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ChroniqueCNEWS (sur YouTube)· 18 septembre 2026 3 minComplaisantActualité / polémiqueSécuritéÉconomie & entreprisesInstitutions & élections

L'édito de Jacques Serais : «Réunion à l'Elysée: les candidats face à Emmanuel Macron»

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 70 %Défensif 30 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:00Invité politiqueFait
    « Emmanuel Macron choisit aujourd'hui de placer la menace extérieure au premier plan. »
  • 0:00Invité politiqueFait
    « La guerre en Ukraine s'en l'ISE. Le Moyen-Orient reste sous très haut de tension. »
  • 0:41Invité politiqueFait
    « Emmanuel Macron reçoit les responsables politiques dans la salle de crise de l'Élysée. »
  • 1:24Invité politiqueFait
    « À l'Élysée, on dramatise une crise venue de l'extérieur. À Matignon, on cherche désespérément avec quel moyen y répondre. »
  • 2:08Invité politiqueFait
    « Plus le pétrole augmente, plus il faut aider. Plus on aide, plus le budget se tend et plus le budget se tend. »

Temps de parole

  • Emmanuel Macron100 %

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Emmanuel Macron

Oui, parce qu'Emmanuel Macron choisit aujourd'hui de placer la menace extérieure au premier plan. Et attention, cette menace est réelle. La guerre en Ukraine s'en l'ISE. Le Moyen-Orient reste sous très haut de tension. Ormous pèse directement sur les prix de l'énergie et les services français alertent sur les risques d'ingérance à quelques mois de la présidentielle. Mais le choix du décor ce matin n'est évidemment pas neutre. Emmanuel Macron reçoit les responsables politiques dans la salle de crise de l'Élysée. Ils vont entendre directement les patrons des services de renseignement accéder à des informations sensibles et prendre la mesure des menaces qui pèsent sur le pays.

Autrement dit, le président remet en scène ce que la fonction a de plus régalien à 7 mois de la présidentielle. Ça lui permet aussi de reprendre de la hauteur et de bénéficier de ce réflexe bien connu en période de crise lorsque la menace vient de l'extérieur, le pays regarde d'abord vers celui qui tient les commandes. Tout concours à produire ce que les politologues appellent, vous savez, les faits drapeau romain. Ouais. Ça permet aussi au président de changer complètement de terrain politique, hein. Évidemment, parce que pendant qu'Emmanuel Macron parle guerre, renseignement, sécurité nationale, Sébastien Lecnu, lui est rattrapé par les comptes.

Hier soir, le Premier ministre a mis sur la table 54 milliards d'euros d'efforts budgétaires. Dans le même temps, le gouvernement doit prolonger les aides face à l'explosion des carburants. Voilà toute la contradiction. À l'Élysée, on dramatise une crise venue de l'extérieur. À Matignon, on cherche désespérément avec quel moyen y répondre. Pendant qu'Emmanuel Macron montre les muscles du chef de guerre, son premier ministre cherche les milliards. Donc beaucoup de solennité à l'Élysée, mais finalement peu de leviers. C'est tout le paradoxe de cette séquence. Emmanuel Macron peut remettre la fonction présidentielle en majesté.

Il peut convoquer les oppositions, ouvrir les dossiers secrets, expliquer que la menace est extérieure et que la France l'a subi. Effectuellement, ce n'est pas faux. Mais derrière cette démonstration d'autorité, il y a une réalité beaucoup moins spectaculaire. L'État français n'a plus les moyens pour amortir durablement le choc. Plus le pétrole augmente, plus il faut aider. Plus on aide, plus le budget se tend et plus le budget se tend. Plus Sébastien Lecornu doit trouver des économies dans un parlement sans majorité. Voilà peut-être l'image politique de cette fin de quinquena à l'Élysée. Le président veut montrer qu'il tient encore la barre à Matignon.

Son premier ministre cherche désespérément comment payer la traversée.