Interview de Xavier Bertrand
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 70 %Attaque 10 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:05OuverteRéponse directe
Quels ont été les échanges avec les chefs d'entreprise ?
- 2:37OuverteRéponse directe
Des mesures pour sortir de la crise ?
- 4:32OuverteRéponse directe
Êtes-vous plus proche des entrepreneurs que certains membres de votre majorité ?
- 6:24OuverteRéponse directe
Sur la taxe carbone, est-ce un impôt ou une contribution ?
- 7:01OuverteRéponse directe
Remplacer un impôt par un autre, quel intérêt ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:22Promesse
« j'ai pris un certain nombre de notes et un certain nombre de sujets sur lesquels je vais prolonger avant même la fin septembre avec un certain nombre d'entre eux »
- 2:00Fait
« il faut encore aller plus loin il faut continuer il faut simplifier les rapports avec les administrations »
- 3:18Fait
« on sent bien qu'elle approche mais il se trompe pas comme nous ils disent bien que ça va mieux sur les symptômes de la crise sur les raisons de la crise mais sur les conséquences de la crise on n'a pas terminé »
- 3:54Fait
« il faut trouver des solutions ce que j'ai noté également de leur part c'est la volonté de se projeter dans l'avenir »
- 7:01Fait
« il faut transformer la fiscalité et ne pas l'augmenter et moi non plus je ne joue pas sur les mots parce que il faut quand même mieux il vaut quand même mieux taxer la pollution plutôt que de taxer le travail »
- 7:41Fait
« quand on a mis en place bonus malus automobile qu'est-ce qu'on a entendu ah ça y est on va maintenant tout se payer un malus »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
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bonjour bienvenue dans les entretiens du Medef notre invité aujourd'hui Xavier Bertrand secrétaire général de l'UMP bonjour bonjour alors on va parler d'actualité pour commencer nous sommes universités d'été du Medef où vous êtes venus rencontrer j'imagine de nombreux chefs d'entreprise quels ont été les échanges du patron du parti gouvernement en France avec les chefs d'entreprise c'est ce que vous venez chercher dans ces échanges il y a deux façons d'aborder les universités d'été quand j'étais ministre j'ai eu l'occasion d'être invité et d'intervenir tout comme conférencier comme intervenant et là chaque année quand je viens je viens aussi en tant que député de laine député de Picardie voire l'échelle d'entreprise Picard et
d'inverser les rôles en leur disant j'ai envie de vous écouter j'ai envie de vous entendre plutôt que de vous faire un grand discours et là ce que j'ai eu tout à l'heure c'est pendant deux heures un entretien très franc avec les uns avec les autres j'aurais demandé quel était leur avis le regard sur la conjoncture j'aurais demandé ce qu'il pensait la taxe carbone de la réforme de la taxe professionnelle de la question du grand emprunt et qu'ils me disent eux aussi spontanément comment il voit aujourd'hui les rapports avec les administrations et est-ce que c'est toujours la question de la simplification qui est l'une de leur revendications principales je peux dire que j'ai pas été déçu et que ça n'est pas non plus tombé dans l'oreille d'un sourd alors c'est vrai que le secrétaire
général du mouvement populaire n'est jamais très loin de l'élu des Luc local de l'élue national que je suis et j'ai pris un certain nombre de notes et un certain nombre de sujets sur lesquels je vais prolonger avant même la fin septembre avec un certain nombre d'entre eux est-ce que vous allez trouver que justement il y a aujourd'hui une cohérence entre la position de l'UMP et tout ce que vous avez entendu des chefs d'entreprise ou des choses à être franchement ils sont toujours très exigeants et ils ont raison en nous indiquant la chose suivante il me disait tout à l'heure oui vous avez réhabilité le travail l'entreprise très bien mais il faut encore aller plus loin il faut continuer il faut simplifier les rapports avec les administrations on n'est pas des
adversaires de l'administration on crée des emplois faites nous davantage confiance voilà le message que j'ai entendu alors j'ai une chance c'est que je n'ai pas fait moi les grandes écoles de la République avant d'être élu j'étais pendant plus d'une dizaine d'années entrepreneurs professions libérale et je comprends un peu mieux leurs réaction la taxe professionnelle il y en a certains qui font des très grands discours sur la taxe professionnelle ils l'ont jamais payé de leur vie moi je sais ce que ça représente la question de la simplification de la fiche de paye beaucoup de politiques n'ont jamais fait une fiche de paye de leur vie moi si donc ça me permet d'avoir ce côté pragmatique et de voir comment leurs idées leur demande on peut les traduire en projet et j'ai en plus tendance à
croire qu'un parti politique est là pour avoir des idées faire vivre des idées et les transformer en projet et pouvoir devenir réalité je crois à ça parce qu'il y a notamment les sujets comme les entreprises les fameux comment les aider à grandir comment casser les obstacles à la croissance comment casser les seuils qui existent sur les psychologiques seuils sociaux seuil sur le financement difficulté pour exporter autant de sujets que j'ai bien l'intention de faire reprendre par le mouvement populaire qui est l'UMP alors justement des mesures pour sortir de la crise vous en proposez ça fait partie de votre travail de parlementaire et aussi de secrétaire général de l'UMP aujourd'hui ce que vous avez piocher des nouvelles idées est-ce que vous avez l'impression
qu'il faut continuer est-ce que vous avez senti en rencontrant ces entrepreneurs que cette sortie de crise est la prochaine voyons on sent bien qu'elle approche mais il se trompe pas comme nous ils disent bien que ça va mieux sur les symptômes de la crise sur les raisons de la crise mais sur les conséquences de la crise on n'a pas terminé et qu'on risque d'avoir encore des difficultés pendant de nombreux mois sur le front de l'emploi sur le front du chômage d'ailleurs l'une des questions qui était posée c'est la logique du chômage partiel de garder ce lien entre l'entreprise et le salarié pour ne pas se priver de ses compétences pour lui faire reprendre son activité dès que ça ira mieux l'autre question c'est l'aide en financement il y a des entreprises
qui sont au bout de leur trésorerie et qu'il n'y arriveront plus dans quelques mois si on ne les aide pas d'où là aussi il faut trouver des solutions ce que j'ai noté également de leur part c'est la volonté de se projeter dans l'avenir de continuer à faire des projets en disant faites-nous confiance et des nous et moi je sais c'est une chose ne sont pas les politiques qui créent de la richesse ce sont les entrepreneurs et depuis 2007 nous avons voulu à la fois réhabiliter le travail le mérite l'effort réhabiliter l'entreprise mais nous avons pas terminé le travail c'est du moins ma conviction et j'avais le sentiment que je n'étais pas forcément déconnecté de leur convictions à eux également alors on a finalement l'impression que vous êtes plus proche des entrepreneurs que certains membres
de votre majorité aujourd'hui là on a vu que votre position sur le cumul des mandats avec déclencher des cris d'Orphée c'est ma conviction puis je suis pas persuadé d'être le seul à avoir cette conviction vous êtes candidat aux élections régionales pour être président de région vous êtes élu président de région vous pouvez vous occuper de la région à temps partiel je ne crois pas je ne crois pas donc moi c'est le souhait que j'exprime en tant que secrétaire général du mouvement populaire et puis je pense également parce que j'étais interrogé sur cette question tout à l'heure que la réforme des collectivités territoriales interpelle beaucoup l'échelle d'entreprise et avec un petit sourire elle me disait est-ce que vraiment vous allez faire cette réforme est-ce que
vraiment vous êtes prêt à diminuer le nombre d'élus départementaux et région donc quelque sorte il me disait chiche oui nous allons le faire pas par goût du symbole mais c'est parce que je pense qu'en France un chef d'entreprise qui veut s'implanter qui veut s'étendre mais deux fois plus de temps qu'à l'étranger pour faire vivre son projet et recruter du personnel et prendre des marchés parce qu'en France il doit aller voir le maire le président de l'agglomération le président du pays président du conseil général le président du conseil régional 5 quand les 5 s'entendent ça met deux fois plus de temps qu'à l'étranger pour voir le jour et comme dans les 5 et la 2 qui peuvent pas s'entendre le projet est mort et l'idée de la réforme des collectivités territoriales c'est de
faire plus simple un seul interlocuteur comme une intercommunalité un seul interlocuteur département région et puis la fameuse clause générale de compétences qui fait que tout le monde s'occupe de tout et donc que personne s'occupe très bien des choses il faut la faire tomber de face attribuée à chaque niveau de collectivité il faut la faire tomber de façon à ce que l'on puisse être efficace faut que les politiques deviennent efficaces plus encore les chefs d'entreprise ont cette notion d'efficacité à l'esprit il est temps qu'on soit plus efficace mais on a quand même l'impression que le cumul des mandats chez les chefs d'entreprise c'est pas qu'on incompatible avec la performance que ce soit Carlos Ghosn chez Renault Nissan d'autres conseils je connais aussi des chefs d'entreprise qui
ont des mandats des mandats patronaux comme on dit et qui s'en sortent qu'ils s'en sortent bien je crois que ce qui est très très important et voyez pour ceux qui exercent des responsabilités et qui ont des mandats de représentation c'est aussi qu'il reste dans l'entreprise je crois qu'on exerce bien des fonctions de représentation quand on est connecté au terrain parce que le terrain ne mange jamais et ça je crois que c'est une leçon qui vaut pour la politique mais qui vaut aussi pour l'entreprise vous avez raison de le rappeler alors justement on va passer maintenant à la fameuse taxe carbone ou Contribution Climat généralisée rassurez-vous d'abord parce que depuis quelques jours on a des ping-pong là-dessus il s'agit bien d'un impôt par définition
on joue sur les mots ou pas on va éviter bon alors évitons de jouer sur les mots bien sûr que c'est de la fiscalité mais je crois qu'il faut transformer la fiscalité et ne pas l'augmenter et moi non plus je ne joue pas sur les mots parce que il faut quand même mieux il vaut quand même mieux taxer la pollution plutôt que de taxer le travail ça fait des années que tout le monde le dit il faut juste passer aux travaux pratiques et ce que je crois c'est que cette taxe carbone je ne joue pas sur les mots même si bien sûr c'est plutôt une contribution énergie elle doit se faire sans augmenter la fiscalité nous avons été élus pour baisser la fiscalité j'ai pas oublié ce qui s'est dit en 2007 mais seulement je crois qu'il faut la transformer cette fiscalité et quand
nous dise pas que c'est impossible parce que rappelez-vous quand on a mis en place bonus malus automobile qu'est-ce qu'on a entendu ah ça y est on va maintenant tout se payer un malus qu'est-ce qui s'est passé les constructeurs ont changé leur modèle ils sont moins polluants ils échappent au malus et les particuliers au lieu de prendre des moteurs de 138 chevaux sont passés à 110 et puis c'est pareil et le chapeau malus celui qui paye sur malus aujourd'hui il le veut bien et bien ce sera la même chose pour cette contribution énergique taxe carbone on peut changer son comportement Christine Lagarde l'a dit il y aura une compensation donc je pense que tous les débats le ping-pong dont vous parlez tout à l'heure il a beaucoup qui joue au ping-pong aujourd'hui qui cherche
parfois un petit peu à faire peur puis vous me permettrez juste un court instant faut pas avoir la mémoire courte parce qu'en 2007 tous les candidats la présidentielle ont signé le pacte écologique de Nicolas Hulot et qu'est-ce qu'il y avait dedans la taxe carbone j'ai entendu à La Rochelle certains être amnésiques certains socialistes être amnésiques quand on prend des engagements on les tient et si vous me laissez encore quelques instants sur la taxe carbone il est important qu'on puisse aussi en France avoir cette transformation de la fiscalité mais parce que je veux aussi que l'Europe puisse présenter un front uni pour obtenir une taxe carbone aux frontières de l'Europe et que les pays qui ne respectent rien en termes environnemental eux se voient taxer
leurs produits pour entrer en Europe ça permettra aussi d'avoir une action efficace à l'échelle internationale et donc si je vous comprends bien on va remplacer un impôt par un autre où on va en tout cas diminuer un impôt pour en créer un nouveau le résultat pour tout le monde sera le même puisqu'il y aura des compensations donc quel est finalement l'intérêt de la chose mais non parce que si vous taxez ce qui est davantage polluant on aura intérêt à voir des activités moins polluantes à faire évoluer les choses mais regardez quand on parlait de l'éolien voilà quelques années tout le monde pensait que c'était une vue de l'esprit que ça ne marcherait jamais le photovoltaïque elle dit c'est bon pour les films de science-fiction pour les Californiens c'est ici chez nous il faut bien
comprendre aujourd'hui qu'il faut commencer cette transformation de la fiscalité pour avoir aussi cette transformation climatique peut pas quand même se dire que c'est un problème concret et réel et se dire on commencera plus tard ou que les autres commencent avec nous on a mis en place le Grenelle de l'environnement il faut aller au bout de la logique ce que l'on doit bien comprendre c'est que les chefs d'entreprise m'ont dit tout à l'heure s'il y a des modifications en profondeur il faut bien regarder l'impact et puis surtout surtout faites simple faites simple ce qui m'a été demandé tout à l'heure parce que la complexité les gènes et la complexité leur coûte de l'argent mais sache bien reçu merci d'avoir fait simple merci Xavier merci à vous
Xavier Bertrand