🔴 Chute de Bayrou : une première victoire, et après ? Debrief avec Anasse Kazib et Paul Morao
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 6:31Fait
« il y a déjà un sentiment antiriche dans le pays, un sentiment un truc qui est égalitaire et cetera qui existe. »
- 7:15Fait
« l'austérité et je m'arrête sur ça, mais c'est pas un délire de Bairou. Évidemment, il y a une propagande de fou sur la dette et cetera, mais l'État français qu'est-ce qu'il est en train de faire ? il est en train d'essayer de sld partie de la dette, une partie du déficit pour pouvoir regagner des marges de manœuvre pour financer la militarisation »
- 10:44Fait
« la seule réalité c'est que comme l'a dit Paul, cette dette elle est le fait que en France le seul euh la seule classe qui a été attaquée pour les pour essayer de récupérer de l'argent c'est le c'est la classe ouvrière. »
- 27:09Fait
« il faut une dissolution et si le RN est majoritaire, il faut qu'il puisse gouverner. »
Temps de parole
- ?100 %
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vous nous demandez, on est contre la figure présidentielle. C'est notamment un désaccord important qu'on a sur ce que propose par exemple LFI. LFI, ils sont pour le la chute de Macron, ça on le partage mais pas de pas pour pas avec le la même solution au bout. c'est que eux c'est pour avoir une des nouvelles élections que ça soit la démocratie qui reprenne parce que pour eux la démocratie c'est le parlement, c'est le vote. Euh chacun il va dans son école maternelle comme moi je dis pour aller mettre un bulletin dans l'urne. Nous, on considère que la démocratie, elle est dans les dans les assemblées générales à Saint-Denis, à Montreuil, à Bagnolé, devant les piquets de grève, devant la gare du Nord, la gare de Lyon et cetera, les dépôts de bus de Malakov, la nous on
pense que c'est elle est là la vraie la véritable démocratie. Elle est pas celle euh euh de de de la 5e République spécialement, même si ça reste une démocratie, mais pour nous c'est une démocratie bourgeoise, libérale et cetera, qui au final, on le voit depuis des décennies, ne fait que servir l'intérêt des des des puissants. La sanction est sévère. François Bairrou ne s'attendait sans doute pas à un résultat aussi net en sa défaveur. Il n'a désormais plus qu'une seule chose à faire. Ministre doit remettre au président de la République la démission du gouvernement. Ces derniers jours, c'était dur. Je sais pas si vous avez vu la séquence sur France 5 où il pète un plomb quand le quand le journaliste lui dit "Pourquoi vous êtes là ?" Il commence à s'exciter
en disant "Mais pourquoi je suis là ? C'est vous qui m'avez invité." Tu tu sens qu'il était vraiment à bout de ner le mec. Il a fait une chaîne YouTube tout l'été, il est pas parti en vacances. Il a il se fait insulter par tout le monde. Il il fait que des que des gaffes. Il a 10 tactiques, que des erreurs. Et c'est une catastrophe. il a essayé de faire un coup d'éclat avec les deux jours fériers. Il a voulu voilà euh montrer que lui il était chaud, queil avait pas peur d'affronter la dette et cetera. Il pensait que l'extrême droite allait avoir peur de censurer. Il pensait que ce serait possible de négocier avec le PS et en fait il s'est juste pris le mur de la crise politique et de la crise sociale en France. Bon là, on est dans une scène un peu de de
formalisme institutionnel et cetera, de vote machin, mais bon, moi je pense qu'il faut rendre à César ce qui appartient à César, c'est-à-dire c'est l'appel notamment qui a émergé sur les réseaux sociaux autour de de la date du 10 après-demain et que c'est à partir de de là en vrai que les choses elles se sont accélérées et précipitées parce que d'un coup on a vu l'engouement autour de la question du 10, la volonté de bloquer euh tous les indicateurs, ils se sont mis en rouge et puis après en rouge écarlate où tu avais l'impression d'un sondage à l'autre. Tu avais toujours, comment dire des points de sondage encore plus radicaux que le sondage d'avant, la détestation des
institution. Euh Baou, il plonge, il fait plonger avec lui Emmanuel Macron. Enfin, je veux dire euh c'est assez dingue quoi. Des gens qui revendiquent euh euh qui sont contre la suppression des 3000 postes de la fonction publique, contre les suppressions des jours fériers. Euh enfin voilà, c'est c'est dingue je crois. De mémoire, c'est sur Odoxa, il y avait je crois 79 % quelque chose comme ça autour des so entre 75 et et 79 % qui considérait que c'était au riche de payer la crise et cetera, la dette. Donc je veux dire euh plus tu creuses et plus tu vois à quel point euh la situation elle est elle est elle est elle est terrible. Et puis ce dis-là en fait avant même qu'il puisse qu'il
existe euh concrètement euh il a déjà réussi à faire tomber euh euh un gouvernement, un budget aussi parce que peu importe le prochain budget tel qu'il va se présenter, je pense qu'on peut déjà acter d'office que il est pas prêt de revenir l'histoire des des jours fériers. des jours de carence et parce que c'était des lignes qui étaient vraiment explosives et et que les gens ne ne voulait pas. Donc moi je pense que c'est OK, on est dans le truc institutionnel et pour moi si on en est là aujourd'hui le 8 c'est notamment Baou il l'a formulé aussi d'une certaine manière. Il l'avait dit, c'est parce que notamment il a peur que le pays plonge dans une situation de lutte de classe.
En réalité, il espérait que à travers cette journée-là, ça participe aussi à à comment dire à rendre obsolète la la question du 10, de croire que le 10 c'est que le c'est que Bairou et moi je pense que il y a nécessité justement de de voir structurellement ce qui est en train de se passer. Et et juste un petit mot mais bon, on était en train de rigoler sur le truc de Baotou et toutes les gaffes qu'il a fait. On a même pas parlé de Betaram parce que peut-être pour moi ça c'est le la quintessence. Mais en réalité euh ça serait faux de penser euh pour nous que c'est le personnage qui fait que aujourd'hui le gouvernement il tombe euh euh ou que c'est les la censure des des parties. Moi je pense que et c'est là l'objet aussi de la discussion, c'est qu'on est dans dans
une crise de régime hyper profonde et hyper importante, une crise de la 5e République et que elle n'est euh euh on est on va dire que au stade du démarrage de de cette crise actuellement, quoi. Ouais. Non mais moi pour rebondir, moi je pense c'est au-delà du 10 en réalité et je pense on y reviendra après. Je pense que le 10 il exprime une fraction de la colère qui existe dans le pays. Et c'est on va dire d'une certaine manière c'est de bonne augure parce que il y a encore beaucoup de marges. Mais le truc qui était assez impressionnant après le le discours du 15 juillet, c'est le l'énorme colère qui s'est exprimée sur les réseaux sociaux, notamment sur Facebook, des des 10000 commentaires sur des publications du
Parisien, du Figaro avec des commentaires très très énervés contre la classe politique. Moi, je me rappelle, je prenais des cours de conduite à ce moment-là et dans l'autoécole ça tout le monde parlait du chiffre de 211 milliards d'aidettes publiques qui était sorti d'une commission sénatoriale une semaine avant et je pense il y a eu un effet où la conjonction de on t'annonce que en 2013 il y a eu 211 milliards d'aides publiques aux entreprises qui ont été versées et ensuite on t'explique qu'il faut supprimer des jours fériers pour faire des économies de bout de chandelle qu'il faut attaquer le transport des des malades, qu'il faut attaquer la santé, qu'il faut supprimer des milliers de postes dans la fonction publique. Et je pense que les gens en
vrai, il y a il y a déjà un sentiment antiriche dans le pays, un sentiment un truc qui est égalitaire et cetera qui existe. Euh mais en fait, ça a réveillé énormément ça. Le 10 septembre, c'est un morceau de ça et pour l'instant et pour l'instant cette colère, elle s'exprime pas encore à ce niveau-là, mais elle montre que c'est potentiel et et je pense que l'importance et et ce qui se passe, c'est pas conjoncturel. Tu disais c'est pas Bairou mais c'est aussi pas juste la crise d'un gouvernement. En vrai, c'est une forme d'impasse du capitalisme français. Il y a des camarades qui posaient la question dans le chat. Est-ce que va y avoir une nouvelle dissolution et cetera ? On on reviendra dessus. Mais ce qui est sûr, c'est queil y ait une dissolution ou
pas, la situation elle est extrêmement compliquée parce que là l'austérité et je m'arrête sur ça, mais c'est pas un délire de Bairou. Évidemment, il y a une propagande de fou sur la dette et cetera, mais l'État français qu'est-ce qu'il est en train de faire ? il est en train d'essayer de sld partie de la dette, une partie du déficit pour pouvoir regagner des marges de manœuvre pour financer la militarisation et pour pouvoir continuer à financer les cadeaux aux entreprises, ce qui est d'une certaine manière un une nécessité, un gage de survie dans dans la situation internationale. Et or, il y a une majorité de la population qui est opposée à un des enjeux phares pour pouvoir faire ça, c'est-à-dire à faire des sacrifices. Et ça c'est très très inquiétant parce que vous voyez que la
situation elle est en train de s'aiguiser de de fou. L'Allemagne est en train de se réarmer, de vouloir rejouer un rôle politique en Europe. Les États-Unis ont lancé la guerre commerciale. Les rivalités se durcissent et tout ça ça ouvre une situation qui est quasiment insoluble en réalité sans passer par des grands affrontements de classe parce que c'est ça que ça pose en réalité. C'estàd qu'au bout d'un moment si la majorité de la population elle est opposée à faire des sacrifices, il faut l'écraser. Enfin faut passer en force. Euh et en même temps, avant qu'il y ait ce passage en force, il y aura probablement de la lutte de classe, des mobilisation et cetera. Je pense que on dit beaucoup le 10 et il y a des gens qui disent "Ouais, vous exagérez sur le 10, c'est petit, c'est limité et
cetera." Ils ont pas totalement tort, mais il faut voir que le 10 c'est la pointe émergée d'un iceberg et que ce qu'ils ont peur, c'est du 10, du 11, du 12, du 18, on en parlera après. Et de ce qui vient après, s'il y a une dynamique qui commence à s'enclencher et qui est capable d'entraîner, on va dire, des secteurs conséquents, des classes populaires, de la classe ouvrière et cetera quoi. Et donc oui, effectivement, je pense que c'est quand même une victoire du mouvement, mais une victoire qui indique la possibilité de victoire encore plus grande que la que la chute de Bairou et même que la démission de Macron parce que effectivement c'est un c'est un mot d'ordre important mais qui résout pas à lui-même le la le problème. H Non, mais c'est clair que de toute
façon, on voit bien que il y a pas de il y a pas de bonne solution pour Emmanuel Macron. Moi, je pense qu'il faut euh au-delà de la question du 10 et cetera, on verra bien. De toute façon, peut-être discutons des solutions justement. comment les solutions justement, on peut en discuter, c'est-à-dire par rapport à les mauvaises solutions qui Ah, les mauvaises solutions. Oui. Euh bah la vérité c'est que le plus probable de ce qui est en train de se décanter de des dernières heures, ce serait apparemment Sébastien Lecornu qui est ministre des affaires étrangères et qui est un peu monsieur géopolitique et surtout monsieur qui essaie de de de placer ses billes autour et surtout placer les billes du patronat français dans les minerais
ukrainiens et cetera qui s'en cachent même pas qui explique pourquoi il considère que il faut défendre aussi l'Ukraine, c'est aussi pour essayer de de d'en d'en d'en profiter. Euh la réalité, c'est que bon le la question elle est même pas celle du nom. Alors oui, après le les profils, ils jouent aussi dans leur manière de faire et cetera. Mais bon, Sébastien Lecnu, ça reste un macroniste, ça reste le bloc du centre, celui qui a vu déjà euh tomber Barnier, maintenant Bairou. Euh et que la vérité c'est que Sébastien Lecnu, c'est surtout le budget qu'il va ramener. Et il va ramener quoi comme budget ? Il va ramener un budget d'austérité. Euh euh euh après peut-être ça sera pas les jours fériers, ça sera autre chose. Peut-être ça sera le SMIC qui va toucher, peut-être ça sera les 35 ou je
ne sais quoi. C'est-à-dire que ils n'ont aucune solution parce qu'en fait la la seule réalité c'est que comme l'a dit Paul, cette dette elle est le fait que en France le seul euh la seule classe qui a été attaquée pour les pour essayer de récupérer de l'argent c'est le c'est la classe ouvrière. c'est ce sont les classes populaires qui sont systématiquement attaquées euh année après année et que la bourgeoisie en réalité elle continue à maintenir ses taux de profit et cetera, elle est elle est totalement euh couverte et protégée et qu'en fait le le macronisme par essence n'a pas envie euh euh et la bourgeoisie politique n'a pas envie en fait de s'attaquer au patronat. Donc c'est pour ça qu'en réalité la France elle se retrouve à s'endetter parce que la vérité c'est que leur modèle ce
serait le modèle type allemand, c'est le modèle suédois et cetera. C'est des des pays dans lequels en fait le néolibéralisme il a frappé fort et il a euh euh participé à domestiquer pour l'heure, même si on voit qu'il y a des des sursauts importants qui ont existé, que ça soit en Angleterre là il y a presque 2 ans maintenant où il y avait des mobilisations de ouf en Allemagne, les agriculteurs et cetera et cetera. Donc on voit que c'est c'est ce qui est en train de de de se passer, que ils aimeraient que ça existe aussi en France. Sauf que la France, c'est un épicentre de la ulte de classe et qu'en fait à chaque fois que tu essayes d'attaquer la classe ouvrière et ben il y a un répondant qui qui qui se fait et qui euh et qui commence à à mettre en
déroute les plans les plans de la bourgeoisie. Donc il y a le corps nu euh qui est apparemment ce que priviléait Macron. On verra parce que moi je pense que ils attendent aussi de voir la gueule du 10 et c'est là où c'est primordial en fait pour moi de se mobiliser le 10. On le martellera durant toute cette soirée là mais je pense que c'est important de voir que Bairou voulait faire ça le 8 pour éviter le 10. Moi je pense qu'il faut absolument imposer le 10 parce que derrière c'est pas une histoire de personne. C'est le macronisme de manière générale. C'est ce système là qu'il faut qu'il faut faire tomber. Ça va passer par une lutte apre. Je pense qu'on est tous d'accord et peut-être dans le chat aussi, mais on sait pertinemment que s'il fallait juste une petite journée de
24 heures, même avec de la radicalité, avec des actions coup de point pour en finir avec ce système, ça se serait. Donc on je pense qu'on entre dans une dans une bataille longue, que le gouvernement qui vient de tomber peut-être une grande partie va être reformé par par le corn, peut-être même un rotaillot à à savoir. Donc il y a il y a pas mal de choses qui sont qui sont encore dans l'inconnu. Mais du coup la la la clé, on va dire d'une certaine manière, c'est d'obtenir que les que le RN et que le PS euh mais idéalement euh euh c'est surtout autour du PS que ça se noue, ne censure pas le prochain gouvernement euh en essayant de trouver
un accord avec lui qu'on appelle un accord de de non censure. Et c'est dans ce cadre là qu'on entend beaucoup reparler du PS. Anas disait il y a pas de solution, il y a peut-être une résolution immédiate autour du PS. Et je voulais juste mettre un un petit extrait. Il y en a deux en fait parce qu'il y a aussi Europe écologie les vertes euh qui qui sont de retour euh et qui espère cette fois pouvoir arracher une concession et et du coup notamment en s'appuyant sur l'idée qu'une dissolution amènerait l'extrême droite, ils espèrent pouvoir imposer que le PS après avoir censuré Baou dise "Bon, cette fois je ne veux pas ajouter du chaos. Si vous me donnez euh un petit
quelque chose, une taxation des riches, on va voir ce qu'on peut faire. Mais du coup, je vous je vous mets euh ce que racontait Olivier Fort demande le soutien de personne. Ce que je souhaite, c'est qu'on tienne compte des équilibres qui sont ceux qui ont été choisis par les Français il y a un an. C'est sûr et qu'ensuite texte par texte, nous vérifions ce qu'il est possible de faire. Donc en gros, je veux un gouvernement de gauche qui est un gouvernement de cohabitation qui ensuite se passe devant le parlement et c'est le parlement qui dispose. Vous pouvez habiter avec qui ? Avec le président de la République. Mais avec qui d'autre ? Avec Mais bien sûr que ce sera un gouvernement minoritaire, mais aujourd'hui, quel est le gouvernement qui ne le serait pas ?
J'entends. Mais à l'Assemblée nationale, vous comptez sur qui ? Les Macronistes, par exemple qui pouvaient. Je compte sur tout le monde. Je compte sur toutes celles et ceux qui à un moment seront sous la pression de l'opinion pour faire avancer les sujets parce que la question n'est pas d'avoir un h clos parlementaire. Il faut aussi peut-être que à un moment on s'interroge sur comment est-ce qu'on rentre à nouveau en dialogue avec la société française, les syndicats, le patronat, les associations, les collectivités locales, les français. Vous êtes premier ministre demain à l'assemblée, vous tendez la main à qui ? Vous avez compris l'idée ? le grand le grand scénario qui agite le cerveau d'Olivier Fort et de Marine Tondelier ces derniers jours. un espèce de gouvernement
de gauche NFP de gauche molle, on va dire, qui est revenu en force notamment en s'appuyant sur le fait que bah comme on le disait au début, Bairou, il est tombé parce que les gens sont énervés contre les riches et du coup le PS dit en gros si on fait une mesure de taxation des riches, bah peut-être ce sera possible de passer un un budget. Euh bon déjà qu'il y a un truc cynique parce que d'une certaine manière, il surf sur une colère ouvrière et populaire qui est évidemment dirigée contre eux aussi et contre toute leur longue longue longue longue histoire d'offensive anti-ouvrière. Mais surtout qui est un un bullshit quand même fabuleux euh parce que évidemment personne je pense ne pense qu'il va y avoir un gouvernement de
gauche dans ce pays. Mais d'une certaine manière, ils ont décidé de faire monter les enchères comme ça en faisant semblant qu'ils sont prêts à gouverner et puis à la fin ils pourront dire "Bon, finalement, on peut pas y aller parce que on acte que on a on n pas la capacité mais on est prêt à soutenir un gouvernement qui essaie de faire des efforts." J'ai l'impression que c'est le scénario le plus probable. Il y en a un autre où c'est Macron carrément nomme la gauche juste pour qu'elle se fasse censurer pour pouvoir dire euh ça c'est fait. Mais le problème c'est que il y a des secteurs du macronisme et de la droite qui sont très très vent debout sur toute hypothèse qui irait un peu trop à gauche même de façon artificielle. Et donc dans ce cadre là bon ça me paraît un petit peu du du
bullshit mais c'est ça qui agite beaucoup les colonnes des éditorialistes ces derniers jours. Donc je pense c'est important de le mentionner. Ouais. Non mais après c'est clair que ils essayent de de jouer un peu les médecins de gauche du régime du régime français. Euh les médecins de gauche aussi de du macronisme d'une certaine manière. C'est les moi comme je dis, c'est les idiots utiles du macronisme. Ils servent à ça. Euh que c'est important de tirer aussi quelques premiers bilan il y a pas eu besoin de 10 ans avant que le PS il trahisse. C'est-à-dire dès que ils sont 66 hein les amis, ils sont pas ils sont pas 700 hein, ils sont 66 à 66. Je veux dire, c'est incroyable le le le niveau de capitulation
euh euh qui qui qu'on est en train de voir. Je veux dire fort dans cette dans cette émission aussi, il explique il est pour envoyer des soldats français en Ukraine qui il dit texto Vladimir Poutine il connaît que le rapport de force. Donc vous voyez bien, enfin on a des gars qui sont candidats, ils sont 66 députés et ils sont déjà chauds pour partir en guerre contre Vladimir Poutine. Ils sont chauds à quand même faire un peu d'austérité. Et le pire, c'est qu'on voit qu'il y a une forme aussi de radicalité du bloc bourgeois. C'est-à-dire que même les patrons, alors que il y a il y a quand même de l'austérité dans le plan de de Bairou, même si c'est pas les 44 milliards, ça reste quand même un peu plus de la moitié. Ben même ça, ils veulent pas en entendre parler. Par exemple la taxe
duman qui est vraiment les miettes des miettes de pain. Je veux dire, c'est de la merde. On se fout de la gueule des gens. Moi, je je suis toujours impacté par qui sont ces économistes qui ont euh des réformes indolores à proposer au patronat. Bah même si réforme indolore en fait le patronat il en a rien à taper parce qu'en fait le MDEF à la base lui le plan des deux jours fériers et machin ça lui allait bien. Le problème c'est que le MDEF ils sont toujours malins tant que ça passe euh euh parfois la politique ça limite ça se résume à ça passe ou ça casse. Des fois il y a même pas besoin de faire beaucoup d'analyses. Mais la vérité c'est que le MEDF au début était hyper heureux du budget on de Bairou. On saluait genre le la pugnacité du mec, la détermination, que
le gars il est droit dans ses boîtes et cetera et puis dès qu'il voit que ça commence à poser des prêts à vie de grève, ça commence à bloquer et cetera, il commence à dire "Ah mais la méthode là ça va pas, faut discuter, faut dialoguer et cetera." Donc on on voit que le Parti socialiste en réalité il essaie de de de s'enfoncer dans cette brèche là en se disant "Bon, certes, on est 66 mais on a un rôle à à jouer. Après, pour moi, la vérité c'est que le Parti socialiste s'il est là dans la période, c'est parce que ça l'emmerde aussi profondément. Je veux dire le il y a deux partis que ça emmerde profondément, c'est le Rassemblement national et le Parti socialiste. Ils ont pas voulu censurer Bairou euh euh la première fois euh et là s'il se retrouve à à censurer, c'est parce que déjà le
RN, il y a une grande partie de sa base sociale qui est mobilisée, qui va être mobilisé le 10 qui est dans les assemblées générales et cetera et cetera. eux et et le Parti socialiste, bah ils servent toujours euh sur l'étiquette de gauche et il sait très bien qu'il y a les il y a les municipales et qu' faut pas trop non plus euh faire n'importe quoi et et aller jusqu'à jusqu'à boycotter euh ce ce mouvement-là. Donc moi je je pense qu'il faut absolument tirer le bilan que il y a aussi le Parti socialiste il est là, comme nous on l'avait dit dans dès dès l'émergence du Nouveau Front populaire, notamment dans les émissions qu'on avait fait sur Twitch, on disait qu'en fait le rôle du
PS notamment de Hollande et cetera dans le Nouveau Front populaire, ça va être de revenir à un moment donné, de voir quels sont les les moments de crise dans lequels le Parti socialiste va pouvoir euh déborder sur la droite et essayer de commencer à revenir à leurs fondamentaux. Je veux dire les amis Olivier Forté m quand tu es faible tu fermes ta gueule et il a compris que oui quand tu n'as pas beaucoup de force quand pour l'heure tu es le paraplu de la France insoumise et ben il faut surfer et on a vu dès la crise en Palestine et cetera avec le génocide à Gaza dès que la France insoumise a commencé à prendre les premiers coups de boutoir autour de l'antisémitisme et cetera et cetera, on a vu qui est sorti du bois en disant
qu'il y avait une ambiguïté avec etend c'était le socialiste et derrière malgré tout les amis ça je vous raconte pas des choses après le NFP ça c'était entre la NUPES et le Nouveau Front populaire et malgré ça au nouveau Front populaire des gens qui ont défendu le droit d'Israël à se défendre on les a remis euh sur le terrain. On a fait énormément de concessions sur le programme. Par exemple, à l'OL Comery qui était dans le programme de la NUPES a disparu du programme du nouveau Front populaire et puis on est là comme ça et puis je passe hein les il y aura pas de moi nous on n'est pas insoumis, on on a beaucoup de désaccords avec la France insoumise, on l' dit, on les c'est les choses sont claires mais je veux dire si si on voit d'un point de vue insoumis et les
personnes qui ont voté, je veux dire les insoumis sont allés jusqu'à dire on mettra pas de ministre, OK machin Lucy Casta et cetera et cetera. Au final, regardez que tout ça, la seule réalité, ça a été de mettre euh euh euh redonner vie euh au Parti socialistes. Ouais. Non, mais ça c'était une discussion qu'on avait beaucoup à l'époque. Je me rappelle quand on discutait avec Frédéric Lordon sur un petit peu le la question du NFP et cetera dans un article qu'on avait fait et et c'est vrai qu'il y avait cette idée de dire en vrai les le centre gauche si vous le si vous le revivifiez si vous le lui permettrez de revenir en force demain il servira à à stabiliser le régime. Et quand on dit stabiliser le régime, enfin je pense c'est bien de parler de fort qui veut envoyer des
soldats en Ukraine et du soutien au génocide euh plus ou moins tacite en fonction des moments. Euh parce que c'est de ça qu'on parle. On parle pas de stabiliser et c'est pas qu'il se passe rien, c'est qu'on permet de continuer des politiques impérialistes, des offensives anti-ouvrières, des enfin voilà, c'est c'est c'est de ça qu'on parle. Euh je veux dire euh et et effectivement on est en plein dedans. Euh le plus probable enfin ça va pas être facile en vrai parce que c'est compliqué même pour le PS il pour le patronat, il va falloir faire des concessions. Il faut que le PS en ait suffisamment pour accepter de se bah de se mouiller, on va dire, dans le soutien au gouvernement. Je pense qu'ils vont jouer à fond la carte de l'extrême droite. C'est-à-dire que le discours qui
commence déjà à émerger dans les médias, il est très simple. C'est dire si tu es pour une dissolution, c'est-à-dire si tu es pour la chute du prochain gouvernement, en gros, tu es pour un gouvernement du RN parce que c'est le RN qui va gagner les prochaines élections. Ce qui est pas forcément faux d'ailleurs parce que quand tu disais le RN a pas intérêt, moi je pense que le RN peut s'en sortir avec une dissolution et beaucoup se se renforcer. Euh après euh effectivement euh euh c'est sûr qu'ils auraient pas forcément censuré si jamais il y avait pas une pression de leur base parce que eux ils ont quand même intérêt de montrer aux MEDEF qui sont pour la stabilité. Ils sont fait un peu taper sur les doigts par le MEDF hein euh notamment sur les questions de de de
stabilité. Euh mais euh mais d'une certaine manière, ils savent que la le durcissement du régime, il joue en leur faveur et et donc je pense qu'ils sont pas si si perdant de la de la situation et que il y a un paradoxe, c'est que d'un côté, on va avoir le RN qui va jouer euh à fond le truc d'être le l'alternative, la stabilité et cetera et qu'en même temps le PS, les macronistes vont se servir de ce danger là qui est réel pour dire voilà, c'est pour ça qu'il faut pas bordelliser, il faut pas manifester. Et donc oui, il y a pas mal de gens dans le chat là, je voyais des gens qui disaient "Mais comment on fait ? Est-ce qu'il faut vraiment revendiquer la démission de Macron ? Qu'est-ce qui se passe après Euh Drogba 31000 ont fait la chute mais derrière j'ai peur que le RN soit au
pouvoir. Euh qui sont des discussions qu'il faut avoir sérieusement et cetera qui se comprennent. Mais le problème c'est que si à chaque fois qu'il y a le le régime qui est est branlé, on rejoue les NFP dans la nouvelle variante à la mode la NUPS, le NFP, demain je sais pas ce que ce sera ni avec qui et demain ce sera des gouvernements de coalition et cetera. on est condamné d'une certaine manière à apporter en dernière instance son soutien à des politiques qui font prospérer le Rassemblement national et pas sortir de cette logique. Et juste par rapport à ça, je voulais mettre un deux extraits qui me semblent importants. Euh parce que peut-être c'est une nouveauté dont on n' pas tant parlé que ça, mais c'est que à la différence d'avant
et même si c'est quelque chose qu'on voit depuis des années hein, c'est pas que c'est totalement nouveau, mais il y a des secteurs des classes dominantes qui commencent à dire ouvertement il faut un gouvernement du Rassemblement national, il faut une dissolution et il faut que le RN vienne au pouvoir parce que ça va permettre de donner un peu de stabilité. C'est le premier parti à l'Assemblée, c'est les plus légitimes et cetera. Euh et ça, j'ai l'impression que c'est une nouveauté pour finir un peu sur ce tableau de la de la crise politique, que le Rassemblement national n'est pas dans l'arc républicain, c'est une stupidité. Je te met en grand car un parti qui présente des élections des candidats aux élections qui respectent le résultat des élection et qui a le premier groupe à l'Assemblée
nationale ne me dit pas qu'il est pas républicain. C'est même la caractéristique de la République, c'est de présenter des candidats et on peut pas leur dire vous avez le droit de présenter des candidats mais vous avez pas le droit de les élections. C'est curieux comme raisonnement. Eux, ils veulent le pouvoir, je pense qu'ils l'auront. L'extrême gauche veut pas le pouvoir. Ils veulent le désorder la révolution. C'est pas la même chose. Bon, tout est tout est dit un peu dans ce dans cet extrait pour dire c'est juste après une interview qu'il a fait au Figaro où il dit clairement il faut une dissolution et si le RN est majoritaire, il faut qu'il puisse gouverner. et il répète ça en gros euh
dans l'interview pour bien dire que oui pour lui il faut un gouvernement du RN d'une certaine manière quoi. Oui. Après il la joue un peu administrative limite c'est quoi République c'est le vote et cetera comme si élections c'est se présenter aux élections. Bon moi je sais pas si je suis républicain. Je me suis présenté avec Elsa Marcel. En tout cas je pense pas que Sarkozi pense que tu es républicain. Donc bon après la République en soit c'est un régime parlementaire. Bon, faut faut voir qu'est-ce qu'on met derrière républicains. Moi, je pense que en tout cas de de leur famille politique, ils ont toujours considéré que le RN, il était à l'extérieur et cetera. Euh combien ont repris les phrases de Chirak ? On se rappelle aussi notamment des élections de de 2002 et cetera entre le
deuxème tour entre Le Pen et Chirak. Euh euh donc bon, il y a il y a quand même il y a le Rubicon a été a été franchi et que voilà quoi ce qui est en train de se passer. Ça montre que la bourgeoisie, elle est en train de voir qu'il y a un tel niveau de crise, qu'elle dépasse aussi les choses. Et je pense que même quand on parle parfois de possibilités du fascisme, la possibilité du fascisme, elle elle est elle est combinée aussi à des moments de crise aigu. C'estàd qu'en fait la le fascisme, c'est Trotky disait, c'est la transformation de l'appareil d'État. En fait, c'est lorsque l'appareil d'État, en gros, pour dire de manière la plus simple possible, c'est quand la démocratie parlementaire, quand euh le système avec lequel tu as l'habitude de gérer les choses, ça ne
marche plus et que tu te dis tellement de luttes de classe, de greffes, de machin que maintenant tu commences à avoir des bandes fascistes et que tu les soutiens et cetera et cetera. Donc on n'est pas dans dans on n'est pas dans un comment dire euh un une possibilité du fascisme là réellement, même si c'est y a il y a rien qui exclu, mais on voit bien au moins dans l'attitude de la bourgeoisie, c'est-à-dire que toute la grande morale qu'il faisait autour de des libertés, du droit et cetera et cetera, de la justice et autre, ils sont prêts en fait à mettre en partie, on l'a vu, le macronisme, ça a été aussi ça. Enfin, vous prenez Emmanuel Macron de 2017 euh euh et le Macron aujourd'hui, on voit à quel point ça a plus rien à voir. Je veux dire, le gars, il parlait
de la guerre d'Algérie, il disait "Les Algériens, est-ce queil y en a ? Les les Ivoiriens, il y en a." Maintenant, il met des ministres qui justement ils font des crises diplomatiques avec l'Algérie et lui il intervient pas, il dit rien du tout, il accepte même de le reconduire. Vous voyez ce qui est ce qui est en train de se passer, c'està dire ils choisissent un moment leur intérêt et leur intérêt un intérêt bourgeois. Et donc, ils sont en train de voir qui est capable aujourd'hui de garantir le plus leurs intérêts. Et je pense queils sont euh en train, une partie en tout cas de l'aile de la de l'aile bourgeoise est en train de voir que peut-être que c'est le Rassemblement national qui est euh le plus à même de garantir euh euh leur leurs intérêts euh pour deux raisons. La
première, c'est qu'en cas de dissolution, le bloc du centre fondrait comme neige au soleil, ce qui ferait que le le Rassemblement national, sans avoir non plus les plus de 300 sièges et cetera, aurait quand même une majorité assez assez enfin une une un groupe parlementaire assez assez confortable. Euh et la deuxième, c'est qu'ils ils espèrent aussi l'autoritarisme euh combiné au racisme du Rassemblement national. Parce que les amis, il faut se dire une chose, si le Rassemblement national demain arrive au pouvoir, ils vont être euh être dans l'obligation si on se met de leur position, ils vont être dans l'obligation de faire des grosses démonstrations et ça va être
d'essayer de discipliner les gauchistes, les les migrants et cetera et cetera, de voir comment frapper hyper fort sur tout ça pour essayer d'avoir d'une certaine manière un peu voilà quoi, une sorte de de guerre éclair où tu essayes de paralyser les gens tout de suite en fait et que les gens soient paniqués, pris d'effroid et cetera. Donc c'est pour ça que je pense que on vous dit ça après c'est pas de l'analyse de la boule de cristal, c'est des c'est des possibilités, c'est des choses qui qui sont réfléchies. Il y a Sarkozi, on peut mettre après Thierry Berton qui était la commission des finances de l'Union européenne. C'est quelque chose qui est réfléchi par une partie de la bourgeoisie qui peut exister. Je sais pas si Macron ça va être le le le choix qu'il va faire. Mais
c'est pour ça qu'il faut avoir ces scénarios aussi en tête parce que derrière c'est à travers cette analyse là euh et les dangers les les les potentiels dangers qu'on réfléchit aussi pourquoi la question du 10 mais euh les dates qui viennent aussi derrière le 18 septembre, le rôle de la bureaucratie syndicale dans tout ça à quel point il y a il y a quelque chose de de de central là-dessus et que il va falloir commencer à discuter de quelles sont les solutions par en bas pour faire face à ces plansl parce qu'ils sont en train de réfléchir quotidiennement à la télé les amis Sarkozy dans une conférence tous ils sont en train de réfléchir quels sont leurs plans et moi je trouve que on on il faut que nous on commence à voir ce qu'on discute en bas quoi. Ouais. Moi, moi je voulais rebondir sur
euh par rapport à ça sur un truc qui me paraît important parce que un des en vrai un des défis du RN et une des différences importantes euh entre le RN et la politique raciste que peut mener Macron, Retaillo et cetera, c'est que le RN, c'est un parti qui aujourd'hui a une base populaire, qui a un secteur de sa base qui sont des ouvriers, des employés euh et et c'est ça d'une certaine manière que que le régime il vise quand il appelle le RN au pouvoir, c'est à la fois quelqu'un qui va décupler, on va dire, les politiques racistes et l'autoritarisme, mais c'est aussi quelqu'un qui peut réintégrer des secteurs, des classes populaires un petit peu dans le dans le giron du régime parce que aujourd'hui, c'est les
mêmes qui sont pour la censure de Bairou et et pour dégager tous les ministres et cetera, ces secteurs-là des classes populaires. Et je trouve que c'est intéressant par rapport à la question du 10 septembre et on va on va on va y arriver euh euh assez vite pour discuter parce que je vois dans le chat qu'il y a beaucoup de de gens qui ont envie de discuter de ça du 10 septembre de des mot d'or Ouais, c'est ça. de la suite. Mais euh j'ai l'impression que euh le truc qu'il faut dire, c'est que dans des moments comme le 10 septembre, le 18, comme la bataille des retraites, on est capable de commencer à entraîner des secteurs qui peut-être euh, on va dire, dans le secret de l'isoloire ou dans les moments euh où les gens sont isolés et cetera et
cetera et parce que ils ont des convictions racistes et cetera. C'est pas pour dire que c'est des victimes ou des gens qui qui savent pas ce qu'ils font, mais en tout cas qui euh bah dans dans dans la situation sociale qui est actuelle se penche vers l'extrême droite euh et que les moments de lutte de classe, c'est aussi des moments où tu démontres euh qu'il y a une possibilité de lutter autrement pour pour ces revendications. de ce point de vue-là, la défaite des retraites, je pense que ça a été une opportunité manquée de dingue de saper l'influence de l'extrême droite dans une partie des secteurs de la classe ouvrière. Et ce qui est intéressant, c'est que aujourd'hui, moi je pense que moi tu je pense pas que le les gens qui votent RN, ils sont dans les âgés aujourd'hui. Les âgés du 10
septembre, elles sont très à gauche, elles sont très mobilisées et cetera. Par contre, ce qui est sûr, c'est que les gens qui votent Rennen, ils vont avoir un œil sur ce qui va se passer et peut-être dans un premier temps, ils vont être du côté de de ceux qui pensent que c'est des gauchistes, la chien lit et cetera et cetera et que il faut voter Marine. Mais si le mouvement il commence à à faire reculer le gouvernement, à arracher des choses et cetera, le rapport à la mobilisation, à la lutte, il peut très très vite basculer. Ça, on l'a on l'a vu pendant le mouvement des gilets jaunes. Mais je pense que ça fait partie aussi des défis du mouvement actuel. C'est-à-dire, il y a pas d'un côté la situation politique où il se joue des tractations et le RN va arriver
au pouvoir et c'est inéluctable et c'est fini et cetera. Et de l'autre la lutte sociale où d'une certaine manière ce serait encore autre chose qui se joue. C'est Baou, c'est Macron et cetera. Mais mais le ce qui se passe dans les processus sociaux, ça impacte très en profondeur le champ politique. Ça peut créer des des bascules et sur c'est sur ça qu'il faut parier à mon avis. Et c'est pour ça qu'il faut pas se dire si on fait tomber Macron derrière c'est c'est le RN. Parce que s'il y a une mobilisation de masse qui fait tomber Macron, il y a probablement des secteurs de masse qui font une expérience que peut-être qu'il faut compter sur la lutte plutôt que sur les jaunes et peut-être qu'il faut compter sur les syndicats, les grévistes, même quand il s'appelle Anaskaib ou je ne sais quoi
plutôt que sur Marine Le Pen. Enfin, moi je pense que c'est ça un peu le pari aussi de la mobilisation et c'est pour ça que il faut essayer de le de le de le réfléchir de cette manière et que step by step quoi, à chaque chaque chose son sa réflexion, nous vous nous demandez, on est contre la figure présidentielle. Donc nous, ça serait simple, nous c'est notamment un désaccord important qu'on a euh sur ce que propose par exemple LFI. et les filles sont pour le la chute de Macron, ça on le partage mais euh euh pas de pas pour pas avec le la même solution au bout, c'est que eux c'est pour avoir une des nouvelles élections que ça soit la démocratie qui reprenne parce que pour eux la démocratie c'est le parlement, c'est le vote. Chacun il va dans son
école maternelle comme moi je dis pour aller mettre un bulletin dans l'urne. Nous, on considère que la démocratie, elle est dans les dans les assemblées générales à Saint-Denis, à Montreuil, à Bagnolé, devant les piquets de grève, devant la gare du Nord, la gare de Lyon et cetera, les dépôts de bus de Malakov, la nous on pense que c'est elle est là la vraie la véritable démocratie. Elle est pas celle euh euh de de de la 5e République spécialement, même si ça reste une démocratie, mais pour nous c'est une démocratie bourgeoise, libérale et cetera, qui au final, on le voit depuis des décennies, ne fait que servir l'intérêt des des des puissants. Mais si nous on nous demande bah de la chute de Macron, on on considère qu'il faut lutter pour en finir avec la figure
présidentielle. Alors nous, on est communiste, on est même pour un état ouvrier, je veux dire, on est pour pour aller au-delà de ça, mais aussi il faut aller de manière transitoire aussi petit à petit dans la chaleur de la lutte de classe. Les choses, elles avancent, elles elles elles s'imposent. Moi je vois par exemple entre les premières journées de juillet, début août et cetera où il y a eu les premiers échanges. aujourd'hui la question de la démission de Macron avec notamment ce qu'a fait Bairou, je veux dire le truc de de de pas avoir attendu spécialement le vote du budget et cetera fait que ça accélère en fait qu'il qu'il amène d'une certaine manière dans sa chute le fait que derrière les les les gens se penent sur sur Macron parce que on a même pas
encore lutté et Byrou il est déjà pas là les gens ils ont ils ont même pas encore commencé donc ils vont lutter maintenant ils vont cibler qui parce que même Emmanuel Macron On dit que c'est pas même si l'Élysée explique que dans les prochains jours il y aura un premier ministre. Il y a aussi euh euh des journalistes proches de l'Élysée qui disent que Emmanuel Macron, il fait son discours sur la reconnaissance de la Palestine le 22 septembre prochain et qu'apparemment il il attendrait quoi qu'il arrive le 22 septembre prochain pour annoncer voilà ça reste des des des mau par exemple pour les Jo, il avait il avait agi de cette manière-là, il avait mis énormément de temps avant de désigner un gouvernement. Moi, j'ai envie de dire que tout ça ne va faire
que créer de l'instabilité et participer à ça. Et je pense que la la dernière chose que je voulais dire et qui est pour moi la plus importante à celles et ceux qui se posent la question de euh Macron d'émission et qu'est-ce qui arriverait derrière les amis ? Il faut juste se rendre compte qu'on est allez la 6e ou la 7e puissance mondiale. Mais au-delà du rang de puissance mondiale qu'on est les amis, la France, l'impérialisme français, je sais pas si vous vous rendez compte pour la première fois de son histoire qu'un président de la République tombe à l'issue de mobilisation et cetera par l'incapacité. Vous savez, il y a même des spécialistes qui disent que même si Macron il tombe, c'est même pas sûr que derrière s'il y avait un nouveau président ou quoi que
ce soit en fait, il tomberait pas dans les mois et et avant même de pouvoir aboutir parce que en fait c'est tellement structurel. C'est-à-dire que il y a il y a un compromis comme on disait entre comment en fait on va chercher des des des recettes euh en espérant que le prolétariat bouge pas quoi, que les gens ils disent c'est ça leur espoir. Moi je pense que l'espoir profond c'est que Byrou quand il a fait sa chaîne YouTube et tout comme on a dit, il s'est dit qu'on allait se dire "Ah oui ouais allez bon allez de jours férier allez c'est pas grave" ou bien comme la patronne peut-être on peut trouver cette vidéo là de la patronne de qui qui qui a hérité de la fortune de son père qui pèse 700 millions et qui t'explique entre guillemets euh qu'il faut moins utiliser le robinet que euh
euh les arrêts maladie si tu es malade ben au final tu tu continues, tu vas travailler. Moi je pense ou moi je pense que il y a sincèrement une partie de la bourgeoisie. Ça voilà, on je finis ma phrase et on peut on peut mettre ça mais pour dire que il y a un secteur de la bourgeoisie qui espère ça, qui pense que dans ce qu'il réclame c'est rien du tout en fait et que vous bande de salot de prolo, vous allez pas nous nous faire chier pour de jours férier en moins et un petit jour de carence ou deux et cetera et cetera et ils ont tout le le mal du monde. Et moi je vous le dis les amis, si Emmanuel Macron tombe, mais on est dans une c'est la la 4è dimension. Je sais même pas si vous vous rendez compte. Je veux dire tous les JT du monde s'arrêtent. Il y a
plus ça parle plus de rien d'autre que de ce qui est en train de se passer en France. Parce que qui dit d'émission de Macron dit une un niveau de crainte et de crise politique dans l'ensemble des puissances occidentales et notamment euh nos voisins anglais, allemands, belges et cetera et cetera où les gens ils vont se dire "Attends, si au final c'est en train de se passer ça en France, peut-être nous aussi il faut qu'on commence à à sortir." GZ juste l'impact des gilets jaunes hein. les gilets jaunes quand ça a démarré, moi j'aurais pas mis un copec que euh bouteflica euh se retrouve à sauter. Je j'aurais pas mis un cop que ce qu'on on voit les scènes à Hong Kong, au Chili, en Équateur et cetera et cetera. Enfin, je veux dire la la lutte de classe en
France, elle elle crée systématiquement des étincelles en dehors de l'hexagone. Alors, des idées qui me sont venues. Allez, au lieu de prendre un VSL, je me fais accompagner par mon fils à l'hôpital. Au lieu de prendre une semaine de maladie un peu confortable, je n'en prends pas. Elle elle pèse 700 millions 700 millions de faire un peu durer mon chômage. Je reprends mon boulot un peu plus vite. Au lieu d'embaucher un salarié dans une mairie ou de remplacer un salarié qui s'en va, je ne remplace pas et ainsi de suite. 1000 exemples. J'aimerais si j'en avais le pouvoir parce que ça serait
beau que chacun des Français dise moi je m'engage à faire 5 % d'économie sur ce que je touche. Quel quel foutage de gueule ! Déjà l'histoire des 5 % des gens qui fraudent le le fisque, qui vont acheter des tableau de maître et cetera, vont acheter je sais quoi pour essayer d'esquiver, ont des des les experts des experts des experts comptables pour essayer de de lâcher le moins possible. Mais ce qui est fou, c'est quand même le le mépris de classe. Euh euh le mépris de classe, c'est qu'elle pense qu'en fait tout ça c'est vraiment que il y a que des profiteurs, quoi. C'est-à-dire l'arrêt maladie c'est confortable. Même la mairie, s'il y a un poste en moins, tu vois, genre pour
elle, aller en mairie, ça n'a aucune utilité, tu vois. travailler en mairie, je sais pas moi, être assistant d'éducation, être au côté des enfants handicapés dans autiste et cetera, dans dans les maternels pour elle, tu vois, c'est faut faut c'est c'est incroyable quoi. Non, en vrai, si on est honnête 2 minutes, ce qui est le plus fou, c'est sa skincare routine à 81 ans. Puisque la meuf a une peau de bébé, tu sens qu'elle a Ça va, tu vois, genre, elle est vraiment en forme. 364, c'est ça. Elle est vraiment elle est bien. Tu sens qu'elle a elle a pompé le travail de mo 20 bonnes années devant elle de milliers de travailleurs. pour C'est ça qui est fou hein, c'est que la
les bourgeois vraiment ils crèvent jamais. c'est fou. C'est rarein. C'est rare qu' crève qu' crève. Elle est bien mais euh bah on lui souhaite de voilà quoi. On va pas on va pas lui souhaiter de crever mais bon en tout cas c'est crever peut-être ça économisera un billet aussi pour pour la tête de l'état. Non mais en tout cas le le truc que je voulais dire sur le la question un peu du de la question de la démission de de Macron et de la de la dynamique, je je je partageais beaucoup ce que tu disais. C'est-à-dire, il faut pas regard, il faut pas penser les choses de façon statique. Euh penser que d'une certaine manière, si Macron chutait, on aurait la même situation que maintenant, mais juste avec plus Macron au pouvoir, les
mêmes rapports de force et cetera. Mais par contre, la question c'est aussi de quelle manière il chute, quoi. Euh je pense que ça rejoint la question de la de la mobilisation et de de du 10 septembre. C'estàd que effectivement c'est pas pareil une démission qui est imposée par la bourgeoisie par en haut euh de manière préventive de la même manière que la chute de Bairou d'une certaine manière en dernier instant c'est une chute préventive. C'est pas pareil ça que une chute sur la base d'une mobilisation de masse avec des âgés partout en France avec des secteurs en grève reconductible avec pas de solution immédiate et cetera et ça effectivement ça les terrifie. Faut faut savoir quand même que même une démission à froid, ça les terrifie. Par exemple, SarkoZi dans dans les interviews qui
donnent Alain Duamel, il y a beaucoup d'interviews en ce moment sur la crise de régime, ils disent il peut se passer plein de choses, dissolution mais ce qui ne peut pas se passer la démission de Macron. Parce que si tu fais démissionner un président aujourd'hui, ça veut dire que le le président de demain, dès qu'il va lui arriver une merde, les gens vont poser la question de sa démission. Ça va devenir un truc normal. Or, c'est une anomalie que même l'idée de la démission du président, elle se pose dans la 5e République. Bon, on peut on peut parler de de Gaulle qui a qui a quitté le pouvoir après le le référendum en 69, mais qui était un truc très particulier. Mais sinon, la le président c'est la clé de voûte du régime. C'est c'est le truc qu'il faut pas ébranler et
ils ont très peur de ça. Et donc, je pense que la démission de Macron, ça suffit pas. Il faut discuter qu'est-ce qu'on fait après, comment on le fait démissionner, pour faire quoi et cetera. On va on va en parler mais il faut pas minimiser en pensant que ce serait rien, ce serait juste une soupape de sécurité. serait une c'est serait une victoire immense du mouvement de masse. Euh et c'est pour ça que ce mot d'ordre, tout en étant effectivement anticapitaliste, communiste révolutionnaire en pensant que Macron euh s'il disparaît, il y a quelqu'un qui prendra sa place euh et c'est le patronat qui possède le vrai pouvoir dans ce pays, le contrôle sur les moyens de production. C'est pas anodin que le président d'une République présidentialiste démissionne sous le
coup de la lutte de classe. Je vous propose qu'on on rentre direct un petit peu dans dans tout ça peut-être en juste sur pour terminer là-dessus, je pense qu'il faut pas aussi être timide sur le fait de réfléchir euh euh nous on appelle ça le programme radical notamment contre la 5e République, la figure présidentielle et cetera, mais la vérité c'est que dans la bourgeoisie ils réfléchissent. Alors, il y en a qui pensent que la 5e République faut pas changer et cetera et que elle elle a toujours su au final euh euh renaître de ses cendre entre guillemets, qu'elle a toujours euh peu importe les crises et cetera, elle a toujours réussi à s'en sortir. Mais il y en a d'autres qui l'ancien ministre écolo là de de Sarcog, j'ai oublié son Borlot,
Jean-Louis Borlot par exemple, il évoque la question de d'un sorte de fédéralisme français et cetera, de sortir du principe du de de la centralité de l'État, de laisser plus de pouvoir aux régions et cetera, qu'en gros chaque région, elle gère un peu son bail. Si tu as une région Renne, ben elle gère son bail. Si c'est une région PS ou quoi que ce soit, vous voyez ce que je veux dire ? Donc moi je pense que plus la crise elle va être aigue, si on rentre dans une phase de lutte de classe importante qu'à un moment donné il voit plus les solutions réelles autour de la 5è République qui peut permettre de sortir du truc, inévitablement à gauche comme à droite va y avoir des des une réflexion à essayer de penser d'autres choses pour essayer de Ouais. Après là, je veux je veux pas
spoiler, mais si la 5e République s'effondre, le plus probable c'est pas qu'il y ait une fédération de de région, mais c'est plutôt un régime encore pire ou alors une espèce de 5e République qui commence à ou alors tout simplement que que je sais pas qui gouverne par l'état d'urgence en permanence. on a beaucoup parlé euh de la question des pouvoirs d'exception, de la possibilité euh d'activer l'article 16 de la Constitution pour en fait tout simplement se doter des pleins pouvoirs. Donc je pense que c'est euh c'est c'est plutôt vers ça qu'on va qu'on va aller. Mais mais effectivement ça ça inquiète la bourgeoisie et il y a un saut quand même dans ça. Si vous lisez un peu ce que ce qu'écrivent les éditorialistes et cetera. Ils sont vraiment ils sont vraiment inquiets parce que tout le
monde voit qu'il peut y avoir un prochain gouvernement. D'ailleurs, en vrai, par rapport à ce qu'on disait avant, mais là la scénario c'est plutôt de nommer un gouvernement très vite, très vite, très vite parce qu'ils veulent pas que la question de la démission de Macron soit posée trop fortement par le mouvement social le 10 et le 18 septembre. Euh mais euh mais évidemment, ils savent que la solution, elle sera pas durable. Peut-être qu'ils vont passer un budget, mais celui de le le prochain va sauter. Je veux dire, ils sont ils sont inquiets et ils savent pas si même une nouvelle présidentielle suffira à résoudre le problème.
Anasse Kazib