Aller au contenu
Tous les transcripts
Discours / meetingPierre Bédier· 12 janvier 2024 15 minAutoproduitFond programmatiqueLogementÉconomie & entreprisesInstitutions & électionsTransports

Cérémonie des vœux 2024 - Discours de Pierre BÉDIER, Président du Département des Yvelines

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:30Pierre BÉDIERChiffre
    « en 2023 nous aurons perdu à l'échelle des départements de l'Île-de-France 800 millions d'euros de recettes »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:09
Pierre BEDIER

monsieur le Président du Conseil Départemental des hautes scènes cher Georges Monsieur le Préfet des hautes scènes monsieur le secrétaire général de la préfecture des ivelines représentant Monsieur le Préfet empêché Mesdames et Messieurs les parlementaires mesdames les vice-présidentes et Messieurs les vice-présidents des conseils département et régionaux Mesdames et Messieurs les conseillers départementaux Mesdames et Messieurs les conseillers régionaux Mesdames et Messieurs les maire adjoint au maire et conseillers municipaux Mesdames et Messieurs les Présidents d'établissement publics de coopération intercommunale mesdames et messieurs des autorités civiles militaires et religieuses j'ai fait le Paris de n'oublier personne Mesdames et Messieurs les chefs d'entreprise Mesdames et Messieurs les fonctionnaires et en particulier nos collaborateurs mesdames et messieurs les responsables associatifs Mesdames et Messieurs chers amis nos départements George sireddy a commencé de l'évoquer entre à nouveau dans une période difficile une période qui constituera un défi pour le maintien de leur ambition au service des populations de leur territoire un défi peut-être même pour leur survie enant qu'institution pourquoi George l'a expliqué la crise immobilière structurelle que nous rencontrons qui conjugue à la fois une crise de l'offre et une crise de la demande à laquelle s'ajoute de nécessaire mais sans doute brutales adaptations liées aux questions climatiques font que nous sommes installés dans une crise d'une très grande violence les vieux de la vieille j'en vois quelquesun dans la salle enfin je ne me considère pas comme en faisant partie regarde cette situation nous non plus non mais bien sûr George avec stupéfaction en se demandant s'ils ont jamais traversé pareille tempête or nos départements franciliens tire 1/5e de leurs ressources de l'imposition de ces transactions immobilières 1/5e de nos ressources en 2023 nous aurons perdu à l'échelle des départements de l'Île-de-France 800 millions d'euros de recettes ce qui représente près de 10 % de nos ressources totales et il est probable que cet impact très lourd s'aggrave encore en 2024 cette crise financière mes chers amis ne serait pas aussi difficile à surmonter si depuis plusieurs années l'État et en particulier à l'initiative du Président de la République ne s'était engagé dans une tentative de destruction de la fiscalité locale tout a commencé avec la suppression de la taxe d'habitation un impôt créé en 1791 un impôt créé en 1791 et qui depuis 1917 représentait la base de la fiscalité communale cette suppression est une erreur profonde un contresens démocratique la taxe d'habitation était le dernier impôt direct acquitté par une partie itive de la population sa disparition justifiée par le souhait évidemment sympathique de rendre du pouvoir d'achat au français achèv de rompre le lien pourtant essentiel entre la citoyenneté et l'impôt lien essentiel dans une démocratie elle ne peut aussi qu'affaiblir et ça nous renvoie à la crise que nous évoquions la volonté et la motivation des maires pour construire de nouveaux logements alors que nous en manquons cruellement dans son discours d'il y a déjà 3 ans monsieur le Président nous avait annoncé que cette mesure n'était que le début d'une refonte en profondeur de la fiscalité locale je cite visant à garantir pleinement l'autonomie financière et locale et fiscale pardon des communes ce n'est hélas pas ce que nous avons vu ce que nous avons vu c'est en quelque sorte une politique du sapeur camamber on creuse un trou pour en reboucher un autre ça n'est pas une politique conséquente pour compenser la perte de cette taxe effectivement vous le savez l'État a transféré la taxe foncière des département qui était le dernier impôt sur lequel nous avions un pouvoir de taux pour le donner aux communes en conséquence le département et George l'a fort bien dit se trouve d'un côté avec une hausse très forte de ses dépenses et d'autre côté des recettes qui elles sont en chute libre nous n'avons donc pas d'autre solution que de réduire impérativement et immédiatement nos dépenses à moyen terme il nous faudra sans doute réévaluer nos méthodes voir comment nous pourrons faire des efforts différemment et à long terme il nous faudra enfin déboucher sur cette conception nouvelle de la démocratie locale absolument nécessaire pour faire que les petites républiques que sont les collectivités locales puissent vivre pleinement pour faire vivre la grande république c'est la la raison pour laquelle 2024 et les années prochaines ne seront pas des années faciles pour les départements et pour tous les partenaires que ce soit des partenaires publics ou associatifs alors que l'État qui n'est jamais en reste de leçon de bonne gestion vient de voter un budget 2024 en hausse de 7,2 %.

le département des ivelines a pour sa part adopté un budget en baisse de 5 % en euro courant ce qui signifie une baisse de 10 % si nous tenons compte de l'inflation cela peut paraître limité mais c'est en fait un effet un fait une baisse énorme car certaines de nos dépenses et non des moindres ne sont pas compressibles d'autres vont inévitablement s'accroître nous l'avons évoqué comme le RSA comme l'augmentation des salaires puisque il y a une augmentation du point d'indice de la fonction publique cela veut dire que cette économie de 10 % sur l'ensemble du budget va nécessiter des baisses de 20 30 40 voire 50 % dans des secteurs dont nous avons le contrôle dès cette année nous donnerons donc moins à nos communes à nos intercommunalités nous aiderons moins toutes les associations et les partenaires de nos politiques de solidarité nous construirons moins de collèges que nous ne l'avions envisagé nous investirons moins dans la santé moins dans le logement moins dans la rénovation urbaine moins dans les transports que ne l'exigeraient les besoins de notre territoire et de nos populations nous ne pourrons pas atteindre les objectifs que nous avions adoptés pour la diminution de nos émissions de gaz à effet de serre cela va engendrer beaucoup de frustration de déception de colère parfois je les comprends je les partage est-ce une bonne politique à l'évidence non existe-t-il une autre politique qu'à court terme à l'évidence non cet effort de maîtrise de la dépense est d'autant plus difficile que en ce qui concerne le département des ivelines mais nous sommes très proches en cela avec le département des Hautes scènes nous avons déjà des dépenses de fonctionnement particulièrement faibles car nous sommes très économes dans la gestion quotidienne par habitant mais cette situation une fois encore affecte pas simplement nos deux départements mais l'ensemble de la région quelques chiffres les investissements de nos départements enteign en 2022 2,6 milliards d'euros c'est davantage que la région Île-de-France deux fois et demi plus que la Ville de Paris 15 fois plus pardon de le dire monsieur le Président que la métropole du Grand Paris en 2023 et en 2024 la nécessité de poursuivre les projets déjà engagés va nous contraindre à puiser dans notre épargne et à nous endetter mais je prédis que forcément en 2025 notre capacité d'investissement sera diminué de moitié avec les conséquences économiques et sociales sérieuses que chacun devine nous avons donc développé mais George l'a dit et je n'y insisterai pas un travail important à travers le fs2i c'est-à-dire le fond de solidarité interdépartementale nous avons franchi uneétape en créant l'Association des départements d'île-de-fance pour justement essayer de faire entendre ce message là où il est nécessaire qu'il soit entendu car nous voulons peser dans les débats que ce soit les débats autour de cette question de la fiscalité locale mais comme aussi autour du Grand Paris c'est aussi avec les communes que nous formons depuis deux siècles et je voudrais y insister la base indissociable de nos institutions nous sommes interdépendants nous sommes les collectivités auxquelles les Français sont attachés communes et départements nous sommes dans cette période de crise démocratique profonde la vraie démocratie pas parce que nous serions revêtus d'une forme d'onction suprême d'une grâce jupitérienne mais à l'inverse parce que nous sommes la démocratie àortter de coup de pied au cul celle qui ne peut se permettre sans rappel à l'ordre immédiat de mé cononnaître la réalité vécue par nos concitoyens qui ne sont pas des abstractions mais qui sont de vrais gens nous sommes aussi la bonne gestion de l'argent public comme aimait à le dire cher Sophie Patrick dejan le pire des maires et meilleur gestionnaire que l'État nos dépenses ne dépassent jamais nos recettes nous réalisons plus de 3/4 de l'investissement public avec à peine 1/ diè de la dette publique ce qui est mauvais pour les départements ne peut être bon pour les communes et inversement nous sommes légitimes et efficaces ensemble pas séparément ensemble nous devrons nous élever contre ces pratiques désinvolt qui sont sont en train de tuer la décentralisation pourtant beaucoup moins avancé dans d'utres pays jacobin que chez la plupart de nos voisins honteusement sans l'annoncer peut-être même et c'est pire inconsciemment on étrangle la responsabilité locale au profit des ministères lointains des agences bureaucratiques au sein même de l'État ce mouvement s'accompagne d'une diminuation aussi déplorable des moyens de nos administrations préfectorales départementale qui partage avec nous la connaissance de territoire et des populations au profit des chelons lointains plus régionaux ou nationaux c'est absurde ce n'est pas efficace ce n'est pas ce que souhaitent les gens qui attendent d'être administrés au plus près de chez eux tout cela ne relève pas de la tambouille administrative il s'agit d'un des débats démocratiques les plus sérieux que notre société devrait avoir historiquement les libertés locales sont le creusit des libertés publiques la centralisation a toujours été l'outil et la marque de fabrique de l'absolutisme mais ce combat pour la liberté ce ne ne peut pas être conduit par les seules collectivités locales dans ce qui pourrait apparaître comme une forme de défense corporatiste nos communes nos départements ne servent pas des intérêts particuliers il forment une forme légitime importante de l'intérêt général une forme moderne également car rien n'est plus archaïque que la centralisation nous ne devons pas être les seuls à en être convaincus il est temps que tous les élus nos élus nationaux nos partis politiques nos médias nos intellectuels nos universitaires nos citoyens prennent conscience de ce qui est en train de se passer de ces bricolages incessants qui n'éclairent aucune stratégie et qui finissent par détruire dans l'indifférence générale des acquis essentiels de ce pacte républicain que chacun pourtant aime évoquer et dont tous se plaisent à déplorer la bouche en cœur l'affaiblissement en attendant dans les mois qui viennent nous allons devoir réexaminer nos priorités nos engagements nos manières de nous organiser nos façons de construire bref du soloplaafond il va nous falloir inventer une gestion encore plus frugale durablement frugale de la même manière nous allons devoir insister sur la recherche de solutions communes et d'approfondissement de nos coopérations en part particulier avec notre partenaire privilégié que sont les hautes scènes nous devrons malgré les obstacles poursuivre sans faillir le projet de la ligne 18 nord du Grand Paris Express qui a franchi un premier cap essentiel en 2023 grâce au vote unanime du conseil d'administration de la Société du Grand Paris pour en lancer les études tu as évoqué mon cher George EOL la ligne Nord sera la nouvelle frontière comme EOL l'a été et nous devrons encore et toujours associer no efforts cher Georges tant l'ouest parisien et le grand oublié des politiques publiques pour preuve le coout énorme et nousous en avons la preuve ici que nous avons assumé cher Georg pour le financement des équipements olympiques sur notre territoire pour des jeux qui sont censés être ceux de Paris mais que nous nous devions d'aider parce que chacun l'a compris ce seront d'abord les jeux en France de la France voilà pourquoi en formant d'abord des vœux personnels pour chaque et chacun d'entre vous je forme un seul vœu pour la France en 19 en 2024 que cesse le temps des mots ronflants et des bons sentiments que viennent enfin celui d'une vraie réflexion d'un vrai débat et d'une action décisive quand cette année olympique notre pays s'inspire de la devise ciselée par un grand ivelinois le baron Pierre de Coubertin et forge une ambition nouvelle d'aller plus vite d'aller plus haut d'aller plus loin tous ensemble bonne année 2024