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Interviewyoutube.com· 20 octobre 2026 10 minContradictoireActualité / polémiqueSécuritéInstitutions & électionsJustice

"On leur a demandé d’accuser LFI" : David Perrotin (Mediapart) sur les débordements du 17 octobre

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 60 %Défensif 40 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 86 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:28OuverteRéponse partielle

    Vous affirmez qu'un commissaire de renseignement territorial aurait reçu pour consigne de cibler la France insoumise. Qui a donné cette consigne à quel niveau de la hiérarchie et sous quelle forme ?

  • 2:53OuverteRéponse directe

    Vous mettez en cause le fonctionnement des services de renseignement. Est-ce que d'autres policiers confirment également avoir reçu des instructions ?

  • 4:20RelanceRéponse directe

    Le commissaire dont vous parlez parle-t-il d'une instruction officielle, d'une pression hiérarchique ou d'une demande ?

  • 5:04OuverteRéponse partielle

    Est-ce que vous ne niez pas le fait qu'il y ait une bienveillance de LFI envers le mouvement du 17 octobre ?

  • 7:52OuverteRéponse directe

    Vous critiquez l'imputation des violences à LFI. Pouvez-vous préciser cette critique ?

  • 8:32RelanceRéponse directe

    Est-ce que le gouvernement a demandé à des agents du renseignement de désigner LFI alors que ce n'est pas le cas ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:43Fait
    « Notre renseignement a vu beaucoup de choses mais pas tout. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

0:00

On va notamment parler de cet article dans un instant de Mediapart. Mediapart ? Et bien parce que le Premier ministre dément que la police se livre à du renseignement politique comme suggéré d'ailleurs par ce média en ligne Mediapart et comme l'a relayé d'ailleurs la France insoumise. C'est faux a répondu le Premier ministre il est impensable que le gouvernement puisse donner de pareilles instructions. On va écouter d'ici quelques minutes justement l'un des David Perrotin l'un des journalistes à Mediapart mais avant cela on écoute la réponse du Premier ministre. qui n'a pas fonctionné plusieurs évidences. La première la capacité de notre renseignement à tout voir. Je dis bien tout voir. Notre

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renseignement a vu beaucoup de choses mais pas tout. Ce qui vient encore créer une opprobre et une nouvelle infamie par les députés de la France insoumise en laissant à penser que la police de la République se livre à du renseignement politique. C'est faux c'est faux depuis les années 90 et vous le savez très bien donc il n'est pas besoin là aussi de mentir et de faire circuler de fausses informations et comme le ministre de l'Intérieur l'a dit, il est impensable qu'un gouvernement puisse donner de pareilles instructions. Voilà pour la position donc du Premier ministre. On va rejoindre David Perrotin à distance. Bonjour, vous êtes journaliste justement au service enquête de Mediapart. Merci de répondre à nos questions pour nous éclairer justement pour comprendre ce qui se passe. Vous

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affirmez qu'un commissaire de renseignement territorial territorial aurait donc reçu pour consigne de cibler la France insoumise. Qui a donné cette consigne à quel niveau de la hiérarchie et sous quelle ? Alors nous moi je rentre pas dans la bataille politique qui a lieu depuis plusieurs heures voire plusieurs jours. Nous ce qu'on révèle en effet en effet c'est c'est c'est un un message d'un commissaire du renseignement qui et c'est pas un témoignage anonyme auprès de Mediapart c'est un c'est des des éléments écrits d'un commissaire du renseignement qui le qui le auprès de collègues où il écrit exactement que il a eu pour consigne de dire que derrière le mouvement du 17 octobre,

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il y avait LFI et c'est et ce commissaire là dénonce ses consignes. Est-ce est-ce que la consigne a été ? Est-ce que dans des notes ultérieures rédigées, il a été demandé il a été pointé le rôle de LFI dans le ? Ça on sait pas. Nous ce qu'on a étayé dans l'article, c'est une note du 15 octobre qu'on a pu obtenir qui effectivement évoque la France insoumise et ses et ses mouvements du 17 octobre à venir mais de manière on va dire très très généraliste. Vous mettez en cause le fonctionnement des services de renseignement. Est-ce que d'autres policiers confirment

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également avoir reçu des instructions ? Il y a deux éléments. Il y a ce commissaire du renseignement qui dans comme je viens de le dire écrit noir sur blanc que il a eu pour consigne de de de désigner LFI. L'enquête de Mediapart interroge aussi de nombreux hauts gradés policiers qui eux fustigent la communication du gouvernement depuis ce qui s'est passé le 17 octobre et le 18 à Paris en disant que s'indigne du fait qu'on incrimine la France insoumise pour disent-ils masquer un échec qui est propre au gouvernement, c'est-à-dire d'avoir sous-dimensionné notamment les effectifs policiers. Vous avez aussi des préfets et des maires de

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de villes qui tous disent que ce n'est pas LFI qui est allé casser ou piller les magasins et que désigner LFI comme responsable de ce qui s'est passé ce weekend là, c'est grossier et c'est masquer ses propres responsabilités. Voilà ce que nous on révèle à Mediapart. Le le commissaire dont vous parlez parle-t-il d'une instruction officielle, d'une pression hiérarchique ou d'une demande ? C'est pas la même chose. Alors, le ce qui ce que ce commissaire écrit dans des échanges avec des policiers euh qui ne le démentent pas. Euh nous on a authentifié, on a eu les personnes concernées et cetera. Euh ce qu'il écrit, c'est qu'il a eu texto une demande d'écrire

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d'écrire euh que c'était LFI derrière le mouvement. Donc c'est pas euh à l'oral ou c'est pas euh comme ça gazeux. Non, c'est c'est une demande euh d'écrire que c'est LFI qui est derrière le mouvement. Euh Nathalie Sacric est en plateau avec avec nous et elle a une question pour vous. Alors, je voudrais savoir parce que le fait qu'il y ait euh vous vous ce que vous décrivez, c'est une extrapolation en fait, c'est-à-dire de considérer comme il y a eu LFI qui était présent dans un certain nombre de manifestations et qui ont au début été relativement incitatifs avec les lycéens, c'est qu'on considère qu'ils sont les seuls responsables de ça. Mais vous ne niez pas le fait qu'il y ait une comment dire une un une façon de se de voir avec bienveillance le mouvement de la part de LFI.

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Et ça on l'a vu tous en fait. C'est pas c'est un secret de polichinelle. On a vu sur les euh sur les blocages, sur les sur les barrages, on a vu régulièrement même des gens avec avec euh leur écharpe, des gens dire tricolore pardon, des gens dire que c'était parfois la violence était nécessaire. Donc c'est pas c'est pas quelque chose qui est euh qui est spécialement comment dire une bombe en terme de révélation. Alors, bien sûr, euh moi là où j'insiste, c'est que moi je suis pas tellement dans ces considérations-là, c'est-à-dire que moi je travaille au au service enquête de Mediapart et l'article en question, euh il s'agit pas de c'est pas euh pour dire voilà, il y a une bataille politique pour incriminer ou pas LFI la responsabilité. Évidemment, je vois euh les ce qu'il y a

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pu publiquement, les élus qui vont sur les barrages et cetera. Là la question est vraiment elle est circonscrite, c'est la responsabilité des violences du 17 et du 18. C'est pas la même chose d'avoir des élus qui manifestent ou qui appellent à manifester le 17 octobre par exemple notamment dans ce cortège qui était annoncé publiquement, c'est pas la même chose que d'être à la à la manette derrière les violences ou les pillages en fin en marge des cortèges. Donc le ce qui est précisément dénoncé par ce commissaire du renseignement parce que le travail du renseignement c'était pas de dire il y avait tel ou tel élu LFI dans la manif, c'était de dire qui est-ce qui est derrière les violences. Ce commissaire du

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renseignement dit qu'on lui demande de de désigner LFI. Alors c'est l'ultra gauche je sais pas ça. Mais on sait bien qu'il y a une forme de porosité parfois. Regardez la présence de Raphaël Arnault dans le groupe de la France insoumise, il y a de la porosité entre l'ultra gauche et LFI parfois sur le terrain notamment. Comme on le dit dans l'article, il s'agit pas de dire que il n'y a pas des des personnes étiquetées ultra gauche qui étaient présents dans les dans les mouvements que ce soit à Limoges et cetera. D'ailleurs on le dit bien, c'est-à-dire que vous avez une base stable numérique qui est évoquée dans toutes les notes de renseignement qui est de 5000 à peu près qui est toujours le même même chiffre. [raclement de gorge] En revanche, vous avez des hauts gradés

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policiers qui minimisent cette responsabilité puisqu'ils disent qu'en réalité ce weekend là, vous avez 20 % ça je l'ai je cite des hauts gradés, vous avez 20 % de membres étiquetés ultra gauche et vous avez 80 % de la délinquance de la délinquance opportuniste on va dire notamment de issus des quartiers. Donc en gros, il y a ce que eux dénoncent et c'est pas Mediapart ou d'ailleurs la France insoumise qui dénonce. Nous c'est appuyé, c'est étayé, c'est documenté. Ce que ces policiers, ce que ces préfets et ce que ce commissaire du renseignement dénonce, c'est d'imputer uniquement d'imputer directement à LFI ces violences et d'imputer uniquement à l'ultra-gauche ces violences. Ah mais il y a un mélange tout le monde les les les les policiers l'ont dit

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d'ailleurs que quand on voit la les les magasins qui ont été ciblés à savoir des des magasins sportifs de chaussures de sport ou de téléphonie ou d'ordinateur, c'est évident que ça c'est pas forcément l'ultra-gauche, c'est plus des gens qui sont venus faire leur marché. Donc en fait, c'est c'est la répartition que vous critiquez entre l'imputation et la répartition de l'imputation entre la France insoumise il y a deux éléments que je voudrais pas qu'on minimise il y a deux éléments que je voudrais pas qu'on minimise l'élément central de l'article et qui à mon avis sera une question centrale de la commission d'enquête. C'est est-ce que on a demandé à des agents du renseignement de désigner LFI alors que et je cite le message du commissaire de renseignement

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de la ville générale des renseignements territoriaux LFI [raclement de gorge] n'est pas derrière. Cette question, on peut pas la alors j'ai vu que les ministres ont contesté ces éléments. Je je sais que j'imagine que des agents de renseignement seront auditionnés à la commission d'enquête mais cet élément-là n'est pas à balayer parce que c'est autre chose si jamais un gouvernement demande à des agents du renseignement de falsifier des rapports. J'aimerais vous faire réagir Sofiane Aboubeker qui est sur notre plateau qui est président de l'Union des des ministres de la sécurité, on vous écoute. Oui bonjour dans dans votre propos, moi j'ai quand même l'impression enfin le rôle des services de renseignement c'est quand même de remonter un certain nombre de de

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de modes de situations sur ce qui se passe sur le territoire sur les manifestations ce qu'on a vu force est de constater qu'il y a quand même des mouvements d'ultra-gauche. On sait que LFI est proche de l'ultra-gauche donc ça ça ça paraît pas extrêmement choquant grosso modo si vous voulez qu'il y a un certain nombre d'informations qui remontent et qui soient demandées par le ministère là-dessus. Je je comprends pas tellement le le point là-dessus. Des instructions qui auraient été données de la part de de la part du ministère, c'est ce que je crois comprendre de votre propos aujourd'hui. Ça me paraît quand même extrêmement extrêmement invraisemblable. Attendez, je crois que j'ai pas dû me faire comprendre parce que que que le gouvernement demande des remontées

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d'infos, c'est justement le propre des services de renseignement que de les lui apporter. En revanche, et je cite encore une fois ce message de la commissaire des renseignements, si le gouvernement, comme c'est écrit dans ce message, euh demande, texto, d'écrire que c'est l'extrême qui est derrière le mouvement, alors que c'est objectivement faux, de l'avis général des renseignements territoriaux, ce n'est pas la même chose.