre continent pendant des décennies, il est dans les deux camps. Donc la réalité c'est que je considère que ce sont deux dangers pour le pays et que je veux me battre contre ces deux dangers pour le pays.

Parce que en 2024, lorsque vous aviez fait barrage au RN, de fait quand vous avez fait des accords avec le NFP, il y avait LFI dedans, il y avait Jean-Luc Mélenchon. Est-ce que maintenant vous dites "Je Mélenchon a changé, je ne veux plus avoir de relation avec lui." Quand il y a eu la dissolution, j'ai dit que le risque pour le pays, c'était d'être gouverné soit par une majorité France insoumise, soit par une majorité rassemblement national.

Et à l'époque, d'ailleurs beaucoup m'avaient reproché de les mettre sur le même plan. Considérant que le RN était plus dangereux que la France insoumise, j'ai assumé dire l'objectif, c'est d'empêcher les deux d'arriver au pouvoir. J'ai concentré toute la campagne du premier tour à lutter contre la France insoumise.

Je suis allé moi-même à Avignon défier Raphaël Arnaud. désormais célèbre candidat à l'époque fichi sur sa circonscription. J'ai pas vu les autres, j'ai pas vu le Rassemblement national aller faire campagne contre lui sur sa circonscription.

Le soir du premier tour, on avait écarté la possibilité que la France insoumise puisse avoir une majorité. En revanche, il y avait un risque que le Rassemblement national est une majorité. Et donc, on a assumé et tous les partis autres que le RN l'ont fait, de désister nos candidats.

Aujourd'hui, il y a moins de députés de la France insoumise à l'Assemblée nationale qui en avait avant la dissolution. et je pense y être pour quelque chose parce que je me suis battu contre ces deux extrêmes euh l'un après l'autre à l'occasion de ces élections législatives. Je vais revenir sur une phrase que vous dites dans votre tribune.

Les extrêmes prospèrent sur un système économique politique institutionnel à Buddou. Vous venez d'en parler et là j'ai envie de vous dire euh si je suis une électrice lambda quand j'entends ça il faut rompre avec les vieux réflexes politiques clan corporaties qui détruisent la confiance des Français. Je me dis mais attendez vous voulez rompre avec qui ?

Ça fait 10 ans que vous êtes au pouvoir, vous voulez rompre avec vous-même, avec tout ce que vous avez construit au côté d'Emmanuel Macron et avec les autres de votre parti qui était majoritaire pendant longtemps. Je pense qu'il faut être lucide. Euh, il y a des choses qui ont été faites ces dernières années qui sont des succès.

On a un taux de chômage au plus bas depuis 40 ans, un taux de chômage des jeunes au plus bas qui remonte malheureusement depuis la dissolution et maintenant qui a absolument plus aucun cap économique pour nos entreprises mais enfin qui a baissé jusqu'en 2024, j'ai quitté le pouvoir à ce moment-là de manière inédite un taux d'emploi qui était au plus haut depuis qu'il était mesuré. Il y a des investissements importants qui ont été faits pour nos armées. On aura doublé le budget des armées.

Ceux qui ont gouverné auparavant et qui font des critiques fera mieux de regarder leur bilan en la matière. Maintenant, évidemment qu'il y a eu des échecs, évidemment qu'il y a des promesses qui ont pas été tenues. Rompre avec les vieux réflexes, rompre avec les et ça ça concerne toute la classe politique Rutel Criev, on doit tous rompre avec les vieux systèmes claniques.

On a aussi une part d'autocritique à faire et quand on parle de la question systémique, un exemple de promesse qu'il y avait en 2017 de changement systémique, c'est le système de retraite. À l'époque, il était question de la retraite par point, d'un changement de modèle pour tenir compte du changement de la démographie, du problème de finances publique, de nos retraites. La réalité, c'est que cette réforme qui était portée en 2017 par nous-mêmes qu'on avait présenté aux français dans notre programme, on l'a pas mise en œuvre.

Bah là, il y a un échec. Il y a une promesse qui n'a pas été tenue. Moi, je propose qu'on change complètement notre système de retraite pour qu'il soit libre, universel et avec une part de capitalisation.

Je propose de faire ce changement de système qui n'a pas été fait et le fait d'avoir été au pouvoir effectivement jamais en charge directement des retraites mais en tout cas d'avoir été dans des gouvernement me permet de voir aussi et d'avoir cette expérience de savoir où ça a bloqué de savoir pourquoi est-ce que ça n'a pas été fait. On peut me reprocher beaucoup de choses sur les orientations que j'ai prises dans mes différentes fonctions. Je crois que personne ne peut me reprocher de ne pas avoir agi à chaque fois que j'en ai eu la possibilité dans toutes les fonctions qui m'ont été données.

Et c'est cette détermination que je veux avoir pour la présidence de la République. Quand quand vous vous dites il y a ce danger RN LFI, vous dites "Je fais une promesse dans cette tribune. Je ferai de tout de toutes mes forces pour l'éviter parce que notre pays ne s'en relèverait pas." Bah ça veut dire moi j'en comprends que je me retirerai s'il y a un candidat qui est mieux placé que moi pour éviter ce duel délétaire.

C'est bien c'est bien ça que j'ai qu'il faut comprendre. Je pense qu'il faut prendre les choses et notamment Édouard Philippe qui est passé dans les sondages. Je pense qu'il faut prendre les choses les unes après les autres.

Rôel CRIF, je vous ai dit à l'instant que le meilleur moyen pour moi de briser la tenaille entre le RN et LFI, c'est d'arriver à embarquer les Français dans un projet positif, optimiste et constructif pour le pays. Non, mais là je parle du deuxème tour. Si on arrive et qu'on voit à l'automne un duel qui est en train de s'installer et que même le premier si vous y allez à deux, vous divisez les voies.

Voilà. Présidentielle vous allez avancer comme ça tous les deux. Est-ce que vous laissez pas s'installer un duel LFI RN et dans lequel quand vous arriverez, vous aurez peut-être décidé une seule candidature, c'est l'armée mexicaine serait dépassé.

Le premier à avoir dit qu'il fallait un rassemblement, qu'il fallait éviter de disperser les voies au premier tour de l'élection présidentielle, c'est moi le premier à avoir fait une proposition opérationnelle pour arriver à ce rassemblement, c'est moi qui ai proposé la mise en place d'un comité de liaison entre les proches d'Édouard Philippe, les proches de mon parti pour qu'ils puissent travailler ensemble et réfléchir sur ce sujet. Gabri, vous ne répondez pas à Routel CR quand elle dit à un moment donné, pardon, à un moment donné, est-ce que il faudra se retirer pour le mieux placer que ce soit vous ou ? Je viens de vous dire ma conviction c'est que on doit avoir un rassemblement avant le premier tour.

L'élection présidentielle, elle est dans presque 1 an. Et juste si je peux aller au bout de ce que je disais auparavant, je vous dis que le meilleur moyen de briser la tenaille RN LFI, c'est pas de faire de l'arithmétique parce qu'on dit qu'on est contre les extrêmes, c'est d'arriver à convaincre les Français sur un projet. Quand on voit ce qui est arrivé Emmanuel Josepin Oui oui le problème c'est l'arthmétique ce que je veux c'est d'abord que les Français aient la campagne présidentielle qu'il méritent en 2022 ils n'ont pas eu la campagne présidentielle qui méritait il y a pas eu de campagne.

Donc qu'il y ait plusieurs candidats y compris sur un même espace politique qui fassent campagne tout au long de cette année 2026 chacun sur un projet qui cherche à convaincre à embarquer les Français jusqu'à quand ? Jusqu'à quand ? Quel est votre deadline en quelque sorte ?

Quelle est votre limit ? Les partis se parlent pour définir cela. Euh ils ont il y a plutôt un consensus manifestement dans leur discussion pour que ce soit au tout début de l'année 2027 mais c'est les partis qui se parlent.

Moi je parle au janvier tout au début de l'année 2027 si j'en crois ce que se disent nos représentants dans ces instances. Moi je pense que encore une fois il faut qu'il y ait en 2026 une vraie campagne sur des projets et c'est comme ça qu'on arrivera à convaincre les Français. C'est pas simpement en disant votez pour nous parce qu'on s'est mis d'accord dans une pièce, on est contre les extrêmes, vous allez voir ça va marcher.

Vous avez parlé vous avez parlé de justement dans votre programme, vous dites école, salaire frontière IA. L'école et le travail c'était déjà un peu dans le problème d'Emmanuel Macron. Vous dites il manque les frontières par exemple, c'est nouveau, vous voulez réguler l'immigration, voter des quotas à l'Assemblée nationale, moins de regroupement familial, plus d'immigration de travail.

Mais c'est pareil. J'ai envie de vous dire pourquoi vous l'avez pas fait avant. Ce qui est vrai, c'est que en 2017, vous venez de le dire, dans le programme du président de la République, les questions régaliennes d'une manière générale, parlez là de l'immigration, pourrait parler de la sécurité aussi, était pas très présente.

C'était avant tout une doctrine et un projet économique en 2017. Moi, j'ai toujours dit que ces sujets-là étaient pour moi aussi importants que les sujets économiques. Et dans les fonctions qui ont été les miennes au gouvernement, sur toutes les questions de défense des valeurs de la République et les questions régaliennes, j'ai toujours montré que c'était aussi important que le reste et que j'agissais.

Pour prendre l'exemple, quand j'étais ministre de l'éducation nationale sur le respect de la laïcité dans nos établissements scolaires où j'ai assumé de faire respecter la loi quand j'étais secrétaire d'état à la jeunesse sur le service national universel, là aussi sur les questions de valeur de la République chez les jeunes. Donc ce que je dis c'est que effectivement en matière de sécurité, de justice, d'immigration, il peut pas y avoir de en même temps et il faut assumer une ligne beaucoup plus claire et beaucoup plus fleui l'exemple précis c'est les hub les hub de renvoi c'estàdire dans la directive retour il y a cette question des centres de rétention qui a été voté par une majorité au Parlement européen mais votre groupe s'est divisé il y a eu des abstentions et des votes contre vous appelez ça de la clarté mais bien sûr c'est très clair parce que moi je cherche qui est prag pragmatique et ce qui est utile pour régler la question de l'immigration. Les hub d'abord vous dites hub c'est une manière un peu chic de dire c'est des camp voilà en gros dire on va mettre dans des pays qui ne sont pas en Europe des camps dans lesquels on va envoyer des migrants des familles de migrants puisque nos députés avaient déposé un amendement pour au moins dire qu'il y avait pas d'enfants dans ces camps donc envoyer des personnes migrantes dans des camps dans des pays dont ils ne viennent pas pour une durée indéterminée.

C'estàdire, on leur dit jamais quand ils pourront sortir pour régler le problème. Mais Gabrial, pardon, pardon. Les socialistes danois, les socialistes danois, c'est pas les fascist, je finis ma question.

Les socialistes danois disent oui, c'est dur, c'est dur. C'est vrai. Envoyer des gens, pardon.

Et sans limite de temps, hein, précisons bien. C'est sans limite de temps. C'est c'est des gens, ils sont illégaux, on les envoie dans un centre de rétention et ça peut durer jusqu'au calandre grec.

Et les socialistes danois disent "Oui, c'est dur. C'est vrai, c'est dur, mais c'est la seule manière de vraiment donner des signaux." Mais moi encore une fois, c'est pas qu'une question de moral, c'est aussi une question de pragmatisme et d'efficacité.

Qui a testé c'est quand déjà ? Le Royaume-Uni avec le Randa et l'Italie avec l'Albanie. Est-ce que ça a fonctionné ?

Est-ce que ça a été un succès ? Ce qu'on a plutôt vu, c'est que ça coûtait 1 demi million d'euros par personne migrante. 1 demi million d'euros et que ça ne fonctionnait pas, que ça ne permettait pas de régler le problème.

Il y en a une partie d'ailleurs qui sont revenus en Italie d'Albanie. Deuxième chose, pourquoi est-ce que effectivement nos députés n'ont pas voté cette mesure ? parce que ça nous place potentiellement en situation de dépendance avec des pays qui vont accueillir ces camps et qui dans un rapport de force avec nous, si on n'est pas d'accord sur un sujet qu'il demande pourront dire bah attendez vous êtes pas d'accord je rouvre les camps ils reviennent tous chez vous parlement européen l' voté vous êtes européen la majorité du parlement européen l'a voté beaucoup de pays le pratiqueront et la France sera un avec les espagnols il est vrai de pays qui résistent à ça vous dites renforcer les frontières mais au fond voilà tout en disant tout en ayant un discour est-ce que vous n'êtes pas dans le en même Mais non, c'est pas une question d'en même temps parce que non parce que le en même temps c'est quand vous avez une forme de tiédeur pour des raisons euh entre guillemets morales uniquement.

Là je vous parle de pragmatisme. Moi ce qui m'intéresse c'est ce qui est efficace. Vous n'êtes pas le pragmatisme de la gauche danoise elle fascine tout le monde y compris la gauche française que qui ose pas aller jusque là.

Elle est fascinante un elle reste au pouvoir et deux sur les questions qui sont très touchy pour la gauche les phénomènes la maîtrise des flux migratoires. Ils feront montre d'un pragmatisme déconcertant. qui est même bluffant et qui et qui montre la voix à bien des sociaux-démocrates européens.

Ils sont fascinants comme parce qu'on cite toujours les Danois mais globalement l'essentiel des sociau-démocrates en Europe ont fait un virage sur ces questionsl pas seulement au Danemark à part les français effectivement les socialistes français et les espagnols mais c'est ce qui s'est passé mais moi attendez on me reproche même certains dans mon parti d'avoir une ligne trop ferme sur les questions je propose qu'on fasse des quotas d'immigration tous les 2 ans votés par le parlement des quotas limitatifs je propose qu'on supprime quasiment le regroupement familial et que maintenant on est une immigration pilotée uniquement par nos besoins en mati matière de travail Gabriel ce sont des mots pardon ce sont des mots 600000 clandestins en France 600000 clandestins en France vous avez beau dire quand on est à ce degré par que l'économie en a besoin je porte pas le jugement peut-être l'économie en a besoin mais quand on est à 600000 700000 personne ne sait très bien clandestin tout ça ce sont des mots vous savez très bien encore faut-il que les lois restos c'est des propositions concrètes et je propose pour le faire appliquer qu'on importe le système canadien à point c'est au Canada il y a un système vous voulez immigrer au Canada vous devez avoir un certain nombre de points comment vous avez vos points si vous avez un contrat de travail. Si vous avez pas de calier judiciaire, si vous respectez les valeurs et que vous parlez la langue, vous avez des points qui vous permettent d'arriver. J'ai fait voter avec mon groupe grâce au député Charles Rodwell une proposition de loi qui vient d'être adoptée au Parlement pour étendre la durée de rétention dans les centres de rétention administratif pour les personnes migrantes dangereuses pour notre pays.

J'ai même été attaqué en en ça par la gauche qui a dit vous êtes trop dur, vous êtes trop ferme. Donc non, moi je suis très ferme sur ces questionsl simplement ce que je veux c'est que ce soit pragmatique et efficace. et l'argent des Européens pour terminer là-dessus plutôt que de mettre 1 demi million d'euros par personne migrante pour les mettre dans des camps qui potentiellement pourront être rouverts et qui reviennent en Europe, bah je préfère qu'on le mette pour renforcer les frontières extérieures de l'Europe via Frontex pour vraiment protéger nos frontières et éviter qu'il y ait des arrivées supplémentaires.

Effectivement person j'ai oublié de vous demander juste une réaction à ce qu'a annoncé la porte-parole du gouvernement qui est membre de votre parti renaissance Mot Brégeon. On parlait de euh qui euh se retire qui un jour elle a annoncé qu'elle soutenait Édouard Philippe aujourd'hui. Mais moi, je me bats pas pour collectionner les visages autour de moi de ceux qui ont gouverné le pays pendant 10 ans.

Je me va pas pour me dire il faut que tous les ministres qui ont gouverné la France ces 10 dernières années soient à mes côtés. Moi, je me bats pour préparer la France de dans 10 ans avec un renouvellement, des nouveaux visages, des personnes issues de la société civile aussi, de la politique aussi pour certains qui auront fait Non, encore une fois, chacun fait ses choix. Moi, j'ai la clarté de mon projet, être d'accord, peut être pas d'accord, j'ai la clarté de ma méthode.

Je veux assumer un rassemblement renouvelant aussi les visages. Je vais pas passer mon temps et mon énergie à me dire je veux que tous les gens qui ont été au gouvernement ces dernières années me soutiennent. Gabriel Natal, on va entrer dans l'heure Alain Boer, les minutes Alain Boer pour une séquence qui est la marque de cette émission.

Des scénarios, je vous en prie Alain Berjoignez-nous, des scénarios de crise grav et que faire que si vous avez la charge suprême de la conduite de l'État comme il y a eu le Covid, les gilets jaunes, la guerre d'Ukraine et cetera et cetera. Bonsoir Anam Bower. Bonsoirin.

Bonsoir monsieur le président de la République. Vous avez été élu probablement le 2 mai à l'élection présidentielle et comme souvent et de plus en plus souvent, vous n'aurez pas d'état de grâce. Je précise que vous n'avez pas disposé des questions et des scénarios que je vais vous proposer ce soir, pas plus que vos prédécesseurs et j'espère que vous que vos successeurs Alors, d'abord, il fait 50°gr à l'ombre pour la première fois dans l'histoire de ce pays.

Le seuil a été atteint et ma première question ne sera pas de savoir si vous allez mettre la climatisation à l'Élysée, mais je suis persuadé que celle-ci devrait vous arriver relativement rapidement avant de vous installer dans ce palais qui a eu tous les charmes de l'ancien. pas tout le confort du moderne. Je veux la mettre partout la clime.

J'en étais dit tout à l'heure. Première question et premier sujet que vous allez devoir traiter à l'occasion de votre élection et pour des raisons qui sont celles du crime organisé qui s'implant pour la première fois véritablement en France, la DZ Mafia et ses alliés ont attaqué de nombreuses installations publiques. De nombreuses installations publiques, des policiers, des gendarmes, des responsables d'administration pénitentiaire, des douiniers, des magistrats et même des responsables politiques ont été visés.

Quelle mesure devrez-vous prendre devant ce phénomène inédit en France ? une réponse immédiate à la hauteur de l'attaque contre nos institutions. Et donc probablement, ça dépend si c'est localisé sur le un territoire en particulier ou si c'est sur l'ensemble du territoire national, mais probablement le déclenchement d'un état d'urgence territorialisé au niveau national, c'est possible aujourd'hui par la loi.

Ça permet un certain nombre de mesures administratives, des perquisitions, un harcèlement contre tous ceux qui participent à ces réseaux et évidemment une fermeté absolue. déployement de tous les moyens de sécurité dont on dispose, c'est des réactions. Vous savez, l'État a été attaqué par le passé.

On se souvient de l'assassinat du préfetac et on se souvient de la réponse qu'il a eu à ce moment-là sur le FLNC avec un harcèlement de tous ses membres et avec une réponse sécuritaire inédite. Je peux citer l'exemple du juge Michel aussi de ce qui s'était passé à l'époque et de ce que ça entraîait pour la French Connection ensuite. Donc évidemment que si une situation comme ça venait à se présenter et vous avez raison d'en parler puisqu'on a vu notamment dans certains pays européens, je pense notamment à la Belgique qu'on avait des menaces contre des ministres, contre des agents de la pénitentiaire, contre des haut fonctionnaires, évidemment qu'il faut une réponse adaptée avec l'utilisation des moyens que nous donne aujourd'hui l'état de droit puisque on a voté en 2017 une réforme qui permet maintenant le déclenchement de l'état d'urgence quand il y a une menace grave pour l'autorité de l'État ou contre des personnes. qui servent l'état.

Est-ce que vous êtes satisfait bou de la réponse ? Elle rentre dans le cadre des dispositions constitution et le la problématique que vous allez avoir monsieur le président de la République, c'est de désormais considérer le crime organisé à l'équivalent du terrorisme et ceci va nécessiter aussi de revisiter beaucoup d'éléments de la législation existante. Mais au-delà de ça, vous savez quand on a fait euh cette loi en 2017 qui a permis de sortir de l'état d'urgence dans lequel on était depuis des années, du fait des attaques terroristes, on a permis le déclenchement d'un état d'urgence territorialisé ou sur le sol euh sur l'ensemble du du sol national.

Euh on a aussi permis l'intégration dans le droit commun d'un certain nombre de mesures pour lutter contre le terrorisme. Et je fais partie de ceux qui considèrent que pour certaines d'entre elles, on devrait aussi permettre leur utilisation dans le cadre du droit commun face au narcotrafic. Il y a des choses qui ont été faites quand même ces derniers mois sur le narcotrafic.

Il faut pas les ignorer. J'avais commandé un rapport quand j'étais premier ministre. Il y a une loi qui a été voté suite à ce rapport après mon départ de Matignon qui permet un parquet national, une augmentation des moyens, une simplification des procédures.

Je pense que ça peut faire la différence sur le terrain et vous avez raison. Il reste une menace très forte qui est endémique, qui est rempante et face à ça, il faut se donner tous les moyens d'y répondre. 2e scénario et cette fois on va à l'étranger Bour.

Oui, monsieur le président de la République. Comme vous le savez, la France a une longue histoire au Liban. Il se trouve qu'elle accompagne depuis de nombreuses années un processus de reconquête de la souveraineté nationale du Liban par unat d'armée nationale qui essae de se structurer.

Pour la première fois, une opération est menée par cette armée nationale et malheureusement ceci se traduit par un coup d'état où le Esbola et ses alliés politiques renversent le gouvernement libanais. mettre fin au régime constitutionnel prennent le pouvoir dans des conditions directes avec l'aide de l'Iran qui ne s'en cache d'ailleurs pas et qui estime que le moment est venu de sortir du Liban ce qui reste d'histoire chrétienne et française mélangé d'ailleurs en la matière. Des centaines de milliers de chrétiens mais aussi de Druses et probablement de sunnites demandent l'aide de la France ou même l'asile se presse à nos frontières.

Que faites-vous ? D'abord, vous avez raison de dire que nous avons une histoire singulière et particulière avec le Liban et des liens extraordinairement anciens, extraordinairement puissant, extraordinairement intime qui se traduisent dans beaucoup de familles françaises et dans beaucoup de familles libanaises. Et la responsabilité de la France, c'est d'être au côté du Liban comme elle le fait aujourd'hui. veut saluer l'action qui est faite justement pour permettre d'éviter ce que vous évoquez, c'est-à-dire de donner suffisamment de moyens aux forces armées libanaises pour désarmer le esbola et pouvoir aller vers une reconstruction du Liban puisqueil y a pu y avoir des élections, la nomination d'un gouvernement pour pouvoir avancer.

Donc tout ce qui est fait aujourd'hui et tout ce qui doit continuer à être fait demain pour le renforcement des forces armées libanaises et de l'État libanais vise précisément à les empêcher à empêcher d'avoir un risque tel que celui que vous évoquez. Est-ce que la France intervient si elle est appelée à l'aide suite ? Attendez, vous savez sur ces sujets-là, il y a la stratégie et celle-là, elle doit être claire.

La défense de nos intérêts, la défense de nos alliés évidemment la défense de des pays, des populations avec lesquelles nous avons des liens particuliers. Et après, il y a les réponses tactiques que vous pouvez avoir face à des situations. Moi, je fais toujours attention face à des questions comme ça lorsqu'elles me sont posées de ne pas dévoiler intégralement le jeu que j'aurais en tant que président de la République si j'étais élu.

Demain, je ne veux pas qu'on puisse dire il peut se passer si au Liban, il peut se passer ça ailleurs et on connaît ce que sera la réaction du président de la République. Ce que je dis évidemment, c'est qu'on sera toujours au côté du Liban. On sera toujours là pour les accompagner dans leur reconstruction, dans le renforcement de leur armée.

Et est-ce que le plan est-ce que le plan qui a été signé d'accord Israël vous paraît intéressant, crédible ou pas du tout ? Ce qui permet un cesser le feu doit évidemment être soutenu. Ce qui permet le renforcement des forces armées libanaises et de l'État libanais doit évidemment être soutenu.

Maintenant la situation qu'on a aujourd'hui, c'est qu'on a l'État d'Israël qui veut défendre sa frontière au nord face à des menaces de sécurité du Hbola et il a le droit de le faire parce qu'il est menacé. Je me suis rendu moi-même notamment à Moula il y a un peu plus d'un an, j'ai pu voir à quel point il était menacé quotidiennement par des tirs, par des attaques. Mais la défense de la frontière nord d'Israël et des intérêts d'Israël ne peut pas se faire au détriment de la stabilité de l'État libanais.

Ce qui serait d'ailleurs une instabilité de l'État libanais. Ber vient un peu de le dire dans son dans son cas qu'il me présentait. Ça serait une menace de sécurité pour Israël direct.

Israël a intérêt pour sa sécurité à ce que les talibanais soient stabilisés, qui dispose d'une armée qui puisse désarmer le esbola et assurer la sécurité au Liban. Gabriel Atal, il y a eu une certaine hypocrisie de la France. C'est pas la seule hein.

Toutes les puissances sont parfois hypocrites dans ce genre de chos. La France a maintenu très longtemps des liens avec le esbola politique et vous savez combien y compris sur ce plateau de Mise affaires étrangères du Liban disait "C'est irrationnel. Est-ce que ça a été une erreur de le faire ?

Moi, je suis pas là pour euh donner des leçons à ceux qui ont gouverné avant. Ce que je dis simplement, c'est qu'il y a aujourd'hui des élus du Esbola au Liban. Vous avez des députés du Esbola à l'Assemblée du Liban.

Vous pouvez pas faire comme s'il n'existait pas. Maintenant, moi je le dis, la frontière entre la branche armée du Esbola et la branche politique du USBA, je l'ai toujours trouvé relativement artificielle. Il faut arrêter de de reconnaître.

En tout cas, on peut pas exclure d'avoir la possibilité d'utiliser des sanctions contre la branche politique du Esbola. Il y a aujourd'hui des sanctions qui existent sur la branche armée. Maintenir une étanchéité entre les deux me semble relever plutôt d'une forme de discours assez artificiel parce qu'on sait que la réalité c'est qu'il y a une très forte imbrication. 3e scénario d'Alin Boer.

Monsieur le président de la République, nos relations avec l'Allemagne sont pleines de rebondissement, d'amour et de désintérêt. La France a connu avant votre élection la crise du SCAF, l'avion de combat commun, enfin d'une partie du Scaf d'ailleurs pour être plus précis. Euh elle connaît désormais la crise de l'Eurodrone.

Euh elle a un débat beaucoup plus complexe entre DAO et Airbus alors que le précédent était entre d'Assu et l'Allemagne pour faire simple. L'Allemagne vient de rompre son contrat en vue de sa nouvelle frégate du futur avec les Pays-Bas et elle vient d'annoncer que désormais suite à une intervention relativement ferme des États-Unis, elle ne poursuivrait aucun des projets communs avec la France, notamment le char euh commun, euh que si la France admettait désormais qu'elle devrait pour l'essentiel rentrer dans le rang. C'est-à-dire que l'ensemble de ces moyens militaires soit compatible au temps et donc sous contrôle américain, c'est-à-dire pas itar free comme on dit, c'est-à-dire disponible et disposant de d'éléments américains, ce qui les rend sous contrôle américain, ce qui a toujours été un un problème majeur parce que n'importe quelle vise américaine sur un système militaire français permet aux États-Unis de dire "Vous ne pourrez pas l'exporter ou vous ne pourrez pas l'utiliser." Euh à votre gr faites-vous ?

Évidemment pas ce que les Allemands proposeraient dans le scénario fictif que vous présentez. On a une chance en France comparé aux autres pays européens. On est infiniment moins dépendant d'équipement américains que les autres pays européens parce qu'on a une base de défense qui est extraordinairement puissance puissante en France.

Des industriels de défense qui nous permettent d'avoir une armée complète et d'être relativement indépendant d'autres puissances même si on peut avoir ici ou là des éléments de dépendance. par exemple la catapulte de notre de notre porte-avion. Euh et donc évidemment, je déplorerai ce choix.

Je ferai tout pour convaincre nos partenaires allemands euh de ne pas aller dans cette direction. Et je pense que une manière de les convaincre parce qu'il faut aussi regarder la politique qui a été menée ces dernières années, c'est aussi de montrer qu'on est prêt à investir encore plus davantage dans notre défense quand on voit le niveau d'investissement qui est celui des Allemands aujourd'hui, ce qui nécessite de zoner des marges de manœuvre pour le faire. Il y a un investissement colossal aujourd'hui en Allemagne pas décrocher évidemment de cet objectif là.

On doit continuer à renforcer nos dépenses en matière de de défense et ensuite je chercherai à bâtir d'autres coopérations avec d'autres pays européens sur d'autres projets. On a su faire euh je crois que c'était neuron le programme avec les Suédois. On a fait un programme commun avec les Italiens sur les bâtiments ravitailleurs de force.

On a fait un programme sur les missiles longues portées avec les Britanniques. On a réussi à porter ces projets-là. Et donc moi je suis favorable compris après les chefs du à l'échec du Scaf à ce qu'on puisse poursuivre des programmes communs de défense avec d'autres pays européens.

Aner il se pose deux problèmes. D'abord nous n'avons pas de lance-roquettes multiples. Nous avons de nombreux trous dans la raquette et nous avons un trou bureaucratique dans la raquette.

C'estd que nous avons probablement le meilleur start-up du monde jusqu'au moment où elles ne reçoivent pas les commandes et les préfinancements qui leur permettent d'exister qu'on retrouve donc un peu partout sauf en France. Et vous avez raison, il y a une armée qui a un peu tout, mais c'est une armée bonzai, un peu tout, beaucoup de rien. Ça a été dénoncé par au moins deux chefs d'étatmajor des armées.

Un qui a été puni, le général de Villier, un qui l'a dit en des formes quasiment identiques mais dans un climat plus heureux, le général Burcart. Euh ça veut dire que euh le réinvestissement euh n'est pas seulement financier, il est aussi euh bureaucratique et programmatique. Est-ce que vous iriez là jusqu'à euh des opérations qui visent à euh considérer que il n'y a pas d'option européenne ou d'options atlantiques mais que des options bilatérales ?

Je pense qu'il y a des options européennes et je pense qu'il y a des options bilatérales et je pense exactement comme vous le dites qu'on doit assumer une massification sur un certain nombre de programmes et tout ce qui va avec. J'étais euh il y a quelques mois en Ukraine pour la 4e fois en 2 ans. J'ai rencontré en Ukraine des start-up françaises notamment spécialisées dans les drones intercepteurs, notamment une start-up Alta Ares qui me disait alors on était avant la crise en NIran et le regain d'importance des drones intercepteurs qu'il y a eu depuis mais en fait ce qu'il m'ont dit on a des commandes d'Ukraine beaucoup on a des commandes d'Allemagne beaucoup on n pas de commande de France et la réalité aujourd'hui effectivement c'est que sur les drones notamment ça a été dit on a un retard et que moi je crois profondément et ça fait le lien avec mon programme économique que le meilleur moyen de faire grandir nos start-up, de bénéficier en France de champion notamment dans les questions de nouvelles technologies et y compris dans les questions de nouvelles technologies appliquées à la défense, c'est la commande publique.

Mais de la même manière que aux États-Unis avec la DARPA, vous avez des commandes publiques massives qui permettent à des start-ups de devenir des géants. Elon Musk n'aurait pas fait SpaceX sur un autre sujet sans les commandes publiques américaines. En France, on a un problème, c'est que souvent on fait des subventions là où les Américains font des commandes et des contrats.

Une subvention pour une entreprise, une start-up, ça lui permet d'avoir de l'argent mais ça lui permet pas de de rentrer ça dans son chiffre d'affaires. Donc ça lui permet pas de lever des fonds privés à côté. Donc moi, je suis pour qu'on passe des subventions aux commandes.

Vous êtes très libéral. Vous allez beaucoup plaire Brunet qui va prendre la parole dans un instant. J'assume totalement cette ligne qui me semble être la seule à même de permettre à nos start-ups et ça vaut pas que pour la défense ça vaut aussi pour l'intelligence artificiel qui un de mes quatre chantiers capitaux, je l'ai dit tout à l'heure, il faut assumer de la commande publique parce que c'est ça qui nous permet ensuite de faire grandir nos start-ups.

Elles vont pas grandir juste parce qu'on leur donne une petite subvention ici ou là. Regardez ce qui se passe aux États-Unis, le montant d'argent public qui a été dépensé. Gros problème de d'investissement en France avec beaucoup de gens qui veulent pas investir en capital contrairement aux États-Unis.

Exactement. Mais aussi parce qu'aux États-Unis, qu'est-ce qu'ils ont ? Ils ont des fonds de pension parce qu'ils capitalisent pour leur système de retraite.

Donc ils peuvent investir sur du non côté, sur du long terme, sur de l'innovation. En France, on les a pas. C'est pour ça aussi que je propose, je vous le disais tout à l'heure, de basculer vers un système en partie par capitalisation pour nos retraites.

Ça nous permettra d'avoir des fonds de pension qui nous permettront d'investir dans ces start-ups qui demain deviendront des géants. Gabriel Etal, continuons dans cette scénario moi président, vous président puisque on a parlé de ces vous êtes président de la République de ces merci beaucoup Anamboer et je rappelle votre livre évidemment la vérité sur l'affaire Epstin c'est chez first édition. Merci infiniment.

Vous aurez vous auriez affaire à des personnalités de faire sur la scène internationale Trump, Poutine, Sijinping, Netaniaahu Face à Trump d'abord, est-ce que vous adoptez la méthode douce, celle d'Emmanuel Macron qui a fait ses preuves, Versailles, le contrat signé et cetera ou la méthode dure, madame Méloni qui prendalement le président Trump ? Non, mais moi je suis pour la méthode qui est douce quand c'est nécessaire et qui est dure quand c'est nécessaire. Je vous trouve un peu euh enfin pas totalement factuel avec la méthode du président.

Pour le coup, quand il y a eu les menaces de Donald Trump sur l'annexion du Groenland, ça m'a pas semblé très doux comme repost. Au contraire, il y a une réponse extrêmement ferme, extrêmement dure qui est venue de la France en premier lieu, qui a coalisé ensuite un certain nombre de pays européens. On est avalé des couleurs.

Allez, soyons honnêtes, pardon. Quand quand Trump se moque imite le président de la République en en l'imitant de manière un peu ridiculisante sur le thème, il m'a supplié blab blabla, ça n'est pas respectueux à l'égard de la France. On a avalé ce genre de couleuvre en se disantience cou venez de dire que madame Méloni avait une position plus dure.

Vous avez vu les dernières déclarations de Donald Trump sur madame Méloniie. Vous trouvez que c'était plus mais d'accord il l'en a remis derrière trouvez que c'était plus respectueux vis-à-vis de l'al faut aller à l'intement ou non ? Mais il faut encore une fois défendre nos intérêts, avoir euh une approche aussi transactionnelle que la sienne dans la manière dont on échange avec lui.

Être extrêmement faire, extrêmement dur quand nos intérêts sont menacés et là il faut le faire au niveau européen parce que c'est quand même ça qui a permis de le faire reculer euh sur le Groenland. Ça doit être ça la méthode, le la le se pardon mais je trouve que dans les médias, dans ces émissions, on nous parle beaucoup des États-Unis, on nous parle assez peu de la Chine. Hm.

Et je le dis ici, euh moi on parle beaucoup des États-Unis. Ce qui m'empêche de dormir aujourd'hui pour les intérêts des Français et les intérêts de l'Europe, c'est la Chine. Est-ce qu'il est vrai d'après vous que la Chine veut nous manger ?

En clair, bah je vois factuellement les choses. Les exportations chinoises en Europe ont augmenté depuis le début de l'année de plus de 30 %. Il y a une récente étude qui a montré que une entreprise chinoise sur qu exporte en Europe le fait à perte, c'est-à-dire en perdant de l'argent.

Pourquoi ? Parce que la stratégie c'est d'exporter à perte très peu cher. Ils sont subventionnés par l'État chinois pour ça, pour couler nos industries en Europe.

Et une fois qu'on aura plus nos industries en Europe, qu'on sera totalement dépendant des Chinois, ils pourront relever les prix puisque de toute façon on n'ura pas d'autres choix. Ils ont cherché à le faire sur l'acier, sur la chimie aujourd'hui qui est en danger de mort. La chimie qui est quand même au cœur de toute l'industrie.

Qu'est-ce qu'il faut faire alors ? Bah, il faut assumer une politique beaucoup plus ferme avec des outils de réponse commerciale dont on dispose en Europe. Alors, je suis d'accord.

Aujourd'hui, tous les Européens sont pas d'accord autour de cette idée. Je revient d'une tournée européenne où j'ai rencontré cinq chefs d'état et de gouvernement européens. Je vais continuer à me déplacer.

Tout le monde est conscient de cette situation, mais aujourd'hui, tout le monde n'est pas d'accord sur la réponse qu'on doit adopter et sur la fermeté de la réponse qu'on doit adopter. Mais je le dis ici, si on ne réagit pas, nos industries vont disparaître. h euh on sera plus du tout à même d'espérer même concurrencer qui que ce soit sur les questions technologiques.

On a un retard aujourd'hui sur l'IA mais par exemple sur le quantique. On est en avance aujourd'hui en France et en Europe. On peut y arriver.

On peut être leader sur ces questions-là à condition de nous protéger. On voit l'impact sur notre filière automobile. Les Chinois ont réussi à construire une filière automobile à l'époque quand les Européens voulaient exporter des automobile en Chine, la Chine leur disait "Vous pouvez le faire et vous devez transférer à nos entreprises la technologie de construction de vos automobiles." Et à l'époque les industriels européens, les gouvernements européensitos se sont dit "C'est des Chinois, ils savent que copier de manière un peu arrogante, on va leur transférer la technologie." Résultat, ils nous ont ils nous ont dépassé.

Ben, on doit faire la même chose. On doit assumer de dire maintenant vous voulez commercialiser vos automobiles en Europe, c'est John Venture à 5050 avec nos industriels et vous leur transférer la technologie. Ils nous ont fait la même chose.

Oui, il faut assumer de se défendre euh beaucoup plus. Cas d'école dans la fermeté ou non à l'égard des puissances qui nous entourent. Il s'est posé et on a posé la même question à Bruno Rotaillot.

C'est le survol du territoire français par des avions chargés de bombes. La question concrète s'est posée. Ce qui allait frapper en Iran.

Euh les anglais ont dit oui, enfin d'abord non puis oui. Enfin, ils ont menti euh les Espagnols ont dit non. La France a été un peu ambigu comme cardinal de Rel a été un peu flou mais pourquoi pas ?

C'est une solution. Quelle serait la vôtre ? Oui ou non président, est-ce que vous laisseriez est-ce que vous auriez laissé ou laisseriez si la guerre reprend des avions américains chargés de bombe survoler la France pour aller frapper en Iran ?

Moi, je considère que fermer son ciel, son espace aérien à un pays qui est quand même, quoi qu'on en dise, un allié et dont on aimerait qu'il le reste, ça me semble être une manœuvre assez hostile et qu'avoir la possibilité de traverser notre ciel aérien ne fait pas de nous des coresponsables, des cobelligérants d'une frappe ou d'une guerre qui est menée ensuite que la fermeture de notre ciel aérien n'empêcherait pas les avions d'aller bombarder ensuite. Donc ça me semble être un acte relativement hostile pour un effet immédiat qui me semble assez réduit. Donc moi je suis pragmatique, je défends nos intérêts et donc je considère que la traversée est possible.

Netaniaou parce que dans cette galerie des portraits Netaniaou où son successeur à des ministres d'extrême droite, certains prônent des crimes de guerre, c'est Smotrich ou Benvir. Si de tels gens restent dans le gouvernement israélien, y compris après les élections, est-ce qu'il faut boycotter le gouvernement israélien ? pour que la question soit bien claire, il pas une interdiction précise de tel ou tel ministre, mais boycotter au total le gouvernement israélien comme on l'avait fait par exemple pour le gouvernement autrichien quand il y avait des éléments d'extrême droite en son sein.

D'abord, il y a une campagne électorale, il y aura des élections en Israël et donc je fais aussi très attention à ce que je dis dans ce contexte- là puisque toute déclaration de responsable politique étrangers peuvent être instrumentalisées, y compris par l'extrême droite dans cette campagne dans une logique électorale pour les pousser eux-mêmes. Donc je fais attention à ce que je dis. Il y a des ministres dans le gouvernement israélien, vous en avez cité deux, qui tiennent des propos et qui prennent des positions qui ne sont plus dans la limite de l'acceptable.

Et donc, il faut assumer effectivement une fermeté vis-à-vis de ces personnalités politiques. Je suis favorable à ce qu'il ne puissent pas on les invite pas, on ne leur permett pas de venir de venir en France. Est-ce qu'on peut traiter avec un gouvernement qui a ces gens dans son sein ?

Mais euh Darius Remoin, c'est moi je me vous savez sur ces questions-là, je me replonge toujours sur un sujet en premier, c'est les intérêts des Français. Quels sont les intérêts des Français ? Les intérêts des Français, ils sont évidemment menacés par l'embrasement au Proch Orient.

Les intérêts des Français, ils dépendent aussi de ce qui se passe ailleurs dans le monde. On le voit aujourd'hui avec l'impact qu'a eu la fermeture du D3 d'ormous sur le carburant des Français. Donc les intérêts des Français, c'est qu'on soit en capacité de parler avec les différents chefs d'État et de gouvernement dans cette région pour essayer de parvenir à des accords, de pacifier les choses.

Et donc dans ce contexte-là, on doit assumer de parler à tout le monde. Ça veut pas dire qu'on doit inviter et recevoir chez nous des ministres qui nous insultent et qui parent clair. Est-ce que monsieur Nagou est toujours le bienvenu en France ? [rires] Il y a des élections qui arrivent, on verra après les élections.

Pas répondu. Est-ce qu'il est toujours bien ? Si je vous ai très bien répondu, je vous ai dit on doit assumer de parler à tout le monde.

Ça veut pas dire qu'on doit faire des invitations sans raison à des chefs d'état ou de gouvernement. Avoir des échanges y compris avec des chefs d'état de gouvernement avec les que la question vous gène pardon. Normalement un état avec lequel on a des relations son représentant peut venir en France.

Est-ce que monsieur Nanou est bien venu en France ou pas ? Ça dépend. Demain on organise une réunion à Paris et on a l'ensemble des parties prenantes au proche Orient qui acceptent de se rendre à une réunion à Paris pour parvenir peut-être à un accord et à une solution. dans cette région, bah on va pas interdire au Premier ministre israen de venir évidemment.

Donc oui, c'est possible. Monsieur le Premier ministre, on va continuer avec l'économie qu'on comprenne bien. Il est 21h50, restez bien avec nous dans quelques instants et j'insiste, c'est vous qui avez eu cette idée, suggéré cette idée.

Très bien. Vous vous allez vous opposer à Manuel Bompard et à Sébastien Chenuc. vous aviez très durement attaqué ce dimanche.

Donc vous leur direz les yeux dans les yeux ce que vous avez écrit dans la dans la tribune. Mais d'abord passons par l'économie et par le feu roulant d'Éric Brunet. Monsieur le Premier ministre, bonjour.

Bonjour. Bonsoir. Bonsoir.

Vous m'avez un peu gâché mon samedi soir. Figurez-vous que j'étais un anniversaire avec des gens de tous âges, des hommes, des femmes et j'ai dit que j'allais passer la soirée de ce lundi avec vous. Ou alors sur une population plutôt qui aimait bien Gabriel Atta, il a été ferme sur la Baya, c'est le meilleur sur l'intelligence artificielle. sont vraiment des gens assez flatteurs.

Et puis soudainement, ceux qui étaient plutôt des électeurs de gauche m'ont dit "Non, mais il est à droite, trop à droite, il est à droite pour moi." Et ceux qui étaient de droite m'ont dit "Non, il est à gauche, il vient du Parti socialiste et sont ils sont engueulés pendant un quart d'heure pour savoir si vous étiez de droite ou de gauche." Donc, pourriez-vous solennellement ce soir leur répondre et mettre fin à cette algarade ?

Gabriel Atal, êtes-vous un homme de gauche ou un homme de droite ? Mais je vois dans cette campagne et c'est ce qui me différencie d'ailleurs, y compris de candidats de mon espace politique pour répondre à ce que disait Routel Criev, je vois des candidats qui disent "Moi, je recrée le clivage gauche droite et je veux dire à nouveau que mon offre politique, elle est de droite, elle vise à travailler avec des gens de droite." C'est ce que disip voilà mais globalement tous les candidats aujourd'hui portent cette ligne.

Je suis le seul qui assume que les défis du pays sont tels qu'on doit faire travailler ensemble des personnes qui viennent de la gauche et de la droite. Et c'est pas le en même temps. Le en même temps, c'est pas faire travailler ensemble des personnes qui viennent de la gauche et de la droite.

Ça c'est le dépassement politique. On peut faire travailler ensemble des personnes qui viennent de la gauche et de la droite qui portent un projet libéral pour la compétitivité de nos entreprises. C'est ce que je porte.

Qui porte un projet intransigent vis-à-vis des la défense des valeurs de la République, des questions de sécurité, d'autorité. Je pense que dans vos copains de gauche qui étaient à votre dîner samedi, ils ont beau se dire de gauche, vous les avez pas entendu dire que les questions de sécurité, de justice, d'immigration, c'était pas important. C'est pas vrai qu'il y a aujourd'hui un clivage absolu entre la gauche et la droite sur ces questions-là qui se retrouvent dans l'attachement à l'Europe.

Des libéraux de gauche, vous en trouverez peu si vous avez des sociaux libéraux, vous avez des personnes qui considèrent qui sont de gauche qui sont pour la redistribution mais qui considèrent que la redistribution elle peut se faire s'il y a une s'il y a une croissance et s'il y a une richesse qui est créée et que cette croissance et cette richesse, elle est quand même elle est quand même créée par les entreprises. Vous êtes ni de droite ni de gauche. Moi je viens de la gauche, tout le monde le sait.

Enfin beaucoup le savent. J'ai commencé au Parti socialiste mon engagement. Moi quand je me suis engagé en politique, je l'ai fait avec une valeur qui est pour moi la plus importante de toutes les valeurs, c'est la liberté.

C'est ce qui m'a été transmis par mes parents. Ma mère m'a toujours dit "Tu feras ce que tu veux de ta vie plus tard. Tu feras le métier que tu veux." Elle a dit la même chose à mes sœurs. "Vous ferez ce que vous voulez.

Mais la seule chose que je vous demande, c'est d'être libre et de ne dépendre de personne. Et mon père qui n'est malheureusement plus là m'a toujours dit "Quand la devise de la République a été décidée par les révolutionnaires puis les républicains, on a choisi liberté, égalité, fraternité dans cet ordre parce que la liberté est plus importante que le reste. On n pas dit égalité, liberté, fraternité." La liberté a été mis en premier.

Très bien. Considère donc comme un homme de centre-drite parce que vous êtes libéral attaché à les libertés deux magnifiques valeurs qui je vais répondre plutôt la droite que la gauche. Mais je vais répondre pour moi quand je me suis engagé en politique la droite représentait bien les libertés économiques effectivement le libéralisme économique mais très mal les libertés individuelles et sociétales l'égalité entre les femmes et les hommes, les droits LGBT.

Et la gauche, elle représentait bien les libertés sociétales et les libertés individuelles sur l'égalité femme homme, sur les droits de GBT et cetera, mais très mal les libertés économiques parce que globalement elle proposait de tout accès. Donc j'étais quelque part un peu sur ma fin. Je me suis engagé au Parti socialiste plutôt dans l'aile droite du PS qu'on aurait appelé deuxème gauche, recardien, stroscanien, moscoviciste à l'époque avec cette idée finalement que c'était ce qui était le plus proche de ce que je défendais.

Et moi je je défends vraiment les deux. C'està-dire à la fin. Mais pardon, pardon juste une question complémentaire.

Aujourd'hui, pour être très concret, vous vous sentez plus proche d'un Retaillot ou d'un Hollande ? Non mais enfin moi j'attends de voir les programmes, les propositions qui sont faites. Vous ne découvrez pas Retaillot et Hollande, j'attends de voir les projets politiques qui seront présentés aujourd'hui, je vois rien.

Je ne sais pas ce que monsieur Hollande s'il est candidat à l'élection présidentielle va proposer. Il a été président de la République. Attendez là, vous moquez Gabriel, vous moquez, vous me dites pas que vous savez pas qui est François Hollande.

Je vous confirme que [rires] je sais qui c'est, mais je pense que le monde a changé. Le monde a changé depuis 2017. Et j'imagine qu'il va proposer autre chose s'il souhaite être candidat à la présidentielle.

Donc je vais vous dire, on verra quand les projets seront présentés. Vous savez que c'est une faiblesse à une partie de l'opinion continuera de dire ça a très bien marché Macron, il faut le dire, il a réussi un coup fantastique. Il a été élu, réélu.

Chapeau parce que c'est peut-être le seul président de la République, je crois que c'est le seul qui aura réussi à être deux mandats consécutifs sans cohabitation. Bien joué. Bien joué de sa part.

Vous le reconnaissez ? Bah oui, je vous confirme que effectivement il a été élu à deux reprises et à chaque fois beaucoup d'observateurs, beaucoup de commentateurs, beaucoup de gens sur les plateaux expliquait la première fois qu'il pourrait pas gagner parce que il était très bas dans les sondages et qu'il avait pas de parti et la deuxième fois qu'il pourrait pas gagner parce que jamais un président n'avait été réélu en dehors d'une cohabitation. Ce qui permet de prendre, vous me permettrez un peu de recul sur parfois certains certaines analyses.

Est-ce qu' vous a tous eu en réalité ? Vous l'avez beaucoup critiqué, vous compris hein. Est-ce qu'il vous a tous eu ?

Non, moi j'ai critiqué des choix dont je considère qu'ils ont été mauvais pour le pays, la dissolution et depuis la dissolution. Et par ailleurs, j'assume d'avoir des différences sur le fond de considérer que la défense des valeurs de la République, les questions d'autorité sont au moins aussi importantes que les questions économiques. Et pardon pour finir ma question et juste faire le lien finir ma question aujourd'hui vous comprenez qu'il y a une partie du public qui considère que ce côté mi michou ni retra je suis pas Mich Michou je suis très clair très ambitieux sur mon projet économique plutôt libéral comme vous le dites je suis très ferme très ambitieux sur mon projet régalien qu'on me présente des personnes y compris dans dans le centre droit que vous évoquez qui propose la fin de l'exus de minorité automatique une comparaision immédiate pour sur les questions d'immigration et cetera.

Je suis très clair dans mon engagement proeen et il rassemble des personnes qui viennent de la gauche et qui viennent de la droite. Et je suis très ferme et très clair sur oui le un côté progressiste que j'ai pour le progrès social et pour le progrès climatique. Et encore une fois tout ça peut rassembler des personnes de gauche et des personnes de droite.

Et je vous le dis même pour battre la France insoumise et le Rassemblement national. Moi, j'entends beaucoup de gens dire il faut l'union de la droite et du centre. Mais c'est pas suffisant.

C'est pas suffisant. Moi, je parle pas des appareils politiques, je parle pas des candidats, je parle des électeurs. Il faut rassembler une majorité de Français derrière un projet optimiste, crédible, qui s'attaque à tous les sujets.

Et moi, c'est ce que je porte. Moi je dis aux français sens de mon projet c'est de lever ce doute qui existe aujourd'hui chez eux sur la capacité de l'État à leur garantir que leurs enfants et leurs petits-enfants auront une meilleure vie que la leure. Pour la première fois dans notre histoire, je pense on a une génération qui doute de ça alors que l'histoire ça a toujours été dans le sensuse du progrès.

Oui. Et je pense que c'est possible de mettre fin à ce doute. possible à condition de dire il faut qu'on soit la première puissance d'Europe en 10 ans et pour y arriver il faut qu'on réussisse sur quatre chantiers capitaux école salaire frontière I et qu'on résorbe deux dettes la dette publique et la dette climatique.

Si on arrive à faire ça et c'est possible sera la première puissance d'Europe et je peux vous dire que les questions de progrès, de capacité à avoir un emploi de salaire qui augmente pour les jeunes et pour les prochaines générations, elles se poseront beaucoup moins. Par contre, si on prend pas ce virage dans cette élection présidentielle, effectivement, je pense qu'on va vers l'appauvrissement général. Pensez-vous vraiment résorber cette dette ? 3531 milliards de dettes.

On a appris cette semaine que les intérêts de la dette, 77 milliards chaque année, c'est à peu près les 2 tiers de l'impôt sur le revenu. C'estàd que nous ici qui payons des impôts sur le revenu, nos impôts sur le revenu ne vont pas servir aux écoles, aux autoroutes, aux hôpitaux. Non, rien du tout.

Ils vont servir à payer les intérêts de la dette. Et pendant ce temps, on a 577 députés qui passent la main dans les cheveux et qui font des propositions de loi qui à chaque fois coûtent des milliards. Je sa pas, un congé, un congé canicule, un congé parental par-ci, paternel par là.

On propose des lois qui sont absolument magnifiques, féériques. Alors nous journalistes, on tend nos micros, on fait des micro trottoirs. Les français disent "Oui, c'est sympa un congé paternel, un congé parental, un congé canicule." Mais on ne se rend pas compte que nous allons dans le mur, que nos propres parlementaires ont l'impression de vivre à l'époque des 30 glorieuses.

Si vous êtes président de la République, vous risquez de vous retrouver avec la Troica comme la Grèce ou le Portugal il y a quelques années ou le l'Union européenne qui va prendre la France en mandat de gestion et qui va dire "Vous êtes fous depuis 30 ans, à partir de maintenant, on va vous montrer le chemin, terminez la fête, on baisse les pensions de retraite, on baisse les salaires des agents publics." Je veux dire tout toutes toutes ces belles discussions que nous avons ensemble maintenant sont presque invalides parce que la France va dans le mur. Est-ce que vous avez conscience de cette extrême gravité et du peu de temps qu'il nous reste à vivre normalement ?

Bien sûr avec Bruna, et d'ailleurs vous avez donné l'exemple de cette nouvelle proposition du congé chaleur. J'étais un des premiers à m'opposer à cette mesure en expliquant que ça n'avait absolument aucun sens. C'est une mauvaise solution à un vrai problème.

Moi d'abord, je comprends les Français qui aujourd'hui se disent finalement on les entend qu'ils vont réduire les déficits et lesendetter le pays. Enfin avec le montant de dettes qu'on a, vous avez rappelé les chiffres avec ce qui s'est passé ces dernières années, c'est pas possible. Moi, je demande à être jugé sur ce que j'ai fait quand j'étais premier ministre.

Je suis arrivé à Matignon, j'ai tout de suite eu mon directeur de cabinet qui est rentré dans mon bureau avec une note qui alertait sur le dérapage massif à la fin de l'année 2023 des comptes publics. Je suis allé sur le plateau de TF1, c'était mon premier 20h et j'ai dit le sujet de notre déficit et de la dette est un énorme sujet. Il va falloir prendre des mesures difficiles tout de suite.

Qu'est-ce que j'ai fait ensuite ? J'ai assumé de revenir sur le bouclier tarifaire pour l'électricité. Je m'en suis pris plein la figure.

On sub l'état subventionnait depuis la crise ukrainienne, les factures d'électricité des Français, c'était dur. Monsieur Bardella a parlé à l'époque de l'impôt à tal et cetera. C'était pas un impôt, juste l'État arrêtait de subventionner la facture d'électricité.

Deuxième chose, qu'est-ce que je fais ? Je prends un décret pour couper 10 milliards d'euros de crédit budgétaire en cours d'année dans tous les ministères. Ça s'était jamais vu.

Le Premier ministre a le droit de prendre un décret pour couper 10 milliards d'euros de crédit. C'est le maximum, c'est le plafond. Il y a déjà eu des décrets qui ont coupé 1 2 milliards.

Je crois que cette année là c'est 1 milliard et demi. Moi j'ai fait 10 milliards d'un coup. Je me suis mis à dos tous mes ministres à l'époque.

Vous vous souvenez certains rigolant avaient même menacé de tuer mon chien et cetera de transformer en kebab parce que bah tout le monde a dû faire un effort. Après j'ai assumé et donc quand vous si vous êtes élu qu'est-ce que vous faites très précisément ? Parce que il a raison mais je vais juste tout d'un coup vous avez la BCE qui vous dit non mais ça va plus j'arrive mais je vais juste au bout.

Je prends ces mesures, je coupe 10 milliards d'euros de crédit en cours d'année. Je prends d'autres mesures. J'ai doublé les franchises médicales, ça faisait 20 ans qu'elle n'avait pas bougé en France.

Pas populaire non plus. L'IN quand même un institut statistique indépendant français a montré 1 an après que l'année 2024 où j'étais premier ministre, pour la première fois depuis 15 ans, les dépenses de l'État ont baissé par rapport à l'année précédente. Vous pouvez regarder, c'est sur le site, c'est le le l'arrêt budgétaire de l'année 2024.

Grâce à ces mesures que j'ai prises pour la première fois depuis 15 ans, l'État a baissé ses dépenses d'une année sur l'autre. Donc c'est possible de le faire à condition de regarder la réalité de notre dépense publique. Quelle est la majorité de notre dépense publique aujourd'hui ? 60 % quasiment de notre dépenses publiques, c'est les dépenses sociales.

C'est les dépenses sociales et dedans les retraites. Donc faut assumer de réformer notre modèle social. C'est vrai pour la retraite, c'est vrai pour l'assurance chômage.

J'avais proposé une réforme. Petit conseil de votre futur spin doctor si vous voulez bien. Ne le dites pas trop fort parce que vous serez jamais élu.

Ne le dites pas trop fort. Les Français si les les Suisses en 2012 euh ont refusé la 5e semaine de congé payé lors d'une votation. Quelle maturité incroyable.

S'il y avait une votation de ce type en France, peut-être qu'on accepterait le principe de 20 22 semaines de congé payé. Vous savez bien qu'on est très immatures questions sociales. On est totalement immature.

Si vous répétez trop dans des émissions de télévision que vous apprêtez encore à couper ce qu'on appelle le modèle social français issu du Conseil national de la Résistance et de ce vous serez jamais élu. Je dis c'est terminé. Je veux vous dire je continuer à dire la vérité.

Maintenant qu'en 2002 a fait 1,96%. Je vais continuer à dire la vérité. Si des gens sont pas d'accord et ben ils voteront pas pour moi.

Mais au moins j'aurais dit ce que je pense. Mais je vais juste au bout sur la retraite parce que c'est intéressant. Pourquoi est-ce qu'il y a aussi ce aujourd'hui ce rejet très fort des réformes des retraites dès qu'on en parle ?

Moi je l'ai vécu à l'échelle de ma génération parce que tous les 2 ans ou tous les 4 ans, vous avez des gouvernements qui arrivent qui vous disent on décale l'âge de départ à la retraite et ça règle tout le problème. Vous inquiétez pas, on va sauver le système. Et quelques années après, bah il y a un autre gouvernement qui revient qui dit "Le système est en train de s'écrouler, il faut décaler l'âge légal de départ." Donc oui, pardon.

Je pense que les Français n'ont plus tout à fait confiance quand ils entendent ce type de proposition. Et moi je le dis, si le débat sur les retraites dans les présidentielles de 2027 se résume à savoir s'il faut le ramener à 60 ans comme le propose la France insoumise ou l'amener à 67 ans comme le proposent d'autres candidats et entre les deux le RN, on a toujours pas compris ce qu'il propose, on aura tout perdu. Moi ce que je propose c'est de changer notre système avec une baisse des pensions à à la clé.

Non pas du tout. Je propose qu'on ait un système universel, d'abord les mêmes règles pour tout le monde. En tout cas, trois régimes : indépendant, fonctionnaires, salarié et plus et 42 régimes.

Je propose ensuite qu'on ait un système plus libre et donc je vais peut-être vous choquer en disant ça, qu'on supprime l'âge légal de départ à la retraite, qu'on ne garde que la durée de cotisation avec une vraie décôte si vous partez tôt effectivement et une vraie surcôte si vous partez tard. Mais les gens sont libres, ils décident du moment où ils partent. Il y a plus d'âge légal qui en réalité en plus correspond plus à la réalité pour beaucoup de Français.

H et 3 avec un vrai pilier de capitalisation. Est-ce que je peux vous dire que si les Français là qui partent juste maintenant à la retraite, les cotisations qui leur ont été prélevés, elles avaient pas été dans un système par répartition mais dans un système par capitalisation et je prends même pas les taux de rendement des fonds de pension américains, mais en prenant le CAC 40 en France, je peux vous dire qu'ils auraient de bien meilleures pensions que celles qu'ils ont dans le système par soyons clair, c'està-dire placer sur les marchés juste pour pardon juste pour la clarté. Ça veut dire l'argent des retraites placés sur les marchés.

C'est ça marché. qui existe dans beaucoup de pays, c'est ce qui existe aux États-Unis qui leur permet, comme on l'a dit tout à l'heure, comme il y a de l'argent placé sur du long terme, de financer des start-ups, de financer l'innovation. C'est comme ça qu'ils ont des gars femmes, c'est comme ça qu'ils ont les Google, Amazon, Facebook n'empêche que je vous répète mon conseil, ne répétez pas trop dans les émissions de télévision iconoc le dis parce que moi je suis un peu en colère, vous savez.

Moi ma génération, elle a vu qu'on avait des Français qui avaient des talents, des atouts incroyables, mais juste qu'il y avait pas les financements pour euh pour faire agrandir leur entreprise. On a des gens en France qui ont inventé un truc qui s'appelait copain d'avant, à peu près à moment que Facebook, bah c'est Facebook qui a gagné. On a des Français qui ont inventé un truc qui s'appelait chauffeur privé au même moment que Hubert.

Bah, c'est U qui a gagné. Pareil pour Viadeo et LinkedIn. Pourquoi ?

En fait, on a les talents, on a les idées, mais contrairement aux Américains, on n pas l'argent pour investir dans nos start-ups pour les faire monter parce qu'on a pas de fond de pension, parce qu'on capitalise pas notre retraite. Et je propose pas de faire le 100 % de capitalisation, je propose une part de capitalisation. Un mot sur les impôts, le décile, c'estàdire les 10 % de contribuables de de la classe supérieure qui sont des ingénieurs, des petits patrons de PME, des médecins, des avocats, c'est 10 % de contribuables français sont les contribuables du monde entier.

Il y a 196 pays dans le monde, sont les contribuables du monde entier qui sont les plus taxés. Voilà. Et euh la question que je vous pose est simple.

On est dans un pays où il y a des des centaines d'aides pour les entreprises, des centaines d'aides pour les les Français et puis il y a donc derrière cela des impôts considérable. Considérez-vous que d'avoir d'être le pays le plus taxé du monde, les entreprises les plus taxées du monde, les les les contribuables les plus taxés du monde, considérez-vous que c'est un formidable comme pourrait le dire Jean-Luc Mélenchon ou que c'est une honte nationale ? Bon, c'est pas ce que dit Jean-Luc Mélenchon parce que d'ailleurs je pense que monsieur Bonpard qui nous rejoindra sur le plateau tout à l'heure à mon avis tiendra cette ligne.

Eux, ils considèrent que la France c'est un paradis fiscal. Alors ça si vous les écoutez, les gens payent pas assez d'impôts en France. Il y aura même peut-être des gens qui se réfugieraient en France pour payer moins d'impôts qu'ailleurs.

Vous êtes pas rencontré. Évidemment que toutes les catégories de contribuables, que ce soit des particuliers ou des entreprises aent plus d'impôts en France que dans la moyenne de l'OCDE et même probablement dans la moyenne européenne. On est je pense le seul pays de l'Union européenne un des seuls à avoir un impôt national sur la fortune avec l'IFI.

Je crois que l'Espagne en a un mais ils ont régionalisé le taux et que toutes les régions ont mis le taux plus ou moins à zéro pour attirer des personnes fortunées dans leur région. On a un taux de CSG ou équivalent qui est plus élevé que les autres. On a un taux marginal d'impôt sur le revenu qui est plus élevé. 10 % des Français payent 70 % de l'impôt sur le revenu.

Et je le dis mais d'abord il y a des choses qui ont été faites quand même au début du premier mandat notamment pour aider nos PME, nos TPE. On a passé le taux d'impôt sur les sociétés de 33 % à 25 %, ce qui nous ramène quand même dans la moyenne des pays euh des pays européens. Un mot personnel, puisqu'on on testait votre fibre économique, hein, il y avait une tradition en France, je me rappelle Mitteran qui disait "Moi, j'ai pas d'action." Alors, il aimait bien l'argent peut-être pour d'autres raisons, moi pas le pas d'action.

On posait la même question pour Jordan Bardella qui avait un instant d'hésitation, il dit "Oui, moi j'ai des actions." Vous avez des actions vous ? Alors moi c'est un peu particulier puisque comme j'étais au gouvernement, je n'avais pas le droit d'avoir des actions en direct.

C'està dire que j'ai dû confier euh mes mes mon argent. J'ai un petit héritage, mon père est mort malheureusement et donc j'ai eu une petite somme d'argent euh et et j'ai dû le placer en fait en gestion. C'est-à-dire que c'est la banque qui décide et moi j'avais le droit de voilà.

Et là en l'occurrence gestionnaire a des Non puisque là en l'occurrence si on va dans les dans les annonces personnelles. Je je j'achète mon premier appartement. Je me suis endetté euh pour ça.

J'ai fait un emprunt et pour gager cet empreint, j'ai dû mettre ces fonds euh en fonds euros comme on dit et donc qui ne sont pas placés en action. On est déjà dans la présidentielle et dans les déclarations de patrimoine. Oui.

Oui. Mais moi c'est transparent. Alors vous savez mes déclarations de patrimoine pendant 7 ans, elles étaient publiques et consultables par tous les Français puisque j'étais au gouvernement.

Merci pour cette clarté. Merci beaucoup. On va faire rentrer dans un instant maintenant puisque je le rappelle, on le disait, on évolue dans cette formule.

Vous allez vous confronter à à deux de vos adversaires politiques. Manuel Bompard sur votre gauche puis monsieur Chenu, Sébastien Chenu sur votre droite. L'un et l'autre, je vous en prie.

Emmanuel Bpart, si vous voulez bien nous rejoindre, voilà, rejoignez-nous. Merci beaucoup d'être là. Bonsoir et merci à Éric et merci à à Rout.

Je précise pendant que vous installez. Bonsoir Manuel Bont. Bonsoir.

Bonsoir. Merci et bienvenue. Je reviens à cette tribune très dure que vous avez signé et là vous allez pouvoir le lui dire dans les yeux mais je vous cite express verbis.

Vous dites Jean-Luc Mélenchon est le nouveau Trump français culte de la personnalité stratégie du chaos permanent délégitimation constante des contrepouvoirs. Autant de ressorts qu'il emprunte à Donald Trump et vous ajoutiez que un second tournfi, notre pays ne s'en relèverait pas. Pouvez-vous vous expliquer directement face à Manuel Montpard et je poserai la même question face à Sébastien Chenu.

Oui, c'est pour ça d'ailleurs que j'ai souhaité ce débat puisque vous l'avez dit euh les autres candidats qui ont fait cette émission avant moi, grosso modo l'émission s'est arrêtée à ce moment-là une fois qu'ils avaient vu les grandes signatures de la chaîne, ils sont rentrés chez eux. Moi, j'ai demandé à ce qu'on puisse avoir un débat. D'abord, je pense que c'est sain et ensuite évidemment en cohérence avec cette tribune et le combat que je menais dans cette campagne.

Moi, ce que je ne comprends pas, je le dis ici pour la France insoumise, c'est que globalement quand on s'engage en politique, a priori notre objectif à tous de chercher à rassembler les Français, de chercher globalement ce qui fait parfois le plus petit dénominateur commun ou ce qui fait que vous pouvez vous adresser à une majorité de Français, les rassembler et porter un espoir pour eux. Et je ce que je ne comprends pas et ce à quoi je m'oppose, c'est à la ligne politique qui est la vôtre qui cherche en permanence à séparer les Français les uns des autres, à les opposer les uns aux autres et à fragiliser la plupart des symboles de la République. quand on qualifie l'antisémitisme comme résiduel euh en France, quand on porte ce projet ou cette idée de Nouvelle-Fance qui est en réalité une forme de carburant pour les thèses de grands remplacement qui sont portées par euh l'extrême droite, euh quand on tient des propos hostiles sur toute une partie des Français, quand on dit que c'est OK de siffler la Marseillaise qui est l'hymne national, on ne cherche pas à rassembler les Français.

On cherche à les diviser, les opposer les uns aux autres. et je cherche à comprendre pourquoi est-ce que vous portez cette ligne politique. Non, vous cherchez pas à comprendre, monsieur Atal.

D'abord, je vous remercie d'avoir euh souhaité ce débat. Je pense qu'il est il est utile et vous avez dit tout à l'heure dans l'émission Avant que j'arrive que vous souhaitiez qu'en 2027 on puisse avoir une véritable campagne présidentielle et donc je vous suggère de pas reprendre à votre compte le vieux disque rayé des accusations en dehors du fond du programme des propositions comme vous venez de de le faire à l'instant et de faire la compilation si vous voulez des petites attaques que vous pouvez retrouver y compris sur d'autres chaînes d'information. On continue.

Qu'est-ce que j'ai dit de faux ? Qu'est-ce que j'ai dit ? Je vais vous dire une chose très simple.

Par exemple, quand on parle de Nouvelle-France et que vous me dites que en quelque sorte parler de Nouvelle-Fance aujourd'hui reviendrait à exclure une partie de la population française. Je sais pas où vous avez lu ça. J'ai lu un de votre acte, monsieur Atal, dans lequel vous disiez un de votre acte de candidat à l'élection présidentielle dans lequel vous disiez tout a changé en France depuis 1945 et je suis d'accord avec v institutions donc la Nouvelle-France c'est ça c'est le fait que tout a changé en France depuis 1945.

Maintenant, monsieur, non, je crois pas du tout qu'on porte la même lecture sur les changements de la France. Moi ce que je dis c'est que nos institutions, moi je pense que nos institutions ont changé. Non, nos institutions précisément n'ont pas changé.

Les défis de la France et la démographie n'ont pas changé. Et je parle pas que des institutions politiques, on a un modèle social, on a un modèle social qui a été bâti globalement à une époque où la démographie explosait, la population active augmentait et on vivait moins vieux. Aujourd'hui, la démographie malheureusement baisse parce que la natalité diminue.

Il y a de moins en moins de gens qui travaillent et on vit de plus en plus vieux, ce qui est plutôt une bonne nouvelle. Ça nécessite de changer notre modèle social. Mais pardon, vous devz un peu le modèle social qui a changé pour ce qui vous a changé mais j'ai dit la même chose sur le modèle éducatif sur le modèle régalien sur le modèle climatique juste pardon vous esquivez le sujet alors sur la marseillaise sur la marseillaise messieurs messieurs sur le danger parce que vous allez très loin Gabriel Atala vous parlez d'un danger c'est autre chose l'alternance la discussion politique vous ne dites pas que la France insoumise ou le RN sont des partis comme les autres vous dites qu'ils sont plus dangereux que d'autres là-dessus j'aimerais que vous expliquiez et que vous puissiez quand vous avez des déclarations de responsables politiques qui disent si un tel est élu parce que je suis pas d'accord avec lui, il aura peut-être la légitimité des institutions mais il aura pas la légitimité populaire.

C'està-dire vous remettez en cause la légitimité de son élection. Mais absolument pas. Encore une fois on appelle le seul qui a pas respecté le résultat des élections pour l'instant entre vous et moi, c'est vous hein.

Ben moi je quitté Maton, j'ai fait j'ai présenté ma démission. Non franchement vous pouvez dire Manuel Bard pouvez me reprocher beaucoup de choses. Vous pouvez me reprocher beaucoup de choses.

Le soir des élections le soir des élections j'ai présenté ma démission de premier ministre qu'on avait perdu parce que j'ai dit qu'on avait perdu les élections. Non, j'ai pas soutenu tout. Mais vous voyez je vois ce que je dis vous dérange repris des choses qui sont fausses mais c'est faux.

C'est une déclaration. Mais pas ensemble s'il vous plaît monsieur pas ensemble. Laissez répondre vous répond.

Franchement, sincèrement, vous avez dit tout à l'heure, je souhaite qu'on ait un débat en 2027 qui soit un débat digne. Alors, moi, je vais vous dire, je suis venu ici pour vous dire que les événements qu'on a connu la semaine dernière, cette canicule qu'on a connu, ces événements climatiques extrêmes sont d'événements d'une très grande importance. Et tout à l'heure, en début de cette émission, je vous ai entendu dire "On a un système qui est un système à bout de souffle." Vous avez dit le problème c'est que ce système à bout de souffle monsieur Atal c'est le votre parce que depuis 10 ans que vous êtes au pouvoir depuis 10 ans que vous êtes en responsabilité sur la question de la lutte contre le réchauffement climatique et sur la question des politiques d'adaptation au réchauffement climatique, vous avez pas fait le nécessaire.

Alors aujourd'hui, vous pouvez vous présenter si vous voulez comme un homme neuf dans cette campagne présidentielle. Le problème c'est que vous portez votre bilan sur ce sujet. Et si la semaine dernière, au moment où on a été confronté à cette canicule, s'il a fait en moyenne 32° pour nos écoliers dans les écoles, si 60 % des hôpitaux sont des passoirs thermiques, si les gens vivent encore dans des bouilloires thermiques, c'est parce que votre politique, les choix politiques que vous avez fait nous ont conduit à cette situation.

Alors, vous pouvez aller chercher telle déclaration, telle déclaration. Mais est-ce qu'on peut parler de ce sujet-là ? Parce que celui-là, il est central.

Et pourquoi on pourrait vous faire confiance pour faire demain ce que vous n'avez pas fait sur les 10 dernières années ? Tout à l'heure, vous disiez que vous-même vous étiez très fier d'avoir fait des coupes budgétaires quand vous étiez ministre euh premier ministre de ce pays. Alors, j'ai retrouvé le décret que vous avez pré à l'époque sur les annulations de crédit.

Voyez, il est là, il est signé par vous, monsieur Atal. Et dans ce décret, qu'est-ce qu'on observe ? don effectivement disant que j'étais le premier premier ministre à avoir coupé 10 milliards d'euros de dépenses en cours d'année pour réduire notre déficit et notre dette.

Voilà. Et dans ce décret que tous mes ministres en ont voulu et dans ce décret qu'est-ce que vous avez coupé ? Plus de 2 milliards d'euros sur l'écologie et vous avez tout le monde a pris vous avez coupé ministèr000 € au fond vert qui vise à accompagner les collectivités locales pour les travaux de rénovation par exemple énergétique des écoles.

Je peux répondre parce que ça fait longtemps que vous avez parlé. Tous les ministères ont fait des économies à proportion de leur budget. C'était le seul moyen d'ailleurs que ce soit acceptable pour tous les ministères.

Vous avez vu où ça nous a accordu ? Et non mais d'abord vous parlez du fond vert. Qui a créé le fond vert ?

Ben le fond vert vous l'avez créé mais vous l'avez tout de suite. C'est moi qui l'ai créé. J'étais ministre du budget.

Non non vous êtes ministre des côtes publiques. Mais ah oui c'est moi qui ai porté cette création du fond vert dans le budget pour 2023. Pardon ?

À l'époque vous avez soutenu la création du fond vert. Ah non mais moi j'ai considéré début que vos but était absolument inconséquent du point de vue du changement climatique et vu ce qui s'est passé la semaine dernière très politicien. C'estàd que là vous venez dire venez dire le fond vert c'est génial faut le défendre.

Il y a une baisse à un moment donné du fond vert en fait vous êtes opposé au fond vert. Vous êtes opposé au fond vert et c'est moi qui ai créé le fond vert à l'époque et vous n'avez absolument pas défendu. Vous savez pourquoi ?

Moi je vais vous dire je je vois tout ce que vous proposez. Je vois les positions qui sont les vôtres, les votes qui sont les vôtres. Moi je pense que la question environnementale pour vous, c'est pas une fin en soi, c'est juste un moyen d'arriver à la société décroissante et anticapitaliste qui est votre vrai projet parce que sinon vous auriez une cohérence sur le sujet.

Je suis absolument cohérent mais on va y revenir. Allez-y. Bah vous en fait pour vous la baisse des émissions de CO2 l'écologie ça doit se faire par moins d'activité économique, moins de croissance, moins d'industrie, moins d'entreprise.

Absolument pas. Pourquo pourquoi est-ce que en 2021 quand le Parlement européen a voté la loi climatique européenne qui dit en fait qu'il faut qu'on arrive à - 55 % de nos émissions de CO2 en 2035 et qu'on arrive à la neutralité carbone en 2050, pourquoi vous avez voté contre ? Pourquoi quand on a discuté, je fais plusieurs choses comme ça vous répondrez sur plusieurs éléments.

Pourquoi est-ce que il y a quelques mois quand on a discuté de la question des FE des zones à faible émission qui a un sujet qui a été débattu effectivement il y a des personnes qui peuvent pas changer de voiture et il faut les accompagner mais on a donné la main au maire à la fin on donnait la main au maire on disait au maire qu'il pouvaient prendre la décision et adapter les choses avec leur population vous avez voté contre les écologistes qui sont censés être vos partenaires. Vous pouvez pas leur reprocher de ne pas être pour l'écologie. Ils ont voté pour cette mesure.

Ils ont voté pour cette mesure avec nous. Donc pourquoi est-ce que vous avez pris ces positions là alors que vous dites défendre l'écologie et l'environ ? Parce que la France a signé quelque chose qui s'appelle les accords de Paris et l'objectif dans les accords de Paris c'est de limiter la hausse de température si possible à 1,5° voire à 2°gr.

Que tous les scientifiques qui travaillent sur ce sujet vous disent que si vous voulez limiter la hausse de la température à 1,5°, il faut baisser nos émissions de gaz à effet de serre d'ici à 2030 de 65 %. Et vous me demandez pourquoi on n' pas voté une position européenne qui fixait un objectif de vous fait 65 % quand vous êtes contre le nucléaire quand vous êtes contre le nucléaire qui est l'énergie décarbonée. On va attendez vous inquiétez pas on va avoir le temps.

Mais vous m'avez posé deux questions. Vous voulez bien que je vous réponde au deux. Donc la première c'était sur le Pourquoi ?

Parce que les objectifs sont absolument pas à la hauteur. Quand à la quand ben non et nous on a déposé précisément des amendements pour mettre les objectifs à 65. Mais à la fin si si la loi n'avait pas été votée, il y aurait même pas eu elle été votée.

Non. C'est vous. Donc votre bilan si votre position avait été suiv d'objectif de baisse des émissions de CO2.

Non mais vous vous êtes satisfait là vous j'ai vu en plus dans vos documents de campagne vous vous satisfaisez de ce qu'a été la trajectoire de baisse des émissions de gaz à effet ser du gouvernement. Je vois que depuis 2017 les émissions de CO2 ont baissé de 20 %. Je vois qu'en 2023 2024 combien nous la trajectoire actuelle ?

Attendez en 2023 2024 en 2023 2024 elles ont baissé de plus de 5 % pour 2023 % je crois en 2024. C'est pas le sujet. Pourquoi ?

Bah si c'est le sujet. Le sujet c'est quelle est la trajectoire ? Est-ce que cette trajectoire nous permet de rester dans un cadre qui est humainement vivable aujourd'hui.

À l'époque du gouvernement de monsieur Jospin dont était membre monsieur Mélenchon qui parlait jamais de climat à l'époque, je crois pas que les émissions de CO2 signature des accords de mais je crois pas que les émissions de CO2 est baissé. Franchement la maison brûle et on regarde vous n'avez pas d'exemple de gouvernement avant celui je m'arrête à 2024 puisque je ne suis plus [rires] au pouvoir depuis 2024 vous metz pas d'exemples de gouvernement en France qui ont fait mieux y compris d'ailleurs sous le quinquena de François Hollande quand les verrs étaient au gouvernement est-ce qu'ils ont fait mieux sur la baisse des émissions de un exemple et on va avancer un exemple s'il vous plaît allons votre exemple et on va avancer non mais juste pour vous dire monsieural vous vous félicitez d'une trajectoire de baisse des émissions une gaz à effet de serre de votre gouvernement qui si elle devait continuer sur la même voie nous amènerait à une hausse de température entre 2,5 et 3°. Entre 2,5 et 3°gr monsieur Atal, ça veut dire des événements climatiques extrêmes multipliés par 2 % de sécheresse en plus.

Bah oui, le problème monsieur Atal c'est que ça fait 10 ans que vous êtes au pouvoir et que vous n'avez pas mis en place. Et attendez, laissez-moi juste regard la parole parce que sinon les gens comprendre. La question qui nous est posé c'est pourquoi vous n'avez pas fait ces choix ?

Parce que à des moments politiques, quand vous deviez décider faire des choix politiques importants, l'écologie vous l'avez toujours sacrifié. Vous avez renoncé à 60 milliards d'euros par an de recette publique pour l'État. C'est les chiffres de l'Institut des politiques publiques.

Ces baisses de recettes pour l'État, elles ont profité 80 fois plus aux 5 % les plus riches qu'au 5 % les plus pauvres. Ça c'est votre politique économique. C'est 60 milliards de la suppression de la taxe d'habitation, c'était pour les riches.

Bah le la baisse de l'impôt de la suppression de l'impôt de solidarité sur la fortune, la flat taxe. Et combien l'impôt de solidarité sur la fortune ? Monsieural, c'était 5 milliards.

Mais monsieur Atal, je prends même un peu moins. C'est très loin des 60 milliards que vous évoquez. La plus grosse baisse d'impôt, la plus grosse baisse d'impôt ces dernières années, c'est la taxe d'habitation.

Vous proposez de recréer la taxe d'habitation ? Non, je vous propose pas ça. Je vous dis que les 60 milliards d'euros de manque à gagner pour les recettes de l'État, ils ont profité 80 fois plus aux 5 % les plus riches qu'au 5 % des plus pauvres.

C'est votre choix économique et ces 60 milliards d'euros là, si on avait gardé ces 60 milliards d'euros là, monsieur Atal, on aurait pu investir dans la rénovation de 600 à 700000 logements par an. Et donc là, ça serait, ça fait 10 ans que vous êtes 5 millions de personnes qui vivraient plus dans des bouilloirs thermiques ou dans des logements qui sont des logements isolés. On aurait pu isoler l'ensemble de nos écoles, l'ensemble de nos écoles, on aurait pu les isoler pour que nos gamins puissent étudier dans des bonnes conditions.

On aurait pu isoler l'ensemble de nos hôpitaux. On aurait pu isoler l'ensemble de nos épab et on va avancer l'absence de réussite de votre politique économique d'abord euh on a baissé certains impôts notamment l'impôt sur les sociétés je le disais tout à l'heure qui est passé de 33 % à 25 %. Résultat des courses, on a collecté plus d'impôts sur les sociétés avec un taux à 25 qu'avec un taux à 33 en milliards d'euros.

Pourquoi ? Parce queen fait quand vous avez plus d'activités économiques parce que vous baissez les impôts, vous avez une assiette à taxer qui est plus importante, donc avec un taux plus faible, vous avez plus de recettes. Deuxième exemple, la flat taxe, le prélèvement forfaitaire unique fran stratégie pas remettre en cause la légitimité des personnes qui travaillent à France stratégie à montrer.

Mais on cause rien. Mais allez-y. Non mais à montrer la flat taxe c'est autofinancée.

C'est-à-dire qu'on a plus de recettes fiscales sur les dividendes qu'on en avait avant qu' la flat taxe on sont taxé plus les dividendes. Il y a eu plus de dividendal. Et pourquoi il y a plus de dividend ?

Et ben parce que vous avez eu politique ah non pas du tout. Vous avez eu une politique qui a favorisé les ultra riches, les grandes entre les grand vous dites à longueur de plateau plutôt que d'investir je vous interromps pardon je vous interrom l'un et l'autre je vous interromun autre parce qu'on va progresser mais c'est dans le fil exactement de ce que vous dit c'està-dire la juste aller au bout vraiment parce que il y a pas il y a pas les compteurs sur les duré de par malheureusement mais juste je veux aller au bout parce que vous parlez d'un sujet qui est pour moi majeur là je pense qu'on peut se retrouver au moins sur l'objectif vous allez dire queon est nul, qu'on a rien fait, que c'est une catastrophe, se retrouver sur l'objectif, c'est nos enfants dans les écoles. H moi l'éducation, je l'ai mis en premier dans mes chantiers capitaux.

C'est le plus important. Si on narrive pas à élever le niveau à l'école, à rétablir l'autorité à l'école, à faire que les élèves et les professeurs se sentent bien à l'école, on ne réussira pas dans les années à venir. Quand j'étais ministre de l'éducation nationale, j'ai lancé un plan, il y en avait pas eu auparavant et du rénov 2 milliards d'euros qu'on a mobilisé État, Caisse des dépôts et cetera tiers financeur pour rénover.

L'objectif que j'avais porté à l'époque, c'était de rénover 40000 écoles en 10 ans. C'est vrai. J'ai pu combien on en a rénové, monsieur Hel ?

Entre 5000 et 7000. C'est pas vrai. L'association des maires de France dit 2000 5000 et 7000 5000 et 7000 projets qui ont été engagés l'association des France entre 5000 et 7 il s'est passé un truc entre les deux je suis désolé il y a eu la dissolution je sais pas si [rires] c'est resté reconnaissez qu'on en a eu que 2000 ben en tout cas ce que je reconnaisse c'est que on n'est pas au chiffre que j'aurais aimé mais on en a plus que 2000 en tout cas sur les projets par sur les projets qui ont été 40000 en 10 ans sur les projets qui ont été engagés ce que vous dites mais il y a une dissolution je pense que c'est pas resté une priorité On va avancer s'il vous plaît.

Enfin, a un qui a pris le sujet avance. Si on veut tenir un peu l'horaire qu'on s'est passé. Ouais.

Et vraiment parce que je veux pas laisser dire des contrevérités. Le premier déplacement que j'ai fait comme ministre de l'éducation, c'était à l'école Jacques Chirac de Castolis dans l'héros justement sur la question de l'isolation des écoles face à la chaleur l'été et face au froid. que vous vous renvoyez tous la balle parce que j'ai écouté madame Borne qui était première ministre avant vous hier qui a dit le problème c'est que quand j'ai quitter le gouvernement la question de la transition écologique elle était pris portée avec elle était portée avec elle dit que vous avez été disciplinez-vous s'il vous plaît gouvernez-vous parce que j'aimerais vous entendre sur et je reviens toujours à votre tribune qui a un événement parce que qu'on soit d'accord ou non beaucoup ne sont pas d'accord mais Beaucoup sont d'accord aussi hein, l'aspect économique.

Est-ce que oui ou non pour vous, si et on posera la même question pour l'UR RN, si la France insoumise venait au pouvoir, est-ce que ce serait le scénario apocalyptique que vous semblez croire pour la France sur les marchés, la France au sein de l'Europe ? Et ça nous amènera évidemment à parler de la différence profonde de la société et de la fiscalité telle que vous la concevez ? Gabriel, je pense que je ne vois pas, je vais pas leur faire ce ce procès, je ne vois pas la France insoumise si elle arrivait au pouvoir renoncer à son programme.

Non, elle renoncera pas. Je vous fais je vous fais voilà, je vous fais crédit je pense d'une forme de sincérité de de cohérence dans l'opposition. Mais parce que vous ne renoncerez pas à votre à ce programme, effectivement je pense qu'on sera en quasi effondrement de notre économie.

Pourquoi ? Bah parce qu'en fait ce que vous proposez c'est d'exploser la dépense publique. Ce que vous avez fait d'exploser la dépense publique.

Non ce que vous nous reprochez plutôt c'est de dire il y a moins de recettes. Vous avez explosé le déficit et explosé la dette. Vous n reprochez vous n reprochez pas d'avoir vous dit vous dites qu'on dépense pas assez.

Donc ne dites pas là vous avez explosé la dépense. Ce que vous dites c'est qu'on a pas assez dépensé. Je vous dis que vous avez renoncé à des recettes et donc on a exp la dépense publique.

Les recettes différ pareil. Donc proposer une explosion proposer une explosion de la dépense publique. Si on vous écoute, si on vous écoute, pour tout problème, il faut une dépense et il faut une taxe pour la financer.

Sauf que le problème, c'est que beaucoup de vos problèmes vous proposez des très très grosses dépenses, il faudra des très grosses taxes en face. Et comme vous allez proposer de surtaxer tout le monde, en fait, on a une activité économique qui pour le coup est quand même repartie depuis 2017. On est le pays le plus attractif pour les investissements étrangers pendant 5 ans.

Depuis 2024, malheureusement, ça s'est cassé la figure avec la dissolution. Mais entre 2017 et 2024, le taux de chômage a baissé. Il y a eu plus d'ouverture d'usine que de fermeture d'usine.

Alors, ça reste peu, je veux dire, par rapport à des décennies de désindustrialisation, ça a quand même changé les choses. Là, vous allez nous faire faire le chemin inverse et donc il y aura plus personne à taxer en fait dans votre monde. C'est comme si tous les gens, toute l'activité économiste resta restait la même.

Votre rêve, comment vous financez votre retraite à 60 ans ? Mais je vais y venir si vous voulez. Comment vous finite fait sur la pean aujourd'hu le selon le conseil d'orientation des retraites notre système de retraite il attendez attendez selon le conseil d'orientation des retraites notre système de retraite devrait être déficitaire ces dernières années il a été excédentaire confirme qu'il non il a été excédentaire monsieural vous vérifierez vos chiffres pardon laissez-moi terminer juste parce que vous m'avez une posé une question important me demander comment on finance je vais vous dire il y a 25 milliards d'euros par d'exonération de cotisation sociale qui sont censés venir venir financer notre système de retraite et que vous n'avez pas compensé avec ces 25 milliards d'euros là, vous êtes en mesure de financer la retraite à 60 ans.

Maintenant, monsieur Atal, qui a fait les premières exonérations de charge ? Monsieur Atal, le juste prenez pas à 10000 sujets parce que sinon les gens les gens vont rien comprendre. C'est vous qui m'avez posé une question sur la retraite à 60.

Moi, j'essaie de répondre de répondre à à vos questions. Deuxièmement, vous me dites "Si vous arrivez au pouvoir la situation économique et budgétaire va être coaotique, mais elle est chaotique aujourd'hui et elle est chaotique en raison de vos choix politiques. Et non seulement vos choix politiques, ils auraient été une catastrophe d'un point de vue du déficit et d'un point de vue budgétaire, mais en plus ils ont créé cette situation dépenses notamment les dépenses sociales qu'on pas.

Ils ont créé cette situation dans laquelle on a retrouvé en France des chiffres de pauvreté qu'on avait pas connu depuis les années 70. On n pas été en mesure de nous préparer au changement climatique. Vous-même vous l'avez reconnu au début de cette émission.

On a eu une baisse de 4 % de la production industrielle depuis 2019 en France. On a des filières entières qui sont aujourd'hui fr 2017. On a eu plus d'entre il y a plus d'usines qui ont ouvert que d'usines qui ont fermé pendant plusieurs années.

Pourquoi vous parlez pas du chômage ? baisse. Mais pareil le chômage si vous voulez le chômage en 2017 il était au niveau de la zone euro.

Aujourd'hui, on est 20 % supérieur au chômage dans la zone euro. Le chômage a baissé de façon inédite en France. Je veux dire, vous pouvez au moins reconnaître.

Et en plus maintenant, on considère les et maintenant on compte les bénéficiaires du RS. Vous êtes d'une mauvaise fois. Vous avez vous avez créé de l'apprentissage qui a artificiellement fait baiser les chiffres du chômage.

Ça a pas créé le fait d'avoir des emplois supplémentaires. Vous avez plusieurs centaines de milliers de jeunes en apprentissage pas forcément au chômage. Essayons parce que sinon les gens vont rien comprendre.

Essayons de se projeter. Essayons de se projeter dans euh dans quelle France vous voulez amener le pays et dans quelle France pour ma part avec Jean-Luc Mélenchon et avec notre [raclement de gorge] programme, on veut amener le pays. Moi je pense par exemple que quand vous dites en gros vous serez des adversaires de de l'économie ou votre écologie, je vous ai entendu dire ça ce weekend, n'est pas compatible avec l'économie, je vous confirme que notre écologie n'est pas compatible avec votre économie, c'est-à-dire une économie libérale, une économie de marché qui précisément nous a amené dans cette situation où les besoins sociaux, non, attendez, où les besoins sociaux et les besoins écologiques sont toujours passés au second plan.

Moi avec la proposition qu'on met sur la table aujourd'hui des centaines de milliers de rénovations thermiques des logements, le la montée en par an la montée en puissance des énergies renouvelables, le développement non il y en a pas. Les rénovations globales, il y en a pas eu des centaines de milliers moins que des rénovations euh monogè si vous faites ça la montée en puissance des énergies renouvelables, l'économie de la mer. Donc non seulement ça va être bon pour la planète, ça va être bon pour les gens parce que ça crée des emplois qui sont des emplois stables, mais je vais même vous dire ça va être bon pour notre économie.

Le problème c'est que vous avez fait tout l'inverse. Toute notre économie va reposer sur la rénovation des logements euh l'économie de la mer. Il nous reste un peu temps Gabriel Bieurs national sur la taxation.

Attendez attendez, je vais répondre à sa question. Est-ce que j'ai proposé de nationaliser l'ensemble des secteurs de l'économie ? Je vais vous résumer ma proposition.

Il faut une vraie planification écologique, c'est-à-dire qu'on se fixe des objectifs et dans cette planification alors il y a des entreprises qui vont concourir aux objectif du plan et elles seront accompagné et celles qu' ne concourent pas aux objectifs du plan, elles ne seront pas accompagnées. C'està-dire qu'on conditionne les aides publiques qu'on verse aux entreprises à pouz pas dire Manuel si je peux m'exprimer on va faire une planification économique écologique sur la base d'objectifs que vous avez évoqué. Je crois que c'était moins 65 % d'émissions de CO2 en 2000 30.

Ouais. en 2030 c'estàd des émissions de gaz à eff voilà dans 3 ans moins 60 % 65 % par rapport à 90 Ouais bien sûr mais donc objectivement avec un rythme qui va être important d'accord bah on a pas le choix en arrêtant le nucléaire globalement mais alors ça c'est pareil oui si vous dites vous êtes vous êtes pour sortir du nucléaire est-ce que je vous ai dit que demain parce qu'on arrive au pouvoir on ferme les réacteurs nucléaires non vous dites on veut engager la fermeture des réacteurs. On planifie est comment vous voulez réduire émission sur le budget pardon on va pas parler de tout on reste sur le budget méga water de nucléaire en plus en France à au mieux 2038 selon les projets defidé c'est quand même qu'on est pas en moins que vous propose proposé de feron 100% pas ouvrir tous les sujets pas ouvrir le nuire faire.

Moi j'aimerais encore vous entendre j'aimerais vous entendre s'il vous plaît sur la taxation des plus hauts revenus et des plus grandes fortunes en France par c'est sans doute un sujet qui vous oppose le plus ce que vous en espérez et ce que vous en craignez l'un et l'autre. Manu B c'est tout à l'heure monsieural disait vous allez taxer tout le monde c'est pas du tout notre proposition mais quand vous savez aujourd'hui en France que vous avez 1 13000 millionnaires qui ne payent pas d'impôts sur le revenu monsieur Atal donc vous dites quoi vous dites c'est pas normal cette situation tout le monde doit payer contribuer à la hauteur de ces moyens donc les propositions qui sont les nôtres c'est d'avoir notamment un impôt sur le revenu qui soit lissé avec plus de tranches pour qu'il soit véritablement progressif c'est-à-dire une situation dans lequelle de combien je vais vous dire 92 % des Françaises et des Français pont moins ou autant d'impôts qu'aujourd'hui et les 8 % vont payer davantage. Et puis ensuite, il y a des mesures de contournement de l'impôt qui sont mises en place aujourd'hui avec des gens par exemple qui plutôt que de toucher les revenus parce qu'ils sont imposés ces revenusl préfèrent les placer dans des holdings et donc c'est le sens d'une mesure comme la taxe Zucman qui vise précisément à empêcher ce type de manœuvre.

Avec tout ça, vous allez pouvoir récupérer des dizaines de milliards d'euros par an qui sont aujourd'hui du manque à gagner pour les recettes de l'État et vous allez pouvoir les investir dans la transition écologique et dans la résorpe. Réponse de Gabriel Natal sur ce modèle. Éric Brunetel a dit euh tout à l'heure ici d'ailleurs sur ce plateau, je considère pas que ce soit un responsable politique de mon parti.

Il a dit tout le monde paye plus d'impôts en France que chez la plupart de nos voisins et dans la moyenne de l'OCDE toutes les catégories de contribuables. Vous parlez à Tax Zucman qui nous a occupé pendant des semaines au moment du budget à l'automne dernier. Vous avez vu, vous avez entendu le témoignage d'Arthur Menché Mistral qui dit lui-même qu'avec la taxe Zucman que vous proposez, il pourrait même pas la payer parce que vous prenez vous prenez en compte la valeur de l'entreprise qu'il a créé et évidemment pas son patrimoine personnel.

Vous avez vu que monsieur Zukman lui a répondu en disant qu'en fait le sujet c'est que évidemment si qu'il a dit monsieur Zman il a dit il a dit bah ils ont qu'à emprunter ils ont qu'à s'endetter pour payer la taxe que je propose parce qu'ils ont pas l'argent pour la payer parce qu'on tient compte de la valeur de leur entreprise. Monsieur vous trouvez un exemple pour essayer d'invalider de justifier le fait que vous avez 13000 millionnaires en France qui payent pas d'impôt sur un petit exemple. Ça devrait quand même vous probablement l'impôt sur la fortune immobilière, d'autres d'autres d'autres impôts et d'autres fiscalités et d'autres fiscalités.

Je pense que encore une fois comparer plutôt avec la moyenne de l'OCD, les autres pays, les autres pays de l'Union européenne mais vous dites vous prenez un exemple de manière un peu méprisante. Pardon quel exemple ? On parle quand même de la seule entreprise dans l'intelligence artificielle aujourd'hui en Europe capable éventuellement de rivaliser avec les États-Unis et la Chul vous avez envie qu'elle s'en aille en l'occurence répôt sur ce sujet sur le fait que la banque publique d'investissement pouvait prendre des participations qui avait plein de manières de régler le problème de vous êtes dernier mot problème c'est que face à l'ampleur dit vous avez créé une entreprise à l'ampleur face à l'ampleur des bifurcations qui sont nécessaires aujourd'hui face à l'impasse au chaos dans lequel vous nous avez mis avec les 10 ans de de politique macroniste.

Ces bifurcations là, elles vont nécessiter des investissements publics sont des investissements publics massifs et donc faut des financements g largement profité de votre politique qui ne contribuent pas à la hauteur de ce qui devrait à la j'ai envie de dire à l'intérêt général bah dire oui il faut faire en sorte que ces gens-là contribuent davantage. Merci on arrive à la conclusion de cette partie vraiment différence d'ab que les recettes vous envisagez pas qu'on peut dépenser par avec 13000 personnes rgler s'il vous plaît. Non non non, on arrive vraiment à la conclusion.

Faut bien une conclusion moment et il faut une conclusion. Je salue on discutera et on débattra plus enchaine fois. On continuera la prochaine fois.

Je salue au passage vos soutiens. Vous avez tous les deux sur des réseaux, moi je suis très impressionné comme on est consensuel et écuménique ici, je salue tous vos soutiens et les vôtres. Il y a même un débat sur les réseaux sur les photos plus ou moins flatteuses qu'on a diffusé pour annoncer le débat.

Voilà. Elle n'était pas très sympathique. Mais non, vous étiez tous les deux très bien et vous êtes tous les deux très bien et on continue.

Merci. Vous montre qu' ça montre qu'il y a un besoin de débat. Oui, je suis d'accord avec vous.

Je j'ai beau être le seul candidat dans mon espace politique à dire moi je veux faire des émissions, je débat avec d'autres partis politiques, je continuerai [raclement de gorge] à le faire parce que je pense que le pays a besoin de ces débat toujours été d'accord. Débattons et évitons les invicz et vous reviendrez. Merci beaucoup à vous Manuel Bonpard à votre place.

Sébastien Chenu va s'installer puisque on revient à cette tribune. He vous avez aussi, je vous en prie Sébastien Chenu, rejoignez-nous. Euh Sébastien Chenu, vice-président de l'Assemblée nationale, vice-président de l'Assemblée nationale dans Bonsoir Sébastien Chenu.

Bonsoir. Bonsoir. Merci d'être là dans cette même tribune.

Alors vous aviez vous tiriez au canon sur la France insoumise, vous tiriez aussi au canon sur le Rassemblement national ici face à vous. Vous disiez le Rassembl national de Jordan Bardnella et de Marine Le Pen se glisse de plus en plus dans les habits poutiniens et vous ajoutiez donc un second tour entre le RN et les filles, notre pays ne s'en relèverait pas. Là aussi, si je peux me permettre, des yeux dans les yeux, expliquez-vous devant Sébastien Chenu.

Bah, en fait, moi je voudrais que chaque français qui nous regarde fasse l'exercice d'imaginer dans la situation notamment internationale dans laquelle serait notre pays aujourd'hui et ses conséquences pour les Français si madame Le Pen avait été élu en 2022. Je voudrais qu'on se projette sur ce qui était son programme. On peut prendre 2017, on peut prendre 2022.

On serait dans une crise européenne absolument majeure parce que madame Le Pen disait globalement, on va arrêter de payer la contribution de la France à l'Union européenne. Donc crise européenne, augmentation des taux d'intérêt, catastrophe pour les Français qui veulent emprunter pour s'acheter un logement pour le financement de notre dette et donc la possibilité de payer évidemment nos priorités. de on serait dans une forme de soumission euh à à Donald Trump puisque je rappelle qu'à chaque élection de Donald Trump, il y a toujours eu un parti qui était là pour se féliciter de l'élection de Donald Trump et dire que c'était super pour le monde et pour la France, c'est le Rassemblement national, que ce soit Madame Le Pen ou Jordane Bardella, on serait aujourd'hui aussi en grande difficulté de ce point de vue-là.

Et 3, on serait pas en train d'aider les Ukrainiens à résister face à la Russie. On sera en train d'aider les Russes à attaquer les Ukrainiens puisque je rappelle qu'en 2022, madame Le Pen proposait une alliance militaire avec la Russie. Ce qui fait que avec l'envahissement de l'Ukraine par la Russie, on aurait dû aider la Russie dans son agression face à l'Ukraine avec des conséquences très concrètes pour les Français puisque demain si l'Ukraine tombe, c'est le prix des céréales qui explose à nouveau et donc l'inflation alimentaire, c'est le prix de l'énergie qui explose à nouveau et donc les factures d'électricité des Français.

On voit combien on a besoin d'électricité en ce moment notamment pour climatiser et c'est la vague migratoire la plus importante probablement de l'histoire récente de l'Europe qu'on aurait aussi à réponse de Sébastien Chenu. Bien bonsoir à tous. Moi, j'ai accepté, monsieur Atal, de venir discuter avec vous, mais non pas à la condition expresse de ne pas sombrer dans ce que j'appelle, si ce n'est des fake news, c'est la politique de la peur.

Moi, j'ai bien compris monsieur Atal. à la fois ce que vous faites, ce que vous essayez de créer comme comme ambiance de de débat, c'est-à-dire vous dites il y a deux extrêmes et moi je suis au-dessus de tout ça et je vais continuer à faire du du en même temps et je vais avoir une ligne libéraloe européiste face au danger extrémistes. D'abord, vous n'y croyez pas, c'est assez insincère parce que s'il y avait si vous considériez que nous étions des extrémistes, que ce soit la France insoumise ou le Rassemblement national, vous ne vous seriez pas associé à la France insoumise au moment des élections législatives.

J'ai terminé, ça part d'un postulat qui n'est pas sincère et vous le savez, vous avez même dit d'ailleurs vous n'aviez trouvé personne pour lutter contre Raphaël Arnaud. Il se trouve que c'était notre candidate Catherine Jaen qui était la candidate du rassemblement national par lui et par vous avez beaucoup parlé pendant l'émission et vous avez et que vous avez soutenu vous avez soutenu les candidats les désistements d'un certain nombre de candidats en l'occurrence là c'est factuellement faux et vos équipes non mais vos équipes peuvent vérifier parce que là il y a une vraie fake news il se trouve que Raphaë Arnaud il y avait une candidate [raclement de gorge] renaissance qui était face à lui madame Malik Diffraja elle n'a pas été qualifiée au deè tour donc il y a pas eu de désistement Vous avez monsieur, je vous rappelle c'est notre candidate qui a été battu par la France insoumise dans beaucoup de circonscription. Vous avez dit d'ailleurs, il faudra utiliser s'il le faut pour battre le rassemblement national un bulletin la France insoumise allé faire le tour des candidats en France nous en avions beaucoup qualifié aussi sur le danger mais il faut vraiment pardon il faut vraiment si je peux me permettre pardon juste une petite motion d'ord s'il vous plaît petite motion d'ordre vraiment écoutez-vous un tout petit peu parce que si vraiment vous parlez l'un sur l'autre c'est inaudible donc j'aimerais finissez et que vous précisiez bien quand vous disiez dangerien et cetera, que vous soyez plus explicite l'un des autres la situation de notre pays elle est difficile.

Vous avez endetté le pays. J'entends que vous voulez assumer uniquement votre parti quand vous êtes premier ministre. Vous avez entendu ça tout à l'heure.

Moi, j'assume. Non, ça fait 10 ans que vous êtes dans la machine macroniste, 10 ans que vous devez assumer l'ensemble de l'œuvre. Vous êtes un peu la maison témoin du macronisme.

C'est votre bilan, c'est votre boulet. La France est endettée. La France est largement endettée.

Et c'est votre œuvre. La France a été ouverte à tous les vents et c'est votre œuvre. Le pouvoir d'achat des Français s'est écoulé d'ailleurs.

Mais j'y viens, j'y viens. Euh laissez-moi venir. Mais je veux quand même expliquer les choses.

Quand vous avez été premier ministre, la consommation, le pouvoir d'achat, la croissance, tout ça a baissé. Vous avez considérablement vous avez considérablement abîmé notre pays et vous devez l'assumer et aujourd'hui croissance en 2024 vient d'être évalué à la hausse faut regarder les informations. Vous avez vous devez assumer l'ensemble d'une œuvre qui est une œuvre qui a abîmé le pays.

Et dans cette œuvre vous nous dites si Marine Le Pen était présidente de la République ce serait la catastrophe. Je vous rappelle qu'Emmanuel Macron nous a à peu près brouillé avec tous les pays de la planète des africains, des pays d'Afrique avec lesquels il s'est disputé. un coup le Maroc, un coup l'Algérie jusqu'à d'autres pays au bout du monde.

Emmanuel Macron nous a mis dans des situations souvent bien inconfortable. Emmanuel Macron nous a rendu souvent très dépendant de choix européen. Et vous avec d'ailleurs par exemple le gaz russe avec dépendant des Américains ou des Russ nous avez rendu vous nous avez rendu dépendant des autres.

Vous dites tout à l'heure vous vous dites vous dites tout à l'heure avec Marine Le Pen, on aurait pas aidé l'Ukraine. Bah si, on aurait aidé l'Ukraine, on a toujours voté les aides à l'Ukraine mais la différence, on a toujours voté les aides à l'Ukraine. La différence monsieur Atal, c'est que effectivement à partir du moment où on n'est pas aligné sur la doctrine Macron qui est d'un soutien aveugle écouteux, et bien on est pror et bien on est prorusse.

Bien, je vais vous le dire parce que nos intérêts, c'est pas que demain, contrairement à ce que vous vous défendez, que l'Ukraine rentre dans l'Union européenne, que l'Ukraine intègre l' D'abord, est-ce que nos intérêts c'est ce qui est nos intérêts demain si l'Ukraine entrait dans l'Union européenne, et bien ça voudrait dire que notre agriculture s'effondrerait et voyez nous la conception qu'on a cette espèce d'écidistance qu'on a. Je vous ai entendu tout à l'heure, vous avez dit ça c'est intéressant, il faut pouvoir parler à tout le monde. Mais bien sûr parce que tous les pays peuvent être à la fois des alliés. des concurrents ou des adversaires.

Il se trouve que parfois les choses sont mobiles et parfois ça change. Ils sont parfois alliés, parfois concurrents, parfois adversaire, parfois plusieurs choses en même temps. Il faut pouvoir tous leur parler.

Mais que de procès ne nous avez-vous pas fait lorsqu'on a dit qu'il fallait parler à tout le monde ? Que de procès ne nous avez-vous pas fait lorsqu'on a dit qu'il fallait aller vers la paix en Ukraine et donc mobiliser des acteurs et des pays auxquels il était parfois plus difficile de parler alors que vous-même vous aviez plutôt une intention béliqueuse avec l'Ukraine de surarmer d'aller bientôt vous rappelez le président de la République disant le président de la République disant vous étiez premier ministre se posant la question d'envoyer des gars à Odessa et bien voyez monsieural nous la poursuite de la paix la défense des intérêts français fait que oui, nous parlerons à tout le monde nous privilégi mais que nous pas de procès d'intention comme vous le faites. Réponse Sébastien Chenu.

En quoi est-ce que le soutien qu'on a apporté à l'Ukraine depuis le début de l'agression russe en quoi est-ce que ça entraîne l'adhésion de l'Ukraine dans l'Union européenne ? C'est ce que vous défendez. Vous le défendez sur tous les plateaux.

Pourquoi est-ce qu'avoir soutenu militairement et financièrement l'Ukraine fait rentrer dans l'Union européenne ? C'est deux sujets différents pour c'est deux sujets différents. C'est bien ce que je vous dis.

On a soutenu nous la défense de l'Ukraine et on a voté on a et on a voté à chaque fois qu'il a fallu que ce soit les aides humanitaires ou que ce soit la capacité à l'Ukraine à se dotter d'arm avons voté mais répondre votre volé le dernier la le dernier vote qu' a eu au Parlement européen sur le prêt apporté à l'Ukrautre chose vous avez voté pour on peut y venir on peut y venir nous n'avons pas voté exprès vous savez très bien pour vous venez de dire on a voté tous les soutiens à l'Ukraine Oui, mais nous n'avons pas voté ce prêt de 90 milliards de Attendez, laissez-moi vous dire pari laissé parler pendant un moment. Je vous ai laissé parler pendant un moment. Je peux terminer et vous répondraz après parce que [rires] j'ai d'autres points.

Je vous laisserai vous répondre mais j'ai d'autres points. Quand il y a un vote qui a eu lieu au Parlement européen pour soutenir Alex Navalni opposant russe défendait évidemment l'intégrité de l'Ukraine, pourquoi est-ce que vous l'avez pas voté ? Quand il y a eu les paquets de sanctions contre les oligarques russes et le financement de la guerre par la Russie, pourquoi est-ce que vous ne les avez pas voté au Parlement européen ?

Et j'ajoute une dernière question et donc vous allez pouvoir nous répondre puisque vous allez reprendre la parole dans un instant. Je me souviens qu'en 2024 dans la campagne de la dissolution, Jordan Bardella avait déclaré que si le Rassemblement national gagnait et qui se retrouvait premier ministre, la France ne livrerait plus des missiles longues portée scalp aux Ukrainiens pour se défendre face aux Russes. Aujourd'hui, je reviens d'Ukraine, les Russes attaquent l'Ukraine depuis [raclement de gorge] la profondeur du territoire russe.

Pour se défendre, les Ukrainiens ont besoin d'utiliser des missiles longues portées pour frapper dans la profondeur du territoire russe d'où partent les attaques. À l'époque, Jordan Bardella avait dit "Si nous on est au pouvoir, on livrera plus les missiles longues porté scalp aux Ukrainiens. Est-ce que c'est toujours votre position ?

Est-ce que vous considérez que ça c'est soutenir l'Ukraine ?" En fait, je vais vous faire une réponse qui va englober tous les exemples que vous avez donné. Vous donnez du carburant à la guerre quand nous voulons donner du carburant à la paix tout le temps. votre unique votre unique ob d'ailleurs le sur le prêt des 4 milliards d'euros, vous savez très bien que à la fois nous nous considérons que les contours les les objectifs de ce prêt n'étaient pas particulièrement très définis mais également qu' a un problème de corruption qui est quand même pas un petit sujet accessoirement en moi je veux bien je veux bien qu'on utilise l'argent carburant à la guerre vous dites que soutenir les ukrainiens c'est don du carburant à la guerre ce n'est pas ce n'est pas ce que je dis pas de faire des raccourc je dis qu'à chaque fois toutes les décis décision que vous avez prise et que vous prenez actuellement en essayant d'aller vers une direction qui n'est pas celle de la paix, c'est donc du carburant.

En quoi c'est pas allé pour la paix que de soutenir [rires] les Ukrainens ? sra les dire une chose vouloir défendre une population qui est attaquée comme l'Ukraine et cette population elle est attaqué et nous l'avons dit et les Russes ont fait quelque chose d'inac et bien vouloir défendre une population qui est attaquée ce n'est pas sacrifier nos intérêts. Or vous les sacrifiez peu à peu. et on va vous pardon c'est accusation grave accusation gravey en quoi est-ce que vous considérez que je donne du carburant à la guerre qu'on prenez aucune initiative de paix vous laissez une situation se dégrader vous laissez une situation se dégradé vous voyez les initiatives qui auraient fallu prendre peut-être si monsieur Macron avait été un artisan de la paix c'était peut-être mobiliser des pays comme l'Inde par exemple qui sont des pays amis de la France qui aurait pu être des pays qui auraient pu essayer de rapprocher les belligérants, de rapprocher les différentes différents partenaires.

L'Union européenne d'ailleurs a été tellement absente, tellement muette dans cette sépd et on va avancer. Mais attendez, je veux dire à chaque réunion internationale, à chaque sommet international, à chaque G7, encore le dernier qui a eu lieu, justement la position de la France toujours de faire en sorte de rassembler le plus de puissance possible pour mettre fin à la guerre. Je termine d'une phrase, je vais manifestement vous l'apprendre puisque vous considérez qu'en soutenant les Ukrainiens, on met du carburant à la guerre.

Il y a un moyen que la guerre elle s'arrête demain. Il y a un moyen, c'est que la Russie arrête de tirer sur les Ukrainiens. Le jour où les Russes arrête de tirer sur les Ukrainiens, il y a plus de guerre.

Donc le moyen d'y arriver et d'y parvenir, c'est d'ici là de permettre aux Ukrainiens de tenir. C'est les Ukrainiens pour qu'ils arrivent en position de force au négociation trois fois. Oui, ça toujours été non, s'il vous plaît.

J'aimerais vous entendre l'un et l'autre évidemment sur l'affaire de Louis. Cet adolescent 17 ans battu à mort à Narbon. Vous avez dénoncé une culture de l'excuse, plusieurs meurtriers mineurs qui filment le RAC de façon insoutenable.

L'un et l'autre ce que dit se fait et ce que dit la la situation qui a permis ce genre de situation extrême. D'abord, c'est un drame et comment ne pas penser à la famille de Louis qui s'est exprimé. Je crois qu'il y aura une marche blanche le le 5 juillet à la demande de la famille.

Et c'est aussi, c'est vrai, cette situation de l'insécurité qui s'est considérablement aggravée dans notre pays. Euh tout comme d'ailleurs l'immigration, la situation de l'immigration. Et j'aimerais savoir si vous faites le lien vous entre insécurité et immigration au-delà du cas de Louis, hein.

Je j'extrapole évidemment, je ne vais pas rester sur le cas de Louis. Est-ce que vous faites un lien entre insécurité et immigration ? votre échec majeur, j'allais dire le régalien à vous les macronistes quand vous étiez premier ministre, que ce soit le nombre d'Qutf, que ce soit votre échec sur le narcotrafic qui était votre priorité, vous aviez parlé d'un tsunami blanc et je crois que à la fois les trafics et la consommation ont fortement augmenté alors même que vous étiez premier ministre.

Zéro centre éducatif ouvert quand vous étiez premier ministre, des occuts, je le disais, qui sont qui étaient à peu près de l'ordre de 10 % d'exécutés, ça n'a pas marché. Vous n'avez pas pris ceci à bras le corps parce qu'en fait en réalité euh vous n'êtes pas intéressé par les questions de sécurité. Alors je je note peut-être par opportunisme aujourd'hui un petit virage mais vous allez pas jusqu'au bout.

Vous avez dit en début d'émission, vous n'arrivez pas à prononcer même le mot enauvagement. Pour vous, c'est trop difficile de considérer qu'il y a un enauvagement de la société. Alors encore un effort peut-être monsieur Atal, prenez conscience de la réalité et ensuite appliquer ou en tous les cas proposer des politiques.

Venez sur notre terrain. J'ai vu que vous avez bougé. Vous êtes maintenant pour la présomption de légitime défense.

Mais venez sur ce que nous vous proposons [rires] parce que ce que nous vous proposons c'est défendre les Français. C'est défendre d'abord les plus faibles. Vous sa il y a quelques années, Marine Le Pen disait il sera un moment dans le pays où il sera difficile pour une femme, un juif euh ou un gay de pouvoir vivre dans un quartier.

Et bien nous sommes à ce moment-là. Alors c'est sûr que c'est pas en s'associant à la France insoumise que vous allez protéger. Non mais c'est sûr quand on entend les propos de certains vos militants notamment les champs qu'il y a eu dans certaines reste à un niveau reste monsieur rester au niveau le niveau de choc et de violence que ça pour beaucoup de français d'entendre par la mort d'un parle de la mort d'un enfant monsieural vous êtes en train de parler de poubell de poubellez la mort d'un enfant vous allez utiliser en tout en extrapolant puisque je ne veux pas lier évidemment la mort de Louis À ma question, est-ce que vous faites vous-même le lien entre immigration et insécurité ?

Mais moi, j'ai toujours dit qu'il y avait une surreprésentation des personnes immigré, notamment des immigrants, des personnes migrantes illégales dans les fêtes délinquence. J'ai toujours dit évidemment, bah je l'ai toujours dit et donc et donc vous et alors quelle politique vous avez mis en place par rapport à ça ? On a commencé cette émission tout à l'heure, manifestement vous l'avez écouté et j'ai dit effectivement que sur les questions de sécurité, d'immigration, d'autorité, de justice, de laïcité, pour moi, c'est pas une conviction nouvelle.

Il peut pas y avoir deux en même temps et qu'on doit assumer une grande fermeté sur le sujet. On m'a plutôt d'ailleurs reproché cette ligne, je vous ai pas interrompu pendant votre longue Diatribe. On m'a plutôt reproché On m'a plutôt reproché cette ligne dans mes différentes fonctions.

Notamment, je donnais l'exemple tout à l'heure quand j'étais ministre de l'éducation nationale et que j'ai pris des mesures d'une fermeté et d'une clarté inédite pour faire respecter la laïcité et les lois de la République dans mes établissements scolaires. Un alibi vous vous cachez sur l'avenir sur l'avenir. Qu'est-ce que vous pardon ?

Qu'est-ce que vous changez l'un et l'autre sur l'avenir ? Si on prend l'exemple de la délinquence des mineurs, effectivement c'est un drame de trop et effectivement c'est insupportable et effectivement on peut pas accepter comme avec le jeune Elias dont j'ai rencontré les parents à plusieurs reprises qui s'est fait tuer à la machette pour un téléphone portable peut pas accepter ces situations. Je l'ai dit tout à l'heure, moi si j'ai un regret de projet que j'ai porté que j'ai pas eu le temps de mener à son terme à cause de la dissolution, c'est ma réforme de la justice des mineurs.

Pour aller beaucoup plus loin, être beaucoup plus ferme, beaucoup plus clair sur la délinquence des mineurs. J'ai commencé cette émission tout à l'heure en le disant, il y a une surreprésentation de la violence chez les mineurs. Il y a une violence qui se banalise de plus en plus chez les plus jeunes.

Les 13 17 ans, c'est un français sur 20 mais c'est un vol avec armes sur 3. Je le dis depuis des années et je le dis si j'ai un regret. Effectivement, c'est ce sujet la délinquence des mineurs puisque j'avais fixé un objectif, vous vous en souvenez à la tribune de l'Assemblée nationale, j'avais dit maintenant c'est tu casses, tu répares et cetera.

J'avais dit de manière très claire que je voulais un tournant de sévérité pour la justice des mineurs. J'ai préparé un projet de loi, fin de l'excuse de minorité automatique. Création d'une comparition immédiate pour les mineurs, responsabilisation des parents.

Ce projet de loi était prêt. Il devait être transmis au parlement à l'été 2024. La dissolution est passée par là.

Vous l'avez expliqué toujours avancé. Non, mais je je là-dessus. Vous nous dites j'aurais dû euh vous disiez d'ailleurs dans le Parisien non, mon mouvement politique n'a pas pris conscience sur les sujets rigens.

Vous l'avez dit, je crois, il y a quelques temps. Donc en fait, vous avez agi par et vous nous dites mais attendez, je suis en train de je vais plus loin. Vous nous dites la situation est grave, j'entends, vous faites des constats, j'entends mais vous nous dites c'est un coup c'est la dissolution qui est responsable, un coup c'est parce que vous n'êtes pas resté suffisamment de temps à Mignon.

Il y avait des choses que vous pouviez faire. Ouvrir des centres éducatifs fermés. Vous n'en avez ouvert aucun alors que vous étiez à Matignon.

Travailler sur les familles. Mois mois mais 6 mois je pouvais prendre des décisions puisque 2 mois en étant en affaire courante parce que j'avais démissionné. Je peux répondre [rires] incroyable.

Vous êtes dans une majorité depuis 10 ans. Vous êtes aux affaires depuis 10 ans. Vous êtes vous avez des Est-ce que vous considérez que vous avez raison surtout depuis ?

Mais moi monsieur j'ai pas été j'aimerais bien être en respons vu ce qu'on disait tout à l'heure sur la position sur les questions internationales si je peux juste répondre sur le répondez sur répondre beaucoup de chos génér on fait pas une revue générale Sébastien Chen pardon vraiment on fait pas une revue générale donc répondez brièvement et s'il vous plaît sans contreattaquer jusque sur ce point et on va avancer sur la question de l'immigration puisque on partait de là les hubes de renvoi c'estd le renvoi les centres de de de rétention des migrants illégaux. Je parlais et vous parliez des centres éducatifs fermés. Effectivement, je suis resté 8 mois à Matignon dont 6 mois utiles où je pouvais prendre des décisions puisque'après j'avais démissionné, j'étais en affaire courante.

Ce que j'ai pu faire en revanche et ça c'est un des éléments que j'ai lancé au moins que j'ai pu faire dans le temps qui m'a été donné, c'est lancer des mises en foyer pour des jeunes délinquants, en tout cas des jeunes qui partent à la dérive. Je m'étais d'ailleurs rendu à Nice et votre nouvel allié monsieur Sioti à l'époque il n'était pas votre allié, il cherchait plutôt à travailler avec nous euh m'avait reçu avec monsieur Estros à l'époque et on avait inauguré cette initiative de prison avait inauguré cette initiative refermer ce chapitre en avance. On peut en parler des prisons.

Premier à dire qu'il y a pas eu assis. [rires] On vous a Est-ce que vous pouvez me donner vous avez gagné des villes le RN ? Est-ce que vous pouvez me donner le nom d'une ville qui est prête à accueillir la construction d'une prison sur son territoire ?

Écoutez, il y a probablement des maires qui sont à faire. J'en sais je connais pas les territoires et les disponibilités en fronti pourrive pas à construire des places de prison mais ça c'est important parce que on a bien réussi à construire Notre Dame on peut construire des on a l'argent pour les prisons. Il faut que les ma ditesnous si les ma con Gabriel Atal qui est qui a été voté par le Parlement européen.

On on l'évoquait tout à l'heure c'est ce sont ces hubes de renvoie ces centres de rétention pour migrants illégaux. Le Parlement européen l'a voté. Il y a dans le vote beaucoup de partis de droite.

Il y a aussi les socialistes danois. Ça va de Mélonie à madame Frédéric au Danemark pour créer des centres de renvoi en dehors d'Union européenne où seraient envoyé des migrants de force où il resteraient on ne sait pas combien de temps jusqu'à ce que leur pays d'origine accepte de les accueillir. Vous avez dit tout à l'heure votre opposition à ce projet.

Vous pourrez préciser mais j'aimerais votre sentiment là-dessus. Oui, nous nous l'avons voté. C'est parce que finalement c'est un peu aussi une victoire idéologique.

On l'a voté pour essayer de faire de contrebalancer l'épouvantable pacte d'immigration qui va être l'outil qui va permettre de répartir les migrants dans toute l'Europe dans nos campagnes. Donc nous on l'a voté mais on sait très bien que c'est pas la solution, c'est pas l'alpha et l'oméga. Évidemment l'alpha et l'oméga c'est reprendre le contrôle.

C'est reprendre le contrôle. Il faudra un référendum sur l'immigration. Je vois que maintenant beaucoup viennent sur nos positions en demandant un référendum sur l'immigration.

Il y a un sondage du de CSA, je crois qui est sorti aujourd'hui disant qu'une immense majorité des Français considérait qu'effectivement l'immigration était un problème. Donc les c'est une partie une petite partie de la solution et ce n'est pas l'alpha et l'oméga mais il faut essayer des choses. Il faut tenter des choses à minima.

Moi ce que je vois dans votre logique monsieur Atal je je comprends ce que vous dites. Vous êtes toujours en fait vous voyez l'immigration comme un projet. Vous pouvez pas dire que vous pouvez pas dire le mot enauvagement.

Vous refusez. Vous êtes contre les Hub, vous êtes contre le contrôle aux frontières que l'Allemagne elle-même a repris. Vous êtes vous n'étiez pas vous n'étiez pas la semaine dernière présent pour voter une loi alors que monsieur Darmin nous a dit qu'il était favorable, une loi pour empêcher les mariages des gens de français avec des OQUTF, des gens qui sont obligés de quitter le territoire français.

Et bien euh monsieur Sioti, notre allié, a proposé une loi. Les députés du Rassemblement national étaient là, les macronistes, on leur amène sur un plateau la possibilité, on leur amène bah oui ben parce que monsieur Darman n'a pas voulu activer un article qui s'appelle le 442 qui permettait effectivement d'aller au loi elle n'est pas de monsieur Sioti, elle est de monsieur Marseille de son groupe au Sénat pas [rires] du tout de la elle vient pas du tout de la France insoumise sur le fond de Je je insirme vous avez dit elle ne vient pas de la France ins mais vous vous auriez voté cette loi parce qu'on vous a attendu la semaine dernière on a dit depuis le début Sébastien Chenu qu'on était favorable effectivement à ce que les maires il y avait pas de vote il y avait un vote qui était possible il suffisait que le ministre de l'intérieur il y avait une obstruction parlementaire pardon pardon plutôt que vous jeter à la tête par plutôt que vous jetez à la tête les circonstances du vote s'il vous plaît sur le fond est-ce que oui ou non Ça changera ou changerait quelque chose. C'est une mesure dure hein.

C'est une mesure dure mais certains l'assument ou ne l'assument pas. Qu'est-ce que ça changera ? Ah ben non, on vous dit c'est une un des élément possible mais on vous dit pas que c'est l'alpha et l'oméga du ch nous ce qu'on ce qu'on veut c'est reprendre la main sur l'immigration dans le sens où donner à travers ce que souhaiteraient les Français un référendum les possibilités de savoir qui peut s'installer en France, qui a le droit à quoi, combien de temps et cetera. c'est-à-dire faire rentrer dans la Constitution le droit des étrangers de façon à ce qu'on ne soit pas euh j'allais dire ennuyé en tous les cas que des interprétation soient faite ou empêche effectivement qu'on puisse contrôler l'immigration.

Mais moi ce que je vois c'est que vous êtes vous obsédé par l'idée de faire rentrer des gens supplémentaires et avec votre immigration choisie ou vos cotas, je sais pas comment on appelle ça. Moi je suis très inquiet parce que je pensais que vous étiez un homme moderne. Enfin je pense que vous êtes un homme moderne.

Mais quand je vois que les pays qui mettent ça en œuvre, le Canada, l'Australie, la Nouvelle-Zélande dont vous inspirez, vous avez dit le Canada, ils sont tous en train de revenir dessus. Dans tous ces pays-là, en 2026, ces politiques d'immigration choisies sont contestées tant sur le volume que sur les les effets, les hausses de loyer, le système de s en fait, ces pays-là vont revenir sur ça et vous vous êtes en train de nous dire que l'avenir de la France, c'est faire venir encore plus euh d'étrangers alors que il y a le double d'étrangers au chômage que de français. Vous pouvez faire tous les efforts que vous voulez.

C'est une réalité. Je vous ai dit des choses, c'est pas interrompu. [rires] Vous pouvez faire tous les efforts que vous voulez pour caricaturer ma vision, donner une vision qui n'est pas réelle.

Chacun se souviendra que quand j'ai été nommé premier ministre, que j'ai fait ma déclaration de politique générale, j'ai prononcé une phrase qui m'a d'ailleurs valu quelques soucis y compris dans mon parti politique. J'ai dit maintenant il faut que la France accueille moins pour accueillir mieux. Et vous avez accueilli plus accueillir pour accueillir mieux, c'est que vous avez dit des choses et vous en avez fait d'autres.

Si je peux aller au bout pour les hubs et encore une fois qui sont pas des hub c'est des camps c'està dire que c'est des endroits je sais pas monsieur Hadad avait l'air d'être d'accord le ministre des affaires endroit on va il est dans votre camp je peux aller au bout de ce que je vais dire pour que les gens comprennent bien l'idée effectivement de cette mesure que vous avez voté et que les députés de mon parti n'ont pas voté au Parlement européen c'est de dire on va créer des camps dans des pays qui ne sont pas dans l'Union européenne pour y envoyer de force des migrants qui ne sont pas de ce pays-là avec leurs enfants. des familles pour une durée indéterminée. Pourquoi est-ce que je suis contre ?

D'abord parce que moi je suis pragmatique. Ça a été testé dans plusieurs pays au Royaume-Uni Italie. Il y a des gens qui nous ont rejoint pendant l'émission et qui ont pas entendu mes explications tout à l'heure au début de l'émission.

Ça a été testé en Italie et au Royaume-Uni. L'Italie l'a testé avec l'Albanie, le Royaume-Uni l'a testé avec le Rwanda. Ça coûte 1 demi million d'euros par migrant.

C'est de l'argent qu'on pourrait mettre dans Frontex. Je peux aller au bout aller au bout. Je vais je vais venir mais je suis interrogé sur cette argument s'il vous plaît.

Allez au bout de argument s'il vous plaît. Gabriel je moi je suis pragmatique je laiss répondre s'il vous plaît. On est en premier vous avez accueilli beaucoup plus laiss répondre [raclement de gorge] même le record.

Ma position c'est accueillir moins pour accueillir mieux. Comment fait pardon comment on fait ? On se fixe des priorités.

Pour moi, maintenant, vous vous dites c'est la préférence nationale, moi c'est la préférence travail. Il faut que la le motif d'immigration en France, le premier ça devienne le travail au détriment des autres du regroupement familial. Ça veut dire que je veux baisser les motifs pour pour un regroupement familial et pour l'immigration. pas mot ça ma ligne et contrairement à vous, j'explique pas au français qu'on peut totalement se priver d'immigration qu'il y aura plus d'immigration en France zé Non mais vous vous faire vouz faire croire au français vou faire croire au français qu'on peut avoir une immigration après on lui donnera la parole finissez votre argument aussi animateur pardon je suis pas animateur mais juste vous m'interrompez toutes les moi je dis de manière très claire On doit accueillir moins pour accueillir mieux.

On doit se fixer une priorité et pour moi c'est le travail et donc au détriment du regroupement familial et de l'immigration étudiante. Et pour y arriver, on doit se doter d'outils, des quotas tous les 2 ans et un système de points pour pouvoir choisir qui vient en France et qui ne vient pas en France. Vous vous dites aux Français, vous voulez leur faire croire qu'on peut avoir une immigration zéro.

C'est ni possible ni souhaitable. Il y aura toujours besoin d'une part d'immigration ne serait-ce que pour des raisons économiques. Et par ailleurs, un pays qui considère qu'il ne peut accueillir absolument personne venant de l'étranger, pardon.

Mais c'est un pays qui a une vision assez négative, assez piètres de sa capacité, de sa force, de sa résilience et surtout de son ouverture au monde. Moi, je considère pas effectivement qu'on doit avoir l'immigration de réponse. Sébastien Chenu, s'il vous plaît.

En ce qui concerne euh l'immigration, on a pris beaucoup d'avance et vous avez contribué. Vous avez été le premier ministre qui a accueilli le plus d'étrangers sur notre territoire, en particulier des étrangers qui ne travaillent pas et qui vivent non pas du travail mais d'allocation social. Mais ça ce débat, je crois que vous saz moi je sais pas monsieur Atal si vous si vous passerez ou pas à côté de de votre destin de présidentiel mais euh on a vu ce soir votre projet et votre projet en fait c'est le bilan de la Macronie.

C'est un boulet que vous allez traîner comme ça pendant quelques mois jusqu'au moment où vous vous effacerez pour faire bénéficier peut-être de votre soutien Édouard Philippe ou alors vous effacerez pour être le marche-pied de Jean-Luc Mélenchon comme vous l'avez été en 2024 quand vous avez quand vous êtes quand vous avez retiré vos candidats pour lui. Donc s'il y a moins de députés LFI aujourd'hui qui en avait avant, c'est vous êtes le marchepied de Jean-Luc. Comme je vous ai battu en je crois que ce serait très dangereux pour notre pays que d'avoir un présent empêché d'être majoritaire en 2024 sera encore le cas.

Merci beaucoup. Allez courte conclusion puisque c'est votre émission Gabriel [raclement de gorge] Atal demain on fait je chaîne comme on dit demain c'est François Baou qui sera notre invité. Un mot de conclusion en lien avec François Bairou [rires] ou j'ai pas compris conclusion à vous à vous.

Non, bah d'abord merci pour euh pour cette émission. Ça a permis de parler de de beaucoup de sujets. Euh et c'est à l'image de moi ce que je veux porter dans cette campagne.

Moi, je veux faire une campagne de fond optimiste, positif pour le pays parce que je pense qu'on a encore nos meilleures pages devant nous à condition de s'en donner les moyens. Je fais une promesse aux Français, c'est que les générations puissent se dire demain que leurs enfants, leurs petits-enfants auront une meilleure vie que la leure. Pour ça, il faut se fixer un objectif. devenir la première puissance d'Europe en disant c'est possible si on réussit sur quatre chantiers capitaux école salaire frontières IA et qu'on résorbe deux dettes la dette publique et la dette climatique c'est possible j'ai donné plein d'exemples ce soir et pour terminer ce qui sera aussi à l'image de ma campagne et je suis aujourd'hui le seul à défendre ça comme candidat si moi un autre candidat qui va sur les plateaux et qui demande aux chaînes d'inviter la France insoumise et le Rassemblement national pour des débat assur en tout cas je le fais parce que j'irais toujours confronter mes propositions et face aux opposition Et évidemment tous les tous les bords se succèderont.

Merci beaucoup à vous d'avoir été notre invité, Gabriel Latal.