Xavier Bertrand - Conférence PolHiCult du 04 février 2025
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 70 %Attaque 20 %Défensif 10 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:40Invité politiqueFait
« C'est moi qui a inventé l'idée des plages en plein centre-ville bien avant Paris. C'était à Saint-Quentin la première dans le monde entier. »
- 1:17Invité politiqueFait
« C'est un métier que je connaissais un peu ce que mon grand-père était assureur. Et c'est un métier qui me permettait de faire de la politique en même temps que j'avais un boulot et que je ne dépendais pas financièrement de la politique. »
- 1:53Invité politiqueFait
« Quand vous êtes à la tête d'une région, vous avez la possibilité de faire bouger les choses. »
- 3:14Invité politiqueFait
« Quand vous êtes adjent au mer, vous pouvez mettre en place la plage. »
- 6:00Invité politiqueChiffre
« Il y a déjà un taux d'abstention de plus en plus important à toutes les élections. »
- 7:23Invité politiqueFait
« On est dans une forme de tripartisation. Il y a un bloc de gauche qui est dirigé par l'extrême gauche. Il y a le bloc avec le Rassemblement national et il y a le bloc central. »
- 8:04Invité politiqueFait
« Ça fait quand même des années, des années qu'on s'est habitué à vivre avec un chômage de masse où on voit qu'aujourd'hui sur les questions régaliennes, sécurité, justice, immigration, beaucoup de Français ont le sentiment que les résultats sont pas la hauteur. »
- 8:47Invité politiqueFait
« C'est la première fois depuis 1958 que les gouvernements n'ont pas de majorité pour diriger le pays. »
- 9:32Invité politiqueChiffre
« On est à quatre premiers ministres maintenant en moins d'un an. »
- 11:39Invité politiqueChiffre
« Pour qu'une motion de censure soit adoptée, il faut qu'elle dépasse 289 voix. »
- 12:22Invité politiqueChiffre
« 36 % des Français seulement souhaitaient qu'il y ait une censure et quand ils ne la souhaitait pas c'était la peur de l'instabilité de la crise financière. »
- 22:39Invité politiqueFait
« Aucune visibilité économique, pas d'investissement et s'il y a pas d'investissement, vous avez forcément un chômage qui augmente. »
- 29:46Invité politiqueFait
« Comment est-ce qu'on fait reculer les extrêmes ? Ben en répondant aux préoccupations des gens. »
- 30:29Invité politiqueChiffre
« Je fais quand même une campagne très importante et je réussis à me hisser au 2è tour derrière Marine Le Pen et non pas avec les scores de la droite à 15 ou 18 % mais avec 25 %. »
- 31:13Invité politiqueChiffre
« Sauf que Marine Le Pen est à 42 %. 42 % donc un écart très important parce que il y a eu aussi, vous le savez les attentats qui ont été terribles et puis il y a eu la crise migratoire notamment en pendant tout l'été. »
- 32:32Invité politiqueChiffre
« Je dépasse largement les 40 % au premier tour et que le Front National recule de 17 %. »
- 52:10Invité politiqueFait
« moi, je pense que les primaires c'est fini. »
- 52:52Invité politiqueFait
« personne n'est capable de garantir la sincérité d'une primaire. »
- 54:52Invité politiqueFait
« on a aménagé en bonne partie le tracé pour pas que ce soit une autoroute qui passe n'importe comment. »
- 55:36Invité politiqueChiffre
« le projet de Canal Sor Europe, à chaque fois que vous avez les nouvelles barges, les immenses péniches qui vont circuler sur ce canal, vous aurez 180 camions de moins. »
- 56:19Invité politiqueFait
« En 2014, vous disiez que la loi de bira une victoire idéologique de la gauche, que vous étiez favorable à une révision de cette loi. »
- 57:44Invité politiqueFait
« je ne changerai pas d'avis là-dessus. Mais sur le reste, c'est vrai que cette dimension profondément humaine, intime et autre, personne n'avait vu parmi ceux qui qui manifestait que derrière cette reconnaissance, elle était absolument indispensable. »
- 58:28Invité politiqueFait
« La seule chose, c'est que le Parti socialiste, j'avais des personnalités de gauche qui était sur ma liste. »
- 59:09Invité politiqueFait
« j'étais candidat à la tête de la région que j'étais élu, je serais quand même candidat à la présidentielle. »
- 59:46Invité politiqueFait
« je suis comme je suis, je travaille avec qui j'ai envie de bosser, ça plaira ou ça plaira pas. »
- 1:01:12Invité politiqueFait
« l'Europe n'a pas revu ses subventions à la baisse. C'est l'Europe qui permet le financement de ce projet. »
- 1:02:34Invité politiqueFait
« ce projet aujourd'hui, bah je suis désolé, il tue pas le frais de ferroviaire parce que le frais de ferroviaire a quand même besoin d'être réformé. »
- 1:03:16Invité politiqueFait
« ça va pas sécher les naes fréatiques, mais c'est ce qui va nous permettre aussi de constituer des réserves pour éviter notamment les différents épisodes de sécheresse dans la région. »
- 1:05:12Invité politiqueFait
« les projets loin sont d'abord à chercher l'argent de l'UD avant de déjà de réguler nos recherches publiques. »
- 1:05:49Invité politiqueFait
« ce ne sont pas les politiques qui créent les emplois, ce sont les chefs d'entreprise. »
- 1:07:04Invité politiqueChiffre
« la vignette la moins chère de France alors que j'aurais pu la porter à 60 €. La loi nous permettait de la porter à 60 €. »
- 1:08:58Invité politiqueFait
« moi je pousse une République des territoires. »
- 1:10:22Invité politiqueFait
« il y avait grosso modo 20 % seulement qui était construit. Si le préfet à ma demande et à la demande du promoteur n'avait pas dit non attendez il y a 20 % de construit on fait des fouilles sur 20 % seulement le projet n'aurait jamais pu voir le jour. »
- 1:12:28Invité politiqueFait
« il y a rien qui changera. C'est que vous changez de président de la République, président de la République démissionne. »
- 1:13:50Invité politiqueFait
« le problème dans un pays comme le nôtre où il y a tant de violence politiques, si vous avez un président qui est obligé dans le tumulte, le chaos de s'en aller, vous n'aurez plus jamais la garantie de la stabilité en France. »
- 1:15:18Invité politiquePromesse
« moi je suis favorable au retour au Septenaat mais un Septenaat qui sera un Septenaat non renouvelable. »
Temps de parole
- Xavier Bertrand100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Merci à vous. Je peux faire un long discours avant de vous répondre ? Je vais faire comme tous les politiques, je vais pas répondre à la question tout de suite. Déjà, je suis très heureux d'être là. Franchement, j'étais intervenu voilà longtemps longtemps longtemps ici pour une conférence. Ensuite, quand ma fille faisait ses études, je venais pas pour pas la gêner entre autres. Mais toujours est-il, je suis très heureux de vous retrouver de vous retrouver aujourd'hui. Enfin, de vous retrouver de retrouver ce lieu parce qu'à l'époque vous n'étiez pas là. Bien évidemment. Euh plusieurs points et également. Euh merci madame Doy, merci aussi monsieur le le recteur.
J'ai vu aussi passer Pierre, je crois il est là Pur que je suis aussi très heureux de retrouver. On va essayer de faire euh avant tout interactif. Voulez que je vous dise pourquoi je faisais une grimace là tout à l'heure ? Ouaisy ouais juste vous inquiétez pas, vous inquiétez pas. Vous avez oublié le truc dont je suis le plus fier. C'est moi qui a inventé l'idée des plages en plein centre-ville bien avant Paris. C'était à Saint-Quentin la première dans le monde entier. Et j'ai eu cette idée de fou. Il m'est arrivé de faire des choses sérieuses et notamment l'idée d'une plage en plein centre-ville. Elle est née à Saint-Quentin. Elle est pas née à Paris.
Voilà donc ça fait partie des sujets dont je suis effectivement dont je suis effectivement très fier. Et l'autre aspect, c'est que je suis pas assureur de formation. Ça a été un choix parce que je pense que pour bien faire de la politique, il faut être indépendant vis-à-vis de la politique et connaître autre chose. Et c'est la raison pour laquelle c'est un métier que je connaissais un peu ce que mon grand-père était assureur. Et c'est un métier qui me permettait de faire de la politique en même temps que j'avais un boulot et que je ne dépendais pas financièrement de la politique. C'est la raison pour laquelle j'ai fait ce choix.
Et en 2016, quand je quitte mes fonctions de députés, je suis pas obligé parce que la loi sur le non cumul me permet d'aller jusqu'au bout du mandat en 2017 et je décide de me consacrer à la fonction de de président de de région parce que j'estime qu'on peut pas faire les les deux en même temps. Autant je pense que sur le cumul, vous êtes maire d'une commune pas très importante, vous pouvez être parlementaire. Président d'une région de 6 millions d'habitants et parlementaires, honnêtement, on pouvait pas faire les choses sérieusement. Donc c'est donc c'est la c'est la raison euh comment les jeunes peuvent s'impliquer. Tout à fait. Bah vous donner un bon exemple ce soir.
Vous êtes hyper nombreux. On m'a dit que ça avait été très très vite pour remplir cet enfil. On j'y suis très sensible mais vous donner justement cet exemple de vous y intéresser. Il y a une citation d'Israéli, je crois un premier ministre anglais qui dit "Le problème des gens qui ne s'intéressent pas à la politique c'est qu'ils sont gouvernés par des gens qui s'y intéressent.
Et donc, il vaut mieux s'intéresser à la politique pour le reste que ce soit de participer à des débats, que ce soit aussi pour certains de s'engager dans la politique, moi j'incite beaucoup celles et ceux qui travaillent avec moi de se présenter aux élections parce que je pense que la différence entre ceux qui font de la politique et les autres, c'est quand vous êtes spectateur ou acteur. Moi, pour ne rien vous cacher, j'ai commencé à m'intéresser à la politique pas très jeune. J'avais 16 ans. C'était en 1981, la première élection de François Mitterran. Je suis dans une famille où on parlait pas trop politique. J'avais pas trop le sentiment qu'on s'intéressait à la politique.
Mais moi ça m'a passionné. Sauf que ben j'étais tout seul devant ma télé à m'y intéresser. J'étais seul à lire mes journaux et puis j'ai fait une rencontre du sénateur Jacques Braconnier et je me suis aperçu au fur et à mesure que quand vous faites de la politique, quand vous exercez des responsabilités, vous dites par exemple tiens, il faudrait une animation à Saint-Quentin. Bah vous dites juste faut une animation et quand vous êtes adjent au mer, vous pouvez mettre en place la plage. Je pourrais très bien, si j'avais pas été prêt en région, me dire quand même cette région a besoin du grand canal nord Europe et de ses 20000 emplois.
Mais quand vous êtes à la tête d'une région, vous avez la possibilité de faire bouger les choses. Et si je fais de la politique avec tout l'engagement que ça nécessite, les sacrifices, c'est parce que ça vous permet de bouger les choses. Il y a pas que ça. Une association peut faire des choses intéressantes, une entreprise, mais la politique concentre aussi les leviers pour faire bouger les choses. Et regardez bien, pouvoir, c'est le verbe qui est bien. Pouvoir faire bouger les choses, pouvoir changer. C'est pas le mot en lui-même, c'est le verbe.
Et c'est pour ça que je fais de la politique et je pense que tous les jeunes qui ont envie de s'impliquer d'une façon ou d'une autre, vous faites le choix. Soit vous regardez un peu observateur, un peu spectateur ou alors vous vous engagez. Et je peux vous assurer que quand vous avez le levier pour faire bouger les choses, ça vaut vraiment la peine. Sincèrement, merci beaucoup pour cette réponse. Euh un peu longue, hein, je suis désolée. Pas de souci. Euh pour commencer, on va dire la conférence qui porte donc sur la 5e République. La première question, elle s'intéresse du coup à cette 5e République et à la crise institutionnelle que certains estiment qu'elle est en train de traverser.
Et comme je suis pas discipliné, je peux vous arrêter 2 secondes ? Bien sûr, vous avez pas de chance he je suis pas discipliné du tout. On commence la conférence maintenant. Elle avait commencé avant. Ouais, mais on commence maintenant rentrer dans le vif du sujet sur la 5e. Exactement. Alors, je vais vous faire voter sur un truc et je vous referai voter exactement de la même façon à la fin de la conférence. Ça vous va ? Vous m'autorisez ? D'accord. Qui ici pense que la 5e République est dépassée et qu'il faudrait passer à une autre constitution, à une autre République ? Qui pense qu'il faut la changer ? Levez la main à peu près. C'est bon, vous avez fait les comptes ? Pas du tout. D'accord.
Qui pense qu'il faut rester à la 5e République ? Levez la main. Un peu plus de monde. Et qui n'a pas trop trop d'avis ? L'abstention est possible. L'abstention est L'abstention est possible. Monsieur Vinquier, on vous a pas vu voter. On a pas vu voter tout au fond. D'accord. OK. Merci beaucoup. On y reviendra à la fin. Je vous promets que je vous interromps plus pendant au moins une minute. Pas de souci. Pas de souci. Euh donc pour reprendre le début, certains s'accordent aujourd'hui pour dire que la 5e République, elle traverse une crise institutionnelle. Et donc selon vous en quoi cette crise elle va se manifester et quelles en sont les causes principales ?
Bon on va déjà voir pourquoi elle est en crise. Ce qui se passe, c'est pas propre à la France. Il y a déjà un taux d'abstention de plus en plus important à toutes les élections. On a longtemps pensé qu'il y avait les États-Unis ou qu'il y avait qu'une personne sur deux qui allait voter. Maintenant, on voit que c'est quelque chose qui est généralisé dans beaucoup de pays européens mais aussi principalement en France. Alors qu'on a échappé à ça pendant longtemps. On avait des élections présidentielles où les gens allaient massivement voter. On avait même des élections municipales où les gens allaient voter. Les élections législatives moins que la préhentielle.
Mais quand même là aujourd'hui, on s'aperçoit que le désintérêt est global. Le deuxième sujet, c'est quand même les partis, allez, je vais le dire publiquement, les partis qui ne sont pas des partis de gouvernement, les extrêmes qui se développent de plus en plus. Pendant des années, des années, les années 80, leur score était marginal. Aujourd'hui, il y a quand même une grande partie des Français qui votent pour les extrêmes. Et on voit, on est dans une forme de tripartisation. Il y a un bloc de gauche qui est dirigé par l'extrême gauche. Il y a le bloc avec le Rassemblement national et il y a le bloc central. C'est pas 3/3 mais ça y ressemble un peu quand même.
Donc ça c'est aussi une autre manifestation. L'autre aspect, c'est que les gens ont le sentiment que même avec la Constitution qui nous donne de la stabilité, on n'arrive plus à changer les choses et à bouger les choses.
Mais au final, je pense que la crise qu'on traverse aujourd'hui, au-delà de cette crise avec ces manifestations, c'est peut-être aussi et surtout parce que la politique connaît une crise de sens, à quoi elle sert, où on va, mais peut-être aussi une crise de résultat parce que ça fait quand même des années, des années qu'on s'est habitué à vivre avec un chômage de masse où on voit qu'aujourd'hui sur les questions régaliennes, sécurité, justice, immigration, beaucoup de Français ont le sentiment que les résultats sont pas la hauteur.
ce qui a fait la France pendant des décennies, l'ascenseur social, c'est-à-dire comment les catégories populaires peuvent devenir des classes moyennes et comment on est sûr que ces enfants vivront mieux que soi, ça ne fonctionne plus. Et c'est tout cela qui fait que les gens se disent "Bon bah, la politique sert plus à rien. Est-ce que c'est pas de la faute de la Constitution Maintenant, quand on regarde bien les choses, la Constitution de la 5e République, et vous le savez en ayant étudié cette matière, la Constitution de la 5e République, elle repose sur un président de la République qui est fort, mais elle repose aussi sur autre chose qu'on a tendance à oublier, le fait majoritaire.
C'est-à-dire qu'à chaque fois, le gouvernement de la France a toujours eu une majorité à l'Assemblée nationale pour gouverner. Toujours, même quand il y a eu des cohabitations, c'est-à-dire quand Jacques Chirac en 1986 est premier ministre de François Mitteran. Quand Édouard Baladur en 1993 est premier ministre de François Mitteran. Quand Lionel Jospin en 97 est premier ministre de Jacques Chirac, ils ont toujours une majorité à l'Assemblée nationale pour soutenir leur gouvernement et pour voter leur programme. Et là, c'est la première fois depuis 1958 que les gouvernements n'ont pas de majorité pour diriger le pays.
Et c'est une grande partie du bazar qu'on connaît aujourd'hui parce qu'il y a plus de majorité. Et nous en France, on n'a jamais été habitué à vivre ça, vous le savez. Et on s'est moqué des Belges à chaque fois qu'il y avait des élections générales en disant "Ah, ils sont incapables de se mettre d'accord, ils sont en train de battre le nom, le record du nombre de jours où ils sont sans gouvernement." Bon, on aurait mieux fait de pas trop la ramener quand même parce que nous ça nous arrive quand même. On est à quatre premiers ministres maintenant en moins d'un an. Mais le problème c'est que quand on n pas de majorité en France et ben on sait pas faire.
On sait pas se mettre autour d'une table pour dire "Bon, il y a votre programme, il y a le mien, il y a le tien. On va voir maintenant comment on réussit à se mettre d'accord, non pas sur tout mais au moins sur un certain nombre de points sur lesquels on s'est avancé." Les responsables politiques sont incapables de faire ça. Incapables. En Allemagne, ils arrivent à le faire. En Belgique, ça prend du temps, ils arrivent à le faire. Mais nous, en France, on ne sait pas le faire. Donc vous prenez l'absence de majorité à l'assemblée plus cette incapacité à avoir une culture du compromis et à savoir se mettre d'accord au moins sur un minimum de gouvernement.
C'est ce qui explique aujourd'hui qu'on soit dans cette situation. En plus, vous rajoutez autre chose, c'est que 2027 dans quand même beaucoup de tête et donc on fait passer l'intérêt particulier avant l'intérêt général. Je pense que c'est ce qui explique aujourd'hui une grande partie de nos difficultés institutionnelles et des difficultés partisanes. Merci pour Celui-là fonctionne ? C'est bon ? Bah très bien, ça va aller. C'est gentil. Merci. Alors donc merci beaucoup pour votre réponse, monsieur le président. On va passer à la deuxème question. Donc quelles sont les évolutions que vous notez sur la vie politique en général ?
mais notamment sur la 5e République rédigée par le général de Gaulle et Michel Debré. Honnêtement, elle tient quand même toujours la route. Faut pas se raconter d'histoire. Malgré aujourd'hui le la place des extrêmes, on a quand même président de la République qui est là pour 5 ans, élu pour 5 ans. J'y reviendrai tout à l'heure, je vous interrogerai aussi sur cette question. On a quand même la possibilité d'avoir, j'en suis persuadé, un budget qui passe parce que là le budget va passer et le projet de loi de financement de la sécurité sociale également. Il y avait un peu un faux suspense en la matière pour savoir comment ça allait se passer. Pourquoi ?
Parce que aujourd'hui, vous le savez, une motion de censure pour qu'elle passe, il faut que ce soit une motion de censure du nouveau Front populaire au complet voté par le Rassemblement national. Si vous avez une motion de censure votée par LI et le Parti socialiste et les verts, ça passe pas. Pour qu'une motion de censure soit adoptée, il faut qu'elle dépasse 289 voix. C'est-à-dire que les abstentions ne comptent pas. Il faut physiquement être présent. Donc si vous n'avez pas tout le NFP et tout le Rassemblement national, ça ne passe pas. Donc à partir du moment où le Parti socialiste avait dit "On votera pas la censure", ben il y avait plus aucun risque.
Donc à partir du moment où le Rassemblement national dit "On vote pas la censure", il y a plus aucun risque. Donc on a quand même un budget qui va enfin être voté. Bon certains peuvent estimer que le prix payé est quand même très élevé. La pire des choses, c'est l'absence de stabilité parce que franchement moi je le vois, le budget de la région est toujours pas voté. il sera voté que fin mars. Quand même un truc de dingue parce que en attendant les entreprises savent pas comment elles vont être aidées. Les associations savent pas exactement quels seront leurs financements. Ceux qui bénéficient des aides de la région ne savent toujours pas si on maintiendra le niveau à 100 % ou à 90 %.
J'ai passé des messages, j'ai indiqué notamment qu'il y a des secteurs entiers qui ne seraient pas touchés ni concernés, que la culture serait préservée dans la région, que les aides aux personnes, que les aides aux communes le seraient. Mais les gens se posent quand même la question et tant que vous avez pas de budget, vous avez un ralentissement économique. Certains disent "Mais pourquoi les entreprises investissent pas ?" Bah c'est simple, vous êtes sur l'autoroute, vous roulez à 130, tout à coup, vous avez une immense nappe de brouillard. Qu'est-ce que vous faites ? Vous ralentissez ? Bah, c'est pareil l'économie.
Et tant qu'on a pas de budget, c'est aujourd'hui la raison de toutes ces incertitudes. Donc, il fallait un budget. Et puis à ceux qui se posent un peu la question, est-ce qu'il y avait un vrai suspense ? Il y a des sondages qui n'ont pas été publiés. qui montrait notamment est-ce que le Parti socialiste va censurer ou pas. un tiers seulement des électeurs socialistes souhaitaent la censure et monsieur Fort comme les dirigeants du PSR les sondages et au rassemblement national c'était moitié moitié moitié des électeurs du Rassemblement national souhaitaent une censure moitié ne souhaitait pas la censure.
Et aujourd'hui 36 % des Français seulement souhaitaient qu'il y ait une censure et quand ils ne la souhaitait pas c'était la peur de l'instabilité de la crise financière. Donc la première censure a eu quand même un gros impact dans les électorats et tout le monde sait aujourd'hui quand même que l'absence de stabilité là pourrait nous nous placer dans des circonstances encore plus difficiles. C'est pour ça qu'il y a eu l'esprit de responsabilité.
Alors après, la censure est évitée, elle peut intervenir à n'importe quel moment, c'est vrai, mais ce serait quand même bien que ce gouvernement auquel je ne participe pas, vous avez certainement suivi les différents épisodes, au nom de l'intérêt général, je souhaite que ça tienne et je souhaite que ça réussisse. Mais très clairement aujourd'hui, on est quand même dans un pays avec le 493, ça permet quand même de faire passer les textes. Heureusement, depuis le début, depuis le début, on l'oublie, on sait pertinemment qu'il y a aucun budget, aucun qui pourra avoir une majorité, aucun. Vous ne mettrez pas d'accord des socialistes jusque les républicains. C'est pas possible.
Donc le véritable enjeu, c'est d'éviter qu'il y ait une majorité contre. Ça plaît ou ça plaît pas, c'est pas génial, mais à partir du moment où il y a eu ce vote aux élections législatives, l'important c'est de ne pas avoir une majorité contre. Et le 493, on en pense ce qu'on veut. Heureusement que le 493 existe parce qu'autrement on serait sous la 4e République, on a déjà eu quatre premiers ministres en un an, on serait dans une situation bien pire encore. Tiens, pardon, qui ici a des a des réserves sur le 493 ? Allez-y. Est-ce que quelqu'un veut me dire pourquoi ces réserves ? On a des micros qui se baladent.
Pour monsieur, pour moi le 493 c'est un outil qui est antidémocratique, ce qui permet pas le débat en forçant. On sait qu'on a un outil qui à la fin va nous permettre de de voter une loi, de voter un budget et donc on cherche pas la solution finale qui nous permettrait d'avoir le débat le plus pertinent selon moi et je pense qu'on pourrait trouver des des solutions différentes pour instaurer du débat. Mais le débat il a lieu quand même avant qu'on engage le 493 par exemple. Ça s'est déjà produit à différentes époques.
Il y a des discussions à l'Assemblée nationale et c'est seulement à un moment donné qu'on interrompt le débat parce qu'on voit que ça peut pas aller plus loin et qu'on engage le 493. Si on sait au dernier, on sait qu'on a toujours une solution à la fin qui va nous permettre de dépasser les contradictions parlementaires. Donc forcément, on va pas chercher forcément de trouver une solution tierce, une solution qui conviendrait à l'ensemble du spectre politique. Oui, mais le problème qu'on a aujourd'hui, c'est que dans la configuration politique dans laquelle on est, il peut pas y avoir de majorité pour.
C'est pas possible parce que vous réussissez pas à mettre d'accord tout le monde dans ce qu'on appelle l'arc l'arc républicain. Donc la vraie question c'est comment vous évitez d'avoir une majorité contre ? C'est pas génial hein, c'est pas terriblement ambitieux mais c'est la seule façon d'avoir la stabilité. Après le 493, il est prévu dans la constitution et c'est vrai qu'il nous a permis à différentes époques d'avoir cette stabilité. Alors là aujourd'hui, c'est une situation un peu différente de la façon dont madame Borne utilisait le 493. Elle l'a utilisé à différentes reprises. Quelqu'un a un autre argument contre le 493 dans ceux qui avaient levé la main ou c'était le même argument ?
Bonjour monsieur. C'est pas contre 493. Mais c'est plus dans l'idée de est-ce qu'on peut pas le mieux le rationaliser pour éviter trop d'abus. Ça a déjà été rationalisé à la fois par les textes et puis aussi par la par la pratique. Et c'est vrai qu'aujourd'hui le 493, il est davantage utilisé pour le budget et le PLFSS qu'il ne l'a été notamment sur c'était c'était Ellisabeth Born je crois qu'il l'a utilisé plus que les autres. Et là, c'était une façon de contraindre un peu sa majorité comme monsieur Hollande avait à l'époque ses frondeurs.
Mais moi, ça ne me gêne moins qu'on l'utilise aujourd'hui parce qu'on peut pas avoir de majorité pour que quand c'est parfois un peu un 493 de confort ou de commodité. Là, je veux bien vous vous rejoindre là-dessus. Après, la façon d'éviter le 493, ce serait qu'en France, on réussisse à à greffer la culture du compromis et de la discussion. Ça, je suis entièrement d'accord. Je vous laisse peut-être reprendre le fil parce que vous êtes peut-être inquiète à l'idée de finir à 23h. Non, vous nous avez posé la question, donc c'est à nous de vous la poser finalement. La 5e République est-elle selon vous toujours adaptée pour faire face aux crises politiques qu'on connaît aujourd'hui ?
Oui, moi je le pense. Moi je le pense parce qu'en plus, je l'ai pas dit tout à l'heure, mais au-delà de l'instabilité, de l'absence de majorité, il y a quand même quelque chose qui est en train de monter dans le pays, c'est la violence et la violence politique et la violence dans l'hémicycle. Il m'arrive parfois de retourner à l'Assemblée nationale et il y a des huissiers qui étaient déjà là à une époque qui disaient aujourd'hui vous reconnaîtriez plus le métier parce que c'est vrai que je connu des époques où il pouvait y avoir des affrontements qui étaient quand même assez rudes.
Là quand même quand on voit la tenue de certains parlementaires, quand on voit la violence des débats, moi j'ai j'ai longtemps proposé quand j'étais député à des groupes de lycéens de venir découvrir l'Assemblée nationale. Franchement. Alors, c'était intéressant parce que quand vous veniez sur un débat sur un texte de loi, ça pouvait parfois être très ferme mais vous voyez un peu la procédure parlementaire mais j'évitais de les faire venir le mercredi au séances des questions gouvernement parce que comme il y a des caméras, c'était quasiment du théâtre ou du cinéma où les gens parce que c'était retransmis avaient un comportement totalement différent.
Là aujourd'hui, c'est tout le temps ou presque tout le temps l'affrontement et la violence. Et ça, je pense que c'est un phénomène nouveau et on aurait pas la stabilité des institutions. Sincèrement, on serait dans une crise permanente comme sous la 4e République où il faut pas oublier quand même qu'à la fin de la 4e République, on était incapable, les gouvernements, les politiques étaient incapables de sortir du conflit en Algérie, c'està-dire avec une guerre sur un territoire qui était pas le territoire métropolitain, mais qui était le territoire français. Le franc, la monnaie qui était attaquée comme c'est pas permis. et une instabilité chronique.
Donc ça veut dire un pays qui pouvait plus avancer. Et il faut pas oublier quand le général de Gaulle revient en 1958, il se fixe trois objectifs : la paix en Algérie, la solidité des institutions et un francfort avec le plan RUEf. Si vous n'aviez pas des institutions solides, vous n'auriez jamais pu redresser le pays. Et 1958, c'est quand même le début de plusieurs décennies où la France est à nouveau en croissance. Je pense que si on n' pas cela aujourd'hui, on est un pays qui va définitivement en 2e division. C'est ma conviction profonde. Ma conviction profonde. Après, ce qu'il faut bien voir, c'est que la 5e République, elle est beaucoup fonction de son utilisation.
Tout le monde avait dit, elle est faite pour le général de Gaulle, elle est taillée sur mesure. Et François Mitteran, qui a beaucoup attaqué le général de Gaulle, il a été très content de trouver aussi cette 5e République. On avait dit la 5e République, elle résistera jamais à une cohabitation. Bah la cohabitation a existé à différentes reprises et il y a pas eu de problème. Donc on a ça. Le la difficulté qu'on a aujourd'hui c'est davantage l'attitude des partis politiques et l'attitude des dirigeants politiques qui ont du mal aujourd'hui à se mettre à la hauteur des événements et du moment.
À titre personnel, je pense qu'on ne sortira de cette crise que si les hommes et les femmes de bonne volonté acceptent de se mettre d'accord sur un programme même minimum mais pour franchir les 2 ans qui viennent. Moi, c'est ce que je crois. Mais c'est pas une question d'institution, c'est une question de comportement, c'est pas une question de talent, c'est une question d'attitude responsable ou pas. Et encore une fois, si votre cadre est pas stable, alors là, bon courage. Bon courage. Merci pour votre réponse.
Donc au but de l'actualité, quelles sont les conséquences potentielles d'un blocage budgétaire à répétition sur l'économie française et également comment sortir de l'impasse politique dans laquelle nous nous trouvons actuellement selon vous ? B l'impasse politique, je vous l'ai dit, on a un budget qui va être voté et s'il y avait pas de budget, le problème est très simple. Aucune visibilité économique, pas d'investissement et s'il y a pas d'investissement, vous avez forcément un chômage qui augmente. Derrière, vous avez aussi des ministres qui ne peuvent pas déployer leur action. C'est ça également, qui n'ont pas les moyens pour le faire. Et puis derrière, on n'est pas sur une île déserte.
La question de la crise financière, moi je suis pas là pour la trou à tout le monde et je vais pas vous dire que s'il y a pas de budget, vos cartes vitales, elles fonctionneront plus, hein. Non, mais faut arrêter de faire peur aux gens non plus, hein. Parce qu'attendez, c'est pas les Français qui sont responsables de la situation. Les Français ont voté, ils ont fait ce choix. Il c'est pas facile de trouver une majorité mais après c'est au responsable politique à l'assemblée de s'organiser. Il faut arrêter de dire au français la censure ça a coûté temps et puis avec la dissolution et la censure il y a plus rien qui fonctionnera pour votre carte vitale et autre.
Faut arrêter quand même d'infantiliser les gens. Maintenant, le problème que l'on a aujourd'hui, c'est euh quand même que au bout d'un moment, on peut pas passer 2 ans de crise en crise et on ne peut pas passer en plus 2 ans en étant immobile. Je l'ai dit dimanche dernier, au moment où vous en avez certains qui comme des ogres qui chaussent leur bottes de cette lieu, je appelle au grand souvenir, vous pouvez pas vous enfiler les pantoufles, c'est pas possible.
On peut passer 2 ans à juste voter un budget les uns après les autres sans améliorer les les conditions de sécurité, sans améliorer le pouvoir d'achat, sans améliorer le système de santé, sans améliorer le système éducatif et sans avoir une vraie politique de logement. On peut pas se permettre 2 ans à rien faire. L'immobilisme c'est pas un projet. L'immobilisme c'est le déclin. Mais ça encore une fois ça va dépendre des politiques, pas de la constitution. Mais c'est vrai quand même que si on continuait nos attermoiements, si à un moment donné tous ceux qui achètent de la dette française ne le faisaient plus, là on serait vraiment mal barré. Vraiment mal barré.
Merci beaucoup pour cette pour cette réponse. Ah tiens, pardon, je peux vous poser une question du coup ? Et la dissolution, qui est-ce qui pense que c'était une bonne idée ? Comme vous êtes pas très nombreux, attendez, qui pense que c'était une mauvaise idée ? Il y a pas photo. D'accord. Pour ceux qui ont dit que c'était une bonne idée, est-ce que vous voulez bien nous expliquer pourquoi ? C'était tout au fond. Tout au fond ? Oh, il y a pas grand monde, t'inquiète pas. C'était tout au fond. Si vous voulez bien, après je vous force pas, mais si vous voulez donner votre témoignage, je trouve ça intéressant. Il y a il y a une main qui s'est levée là-bas. Merci. Bonjour monsieur vous êtes où ?
Ah juste là, pardon, excusez-moi. Excusez-moi. C'étais pas forcément j'étais pas forcément court, mais j'ai considéré que le président avait fait un bon choix car il avait été plutôt désavoué dans les urnes et qu'il était allé jusqu'au bout du processus, enfin jusqu'au bout, peut-être pas quand même, jusqu'à la démission, mais qu'il avait décidé de comment dire de prendre acte des résultats des élections législatives européennes et de dire "Bah écoutez, vous n'êtes pas d'accord, vous vous comment dire ? vous n'êtes pas d'accord avec la politique, je vous redonne le choix dans les urnes.
Après, bien sûr, on peut critiquer ce qui s'est passé après, mais voilà, la raison pour laquelle je suis d'accord et je respecte cette décision euh de redonner la parole au papier. OK. Quelqu'un d'autre trouve que c'était une bonne idée pour une autre raison ? Non. Personne. Personne. Alors, pour que vous sachiez tout, parce que je suis pas là seulement pour parler aussi droit, constite et institution aussi pour faire de la politique, je vais vous dire aussi quelle était l'autre raison qui lui a été soufflée par certains de ses conseillers au président.
Ils étaient persuadés que le Parti socialiste ne s'alirait pas avec Lfi et que le Nouveau Front populaire n'existerait pas et que dans ces cas-là, pour ceux qui voulaient faire barrage au Front National, les voies se porteraient sur le bloc central, c'estàdire sur l'ancienne majorité de monsieur Macron. Sauf que la gauche s'est unie comme elle l'a toujours fait historiquement et que ceux qui ne voulaient pas du Front National pour beaucoup ont voté pour le nouveau Front populaire. Ça s'appelle un paris manqué et ça il y en a certains qui l'ont proposé vendu au président de la République.
La preuve c'est que les déclarations de candidature pour le second tour le dimanche on pense que ce sera le mardi soir et c'est reporté au vendredi soir parce qu'ils sont persuadés qu'en une semaine la gauche se déchirera qu'il y aura pas d'accord qu'il y aura pas le nouveau Front populaire et que c'est le bloc central qui pourra en profiter. Sauf qu'il est toujours très compliqué de faire des paris hasardeux et quand même les dissolutions les 10 dissolutions qui sont provoqués pour des raisons de convenance ça ne marche jamais. Regardez, bon vous êtes trop jeune mais vous l'avez certainement étudié. Quand Jack Chirac décide de dissoudre en 1997, tout le monde purée, c'est génial.
Oh la bonne idée. Oh là là. RPR et UDF là vont vraiment tout rafler. La gauche est désespérée, il va avoir une majorité. Résultat des cours, ça a été un fiasco pas possible parce que les Français sentent tout. Les Français, c'est le peuple le plus politique qui soit. Et quand il disent toi tu es en train de dissoudre parce que ça t'arrange et bien ça va pas se passer comme ça. Et et c'est ça le vrai sujet. Le le problème le problème que nous avons à l'époque en juin le président de la République fait pas une dissolution parce que ça l'arrange. Il pense que la gauche ne se reconstituera pas mais il y a aussi cette idée.
Sauf qu'il y a un problème c'est que aux élections européennes à 20h on prend la température 40. Ben quand vous reprenez la température 4 semaines après, vous avez peu de chance que vous vous retrouviez effectivement à 368. C'est ça le fond du problème. Et moi, j'étais persuadé ce soir-là que on aurait exactement le même résultat dans les urnes. Alors, ça s'est passé un peu différemment parce que le vent a a gonflé les voiles du Rassemblement national pendant quasiment tout le premier tour. Puis un peu comme une course, le vent est tombé. Mais autrement, à un moment donné, on pensait véritablement que les extrêmes et que le Rassemblement national clairement pourrait pourrait l'emporter.
Merci beaucoup pour ces précisions. Euh pour revenir à la question, face à cette crise politique et à la montée des extrêmes dont vous parlez, quelles solutions peuvent être apportées et comment vous vous positionnez-vous face à celle-là ? Et avez-vous des ambitions futures pour aider à sortir de cette crise institutionnelle et politique ? Alors plusieurs choses. Comment est-ce qu'on fait reculer les extrêmes ? Ben en répondant aux préoccupations des gens. Les Français ont ont des problèmes depuis des années des années. Il demandent aux politiques de régler les problèmes.
Tout le monde sait que les magiciens n'existent pas, mais il s'agit tout simplement de savoir est-ce que vous entendez nos problèmes ? Est-ce que vous savez les résoudre ? Est-ce que vous êtes capable de vous serrer les coudes et de vous retrousser les manches ? C'est pas plus compliqué que ça. C'est pas plus compliqué que ça. Et là, si vous m'invitez à faire de la politique, je veux juste revenir sur la façon dont les choses se sont passé aux élections régionales. Aux élections régionales en 2015, je suis un outsider. La région nordpatcalé a toujours été dirigée par la gauche. Toujours.
On voit bien que le Front national est très fort et qu'on dit que Marine Le Pen a des vraies chances de l'emporter. Surtout qu'en plus, elle met le paquet parce que c'est en 2016 et elle se dit comme sa niè que si elle gagne les élections régionales en 2016, ça devrait la mettre en bonne position pour la présentielle de 2017. Et moi, comme toute tout responsable de droite, la droite a toujours culminé à 15 17 18 % à tout casser avec le vent dans le dos. Bon, il s'avère que dans cette élection, je fais quand même une campagne très importante et je réussis à me hisser au 2è tour derrière Marine Le Pen et non pas avec les scores de la droite à 15 ou 18 % mais avec 25 %.
Sauf que Marine Le Pen est à 42 %. 42 % donc un écart très important parce que il y a eu aussi, vous le savez les attentats qui ont été terribles et puis il y a eu la crise migratoire notamment en pendant tout l'été et donc on a vu progresser Marine Le Pen. Comment je suis élu ? Bah c'est parce que la gauche a un comportement totalement républicain. Les élus de gauche le m'aiment pas. Non, je on est en opposition mais il déteste l'idée que la région soit dirigée par le Front National et donc il décide de se désister et de se retirer. S'il se retire pas, je peux pas gagner. S'il se retire, j'ai peut-être une chance de gagner.
Mais non seulement les élus de gauche se retirent avec un comportement vraiment exemplaire et leurs électeurs les suivent. Il m'aime pas mais il n'aimerait encore moins l'idée que Marine Le Pen dirige. Sauf que là derrière, je me suis dit que he un c'est la reconnaissance que je leur doit. D'ailleurs, je m'exprime ce soir-là, Christian Estros est élu dans les mêmes circonstances que moi, mais j'ai cette phrase, je remercie tous les électeurs et je remercie nommément les électeurs de gauche.
Beaucoup beaucoup de mes conseillers me disent "Non, ça se fait pas, ça se dit pas et tout ça." Mais quand je le fais, mes militants de droite applaudissent également parce qu'ils savent que c'est l'union de tout le monde et pas l'union des partis qui l'a emporté. Bon, je me dis quand même que les circonstances sont assez exceptionnelles et que ça risque de ne pas se reproduire forcément la fois suivante. Donc, je décide de mettre le paquet et d'obtenir des résultats. Le premier slogan de la campagne en 2016, c'est du travail.
La région au travail, on me dit que c'est provocateur, mais comme c'est la région où le taux de chômage est le plus important, je décide de me battre comme un fou pour obtenir des emplois. C'est notamment l'usine d'Ascoval qu'on réussi à sauver. C'est notamment le canal saor qu'on réussi à faire sortir de terre. Donc je me bats et les gens disent bon on l'aime ou on l'aime pas mais enfin il se bat. Bon, la fois d'après, Marine Le Pen ne veut plus être candidate et elle envoie monsieur Chenu qui est quand même après elle le plus connu.
Sauf que cette fois-ci, j'ai le nouveau Front populaire avant l'heure, la NUPES à l'époque, toute la gauche est reconstituée, le Front National qui est quand même très fort, toujours très fort avec son porte-parole et monsieur Macron qui demande d'avoir une liste de sa majorité parce qu'il se dit que si cette liste fait un score important, comme j'ai l'intention d'être candidat présidentiel après, ça va me compliquer la tâche. Et il s'avère cette fois-ci que je ne fais pas 25 % des voies au premier tour, c'est que je dépasse largement les 40 % au premier tour et que le Front National recule de 17 %. Je suis pas un magicien, mais les gens se disent il se bougent et il se bat.
D'ailleurs, le slogan de cette deuxième campagne, c'est se battre pour vous. Et vous prenez notamment euh une ville comme Villerre Côery qui est une ville dirigée par le Front National au deuxème tour des régionales. Pourtant il y a il y a plusieurs listes. On est à quatre l on est à trois listes au second tour. Je fais près de 50 % c'estàdire des gens qui votent pour Madame Le Pen au niveau national qui votent pour le Front National au municipal et moi qui combat les dirigeants. Il vote pour moi. Pourquoi ? Parce qu'ils font la part des choses et ils votent pour quelqu'un qui se bat.
Et je pense que si en politique on prenait les problèmes à bras le corps, les priorités à bras lecorp et qu'on faisait reculer les problèmes, et ben je suis désolé, il y aurait moins de votes pour les extrêmes en France comme dans tous les pays en Europe. Les Français n'attendent qu'une seule chose, c'est que ça aille mieux, c'est qu'ils vivent mieux. Et tant qu'on continuera à faire des discours, quand tant qu'on continuera à chamailler sans rien régler au problème des Français, faut pas s'étonner que la colère, la misère crée le vote pour les extrêmes. C'est en tout cas ma conviction.
Donc voilà, moi le positionnement qui est le mien, ni LFI ni RN mais pour le reste si on bosse vraiment je pense que les gens s'en rendent compte, c'est ma conviction. Merci beaucoup. Avant de laisser la parole au public pour un temps d'échange, nous avons une dernière question. On l'a dit, vous avez occupé plusieurs fonctions majeures au sein de la vie politique française ces dernières années. Alors, après plus de 30 ans d'engagement, quel regard portez-vous sur votre carrière ? Quels enseignements retirez-vous de ces dernières années ? Est-ce qu'il y a des choses que vous friez différemment aujourd'hui ? Est-ce qu'il y a des choses que je ferai différemment ?
Oui, je serais moins discipliné au début. Moins discipliné au début. Je m'aperçois aujourd'hui que il faut pas être trop discipliné en politique. Il faut pas être trop discipliné en politique pour ne rien vous cacher. Je sais pas s'il y en a qui veulent faire de la politique. Si vous commencez à faire de la politique et que vous prenez des conseillers en communication, ils vont vous apprendre un à jamais répondre aux questions. De ils vont vous apprendre à être très prudents dans vos réponses. 3 ils vont vous apprendre au final que faut plaire aux journalistes, faut plaire à ceux qui décident, faut plaire à ceux qui dirigent.
Et puis au fil de votre carrière politique, vous allez apprendre à être vous-même et à vous dire que en étant vous-même, ça plaît ou ça plaît pas. Mais au moins au moins vous serez tranquille avec vous-même et vous serez en conformité avec ce que vous êtes. Or, pendant des années, vous jouez un rôle. Et moi, je vais vous dire, le problème est très simple. J'ai pas fait ma scolarité à Paris. J'ai pas fait Science Poé, je me suis planté. J'ai pas réessayé, j'ai pas fait LENAT. J'ai jamais été sur ce pot Paris. J'ai été dans aucun clan de qui que ce soit et d'une certaine façon, j'en étais un peu complexé.
Et d'ailleurs, pareil, il y a des bouquins qui ont été faits sur moi, enfin a priori à peu près tous aussi nul les uns que les autres. J'ai jamais voulu collaborer, mais où on se foutait de moi, de mes godasses, tout ça, l'assureur de province, le plou.
Et la réalité c'est quand même que ça m'a complexé et que quand je suis devenu ministre, bah j'ai fait ce que doit faire effectivement tous les jeunes ambitieux, pris des conseiller en communication, même pris une nana qui all à l'époque m'a m'a une dame pardon une dame une conseillère en communication et en image qui m'a complètement relooké que avec mon teint fallait mettre plutôt des costumes marrons, des trucs comme ça, je ressemblais à rien. Mais toujours est-il que je pensais que c'était ça qu'il fallait faire.
fallait faire des dîners en ville avec des gens intéressants, avec des dîners tous plus chiants les uns que les autres, mais au moins pour qu'on dire il est bien Bertrand au final, le mec de province, il tient sa plage. J'ai eu des fonctions de ministre au fur et à mesure de plus en plus importantes et puis au final bah c'était plus vraiment moi-même quoi. C'était plus vraiment moi-même. Donc je je le sais pertinemment, vous jouez un rôle mais vous perdez la relation sincère avec les gens. Et j'étais devenu le symbole du politicard. Et au final, c'est avec ces élections régionales où je réussis à être élu alors que c'est une élection où il y a vraiment un trou de souris.
Puis bon, j'ai pas vraiment le gabarit d'une souris mais je réussis quand même dans ce trou de souris à l'emporter parce que les gens me font confiance où je me dis très clairement, il faut pas me perdre à nouveau. Et au final, j'ai failli le faire avec la primaire de 2021. la primaire de 2021 que j'ai brillamment remporté en arrivant 4e et donc j'ai pas pu me présenter à l'élection présidentielle où là je suis retomber dans le jeu des partis parce que je pensais que c'était la seule façon de pouvoir l'emporter. Et donc au final si je peux vous donner une recette pour celles et de ceux qui sont intéressés par la politique, soyez vous-même.
Même si vous êtes ambitieux, vous êtes ambitieux avec vos qualités, avec vos défauts. N'endossez aucun autre costume que le vôtre et soyez authentique. Ça plaira ou ça plaira pas. Et puis si ça marche pas, si vous étiez pas forcément fait pour ça. Mais jouer cette carte de l'authenticité, c'est vrai d'ailleurs pour tout hein, que ça soit en politique, dans les études ou dans un boulot. Et je pense que c'est la la la véritable carte à jouer. Et n'oubliez pas que si vous faites de la politique, c'est pour changer la vie. Il y a plein de politiques aujourd'hui qui n'y croient plus.
Il y a plein de politiques qui n'ont qu'une envie, c'est de monter sur le manège de la politique et d'avoir une bonne place sur le manège. Mais ils ont plus envie de changer les choses parce qu'ils se disent que on peut plus changer les choses. Ils disent qu'on peut plus changer les choses parce que c'est l'Europe qui déciderait, que c'est l'économie qui prime, que c'est la finance qui décide de tout, que c'est maintenant la tech qui va être capable de faire les élections, que le juridisme est trop important et que la technocratie, elle dirige plus que la politique. Tout ça, c'est faux. Quand vous voulez vraiment en politique, vous pouvez faire bouger les choses.
Et je le dis dans cette région qui voilà 10 ans était pas sur la même trajectoire, aujourd'hui on est la région où il y a les deux EPR nucléaires qui vont se faire ces 8000 emplois où le canal Senor Europe avec ses 20000 emplois est déjà creusé. On va pas le reboucher. On est la région où on va avoir les giga factory, c'estd des usines de 1500 à 2500 salariés de batterie électrique. Et maintenant, on l'a décidé la semaine dernière, on va aller sur l'industrie circulaire. J'étais tout à l'heure dans une entreprise qui fait pour des grandes grandes marques la réparation de vos téléphones, de vos machines à café qui sont qui sont comment dirais-je cassées.
C'est c'est plus les grandes marques qui les font. C'est des usines comme ça. 430 employés à Saint-Martin les Boulognes. C'est ça aussi une forme d'avenir. Et d'autre part je veux maintenant que l'on devienne la région de l'intelligence artificielle en France, que l'on devienne la vallée des data centers. Bon ben ça c'est la politique mariée à l'économie, mariée au monde universitaire qui peut le faire. Mais si la politique est aux abonnés absents et qu'elle y croit plus, alors là effectivement on est mal barré. Et donc voilà, moi ce que je vais continuer à faire, vous le savez.
Bon, je sais pas si vous l'avez dit au reportage, j'ai l'intention de me préparer mieux que la fois dernière et de ne pas faire les erreurs de la fois dernière pour l'élection présidentielle, mais en attendant, j'ai la chance de diriger une formidable belle région qui a des atouts en en or et de continuer à le faire. Mais la politique permet justement de faire bouger, de changer les choses. Voilà ce que je vais continuer à faire. Voilà une part non pas de mé à coupa mais de lucidité sur les erreurs que j'ai pu commettre. Après, j'ai des grandes fiertés. Je suis très fier de voir des gens dans le froid en train de fumer dehors parce que c'est moi qui interdit de fumer dans les lieux publics.
J'en suis super heureux. Alors voulaz être un peu moins vous qui grotez mais en attendant je suis fier d'avoir réussi cela. Je suis fier d'avoir fait voter une loi sur le médicament après le scandale du médiateur où on a plus aujourd'hui les mêmes craintes, les mêmes réticences par rapport à ce qu'on a pu connaître. Je suis très fier de de savoir aujourd'hui qu'il y a des gens qui partent à la retraite avant l'âge légal parce qu'ils ont commencé très jeune. C'est moi qui avais déposé les amendements à l'époque.
Il y a un certain nombre de choses que la politique m'a permis de faire, de donner du sens également à ma vie et c'est pour ça que je continue encore et encore à m'engager en politique parce que je continue à y croire. Merci beaucoup pour ces belles paroles et faire un retour sur votre parcours. Maintenant, on va laisser et bien la parole au public. Après, si vous voulez refaire un petit sondage vous voulez, mais si vous avez des questions, n'hésitez pas. Bonsoir. Moi, j'ai une question pour vous ici. Où êtes-vous ? Euh voilà, ça fait longtemps qu'on vous parle de la mise en place de proportionnelle législative. J'aimerais savoir si pour vous c'est une bonne idée et quels en sont les enjeux.
Bah faire un petit vote qui est plutôt favorable à la proportionnelle aux élections législatives ? OK. Qui est défavorable à la proportionnelle aux élections législatives ? Petite majorité contre. Petite majorité contre. La vérité c'est que s'il y a la proportionnelle, c'est quelle proportionnelle ? Parce que si c'est une proportionnelle comme celle de 1986, une proportionnelle par département, vous aurez grosso modo le résultat des élections législatives de la fois dernière. Et donc il y a un avantage, c'est que ça obligerait les partis à s'allier et à faire des coalitions.
Si par contre vous faites une proportionnelle comme les élections municipales et comme les élections régionales, vous pouvez donner la majorité aux extrêmes alors qu'il ne représentent pas la majorité. Donc moi, je suis plutôt favorable au scrutin majoritaires tel qu'il existe aujourd'hui. D'ailleurs, on l'a vu, hein, on était à deux doigts que le rassemblement national ne l'emporte. Donc le scrutin majoritaire empêche pas les extrêmes de l'emporter. Maintenant, moi je suis prêt à regarder la la proportionnelle à une condition, c'est qu'on ait une vraie clarification et que les partis dit de gouvernement soient prêts à s'engager dans des coalitions.
Après, vous avez un problème avec la proportionnelle, c'est que la proportionnelle renforce les partis. Tiens, prenez notamment ce que font les partis politiques pour les élections européennes. C'est pas toujours toujours, j'ai pas dit que c'était pas du tout le cas, c'est pas toujours les plus engagés au niveau européen qui sont sur une liste. C'est parfois ceux qui sont plutôt copains avec ceux qui dirigent les partis. En Allemagne, en Espagne, on choisit des gens talentueux qu'on renouvelle année après année pour occuper des postes clés. Nous en France, ça change souvent et quand ça change pas c'est parce qu'on a bien gardé la place au chaud pour les copains.
C'est pas ça la bonne façon de faire de la politique. Et donc si vous voulez si vous voulez avoir une proportionnelle et pas donner toutes les clés aux partis politiques, alors dans ces cas-là, faut remettre le cumul des mandats, c'est-à-dire de permettre à des élus locaux de devenir des élus nationaux et leur personnalité jouera plus que les pleins pouvoirs donnés aux partis politiques au niveau national. C'est la raison pour laquelle la proportionnelle, elle permet une bonne représentativité mais elle vous éloigne le risque d'avoir enfin elle vous éloigne elle vous éloigne le fait d'avoir une vraie stabilité. Une petite question. Qui est favorable ici au retour du cumul des mandats ?
Qui est défavorable au retour du cumul des mandats ? OK. Et s'il y a un cumul des mandats sans qu'il y ait cumul des indemnités, c'est-à-dire ça va mieux en le disant, ça va mieux le disant. C'est-à-dire que vous pourriez être député maire par exemple, peut-être pas d'une ville comme l'île parce que c'est très important mais députés maire mais vous ne gagnez pas plus que députés ou pas plus que maire. S'il y a pas de cumul des indemnités, qui est favorable au cumul des mandats ? À peu près pareil. Pourquoi vous êtes défavorable au cumul des mandats ? Est-ce que quelqu'un qui est défavorable vous donner son point de vue ? Attendez, je crois que vous avez un micro.
Non, il me semble que l'argument le plus qui ressort le plus demand c'est de permettre aux élus d'être présents localement et donc de mieux ressentir les envies des français leurs inquiétudes. Sauf que ça ce sera un peu je pense oublier le travail du député qui est aussi d'avoir un travail en circonscription qui représente une grosse partie de son travail. Et pour beaucoup de députés, cet travail en circonscription permet réellement de consulter les citoyens sans pour autant être ma permiss de consulter les maires qui eux ont accès aussi directement citoyens.
Donc je pense que ce serait juste inutile voire même désavantageant parce que en effet comme vous l'avez dit on va se concentrer sur deux fonctions en même temps surtout si ces deux fonctions sont sur territoire si on est en plus. OK on a un contre. Est-ce qu'on a un ou une pour qui veut s'exprimer ? sur le cumul des mandats. Plutôt favorable au cumul des mandats. Ah, il y a des mains qui sont levées. Je devrais avoir un volontaire ou une volontaire. Euh moi je trouve que pour parce que je trouve qu'il y a quand même beaucoup de temps dans les types communes.
Il y a beaucoup moins de personnes qui s'engage dans les maires les départementaux régionaux et aujourd'hui on voit qu'il y a aussi un gros problème pour trouver des maires en je sais qu'il y a des communes qui sont obligés de se fusionner avec d'autres parce qu'il y a aucun d'état pour se présenter. Alors oui les députés ils permettent aussi d'avoir un travail sur le terrain et je pense qu'ils le font très bien pour le moment. Je pense qu'au niveau des maires va avoir aussi un problème de l'engagement politique avec des personnes qui pe moyen de vieation et de pas un SMIC.
Pourtant on a demande plus 35 ans de travail pas vraiment de postes euh en tant que travailler dans public et en même temps être ma je crois que ça peut être une bonne solution de redonner de la de la vie politique au français. Alors moi je j'hésite un peu. J'ai été j'ai été effectivement à dire que président de région et député honnêtement c'est pas sérieux. C'est pas sérieux. Je vois pas comment on peut faire les les deux en même temps. Vous êtes maire d'une ville comme Lille. Plus de 100000 habitants. Honnêtement, je vois pas comment vous pouvez faire. Après, moi j'habite 51000 habitants, je pense qu'on peut faire les deux. Sénateur maire ou député maire. Pourquoi ?
Parce que c'est pas tout Il est où le monsieur ? C'est vous ? C'est pas la même chose d'être élu local et d'être à la tête d'un exécutif local. Quand vous êtes par exemple conseiller municipal, je parle conseiller municipal à Saint-Quentin, c'est pas du tout le même rapport aux gens et le même rapport aux élus quand vous êtes à la tête d'un exécutif ou quand vous êtes simple élu. Parce que la tête d'un exécutif, vous êtes vraiment en prise et les gens ont rapport différent avec vous. On calcule pas un conseiller municipal ou un adjoint au maire comme on calcule clairement un maire.
Et d'ailleurs, si on mettait en place un cumul des mandats, moi je pense que c'est un cumul qui devrait être pour les maires. Donner un avantage au maire pour revenir à ce que vous disiez tout à l'heure, c'està-dire de redonner du crédit à la fonction de maire et redonner aussi une consistance à la fonction de maire. Mais comme pour qu'il y ait pas du tout d'ambiguïté, je pense qu'il faut bien expliquer que le cumul des mandats ne permettrait pas de doubler les indemnités parce que beaucoup de gens pensent qu'il y aurait le cumul améliorer son niveau de vie. C'est pas du tout ça, mais je pense que ça redonne un ancrage.
Et puis après, il faut dire ce qui est, on a eu quand même beaucoup de décisions qui ont été faites parce que il y avait aussi des députés qui avaient pas le même ancrage. Je suis intimement convaincu que vous n'auriez jamais eu les 80 km sur route si vous aviez eu des députés maires ou des sénateurs maires parce que le député, moi je l'ai vu, je l'ai vu notamment quand j'étais ministre ou quand j'étais député, le mardi matin, il y a des réunions de groupes pour tous les groupes parlementaires et ceux qui revenaient de leur circonscription faisaient remonter ce qu'ils avaient entendu sur les marchés ou dans leur permanence le weekend. C'était mieux qu'un sondage. C'était mieux qu'un sondage.
Et quand vous n'avez pas cette remontée d'expérience, cette remontée terrain, là vous êtes capable de faire un certain nombre d'anneries. Donc c'est la raison pour laquelle à titre personnel, même si bon moi j'ai toujours eu cette position sur des gros mandats où c'était c'est pas possible, je pense qu'on redonnerait cette possibilité pour les maires et notamment pour des petites communes, des communes moyennes ou des communes importantes jusqu'à 100000 habitants. Je pense que ça redonnerait du sens. Bonsoir. Euh, je une petite question. Il y a pas Où êtes-vous ? Où êtes-vous ? Pardon ?
Il y a pas si longtemps, monsieur David Isnard, maire de C et président du maire de France a sué une grande primaire de la droite pour préparer le présidentiel. J'aurais aimé savoir votre position làdessus. Ah bah moi je suis vacciné hein. C'est bon une fois pas deux hein. Je l'ai dit l'autre jour, chaque année je me fais vacciner contre la grippe mais la primaire une fois ça m'a suffi. Ça va bien. Pourquoi ? Parce que de toute façon soit c'est une primaire fermée et celui ou celle qui gagne c'est forcément le plus talentueux. C'est bien connu, mais c'est aussi celui qui fait le plus de cartes hein. Tu voyez ce que je veux dire ? D'accord ? On revient pas sur l'histoire passée.
Donc vous êtes capable de faire beaucoup de Moi aussi he j'ai fait adhérer des gens tout ça mais soit vous le faites de façon un peu artisanale, soit vous le faites de façon industrielle. Bon donc on connaît les règles du jeu. Moi j'ai pas fait ma pleureuse. J'ai perdu 1500 voix derrière le trisè qui était à 1500 voix de l'autre. Tout ça était dans un mouchoir de poche. J'ai paumé. J'étais le mieux placé dans les sondages mais j'ai paumé. On ferme le mal. Donc si c'est une primaire fermée, c'est assez facile au-delà du talent et du projet. de pouvoir quand même avoir un certain nombre de grosses fédérations avec vous.
Après, vous avez les primaires ouvertes, c'est notamment ce qu'a proposé David Lisnard comme on l'a connu en en 2016. Le problème qu'il y a, c'est que comme François Hollande a gagné une primaire une fois, tout le monde se dit que la primaire, c'est quand même le truc magique. Ah ouais, c'est la super machine à perdre. Parce que à part Hollande qui a gagné parce que à l'époque les gens ne voulaient plus de Nicolas Sarkozi, il y a quand même personne qui a gagné une primaire et qui a gagné la présidentielle derrière. François Fillon fait une primaire extraordinaire avec un nombre de participants de folie.
Il plie le match au premier tour et au deuxème tour il écrase Alain Jupé et puis au final vous avez vu le résultat à la présidentielle même pas au deuxème tour et la fois dernière Valérie PCR gagne la primaire interne et on a vu le résultat parce qu'en plus il y a un problème c'est que la primaire vous oblige à vous déporter énormément pour aller chercher vos électeurs et du coup vous vous éloignez de la possibilité de rassembler lors de la véritable élection qui est l'élection présidentielle aux États-Unis, c'est pas comme chez nous hein, on n pas un tour de primaire, deux tours deè tour de primaire, première tour de l'élection présidentielle et deè tour d'élection présidentielle.
Pas du tout. Là-bas, vous avez la primaire qui se joue une fois par état et ensuite vous avez l'élection présidentielle américaine. Il y a deux tours. Nous, c'est quatre tours. C'est pas du tout l'histoire américaine et c'est pas du tout l'histoire l'histoire qui est la nôtre. Donc moi, je pense que les primaires c'est fini. Puis maintenant, je veux aussi vous dire le fond de ma pensée, c'est que si vous avez une primaire ouverte où tout le monde peut s'inscrire, elle sera faussée par ceux qui auront intérêt à choisir le plus mauvais candidat. Parce que comme ça ne se fera pas de façon physique et que ça se fera par internet, vous pouvez prendre toutes les garanties que vous voulez.
Vous empêcherez pas des perturbateurs ou même certains États qui voudront jouer avec la présidentielle à venir s'inscrire et aller voter. Il a été dit notamment qu'à la primaire de 2016, il y a pas mal de gens de gauche qui viennent voter pour éliminer Sarkozi. Mais je pense qu'aujourd'hui, compte tenu de la puissance des réseaux sociaux et de l'organisation d'un certain nombre de mouvements politiques ou de pays étrangers, je suis persuadé que sur une primaire très ouverte, il y en a beaucoup qui viendront fausser le résultat.
Donc vous l'avez compris, non seulement je pense que ça éloigne du centre de gravité de la vie politique, mais je pense que personne n'est capable de garantir la sincérité d'une primaire. Donc c'est la raison pour laquelle moi je n'y crois pas. De je suis vacciné. Puis troisièmement aujourd'hui vous parlez de je sais pas 5 10 candidats, tout le monde est inquiet. Attendez tout le monde peut faire le mariol. On va se situer à l'automne 26 c'estàdire plus de 6 mois avant la présidentielle. Vous verrez tous ceux qui stagnent dans les sondages en dessous de 5 %. Ils peuvent faire un numéro de claquette, ils seront pas candidats à la présidentielle.
Et ceux qui seront plus près de 10 % ou au-dessus de 10 %, il faudra regarder sérieusement s'ils ont quelque chose dans le ventre, quelque chose dans la tête et quelque chose à proposer. Donc pendant encore un an et demi, tout le monde va être présent. Certains vont amuser la galerie, mais 6 mois avant, vous verrez très clairement qui se détachera et qui sera dans les sables mouvants. Bonjour monsieur. Euh, je j'aimerais savoir j'ai j'avais une petite question sur le projet de Canal SC Europe.
Je viens du 100 dans la somme et donc j'ai été assez vite au courant de ce du projet du canal et notamment du fait que ça touche les zones Ramzar, c'est-à-dire les zones qui permettent de protéger les zones humides et donc notamment dans la haute somme. J'aimerais savoir si quelles sont les solutions compensatoires sur ces zones. Elles sont importantes les zones compensatoires. Alors il s'avère que je suis le président de la société du Canal, enfin président du conseil surveillance de la société du Canal. On a entendu beaucoup de choses.
Il y a beaucoup d'inquiétude et sur des territoires qui sont directement concernés notamment par la biodiversité, un on a aménagé en bonne partie le tracé pour pas que ce soit une autoroute qui passe n'importe comment. D'ailleurs, c'est ce qui nous a amené à faire des travaux très importants sur la partie de l'oise et d'autre part que ce soit sur les espèces protégées ou autres, bien évidemment sur les travaux parce qu'on a bénéficié de l'avis de l'autorité environnementale qui est pas simple simple de façon à pouvoir garantir soit la replantation, soit le déplacement de la biodive mais de la reconstitution et également des espèces animales.
et je fais très attention à cela et sur les mesures de compensation environnementale. Ça nous a coûté un peu plus d'argent que prévu mais on a pris beaucoup de soins, beaucoup de soins là-dessus. Faut savoir que le projet de Canal Sor Europe, à chaque fois que vous avez les nouvelles barges, les immenses péniches qui vont circuler sur ce canal, vous aurez 180 camions de moins. Le chargement de ces immenses barges, c'est la capacité de chargement de 180 camions et que d'autre part, c'est ce qui va nous permettre également de créer de nouveaux ports intérieurs.
un Noyon, un à Nel, un à Pon donc sur territoire de de la Haute Somme et d'autre part un autre à Marquion Cambré parce que l'intérêt c'est pas de faire une autoroute fluviale qui permet de faire passer des péniches. Moi ce qui m'intéresse c'est vraiment le développement économique avec une voie qui soit compatible virage climatique et logistique. C'est ça le sujet. Après, si vous avez sur un secteur particulier, vous avez besoin de renseignement précis, ouais, je vois avec l'équipe du directoire pour vous les donner. Sincèrement, sincèrement. Euh, bonjour. Euh, merci conférence. Euh, j'aimerais revenir sur vos propos tenu à l'heure actuelle.
En 2014, vous disiez que la loi de bira une victoire idéologique de la gauche, que vous étiez favorable à une révision de cette loi. Vous participez au manif pour tous plus d'une dizaine d'années plus tard, est-ce que vous êtes toujours en accord avec vos propos ? J'ai même célébré le mariage d'amis du même sexe parce que je pense qu'à l'époque le vrai sujet c'est qu'on avait pas mesuré, il y avait deux choses en tant que mère. En tant que ma mère et je m'en étais expliqué ce jour-là. Je m'en étais expliqué ce jour-là. J'aurais persuadé que la droite a commis une erreur en ne faisant pas évoluer le paxe.
Je pense que si la droite avait en temps et en heure suffisamment fait évoluer le pax, il y aurait pas eu justement cette demande de la reconnaissance du mariage pour tous. Et je pense que ce qui n'a pas été assez pris en compte à l'époque, c'est qu'au définitive, au-delà de l'amour que se portent deux personnes du même sexe, il y avait ce besoin de reconnaissance. C'est ça le sujet. Donc ce que j'ai dit à l'époque, je sais exactement que c'est ce que je pensais, j'en étais intimement convaincu, mais je pense qu'on n' pas suffisamment perçu à ce moment précis ce qu'était la société française.
Pourtant, en ce qui me concerne, je pense que je suis euh assez progressiste, je comprends les choses. Par contre, il y a des points sur lesquels je ne changerai pas d'avis, c'est notamment sur la question de la GPA, sur toutes ces questions-là parce que derrière, au-delà même des sentiments et de la reconnaissance des sentiments, je pense que c'est la question de la marchandisation du corps humain. Et ça, c'est quelque chose que je ne peux pas accepter. Je ne changerai pas d'avis là-dessus.
Mais sur le reste, c'est vrai que cette dimension profondément humaine, intime et autre, personne n'avait vu parmi ceux qui qui manifestait que derrière cette reconnaissance, elle était absolument indispensable. Voilà ma position là-dessus. Monsieur le président, ma question est la suivante. Les élections régionales arrivent. Pensa que vous nourrissez un peu des des envies notamment des envies de quoi présenter enseignement. Est-ce que vous pensez que une liste avec les macronistes rassemblant la droite et centre soit une idée pour vous et si vous gagnez potentiellement pour 2027 par on commence par 27 ou par 28 ? Non, commencé par les élections régionales. Ah bah c'est 28.
Bah la fois dernière, j'avais déjà conduit une liste de grands rassemblements. La seule chose, c'est que le Parti socialiste, j'avais des personnalités de gauche qui était sur ma liste. Mais moi, vous savez, je suis un homme de droite, une droite qui est d'une droite ouverte de rassemblement. Alors bon, ça va pas forcément me rajunir, mais mon ancrage politique, il est plutôt gauliste. Je crois beaucoup à la question du rassemblement que à l'époque les circonstances politiques ont fait que les socialistes étaient déjà allés avec lesfi, que les macronistes étaient allés à la demande du gouvernement sous leur propre couleur parce que l'idée était la suivante.
Comme j'avais indiqué que si j'étais candidat à la tête de la région que j'étais élu, je serais quand même candidat à la présidentielle. président de la République avait demandé à cinq de ses ministres, enfin quatre et un haut commissaire de se présenter parce qu'il pensait que s'il faisait plus que 10 % je serai obligé de m'allier avec eux, je me serais pas allié avec eux. Mais c'était une façon d'essayer de me contraindre. Ma résultat des cours, j'y suis allé seul contre tous et ça a marché. Pourquoi ? Parce que j'ai pas été dans les combines politiques. J'ai été dans une logique. Je fais ma liste de rassemblement, je parle aux gens, ça plaît ou ça plaît pas.
ce que je vous disais tout à l'heure. Alors que si j'avais été dans les combinaisons, bon avec qui je peux gagner un ou deux points et si je prends un tel, est-ce que ça m'en fait perdre ou est-ce que ça m'en fait gagner, je me serais planté, j'en suis sûr et certain. Et ma logique pour 2027, ma logique pour 2028 maintenant, ce sera exactement la même. Je suis comme je suis, je travaille avec qui j'ai envie de bosser, ça plaira ou ça plaira pas. Ce qui est important, c'est de savoir le projet que je porte et ce que je suis. Est-ce que les gens adhèrent, veulent oui ou non ? Mais je vais arrêter de faire des circonvolutions.
Je vais arrêter de dire "Je retournerai pas dans une primaire, j'y vais." Tout ça, basta. Je suis comme je suis, j'irai comme j'ai envie d'aller. Ça marchera ou ça marchera pas. Et ça me permettra au moins le matin quand je me regarde dans la glace en me rasant, je pense à ce que je veux, mais au moins je peux pas me couper et c'est bien préférable. Donc ça sera ma logique. 27 comme 28. 27 comme 28. Euh, bonsoir. Moi, j'aimerais revenir sur C'est vous tout là-haut ? Oui. D'accord. J'aimerais revenir sur le CAN nord-Europe parce que tout à l'heure vous avez parlé de son importance économique et de ce que ça pourra apporter à la région.
Et donc moi j'aimerais vous demander pourquoi est-ce que vous obstinez en fait à promouvoir ce projet alors que l'État il est assez frileux depuis plusieurs années à à subventionner ce projet que des grandes entreprises telles que Vinc se sont désolidarisées du projet parce que c'était pas rentable parce que l'Union européenne elle fait que de revoir la baisse les subventions qu'elle prévoit parce que ça va faire baisser les services de frais de ferroviaire et que donc du coup ça va retirer des emplois et que ça va aussi menacer les sols, les na préatiques jusqu'à aller en infecter certaines et que ça prévoit de supprimer plusieurs centaines d'espèces vivantes.
Bon, comme je comprends que vous êtes à fond pour le projet de Canal Senor, moi je vais vous faire une proposition si vous voulez. Pourquoi on n'organise pas un débat sur le canal Europe ? Non mais sérieusement, parce que c'est pas parce qu'on est éloigné du thème. Moi, j'y crois dur comme faire et j'ai écouté nombre d'oppositions là-dessus. Après, c'est aussi toute la question. À un moment donné, il y a un choix. Ceux qui sont élus sont élus, ils ont dans leur projet le canal, ils le mettent en œuvre ou ils le mettent pas en œuvre parce que ce projet a été remis en cause à différents entreprises, sauf que ceux qui l'ont remis en cause ont pas été élus.
Mais si à un moment donné ça vous intéresse de faire un débat sur le canal nord Europe, je suis votre homme et je viens vous expliquer les tenant les aboutissants. Maintenant, si vous me permettez, alors c'est pareil, c'est moi qui a le micro, je vais vous dire blanc. Tout le monde va se dire qui dit vrai. Regardez sur internet, l'Europe n'a pas revu ses subventions à la baisse. C'est l'Europe qui permet le financement de ce projet. À aucun moment, et je vous parie tout ce que vous voulez. Tiens, je vous propose un truc. Si les subventions de l'Europe sont à la baisse depuis le début du projet, j'invite tout le monde à dîner.
Si les subventions de l'Europe, en revanche l'ont pas baissé, c'est vous, madame, qui a invité tout le monde à dîner. On top ou on top pas ? On top ou on top pas. Voilà, c'est aussi simple que ça. D'autre part, d'autre part ce projet aujourd'hui, bah je suis désolé, il tue pas le frais de ferroviaire parce que le frais de ferroviaire a quand même besoin d'être réformé. C'est certainement pas le canal qui est en train de le mettre par terre depuis des décennies. Ensuite, vous avez aussi évoqué, si je me trompe pas, la question des nafs fréatiques. On s'est exprimé à différentes reprises sur la question.
Non seulement ça va pas sécher les naes fréatiques, mais c'est ce qui va nous permettre aussi de constituer des réserves pour éviter notamment les différents épisodes de sécheresse dans la région en maintenant notamment en eau l'ancien canal l'ancien canal qu'on appelait le canal le canal fressinet. D'autre part vous me dites pourquoi l'État ? C'est tout simplement parce que l'État comme ça fait des années des années qu'il a plus de pognon qu'il ne sait plus réaliser des projets d'infrastructure. C'est tout le problème.
Expliquez-moi pourquoi c'est une bonne idée en Belgique, c'est une bonne idée en Allemagne, c'est une bonne idée au Pays-Bas et que ce serait pas une bonne idée en France tout simplement parce que c'est un manque de vision et d'investissement. Et après, je veux bien que certains soient opposés à des nouveaux projets d'autoroute. Enfin, je vois bien je vois bien pourquoi ils sont opposés à des nouveaux projets d'autoroute. Enfin, un projet qui marie la logistique et l'environnement, je veux bien. Mais alors dans ces cas-là, on fait quoi ?
Parce que quand même de pouvoir non pas vider l'autoroute à un de ses camions, l'autoroute à un continuera à avoir beaucoup de camions sur son tracé, mais de pouvoir développer un mode de transport qui est quand même reconnu comme le plus écologique qui soit, je pense que ça a du sens. Maintenant, pour pas s'asser les vérités, moi un débat sur la question, je trouve que ça serait intéressant. Surtout qu'en plus, vous l'avez dit de façon non véhémente. Bon et le paris pour dîner, on fait ou on fait pas ? Bon, on fait pas. Pardon ? Ah, vous avez dit oui. Ah, chapeau. Ah, d'accord. Bah alors, attendez, prenez les coordonnées tout le monde. Vous avez les coordonnées de ceux qui sont inscrits ?
Parce que là, je suis quand je parie, c'est que je suis plutôt à l'aise. Autrement, je parie pas. S'il y a plus de questions après, moi j'en ai une ou deux à poser. Je crois qu'il en reste une. Une seule. D'accord. Et après c'est moi alors. OK. Pardon. Je sais pas où vous êtes pour ce soir. J'avais une question à part au su de rent par la surtaxe. Sair un peu votre avis làdessus. Est-ce que vous pensez que les français entrepreneurs considèrent un raccol fiscal en France ? Et pour un peu vous tais la chose, je pense que c'est un bon mot pour gros de français. Je pense que les projets loin sont d'abord à chercher l'argent de l'UD avant de déjà de réguler nos recherches publiques.
Bah vous avez tout dit. Le problème de Berin Arnaud comme les comme beaucoup d'autres grands patrons he la semaine dernière, je crois que je l'ai dit sur sur BFM dimanche dernier, ils m'ont dit exactement la même chose. C'est c'est toujours facile pour les politiques de taper avec des impôts et vous savez pas faire des économies. Il y a un truc qu'il faut jamais oublier. Ce ne sont pas les politiques qui créent les emplois, ce sont les chefs d'entreprise. Quelle que soit la taille de l'entreprise, il y a pas de chef d'entreprise, il y a pas de création d'emploi. Sauf que beaucoup de politiques considèrent les chefs d'entreprise comme des vaches à lais.
Et c'est pas une erreur, c'est une faute. C'est une faute que ceux qui sont les plus fortunés payent plus d'impôts. Honnêtement, moi je vais pas remettre ça en cause. Mais ce que dit Bernard Arnaud, comme les autres, c'est on voit bien où sont les impôts, mais elles sont où les économies ? Par exemple, dans la région, on a un budget qui est très compliqué parce que l'État nous fait les poches. Bon, moi je vais pas jouer les pleureuses, il y a un qui est pas bien, comment je vais faire et tout ça. Non, on a décidé de diminuer nos dépenses de façon très importante. On renégocie dur avec la SNCF sur la facture qui nous est demandée.
On fait très attention, on remplacera pas tous les départs en retraite à la région. Il y a des contrats qui auraient pu être renouvelés, qui ne seront pas renouvelés parce que un je ne veux pas augmenter les impôts comme tout le monde fait. Sur la vignette, on a rattrapé l'inflation mais on reste avec la vignette la moins chère de France alors que j'aurais pu la porter à 60 €. La loi nous permettait de la porter à 60 €. Il y a des régions qui sont pas gênées. 60 € par cheval. Nous, elle est à 42 € la moins chère de France. Alors, pourquoi je fais la moins chère de France ? Parce que regardez bien, les voitures de location, elles sont très souvent immatriculées en 60.
C'est pas seulement pour les beaux yeux de la région et loise, mais quand vous avez la vignette la moins chère de France, vous avez beaucoup de loueurs qui du coup font le choix de d'immatriculer leurs véhicules dans les Haut de France et dans l'Oise parce que c'est très près de Roissi. Je continue comme ça. D'autre part, la loi nous autorise maintenant à mettre en place un nouvel impôt pour les régions. Beaucoup de régions l'ont demandé, s'appelle le versement mobilité. C'est que pour financer les transports en commun en plus, les régions vont mettre en place un impôt en plus de par exemple la métropole européenne de Lille.
cet impôt ne sera pas appliqué dans les Haut de France parce que je préfère faire des économies que d'augmenter les impôts parce qu'on est en train de crever les impôt dans ce pays. Et donc très clairement ce que dit Bernard comme les autres est politiques, vous allez vous calmer sur les impôts, baisser plutôt les dépenses et derrière on regardera si on peut reprendre justement le fil de la croissance. C'est ça le message. C'est ça le message qui est clair, c'est qu'ils vous disent pas non aux impôts, mais ils vous disent avant tout où sont les baisses de dépenses.
Et peut-être est-ce que j'ai été assureur pendant une douzaine d'années que je sais comment vivent les entreprises, que de toute façon, il faut arrêter de massacrer avec de l'impôt. Mais c'est vrai pour les entreprises, c'est vrai pour les gros patrimoines, mais regardez les classes moyennes. Regardez les gens qui sont entrepreneurs et qui roulent pas sur l'or qui vous disent aujourd'hui dès qu'on gagne de l'argent, on nous le prend et avec en plus autre chose. payer des impôts, les gens vous disent, c'est pas un problème. Mais alors, pourquoi l'école est dans cette situation ? Pourquoi le système de santé est dans cette situation là ?
C'est-à-dire que c'est l'efficacité de la dépense publique et tant qu'on passera pas par la réduction la dépense publique, on pourra pas justement y arriver. C'est à moi de poser les questions. Allez, rapidement, vous embêtez pas. Ou allez ici. B, je sais pas moi, je donne la parole. C'est vous les chefs, hein. Bonsoir monsieur président. Je voulais vous demander pourquoi il fonctionne pas votre micro ? Je sais pas. Voilà, je crois que j'ai plus euh bonsoir.
Euh je voulais vous demander en agent un avis éclairant euh je voulais vous demander votre avis sur l'idée d'un régionalisme d'une forme de fédéralisme qu'on parlait tout à l'heure de rapprocher les décidents nationaux des sucés des parlementaires et cetera, de l'action locale des maires et autres. Est-ce que vous pensez que ça pourrait être une bonne idée un moyen de répondre au problème des gens et d'autres extrême de rapprocher les centres de décisions de des citoyens et du peuple en fait à travers une forme de réforme et donc donner plus de compétences aux organes électifs fédéralisme non mais moi je pousse une République des territoires.
La France c'est un formidable pays il y a pas un pays qui est aussi centralisé que le nôtre tout se décide à Paris tout. et et tout s'est longtemps décidé entre le bureau du président de la République et le bureau du secrétaire général de l'Élysée. Il y a aucune boîte, aucune entreprise qui fonctionne comme ça. Aucune association fonctionne comme ça et on est le pays où ça fonctionne, ça peut plus marcher. Donc moi, je suis pour une République des territoires où qui a un maximum de décisions qui concerne quasiment la vie quotidienne qui soit prise en région. Mais attention, pas seulement par les élus.
Un préfet, je préfère qu'il ait plus de pouvoir et qu'il y en ait moins dans les ministères à Paris. Je veux qu'un préfet au nom de l'intérêt général puisse par exemple adapter la réglementation nationale pour permettre une implantation d'entreprise. Je vous donne un exemple. Euh certains sont de Cambré ici. Bon d'accord. OK. À Cambré, il y avait l'ancienne base aérienne 103 et terminé fermé et il y a eu un projet de de logistique lié notamment à tout ce qui est ilogistique. La Redoute s'est installée, différents logisticiens sont installés qui qui permettent de desservir ce que vous commandez par internet. Il y a aujourd'hui 1500 emplois.
Ce projet a failli ne pas se faire parce que il fallait faire à l'origine des fouilles archéologiques sur tout le périmètre de la base aérienne alors qu'il y avait grosso modo 20 % seulement qui était construit. Si le préfet à ma demande et à la demande du promoteur n'avait pas dit non attendez il y a 20 % de construit on fait des fouilles sur 20 % seulement le projet n'aurait jamais pu voir le jour. Ça c'est parce que le préfet vraiment courageux et il a adapté. Moi, je souhaite que ce soit pour tout comme ça, c'est-à-dire que le préfet, c'est pas n'importe qui, c'est l'État, mais qu'on puisse adapter les règlements.
À chaque fois que vous voulez faire du logement, faut aller pleurer à Paris pour obtenir des crédits. C'est normal que ce soit le préfet et que les élus aient davantage de compétences, notamment sur la santé, notamment sur l'éducation, sur toutes ces questions-là. Et tant qu'on aura pas davantage de pouvoir dans les territoires, ce pays pourra pas s'en sortir parce que il y a trop de décisions qui sont prises à Paris. Je vous dis pas de fédéralisme parce que la France sans l'État dans les territoires, ça sera un peu le bazar mais il faut qu'il y ait un mariage entre l'État, les préfet et les élus.
Je crois beaucoup à ça et je pense que c'est ce qui fait notamment que l'Allemagne, même l'Espagne sont des pays qui vont plus vite que nous, c'est que nous, on est obligé d'attendre que l'État nous donne son feu vert. Or encore une fois, moi je suis pas à pleurer. Je voudrais juste avoir plus de liberté et donc plus de responsabilité et ce serait effectivement beaucoup plus efficace. Le tout dernier point sur lequel je voudrais insister, je voudrais vous poser une question. Il y a tout le débat aujourd'hui. On est dans une crise politique. Est-ce qu'il faudrait pas que le président démissionne pour qu'on ait à nouveau des élections présidentielles ?
Qui est-ce qui ici est pour des élections présidentielles anticipées ? Levez la main. Qui est pour que les élections présidentielles aient lieu normalement en 2027 à la fin du quinquena de monsieur Macron ? Et ben, je lève la main parce que je pense exactement comme vous. Non, je dis ça parce que je suis assez étonné parce que on voit régulièrement le débat, c'est la crise, la dissolution a été une erreur, faut que le président s'en aille et tout changera. Parle, il y a rien qui changera. C'est que vous changez de président de la République, président de la République démissionne. Vous avez pas un budget pour autantin.
Le président de la République démissionne, il y a un nouveau président, une nouvelle présidente des élections législatives derrière. Personne n'a la garantie qu'il y aura une majorité absolue. Et puis après, il y a un autre sujet et j'ai d'ailleurs eu l'occasion de le dire avec le président de la République, qu'il est notoriété publique qu'on s'est parlé pendant l'été, c'est que c'est pas le problème de monsieur Macron. Moi, je suis pas le type le plus macroniste de France hein, moins qu'on puisse dire. a longtemps été opposé. Mais le problème c'est que c'est les institutions et le président de la République.
Si un président de la République à cause de la pression cesse son mandat, il y a plus aucun président de la République après lui qui sera sûr de finir son mandat. Il y en a plus un seul. Mais attention, il y a plus un maire qui sera sûr de finir son mandat, pas un. Et donc le problème dans un pays comme le nôtre où il y a tant de violence politiques, si vous avez un président qui est obligé dans le tumulte, le chaos de s'en aller, vous n'aurez plus jamais la garantie de la stabilité en France. Et donc au-delà de la personne de monsieur Macron, c'est la question des institutions et de la stabilité institutionnelle dont on parlait tout à l'heure.
Et le problème, c'est qu'il faut pas confondre l'impopularité avec l'illégitimité. président de la République, il est légitime, il est élu pour 5 ans. En revanche, moi je reste persuadé, alors faut peut-être pas le mettre dans la loi, peut-être pas le mettre dans la constitution, mais moi je pense qu'on a fait une erreur quand à l'époque on est passé au quinquena. À l'époque, ça semblait être génial. Allez, on va voter tous les 5 ans au lieu de tous les 7 ans. Du coup, clairement, comme on choisira plus souvent, c'est formidable et tout ça. On est rentré dans un système à l'américaine. C'est-à-dire qu'un président aux États-Unis, il cherche pas à faire 4 ans, il cherche à faire 8 ans.
Moi, j'ai vu, j'ai été ministre de Jacques Chirac, j'ai été ministre de Nicolas Sarkozi, depuis que c'est passé à 5 ans, tout le monde se dit "On va essayer de faire 10 ans, on va pas faire 5 ans." Et là, il y a un poison qui rentre. c'est que même ceux qui sont courageux pensent en permanence quand il y a des choix difficiles à faire, est-ce que ça va pas compromettre ma réélection ? Et moi, je suis convaincu que tous les deuxièes mandats ont été frappés par une forme de malédiction. Il y a pas un deuxième mandat d'un président qui a été vraiment réussi. François Mitteran ça a pas été seulement sa maladie mais on a vu avec 1993.
Jacques Chira accès le référendum perdu de 2005 et on voit bien les difficultés qu'il y a dans le deuxème mandat d'Emmanuel Macron. Pour ma part, moi je suis favorable au retour au Septenaat mais un Septenaat qui sera un Septenaat non renouvelable. Est-ce qu'il faut mettre dans la constitution ? Je sais pas mais en tout cas moi c'est quelque chose auquel je crois beaucoup parce que quand vous êtes avec une réélection possible vous mettez beaucoup trop d'énergie à vouloir vous faire réélélire et cette énergie là il vaut mieux la mettre pour faire pour faire changer les choses et pour faire bouger les choses. Qui est-ce qui est favorable à un mandat de 7 ans non renouvelable ? Merci.
Et qui est favorable au statut co actuel ? 5 ans se représente comme on veut. OK. Merci. Merci beaucoup. En tout cas, je reste intimement convaincu qu'il y a une malédiction du deuxème mandat et que quand vous cherchez à durer, vous ne cherchez pas à faire exactement de la de la même de la même façon. En tout cas, on arrive au terme de cette conférence. Tiens, on recommence là ce qu'on avait dit au début. Qui est-ce qui pense qu'il faut changer de République ? À peu près pareil. Peut-être un tout petit peu moins, mais à peu près pareil. Le vrai problème, je le pense, ce ne sont pas les la constitution ni les institutions qu'il faut changer. C'est la pratique institutionnelle.
Et si les responsables politiques pensaient davantage intérêt général et se concentraient sur les priorités des Français, elles sont pas très compliquées les priorités des Français. Vivre en paix, en sécurité, vivre de son travail et avoir des services publics qui tournent parce que c'est ce qui relie les Français entre eux. l'école, la santé, le logement pour ne prendre que ces exemples-là. Et celui qui se concentre là-dessus et qui fait sincèrement reculer les problèmes aura quand même réussi à faire une bonne journée, en tout cas un beau mandat. En tout cas, j'ai été ravi de cet échange très interactif.
Je vous remercie d'avoir joué le jeu, je vous remercie d'avoir été très direct et je vous remercie aussi pour le temps que vous avez passé pour l'organisation. Merci sincèrement. Merci.
Xavier Bertrand