Le député Marcellin Nadeau interpelle le Gouvernement sur l'urgence de l'échouement des sargasses
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 20 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:01OuverteRéponse directe
Question sur l'urgence des échouements de sargasses en Martinique et les propositions du groupe GDR
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:13Naima MoutchouFait
« J'ai pu me rendre dans la commune du Robert. J'ai rencontré les maires du François, du Vaquelin, du Marigot. »
- 2:53Naima MoutchouChiffre
« On a récolté, on a ramassé 9000 tonnes de sargass à ce jour. C'était 7600 l'année dernière au même moment. »
- 3:32Naima MoutchouPromesse
« Nous sommes en train de finaliser le plan Sargas 3 et le plan Sargas 3, ce va être une politique publique à part entière. »
- 3:32Naima MoutchouPromesse
« Nous apporterons un volet sanitaire inédit à ce plan Sargas 3. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Marcelin pour le groupe GDR. Merci madame la présidente. Le groupe GDR tient à s'associer également à l'hommage rendu à madame Béatrice Bami. Ma question s'adresse à madame la ministre des outres maistre, depuis plusieurs semaines, les échouements de Sargas se multiplient sur les côtes martiniquaises. Le collectif Sargas Robert que vous avez eu l'occasion de rencontrer lors de votre dernier passage à la Martinique a même prévu un moment où on note de bloquer l'île. C'est en réalité le cri d'alarme de populations qui vivent depuis des années au rythme des invasions de Sargas voient leur santé se dégradé, leur habitation perdent de leurs valeurs, leur activité économique s'effondrée ayant le sentiment que l'État s'est résigné à
gérer une crise devenue permanente. Les conséquences sanitaires, sociales, économiques, écologiques sont désormais parfaitement documentées. Pourtant, les réponses publiques demeurent insuffisantes. Madame la ministre, notre proposition de loi que nous avons porté à votre connaissance visait précisément à donner enfin un véritable cadre juridique à cette crise. Car tant que les sargasses ne seront pas clairement définis juridiquement, les collectivités, les riverins et les acteurs économiques resteront privés des outils nécessaires pour agir efficacement. Êtes-vous donc prêt à soutenir cette évolution indispensable que nous proposons ? Êtes-vous prêt également à accompagner financièrement
les communes qui décideraient d'accorder une exonération de taxes foncières au riverin durablement exposé au gaz toxique issu des sargas comme le demandent les collectifs de Rivrin ? le gouvernement mettra-t-il enfin une en place des hébergements temporaires dignes de ce nom afin d'offrir aux familles les plus exposé un certain rép lorsque des pêcheurs hexagonaux sont contraints d'interrompre leur activité pour protéger lesc il bénéficient d'un dispositif d'indemnisation c'est très bien mais pourquoi les pêcheurs martiniicais eux empêchés de travailler par les échouements massifs de sargas ne bénéficierait-il pas de la même solidarité nationale comme le demande le comité
régional des pêches et comme le vivent les pêcheurs du Marigo. Merci monsieur le député. La parole est à madame Naima ministre des outres ma merci madame la présidente, mesdames messieurs les députés, monsieur le député Marcelin Nado, je reviens de 4 jours de déplacement Martinique. J'ai été sur le terrain et on a abordé effectivement ensemble la problématique des sargas. J'ai pu me rendre dans la commune du Robert. J'ai rencontré les maires du François, du Vaquelin, du Marigot. Euh je suis allé à la rencontre des marins pêcheurs, des collectifs, vous l'avez dit, des riverins et la conviction qui est la mienne, on a été conforté s'il en a été besoin. Les sargas sont un fléau et vous l'avez très bien décrit, c'est un calvaire pour les populations au quotidien. Les familles
sont inquiètes, vous l'avez dit, des professionnels effectivement sont pénalisés et les élus locaux sont en première ligne au quotidien. Je voudrais d'abord saluer la la mobilisation exemplaire. Je l'ai vu de mes yeux sur place. Un vrai travail qui se fait entre les services de l'État, les pêcheurs, les collectivités. Travail important. On a récolté, on a ramassé 9000 tonnes de sargass à ce jour. C'était 7600 l'année dernière au même moment. C'est dire l'ampleur de ce phénomène. J'ai pu confirmer sur place que nous soutiendrons financièrement la collecte en mer puisque les fonds étaient épuisés mais nous le ferons bien évidemment jusqu'à la fin de saison. J'ai indiqué que mon ministère financerait de nouvelles Pels ainsi qu'un Sargator nouvelle génération. Mais monsieur le
député, nous irons plus loin. Nous sommes en train de finaliser le plan Sargas 3 et le plan Sargas 3, ce va être une politique publique à part entière pour traiter les les sargasses effectivement non plus comme un sujet d'urgence mais comme un sujet désormais permanent. Ça veut dire d'une part qu'il y a la question des financements qui est posée et vous l'avez dit, nous regardons toutes les possibilités effectivement et celles qui ont été exprimées sur place vont aussi être discutées. Je vous le confirme. Et il y a deux piliers très importants par ailleurs, monsieur le député. C'est le premier, l'anticipation. Il faut absolument que nous puissions ramasser bien en amont les sargasses avant qu'elles échouent sur les côtes. Ça c'est une nécessité qui est partagée par tous. Et le
deuxième pilier, parce que nous savons que ça n'est pas qu'un problème écologique, la question de la santé publique. Les populations sont touchées, elles le sont de plus en plus. Nous apporterons un volet sanitaire inédit à ce plan Sargas 3. Il repose sur cinq piliers que je n'ai pas le temps de développer, mais ce plan sera publié d'ici la fin du mois. Monsieur le député. J'aurai donc l'occasion encore d'y revenir. Merci beaucoup madame la ministre.
Marcellin Nadeau