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InterviewPublic Sénat· 21 septembre 2026 21 minContradictoireActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesTravail & emploiEnvironnement & énergieInstitutions & élections

Emmanuel Maurel : " Il y a 50 nuances de gauche dans le pays " - Vidéo

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:46OuverteRéponse directe

    Pourquoi êtes-vous candidat ? Qu'est-ce que vous souhaitez défendre dans cette primaire ?

  • 2:40OuverteRéponse directe

    Avant ça, juste pour vous situer, vous avez quitté le Parti Socialiste il y a 7 ans... Aujourd'hui, vous vous situez où ?

  • 4:28OuverteRéponse directe

    Quelles mesures prendriez-vous face à la hausse des prix du carburant ?

  • 7:11FerméeÉludée

    Est-ce que vous souhaitez un retour des Gilets jaunes ? Est-ce que vous l'encouragez ?

  • 8:54RelanceRéponse directe

    Est-ce que la gauche n'a pas abandonné l'idée de protectionnisme sur la démondialisation ?

  • 11:39OuverteRéponse directe

    Que voteriez-vous sur le budget 2027 présenté par le gouvernement ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:59Invité politiqueFait
    « Je ne suis pas au Parti Socialiste. »
  • 1:06Invité politiqueFait
    « J'ai créé mon propre parti, j'ai emprunté d'autres chemins. »
  • 2:56Invité politiqueChiffre
    « 2000 adhérents à jour. »
  • 3:20Invité politiqueFait
    « La déchéance de nationalité, la loi travail, c'était douloureux. »
  • 4:57Invité politiqueChiffre
    « Il y en avait 11 aujourd'hui, il y en a 4. »
  • 8:23Invité politiquePromesse
    « Il y a l'idée d'un grand emprunt national pour décarboner. »
  • 10:14Invité politiqueFait
    « On a longtemps été un leader pharmaceutique. »
  • 12:15Invité politiqueChiffre
    « La baisse de pouvoir d'achat pour un fonctionnaire, c'est 16% par rapport au prix de l'alimentation qu'on manque de 25. »
  • 12:43Invité politiqueChiffre
    « La baisse de pouvoir d'achat pour un fonctionnaire, c'est 16% par rapport au prix de l'alimentation qu'on manque de 25. »
  • 18:32Invité politiqueFait
    « Il y a 50 nuances de gauche dans le pays. »

Temps de parole

  • Emmanuel Maurel76 %
  • Invité10 %
  • Présentateur9 %
  • ?5 %

≈ 24,9 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

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0:15
Présentateur

17 octobre prochain aura donc lieu la primaire de la gauche. Cinq candidats en liste, vous allez les voir, Raphaël Luxman, Olivier Faure, Ségolène Royal, Jérôme Gage, et vous, Emmanuel Morel, bonjour. Merci d'être notre invité, candidat donc à cette primaire, cofondateur de la gauche républicaine et socialiste.

0:30
Locuteur

On

0:30
Présentateur

est ensemble pendant 20 minutes pour une interview en partenariat avec la presse régionale, représentée par Stéphane Vernet de Ouest France. Bonjour Stéphane.

0:36
Invité

Auriane, bonjour. Emmanuel Morel, bonjour.

0:39
Présentateur

Emmanuel Morel,

0:39
Locuteur

on

0:39
Présentateur

va évidemment parler de votre programme, de votre mesure, mais d'abord pour ceux qui vous connaissent peu, peut-être parmi nos téléspectateurs, pourquoi êtes-vous candidat ? Qu'est-ce que vous souhaitez défendre dans cette primaire ?

0:49
Emmanuel Maurel

Je suis candidat parce que je pense que j'ai une voix singulière à gauche, à la fois sur la France et sur l'Europe, et donc

0:56
Locuteur

je

0:57
Emmanuel Maurel

ne suis pas au Parti Socialiste. Je l'ai longtemps été, j'ai été comme beaucoup d'électeurs déçus par le quinquennat de Hollande, j'ai créé mon propre parti, j'ai emprunté d'autres chemins, mais quand même j'ai le sentiment de l'urgence avec le risque de la victoire de l'extrême droite et la famille socialiste, parce que ça reste ma famille pour moi, je pense qu'elle a l'opportunité à l'occasion de cette primaire d'avoir une vraie discussion, un vrai débat qui nous permettra d'entraîner les Français et j'espère d'aller jusqu'au deuxième tour de l'élection

1:26
Locuteur

présidentielle pour

1:26
Emmanuel Maurel

battre Marine Le Pen.

1:27
Locuteur

Et

1:27
Présentateur

de faire entendre ces idées, enfin, j'allais dire, les socialistes, ils ne pèsent aujourd'hui pas assez dans le débat politique

1:33
Locuteur

? –

1:34
Emmanuel Maurel

Je ne dirais pas ça, d'abord il y

1:35
Locuteur

a

1:35
Emmanuel Maurel

un réseau d'élus locaux qui est très dense, les grandes villes sont dirigées par le parti socialiste, mais après… – Mais les idées du parti socialiste, est

1:45
Locuteur

-ce qu'elles

1:45
Emmanuel Maurel

infusent

1:46
Locuteur

?

1:46
Emmanuel Maurel

– Alors d'abord les idées du parti socialiste, on a un idéal commun, la République laïque, démocratique, sociale, et ça je pense les Français y sont attachés. Quand vous parlez de services publics, quand vous parlez de protection sociale, quand vous parlez de salaire, de défense du monde du travail, ça les Français, évidemment, ils entendent ce message. Et quand on voit la situation à laquelle on est confrontés aujourd'hui, la dureté des temps, le chaos du monde, le réchauffement climatique, des réponses de coopération, des réponses de solidarité, moi je pense que ça, ça parle aux gens.

Après évidemment, il faut trouver une incarnation, et puis il faut se battre, il faut se battre parce qu'on est dans un monde très violent et très polarisé, où l'extrême droite notamment progresse, regardez ce qui se passait en Allemagne ces deux dernières semaines, il faut relever la tête. Mais pour ça, il faut proposer un certain nombre de choses, et moi ce que je propose prioritairement, c'est le redressement du pays avec un grand plan d'investissement. On va

2:36
Invité

en parler, on va vous poser quelques questions sur vos propositions. Avant ça, juste pour vous situer, vous avez quitté le Parti Socialiste il y a 7 ans, vous dites que vous êtes passé par d'autres voies, vous étiez sur la liste de Manon Aubry, la France insoumise aux européennes, vous avez été élu député européenne. Aujourd'hui, vous vous situez où ? GRS, c'est combien de divisions, combien d'adhérents ? Aujourd

2:55
Locuteur

'hui, on a

2:56
Emmanuel Maurel

2000 adhérents à jour, alors j'espère qu'on va en faire rentrer un peu plus à l'occasion de cette primaire. Mais oui,

3:00
Locuteur

c

3:00
Emmanuel Maurel

'est vrai, moi, comme beaucoup d'électeurs de gauche, je me suis cherché, et j'ai cru. Est

3:04
Locuteur

-ce que vous vous êtes trouvé

3:05
Emmanuel Maurel

? Je me suis trouvé parce que je suis cohérent sur mes positions depuis longtemps. Mais c'est vrai qu'en 2019, d'abord j'avais été un peu écoeuré par la fin du quinquennat Hollande, je dois l'avouer, la déchéance de nationalité, la loi travail, c'était douloureux. Et j'ai cru en plus que Jean-Luc Mélenchon, que je connaissais bien, j'ai cru que ce serait le nouveau François Mitterrand.

3:25
Locuteur

Vous êtes

3:27
Invité

revenu de Jean-Luc Mélenchon

3:28
Locuteur

et de la France Insoumise aussi ?

3:29
Emmanuel Maurel

C'est surtout lui qui a beaucoup changé. Moi, quand j'étais un jeune militant, Jean-Luc Mélenchon, c'était vraiment le républicain, laïc, universaliste.

3:38
Locuteur

Il

3:38
Emmanuel Maurel

a incontestablement changé. En tout cas, il a infléchi

3:41
Locuteur

son discours. Il n'est plus républicain

3:42
Emmanuel Maurel

? Et en tout cas, ça m'a beaucoup déçu et décontenancé. Donc, je reste dans cette famille socialiste. Et puis, dans cette primaire, on va essayer de faire en sorte que la discussion se passe bien et que les propositions qui émergent intéressent les Français. –

3:54
Locuteur

Mais vous êtes à gauche… – C'est républicain ou

3:54
Présentateur

pas, Jean-Luc Mélenchon ?

3:55
Locuteur

Il

3:56
Présentateur

est républicain ou pas, Jean-Luc

3:56
Emmanuel Maurel

? – Il est républicain, il faut lui demander. Oui, quand même, je pense qu'il est attaché à la République. Après, on a

4:01
Locuteur

plusieurs

4:01
Emmanuel Maurel

façons d'être républicain. – Vous vous situez clairement à la gauche du Parti Socialiste, le plus à gauche du Parti Socialiste.

4:06
Locuteur

– Je ne sais pas parce que je ne suis pas sûr qu

4:07
Emmanuel Maurel

'il fallait faire le concours du plus à gauche. Mais ce qui est sûr, c'est que moi,

4:10
Locuteur

je

4:10
Emmanuel Maurel

suis attaché à des fondamentaux qui sont au cœur de la gauche. Le partage des pouvoirs, le partage des savoirs et évidemment, le partage des richesses.

4:16
Présentateur

– Allez, justement, on va parler de vos propositions, les mesures que vous prendriez si vous arrivez au pouvoir. La principale préoccupation des Français, à

4:23
Locuteur

l

4:23
Présentateur

'heure où on se parle, c'est la hausse des prix du carburant. 2,41 euros en moyenne le litre, c'est un record. Quelles mesures vous prendriez, vous, Président

4:30
Locuteur

? –

4:30
Emmanuel Maurel

D'abord, la première chose, c'est que ça va durer.

4:35
Locuteur

Je

4:35
Emmanuel Maurel

pense qu'il ne

4:35
Locuteur

faut

4:35
Emmanuel Maurel

pas mentir aux gens. Ça va durer, pourquoi ? Parce qu'il y a des guerres.

4:39
Locuteur

Ce

4:39
Emmanuel Maurel

qui est en train de se passer entre les Saoudiens va aggraver le problème, sans compter la guerre en Ukraine, le fait que les États-Unis se tournent vers le Venezuela. Donc ça va durer. Il eut fallu anticiper. Ça n'a pas été le cas. Il fallait électrifier au maximum. On a beaucoup moins de raffinerie qu'avant.

4:56
Locuteur

Il

4:56
Emmanuel Maurel

y en avait 11 aujourd'hui,

4:57
Locuteur

il

4:57
Emmanuel Maurel

y

4:57
Locuteur

en

4:57
Emmanuel Maurel

a 4. Bref, les politiques publiques n

4:59
Locuteur

'ont

4:59
Emmanuel Maurel

pas anticipé le problème. Maintenant,

5:02
Locuteur

il y a les urgences. – Les droits égaux sont

5:02
Emmanuel Maurel

fondus

5:03
Locuteur

? –

5:03
Emmanuel Maurel

Bien sûr, absolument, oui. Enfin là, ça fait quand même 10 ans que M. Macron est là. Donc ce qui est sûr, c'est qu'on ne pourra pas faire des boucliers énergétiques à chaque fois. Donc il y

5:10
Locuteur

a

5:10
Emmanuel Maurel

énergétique, la dernière fois, ça a coûté presque 70 milliards d'euros. On ne

5:13
Locuteur

peut

5:13
Emmanuel Maurel

pas le refaire à chaque fois. Donc il

5:15
Locuteur

y

5:15
Emmanuel Maurel

a des mesures d'urgence à faire.

5:17
Locuteur

Pour

5:17
Emmanuel Maurel

moi,

5:18
Locuteur

au

5:19
Emmanuel Maurel

moins faire ce que font certains de nos voisins, c

5:21
Locuteur

'est

5:21
Emmanuel Maurel

-à

5:21
Locuteur

-dire

5:21
Emmanuel Maurel

le plafonnement.

5:22
Locuteur

On

5:22
Emmanuel Maurel

négocie… – Le plafonnement des prix ?

5:24
Locuteur

–

5:24
Emmanuel Maurel

Oui, on négocie régulièrement avec les distributeurs et les rachideurs.

5:28
Locuteur

– Toujours n'y a pas

5:28
Invité

aux taxes ? 60% du prix de l'essence du carburant en France,

5:31
Locuteur

c'est des taxes ? – Le problème, c'est que

5:33
Emmanuel Maurel

vous connaissez l'état de nos finances publiques. Donc déjà, c'est compliqué, parce que si on baisse la TVA à 5, comme ça a été proposé, c'est presque 15 milliards d'euros. Donc ce n

5:43
Locuteur

'est

5:43
Emmanuel Maurel

pas simple. Et puis surtout,

5:45
Locuteur

pourquoi

5:45
Emmanuel Maurel

il y avait cette fiscalité ? C'était une politique écologique pour sortir de notre dépendance au pétrole et aux énergies fossiles. C'était ça l'idée, quand même. Et moi, je pense qu'il faut garder ça. Il faut électrifier au maximum. Pour autant, là, il y

5:59
Locuteur

a

5:59
Emmanuel Maurel

des mesures d'urgence, notamment pour les gros rouleurs. Et puis ce qui m'inquiète le plus, c'est la fracture territoriale.

6:03
Locuteur

C

6:03
Emmanuel Maurel

'est-à

6:03
Locuteur

-dire

6:03
Emmanuel Maurel

qu

6:03
Locuteur

'il

6:03
Emmanuel Maurel

y a d'un côté les gens qui vivent en métropole,

6:05
Locuteur

qui,

6:05
Emmanuel Maurel

eux, bénéficient d'un réseau de transports collectifs très dense, des transports qui sont parfois gratuits, et puis d'autres qui vivent dans des territoires périurbains ou ruraux, et là, qui galèrent. Donc là, il y a des choses à faire. J'ai vu une proposition, en arrivant ici, d'un élu du LOT qui s'appelle Rémi Branco sur le pass

6:24
Locuteur

navigo rural.

6:25
Emmanuel Maurel

Très intéressant, ça. Il dit qu'il faut mettre le paquet sur le leasing social pour les voitures électriques. Il faut que l'État investisse. Et moi, je suis pleinement dans cette logique de l'investissement. Après, il y a une chose à faire, par contre, en termes de TVA. Moi, je pense qu'il faut baisser la TVA sur l'électricité, abonnement et consommation. Ça, ça coûte 5 milliards. J'avais déjà fait la proposition lors du dernier budget, mais au moins, ça fait gagner du pouvoir d'achat aux Français. Et puis, ça donne une direction. Cette direction, c'est on électrifie. Là, on est dans un moment de crise. Et un moment de crise, c'est dur pour les gens.

Et en même temps, pour un responsable politique, ça doit être l'opportunité pour changer de politique. On ne

7:02
Locuteur

l

7:02
Emmanuel Maurel

'a pas fait avant, c'est maintenant qu'il faut le faire.

7:04
Présentateur

Vous souhaitez, parce que vous parlez effectivement de cette fracture, et vous avez tout à fait raison, aux fractures entre la France des métropoles et la France rurale, est-ce que vous souhaitez un retour des Gilets jaunes ? Est-ce que vous l'encouragez ? Vous appelez les gens à aller sur les roncs ?

7:15
Locuteur

Je

7:16
Emmanuel Maurel

ne

7:16
Locuteur

sais

7:16
Emmanuel Maurel

pas, ce n

7:16
Locuteur

'est

7:16
Emmanuel Maurel

pas un responsable politique de surcroît candidat à la primaire, de dire

7:21
Locuteur

Fabien Roussel le fait à longueur de journée.

7:23
Emmanuel Maurel

Fabien,

7:24
Locuteur

avec son

7:24
Emmanuel Maurel

tempérament et avec son enthousiasme, c'est vrai. Moi, s'il

7:29
Locuteur

y

7:29
Emmanuel Maurel

a un mouvement des Gilets jaunes, je leur parlerais, comme je l'ai fait la dernière fois, et j'écouterais leurs revendications. Et d'ailleurs, je pense que les choses auraient beaucoup changé si on avait lu les cahiers de doléances et si on en avait tiré un certain nombre de conclusions. parce que cette fracture territoriale

7:43
Locuteur

qui

7:44
Emmanuel Maurel

défigure notre pays quand même, elle était présente dans les cahiers de doléances. Il y avait plein de propositions, elles n'ont pas été prises en compte. Ça, c'est une des grandes fautes de M. Macron. Donc, je ne

7:53
Locuteur

suis

7:53
Emmanuel Maurel

pas là pour souhaiter un mouvement des Gilets jaunes, mais s'il est là, il faudra l'accompagner, il faudra discuter, il faudra échanger, il faudra surtout donner un débouché politique. Parce qu'encore une fois, la colère, elle s'exprime, mais le rôle d'un élu et d'un candidat, c'est de donner un espoir et une direction à partir de

8:11
Locuteur

ce colère. Le débouché politique, c

8:14
Emmanuel Maurel

'est qu'on change de système. À la fois, je vous le disais, pour redresser le pays, il faut investir massivement. Et moi, au cœur de mon programme, il y a l'idée d'un grand emprunt national pour décarboner, réussir la transition écologique et justement réduire la fracture territoriale, ce dont je parlais à l'instant, et puis aussi la défense du monde du travail. Aujourd'hui, on a des salariés du public,

8:35
Locuteur

du

8:36
Emmanuel Maurel

public

8:37
Locuteur

comme

8:37
Emmanuel Maurel

du privé, qui ont été malmenés depuis des années avec des salaires qui stagnent, avec un droit du travail qui a été quand même entamé par les ordonnances Macron, par les lois El Khomri. Ça, ça doit changer prioritairement les urgences.

8:49
Invité

Changer de système, votre programme,

8:51
Locuteur

c

8:51
Invité

'est démondialiser, démarchandiser, démocratiser. Démondialiser, c'était la proposition phare d'Arnaud Montebourg il y a 15 ans. Ça n

8:59
Locuteur

'a

8:59
Invité

pas formidablement bien marché, mais c'est surtout que c'est une idée qui a été beaucoup reprise par l'extrême droite, par Marine Le Pen aujourd'hui. Est-ce que la gauche n'a pas abandonné cette idée de protection, de protectionnisme en fait sur la démondialisation ? À

9:11
Locuteur

l'extrême droite. En ce qui me concerne, je n'ai jamais

9:12
Emmanuel Maurel

abandonné. J'ai été 10 ans élu au Parlement européen. Dès que je suis arrivé en 2014, la première chose que j'ai dite à la vice-présidente de la commission qui était chargée du commerce international, c'est qu'il fallait mettre des protections, notamment par rapport à l'industrie chinoise qui était déjà en train de bouffer des pans entiers de notre appareil productif. Vous

9:32
Locuteur

l'avez dit avant les autres. Je

9:33
Emmanuel Maurel

l'ai dit au même moment que Montebourg, parce que de ce point-là, il avait totalement raison. Et aujourd'hui, ce n

9:40
Locuteur

'est

9:40
Emmanuel Maurel

pas l'extrême droite. La plupart des dirigeants politiques, que

9:44
Locuteur

ce

9:44
Emmanuel Maurel

soit en privé ou en public, disent que

9:46
Locuteur

ça

9:46
Emmanuel Maurel

ne peut pas continuer comme ça. Il faut relocaliser.

9:48
Locuteur

Il y a un consensus

9:49
Emmanuel Maurel

sur le sujet. Non, il n'y a pas de consensus encore. C'est-à

9:51
Locuteur

-dire

9:51
Emmanuel Maurel

que vous avez une partie de l'élite économico-administrative qui a du mal à se faire à l'idée qu'il faille relocaliser massivement. Et puis, il

10:00
Locuteur

y

10:00
Emmanuel Maurel

en a certains. J'ai vu un économiste prestigieux l'autre fois à la télévision qui disait « Mais ça ne sert à rien des usines, ça ne sert à rien de paracétamol. Il faut miser à fond sur les biotech. » Mais en fait, il ne

10:10
Locuteur

faut

10:10
Emmanuel Maurel

pas opposer les deux. Moi, je pense qu'il faut fabriquer du paracétamol en France. On a longtemps été un leader pharmaceutique. Ça n'empêche pas d'être leader sur les biotech. D'ailleurs, dans le cadre de France 2030, que, hélas, le gouvernement s'apprête à sacrifier encore, à baisser un certain nombre de milliards, la France est très bonne sur les biotech. Elle est concurrente, les Américains. Donc, ce que je veux dire par là, c'est que la démondialisation, aujourd'hui, ça devient une nécessité parce qu'il faut sortir de nos dépendances. On en parlait sur les carburants. On est totalement drogués au pétrole et au gaz. Il ne

10:41
Locuteur

faut

10:41
Emmanuel Maurel

plus être addict et donc, il faut changer. Et nous, on a de la chance. On a une électricité décarbonée,

10:49
Locuteur

de

10:50
Emmanuel Maurel

très bonne qualité et pas chère en France grâce au nucléaire. Ça, c'est quand même un sacré avantage comparatif. Mais ça vaut pour

10:56
Locuteur

plein d'autres choses.

10:56
Emmanuel Maurel

Mais

10:56
Locuteur

donc, c'était

10:57
Présentateur

une erreur de pousser à fermer les réacteurs. C'est

10:59
Locuteur

-à-dire

10:59
Présentateur

que c'est ce qu'a fait

10:59
Locuteur

la gauche. Évidemment,

11:00
Emmanuel Maurel

je suis totalement d'accord avec vous. Mais moi, je suppose qu'on continue dans le nucléaire. Il n'y

11:06
Locuteur

a

11:06
Emmanuel Maurel

pas que le nucléaire. On a l'hydroélectrique, on a les renouvelables. Donc,

11:10
Présentateur

vous, président, il n

11:11
Locuteur

'y a

11:11
Présentateur

plus de fermeture de réacteurs

11:12
Locuteur

?

11:12
Emmanuel Maurel

Moi, président, surtout,

11:13
Locuteur

il

11:13
Emmanuel Maurel

y a de

11:13
Locuteur

l

11:13
Emmanuel Maurel

'investissement dans des nouveaux réacteurs. Et il y a un certain nombre de projets qui sont notamment à l'étude à EDF qui peuvent, oui, nous permettre de sortir de cette dépendance et puis de redevenir un grand pays industriel. Parce que c'est un drame aussi de voir ces usines qui ferment, ces industries. La France a été quand même un champion. Un champion avec un appareil de production formidable, des travailleurs bien formés, ça fait partie du projet.

11:39
Locuteur

Vous

11:39
Présentateur

parliez des milliards. Sébastien Lecornu a dévoilé les premières lignes du budget 2027. 54 milliards d'économies. Vous allez vous prononcer dessus dans quelques semaines. En l'état, que voterez-vous

11:48
Locuteur

?

11:49
Emmanuel Maurel

Là, je ne peux pas voter pour ça. D'ailleurs, c'est vraiment troublant de voir à quel point le gouvernement, alors même qu'il voit ce qui se passe sur le terrain, il continue dans une forme d'indifférence au sort des gens qui est préoccupante.

12:04
Locuteur

Il faut aussi

12:05
Présentateur

peut-être le compteur de la dette tourner.

12:06
Emmanuel Maurel

Oui, oui,

12:07
Locuteur

non

12:07
Emmanuel Maurel

mais attendez, le compteur de la dette, il en est en partie responsable s'ils n'avaient pas baissé la fiscalité. À ce point, notamment sur les plus riches ou sur les grandes entreprises, on n'en serait pas là quand même. Quand vous commencez par supprimer la taxe d'habitation, supprimer l'ISF, supprimer une grande partie de la CVAE, vous n'étonnez pas après qu'il y

12:23
Locuteur

ait

12:23
Emmanuel Maurel

un trou dans la caisse. Mais surtout, là, franchement, on ne peut pas rentrer, compte tenu de la crise, vraiment de la prégnance de l'urgence sociale. Dire, on gèle les APL, on va désindexer un certain nombre de retraites, on continue le gèle du point d'asile des fonctionnaires. Là, il faudrait qu'il

12:39
Locuteur

y ait

12:39
Emmanuel Maurel

un débat dans ce pays sur la fonction publique. Aujourd'hui, la baisse de pouvoir d'achat pour un fonctionnaire, c'est 16%, par rapport au prix de l'alimentation qu'on manque de 25. Ça,

12:50
Locuteur

ça

12:50
Emmanuel Maurel

ne peut pas durer. Bref, il y a toute une série de mesures, sans parler de, par exemple, le budget travail-emploi, j'en suis rapporteur à l'Assemblée nationale, en commission des finances, qui baissent chaque année 2 milliards, alors qu'on parle de formation professionnelle, d'apprentissage, d'insertion économique. Ça, c'est des mesures que je ne

13:06
Locuteur

peux

13:06
Emmanuel Maurel

pas supporter. Et à l'inverse, vous avez le président Macron qui a dit, par contre, pour ce qui est des plus fortunés, on ne touche rien, voire même on baisse, vous avez vu qu'on baisse la surtaxe de l'impôt sur les sociétés qui avaient été votées l'année dernière.

13:21
Locuteur

En

13:21
Emmanuel Maurel

l'État, c'est évidemment pas votable. Mais c'est surtout, c'est pas bon le pour-pays. C'est pas bon le pour-pays si on veut relancer un peu l'activité, si on veut redonner confiance aux Français dans une période très pleine d'inquiétudes et pleine d'incertitudes, il ne

13:35
Locuteur

faut

13:35
Emmanuel Maurel

pas faire un budget pareil. – C'est pas bon

13:37
Invité

pour le pays, c'est pas votable, mais est-ce que vous iriez jusqu'à voter la censure du gouvernement

13:41
Locuteur

? – Mais vous savez, je

13:43
Invité

ne déclare pas la censure a priori. – Ah ben il y en a qui le font ?

13:46
Locuteur

–

13:46
Invité

Oui,

13:46
Locuteur

ben

13:46
Invité

c'est pas

13:47
Locuteur

bon le cas. – Jean-Luc

13:47
Invité

Mélenchon, Olivier Faure,

13:48
Locuteur

enfin il y a… –

13:49
Emmanuel Maurel

Moi je pense que ce qui est important, c'est le débat budgétaire, et puis d'arriver à faire passer des choses. Ça arrive, regardez, l'année dernière, à l'issue d'un débat qui était un peu costaud, on avait fait passer le CRUS, les restaurants universitaires, à 1 euro. Les gens pensaient que c'était cosmétique. Aujourd'hui,

14:06
Locuteur

compte

14:06
Emmanuel Maurel

tenu de la pauvreté en plus en milieu étudiant, non seulement c'est un énorme succès, si j'ose dire, c'est-à

14:11
Locuteur

-dire

14:11
Emmanuel Maurel

qu'il y

14:11
Locuteur

a

14:11
Emmanuel Maurel

vraiment des queues interminables devant les restaurants universitaires, mais en plus le gouvernement lui-même reconnaît qu'il va falloir augmenter parce qu'il y

14:18
Locuteur

a

14:18
Emmanuel Maurel

un besoin.

14:19
Locuteur

Voilà,

14:20
Emmanuel Maurel

à partir des besoins, ça, ça me paraît fondamental.

14:23
Locuteur

–

14:23
Présentateur

Vous allez faire entendre vos idées dans cette primaire,

14:26
Locuteur

il

14:26
Présentateur

y aura des débats. Est-ce que cette primaire, c'est un référendum anti-Mélenchon

14:29
Locuteur

? –

14:30
Emmanuel Maurel

Ben non, pourquoi

14:31
Locuteur

? – Est-ce qu'il y

14:32
Présentateur

a deux lignes ? – Vous savez,

14:36
Locuteur

je

14:36
Emmanuel Maurel

crois que la première des choses, c'est arrêter de dire qu'on est la gauche non-mélenchoniste ou anti-mélenchoniste. On ne se positionne pas par rapport à quelqu'un, on se positionne par rapport à nous-mêmes. Moi, on se définit de façon autonome. Quand François Mitterrand, je prends cet exemple pour les plus anciens d'entre nous, il devient secrétaire national du parti après le Congrès d'Épinay, il ne dit pas comment on se positionne par rapport aux communistes, comment on se positionne par rapport à l'extrême-gauche. À l'époque, l'extrême-gauche était puissante. Non, il dit c'est quoi être socialiste aujourd'hui, quel est le projet, quel est le dessin ?

Ben, c'est exactement ce qu'il faut qu

15:06
Locuteur

'on

15:06
Emmanuel Maurel

fasse. Donc, on n'a pas à se positionner par rapport aux autres. C'est quoi être socialiste aujourd'hui ? En quoi être socialiste, c'est pertinent dans la période actuelle,

15:13
Locuteur

et

15:13
Emmanuel Maurel

moi, je le crois, quand on est confronté au chaos du monde, aux guerres, mais aussi au réchauffement climatique, à l'extinction de la diversité, à l'explosion des inégalités, ben, il faut un grand projet. C'est pour ça que moi, je dis démondialiser, démocratiser, démarchandiser, parce que je pense que sortir de la société du tout-marché, du tout-jetable, cette montagne de déchets, il faut un autre système, un autre modèle de développement, et moi, c'est ce que je vais porter avec passion dans cette primaire. Et pourquoi vous vous présentez à la

15:38
Locuteur

primaire

15:39
Invité

? Vous pensez que vous pouvez vraiment la gagner ? Ou alors, vous avez un certain nombre d'idées fortes à faire entendre

15:43
Locuteur

? C'est les deux.

15:44
Invité

Les deux. D'abord, porter des idées, c'est

15:46
Locuteur

noble. Mais vous pensez que vous pouvez gagner ? Vous

15:49
Emmanuel Maurel

savez,

15:50
Locuteur

je

15:50
Emmanuel Maurel

ne sais pas moi ce que voteront les militants, si ça va au-delà des militants.

15:54
Locuteur

Parce

15:54
Emmanuel Maurel

que là, on a une base de départ, c'est les adhérents des trois partis qu'organise la primaire.

15:59
Locuteur

Mais

15:59
Emmanuel Maurel

si les débats sont intéressants…

16:00
Présentateur

PS,

16:00
Locuteur

place publique et le

16:01
Emmanuel Maurel

vote. Voilà, PS, place publique et la gauche républicaine et socialiste.

16:04
Locuteur

Si

16:05
Emmanuel Maurel

ça intéresse les gens, si les débats sont suivis avec passion, s'il y

16:08
Locuteur

a

16:08
Emmanuel Maurel

des propositions intéressantes, s'il y a beaucoup plus de votants que prévus, tout est incertain. Vous

16:12
Présentateur

êtes confiant sur le bon déroulé de cette primaire ?

16:14
Locuteur

Sur

16:15
Présentateur

le fait que le vote se déroule de manière tranquille

16:17
Emmanuel Maurel

? Ah, le vote, oui. Je peux vous dire, on a une batterie d'experts comptables et d'huissiers de justice qui vont vérifier le déroulement des votes. Donc ça, il n

16:23
Locuteur

'y a

16:23
Emmanuel Maurel

pas de problème.

16:24
Locuteur

En

16:24
Emmanuel Maurel

plus, il faut être très vigilant parce qu'il y a tous les problèmes de cybersécurité, d'ingérence, tout ça. Donc là-dessus, on est complètement d'équerre. Après, le bon déroulement entre les candidats, vous voulez dire ? Oui,

16:35
Présentateur

c'est ma question d'après. Quand vous entendez hier,

16:37
Locuteur

c

16:37
Présentateur

'est Golan Royal qui dit que Raphaël Glucksmann, c'est un stagiaire en politique

16:40
Locuteur

? Oui,

16:41
Emmanuel Maurel

bon, son entrée en campagne, c'est ça. Ça vous fait un peu sourire quand même

16:45
Locuteur

?

16:46
Emmanuel Maurel

Non, ce qui me fait sourire, c'est Golan Royal. C'est le côté flingueuse, quoi. Bon, elle va rentrer dans le débat comme ça. Je ne

16:54
Locuteur

suis

16:54
Emmanuel Maurel

pas sûr que l'horizon d'attente des gens qui vont voter, c'est juste qu'on s'envoie quelques claques ou qu'on sorte des punchlines. En fait,

17:02
Locuteur

je

17:02
Emmanuel Maurel

pense que c'est ça. Peut-être sortir des punchlines et faire des vraies propositions qui intéressent les gens,

17:07
Locuteur

qui

17:07
Emmanuel Maurel

les soulagent dans leur vie quotidienne, tout en ayant un... Parce que ce n

17:11
Locuteur

'est

17:11
Emmanuel Maurel

pas que des mesures d'urgence. Une campagne de primaire, c

17:13
Locuteur

'est

17:13
Emmanuel Maurel

aussi... C'est quoi notre modèle de société ? C'est quoi le nouveau modèle

17:16
Locuteur

? Il n'y aura pas d'invectif de

17:17
Emmanuel Maurel

votre part ? Absolument pas.

17:19
Locuteur

Ça

17:19
Présentateur

gère pour vous ?

17:20
Locuteur

Je vais vous

17:20
Emmanuel Maurel

dire...

17:22
Locuteur

Non, mais

17:22
Emmanuel Maurel

surtout, il y a une bonne raison à cela. Moi, j'ai participé à des primaires comme militant ou comme responsable. J'avais soutenu Martine Aubry, par exemple, en 2011.

17:31
Locuteur

C

17:31
Emmanuel Maurel

'était 2011, j'ai soutenu Arnaud Montebourg aussi la dernière fois.

17:35
Locuteur

Si

17:36
Emmanuel Maurel

vous vous tapez dessus et si vous affaiblissez celui qui va gagner, après, il

17:40
Locuteur

faut

17:40
Emmanuel Maurel

ramer derrière pour expliquer que ce que vous avez dit avant finalement n'est plus vrai.

17:43
Locuteur

Vous

17:44
Présentateur

soutiendrez celui qui va gagner ? Si vous ne remportez pas la

17:46
Locuteur

primaire, vous soutiendrez celui qui va gagner ? C'est

17:48
Emmanuel Maurel

un peu l'idée.

17:49
Locuteur

À

17:49
Emmanuel Maurel

partir du moment où...

17:50
Présentateur

Ça n

17:50
Locuteur

'a

17:50
Présentateur

pas été le

17:51
Locuteur

cas,

17:51
Présentateur

la dernière

17:51
Locuteur

primaire sociale.

17:52
Emmanuel Maurel

Justement, le sort qui avait été fait à Benoît Hamon était vraiment dégueulasse.

17:57
Locuteur

C

17:57
Emmanuel Maurel

'est-à-dire qu'à

17:58
Locuteur

un moment... Il a été lâché,

17:58
Présentateur

notamment par

17:59
Locuteur

Manuel Valls ? Il a été

17:59
Emmanuel Maurel

lâché par beaucoup de gens, à commencer par Manuel Valls. Et je pense que ça a été un moment de basculement dans l'élection. Donc évidemment, si vous présentez une élection, il faut en respecter les règles. Les règles, c'est qu

18:09
Locuteur

'il

18:09
Emmanuel Maurel

y aura un gagnant ou une gagnante et qu'il faudra le soutenir. Je le ferai. Puis alors, franchement, sans problème. C

18:14
Locuteur

'est

18:14
Présentateur

Raphaël Gluck, même.

18:15
Emmanuel Maurel

Mais qui que ce soit ! Je veux dire, à partir du moment où on participe à une compétition, on accepte le verdict quand les gens votent. Vous disiez tout à

18:21
Locuteur

l

18:21
Emmanuel Maurel

'heure que

18:21
Locuteur

vous

18:21
Emmanuel Maurel

êtes à

18:21
Invité

la gauche du bloc. Raphaël Glucksmann est à la droite du bloc. S'il gagne, vous le soutiendrez sans

18:26
Locuteur

réserve. Ça,

18:27
Invité

c'est

18:27
Emmanuel Maurel

promis. J'espère qu'on est tous de gauche. C'est un peu le principe. Après, il y a différentes nuances de gauche. De toute façon, il y a 50 nuances de gauche dans le pays. Ce qui compte, c'est de faire en sorte qu'en dépit de ces nuances, on arrive à faire du compromis politique. Moi,

18:40
Invité

j'ai une autre question qui pique un peu. Imaginons, vous gagnez la primaire. C'est vous qui êtes le candidat pour la gauche sociale-démocrate. Ça n

18:48
Locuteur

'a

18:48
Invité

pas l'air de vous faire rêver. Non, non, mais ce n

18:50
Locuteur

'est

18:50
Invité

pas la question. Ma question, elle est beaucoup plus pernicieuse. Est-ce qu'il y

18:53
Locuteur

a

18:53
Invité

une chance qu'Emmanuel Morel se désiste avant la présidentielle pour Jean-Luc Mélenchon en disant qu'on a besoin d'un seul candidat de gauche ? Compte tenu de vos proximités passées avec la France

19:04
Locuteur

nationale, votre

19:06
Emmanuel Maurel

position ? Non, mais ça ne se pose pas comme ça. Moi, vous savez, ce qui m'obsède dans la période, c'est que la gauche, le problème, ce n

19:14
Locuteur

'est

19:14
Emmanuel Maurel

pas le nombre de candidats. Le problème, c'est que pour l'instant, la gauche tout mouillée, c'est 30%. Pour gagner, il

19:18
Locuteur

faut

19:18
Emmanuel Maurel

50%. Donc de toute façon, il faut s'adresser à des gens soit qui nous ont tourné le dos parce qu'ils ont été déçus par nous, notamment quand la gauche était au pouvoir, soit qui ont voté ailleurs et qui doivent revenir vers nous. Donc la question, encore une fois, il y aura un candidat socialiste comme il y aura un candidat insoumis. Ça, c'est sûr. La question, c'est comment on fait pour élargir le socle de la gauche, comment on retrouve les classes populaires qui quand même nous font défaut. On parlait notamment dans les territoires ruraux et périurbains. Ça, c'est ça qui est intéressant et c'est ça qui doit nous obséder.

19:48
Locuteur

Dernière

19:48
Invité

question,

19:48
Locuteur

c

19:48
Invité

'est... Comment on fait pour qu'il

19:49
Locuteur

n

19:49
Invité

'y ait pas 4, 5 candidats de gauche sur la ligne de départ ? Je ne

19:54
Locuteur

sais

19:54
Invité

pas si vous avez vu, mais il y a

19:56
Locuteur

eu

19:56
Invité

un conseil fédéral hier chez les écologistes qui devait se mettre d'accord sur quelle stratégie. Ils se sont compieusement engueulés et en fait, ils n'arrivent pas à trancher. On pourrait très bien avoir un Jean-Luc Mélenchon, un Emmanuel Morel, un Fabien Roussel, une Marine Tondelier et d'autres sur la ligne de

20:11
Locuteur

départ. Peut-être

20:11
Présentateur

un François Hollande.

20:12
Invité

C'est l'assurance d'être balayé, exactement, et c'est l'assurance d'en avoir aucun au second tour.

20:16
Emmanuel Maurel

Je viens de vous répondre, je ne

20:17
Locuteur

crois

20:17
Emmanuel Maurel

pas. Je crois qu'en fait, la question du nombre de candidats, ce n

20:20
Locuteur

'est

20:20
Emmanuel Maurel

pas le plus important. Le plus important, c'est la capacité de la gauche à rassembler au-delà de ce qu'elle a fait jusqu'à maintenant.

20:27
Locuteur

Le nombre de candidats, ça

20:29
Présentateur

a son importance, pardon.

20:30
Emmanuel Maurel

Ça dépend.

20:31
Locuteur

Ça vous a

20:31
Présentateur

éliminé en 2002, par exemple.

20:33
Emmanuel Maurel

En 2002, il y a eu plein d'autres raisons qui nous ont éliminés. Déjà, le fait d'avoir sous-estimé la progression du vote RN dans un certain nombre de territoires ouvriers où la gauche était jadis hégémonique et où elle ne l'était plus. On parlait de démondialisation, mais c'est ça aussi.

20:48
Locuteur

C

20:48
Emmanuel Maurel

'est-à

20:48
Locuteur

-dire,

20:49
Emmanuel Maurel

les effets de la désindustrialisation, les effets des délocalisations, du dumping social, concrètement, ça affecte la vie des gens. Si la gauche, elle ne

20:57
Locuteur

s

20:57
Emmanuel Maurel

'en rend pas compte et si elle ne trouve pas des réponses, après, elle est punie électoralement. Donc,

21:01
Locuteur

c

21:02
Emmanuel Maurel

'est ça le plus intéressant et c'est là-dessus qu'on va se battre.

21:04
Locuteur

Merci

21:04
Présentateur

Emmanuel Morel.

21:05
Emmanuel Maurel

Merci à vous et bonne journée.