Aller au contenu
Tous les transcripts
Interviewfranceinfo — 8h30 franceinfo (sur Site radio)· 18 septembre 2026 22 minContradictoireActualité / polémiqueBudget & impôtsÉconomie & entreprisesRetraitesSécurité

Budget, carburants, Présidentielle... Le "8h30 franceinfo" d'Élisabeth Borne

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 45 %Attaque 20 %Défensif 35 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 72 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:33OuverteRéponse directe

    Est-ce que ça vous interpelle ? Est-ce que vous pensez que ce soit possible au sein de la police ?

  • 1:07OuverteRéponse partielle

    Est-ce que politiquement, vous avez le sentiment qu'on prend la mesure de cette menace dans le pays aujourd'hui ?

  • 1:39RelanceÉludée

    Est-ce que Sébastien Lecornu, le chef du gouvernement, en demande trop aujourd'hui ?

  • 2:25OuverteRéponse directe

    Ce montant de 54 milliards d'euros, c'est un effort colossal qui est demandé aux Français. Est-ce que c'est un budget qui est voué à l'échec ?

  • 2:53RelanceRéponse directe

    Il s'agit de l'effort qu'on doit faire par rapport à un tendanciel, comme on dit en général. Est-ce que c'est une baisse des dépenses de 54 milliards ?

  • 4:31OuverteRéponse directe

    Ce chiffre de 54 milliards d'euros, est-ce que c'est parce que le Premier ministre craint une crise financière ? Et est-ce que c'est aussi vos craintes, vous, aujourd'hui ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:18PrésentateurFait
    « Un policier est mis en examen dans les Yvelines, soupçonné de préparer un acte de terrorisme. »
  • 0:42Invité politiqueFait
    « Je pense que ça montre que les services de renseignement font leur travail et qu'on a eu raison de les renforcer depuis 2017. »
  • 1:57Invité politiqueFait
    « Je pense qu'on ne peut pas faire moins. On ne peut pas présenter un budget qui aurait un déficit supérieur à 5%. »
  • 2:11Invité politiqueFait
    « La maîtrise de notre dette et donc de notre déficit devient un enjeu urgent, comme on peut le voir avec l'augmentation des taux d'intérêt sur notre dette. »
  • 3:27Invité politiqueFait
    « C'est le niveau qu'on aurait dû avoir cette année. »
  • 4:06Invité politiqueFait
    « Sébastien Lecornu l'a dit. On préserve, par exemple, les minimums vieillesses, l'allocation adulte handicapée. »
  • 5:49Invité politiqueChiffre
    « L'OCDE nous dit qu'on a 20 à 30% d'actes inutiles dans la santé. »
  • 7:36InvitéChiffre
    « C'est 4 milliards et demi d'euros. »
  • 8:52PrésentateurChiffre
    « Son revenu va baisser de 8 milliards d'euros pour l'État à 5 milliards. »
  • 9:12InvitéChiffre
    « 0,4%. »
  • 10:16Invité politiqueFait
    « Michel Barnier s'y est essayé. On a vu comment ça s'est terminé. »
  • 11:30Invité politiqueFait
    « Depuis la création du RMI par Michel Rocard, on n'accède pas au RMI et désormais au RSA avant 5 ans. »
  • 14:08Invité politiqueChiffre
    « L'ordre de grandeur, c'est un surcoût de 150 euros. »
  • 14:12Invité politiqueFait
    « L'aide de 100 euros qui a été décidée par le gouvernement, il faut sans doute la réévaluer. »
  • 20:37Invité politiqueFait
    « Quand il propose de supprimer le Code du travail, quand il propose de rétablir, comme le faisait le Rassemblement national, le certificat d'études... »

Temps de parole

  • Élisabeth Borne53 %
  • Invité23 %
  • Présentateur16 %
  • ?6 %

≈ 27,1 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Bonjour Camille. Bonjour Benjamin. Et bonjour Elisabeth Borne.

0:03
Locuteur

À

0:03
Présentateur

l'aune de l'actualité ce matin, évidemment, il y a le budget avec les propositions du Premier ministre Sébastien Lecornu.

0:08
Locuteur

C

0:08
Présentateur

'est 54 milliards d'euros d'économie qu'il veut faire l'an prochain.

0:11
Locuteur

On

0:11
Présentateur

va y revenir. Mais tout d'abord, un policier est mis en examen dans les Yvelines, soupçonné de préparer un acte de terrorisme. Il a été interpellé à la fin du mois d'août et son profil inquiète particulièrement.

0:22
Locuteur

Il

0:22
Présentateur

est proche des mouvances d'ultra-droite. Un policier qui a donc accès à des armes, qui veut s'en prendre aux intérêts de la France. C'est ce qu'on soupçonne chez ce policier.

0:33
Locuteur

Est

0:33
Présentateur

-ce que ça vous interpelle ? Est-ce que vous pensez que ce soit possible au sein de la police

0:37
Locuteur

?

0:38
Élisabeth Borne

Alors d'abord, je pense que ça montre que les services de renseignement font leur travail et qu'on a eu raison de les renforcer depuis 2017. Après, il y a une enquête qui est en cours. Et évidemment, moi, je ne

0:50
Locuteur

vais

0:50
Élisabeth Borne

pas me prononcer alors que l'enquête démarre.

0:52
Présentateur

Mais tout de même que ça arrive au sein de la police, chez un

0:54
Locuteur

gardien de la paix, c'est très frappant.

0:55
Élisabeth Borne

Je pense qu

0:56
Locuteur

'au sein

0:56
Élisabeth Borne

de la police, il peut y avoir toutes sortes de sensibilités. Et donc, c'est important d'être vigilant.

1:00
Présentateur

Le parquet national antiterroriste évoque une des menaces les plus préoccupantes en parlant de l'ultra-droite, qui est surveillée de près. Est-ce que politiquement, vous avez le sentiment qu'on prend la mesure de cette menace dans le pays aujourd'hui ? Alors, je pense

1:11
Locuteur

que

1:12
Élisabeth Borne

les services de renseignement suivent l'ultra-droite, l'ultra-gauche, le terrorisme islamiste. Islamiste, pardon, ils ont raison. Il y

1:20
Locuteur

a

1:20
Élisabeth Borne

des menaces de toutes sortes et il faut être vigilant sur tous les fronts.

1:24
Présentateur

Alors, je le disais, Elisabeth Borne, à la une de l'actualité ce matin, il y

1:27
Locuteur

a

1:27
Présentateur

aussi le budget, ces 54 milliards d'euros d'économie demandés par le Premier ministre. C'est beaucoup plus que le chiffre qui était évoqué ces dernières semaines. On parlait beaucoup de 30 milliards d'euros d'économie. Est-ce que Sébastien Lecornu, le chef du gouvernement, en demande trop aujourd'hui

1:42
Locuteur

?

1:43
Élisabeth Borne

Moi, je ne peux pas commenter les 54 milliards, puisqu'on n'a pas aujourd'hui le détail de ce qui est proposé et ce qui sera proposé dans le budget. Je pense qu'il

1:51
Locuteur

y a

1:51
Élisabeth Borne

un point qui est clair, c'est qu'il vise un déficit de 5%.

1:57
Locuteur

Je

1:57
Élisabeth Borne

pense qu'on ne peut pas faire moins. On ne peut pas présenter

2:00
Locuteur

un

2:01
Élisabeth Borne

budget qui aurait un déficit supérieur à 5%, alors que la maîtrise de notre dette et donc de notre déficit devient un enjeu urgent, comme on peut le voir avec l'augmentation des taux d'intérêt sur notre dette. Cette dette

2:16
Locuteur

et

2:17
Élisabeth Borne

son financement qui devient un poste de dépense plus important que le budget de

2:21
Locuteur

l

2:21
Élisabeth Borne

'éducation nationale. Donc, on voit bien qu'il faut absolument maîtriser ce déficit.

2:25
Invité

Elisabeth Borne, pour revenir quand même sur cette somme avancée, ce montant de 54 milliards d'euros, c'est un effort colossal qui est demandé aux Français. François Bayrou, il a dû quitter Matignon, son poste de Premier ministre, parce qu'il demandait un effort de presque 44 milliards d'euros. C'est donc là, dans la copie annoncée par le Premier ministre Sébastien Lecornu, 10 milliards d'euros de plus. Est-ce que c'est un budget qui est voué à l'échec

2:51
Locuteur

? Je

2:53
Élisabeth Borne

pense qu'il faut rappeler de quoi on parle. Il s'agit

2:56
Locuteur

de

2:57
Élisabeth Borne

l'effort qu'on doit faire par rapport à un tendanciel, comme on dit en général. Et donc, ce n

3:02
Locuteur

'est

3:02
Élisabeth Borne

pas une baisse des dépenses

3:04
Locuteur

de 54 milliards. Oui, pour être bien pédagogique,

3:05
Invité

il

3:05
Locuteur

y a

3:05
Invité

un mélange d'économie qui est demandé aux Français. Et

3:08
Locuteur

puis, il y a des recettes

3:10
Invité

en moins aussi dans les caisses de l

3:13
Locuteur

'État. Mais tout de même, la somme est un

3:15
Élisabeth Borne

montant colossal. C

3:16
Locuteur

'est

3:16
Élisabeth Borne

très important, mais je vous dis, à la fin, au-delà des montants qui méritent ensuite d'être regardés dans le détail, ce qui est important, c'est que le budget vise un déficit de 5%. C'est le niveau qu'on aurait dû avoir cette année.

3:29
Locuteur

Et là, il y a un risque de dérapage, d'ailleurs. On a bien compris qu'on ne l'aurait pas. Et

3:33
Élisabeth Borne

donc, du coup, qu'il faille absolument agir sur tous les fronts de la façon la plus équitable possible pour ramener ce déficit

3:41
Locuteur

à

3:42
Élisabeth Borne

5%, ça me paraît absolument essentiel.

3:45
Locuteur

Il dit

3:45
Présentateur

que ce n

3:45
Locuteur

'est

3:45
Présentateur

pas un budget d'austérité, Sébastien Lecornu. Maude Bréjean, la porte-parole du gouvernement, le répète ce matin. Vous partagez ce point de vue. Il

3:52
Locuteur

n'y a pas d'austérité, c'est ce que dénonce la

3:54
Présentateur

gauche.

3:55
Élisabeth Borne

Sur

3:55
Locuteur

les grandes lignes, on connaît quand même les grandes lignes.

3:57
Élisabeth Borne

Dire qu'il

3:57
Locuteur

n'y a

3:57
Élisabeth Borne

qu'à taxer les riches ou les immigrés pour d'autres. Ce qui est très clair, c'est que Sébastien Lecornu l'a dit. On préserve, par exemple, les minimums vieillesses, l'allocation adulte handicapée. Donc, on n'est pas en train, effectivement, de

4:14
Locuteur

mettre

4:15
Élisabeth Borne

en difficulté les personnes les plus modestes. Ensuite, il faut regarder comment...

4:18
Locuteur

Les fonctionnaires

4:19
Présentateur

vont voir leur rémunération stagner, a priori.

4:22
Locuteur

Le point sera gelé,

4:23
Élisabeth Borne

comme il a été quasiment

4:24
Locuteur

systématiquement douillé. On

4:27
Invité

va regarder en détail, on va débattre avec vous des propositions plus précisément. Mais ce chiffre de 54 milliards d'euros, donc, est-ce que c'est parce que le Premier ministre craint une crise financière ? Et est-ce que c'est aussi vos craintes, vous, aujourd'hui ? Vous rappeliez l'importance de limiter la dette à 5%

4:43
Locuteur

?

4:44
Élisabeth Borne

Évidemment qu'on doit être très attentif au regard...

4:48
Locuteur

Mais c'est un risque concret,

4:49
Invité

aujourd'hui, sur la France, une crise

4:50
Élisabeth Borne

financière ? Certains, ce que je vous dis, c'est qu'effectivement, quand on voit le niveau d'endettement de la France,

4:58
Locuteur

dans

4:58
Élisabeth Borne

un contexte où les taux d'intérêt augmentent partout,

5:01
Locuteur

des

5:02
Élisabeth Borne

États-Unis aux autres pays européens, évidemment, il faut être très vigilant et envoyer des signaux qu'on prend la situation au sérieux et qu'on est déterminé à maîtriser notre dette.

5:12
Présentateur

Mais comment vous qualifiez-vous la copie du budget qui arrive, là, si vous ne reprenez pas non plus le terme d

5:16
Locuteur

'austérité ? En fait,

5:17
Élisabeth Borne

honnêtement, je ne peux pas vous dire ce que veulent dire les 54 milliards, on n'en a pas le détail.

5:21
Présentateur

Vous avez, vous aussi, construit des budgets, on a les grandes lignes, aujourd'hui, les abets de borne, vous voyez bien que c

5:26
Locuteur

'est

5:26
Présentateur

un budget qui est quand même difficile,

5:27
Locuteur

on peut le dire. Mais c'est un budget, c'est un budget qui... Et qui va être difficile aussi pour les Français ?

5:32
Élisabeth Borne

Alors, difficile pour les Français, vous voyez, par exemple, sur les dépenses de santé, on a compris qu'il

5:36
Locuteur

y a

5:36
Élisabeth Borne

une partie qui renvoie à des augmentations des franchises qui ont été décidées l'été dernier, enfin cet été. Il y a aussi, sans doute, des mesures qui peuvent être prises sur l'efficience des dépenses de santé. On sait qu'on a... L'OCDE nous dit qu'on a 20 à 30% d'actes inutiles dans la santé. Attaquons-nous à ces dépenses inutiles.

5:56
Invité

Alors, justement, sur les mesures, il y a la question des retraites.

6:00
Locuteur

C

6:00
Invité

'est une des pistes d'économie sur lesquelles le gouvernement est très attendu. Sébastien Lecornu, il a voulu tout d'abord rassurer. Il dit, je le cite, les petites retraites seront protégées. Et en même temps, et en même temps, oui, les retraités devront participer à l'effort. Ce sera au Parlement de débattre de la méthode. Vous, Elisabeth Borne, vous considérez aujourd'hui que les retraités, eux aussi, doivent contribuer à cet effort ?

6:23
Élisabeth Borne

Enfin, je pense qu'il faut sortir peut-être de l'impression qui a pu être donnée ces dernières semaines qu'on demandait tous les efforts aux retraités.

6:31
Locuteur

Non, pas tous, mais eux aussi. C

6:32
Élisabeth Borne

'est la question. Quand on est en train de chercher des économies aussi importantes, tout le monde doit participer.

6:40
Invité

Comment alors ? Qu'est-ce que vous, sur la table, on voit qu'il y a le gel, l'indexation, le gel par rapport aux retraites. Geler les retraites, c'est

6:50
Locuteur

-à

6:50
Invité

-dire ne pas les augmenter en fonction de l'inflation. Ça, c'est une piste. Et puis,

6:54
Locuteur

il

6:54
Invité

y

6:54
Locuteur

a

6:54
Invité

aussi, revenir sur ce qu'on appelle l'abattement fiscal de 10%, en général, présenté comme quelque chose qui concerne plutôt les retraités, plutôt aisés, parce que ce sont eux qui payent des impôts. Quelle est la piste que vous préférez

7:06
Élisabeth Borne

? Alors, on aura naturellement ce débat au Parlement. Moi, je pense que c'est important

7:12
Locuteur

de

7:13
Élisabeth Borne

respecter le contrat qui est, quand on a une retraite, on a cotisé et on a une retraite qui est indexée sur l'inflation.

7:20
Locuteur

Donc, on ne gèle pas les retraites.

7:21
Élisabeth Borne

Je pense, par contre, que

7:23
Locuteur

l

7:24
Élisabeth Borne

'existence d'un abattement pour frais professionnels des retraités est quelque chose qui peut tous nous interpeller. Qui n'a pas de sens. En tout cas, qui n'a pas de sens très, très concret. Voilà. Donc, moi, je privilégierais plutôt cette piste.

7:36
Locuteur

C'est 4 milliards et demi d'euros. Que ce soit

7:38
Élisabeth Borne

comme ça avait été proposé l'an dernier, avec une forfaitisation de cet abattement, ou que ce soit éventuellement en allant plus loin. Mais je pense que, de toute façon, voilà, il y a quelque chose.

7:48
Locuteur

C

7:48
Élisabeth Borne

'est plus logique de s'attaquer ou d'intervenir sur l'imposition que spécifiquement sur les revenus des retraités. Pourquoi les retraités et pas d'autres.

7:58
Locuteur

Sauf

7:58
Invité

qu'elle est aussi soulignée comme étant une mesure qui n'est pas tellement autant de justice fiscale. Parce qu'il y a des retraités aujourd'hui qui ne payent pas d'impôts et qui, par cette mesure, se retrouveraient à payer des impôts. Donc, il y a une difficulté aussi.

8:12
Élisabeth Borne

Forcément, forcément, si on cherche des économies, à un moment donné, ça concerne quelqu'un. Voilà, je dis simplement que c'est plus logique d'agir par l'impôt qu'en remettant en cause les règles qui ont été posées. Et on voit bien qu

8:24
Locuteur

'il

8:24
Élisabeth Borne

y a un certain doute sur la pérennité de notre système de retraite et sur la confiance qu'on peut avoir. Donc, je pense que c'est important de respecter les règles.

8:32
Présentateur

Il y a cette contribution que vont devoir faire les retraités a priori. Les fonctionnaires aussi, on le disait, avec un gel du point d'indice. Pas d'augmentation d'impôts. Ça, c'est l'autre grande ligne du budget défendu par Sébastien Lecornu. Pas d'augmentation d'impôts non plus pour les entreprises. Avec la diminution de cette contribution exceptionnelle demandée aux grandes entreprises qui avaient été mis en place il y a deux ans. Son revenu va baisser de 8 milliards d'euros pour l'État à 5 milliards. Est-ce que les entreprises ne devraient pas elles aussi participer un peu plus à cet effort dans ce contexte ?

9:02
Locuteur

Si

9:02
Présentateur

on demande aux

9:03
Locuteur

retraites et aux fonctionnaires. Oui, je

9:04
Élisabeth Borne

pense que tout le monde s'est désolé de voir que la croissance était moins forte que ce qu'on espérait.

9:12
Invité

0,4%.

9:12
Élisabeth Borne

Peut-être que de garder une ligne

9:14
Locuteur

consistant

9:16
Élisabeth Borne

à ne pas dissuader ceux qui investissent, ceux qui créent de l'activité et des emplois est une bonne chose. Donc je pense qu'il

9:24
Présentateur

faut être très

9:24
Élisabeth Borne

attentif

9:25
Locuteur

à

9:26
Élisabeth Borne

ne pas tuer le moteur de la croissance et donc à ne pas taxer exagérément les entreprises.

9:31
Invité

Mais Elisabeth Borne, vous voyez bien le sujet avec le budget là qui est proposé, avancé par Sébastien Lecornu. Il

9:38
Locuteur

y a eu

9:38
Invité

beaucoup d'efforts demandés aux Français dans une situation de flambée des prix de l'essence et d'inflation. Est-ce que vous ne craignez pas que ça attise, alimente la colère sociale ?

9:49
Élisabeth Borne

Je pense que ce qui sera important, c'est que chacun puisse vérifier que les efforts sont justement répartis, que chacun y prend sa part. Et je vous dis, en étant attentif au fait que ce n

10:00
Locuteur

'est

10:00
Élisabeth Borne

pas en tuant la croissance qu'on va régler les problèmes des Français.

10:03
Invité

Il y a un autre point sur ce budget, c'est de réussir à le faire voter par le Parlement. Vous-même, ancienne ministre, vous connaissez cette difficulté. Et la question qui est sur la table, c'est est-ce qu'il faut négocier ou pas avec Marine Le Pen

10:14
Locuteur

? Écoutez,

10:16
Élisabeth Borne

je pense que Michel Barnier s'y est essayé. On a vu comment ça s'est terminé. Ça

10:21
Locuteur

a été un

10:22
Invité

échec.

10:22
Élisabeth Borne

Donc du coup, je n'invite pas à essayer de courir après un hypothétique accord avec le Rassemblement national. Pour

10:30
Présentateur

autant, il y a des mains tendues, visiblement, dans les pistes qui ont été évoquées par le Premier ministre Sébastien Lecornu, comme cette idée d'une carence sur certaines aides accordées aux étrangers, qui semblent vouloir là aller vers le Rassemblement national.

10:46
Élisabeth Borne

Oui, alors je crois que ce sont les Républicains. Vous savez, moi, j'ai dû m'impliquer dans un projet de loi immigration. C'est une mesure auxquelles les Républicains

10:53
Locuteur

avaient

10:54
Élisabeth Borne

beaucoup tenu. Et Aude Meurant, elle n'avait pas de lien avec le texte, donc elle a été rejetée à ce titre par le Conseil constitutionnel.

11:00
Locuteur

Mais sur

11:00
Invité

cette mesure, est-ce que vous pensez qu'en effet, il faut réfléchir, comme Sébastien Lecornu le dessine ce matin, à un délai de carence qui serait donc appliqué aux étrangers qui arriveraient en France pour toucher certaines aides, comme le RSA, le revenu de...

11:16
Élisabeth Borne

Alors vous savez, peut-être, si on veut remettre l'église au milieu du village, depuis la création du RMI par Michel Rocard, on n'accède pas au RMI et désormais au RSA avant 5 ans. Donc je pense que c'est quelque chose qui... Tous ceux qui crient qu'on aurait finalement... Enfin, qu

11:36
Locuteur

'on

11:37
Élisabeth Borne

partirait sur les terres de l'extrême droite, depuis la création du RMI et donc désormais du RSA,

11:42
Locuteur

il

11:42
Élisabeth Borne

faut 5 ans de présence sur le territoire pour accéder au RSA.

11:44
Invité

Mais il y a d'autres aides, comme les APL. Est-ce que sur le principe, ce qu'avance Sébastien Lecornu, et qui semble une main tendue au Rassemblement national dans ces discussions budgétaires, c'est de dire, il faut que les étrangers qui arrivent sur le sol français attendent un peu plus avant d'avoir des aides. Est-ce que sur ce principe politique, vous

12:05
Locuteur

êtes favorable

12:06
Élisabeth Borne

? Puisque vous parlez des APL, là aussi, c'est un débat qui a été très rude au moment de cette loi immigration. Moi, je considère que quand on fait venir quelqu'un

12:15
Locuteur

pour

12:16
Élisabeth Borne

travailler en France régulièrement, par exemple, un éboueur, et à l'époque, j'en avais parlé avec Éric Ciotti, qui était le président des Républicains, qui vient travailler à Nice,

12:27
Locuteur

donc

12:27
Élisabeth Borne

un étranger qui vient travailler comme éboueur à Nice, si ses collègues français, compte tenu de leurs revenus, ont besoin des APL, je ne vois pas comment on peut expliquer que la personne qu'on fait venir n'en a pas besoin. Donc non, je ne pense pas que ce soit logique d'avoir une durée de carence pour les APL.

12:53
Invité

Elisabeth Borne, députée Renaissance du Calvado, c'est ancienne Première Ministre. Vous êtes donc notre invitée ce matin du 8.30 France Info. Le prix de l'essence ne cesse d'augmenter. Le prix du gazole vient de battre un nouveau record, 2,39 euros en moyenne. Le ministre du Commerce, Serge Papin, vient d'annoncer qu'il y aurait une réunion lundi pour prolonger notamment ses aides ciblées à ces Français dits gros rouleurs. Olivier Faure, le patron du Parti Socialiste, était à votre place hier et il demande au gouvernement d'en faire plus. Les aides ciblées, on peut effectivement les doubler et je le dis aussi, il faut qu'elles soient attribuées mécaniquement, automatiquement.

Parce qu'aujourd'hui, il y a toute une partie des bénéficiaires potentiels qui ne les demandent pas parce qu'ils ne savent même pas qu'ils y ont droit. Est-ce que vous êtes d'accord, Elisabeth Borne, il faut doubler cette aide de grands rouleurs aux Français qui font particulièrement des kilomètres avec leurs voitures et c'est aussi lié à des conditions de revenus

13:55
Locuteur

?

13:55
Élisabeth Borne

Alors ce qui est clair, et moi vous savez, je suis élu d'une circonscription rurale où beaucoup de salariés font 20, parfois 30 kilomètres allers-retours par jour pour aller travailler.

14:06
Locuteur

Aujourd

14:06
Élisabeth Borne

'hui, depuis le début de la crise, l'ordre de grandeur, c'est un surcoût de 150 euros. Donc on voit effectivement que l'aide de 100 euros qui a été décidée par le gouvernement, il faut sans doute la réévaluer.

14:21
Locuteur

Ce n'est pas

14:21
Présentateur

suffisant.

14:22
Locuteur

Ce

14:22
Présentateur

matin, Maud Bréjean,

14:23
Locuteur

la porte-parole du gouvernement

14:24
Présentateur

dit qu'il y aura au 1er octobre un nouveau dispositif.

14:26
Locuteur

Non, mais

14:26
Élisabeth Borne

je pense que c'est nécessaire.

14:27
Locuteur

Pour ceux qui travaillent et qui en ont besoin. Qu'est-ce

14:29
Présentateur

que ça doit être, ce nouveau dispositif ? Augmenter

14:31
Locuteur

le montant ? Je ne sais pas quel

14:32
Élisabeth Borne

est le dispositif qui sera annoncé lundi. Jusqu

14:34
Locuteur

'où doit aller le gouvernement, c'est la question.

14:36
Élisabeth Borne

Un, je pense qu'il faut garder la logique d'être ciblé. On nous a suffisamment reproché, même si je rappelle que ce n'était pas l'intention du gouvernement au départ, mais que les Républicains nous avaient demandé d'augmenter ce qu'était la remise carburant et qui a coûté des milliards, des dizaines de milliards. Oui,

14:53
Locuteur

parce que c'est vraiment

14:54
Invité

le principe du gouvernement depuis le début de cette crise, c'est de dire que les finances de l'État sont dans l'État qu'on connaît avec ce problème de la dette et donc ce n'est pas possible d

15:05
Locuteur

'aider tous les Français. Donc vous vous dites

15:06
Invité

qu'il faut continuer à cibler les aides. Ça ne peut pas être pour tous les Français.

15:10
Élisabeth Borne

Je pense que ça ne peut pas être pour tous les Français quand on voit effectivement l'état de nos finances publiques et toutes les critiques

15:17
Locuteur

qui

15:17
Élisabeth Borne

ont été émises sur le fait qu'on avait arrosé trop large. Donc on arrosé moins large, on cible les aides sur les personnes qui en ont le plus besoin. Donc je pense que ce principe d'être ciblé est nécessaire.

15:28
Invité

On double là ces 100 euros aujourd'hui ?

15:30
Locuteur

On

15:30
Élisabeth Borne

va jusqu'où

15:31
Locuteur

?

15:31
Élisabeth Borne

Écoutez, je pense qu'effectivement, je vous dis, les 100 euros, ils ont été consommés, si je peux dire, par les surcoûts depuis le début de la crise. Personne ne peut dire jusqu'où cette crise durera, mais manifestement, il faut remettre effectivement, réévaluer cette aide.

15:46
Présentateur

On entend aussi les témoignages de ces Français qui ne peuvent plus faire leur plein, qui se privent pour pouvoir parfois aller travailler, qui se privent parfois de certains soins. Est-ce que ces aides ne peuvent pas

15:59
Locuteur

forcément aller

16:00
Présentateur

à l'hôpital ou se déplacer ? Est-ce que le gouvernement aussi veut éviter l'expression d'une colère sociale très forte ? On entend parler peut-être d'un retour des Gilets jaunes ou d'un mouvement type Gilets jaunes en

16:12
Locuteur

septembre, début octobre. Est

16:13
Présentateur

-ce que c'est une

16:14
Locuteur

question que vous partagez ? Je voudrais

16:15
Élisabeth Borne

annoncer des mouvements de Gilets jaunes dès à présent. Il faut être très attentif. Moi, je vous le dis, je rencontre régulièrement dans mon territoire, dans ma circonscription, des gens qui sont en difficulté. Donc, il faut entendre ces difficultés qui interviennent en plus dans un contexte où tout le monde est épuisé par la canicule qu'on a vécu cet été et où il y a beaucoup d'informations inquiétantes sur ce qui se passe en Ukraine, sur ce qui se passe au Moyen-Orient. Donc,

16:40
Locuteur

il

16:40
Élisabeth Borne

faut être très attentif et il faut accompagner les personnes qui doivent prendre leur voiture tous les jours pour aller travailler et qui, aujourd'hui, sont à la peine avec cette augmentation des carburants.

16:51
Invité

Marine Le Pen le redit ce matin. Il faut baisser la TVA de 20% à 5,5% sur le prix des carburants. Elle dit qu'il n'y a que ça à faire. Il faut redonner de l'air aux Français.

17:03
Locuteur

Oui.

17:04
Élisabeth Borne

Alors, elle a une certaine constance puisque c'est la mesure de pouvoir

17:07
Locuteur

d

17:07
Élisabeth Borne

'achat qu'elle propose depuis maintenant quelques années. Baisser la TVA, on le sait, c'est plusieurs milliards. Moi, je n

17:13
Locuteur

'ai

17:13
Élisabeth Borne

pas encore compris où Marine Le Pen les prend.

17:15
Présentateur

Aujourd'hui, Emmanuel Macron réunit tous les chefs de parti ce matin dans un peu moins de deux heures pour évoquer le contexte international, les conflits en Iran, en Ukraine et leurs conséquences en France, notamment la question des carburants. Vous avez participé à ce genre de réunion, Elisabeth Borne, quand vous étiez première ministre. Qu

17:30
Locuteur

'est

17:30
Présentateur

-ce qu'on peut en attendre ? À quoi ça sert dans ce contexte

17:33
Locuteur

?

17:33
Élisabeth Borne

Écoutez, je pense que c'est important parce qu'en fait, certains prennent des positions. Moi, j'ai entendu par exemple Fabien Roussel dire il faut

17:40
Locuteur

se

17:40
Élisabeth Borne

mobiliser parce qu'on raquette les Français. Donc, il faut lui rappeler d'où viennent les hausses des prix des carburants. Ce n

17:46
Locuteur

'est

17:46
Élisabeth Borne

pas le gouvernement qui a décidé la hausse du prix des carburants. C'est les blocages au Moyen-Orient liés à l'initiative de Donald Trump d'intervenir hors tout cadre de l'ONU pour effectivement sa guerre en Iran. Et donc, on est tous en train de vivre ces conséquences. Enfin, je pense que c'est important de donner de la visibilité, de quelques explications. C

18:05
Locuteur

'est remettre les points sur les i. Voilà, je pense que

18:07
Élisabeth Borne

c'est important de se rendre compte de ce qui se passe dans le monde.

18:11
Locuteur

Ça

18:11
Élisabeth Borne

peut paraître lointain. Et en même temps, ça a des conséquences très concrètes sur la vie de nos concitoyens.

18:16
Invité

Sur cette question du pouvoir d'achat particulièrement sensible en cette rentrée pour les Français, dans le débat de la campagne présidentielle, il y a aussi sur la table la question d'augmenter les salaires. Jean-Luc Mélenchon, par exemple, veut augmenter le SMIC à 1 700 euros net et il avait lancé au patron du Medef cette phrase « Si vous n'augmentez pas les salaires, vous aurez la récession ». Est-ce que vous êtes d'accord avec Jean-Luc Mélenchon ? Il y a une nécessité aujourd'hui d'augmenter les salaires en France

18:42
Locuteur

?

18:43
Élisabeth Borne

Vous savez, moi je ne suis évidemment pas d'accord avec les propositions de Jean-Luc Mélenchon. Je pense que ce

18:49
Locuteur

qui est très difficile,

18:50
Élisabeth Borne

oui, enfin, je pense qu'il faudrait chercher longtemps. Non, ce dont je suis certaine, c'est que c'est très déprimant

18:57
Locuteur

et

18:58
Élisabeth Borne

très décourageant pour beaucoup de nos concitoyens

19:01
Locuteur

de

19:02
Élisabeth Borne

démarrer leur vie au SMIC et de terminer leur vie au SMIC. Et moi, c'est ça que j'entends. Et donc, que du coup, il faille lever tous les blocages qui empêchent qu'on ait

19:12
Locuteur

des

19:13
Élisabeth Borne

perspectives de mieux gagner sa vie demain qu'aujourd'hui, ça me semble indispensable. Mais concrètement, on augmente le SMIC ? Non, enfin, je vous dis, pour moi, le sujet, ce n'est pas tant le SMIC. Il est indexé automatiquement. On est le seul pays qui a ce dispositif au monde. Il peut même augmenter plusieurs fois par an. Ensuite, ce qui est très décourageant, c'est les salariés qui sont un peu au-dessus du SMIC, qui peuvent avoir 10 ans, 15 ans, 20 ans d'ancienneté et qui finissent par être rattrapés par leurs collègues.

Donc, il faut qu'on crée des emplois, qu'on crée des emplois de qualité, qu'on réindustrialise et qu'on s'assure que les entreprises proposent des vraies évolutions professionnelles à leurs salariés.

19:47
Présentateur

Elisabeth Borne, nous sommes désormais à huit mois de l'élection présidentielle.

19:51
Locuteur

Il

19:51
Présentateur

y a encore un peu de temps dans la campagne. Votre camp, il est partagé, on peut le dire, entre plusieurs candidats. On a notamment Gabriel Attal et Edouard Philippe qui sont tous les deux déclarés. Entre les deux, est-ce que vous avez fait autre choix désormais ?

20:03
Élisabeth Borne

Alors moi, j'ai eu l'occasion de le dire. Je constate que dans cette élection, le centre n'est pas représenté.

20:09
Présentateur

Gabriel Attal ne le représente

20:10
Locuteur

pas du tout. Edouard

20:10
Élisabeth Borne

Philippe dit clairement qu'il est un

20:12
Locuteur

homme

20:13
Élisabeth Borne

de droite. Je crois qu

20:14
Locuteur

'il

20:14
Élisabeth Borne

ne

20:14
Locuteur

s

20:14
Élisabeth Borne

'en est jamais caché, même s'il est conscient qu'il faut rallier le centre. Et Gabriel Attal rejette le fait d'être au centre. Et de fait, ses propositions s'éloignent, pour moi, des principes et de la vision du centre. Donc moi, je souhaite

20:27
Locuteur

que le centre... Pourquoi il s

20:27
Invité

'éloigne des valeurs du centre ?

20:29
Élisabeth Borne

Enfin, lui-même rejette l'idée d'être au centre. Et moi, je trouve que ses propos sur le droit international, sur la remise en cause d'un certain nombre de principes fondamentaux, quand il propose de supprimer le Code du travail, quand il propose de rétablir, comme le faisait le Rassemblement national, le certificat d'études...

20:44
Locuteur

Il n'y a plus de droite,

20:44
Présentateur

ce que vous voulez dire

20:45
Locuteur

?

20:46
Élisabeth Borne

Écoutez, je vais le laisser expliquer où il est. Je dis simplement que, moi, je pense important que le centre soit représenté. D'abord, parce que je suis convaincu que c'est sur cette base qu'on pourra répondre à tous les défis qu'on vient de mentionner. Et en plus, il faut rassembler. Il faut rassembler pour éviter un deuxième tour RN-LFI. Il faut rassembler pour gagner et éviter la victoire du RN.

21:11
Locuteur

Mais avec qui pour

21:11
Élisabeth Borne

incarner ce centre dont

21:12
Locuteur

vous parlez ? Moi, ce que je dis

21:13
Élisabeth Borne

aujourd'hui, ce qui m'importe, c'est que ces

21:16
Locuteur

valeurs,

21:17
Élisabeth Borne

ces principes soient portés, soit par les candidats déclarés, soit par d'autres.

21:20
Invité

Mais vous

21:21
Locuteur

voulez

21:21
Invité

donc rajouter une candidature ? La vôtre,

21:23
Locuteur

en

21:23
Invité

effet, Benjamin Raison ?

21:25
Élisabeth Borne

Non,

21:25
Locuteur

ce

21:25
Élisabeth Borne

que je dis... Je ne suis pas dans cette logique-là. Je dis simplement qu'à un moment donné,

21:30
Locuteur

il

21:31
Élisabeth Borne

y a une force politique, une vision des valeurs, un projet auquel je crois. Je note qu'il n'est pas représenté. Ensuite, on va voir dans les prochaines semaines comment les choses décantent.

21:40
Invité

Elisabeth Borne, vous pourriez, vous, porter ce projet dans la campagne

21:43
Locuteur

présidentielle ? Je dis que ce n'est pas le

21:43
Élisabeth Borne

sujet.

21:44
Invité

Ça va se poser, là. C'est maintenant.

21:47
Locuteur

Mon sujet, c

21:49
Élisabeth Borne

'est qu'on puisse proposer aux Français

21:51
Locuteur

un

21:52
Élisabeth Borne

projet qui leur montre qu'il y a un chemin, qu'il y a de l'espoir et qu'ils puissent rassembler.

21:58
Présentateur

Merci beaucoup, Elisabeth Borne, députée Renaissance du Calvados, ancienne première ministre, d'avoir été l'invité du 8.30 France Info ce matin. L'info continue sur France Info. Restez avec nous.

22:08
Locuteur

Merci

22:08
Présentateur

d

22:08
Locuteur

'avoir regardé cette

22:08
Présentateur

vidéo !