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interviewSénat (sur YouTube)· 22 mai 2026 110 min

Audition de présidents d'université (1)

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Nous allons reprendre cette audition. Mais mes chers collègues, al je parle de mes collègues sénateurs, mais vous pourriez être aussi mes collègues. Mes chers collègues, nous avons le plaisir d'accueillir à présent plusieurs présidents de l'université.

Monsieur Camille Galape, président de l'université de Paris Saclé, monsieur Pierre Alain Müller, président de l'université de Haut Alsace et monsieur Édouard Kaminski, président de l'université Paris Ciddé. Bienvenue devant cette commission d'instance. Je j'ai pas les noms, je suis désolé.

Alors, je peux essayer de de les lire mais alors monsieur David Alice Université de R monsieur David j'avais pas votre nom alors monsieur David Alice merci c'est voilà c'est bon et monsieur Bruno Lina merci je complète monsieur Bruno Lina président de l'université de Lyon 1 et monsieur David président de l'université de Rennes je crois que j'ai j'ai cité tout le monde cette fois-ci excusez-moi voilà pardon Je je vous rappelle le cadre de cette audition. Donc c'est une commission d'enquête qui a été créée à l'initiative du groupe les républicains et dont la rapporteur est notre collègue Laurence Garnier. L'objectif est d'établir un état des lieux partagés du modèle universitaire français, je cite, et à identifier les leviers permettant d'améliorer la qualité du service public de l'enseignement supérieur dont l'université constitue le socle.

Déjà une déclaration de principe que vous apprécierez. Pour pour nous, l'essentiel cet après-midi, c'est de recueillir votre sentiment sur la façon dont vous vivez au quotidien l'université, ses joies, il y en a quelques-unes, je vous le souhaite. Et puis c'est ces difficultés aussi qui sont très présentes et dont nous avons parfaitement conscience.

Alors pour cette première table ronde, il y en aura une une deuxième demain. Nous avons choisi de de rassembler des établissements qui ont entre commun des des universités à dominantes scientifiques et c'est un point tout à fait intéressant. Euh nous euh nous sommes tous ici euh extrêmement attachés euh à notre souveraineté dans tous les domaines et notamment dans suite de la connaissance et de la connaissance scientifique qui est un enjeu euh tout à fait déterminant pour euh pour le pour le futur.

On entend de nombreux discours sur le réarmement, réarmement militaire, démographique et cetera, mais le réarmement de la connaissance et du savoir, c'est quelque chose d'absolument fondamental et je sais que vous y êtes extrêmement attaché. Nos nos nos questionnements sont multiples, je vous les rappelle très très rapidement. les forces et les faiblesses du modèle universitaire français face à la concurrence des établissements privés.

Nous en parlerons le 1er juin avec le rapporteur dont je salue l'arrivée et puis les établissements étrangers et vous vous êtes beaucoup plus que les établissements de de sciences humaines dans une espèce d'immense marché international des formations scientifiques. Comment peut-on renforcer selon vous l'excellence de l'université française ? Est-ce qu'il y a des critères fiables et consensuels pour évaluer cette cette excellence académique et de façon générale quelle est votre vision de de l'université française ?

Je vais vous proposer de nous en parler pendant 5 minutes chacun de façon extrêmement extrêmement synthétique et ensuite notre rapporteur vous proposera des des questions auxquelles vous ferez des réponses tout aussi synthétiques. Mais avant de vous passer la parole pour ce premier tour préliminaire, je dois procéder aux formalités d'usage d'une commission d'enquête. Et je vous rappelle donc qu'un faux témoignage devant cette commission est passible des prévu aux articles 434-13-14 et-15 du code pénal.

Et je vous invite à prêter serment et de dire toute la vérité, rien que la vérité, en levant la main droite et en disant je le jure. On va commencer par monsieur Alice. Je le jure.

Monsieur Galape, je le jure. Monsieur Kaminski, je le jure. Monsieur Lina, je le jure.

Monsieur Müer, je le jure. J'ai pris acte vos de prestation de serment et je vous remercie par ailleurs de nous faire part de vos de vos éventuels lien d'intérêt en relation avec le sujet. Hormis votre statut de président d'université.

Je suppose que vous n'en avez pas. Merci. Je vous rappelle enfin que cette audition est diffusée en direct sur le site internet du Sénat, mais j'imagine que comme vos collègues, vous avez déjà vu les précédentes éditions, donc vous voyez à peu près comment ça va se dérouler.

On commence par monsieur Alice. Je vous laisse environ 5 minutes. Vous avez la parole, monsieur le président.

Bien monsieur le président, madame la rapporteur, mesdames et messieurs les sénateurs, écoutez, je vous remercie sincèrement pour votre invitation et votre intérêt sur garantir l'excellence académique du service public de nos établissements d'enseignement supérieur et de recherche et nous sommes convaincus de cette nécessité. Donc je suis président de l'université de Rennes qui est riche d'une histoire ancienne 1461 Université de Bretagne 1896 université de Renn il y a 3 ans que nous l'avons transformé et recréé une nouvelle université à partir de l'ancienne université de Ren 1 droit économie gestion science et technologie ingénierie santé avec cinq grandes écoles établissement composants de fondateur l'école des haut des études de santé publique l'École normale supérieure, l'INSA, l'École nationale supérieure de chimie de Ren et Sciences pour Rennen. Nous avons aussi travaillé main dans la main avec les représentants des organismes nationaux, le centre INRI de l'université de Rennes, CNRS, INSERM, INRAE ainsi que le centre hospitalier universitaire parce que nous pensons que c'est de cette dynamique d'intégration, de rapprochement que nous pourrons relever les défis que vous avez aussi évoqué en introduction autour des souverainetés numériques, environnementales sur les transitions de santé de santé globale également. aussi des enjeux de sécurité pour notre pays.

Et donc cette université, nouvel établissement public expérimental dans ce premier temps, fruit de ce regroupement réussi, intensive en recherche, également une innovante puisque au-delà des logiques facultaires et disciplinaires, ce qui nous paraît important et en lien avec ces défis, c'est de mettre la science pour réussir ces transitions. Donc pour la Bretagne, vous savez qu'il y a un enjeu très fort sur la cybersécurité, l'intelligence artificielle, la mer. C'est aussi le sens de notre IA Cluster qui fait partie des neuf I cluster nationaux. transition environnementale et écologique avec des enjeux majeurs sur les sciences de l'eau, sur l'agriculture et la souveraineté alimentaire, sur la santé, le one et au-delà ce qui nous intéressé c'est les interactions entre numérique, environnement, santé et mettre en avant aussi les sciences humaines et sociales, le droit, économie, la gestion l'enjeu, c'est de relever ces défis interdisciplinaires, ces twin transition comme on dit en Europe sur transition numérique, transition écologique et enfin Enfin euh nous sommes en Bretagne avec des racines dans ce dans ce grand ouest aussi terre de transition mais euh la compétition pour la recherche elle est forcément internationale, vous en parliez.

Et engagé à l'Europe, engagé dans des formations internationales où nous prenons des étudiants aussi en langue anglaise et qui au bout de 3 ans peuvent après continuer dans nos masters parce qu'ils apprennent le français. Et je pense qu'il y a une dynamique extrêmement importante de rayonnement à l'international. Et notre mot commun, notre c'était ensemble transformons le monde, ensemble prenons soin du monde.

C'est cette dynamique commune que nous portons. Donc au total, c'est après la création de l'université publique expérimentale 36000 étudiants, près de 5000 personnels, près de 500 millions d'euros de budget et 200 hectares de mètres carrés avec un enjeu pour notre partie de dévolution, d'emprunt, de soutien à la rénovation. C'est un enjeu très fort sur l'immobilier universitaires scientifiques.

Et face à ces défis, nous avons besoin de recherche, nous avons besoin de science. Quand on écoute l'antairus, quand on écoute toutes les attaques en ce moment cyber, agénérative, les le climat qui constitue pour nous notre une priorité pour la santé de notre planète, nous avons besoin de recherche, nous avons besoin de science et c'est à ce à quoi nous employons. Alors, notre rôle c'est la recherche et aussi la formation.

La formation disciplinaire, mais cette formation aussi interdisciplinaire pour relever ces défis des transitions. Nous sommes très fiers aussi d'avoir des enseignants, enseignant chercheurs qui créent des start-ups, qui s'engagent aussi dans l'innovation. C'est aussi toute la dynamique des pôles universitaires d'innovation de notre fondation.

C'est un peu dans notre ADN historique. Et je voulais rappeler les chiffres euh d'ailleurs avec des méthodologies différentes. Il y a l'audiar, c'est l'agence d'urbanisme de Rennes.

Vous avez aussi des cabinets bigar. Bien pour eux par exemple 1 € investi, c'est 4 € pour le territoire. 4 € et ça on le voit dans tous nos territoires en Bretagne, l'Agnon, Saint-Malot, Saint-Brieux.

Comment est-ce qu'on permet au signe dynamique ? Et derrière chaque eur investi dans l'enseignement supérieur, bah il y a cette découverte qui peut changer une vie, il y a cette recherche. Donc pour nous, l'université ce n'est pas une dépense, c'est vraiment cet investissement pour la République qui mérite cette ambition nationale.

Nous pourrons revenir d'ailleurs sur les sur aussi les 1 % parce qu'on voit qu'on en est loin et que l'argent ne sert pas à mon avis assez à la à la jeunesse, hein. C'était aussi sur les dépenses. Je pense que on ne dépense pas assez de dépenses actives et garantir l'eccellence académique de notre pays sur l'IA, sur la cyber, sur la santé, ben c'est garantir notre souveraineté avec des budgets associés.

Et pour nous, ben c'est vrai que les questions budgétaires, vous en êtes en charge, mais ces déficits de connaissance et ces déficits de souveraineté, ils peuvent aussi être lourds de conséquence pour toutes nos générations et c'est vraiment notre notre mission et notre volonté commune à à Renn et pour l'ensemble des universités de de porter ce combat. Merci monsieur le président. Je je vais céder la parole au président Galap en lui rappelant que dans cette maison, votre université, monsieur le président, est défendu par un sénateur et une sénatrice en permanence.

Là, vous vous avez des représentants euh permanents et plénis potentiel. Voilà ce que ce que je vous demanderais peut-être pour l'intérêt de notre audition, c'est que vous vous essayez de mieux caractériser les spécificité de votre université par rapport à à celle de vos collègues. Là, on a bien compris que sur la Bretagne, il y avait une dimension territoriale qui est peut-être pas présente chez pour votre université.

Monsieur le président, je vous laisse la parole. Merci. Bonjour à toutes et tous.

Vos grâces des qualités. Oui. Alors, je vais essayer de faire quelque chose de de très court.

Je pense que effectivement l'université Paris Saint-Clé c'est un porte drapeau de de SR au niveau français, européen et et international et on a une lourde responsabilité à la tête de cette belle université parce qu'il y a des investissements très importants qui ont été réalisés par l'État sur ce plateau de sacet euh dans une configuration et je crois que l'ordonnance de 2018 n'est pas totalement étrangère à à l'existence de l'université Paris Saint-Cla puisque ça a permis effectivement de regrouper ou universités, des universités, des organismes de recherche et puis des grandes écoles reconnues au niveau national et international et constitué avec les deux universités de Versailles et Déverri, un système universitaire original et qui permet d'avoir une certaine visibilité et avoir une double ambition, une ambition d'université de recherche intensive avec tout ce que je viens de décrire, avec cet environnement scientifique et académique très fort. et en même temps avoir une ambition territoriale aussi avec des deux universités d'Evri et de Versailles pour effectivement avoir la possibilité au travers de la recherche de pointe une excellence scientifique avoir un effet d'entraînement pour que des jeunes qui sortent des des lycées aient accès à des premiers cycles dans un premier temps et ensuite accéder à des formations de très haut niveau et les amener pour un certain nombre d'entre eux vers la recherche et et l'innovation. Et donc en plus sur le territoire de Paris Saint-Cla on a un écosystème, j'ai presque envie de dire que c'est la Sicone Vallée à la française puisque nous avons des grands groupes qui ont installé des grandes entreprises qui ont installé leur centre de RED sur le territoire qui permet aussi de construire une stratégie scientifique forte de recherche et d'innovation qui permet de d'anticiper sur les évolutions les enjeux liés à au numérique à la santé, au à au développement durable, à l'environnement et cetera.

Donc là-dessus et donc on doit à la fois créer les conditions pour que cette ce projet académique continue à avancer en tenant compte de certain nombre de contraintes réglementairirees. Là quelque part, je fais un petit peu référence à parfois des difficultés de pouvoir construire des objets avec une réglementation qui parfois nous contraint d'aller dans certaine direction qui n'est pas toujours facile à à combiner. Et force de constater que il y a l'impulsion politique et après il y a la réalité administrative ou réglementaire qui vous rattrape et que parfois ça peut être un frein au développement et à l'innovation institutionnelle, je veux dire.

Et donc du coup, il faut aussi qu'on on échange beaucoup avec les collectivités territoriales, les élus pour faire évoluer aussi les institutions, les les ordonnances, les lois pour que ça soit on sera en mesure de d'avancer. Donc aujourd'hui, l'université Paris Saint-Cla est une université qui a une visibilité à l'international. On attire énormément d'étudiants internationaux dans notre université, dans tous les domaines parce qu'effectivement la la qualité scientifique est reconnue et que les relations partenariales avec les universités à l'international sont ont été établis depuis de très nombreuses années et que chaque acteur du territoire de Paris Saint-Cla œuvre dans ce sens.

Donc tout le monde va dans le même sens en fait. Donc du coup, c'est la somme de toutes ces euh ces ces forces qui euh qui permettent d'avoir euh un université aujourd'hui qui est euh qui est euh très bien classé au classement de Shanghai. Alors, c'est pas c'est pas notre boussole, hein, mais évidemment, mais euh mais quand on dit que c'est pas la boussole, mais en même temps, on est tous fiers d'avoir université dans le top 20, donc on est parfois un peu schizophrène.

Voilà. Donc c'est pas ce qui nous guide mais en tout cas c'est aussi une belle reconnaissance et c'est permet aussi de renforcer l'attractivité, la reconnaissance de la recherche française à l'échelle de l'université Paris Saclet. Donc je veux pas être trop long mais c'est vrai que vous avez compris on doit mettre en œuvre un dispositif pour que demain là dans le cadre de l'expérimentation nous sommes en train de sortir de l'expérimentation.

On avait un avis favorable du HCRS là pour sortir dans les dans les mois qui viennent. Donc c'est c'est une nouvelle assez récente. Donc ça c'est plutôt la bonne nouvelle. tout n'est pas parfait au niveau du du contenu du du rapport, mais en tout cas euh la perspective de d'avoir une une ligne de conduite et une stratégie qui soit la plus pertinente possible et et autorisée.

Est-ce que mon objectif, moi en tant que président l'université Paris Saintclet, c'est de créer des conditions pour que demain le président de l'université Paris Saint-Cla soit en mesure de de d'être sur le portebage du président de la République, du ministre de l'enseignement supérieur pour être en porte-parole à l'échelle internationale et aussi développer des partenariats avec des grandes entreprises grandes entreprises locales et créer des conditions pour que de la réussite étudiante dès le premier cycle. Voilà. Merci.

Euh je vous souhaite plutôt d'être passager avant que sur le portebageage. C'est parfois monsieur monsieur le président Kaminski, vous avez la parole. Merci monsieur le président, madame la rapporteur, messieurs les sénateurs, madame la sénatrice.

Donc merci de nous donner la parole et je je tiens d'ors et déjà à saluer le le travail de cette commission. Donc effectivement, nous avons tous écouté la la participation des des collègues. C'est très enrichissant même pour nous d'avoir ces regards croisiés sur nos objets.

Alors, je vais essayer de de ne pas faire trop de redit mais probablement que on va commencer à dire un peu les mêmes choses mais de façon un peu différente. Donc pour moi les l'excellence universitaire c'est répondre à une injonction contradictoire qui est d'accueillir et former le le plus grand nombre d'étudiantes et d'étudiants parce que nous le savons, nous sommes dans une économie de la connaissance. Il faudra demain une jeunesse capable de s'adapter aux évolutions du progrès, de développer de nouvelles compétences transverses qui suivent le rythme du monde.

Et puis il faut également développer une recherche de premier plan de meilleur niveau international pour apporter des innovations de rupture qui font que demain notre pays continuera à avoir des avancées importantes. Et ça nécessite de développer de la recherche fondamentale et d'avoir le souci de transformer cette recherche fondamentale en innovation. Alors, c'est pas forcément facile de répondre à cette injonction contradictoire.

Je pense que nous y avons réussi à l'université Paris cité. Je vais essayer de vous dire pourquoi ce cet établissement est un succès de de mon point de vue et pas seulement parce que j'en suis le président. Tout d'abord, c'est que pour répondre à cette injonction contradictoire, il faut être capable d'accueillir à la fois des formations professionnalisantes de type BUT par exemple ou bien sûr les formations de santé.

Puis il faut être capable aussi d'accueillir un grand nombre de laboratoires avec des laboratoires que vous copilotez le cas échéant avec les organismes de recherche et puis sur des thématiques qui sont mal occupées par les organismes de recherche que vous faites vivre vous-même en tant que coopérateur de recherche plein et entier capable de porter une stratégie et d'apporter des financements et une vision. Et ça ça nécessite d'avoir bah l'ensemble des disciplines qui sont réunies autour de au sein de de l'université et il faut une une taille critique pour cela pour être capable d'avoir l'omnidisciplinarité et le poids suffisant pour construire sa propre sa propre stratégie. Alors en créant l'université Paris Cité, nous avons réuniversités de de taille classique qui était l'université Paris d'Écartes et l'université Paris d'Hydro. effectivement à partir de deux universités qui étaient en dessous de la 100e ou de la 200e place à Shanghaiï, nous avons réussi comme comme Camille le disait à être visible au niveau du classement de de Shanghï.

Nous, on est à peu près à la 60e position et on continue à espérer progresser. Et ça, ça change quand même beaucoup de choses sur la vision de l'université française parce qu'avoir des champions comme ça dans ces grands classements internationals, bah ça change le regard du grand public sur les universités. Et ça, je pense que c'est que c'est important au-delà de ce classement de de Shanghai où j'aime aussi citer le classement de l'Idon parce qu'on est encore mieux mieux classé qui est le classement de l'IDEN qui mesure l'impact des publications.

Donc nous, on représente à peu près 10 % des publications à impact au sein de de l'écosystème français et on est 37e mondiale pour l'impact de ces ces publications. Ça s'est dit quelque chose de la dynamique instantanée des des établissements et surtout nous sommes d'après un classement qui s'appelle Clarivate, la 5e université au monde en terme de transfert d'innovation. Donc ça c'est très important.

Ça veut dire que les brevets qui citent les recherches fondamentales de notre université nous place au 5e niveau mondial. à savoir que la moitié de ces brevets est plutôt une moitié qui est prise en brevet défensif avec l'appui notamment du CNRS et l'autre moitié qui est prise à l'étranger. Donc valorisé quelque part en dehors de l'écosystème français.

Et je pense que ça c'est un souci en fait, c'est pas le tout d'avoir des grandes universités de recherche qui sont capables de porter l'innovation. Il faut aussi que notre système aille jusqu'au bout. Donc à parcité, on est très sensible à cette chaîne complète du transfert technologique qui va jusqu'à nos sociétés d'accélération de transfert technologique qui sont très importante pour permettre de faire vivre nos start-up.

Et récemment, on a choisi de s'adosser à à un fond d'innovation, un fond de transfert technologique pour faire en sorte que ces ces start-ups restent en France. Un soit porté par des fonds souverains français plutôt que d'aller à Boston pour quelque part créer les futurs les futures licornes. Donc c'est qu' un sujet très important.

Je pense que nos universités offrent un potentiel énorme à notre pays, mais qu'il est très important que les politiques publiques accompagnent ces universités dans la durée et les accompagne jusqu'au bout de de l'innovation. Enfin, je je terminerai peut-être par un point justement qui est lié aux politiques publiques. On aurait jamais réussi à créer l'université Parisité qui est typiquement la première université en Europe en santé à peu près qui a choisi comme signature la santé planétaire donc qui s'intéresse à la santé des populations, à la santé des sociétés et à la santé de l'environnement pour concrétiser notre impact.

Cette université à Impact, on ne l'aurait pas créé si on avait pas aidé été aidé par les initiatives d'excellence qui avaient commencé avec les laboratoires d'excellence qui ont vraiment été un objet qui ont fait consensus qui ont été expertisés qui ont démontré leur impact et ensuite les initiatives de type ou ISIT qui ont vraiment été un levier de transformation parce qu'ils nous ont apporté des financements mais ils nous ont aussi apporté une culture de la transformation, une culture de l'amélioration continue et du pilotage de nos politiques universitaires parce que nous avons rendu des comptes régulièrement sur ces ces financements qui nous étaient apportés grâce à la à la puissance publique. Et donc si j'avais un seul mot à dire, ce serait je pense que la trajectoire de l'université parité a été une réussite. J'ai conscience qu'elle a été une réussite grâce à la politique des Sicites et j'invite nos pouvoirs publics à revisiter cette politique parce que vraiment je crois que dans les dernières années, ça a été un levier de transformation et un succès incontestable.

Merci monsieur le président. Monsieur le président Lina, vous avez la parole. Merci beaucoup monsieur le président, madame le rapporteur, messieurs les sénateurs.

Alors moi je suis le petit jeune, c'estàd que j'ai été élu il y a un an donc je suis encore dans le dans l'esprit de j'ai des rapports d'étonnement assez réguliers sur ce qui se passe à l'intérieur de mon université. En sachant que cette université, elle a eu un chemin assez incroyable puisque l'université de Lyon était une seule université jusqu'en 2000 jusqu'en 1970 et en 70, il a été décidé de la séparer en trois universités. Donc c une politique nationale de séparer cette université en trois.

Et ensuite, on nous a demandé bien évidemment de faire le chemin inverse un petit peu plus tard. Euh ce qui a été compliqué pour plein de raisons, je ne reviendrai pas dessus mais en fait aujourd'hui on est face à euh sur le site de Lyon quand je quand je parle de Lyon, c'est une université qui est quand même de taille très significative. 50000 étudiants, 5000 personnels, un budget de 540 millions d'euros qui n'est pas suffisant et euh une une capacité d'innovation incroyable.

Et moi, je continue à découvrir des pépites à l'intérieur de cette université qui sont incroyables en terme de puissance, à la fois de recherche, de transfert et d'innovation. Et finalement, comme le le site de Lyon a pas réussi à se réorganiser, hein, on n pas eu d'index, on n pas eu d'autres stratégie de PE, même Camille finit par se moquer de moi là-dessus. Euh, on a quand même réussi à structurer quelque chose autour d'une commune, mais qui est la commue à l'ancienne et on arrive à organiser quelque chose et avoir un partenariat renforcé entre les différents acteurs du territoire, qu'il s'agisse des écoles ou des universités, qu'il s'agisse des Lyonnais et des Stéphanois.

Donc on a on réussi à construire quelque chose et aujourd'hui la construction elle est bottom up parce que c'est les chercheurs et c'est eux qui euh finalement sont structurants pour le pour monter ça. Et c'est un des messages que je voulais vous dire, c'estàd qu'à partir du moment où vous donnez les moyens aux chercheurs de se structurer, ils le font et ils le font volontiers et ils ont des très bonnes idées. Et la deuxième chose que que je revendique, c'est à la fois bien évidemment d'avoir la capacité de faire de la recherche de curiosité. la recherche non finalisée parce que c'est cette recherche de curiosité qui amène toutes les innovations.

Les innovations, elles sortent toutes de l'université, toujours. Ça ne sort de nul part ailleurs. Et donc c'est à partir du moment où on a des universités fortes dans lesquelles on accompagne nos chercheurs et dans lesquels on fait de l'enseignement aussi pour attirer les nouveaux et faire de la culture scientifique et ça c'est un de mes enjeux de de monter dans le domaine de la culture scientifique au niveau du territoire que on joue son rôle.

Et donc l'université Lyon est une université qui accueille beaucoup d'étudiants qui sont parfois des étudiants qui sont avec des moyens relativement modestes et on essaie de les emmener tous dans des licences, dans des masters, dans des dans des buts et cetera de façon à ce qu'on ait un panel de formation extrêmement riche. L'Uronin est une université de recherche intensive he périmètre qui est dans les sciences exactes et dans la santé. On est presque plus fort, il le sait pas que Édouard en santé.

Et on a aussi un certain nombre de leviers qui sont intéressants, c'est que sur Lyon, on a dans certains domaines qui sont les domaines de la cancéro que je partage avec Camille et dans le domaine des maladies infectieuses que je partage peut-être aussi avec Édouard, des des valeurs très fortes qui nous permettent aujourd'hui de donner de la lisibilité au territoire. Est-ce que aujourd'hui nous demande des collectivités territoriales, c'est de donner de la lisibilité dans le domaine de la recherche vis-à-vis du territoire ? Ce qui compte aujourd'hui, c'est qu'on soit capable de dessigner un avenir sur cette université.

Et ce que l'on est en train de construire aujourd'hui, c'est de monter progressivement en puissance avec l'ensemble de nos partenaires du site pour qu'on définisse un avenir lisible et que derrière on soit aussi attractif au niveau international. Et cette internationalisation, elle est clé par rapport à ce qu'on doit devenir dans le futur. C'est-à-dire que on va ouvrir des cursus qui vont être des cursus en anglais purs.

On va avoir des cursus qui vont être à la fois des cursus de masse et des cursus d'excellence. Et ces cursus d'excellence, ils vont être adossés à l'École normale supérieure avec lesquelles on va avoir des partenariats. On a d'autres cursus qui vont être adossés à des compétences qui sont ailleurs que dans Lyon 1, à Lyon 2 et à Lyon 3.

Et c'est vraiment l'ensemble de tout ceci qui va permettre de faire fonctionner le projet. Un des enjeux majeurs de Lyon, c'est que comme on a beaucoup d'outils, beaucoup de sites, beaucoup de bâtiments, 460 4700 m² de de bâtiments, c'est loin ça. Et avec 60 % de ces bâtiments qui sont à peu près dans la norme, mais ça veut dire on a 40 % qui ne sont pas dans les normes économiques normales.

Tout ceci est une charge considérable et si on veut queon puisse continuer à à accueillir nos personnels, à accueillir nos étudiants dans des bonnes conditions, il faut qu'on ait les moyens de le faire. Et tout ça rejoint sur le le problème de l'autonomie de fonctionnement et les capacités d'investissement de l'université dans son outil de production qui passe d'abord par le fait que lorsqu'on a des outils qui coûtent très cher, il faut qu'on les maintienne, il faut qu'on ait les moyens de les maintenir et quand on a des universités qui tournent autour de la recherche scientifique de sciences exactes, ça coûte plus cher qu'une recherche qui fait des sciences humaines et sociales. Je ne porte pas de jugement de valeur sur la qualité de la recherche qui est fait, mais c'est simplement c'est plus simple, c'est plus compliqué d'avoir un spectromètre de masse ou d'avoir une 7 Tesla, une 7T plutôt qu'un tableau noir et une crée.

Maintenant, les mat font des tableaux noirs et des cré et puis il y a la dimension aussi autour de de l'avenir et du futur. l'intelligence artificielle, tout ce qui concerne la la santé du futur aussi sont des enjeux qui sont aujourd'hui clés et pour lesquels on est en train de monter des partenariats particulièrement forts. On est labellisé maintenant malgré le fait qu'on a pas eu li à cluster, on est labellisé pour pouvoir développer l'intelligence artificielle en particulier dans le domaine de la santé et en ajustissant en lien avec le CHU pour que l'université héberge l'entrepôt de données de santé du CHU dans son site.

Donc c'est partenariats très fort aujourd'hui. C'est ce qu'on essaie de mettre en place. Et de nouveau aujourd'hui j'ai une feuille de route pour encore 3 4 ans.

J'ai c'est sympathique mais il y a il y a un sacré travail. Il faut absolument qu'on soit accompagné et il faut que les pouvoirs publics comprennent bien aussi les enjeux qu'il y a au sein des universités à la fois sur la massification et sur l'excellence. On doit traiter les deux en même temps.

Le président monsieur Müller, vous finissez ce premier tour de parole. Vous Merci monsieur le président, madame la rapporteur, mesdames et messieurs les sénateurs. Donc merci hein pour cette invitation évidemment.

Alors mon voisin disait qu'il est très jeune et moi je me sens aussi très très jeune parce qu'en 70 mon université n'existe pas. Donc quand on a découpé la vôtre, nous n'étions pas encore là. Donc c'est une l'université de Hutals est est née des des besoins du territoire.

Elle est fortement ancrée dans ce territoire industriel transfrontalier européen. Donc on est vraiment dans le coin de la France entre Bal Fribourg en Allemagne et Mulous en France. Elle est jeune cette université jeune et agile.

Nous avons 10000 étudiants. Donc beaucoup moins que toutes les universités qui étaient à côté de moi et elle est en croissance. Ensuite, nous croyons très fortement à la à la réussite du plus grand nombre en sachant que nous sommes sur un des territoire de la République les plus contrastés socialement.

L'indice de Ginie est de 46 046. Il y a à Mulous des populations extrêmement pauvres qui cohabitent avec des gens très très riches. Autrement dit populations qui n'ont pas le choix pour leurs enfants que de les avoir sur place pour étudier et d'autres qui peuvent les envoyer partout sur terre.

Donc ça crée une des conditions tout à fait particulières. Alors elle s'est construite donc je l'ai dit en résonance avec les le territoire au début comme une université de proximité puis très rapidement en fait elle elle est devenue transmontalière avec les liens très proches que nous avons avec l'Allemagne et la Suisse notamment au sein d'un GECT donc d'un groupement européen de coopération transfrontalière. Je crois que c'est le seul dans le monde universitaire et en gros nous avons constitué une université euh multinationale ou plurinationale entre la France, l'Allemagne et la Suisse.

Euh et tout récemment donc dans les dans les dernières années intégré une alliance européenne qui s'appelle Épicure. Nous avons une forte culture de l'innovation pédagogique. Je crois que mon université est laéate de tous les appels du PIA en ce qui concerne les l'innovation pédagogique.

L'université d'Autals a aussi été la première université à créer un centre de formation d'apprentissage universitaire en 19890. Euh aujourd'hui, j'ai 10 % de mes étudiants, un peu plus qui sont en apprentissage. Euh au-delà de ces chiffres, euh ce qui caractérise l'établissement, c'est notre très forte capacité à à accompagner des étudiants.

Et je le redis, hein, avec mon indice de génie là de 45 045 euh pour la 4e année consécutive l'université de Hutsace. et euh championne de France pour la réussite étudiante en licence. Ça veut dire que nous avons les meilleurs chiffres de réussite étudiantes en licence avec une population qui vient de très loin et nous sommes donc aussi et c'est encore plus intéressant champion de France pour la valeur ajoutée.

Donc notre capacité à faire réussir des étudiants qui sont socialement éloignés éloignés de la réussite. Alors, vous avez compris que pour nous, c'est vraiment dans l'ADN de l'université, c'était cette cette c'est dans cette ADN de réussite que nous que nous injectons énormément énormément d'attention, de moyens. Euh nous avons été aidés en cela par un NCU, donc les nouveaux cursus à l'université qui s'appelle élan et qui est venu renforcer, on va dire, la loi ORE orientation réussite des étudiants essentiellement en construisant des ponts entre les lycées, les lycées et l'université afin de faire en sorte que les étudiants n'atterrissent pas brutalement dans une université, mais qu'il y ait une transition tout à fait naturelle euh entre ces ces lycées et et l'université.

Alors, qu'est-ce que je peux encore vous dire sur cette université ? Nous nous sommes donc une jeune université. Euh la masse critique, vous avez compris qu'on ne peut pas tout faire quand on a cette taille-là.

Donc, c'est extrêmement important pour nous de définir une signature. Nous avons choisi une signature autour d'une force scientifique reconnue de l'université sur l'interaction entre les matériaux et la lumière. 80 % de l'impact français est dans mon université sur cette thématique très précise, très pointue quand la lumière permet d'agir sur les matériaux.

Et donc le défi, vous l'aurez compris, c'est d'entraîner toute la communauté autour de cette signature. Et nous avons nous voyons des de belles réussites puisque par exemple, j'ai un un géographe qui a décroché une ERC sur matériaux et sociétés. Donc ça montre que cette notion de signature fonctionne.

Alors je je voudrais quand même peut-être dire un mot sur le sur le doctorat. Je crois qu'on l'a pas encore dit. Donc le doctorat, nous sommes les seuls à délivrer le doctorat. l'université, on ne défend pas assez ce diplôme qui finalement alors on est on je vous regarde mes collègues là, nous nous sommes docteurs, ça nous a permis de devenir professeur, c'est très bien.

Euh moi j'ai un doctorat CFre par exemple, donc je trouve que c'est très très bien. Donc je passe mon temps à encourager les les entreprises et les jeunes à à se lancer dans ces formules mixtes. Je voulais finir sur ça en disant que pour nous, il faut euh, vous l'aurez compris, l'excellence, ça va de paire avec la démocratisation.

Euh et nous devons, on a la chance en France de pouvoir le faire, de faire les deux. Continuons. Voilà.

Merci. Merci monsieur le président. Madame la rapporteur, je vous cède la parole pour une série de de questions réponses.

Alors peut-être que à chaque question, il faudra que l'un de vous cinq répondent. Peut-être pas la peine de répondre les cinq à chaque fois, sinon on va pas y arriver. Madame la rapporteur.

Allez-y. Merci monsieur le président, messieurs les présidents d'université, merci à tous pour vos propos liminaires. Euh donc je vais essayer de faire des questions courtes et je vous remercie de vous prêter au jeu de la réponse courte.

Euh comme le disait le président, pas forcément tous, sauf si vous avez vraiment une réponse très différenciante à apporter. Euh on va prendre les choses au début et je prolonge les propos de du président Müller. Euh l'accès à l'université juste après le baccalauréat et ensuite on va dérouler les différentes échéances.

Euh vous avez dit dans vos propos, "Nous avons besoin de recherche, nous avons besoin de science, on rejoint infiniment vos propos." Vous l'avez dit aussi, nous avons besoin de culture scientifique, y compris chez des personnes qui ne feront pas forcément un doctorat en étude scientifique. Je crois qu'on a un vrai sujet aujourd'hui dans la société française spécifiquement et peut-être occidentale plus largement euh pour réhabiliter la science dans son ensemble.

Donc vous faites un travail formidable et merci de ce que vous faites. Euh un de vos prédécesseurs dans nos auditions disait et vous l'avez évoqué, on demande à l'université de courir plus vite que tout le monde et on lui met des sacs de sable sur le dos. Manière d'illustrer ce que vous avez dit, ce cette tension entre la massification et l'excellence.

Est-ce que dans vos universités vous avez mis en place des filières sélectives dès l'entrée en premier cycle ? Quel bilan faites-vous de ces filières ? Et seriez-vous favorable plus largement à une sélection à l'entrée en licence ?

Toute chose égale par ailleurs ? Souvent vos collègues et a raison nous répondent qu'il faut accompagner l'ensemble d'une classe d'âge et on les rejoint parfaitement. Il y a plein de manières de faire.

Vous avez évoqué, je crois que c'est vous, monsieur le président Galape, euh les licences professionnalisantes. Pour terminer avec une dernière image, certains nous disent "On a une autoroute et en fait les bretelles de sortie sont euh difficilement accessibles. On se retrouve facilement sorti du jeu, sans diplôme, sans formation qualifiante.

La moitié des étudiants qui entrent en licence ne l'obtiendront pas au bout de 3 4 ou 5 ans." Comment on traite ce problème ? Est-ce que c'est la sélection à l'entrée de l'université ?

Est-ce que c'est les dispositifs d'accompagnement ? Vous l'avez évoqué tout à l'heure également. Comment vous voyez cette difficulté là ?

Nous, notre sujet c'est que l'ensemble des étudiants bénéficient d'une formation qui ensuite leur permettra de s'insérer sur le marché du travail et d'avoir une vie active sereine et épanouie plutôt que quelque chose de qui est parfois déceptif puisque les universités quand elles ne sélectionnent pas a priori sélectionnent souvent par l'échec. commencer très rapidement. Donc je pense que ça sera partagé par les par les collègues présidents, mais je pense que nos universités sont sélectives.

Donc j'ai récupéré quelques chiffres pour pas citer mais sur parcours supo, c'est sélectif. Voilà. Donc euh on et et Parcours Suponne plutôt bien, même si elle nécessite encore plus d'accompagnement, mais c'est quand même une plateforme qui offre un grand choix aux étudiants et qui permet quand même aujourd'hui d'avoir une amélioration des taux de réussite parce que les étudiants grâce à Parcours pour des informations sur ce qui est attendu, même si je sais que ça peut être clarifié et cetera.

Donc je voudrais commencer par un petit plédoyer pour parcours sup qui permet je pense de dépasser cette question de faut-il des licences sélectives ou pas parce que de facto aujourd'hui nous nous avons des étudiants qui viennent à l'université parce qu'ils l'ont choisi et qu' qui savent pourquoi il ils viennent. Après de mon point de vue l'université doit être certes le lieu de la confirmation. Donc ce que je veux dire c'est voilà, vous avez une jeune étudiante qui a choisi les mathématiques, elle vient à l'université pour faire des mathématiques, elle fera des mathématiques probablement jusqu'au master voir jusqu'au doctorat.

Et puis vous avez d'autres étudiants qui ont besoin de rebond, c'est-à-dire un étudiant veut faire du droit mais de facto au lycée, il n'a pas connu ce que c'était que de faire du droit. Il fait une première année à l'université, il découvre le droit. D'abord, c'est très difficile.

C'est une tournure d'esprit qui est qui est quand même spécifique et puis c'est quand même des grosses coortes d'étudiants qui sont pas forcément accompagner aussi strictement que dans d'autres que dans d'autres formations. Et c'est normal que ces étudiantsl aient droit à un rebond et qu'ils prennent le temps à l'université d'aller choisir une deuxième formation qui sera peut-être différente et c'est tout à fait tout à fait normal. Mais plus largement, je pense qu'aujourd'hui notre jeunesse a besoin d'un temps de maturation.

Je crois qu'on est moins mû aujourd'hui à 18 ans qu'on était il y a quelques années et je crois que l'université doit rester ce lieu où on peut arriver à maturation. Je sais que c'est un coût pour l'état d'accueillir des jeunes qui au bout d'un an ne réussissent pas, redoublent ou se réorient. Mais je pense que ce coût s'il leur permet de s'orienter, de retrouver leur voix y compris en dehors de l'université, c'est quand même infiné, un investissement plutôt favorable pour l'État.

Et je crois qu'aujourd'hui, on a des jeunes qui se résolvent à quitter l'université pour faire des parcours d'excellence et de réussite dans un milieu plus professionnel sur d'autres types de filières. Et je dirais pas que c'est déceptif pour eux, mais c'est très difficile aujourd'hui encore dans notre système de choisir une formation très professionnalisante alors qu'on a eu un bac général et et on va d'abord à l'université et entre guillemets on tente sa chance et parfois on peut quitter l'université sur un échec mais qui finalement va ouvrir sur sur une autre carrière et on a tous dans notre environnement des jeunes qui ont pas passé de très bons moments à l'université mais qui ont su rebondir sur d'autres types de formations professionnalisantes et qui aujourd'hui sont très heureux dans leur métier. Je pense que c'est ça qui compte, c'est d'être capable de voir un petit peu le temps long et la trajectoire des des individus.

Et je crois qu'aujourd'hui, on vise trop l'analyse de la réussite à partir du parcours étudiant. Je trouve que ce serait plus intéressant de la mesurer à partir du parcours de de l'employé, du professionnel pour voir d'où il vient parce que je crois que c'est c'est ça qui est important et on verrait que très souvent ce parcours qui a amené à l'emploi, il a eu un passage par l'université parce qu'il a besoin d'un espace où on est porté à à maturation et si c'est pas l'université qui le fait, il faudra bien un endroit quand même où ça se où ça se passe. Merci.

Euh vous avez raison de d'évoquer ces ces cette nécessité de maturation de la jeunesse. D'autant plus que il semblerait, on est en train d'essayer d'avoir confirmation, que les étudiants français soient en moyenne 3 ans plus jeunes que les étudiants internationaux dans leur ensemble. ce qui interroge euh parce qu'on n' pas de passerelle, parce qu'on a un système qui est différent, mais cette question de l'âge évidemment entre 18 et 21 ans, on n'est pas tout à fait les mêmes.

Euh merci, merci pour ces éléments. Euh peut-être on va passer directement, sauf s'il y a des des des remarques différenciantes, à la question du doctorat puisque vous êtes en plus des universités à dominante scientifique. On constate en France un faible taux d'orientation d'étudiants vers les doctorats par rapport là aussi à d'autres pays comparables.

Comment est-ce que vous expliquez cette faiblesse du taux de transformation de l'essai après le master 2 ? Pourquoi si peu d'étudiants, en tout cas trop peu, à nos yeux s'orientent vers le doctorat ? Je faire une réponse.

Tu as une réponse ? Je je pense que la la question du pourquoi si peu d'étudiants euh vont vers le le doctorat, c'est que déjà le doctorat, le diplôme de doctorat n'est pas suffisamment reconnu à sa juste valeur dans l'ensemble des entreprises. Ça le premier élément.

Deuxè deè élément, c'est que euh lorsque vous faites un bac + 8, euh ça veut dire que sur la durée, il faut pouvoir financer vos études et que les modalités de financement aujourd'hui pour effectuer un doctorat, en fonction des disciplines, c'est plus ou moins facile d'obtenir un contrat de de doctorat pour financer cette durée d'étude post master et euh partout dans le monde, le doctorat est un diplôme reconnu aux États-Unis, au Canada et cetera et c'est vrai que on peut regretter que ce diplôate ne soit pas suffisamment reconna. Deuxème élément, c'est que dans les entreprises, comme dans l'enseignement supérieur d'ailleurs lorsque vous avez fait des études à bac+ 8, on a un doctorat, le niveau de salaire des anciens chercheurs, des chercheurs, des personnes qui vont s'engager dans la recherche, ce sont souvent des gens passionnés. Il y a beaucoup de jeunes qui auraient envie d'aller vers de la recherche mais quand vous leur offrez des salaires qui ne sont pas à la hauteur de ce qu'il pourra avoir en ayant un diplôme d'ingénieur pour entrer dans une entreprise, c'est vrai que ça peut être la réflexion peut être vite la décision peut être vite prise par rapport à cet engagement sur la recherche. qui a un vrai sujet de reconnaissance du diplôme de de de réfléchir au modèle économique et puis aux modalités de salariat des des différents des différents grades et des différents niveaux et notamment le doctorat et je pense que si on arrive à à et d'ailleurs dans le cadre des de l'université Paris par exemple le fait d'avoir mis en place des graduate school mobiliser les organismes de recherche à l'intérieur des graduate school embarquer un certain nombre de de jeunes vers la recherche pour essayer d'aller le plus loin possible avec des une capacité d'innovation lorsqu'ils arrivent dans l'entreprise sur des questions liées aux ruptures technologiques.

On parlait de recherch d'avant tout à l'heure et tout ce que ça apporte comme compétence et adaptation. C'est vrai que dans des entreprises qui recrutent beaucoup de docteurs, des grandes entreprises notamment qui ont des centres de se nourrissent de nos étudiants qui sortent de nos universités pour pouvoir déployer des des des innovations qui sont transformantes pour la société. Donc là-dessus, je pense qu'il faut pousser au maximum pour essayer de valoriser davantage ce diplôme.

Pardon ? Ouai, juste pour compléter, je pense que cette cette enfin, il faut vraiment prendre aujourd'hui quand un docteur sort de l'université et qu'il est sur le marché du travail en en concurrence avec un ingénieur qui sort d'une, il matche pas et c'est incompréhensible puisqu'en fin de compte, il a un niveau un niveau de qualification supérieur. Deux raisons pour ça.

Les écoles sont très faux pour très fortes pour pour leur réseau d'alumnie que les universités ne font pas assez bien. Et la deuxième chose, c'est que certaines universités arrivent à développer des liens avec des industriels pour lequel j'en ai moi deux en tête d'industriel qui qui travaillent avec Lyon. Ils nous disent "Mais vos doctorants d'une manière générale, ils sont différents des ingénieurs qui sortent des écoles.

C'est pas la même chose, c'est complémentaire. Et c'est indispensable d'alimenter notre RED avec des doctorants qui ont un mode de pensée scientifique parce qu'ils ont une éloration du mode de pensée scientifique pendant 3 ans de plus que ceux qui ont fait simplement en master et qui permet d'avoir finalement une capacité d'innovation beaucoup plus importante. Et quand on arrive à avoir des doctorants qui dans le cadre des des c'est pasin mais ce que tu ce que tu disais sur les graduettes initiatives, c'estd qu'en fait on va être capable de d'expliquer aux industriels quels sont les parcours de formation que suivent les doctorants.

Et ça ça va simplifier la lisibilité de ce que représente le doctorant par rapport à ce qu'il a fait dans son passé. Et donc on va avoir une trajectoire qui va être beaucoup plus lisible. Et ça c'est un enjeu majeur sur lequel aujourd'hui je crois que beaucoup d'universités capitalisent.

Oui, on a parlé de reconnaissance. Je pense que le diplôme effectivement n'est pas assez reconnu. On parlait de l'Allemagne, du Canada, mais que nous avons un travail à faire parce que la loi de programmation pour la recherche a quand même augmenté le niveau de rémunération des doctorants et ça je pense que cétait une excellente initiative.

Ce n'est pas assez connu. Et par rapport au parcours, l'initiative par exemple sur les ambassaderies, c'est ambassadeur du doctorat. Euh moi, j'ai eu le plaisir là de d'échanger avec une nouvelle ambassadrice du doctorat en Bretagne partir d'un DUT en science et génie du matériau après rejoindre une école d'ingénieur en Normandie, continuer après par une thèse en électronique, rejoindre un centre d'expertise des structures matériaux navales de Naval Group et aujourd'hui elle y coordonne et réalise toutes les études.

Et bien ça au moment où on veut aussi que les femmes s'engagent pour les sciences à des postes élevés. Je pense qu'on a besoin de témoignag comme cela pour montrer que c'est possible et dans tous les cursus où elle est allée le but BUT, l'ENCAN, l'université et qu'elle puisse témoigner et je pense que cette campagne positive de communication nous aidera et et je pense aussi beaucoup aux femmes et à la science. Les autres pays reconnaissent la valeur du diplôme de doctorat dans les universités françaises.

Donc ils viennent de l'étranger pour faire des doctorats chez nous et ce sont des ensuite des véritables boosters de leur économie à l'échelle locale quand ils retournent dans leur pays. Voilà. Donc ça c'est quand même merci.

On on disait c'est le petit côté fcante du doctorat français. Voyez la bonne école de formation et puis après ils s'en vont tous et nous on descend en Ligue 2. Euh je brive aussi parce que bon chacun euh Merci messieurs présidents.

Euh on va maintenant aborder une question sur les droits d'inscription. J'aimerais vous entendre les uns et les autres sur euh votre regard sur l'augmentation des droits d'inscription. Premer point et euh l'application ou non dans vos universités respectives des droits d'inscription différenciés pour euh les étudiants extracommunautaires.

Ces deux points s'inscrivent dans une réflexion de notre part qui n'a absolument pas vocation, et je le précise, à régler les problèmes de financement de l'université française, ni à permettre à l'État de baisser les financements qu'il vous octroi. Je crois que c'est important de le préciser parce que cette question des droits d'inscription arrive souvent concomitamment à des difficultés financières que vos établissements rencontrent. Donc partons du principe, en tout cas, c'est ce que nous souhaitons et c'est la façon dont nous réfléchissons aujourd'hui, que l'État n'enlèvera pas 1 € aux universités françaises, qu'en revanche l'augmentation des droits d'inscription dans une mesure raisonnable pourrait apporter un peu plus de ressources à vos universités, même si on sait qu'il pèse peu actuellement dans vos budgets.

Même question sur les droits d'inscription différenciés, les appliquez-vous ou non ? Et pouvez-vous nous préciser les raisons de ce choix ? Allez-y, monsieur Kaminski, je peux commencer sur la question des droits différenciers.

Donc à parcité, on n'applique pas les droits différenciés parce que nous n'étions pas jusqu'à présent à 10 % d'étudiants étrangers. Donc on ne déclenchait pas le seuil où cette application était obligatoire. Mais plus largement, nous avons dans nos laboratoires de recherche 50 % d'étudiants qui sont étrangers.

La voie préférable et préférée, c'est que ces étudiants soient accueillis dès le master. Parce que réussir son master, c'est vraiment entre guillemets le crash test pour réussir les thèses. Les thèses sont courtes aujourd'hui he surtout en science, c'est 3 ans.

On a tous l'envie d'avoir un étudiant qui vient faire un premier stage dans le labo en master et on voit comment il se comporte en recherche au-delà de sa réussite académique. Donc déjà nous appliquer ces droits différenciés alors que on fait des bourses d'excellence pour accueillir des étudiants dans nos graduate school pour qu'ils viennent dès le master faire leur doctorat ensuite ça ça n'aurait pas de sens et c'est pas compris par notre communauté. Deuxième point, nous avons en licence des étudiants étrangers qui sont beaucoup par exemple sur nos parcours mathématiques, informatique parce que ce sont des disciplines sur lesquelles on a du mal à attirer les étudiants français.

Or, c'est une attente de la France de disposer de spécialistes de mathématiques appliqué et d'informatique. Aujourd'hui, on le sait. Donc quelque part, si on applique les les frais différenciés, on va faire diminuer le nombre d'étudiants dans ces dans ces filières et on répondra moins aux attentes de la nation.

Donc pour moi, il y a un peu une au niveau de paricité en tout cas, je l'ai dit tout à l'heure, on est une université à impact. Cet impact c'est notamment attiré des étudiants utiles pour le pour le pays et donc les frais différenciés me paraissent un peu contradictoires. Après au niveau des droits d'inscription en tant que tel, moi je fais partie des présidents qui sont très attachés à la gratuité et à l'égalité de l'accès au à l'enseignement supérieur et à la recherche.

Je pense qu'une des raisons de l'échec malheureusement c'est que nos étudiants passent du temps à travailler en dehors de de l'université. Je préférais qu'on a un modèle façon Danemark, je vous le dis très sincèrement où l'État réfléchit à la façon dont il peut accompagner les les étudiants avec des systèmes de de bourses presque des allocations d'études avec des engagements à réussir plutôt que d'avoir des étudiants qui font des petits boulots le soir pour s'en sortir surtout à Paris où la vie est extrêmement chère. Donc je pense que notre université en tout cas a les moyens d'aller chercher des ressources propres ailleurs.

J'ai parlé de l'innovation. Moi, je préférerais qu'on valorise au maximum nos brevets, qu'on fasse des start-ups qui deviennent des licornes. Je préfère qu'on développe la recherche partenariale grâce à l'attractivité de nos laboratoires, que l'on fasse de la formation tout au long de la vie où effectivement conforme nos chirurgiens aux nouvelles technologies et les chirurgiens peuvent se permettre de dépenser de l'argent pour se former à ces nouvelles technologies plutôt que de faire un poids plus fort sur les les droits d'inscription.

Je pense c'est vraiment la la dernière chose qu'il faut faire parce que je vois toutes les externalités négatives de cette de cette mesure. Voilà. Donc moi, j'y suis assez assez opposé et c'est le fruit d'un raisonnement plus que d'un attachement à des valeurs dont je pourrais vous parler par ailleurs, mais je parle, j'essaie de parler en tant que président d'université et pas forcément en tant qu'individu.

Merci monsieur le président. Ce qu'on entend beaucoup aussi de la part de certains de vos pères ou de la part des Français eux-mêmes, c'est le signal prix négatif qui est parfois diffusé par les droits d'inscription. on peut parler de quasi gratuité euh et qui peut aussi détourner certains français de l'université au bénéfice de l'enseignement supérieur privé lucratif qui coûte très cher pour des qualités de formation très hétérogène.

Je crois que tout le monde en conviendra. C'est aussi une réflexion. Ce signal prix négatif, il interpelle quand les Français vous en parlent.

Une autre. Oui, terminez si vous voulez monsieur le président et puis après on prendra une ou deux autres réponses. Je je me permets de de parler d'un d'un projet que nous portons avec Sorbon Université qui est la Sorbonne à Abu Dhabi.

Sorbon Abu Dhabi où les diplômes sont des diplômes que nous délivrons, des diplômes français qui sont payants avec des tarifs très importants. Sauf que l'émire offre à tous les étudiants une bourse équivalente. C'est-à-dire que les étudiants ont conscience du prix du diplôme et ils ont conscience de l'effort que l'État fait pour qu'ils aient accès à ce diplôme.

Donc c'est c'est un jeu à somme nul mais en terme de communication, de prise, de conscience de ce que c'est, je pense que ça que ça change tout. Merci monsieur le président. Allez-y, monsieur Alice.

Oui, pour notre position en fait, je m'étais engagé lors de mon mandat aussi à développer l'international et nous avions en fait bah nécessité de moyens. Il y a eu un projet d'emblé, j'étais une fonction précédente sur un projet des rassous Moundus. Quand vous avez effectivement des projets comme cela en langue anglaise avec des universités partenaires, ils sont d'emblés des diplômes internationaux très attractifs.

Et lorsque nous faisons actuellement une nous avons une vingtaine de parcours en langue anglaise compte tenu du temps d'investissement des parcours internationaux, là cela me paraît logique qu'il puisse y avoir un coût. Et nous avions fait pour donner un signal positif et de mobilité pour nos étudiants en interne qui des fois ne se sentaient pas capable. on l'avait rendu au prix normal.

C'estd que nous voulions que les étudiants d'université de Rennes qui puissent eux-mêmes candidater dans ce master à moundus. Dans ce cas-là, il ne payent pas le prix le plus fort. Et je pense que ça c'est un facteur extrêmement important de modernisation par l'international.

Concernant les frais différenciés, on a une position un peu différente entre les souvent les deux extrêmes. C'estàd en fait il y a actuellement mais il y a il y a cette volonté de de ne pas faire et puis il y avait la volonté d'aller au tarif maximum. Nous nous avions un enjeu, vous avez parlé de signal prix, moi j'ai un enjeu de signal qualité.

Il y a ce qu'on appelle label bienvenue en France, il y a un centre d'étoile, il va falloir mettre des services, des services qui ont un coût. Alors, je suis comme mon collègue de de Lyon ou de Mulous, on avait pas dans 10x ou 10 pour d'emblé refinancer. Donc, il a fallu qu'on trouve une façon.

Et par contre, les tarifs qui avaient été proposés, les droits nous ont toujours parus trop élevés. Et lorsqu'on a démarré donc ces sa date he céit en 2020 et on l'a fait voter avec les étudiants sur la base de ce qui était possible. Nous c'était 650 € pour la licence aujourd'hui à comparé à 2895 950 € pour un master et puis après vous avez aussi des exonération des on peut accorder des bourses par notre fondation mais c'était ce signal là et c'est pour ça que au moment où vous parlez nous parlons d'autonomie des universités de politique par exemple j'ai un partenariat avec une école en Côte d'Ivoire des anciens doctorants qui sont professeurs au Sénégal l'ont pu le faire parce que justement ils ont pu venir parce qu'on avait ce tarif là le plus bas.

Et donc je fais très attention à à cette politique et je pense que nous c'est aussi une volonté d'accompagner au mieux et et je pense que des mesures qui seraient trop directives imposées iraient serait contre-productive par exemple pour mon établissement et notre politique parce qu'aujourd'hui ben on a accueilli on peut accueillir mieux accueillir plus et on est au maximum de la la note bienvenue en France et donc pour moi par rapport au frais différenciés Ça ne constitue pas une solution structurelle au sous-financement. Vous l'avez dit en introduction, mais je pense que c'est important de le rappeler. Et ça peut aller à contre-courant de la politique d'attractivité dont nous avons besoin.

Et et notamment aussi pour des étudiants francophones, je pense que c'est important en fait de pouvoir continuer à accueillir. Le véritable enjeu pour moi, il est aussi pour la jeunesse et c'est en ce sens que je m'inquiète. On est loin des 1 % du pour la recherche.

Mais quand on regarde le budget de l'État par exemple et sur je voyais les les cotisations casse pension pour y revenir, comment est-ce que ça pénalise ? Et je pense qu'il faut faire attention à notre jeunesse. Édouard disait que les jeunes avaient besoin de temps pour aussi maturer.

Vous avez parlé du Québec, je pense au CGEP. Je pense qu'on a aussi besoin de les accompagner au mieux et et je ne pense pas que ça soit d'emblé en imposant un coût maximal. Je pense qu'il y a vraiment besoin de de partir de leurs besoins et puis d'être pragmatique.

Voilà. Oui, je voudrais faire une petite remarque par rapport à la temporalité du sujet. En fait, c'est vrai que ce sujet des droits différenciés de ou de la question des droits euh d'inscription des étudiants arrive dans un temps où la contrainte budgétaire de l'État est forte et que par rapport aux réflexions qui sont engagées aujourd'hui sur les assises du financement des universités, forcément on est obligé de regarder la question des droits différenciés et des droits d'inscription des étudiants sous le prisme de comment on va pouvoir compenser le cas pension dans les universités avec des droits euh d'inscription des étudiants ou des droits différenciés des étudiants internationaux.

Je pense que le sujet euh et en même temps, on se focalise sur des sujets liés à l'accès à l'université. la question de la valeur du diplôme, de la valeur de la de la qualité de l'enseignement supérieur. Si en même temps on nous demande d'accueillir tous les étudiants la question de la massification et quand même on demande d'augmenter les droits d'inscription, on prendrait la décision de l'État d'augmenter les droits d'inscription mais qu'on ne résout pas la question de la réussite étudiante pour renforcer la la vision que les gens le français peut avoir de la qualité de la formation enfin de l'université je pense que Ça ne nous aide pas non plus à attirer les étudiants dans les universités.

Si on on dit euh vous disiez tout à l'heure que euh lorsque euh on interroge les Français, il préfère inscrire parfois les étudiants dans des formations privées parce qu' parce qu'il considère que la qualité de la formation n'est pas forcément effectivement si on véhicule en même temps que la la le taux d'échec dans les universités est important euh et bien évidemment faut faut regarder l'ensemble des problématiques qui amènent à avoir cette cette situation d'échec. Donc du coup la question de de de l'augmentation des droits d'inscription, c'est un sujet qu'il faut regarder de façon globale en lien avec l'orientation, en lien avec l'offre de formation globale PTS parce qu'on nous demande de porter une charge pour accueillir les jeunes en masse. ce qu'on fait hein, on essaie de le faire le mieux possible et on met en place des dispositifs, des tout petits dispositifs pour essayer d'accueillir des des populations très particulières parce qu'il y a des profils très différents dans l'université et on essaye avec toute la bonne volonté et c'est parfois au détriment aussi des activités de recherche parce que des anciens recherches qui sont mobilisés là-dessus.

C'est pour ça que je pense que la question est aussi la différenciation et du rôle que les universités peuvent avoir au niveau de l'ESR à la fois pour l'accueil des étudiants de premier cycle et aussi pour le rôle des universités de recherche intensive sur le volet RED innovation. Ça doit se poser aussi dans ce dans ces termes-là. Donc la question du des droits d'inscription doit se réfléchir de façon très très très large.

Voilà. Merci monsieur le président. On va vous laisser répondre.

Ce qui nous interpelle, c'est que vous avez aujourd'hui des familles françaises qui sont capables d'aller dépenser sur à l'échelle d'une scolarité des dizaines de milliers d'euros parce qu'elles veulent éviter l'université, parce qu'elles pensent que comme c'est pas cher, c'est pas bien, c'est schématique, mais qui sont capables d'aller dépenser bien plus que ce qu'elles dépenserait, même si on augmentait un petit peu les droits d'inscription. C'est quand même une interrogation qu'on doit avoir, vous voyez, parce que j'aimerais autant plutôt que dans des formations médiocres, pas toutes heureusement mais un certain nombre, euh elle puisse rejoindre les bans de l'université, quitte à payer un peu plus, ce qui serait toujours moins que ce qu'elle paye dans cet enseignement là. Monsieur Müller, merci.

Ça veut pas. C'est pénible ce truc. C'est cel qui fonctionne pas.

C'est le mien, il marche hyper. C'est mieux. Oui.

Ouais. Si je vais me permettre d'inverser un tout petit peu le le propos. Ce qui nous permet de tenir d'être à flot dans mon université qui n'a pas de problème financier actuellement, c'est parce qu'on a l'apprentissage.

Donc ce qu'il faut faire, c'est pas augmenter un petit peu les droits de de ceux qui qui viennent déjà. c'est plutôt de faire en sorte que euh cette source de financement qui nous permet de financer les universités sur leur mission de service public alors que la SCSP ne suffit pas, la charge pour ne suffit pas. Donc en fait protéger protéger cette ressource des universités, l'apprentissage sur les droits différenciers, on les applique pas et on je comment je vais le dire ?

On se débrouille pour pas dépasser les 10 %. Voilà. Euh là aussi vous avez inversé le problème.

C'est ça. On inverse le problème. C'est une particularité de notre jeune université disruptive.

Et ensuite par contre pour le coup, moi j'ai j'ai l'habitude de dire aux étudiants telle formation puisqu'on calcule les coûts des formations. Je peux dire totalement un étudiant lui dire "Bah tiens, ta formation elle coûte 8000 € ou celle-là elle coûte 12000 ?" puisqueévidemment un un BTS euh on peut le comparer à un BUT, on peut le comparer à une licence, on peut le donc donc en fait ces coûts ces coûts sont actuellement connus.

Montrons-les, montrons-les, montronsles. Et je reviens sur le le point vous avez dit des familles pourraient payer plus. Oui, ben en fait moi, j'ai en face de moi des familles qui sont suffisamment riches pour envoyer leur gamme un partout sur terre et donc ça changerait rien de demander un tout petit peu plus au moins viendrait pas plus ici.

Voilà. Donc défendez l'apprentissage. Merci.

Juste pour compléter, Lyon Lyon n'applique pas les droits différenciés, n'a pas volonté à le faire. A priori, on si on nous oblige de le faire, on le fera. Mais c'est pas une philosophie.

Et je rejoins vraiment le le fait que aujourd'hui dans l'état d'esprit d'un certain nombre de personnes, il s'agit et c'est un langage que je tiens, c'est c'est perçu comme de l'impôt finalement. C'estàd que on cherche de la ressource ailleurs que ce qu'on est capable de de trouver par la SCSP. Et c'est vraiment ce glissement qui est perçu par les étudiants et par les syndicats qui est qui est très très fort.

Et je crois qu'aujourd'hui on est sur une sur une communication qui va être difficile sur la montée des des des droits d'inscription et la mise en place des droits différenciés. Deuxième point c'est en ressources propres. On a des moyens, ça a été évoqué, la formation continue, c'est vraiment quelque chose sur lequel on peut la jouer sur les tarifs.

Mais ça c'est de l'autonomie. C'est c'est nous qui le décidons. Euh tout ce que l'on peut faire dans le cadre des de du crédit impôt recherche est aussi quelque chose qui est une ressource importante sur lequelle on doit pouvoir travailler.

Il faut qu'on soit accompagné et ça suppose d'avoir des partenariats industriels fort pour pouvoir créer justement cette ressource. Donc je pense que aujourd'hui, il faut peut-être libérer une un certain nombre de capacités auprès des universités à trouver des ressources propres qui va permettre de donner des moyens supplémentaires et laisser les frais d'inscription là où ils sont parce que finalement ça répond à un objectif qui est l'objectif de permettre l'accès au plus grand nombre dans les meilleures conditions possibles à des formations auxquelles ils n'ont pas accès s'il y avait pas l'université pour le faire. Et je peux vous dire que parmi les gens qui sont et des étudiants qui sont parfois extrêmement dans des des niveaux de ressources extrêmement faible, on a des surprises et des gens qui ont des des capacités intellectuelles et une façon de de réfléchir la recherche et et de s'intégrer dans l'université qui est de très haut vol.

Donc ce on perdrait des capacités en montant les frais d'inscription à mon avis. Merci. J'entends votre réponse.

J'avais posé les deux questions en même temps, donc vous me faites les deux réponses et vous avez raison. On entend parfaitement votre ligne politique. Moi, j'alerte quand même sur l'incompréhension que peut générer aussi la non application des droits d'inscription différenciés qui de toute façon, vous avez parlé monsieur le président d'impôt, sont payés par les Français.

Ça génère, il faut le mesurer, mais je pense que vous le mesurez aussi une forme d'incompréhension puisque c'est l'impôt des Français qui de fait, c'est un constat, c'est pas une orientation politique permet de de financer la formation en France de ces étudiants qui sont 440000, rappelons-le, avec tout le bénéfice que ça apporte dans beaucoup de cas, d'autres problématiques que nous ont rapporté vos collègues, je pense notamment aux questions de grande précarité de certains de ces étudiants qui ne sont pas des vus de l'esprit he mais je vais pas m'attarder là-dessus, ça reste un vrai problème pour vos universités et pour notre société en général. Monsieur le président et puis ensuite on passera la parole à nos collègues. Oui, je voulais juste appuyer ce qu'a dit aussi mon collègue Pierre Alain Müller sur l'alternance.

Ce que je trouve intéressant, c'est que ça soit l'employeur qui participe comme ça au financement pour l'étudiant, à la modernisation, la transformation de l'université. Et je pense qu'il serait très positif que ce système d'incitation puisse être prioritairement adressé pour les universités parce que nous avons besoin de de ces financements. Je vois pour par l'idité de Rennes, il a fermé des formations formations initiales pour les transformer en formation par alternance.

Nous n'avions pas les moyens de conserver les deux. Quand je regarde les étudiants, les employeurs et bien la Bretagne on parlait des c'est une différence. Nous, on est plutôt des milieux modestes quand vous regardez les salaires bretons en moyenne.

Et bien là, on joue notre rôle d'ascenseur social. Je parle des fois d'ailleurs plutôt d'escalier social parce qu'on monte chaque étape et je crois que si on pouvait orienter ces financements euh des entreprises vers l'université, vers l'alternance, dans ce cadre-là, vous donneriez des capacités à des étudiants d'avoir quasi un salaire, un financement, je le vois moi, y compris pour pour un de mes fils, bah finalement l'alternance c'est positif pour lui, c'est positif pour l'entreprise, c'est positif pour l'université et mais par contre il faut que financements qui ont été très importants soient fléchés pour les établissements qui en ont besoin. Et ça ça me paraît vraiment positif pour les étudiants plutôt que de réfléchir à en plus une mesure qui les contraindrait au moment où il y a quand même une jeunesse qui est elle-même fragilisée.

On a parlé aussi des problèmes d'emploi, de logement, de santé. Je pense que c'est plutôt orienter ces financements et responsabiliser les employeurs pour aider cet accompagnement des jeunes et des universités. Monsieur le président, c'est juste pour revenir sur la la problématique des Français qui ont le sentiment de financer la formation d'étudiants étrangers.

Je pense qu' j'ai j'ai dit tout à l'heure dans un propos liminaire qu'on avait besoin d'étudiants étrangers pour demain être les ingénieurs qui seront nécessaires dans le pays. Donc faut aussi que la population le réalise. Et puis il y a quand même la problématique de la formation des élites africaines.

Je m'excuse de le dire comme ceci. Il faut pas s'étonner que l'Afrique se détourne de la France. rentre dans le giron d'influence de la Chine et de la Russie si en plus nous on tourne le dos à la formation des élites africaines.

Il y a un sujet quand même de soft power de la France, c'est la francophonie. Si la France laisse la formation des élites francophones à d'autres pays, on aura perdu le levier d'accompagnement de l'évolution de de l'Afrique qui sera quand même le continent de de l'avenir. Et ça, ça sera important aussi que les Français réalisent ce rôle-là des universités.

Voilà. Je voulais quand même le c'est important. Merci monsieur le président.

On est assez largement d'accord à ceci près que la précarité étudiante est une réalité. À ceci près que on sait que dans un certain nombre de cas et je prends des précautions pour le dire mais on peut quand même le dire c'est une filière d'immigration. le ministère de l'intérieur le soulligne et ce sont parfois des étudiants qui ne rentreront pas chez eux et qui vivront parfois grâce à l'université une belle réussite professionnelle et parfois une précarisation, une marginalisation qui ne servira personne, ni eux, ni la francophonie, ni vos universités, ni notre pays.

Tout ça est complexe. On déborde peut-être un peu les enjeux de cette échange encore que mais voilà et et la cour des comptes nous disait la semaine dernière qu'il y a aussi des filières sans doute pas chez vous qui ne tiennent plus aujourd'hui des filières universitaires qui ne tiennent plus aujourd'hui. C'est la Cour des comptes qui le dit que par le recrutement d'étudiants internationaux.

Ça interroge également euh sur le le voilà sur le financement des universités et sur tout le le les mécanismes qui qui permettent son financement dans de bonnes ou moins bonnes conditions. Je laisse la parole à mes collègues, mais je crois qu'on est d'accord là-dessus. Enfin, je vous vois je vous vois confirmer mes propos.

Donc, je vous fais pas réintervenir. Euh le sujet évidemment est complexe et il y a évidemment aussi besoin d'étudiants étrangers dans des filières où nous aurons besoin de scientifiques, d'informaticiens, de mathématiciens comme vous l'avez dit. Juste avant de passer la la parole à à nos à nos collègues, alors vous avez trois docteurs en face de vous, hein.

Voilà. Donc, ce qui montre que le doctorat s'amène mène tout. Et euh Bernard Fialer, Bernard Fialer est est parti mais lui il était docteur en médecine.

Donc donc vous vous avez quasiment tous les docteurs du Sénat en face de vous. Désagrégez désagrégé, pardon. Voilà, juste avant de leur passer euh la parole.

Bon, mais mais ma façon de m'exprimer va être un peu un peu brutale. Mais euh pour aller plus loin dans la discussion qu'on a qui est vraiment importante, il y a un marché des cerveaux aujourd'hui. Et est-ce que vous avez des indications sur ce que sont capables de mettre pour attirer aujourd'hui des étudiants des pays qui sont en train d'émerger, d'émerger pardon dans le marché de la science ?

Je pense notamment au monarchies du golf. Qu'est-ce que par exemple l'université Kinsoud de Riad peut mettre sur la table aujourd'hui pour récupérer des étudiants qui auraient pu aller en France et qui et qui n'uront pas ? J'ai entendu des sommes assez importantes.

Est-ce que vous les confirmez ? Est-ce est-ce que vous avez des informations précises là-dessus ? Alors, j'ai j'ai des éléments complémentaires, mais je pourrais pas les les qualifier au niveau financier, mais par exemple, la politique du Maroc aujourd'hui pour les formations médicales, c'est clairement d'accueillir des étudiants d'Afrique qui sont très bien formés au Maroc, qui sont accueillis dans des hôpitaux qui sont en plus maintenant flambrene neuf parce qu'il y a une vraie politique publique de développer une sécurité sociale et cetera et qui sont là dans un deuxième temps pour accueillir les patients à haut revenu des pays en question qui ne traverseront plus la Méditerranée pour être formé. pour être soigné à Paris comme ça a été le cas pendant très longtemps.

Et ça vous avez parlé des marchés de cerveau, il y a aussi un marché du soin et aujourd'hui le Maroc se positionne clairement comme le pays où on viendra se soigner en Afrique avec une proximité culturelle plus forte, la capacité d'être financé enfin d'être soigné par quelqu'un qui parle son dialecte, le cas échéant. Donc ça c'est des modèles qui sont très compétitifs vis-à-vis du modèle français. Merci.

Karine Daniel. Merci monsieur le président. Plusieurs petites questions sur la question des frais d'inscription.

Peut-être préciser quand même que sur les frais différenciés et sur les frais d'inscription pour les étudiants internationaux, on n'est pas une île déserte et on est dans des accords de réciprocité. Donc dès lors que l'on bouge sur ces sujets, nos partenaires vont bouger. Et moi, j'ai eu la chance de faire une partie de ma thèse aux États-Unis et je suis très contente que les citoyens américains et américaines aient payé pour aussi une partie de mes études parce que c'est aussi la loi dans un marché de la connaissance comme tu l'as dit Pierre qui est mondialisé.

Donc est-ce que euh à partir de cette perspective ou pas de mettre des frais différenciés, est-ce que vous avez eu des retours de vos établissements partenaires sur cette éventualité ? Deuxème question sur l'apprentissage. Les établissements privés ont été très proactifs sur l'apprentissage et sur l'alternance.

À tel point que l'on a un croisement des courbes quand on regarde le total des étudiants qui sont dans les établissements privés. On a un un un effet ciseau et rattrapage des étudiants qui sont en alternance dans le privé par rapport à ceux qui ne sont pas en alternance. Euh et aujourd'hui la manis que c'est une manne de l'alternance, elle est captée par les établissements privés et ça c'est aussi un sujet qui doit nous interroger.

Vous en avez dit quelques mots, mais collectivement, on doit s'interroger sur les leviers qui permettraient de développer euh beaucoup plus avant cette perspective d'apprentissage et d'alternance dans les établissements publics. Et enfin, dernière question sur Parcours Sup. Vous avez évoqué euh les atouts et intérêts de de parcours sup qui sont pour moi aussi réels avec un un atout que vous n'avez pas évoqué qui est celui de quantifier l'offre et la demande de formation finalement et et de voir où sont les tensions.

Pour moi, la limite de parcours sup, elle est géographique parce qu' on est dans un système qui est géré à l'échelle nationale et où on a nécessairement à minima européen ou sur l'espace européen de la formation. Donc, comment est-ce qu'on pourrait mieux gérer ces interactions entre l'offre et la demande française et à minima européenne ? Sachant que il y a deux leviers qui font que les étudiants contournent parcours sup et de ce fait la sélection éventuel à l'entrée de certains établissements c'est effectivement d'aller dans des établissements hors parcours sup qui peuvent être payants comme ça a été dit tout à l'heure et parfois très cher pour une qualité médiocre et puis d'aller faire ses études à l'étranger.

On a des bataillons d'étudiants en véto, en médecine, en pharma dans les universités européennes qui échappe finalement au système de formation française. Alors parfois à l'échelle macroéconomique, ça peut sans doute nous arranger parce qu'ils sont formés à l'étranger et ils reviennent sur le marché du travail en France. C'est aussi ça la réalité.

Donc si on se place en terme de perspective d'évolution de parcours sup, est-ce que vous avez quelques pistes sur ce sujet ? Des réponses breves, s'il vous plaît, allez-y. Qui veut s'exprimer ?

Monsieur Galape. Non, non, mais je vous vois prendre des notes, donc je donc je donc je me dis que vous avez préparé votre réponse. Allez-y, monsieur le président. sur sur la alors sur la question liée à comment dirais-je parcours sup euh lesement vous avez raison la question de la quantification de l'offre de formation c'est vrai qui véritablement quelque chose de très important euh la question de l'orientation aussi c'est que il faut il faut il faut il faut réfléchir l'orientation en considérant l'environnement de l'étudiant c'est-à-dire que si vous raisonnez simplement sur la question de la poursuite d'étude dans le supérieur, il faut aussi apporter des garanties pour que l'étudiant soit en mesure de se loger, de se déplacer parce que en fait il y a beaucoup d'étudiants qui renoncent parfois à certaines formations parce qu'ils n'ont pas les moyens parce qu'ils sont juste à la limite, ils peuvent pas être boursiers, ils n'ont pas accès à à certaines à un logement dans le cadre du CRU, un tarif acceptable.

Et pour le coup, il se réfugie parfois fait des formations par défaut à proximité de chez eux qui ne correspond pas exactement à ce qu'ils auraient souhaité de de faire. Et donc ça c'est un vrai sujet. Donc du coup comment le résoudre ?

Je pense qu'il faut effectivement envisager et c'est d'ailleurs la réflexion qu'il faudrait avoir aussi hein, c'est que les universités à un moment donné on a réfléchi à est-ce que la les compétences des crousses, la compétence du logement relevait des des universités ou du logement étudiant je parle. Euh ce sont des sujets à mon avis qui euh doivent être posés également en terme d'attractivité et d'offre de de de poursuite d'études. Certaines grandes écoles ou certaines écoles certains gèrent des parcs de logement et on voit que c'est parfois un véritable euh une vraie véritable valeur ajoutée pour pouvoir accueillir des étudiants qui sont parfois en situation sociale particulière difficulté.

Justement là pour le coup, on sera dans une démarche de de corder de la réussite ou l'équivalent de ce qu'on a fait dans le SCO, les internats d'excellence ou offrir à des jeunes. Je pense que cette question là est de elle est liée aussi à l'orientation. Donc c'est pour essayer de résoudre la question de la de la limite géographique parce que je pense que la question de la de du logement c'est quelque chose de de capital et du coup de la vie aussi en fonction des zones sur lesquelles vous voulez parce que bon l'attractivité de la région parisienne il y a des formations prestigieuses, ils veulent aller en médecine à Paris cité ou à sa clé parce qu'ils sont sûr que ils vont avoir une très bonne formation ou et certainement meilleur à Lyon peut-être mais euh euh pas de concurrent mais Mais mais mais pour le coup, il y en a qui renoncent à cela parce qu'en fait ils n'ont pas accès à du logement, à un tarif acceptable.

Du coup ils font autrement et ou font autre chose. Donc ça c'est un vrai sujet. Donc les évolutions de parcours sub, je pense qu'il faudrait combiner aussi à l'accompagnement social de l'étudiant à côté de son orientation.

Donc il y a des outils aujourd'hui qui existent. Il faudrait voir aussi à partir du moment où vous êtes accepté quelque part avoir la garantie que vous allez partir. de la même manière les étudiants qui je pense je pense au STAPS parce que récemment j'ai eu la j'ai eu une réunion avec des étudiants qui était très inquiet de la poursuite d'étude parce qu'en fait une fois qu'ils ont réussi au concours les berceaux de stage ne sont pas forcément à proximité de là où ils font la formation et ils sont obligés de partir des fois dans et je pense que là aussi dans le cadre des concours nationaux, il faudrait réfléchir aussi à une façon d'accompagner les étudiants pour qu'ils soient en mesure de d'être mobile en simplifiant les procédures d'accompagnement social à certains moments.

Alors, vous allez me dire, ils sont payés, c'est peut-être autre chose, mais en tout cas cette question peut faciliter aussi les choses. Et puis alors pour moi la la question de de l'alternance c'est quelque chose de capital mais mettre en place une formation en alternance dans une université ça nécessite une organisation très importante parce que le rythme des études la disponibilité des collègues qui sont à la fois sur les formations initiales où on leur demande de faire de l'administration de la formation de la recherche et en plus d'organisation de des études et et que dans le cadre de la reconnaissance de leur carrière, le seul prisme de reconnaissance qui existe aujourd'hui, c'est l'investissement dans la recherche. Ça pose question.

Parfois, on a des réticences de collègues qui ne ve souhaitent pas s'investir parce qu'ils se disent que s'ils s'investissent de trop dans le cadre de l'organisation des formations d'alternance, c'est au détriment du temps de recherche et que pour le coup, ils préfèrent s'investir en recherche parce qu'ils auront une carrière beaucoup plus euh favorable. Donc encore une fois là aussi c'est lié c'est lié c'est lié justement à je pense qu'il y a une réflexion aussi à avoir au statut des anciens chercheurs et à la trajectoire à l'étude des carriers à l'évolution des carrières et la reconnaissance de l'engagement des collègues sur les différents items. Il y a pas de raison qu'un collègue l'ancien chercheur ne soit pas reconnu à sa juste valeur s'il s'investit énormément sur le volet de l'organisation de relation avec des entreprises dans le cadre de la formation et cetera.

Donc ça, ce sont les sujets euh voilà ou peut-être imaginer des nouveaux métiers dans l'enseignement supérieur. Il il me il me il me prend mon idée euh en pratique. C'est ça parce que quand on regarde les formations en alternance, il y en a pas mal qui se font dans les IUT et dans les IUT en fin de compte c'est souvent du personnel qui il y a pas vous savez il y a pas l'UT ça s'arrête à bac+ 3 et donc les activités de recherche se passent en dehors de de l'UT strictinsu et ce qui se passe c'est que comme il y a des il y a quand même pas mal de formations en alternance que c'est des gens qui veulent continuer à faire de la recherche on s'appuie sur des contractuels en plus pour faire des formations et donc on a un espèce de glissement où la formation ne fait plus que avec des enseignants chercheurs mais aussi avec des esastes en particulier qui viennent compléter le le la capacité de formation qui se passe au niveau des IUT des buts et de façon à ce que on soit en capacité de répondre à cet outil de formation qui effectivement prend beaucoup de temps. organiser une alternance, c'est lourd et et déjà que les enseignants chercheurs ont plusieurs métiers et c'est souvent compliqué s'ils additionnent des heures, ils finissent par ne plus faire de recherche et ne plus faire que des heures d'enseignement et et on voit dans les dérive qui s'opère parfois avec des personnes qui ont 300 400 heures d'enseignement, ce qui est considérable.

Je voulais revenir sur sur Parcours sup. Euh aujourd'hui, on a euh très probablement quelque chose à faire sur la politique d'adéquation entre la demande et l'offre. Et je pense que sur Lyon 1, on le fait peut-être pas très bien.

Je le dis assez simplement parce que on on ne on essaie d'avoir quand même une capacité d'accueil qui soit suffisamment large et donc on descend parfois assez loin. Donc on est sélectif sur certaines sur certaines demandes. Staps en particulier enfin c'est affreux STAPS.

Il y a il y a il y a 8000 demandes pour pour 400 places. Donc c'est c'est terrible hein. C'est presque alors médecine c'est encore plus hein puisque toute la classe d'âge veut faire médecine.

Donc c'est encore plus sélectif. Non mais ouais. Donc il y a il y a il y a très certainement c'est un outil qui aujourd'hui est plus perçu comme une contrainte par les par les parents et les enfants que un élément d'orientation.

Et peut-être qu'il y a il y a un message à passer pour dire que le le le remplir parcours sup est aussi un signal qu'on passe pour pour ceux qui ceux qui le lisent derrière de l'autre côté euh sur la notion des frais différenciés de la réciprocité. Oui, c'est quelque chose qui est discuté avec nos partenaires très clairement et alors aujourd'hui c'est pas ilimagine pas comme un frein parce qu'on commence aujourd'hui seulement à l'évoquer mais en fonction des montants c'est quelque chose qui sera discuté alors pas simplement à l'intérieur de l'Europe parce que l'Europe on s'en fout puisque c'est un int communautaire mais quand on a des partenaires qui sont qui sont alors en Chine qui sont aussi aux États-Unis alors les États-Unis c'est un peu différent hein c'est beaucoup plus cher là-bas chez nous, mais euh les partenaires africains euh c'est quelque chose qui aujourd'hui les effrait d'une certaine façon avec jeis juste empérer un tout petit peu quelque chose parce que j'ai j'ai discuté avec le avec le représentant du du de la Tunisie et l'ambassadeur de Tunisie et je lui dis si on montre les frais qu'est-ce qui va se passer ? parce que là on a l'impression que finalement on reçoit beaucoup de personnel enfin d'étudiants qui viennent de Tunisie.

Est-ce que c'est déjà une classe sociale assez élevée ? Et la réponse qu'il m'a fait, c'est sa réponse, c'est oui. C'est plutôt une les la famille se saignera pour que le l'enfant aille puisse faire puisse faire sa formation en France avec la précarité qu'il aura derrière parce que bien évidemment ils pourront pas suivre.

Et la deuxième question que je vais poser c'est "Mais qu'est-ce qui se passe ? Est-ce qu'on est-ce que c'est une fuite des cerveaux en France ou est-ce que c'est autre chose ? Et il dit en fait il faut réfléchir ça en deux temps.

Les étudiants tunisiens qui viennent se former en France, est-ce qu'il restent en France ou est-ce qu'ils reviennent en Tunisie ? Et il dit en fait il y a il y a trois trois types d'étudiants. Il y a celui qui va en France pour faire sa formation revient tout de suite et puis il y en a deux groupes qui reviennent mais après c'estd qui finissent par revenir quand même. qui disent ils disent que c'est toujours un investissement utile pour la Tunisie que d'aller faire la formation en France parce que les personnes qui sont formées finalement finissent par revenir en Tunisie pour continuer à développer ce qu'ils ont fait en France.

Donc c'est je pense que ce ce pillage alors ça vaut pour la Tunisie, ça vaut peut-être pas pour d'autres pays hein. Ouais voilà mais parce que moi j'ai une expérience avec la Syrie où c'est pas du tout la même chose parce que je peux vous dire qu'il retombe pas en Syrie bien évidemment. Ouais.

Euh pour plein de raisons les p ou euh l'héritré qui a d'ailleurs un régime politique absolument épouvantable ou le Bénin ou tous ces pays-là, on imagine que les chiffres sont différents de la Tunisie qui est quandme un pays euh qui forme ses élites et qui voilà. Bon, on va pas faire de géopolitique ce soir, mais merci d'avoir la sincérité de nous dire que c'est sans doute différent dans d'autres pays et encore une fois, c'est tout sauf un jugement de valeur, mais l'augmentation, je crois, de + 106 % au cours de des 5 dernières années de l'arrivée d'étudiants du Bénin, on la comprend à titre individuel, elleinterroge parce que évidemment on n'est pas certain que tous ces étudiants rejoindront le Bénin à la suite de leurs études en France s'ils parviennent à les mener à leur terme, ce qui est un autre sujet. On a des descriptions de vos pères euh qui disent que les les jeunes femmes se prostituent et viennent nourrir des réseaux de prostitution pour survivre dans notre pays parce qu'évidemment les coûts d'interscription sont faibles.

Vous l'avez évoqué les uns et les autres, vous en êtes longuement expliqué. Euh ça n'enlève rien au cours du logement, de l'alimentation et de tous ces autres sujets-là qui sont euh évidemment euh vitaux pour ces jeunes qui arrivent dans nos pays en étant sans souvent mal préparé à ce que va leur coûter réellement cette formation. Pour pour finir sur parcours il y a quelque chose qu'on est en train de développer quand même au niveau de de Lyon, c'est en fait de d'offrir la capacité de formation dans les territoires.

Et donc on a monté une première année de médecine à Bourcambresse, on a niuté à Bourcambresse, on a fait la même chose dans le sud à Auena et on est en train de voir si cette dispersion en quelque sorte de de des premières années de formation peut se faire aussi en restant sur les territoires. On a une évaluation en cours pour savoir si le niveau de réussite est le même. Il n'a pas l'air d'être le même.

Non, il il a l'air mieux ou moins bien. Il est moins bon. D'accord.

C'est pas ce que nous ont dit les personnes qui se sont succédées précédemment. C'est intéressant. Il est moins bon parce qu'en fait vous avez deux classes de personnes.

Il y a ceux qui habitent à Obena et qui viennent à Lyon pour faire leur formation et ceux qui habitent à Obena et qui ont pas les moyens. Et si on faisait et ce qu'on a pas fait, il faudrait qu'on prenne tous les étudiants de Bena pour voir si la le ratio est le même que celui des Lyonnais ou pas. Mais en gros, il y a une il y a une différenciation qui est liée au statut social et ceux qui ont la capacité de venir à Lyon réussissent mieux que ceux qui restent à Aena.

Privé sont installés à proximité où ? Euh oui. Alors ça c'est c'est un autre problème ça.

Une une dernière question. Euh juste euh un petit point monsieur le président Galape, quand quand vous dites que euh l'université euh aurait euh intérêt euh à gérer le logement pour son attractivité, il y a les étudiants, mais il y a aujourd'hui les enseignants chercheurs en région parisienne, hein. C'est c'est quelque chose qui devient absolument fondamental.

Ouais. Fondamental. On va poser la question étudiants.

Donc je répondu pour les étudiants. Mais la question du logement c'est c'est un vrai sujet pour l'ensemble des communautés qui travaillent dans les université en terme d'attractivité, en terme d'installation et on a parfois des postes qui restent vaincant dans l'université parce que la solution de logement n'est pas n'est pas présente. Et c'est pas capable.

Non non non, c'est toutes les métropoles. Allez, la dernière question pour David Ross mais qui n'a pas le droit de questionner son président. qui ne pourra pas lui répondre.

Merci euh président et non mais d'abord j'excuse mon collègue qui a dû partir parce que on il va partager une partie de mon intervention mais il se trouve que il est rapporteur demain dans notre commission du projet loi du ministre sur l'enseignement supérieur privé. Donc il y a beaucoup de choses à revoir. Donc voilà, il s'excuser par avance.

Euh moi je suis ravi d'abord de l'organisation je remercie le président de la rapporteur parce que ça a été un peu thématisé. Alors, non pas que les présidents d'université scientifiques sont forcément meilleurs que les autres, mais euh c'est intéressant de d'avoir des problèmes euh vécus par des présidents de entre guillemets de formations différentes. D'abord, on voit qu'il y a des points communs et puis qu'il y a des non pas des divergences mais des spécificités au regard effectivement de des établissements en général et et des thèmes en particulier.

Euh la question moi que je voulais vous poser, c'était on a parlé de parcours sup mais donc c'est ce que je partage avec mon collègue, c'est on est en ce qui nous concerne tous les deux assez sceptiques sur l'impact de la réforme du bac pour les études scientifiques et en particulier pour les études du vivant et pour pas dire de médecine puisque moi c'est ce que j'ai constaté en tout cas sur mon territoire c'est que le duo qui est choisi en lycée d'excellence qui est bless pascal àors c'est math physique et math ses et pas du tout math sciences du vivant. Donc je sais pas s'il y a déjà un impact sur vos universités sur cette partie là et notamment sur la le nombre de jeunes filles qui choisissent encore plus ce ce duo qui était avant MATH SVT enfin math et sciences du vivant. Donc première question et 2e question qui est liée à ça, c'est finalement vous l'avez abordé sur les enjeux du métier d'enseignant chercheur.

Euh moi je crois que les nouvelles technologies, on a eu l'occasion de l'aborder avec euh les doyens de du droit et de et de sciences politiques. les nouvelles technologies associées aux anciens chercheurs dans les l'innovation pédagogique peut avoir un rôle important justement pour accompagner individualiser, repérer les lacunes et accompagner les étudiants pour un petit peu optimiser le leur chance de réussite au cours de la licence et donc un qu'est-ce qui est fait en gros dans les universités et de comment prendre ça en compte dans la carrière de l'ancien chercheur justement que ce soit pas que la recherche donc cette question est pour tout le monde sauf pour pour Camille Galapés dans toutes les universités. Qui veut s'exprimer ? simulaire, allez-y, vous êtes le dernier à ne pas voir parler sur la partie prise en compte de d'autre chose que de la recherche.

En fait, il y a la moitié des promotions sont nationales, l'autre moitié sont locales ou bien les il y a des des types de primes qui sont évalués par le conseil académique. Donc comme dans toutes les universités, nous nous définissons des règles du jeu qu'on appelait ligne directrice de gestion. Et dans ces lignes directrices de gestion, il y a des si vous voulez des critères et des pourcentages enfin qui permettent donc de reconnaître des activités et notamment les activités de soutien aux étudiants, les activités de déploiement de méthode de pédagogie innovante.

Alors, c'est particulièrement vrai dans mon université puisque je disais avant qu'on a qu'on a été lauréat de plein de PA sur les innovations. Donc on reconnaît ça, on le reconnaît, on va dire donc localement. Après, oui, on pourrait tous ensemble euh repasser le message au CNU, arrêter de regarder que la recherche, mais en tout cas euh c'est possible de faire une partie de ce que vous voulez localement.

Monsieur Lina, je sens que vous avez des choses à nous dire sur le CNU là. Alors sur non mais très très clairement je je rejoins ce qu'il vient de dire, c'est de toute façon sur le les dossiers d'évaluation des des enseignants de chercheurs, la recherche est le seul le seul la seule partie qui est regardée et quelqu'un qui est très bon en recherche et pas bon en enseignement sera toujours mieux classé que quelqu'un qui est très bon en enseignement et pas très bon en recherche. Mais on peut corriger le tir en local et c'est en fait c'est c'est là où on arrive à quand même par le biais et justement ça fait partie des des choses qu'on a mis en place nous de dire que on va donner des notes et à partir du moment où il y en a où il y a une note qui est très bonne qu'il s'agisse de l'enseignement qui s'agis de la recherche de fait à ce moment-là il y a une prime et et ça permet comme ça même si elle est moins élevée de de de reconnaître l'investissement dans l'enseignement parce que c'est fondamental effectivement on est dans une période charnière où les méthodes d'enseignement changent et où on sait que les les cours en grand en grand amphi bah ils ont une durée de vie qui est limité maintenant et ça aussi va falloir qu'on réorganise nos universités de façon à ce que on arrête d'avoir des grands amphis pour avoir plutôt des structures de taille intermédiaire.

Le deuxième point euh je vais pas être politiquement correct sur la formation en médecine, mes doyens me disent que il trouvent que le niveau moyen des étudiants en médecine est de moins en moins bon. de niveau moyen et et que les stratégies de de recrutement des étudiants en médecine diversifiant les origines en terme de formation ne rend pas le résultat attendu parce que finalement la sélection elle c'est ils disent que en regardant le dossier des étudiants, ils savent par avant ceux qui vont rater. Ils sont incapables de dire ceux qui vont réussir parce qu'il y a il y a une frange euh qui est de à très haut niveau de de réussite, mais ils savent que sur certains critères, ils ne voi jamais réussir des étudiants qui arrivent de filières spécifiques et cetera.

Et pour eux, c'est un crèvecœur parce qu'au bout du compte derrière c'est c'est un échec et les étudiants commencent par un échec alors qu'ils ont une envie de de faire de faire santé et c'est et c'est et c'est très compliqué à gérer. Donc nous parfois il y a une a il y a une identification par eux, c'est eux-mêmes, ils se disent "Oh là là, mais c'est pas du tout, j'y arriverai pas." et on essaie de d'avoir des stratégies de réorientation précoce qui a été un tout petit peu évoqué à un moment donné où on se dit on va essayer de pas perdre un an complet mais on va voir comment est-ce qu'on peut les réinscrire dans des filières qui permettraient sans sans dévoyer parcours sub de nouveau he on va pas remettre des gens dans des filières qui sont déjà saturées mais de voir comment est-ce qu'on peut accompagner ça et on développe le tutor à étudiant quelque chose qui est très important aussi pour essayer d'accompagner au mieux parce que parfois et ben malgré tout ils arrivent à s'en sortir Donc c'est euh c'est voilà c'était ça effectivement.

Je pense que il y a ce qui se passe en secondaire conditionne très clairement ce qui va se passer dans l'université et et là aujourd'hui on a euh on a manifestement euh avec la massification et avec le fait que la formation se diversifie et de moins moins moins scientifique et ben dans les filières scientifiques, on le ressent. Oui, monsieur Alice, allez-y. Après, monsieur Meminski, voilà, je voulais confirmer aussi effectivement cette importance du - 3 + 3 et sans doute que la réussite de la loi ORE de ce point de vue là, c'était de mettre l'accent sur cet accompagnement et c'est ça qui permettra aussi quand vous avez parlé du premier cycle de l'accompagner au mieux, mais ça veut dire aussi pour les formations scientifiques.

En fait, je voulais aussi aborder un autre point que vous avez évoqué, c'est l'innovation pédagogique et numérique parce que pour nous, il y a un enjeu majeur. J'ai noté la question 16 du sur l'IA et le boule de versement que ça amène, ça amène un boule de versement pour tous les métiers mais particulièrement, je trouve pour les métiers de l'enseignement, de la recherche et puis de nos établissements. C'est une véritable révolution.

On voit des étudiants qui sont après des pous promptes où on pense avoir le savoir parce qu'on sait prompter, c'estàd poser la question et on a tout un travail à faire d'accompagnement et on a aussi un travail à faire et là je parle moi en tant qu'enseignant chercheur parce que si on se dit que la machine va donner une meilleure réponse que vous euh il peut même y avoir la peur d'un remplacement. Si on se projette, on est en 2026, quel enseignement, quelle université en 2030, 2035, 2040 ? Et donc on a cet enjeu et je voulais juste vous parler une initiative qui est partie de Bretagne et qui est passé au national parce que pour nous c'est important que l'université puisse aussi innover et concrètement face à ces défis et bien il y a eu le rapport TDI Pascal hein sur répondre à répondre à cela.

Je me souviens pour l'avoir vécu euh mon RSSI avec nos directions d'infire juridique. Attention à ne pas que chaque enseignant s'amuse à avoir sa propre licence en plus pour euh après on perd les données, ça pose des problèmes d'intégrité de je dire de c'est récupéré par d'autres et donc il fallait trouver une solution. Et il y a un mot qu'on utilise souvent mais que là on n pas on n pas on n pas utilisé, c'est expérimentation.

Et on s'est dit mais alors nous en plus euh à Renn où il y a une cette tradition en Bretagne d'Amémie du numérique, il faut qu'on puisse innover parce que si on ne le fait pas, on n'y arrivera pas. Et euh on a fait et après on a été rejoint par nos collègues, ça a été les compétences en IA et les infrastructures existantes. C'est de faire une fédération il va fédérer les datas régionaux, les data centers régionaux et on va faire une offre souveraine avec Mistral, résiliente, sécurisée et on va apprendre au aux personnes et là on a des étudiants qui utilisent beaucoup mais nous notre enjeu c'était aussi les enseignants et les personnels.

Et je pense que là par exemple, on a fait un projet avec un consortium aussi. On est d'ailleurs avec je salue mon collègue, on est aussi avec sa clé, on est avec d'autres c'est correct exam. Je pense que ça c'est capital demain de développer en fait pour le coup d'Acenter mais dédié à la inférence souveraine des modèles d'IA à la star de dédié à la recherche pour ensuite aller à l'Europe parce que pour nous c'est un enjeu de souveraineté majeure souveraineté numérique conscientisation accompagnement des étudiants et ça ça m'amène à un deuxième point que vous avez évoqué un moment sur comment est-ce qu'on garde nos cerveaux comment est-ce qu'on garde nos enseignants chercheurs nous sommes très fragil utilisé, je le dis à Ren je dis pour la Bretagne parce qu'on a euh on on a souffert un peu aussi par un manque d'accompagnement.

Je vois on a eu + 10 % d'effectifs en 2 ans, pas d'accompagnement, plus 15 % dans les 7 dernières années quand on était renin, pas d'accompagnement. On s'est retrouvé avec moins de titulaires. Quand je regarde les effectifs titulaires, vous avez une baisse très nette et on a besoin de titulaire pour penser ce type de projet.

Je n'aurais pas eu mes collègues pour porter un projet d' cluster ou pour projeter porter ce projet d' souver. Nous n'aurions pas pu le déposer. Et là ça veut dire que dans la contractualisation qui se fait pour des raisons d'économie, je pense que ça peut mener à une impasse parce qu'il faut des gens qui s'engagent pour des projets de l'encours, y compris des projets européens, des projets de fédération.

Et d'autre part, vous avez raison, on ne peut pas tout faire. Moi, je suis prof de ressources humaines. On doit pas être sur des modèles absolument uniques.

Lorsque un enseignant veut développer une formation d'alternance, il faut peut-être lui donner une décharge parce que ça prend du temps. Quand il veut développer un master en langue anglaise ou un master Asus Mundous, il va falloir lui donner une décharge. Et à forceuris, il veut faire un ERC où là, il va falloir l'accompagner.

Il ne faut pas lui donner la décharge uniquement quand il l'a. Il va falloir aussi l'accompagner. Et je pense qu'il faut nous faut un modèle différencié pour relever les défis.

Euh je je suis les relations France-Québec, j'ai eu l'honneur de de le suivre au nom de France Université. Euh j'étais intéressé par ces modèles. À la fois euh vous avez parlé un peu de l'accompagnement et oui, ils sont plus âgés les étudiants québécois, ils ont les CGEP et par contre quand on fait un contrat entre l'université en ancien chercheur, on a plus de liberté, plus d'accompagnement et la solution à mon avis, elle sera sans doute là sur un modèle plus différencié mais en accompagnant les les universités pour j'allais dire c'est votre titre he c'est comment préserver renforcer cette excellence académique.

Donc je pense que vous le sentez, nous sommes mobilisés mais il faut nous donner les moyens de le faire. Merci. Merci.

Merci monsieur le président. Moi j'avais une toute petite dernière question très rapide pour monsieur Galape que je sens très frustré de ne pas avoir pu répondre à la question de notre collègue David Ross. Mais c'est c'est presque une question rhtorique.

L'obligation de faire des mathématiques en seconde a été supprimée il y a quelques années. Elle vient d'être remise. J'imagine que tout le monde s'en réjouit.

Euh est-ce que vous aviez constaté, je fais écho à vos propos, une base du niveau ou est-ce que vous aviez plutôt fait un choix autre ? C'est-à-dire que on l'a vu dans certaines universités, il y avait un critère discriminant dans le classement parcours sub. Vous n'avez pas fait de math, vous ne pouvez pas intégrer une université euh de sciences et de mathématiques.

Vous disiez, il y a des étudiants dont on sait qu'ils ne réussiront pas. On a entendu certains de vos collègues dire un élève qui n'a pas fait de math depuis la 3e euh on ne le prendra pas en université de sciences et de mathématiques. Oui.

Non mais sur c sur certaines filières, c'est clair. Euh parcours supera trié négativement mais euh on on les on les orientera dans autre chose. Ah oui.

Voilà. Hm hm. Alors, je voulais juste revenir sur le un petit peu sur l'initiative d'excellence en lien avec l'innovation pédagogique parce que une des choses qui a introduit l'initiative d'excellence pour nous, c'était la capacité à faire des appels à projet pour les collègues orientés vers la pédagogie et pas seulement des appels à projet orientés sur la recherche.

Donc ça ça aussi c'est une façon de valoriser les les collègues et les accompagnés. Et par ailleurs, on a aussi euh projet tour de tour d'innovation par rapport à l'enveloppe budgétaire. Non, vous avez pas encore de typiquement c'est c'est quelques centaines de milliers d'euros.

Donc vous avez des projets qui vont aller de 10 à 90000 €. C'est c'est de cet ordre là. Et puis on a des projets d'investissement plus lourd.

Donc là, on développe une salle de réalité virtuelle dans laquelle donc on a les collègues de l'Institut Physique du Globe de Paris qui vont faire de la du terrain virtuel sur Mars, des collègues de psychologie qui développent toute une approche sous les avec des enilance des avatars. C'est extrêmement novateur et ça aussi ça embarque les étudiants et ça participe d'un meilleur taux de réussite. Je voulais revenir sur la sur la réforme du bac pour dire que bon c'est un problème de gossienne, c'estàdire que quand vous êtes du côté des excellents, je pense que n'importe quelle réforme ils la passeront voilà en médecine quand on regarde les étudiants qui ont réussi en las que ce soit une lance une lase de science, une de droit ou une las le la crème de la crème et c'est des étudiants où on ne voit pas de différence ensuite dans les études de médecine ou ou quasiment.

Mais par contre le cœur de la gosienne, lui il s'est décalé et il nécessite beaucoup plus d'accompagnement aujourd'hui. Donc moi, je me félicite de la de la présence des maths un peu accru aujourd'hui. Et c'est vrai aussi qu'on s'est beaucoup beaucoup basé nous sur Parcours Sup sur les résultats du bac de français parce que c'était la mesure la plus objective et puis on sait aussi que c'est un révélateur de la future réussite he le français.

Et je voulais terminer sur un dernier dispositif qui est paréo qui je crois est mis en place dans plusieurs de nos universités qui est vraiment un un dispositif de rebond qui est très intéressant par éo parce que c'est donc des étudiants qui sont soit qui se cherchent soit qui sont en difficulté qui leur donnent la possibilité à la fois de réussir sur leur trajectoire sur leur orientation et de venir renforcer un petit peu ces fondamentaux qui peuvent leur manquer dans des disciplines fondamentales. Donc ça montre aussi paro qu'on est capable de d'accompagner différemment ces populations. Merci beaucoup monsieur le président.

On va on va s'arrêter là. C'était absolument passionnant hein et ça nous a permis nous comme David Ross le disait d'avoir une une thématique sur ce que vous vous représentez qui est extrêmement éclairante par rapport à à nos à nos problématiques. Donc merci beaucoup d'avoir pris le temps pour être entendu par notre commission.

Bonne soirée à vous. Merci beaucoup.