Thierry Cozic (PS): "Nous voterons contre ce budget" "
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
madames messieurs les ministres mes chers collègues nous voilà réunis afin de terminer l'étude d'un texte dont les conditions d'examen pour le moins tumultueuse ne reflète que trop bien la situation politique dans laquelle nous a placé le président de la République un examen tumultueux disais-je car entre-temps le gouvernement qui portait le présent budget a été censuré cette censure n'est que la suite logique du déni démocratique a opéré le président Macron lorsqu'à la suite des élections législatives qu'il a lui-même convoqué il a nommé feu Michel Barnier Premier ministre issu d'un groupe de 47 députés sur 577 un tel coup de force démocratique ne pouvait rester sans réponse et c'est tout à fait r à négocier avec l'extrême droite que le premier ministre Barnier s'est retrouvé trahi par sa partenaire de négociation qui n avait jamais assez un nouveau gouvernement est donc en place et après avoir écouté la déclaration de politique générale qui dis le franchement s'apparenter plus à une déclaration d'inertie générale je ne suis pas rassuré je tiens à revenir sur le choix qui a été fait de reprendre la navette sur le budget d'un gouvernement que la représentation nationale a censuré ce choix est tout sauf anodin et n'est pas seulement dicté par des considérations de célérité budgétaire non ce choix d'apparence formelle et profondément politique en ce qu'il vous empêche d'engager une négociation des plus exigeantes avec nous car ne vous méprenez pas sur notre famille politique monsieur le ministre si dans nos territoires nous avons pu sentir le besoin de stabilité il est un autre besoin qui s'est fait sentir bien plus véhément et profond et qui à ce jour reste encore ignoré c'est le besoin d'alternance c'est cette demande d'alternance qui s'est fait jour lors des dernières élections législative que le président a convoqué de son propre chef je le dis avec gravité un cap doit désormais s'opérer et être perceptible de tous ce changement doit être radical car la la défiance envers le président est énorme même le baromètre pour les échos dans la dans lequel la côe de confiance du chef de l'État est tombé à 18 % ne contredit pas cette assertion quand vous tombez aussi bas c'est que vos propres électeurs vous quit je le redis ne pensez pas que notre Clémence se fera automatiquement sur l'hôtel de la sacinte stabilité la stabilité ne sera acquise qu'à la lumière de la légitimité des décisions que vous prendrez c'est un fait les se années de politique inique et verticale du pouvoir macroniste ont été durement sanctionné dans les urnes et ce n'est pas parce que le Président utilise son pouvoir de nomination comme un pouvoir de décision que nous ferons comme si rien n'avait changé une fois de plus la légitimité politique du gouvernement qui se présente à nous est assise sur les les trois formations politiques ayant perdu les dernières élections une telle analyse vous impose le compromis car nous l'avons dit lorsque nous nous sommes vu le compte n'y est toujours pas loin sans faut le compte n'y est pas en matière de justice fiscale à ce propos monsieur le ministre de l'économie en 2022 vous écriviez dans votre livre un dérèglement et la cause de tous les autres c'est celui de la rémunération du capital nous y nous y souscrivons mais force est de constater que ce budget que vous défendez aujourd'hui ne prend pas acte d'un si lucide constat ce constat s'impose à nous au moment où depuis la prise de fonction du président Macron la rémunération des actionnaires a progressé de 114 % celle des dividendes de 46 % celle des rachats d'action de 286 %. ces chiffres astronomiques nous donnent le tourni heureusement on reprend contact avec la terreferme quand on découvre que sur la même période le SMIC brut n'a pris que 19 % que le salaire moyen brut lui n'a pris que 15 % vous noterez monsieur le ministre que lorsqu'il est question de rémunération du travail on reste dans des chiffres compréhensibles par tous face à une rémunération du capital devenu hors de contrôle force de constater que 7 ans de macronisme ont totalement désarmé fiscalement notre pays désormais l'État est nu et le trésor sa feuille de vigne c'est pourquoi N fusons ce budget d'austérité qui n'est pas emprintte justice fiscale et qui cherche dans les poches de ceux qui n'ont pas créé le problème une solution qui ne fonctionne pas le compte n'y est pas non plus en matière de de lutte contre le dérèglement climatique le fond vert doté de 2,5 milliards d'euros tombe désormais à 1,2 une division par 2 en 1 an au moment où l'eau manque et les feux se multiplie en matière de justice sociale le compte n'y est toujours pas et je le dis nous ne ferons pas les frais de votre incapacité à contenir vos partenaires républicains qui hier soir n'ont rien trouvé de mieux que de ne pas respecter l'engagement de leur premier ministre sur la suppression des postes d'enseignant sur les sur les retraites je salue le retour au dialogue même si la mission flash que vous avez confié à la Cour des comptes vous a permis de vous détourner ostensiblement du corps je nous félicite du retour des partenaires sociaux sur l'injuste réforme des retraites de 2023 un tel retour n'aurait été possible sans l'œuvre des socialistes et nous serons très exigeants sur les suites qui seront données à ce conclave nous resterons extrêmement vigilant car nous avons pris l'engagement devant les Français de ramener le scalpe de la réforme des retraites et force de constater que pour le moment nous n'avons que simplement des touffes de cheveux enfin à l'heure où nos collectivités locales font face à tant de difficultés les ponctionnés de 2 milliards n'est pas acceptable alors que leur budget peine à rester à l'équilibre vous l'aurez compris monsieur le ministre le compte n'y est pas c'est pourquoi dans les jours qui viennent nous serons aussi vigilants qu'exigeant et les annonces perlé par voix de presse en forme de renoncement ne nous rassur pas monsieur le ministre la dette est désormais un problème mais le diagnostic est systématiquement mal posé et ce siamment car ce sont les services publics et l'état social qui sont sur le banc des accusés du déficit public ce budget ne fait qu'instruire une fois de plus ce procès par conséquent pour ces raisons et celle évoqué précédemment nous voterons contre le présent budget qui n'est que le décal du budget Barnier mais je tiens à vous le rappeler monsieur le ministre votre gouvernement n'a pas l'assise parlementaire suffisante pour se suffire à lui-même lors des arbitrages que vous aurez à rendre prochainement il vous faudra en tenir compte sans quoi je le dis très très solennellement au nom du groupe socialiste et avec gravité a produiront les mêmes effets [Musique]
Thierry Cozic