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Conférence de presseMathilde Panot· 22 août 2025 93 minAutoproduitActualité / polémiqueSantéEnvironnement & énergieAgriculture & alimentationEurope & international

🔴 Direct Amfis 2025 : Pesticides, alimentation, environnement : l'ère des maladies politiques ?

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 53 %Défensif 17 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:00Mathilde PanotFait
    « Cette loi avait été contestée par une alliance inédite. Pour la première fois, la Ligue contre le cancer a pris position contre cette loi. »
  • 5:00Mathilde PanotChiffre
    « Cette pétition a recueilli plus de 2 millions de signatures. »
  • 7:00Sandrine RousseauFait
    « La France possède de tristes records en matière de cancer. Nous sommes le pays au monde au monde où il y a le plus de cancer du sein en proportion de la population. »
  • 0:15Mathilde PanotFait
    « Tout à l'heure, on disait il n'y a pas de d'information qui est donnée aux agriculteurs sur le fait qu'ils peuvent faire des procédures qui sont des batailles en plus incroyables de reconnaissance de maladies professionnelles. »
  • 0:45Mathilde PanotFait
    « leur Marie Vin qui est une fleuriste dont la fille de 11 ans est morte suite à un long combat contre une leucémie foudroyante. Et on s'est rendu compte que Emy a été contaminée et empoisonné au pesticides par le métier de sa maman lorsque lorsque elle était enceinte »
  • 1:45Mathilde PanotChiffre
    « une étude belge par exemple qui a fait une étude sur les fleuristes. Ils ont trouvé en faisant travailler juste un peu une journée des fleuristes, ils ont trouvé plus de 100 pesticides différents sur les gants et plus de 70 pesticides différents dans les urines. »
  • 3:00Mathilde PanotChiffre
    « 85 % des fleurs qui sont importées de l'étranger et il n'y a pas de norme de limite de résidus comme il y a par exemple sur les aliments. »
  • 4:00Mathilde PanotChiffre
    « Dans le nucléaire, 80 à 90 % de la maintenance nucléaire est faite par des sous-traitants qu'on appelle souvent d'ailleurs des nomades du nucléaire, des gens qui vont changer d'un endroit à l'autre »
  • 5:00Mathilde PanotChiffre
    « ces sous-traitants du nucléaire se retrouvent à recevoir 80 % de la dose radioactive. »
  • 7:00Mathilde PanotFait
    « l'État a été plusieurs fois condamné sur la miante mais il n'y a jamais eu de procès au pénal pour les industriels de la miande jamais. »
  • 8:00Mathilde PanotFait
    « nous nous sommes des partisans de l'écologie populaire. Parce que pour nous, il est insupportable que les riches puissent acheter un air qui soit sain, qu'il puissent acheter une eau qui ne soit pas polluée »
  • 9:00Mathilde PanotChiffre
    « si on développait par exemple des transport public gratuits, ce que nous nous proposons, nous aurions une mesure de santé qui serait 10 fois plus efficace que les zones qui qu'ils sont en train de faire et qui exclu des centaines de milliers de gens dans le pays de la mobilité. »
  • 14:00Mathilde PanotChiffre
    « 2 millions de signataires de la pétition contre du plomb sont des et enfin c'est la première fois en fait qu'il y a cette révolte écologique sur notre santé »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

[Applaudissements] Merci beaucoup. Merci. [Applaudissements] Merci infiniment à vous pour votre accueil extrêmement chaleureux et bienvenue aux amphis pour cette conférence.

Conférence qui s'intitule à la fois alimentation pesticide environnement l'aire des maladies politiques. Et je vais commencer par présenter les invités qui sont avec nous que je voudrais qu'on remercie immensément d'être présent avec nous pour avoir cette discussion. Donc d'abord, nous avons tout au bout Denis Benoît qui est avec Sylvie Poulin qui sont membres [Applaudissements] [Rires] qui sont membres du collectif de soutien au pesticides de l'Ouest et Denis a été à la fois salarié dans l'arboriculture mais aussi apiculteur et a été reconnu comme malade professionnelle, comme une maladie professionnelle avec un cancer.

Et je veux vous remercier infiniment d'être aujourd'hui avec nous pour le travail important notamment que mène le collectif. Merci à vous deux. Je dis je mentionne aussi parce que c'est important, elle vous en parlera que Sylvie Poulin était elle infirmière libérale en milieu rural et elle vous en parlera aussi puisque elle a vu elle-même le nombre d'agriculteurs et d'agricultrices qui étaient justement avec des lymphomes, des cancers, des Parkinson dont on parlait tout à l'heure.

Ensuite, j'ai Sandrine Rousseau, député écologiste qui est avec nous. [Applaudissements] Et non seulement je voudrais qu'on remercie Sandrine Rousseau d'être venue, mais je voudrais aussi réaffirmer en notre nom à toutes et à tous notre immense soutien, notre totale solidarité avec Sandrine Rousseau face aux menaces, aux insultes et aux intimidations absolument abjectes qu'elle reçoit de certains agricoles. Merci.

Merci beaucoup. Je le dis parce que non seulement ce sont des choses que l'on fait plus à des femmes politiques, je veux je veux le dire aussi et avec des niveaux. Tout à l'heure, on était avec Catherine Couturier, ancienne députée de la Creuse qui elle a eu cinq fois sa permanence dégradée là aussi par la coordination rurale.

Vous avez Mathiligier, première ouvrière agricole jamais élu à l'Assemblée nationale qui elle se fait menacer. Il y a des menaces sur des permanences, des menaces directes et des menaces sur les proches et cela doit cesser. Donc total soutien.

Et maintenant quand nous avons un ministre de l'intérieur qui est toujours aussi prompte à tweeter contre n'importe quelle attaque à des élus, même lorsqu'il s'agit parce que rappelez-vous pendant la bataille contre la réforme de la retraite à 64 ans qui n'est pas terminée, et bien rappelez-vous que ils avaient crié au loup au moment où il y avait eu des juste des autocollants qui avaient été collés sur une permanence d'un député du Val de Marne. Et bien tous ces gens-là n'ont jamais un seul mot lorsque des élus et souvent des élus femmes sont attaqués de telle manière par des gens qui sont de plus en plus violents, de plus en plus dangereux et cela est un comportement qui est antiépublicain donc soutien total. Euh merci beaucoup.

Et ensuite, je veux remercier infiniment Lucien Mercien qui est avec nous, donc qui est fondateur de Caraïbe Rassemblement, donc qui est à la fois Guadeloupe et de Guadeloupe et de Martinique et qui est l'organisateur, vous avez probablement suivi l'immense mouvement populaire contre la vie chère qu'il y a eu en Martinique depuis 1 an. Et bien c'est lui qui organisait les immenses marches qui ont eu lieu à Paris donc contre la vie chère et évidemment il nous parlera des différents scandales qui touchent les Antilles et notamment du chlore descon qui est un scandale dont nous n'avons tiré aucune leçon. Donc merci infiniment Lucien d'être ici.

Peut-être juste pour remettre le contexte dans lequel nous sommes en train de parler avant de donner la parole à nos invités qui sont ici. Nous avons commencé juste avant l'été à l'Assemblée nationale par la vote le vote d'une loi qui n'a jamais été débattue à l'Assemblée nationale. J'explique pourquoi.

Lorsque vous débattez d'une loi, vous avez un rapporteur qui est en bas, donc qui est un député qui est censé défendre le texte parmi les députés et répondre aux différents amendements qui sont faits. Le rapporteur, qu'a-t-il fait ? Il a été en tribune présenté une motion de rejet et donc le texte a été immédiatement rejeté avant même qu'il n'y ait discussion sur une loi que nous nous appelons la loi pesticide avec ce pesticidu parler beaucoup cet été qui s'appelle l'acétamye.

L'acétamypride qui fait partie de la famille des néonicotinoïdes que nous appelons les pesticides tueurs d'abeilles et dont nous savons que cette loi est une loi qui allait faire exploser le nombre de cancers notamment. Cette loi avait été contestée par une alliance inédite. Pour la première fois, la Ligue contre le cancer a pris position contre cette loi.

Vous avez 22 sociétés savantes médicales qui ont pris position contre cette loi. Vous avez 20 mutuels qui elles aussi ont pris position contre la loi. Les régies publiques de d'eau potable qui ont pris position.

Euh le conseil scientifique du CNRS qui a pris position et on pourrait continuer assez longtemps contre toute la science, la Macronie, la droite et l'extrême droite ont voté la loi du plomb. Voilà comment nous avons commencé l'été. Juste après, nous avons eu Baou qui a nous a expliqué le pire budget d'austérité qu'on a jamais vu dans la 5e République dans lequel il a expliqué quelque chose qui est extrêmement important qui est notamment en plus des jours fériers, en plus de tout ce qu'ils veulent faire derrière pour euh vous faire les poches après avoir fait des cadeaux euh aux multinationales et aux riches qui a expliqué qu'il voulait dérembourser des médicaments, donc que vous payez plus cher certains des médicaments et surtout qu'il voulait faire des économies sur les ALD.

Qu'est-ce que c'est les ALD ? des affections longue durée, typiquement par exemple lorsque vous avez un cancer. Donc faire en sorte que on arrête de prendre en charge des maladies qui sont pourtant créées par les mêmes lois comme la loi du plomb qui est celle qui est responsable du fait que derrière des gens se retrouvent avec ce qu'on a appelé dans cette conférence les maladies politiques.

Donc non seulement la société vous rend malade mais en plus de cela derrière c'est vous qui allez payer. Voilà ce qui était en train de se passer au début de l'été. Et là, il y a eu un signal extrêmement puissant cet été, en plein cœur de l'été, à un moment où on ne s'attendait pas à ce que ça puisse repartir comme ça, notamment grâce à une mobilisation d'association et de collectif, je pense notamment au collectif colère cancer colère qui était notamment incarné par Fleur Bretu au moment du vote qui a crié au représentants de l'extrême droite de la droite et des Macronistes "Vous êtes des alliés du cancer et on le fera savoir pendant que les députés d'en face d'extrême droite étaient en train de rire.

D'accord. Et bien notamment grâce cette à cette mobilisation là et à une pétition, ce qui est du jamais vu dans toute l'histoire de l'Assemblée nationale, en plein été, cette pétition a recueilli plus de 2 millions de signatures. Je je sais pas si vous l'avez fait vous-même, mais c'est extrêmement dur de signer sur le site de l'Assemblée nationale.

Ce n'est pas juste vous mettez un petit truc et puis c'est fini. Non, faut s'identifier, aller sur France, connaître je ne sais quoi. Donc, nous n'avions jamais vu une pétition dans toute l'histoire de l'Assemblée nationale qui recueillait plus de 2 millions de signatures.

Et bien cette mobilisation citoyenne extraordinaire qui leur fait peur, qui fait peur à Le Pen, qui fait peur à Macron a fait grâce aussi au recours que nous nous avions fait avec le groupe écologiste notamment a fait que le Conseil constitutionnel, nous avons gagné une première victoire à censuré la la réintroduction du néonicotinoïde donc de ce poison qu'il voulait remettre et donc à censurer l'accétamipride et ça c'est une victoire de la mobilisation populaire. Alors, puisque ce n'est qu'une partie de la loi du plomb et que dans la loi du plomb, il y a beaucoup d'autres horreurs qui sont aussi à la fois pour accaparer l'eau, accaparer les terres, faire de l'élevage industriel comme si on avait pas vécu le Covid et que les eaux naoses n'existaient pas. Vous savez, ces maladies qui se transmettent des animaux aux hommes.

Euh comme s'il n'y avait pas eu des mégas incendies dans l'Audre, mais aussi en Espagne, au Portugal et donc on allait encore plus détruire de zones humides et cetera. Et bien, il y a encore toutes ces horreurs dans la loi du plomb. Et donc nous, groupe parlementaires insoumis, lors de notre niche parlementaire qui aura lieu en novembre de cette année, nous déposerons une proposition de loi pour rabroger entièrement cette loi du plomb.

Et comme les écologistes, ils sont aussi favorables et se sont déclarés favorables, j'ose espérer que nous la présenterons ensemble et donc nous abrogerons définitivement cette loi de l'agrobiness. Et de même, puisque je vous parlais du budget absolument terrifiant que vient de proposer Bairou et son gouvernement qui vise à faire payer tout le monde et notamment les malades pour les cadeaux fait aux plus riches, nous commencerons l'année dès le premier jour de la session parlementaire par censurer le gouvernement de monsieur Baïou pour ensuite faire tomber monsieur Macron. Alors ça c'est juste pour replacer le moment politique dans lequel on est et je vais du coup commencer par donner la parole à Sandrine Rousseau.

Donc ce qu'on va faire c'est que je vais donner la parole aux différents intervenants et puis ensuite on aura un moment réponse. Merci encore infiniment à vous pour l'accueil et l'accueil que vous ferez à chacun de ces invités. Vas-y Sandrine.

Bravo Sandrine. [Applaudissements] Bonjour à tous et toutes. Je dois commencer par vous dire que c'est un réel plaisir d'être ici et que je remercie vraiment très chaleureusement Mathilde de m'avoir invité à discuter et à échanger avec vous sur cette question absolument cruciale, nos maladies sont politiques mais aussi pour les mots de soutien que tu as eu parce que il n'y en a pas tant que ça des mots de soutien et que le fascisme et la montée de l'extrême droite passe aussi par cela pour empêcher qu'il y ait du débat de fond pour empêcher qu'il y ait du débat politique et bien on procède à de l'intimidation et à de la violence et je suis heureuse de voir qu'ici ça ne passe pas. [Applaudissements] Alors Mathilde a parlé de la loi du plomb. dans la loi du plomb, il y avait cette cette substance qu'on appelle l'accétamride et qui était en débat et qui a été le point un peu crucial de tous les débats sur la loi du plomb.

Moi, je voudrais vous dire quand même quelques éléments sur la loi du plomb que vous avez sans doute entendu, mais il y a quelque chose d'assez fascinant, c'est que du plomb, le sénateur quand il a mis en place cette loi, quand il a travaillé cette loi, vous savez, avant que ça n'arrive en discussion dans les commissions, que ça n'arrive au votes dans les commissions et dans l'hémicycle, on fait des auditions et il se trouve que le ce sénateur du plomb n'a auditionné aucun médecin, aucun institut de santé, aucune société savante, aucun scientifique. C'est une loi de l'agrobiness, c'est une loi de la rentabilité, c'est une loi du profit, mais c'est aussi une loi de la maladie des agriculteur, c'est aussi une loi de la souffrance des agriculteurs parce que c'est une loi qui les enferme dans un dans un modèle d'agrobiness et de rentabilité à tout crain dont ils sont et je pense qu'on peut le dire parmi les premières victimes. Donc je dis aux agriculteurs, n'ayez pas peur vous aussi de dire que vous ne voulez plus de la rentabilité. [Applaudissements] La France La France possède de tristes records en matière de cancer.

Nous sommes le pays au monde au monde où il y a le plus de cancer du sein en proportion de la population. Il y a des départements et tu vas en parler des départements français ultramarins qui possèdent le record mondial de cancer du pancréas et de la prostate. En 6 ans, le cancer le taux de cancer du du pancréas a doublé selon un colloque sur le cancer du pancréas.

Nous avons nous sommes aussi l'avant-dernier pays d'Europe en matière de mortalité infantil. C'estàd que nous avons un taux de mortalité infantile de mort des enfants de moins de 1 an qui est en 23e position en Europe. Et en fait tout cela, ce sont des données qui sont en permanence renvoyées à des comportements individuels.

C'est-à-dire qu'on dit que il faut arrêter de fumer, on dit qu'il faut arrêter de boire, on vous dit qu'il faut bien manger, on vous dit qu'il faut faire du sport, on vous dit qu'il faut coucher les bébés sur le côté et jamais jamais la responsabilité des politiques publiques, la responsabilité des gouvernements successifs n'est interrogé dans ces dans ces indicateurs de santé qui sont extrêmement inquiétants. Je vous donne un exemple. Le Lot, le département du Lot et le département dans lequel il y a la mortalité infantile dans l'hexagone la plus importante.

Sur les 15 maternités du Lot, 13 ont fermé ces dernières années. C'est le résultat direct d'une politique libérale qui consiste à s'aborder minutieusement tous les services publics et l'hôpital en particulier. Ces morts-là, ces morts-là, ces cancers là sont politiques.

Et moi, je voudrais parler d'un autre aspect de nos maladies qui sont elles aussi politiques, c'est notre santé mentale. Parce qu'on en parle pas beaucoup, on parle beaucoup des cancers, on parle un peu moins de notre santé mentale et de notre santé psychique. Je voudrais dire que nous sommes dans une épidémie en France de dégradation de la santé mentale.

Nous sommes dans une épidémie particulièrement chez les jeunes de tentative de suicide. Je vais vous donner un chiffre, un seul qui devrait faire la une de tous les journaux tous les jours. Le taux d'hospitalisation des jeunes filles de 10 à 19 ans pour tentative de suicide, je répète de 10 à 19 ans a augmenté de 570 % depuis 2007. les hospitalisations, donc des tentatives de suicide suffisamment graves pour qu'on hospitalise derrière plus 570 %.

Aujourd'hui, en France, il y a un médecin scolaire sur deux qui manque à l'appel. Aujourd'hui, en France, les psychologues scolaires qui sont dans les collèges et dans les lycées ne sont pas dédiés à la santé mentale des jeunes. Leur boulot maintenant est de les orienter pour qu'ils trouvent du travail.

Aujourd'hui, la psychiatrie en France est en état d'effondrement. Littéralement, les infirmiers et infirmières en psychiatrie démissionnent. C'est parmi les turnovers les plus importants.

Les psychiatres tiennent l'hôpital public à bout de bras. Et en fait, toute la violence sociale que nous nous prenons, toute la précarisation qu'une partie de la population subit, toute la violence des réseaux sociaux, toute la non régulation, tout le libéralisme qui se met en place, le libéralisme économique, mais aussi le libéralisme de cette non régulation, par exemple, des réseaux sociaux. Tout cela a un impact sur notre santé et toute la violence que nous recevons et bien nous nous la retournons ou une partie d'entre nous la retourne contre lui-même.

Et en fait tout cela et je le dis vraiment avec fermeté le résultat des budgets successifs du PLFSS. C'est le résultat de l'absence de soutien à l'hôpital public. C'est le résultat de l'absence de de de volonté de mettre la santé au-dessus des enjeux économiques.

Et quand je vois que dans les 5,5 milliards d'euros d'économie qui veulent faire sur la la santé, ils vont aller toucher les longues maladies comme le disait Mathilde, ils vont aller toucher les arrêts de travail de plus d'un an. Si vous regardez ces arrêts de travail de plus d'un an dont ils estiment que 50 % ne sont pas justifiés, la plupart sont des pour des maladies du dos, pour des maladies psychiques et en fait c'est sur les plus vulnérables encore une fois qu'on va aller taper. Alors je vais pas être plus longue pour vous dire que il y a pas 36 solutions pour arrêter ça et pour arrêter cet effondrement de notre santé.

C'est que nous arrivions au pouvoir. Que nous arrivions au pouvoir vraiment. et que nos vies que nos vies valent plus que leur profit, que nos vies valent plus que leurs points de croissance, que nos vies valent plus que leur rentabilité parce que ce sont les mêmes entreprises qui d'un côté vendent les pesticides et qui de l'autre vendent les médicaments contre le cancer.

Merci beaucoup Sandrine. Et je vais laisser Denis et Sylvie continuer. Vas-y Denis.

Là c'est bon. Bon bonjour à tout le monde. Euh moi c'est Denis Benoît, donc je suis euh membre du collectif de soutien aux victimes des pesticides qui sont principalement des agriculteurs.

Donc le collectif, il est né en 2015 suite à une affaire Triscalia, c'est-à-dire c'est une coopérative agricole de l'ouest de la France de Bretagne et les ouvriers traitaient le blé qui était stocké dans les silos de façon à ce qu'il se conserve parce que le directeur de l'entreprise avait décidé de ne plus ventiler le blé. ça coûtait trop cher en électricité et c'était moins cher de mettre le pesticide en question. Sauf que les ouvriers donc sont tombés malades et euh à partir de ce jour-là euh quelques membres ont débuté le collectif et euh ont porte ont soutenu les employés de cette coopérative pour obtenir une reconnaissance en maladie professionnelle.

Ça a été un long combat. Et ensuite en 2016 donc le groupe en question a décidé de faire une association cette fois-ci pour soutenir les agriculteurs qui tombaient malades notamment de Parkinson, l'ymphome, les miélomes et dernièrement ce qui est reconnu, c'est les cancers de la prostate depuis 2021. Voilà.

Donc pourquoi moi j'en suis arrivé à adhérer à cette association ? Tout simplement parce que moi-même je suis victime et reconnu en maladie professionnelle victime d'un cancer. Et donc je me suis dit OK, j'ai été ouvrier en arboriculture, j'ai épendu pendant 10 ans des pesticides.

Euh j'ai constaté que ça me rendait malade par des allergies, les fièvres et tout ça. J'ai arrêté, je me suis installé en apiculture jusqu'à aller en apiculture bio. Bon, malheureusement, les pesticides m'ont suivi.

Vous connaissez l'histoire des abeilles. Donc en 2008, j'ai arrêté et j'ai fait un emploi de chauffeur de bus de nuit dans la ville d'Anger. Et en 2000, voilà, j'ai je subi le le verdict du cancer et je fais connaissance avec ce collectif lors d'une manifestation euh parce que c'était aussi une conférence d aussi à l'intoxication d'une population sur un territoire de maréché euh qui avait intoxiqué la population aux environs et du coup par un aussi un produit qui avait obtenu une dérogation qui était reconnu toxique mais obtenu une dérogation le métam sodium.

Euh donc j'ai euh je me suis dit ben puisque je suis reconnu en maladie professionnelle et que je touche une rente que merci vous payez tous en fait ça ça fait partie des coûts cachés hein des pesticides de de l'agriculture conventionnelle et l'agrobiness on va dire. Donc ce qu'il ne compte pas eux, c'est effectivement on parle de rentabilité mais au niveau de la société c'est absolument pas rentable. Ça coûte au niveau de la santé des gens.

Donc je me suis dit ben je vais je vais militer dans cette association et aider les agriculteurs qui tombent malades ou qui sont tombés malades euh à monter leur dossier qui est assez compliqué. C'est un peu le parcours du combattant et c'est peut-être la raison pourquoi aussi tous les malades de de l'agriculture pesticidée ne sont pas reconnus en maladie professionnelle, c'est parce qu' ils ont du mal à faire la démarche et c'est surtout aussi parce qu'ils ne sont pas informés par leur mutualité sociale agricole qui est leur assurance santé. Et ça c'est vraiment scandaleux.

Euh les travailleurs de la mutualité sociale agricole n'ont pas pour mission d'informer leurs quotisans lorsqu'ils tombent malades alors qu'ils savent très bien de quoi ils tombent malades et qu'ils ont ces maladies Parkinson, Lymphome, cancer de la prostate, miélome sous sous le à rembourser et donc il devrait normalement automatiquement reconnaître cette maladie ces maladies en reconnaissant maladie professionnelle. Sauf que ça n'est pas fait. Et donc nous, notre association, elle cherche à informer les gens que ça c'est possible de se faire reconnaître en maladie professionnel.

Et ma motivation, c'est de dire plus il y en aura plus ça coûtera cher en fait. Et bien vu que les politiques il parlent beaucoup argent, enfin pas tous évidemment puisqueautrement je ne serai pas là. Et bien euh je vais méditer pour défendre ça et de façon à ce que les pesticides ben on puisse trouver des alternatives.

On a trouvé d'ailleurs mais faire la promotion de l'agriculture non pesticidée. Les alternatives existent et des agriculteurs en vivent. Voilà.

Euh, j'ai pas l'habitude de parler, je sais jamais combien de temps je prends. Donc tu tu me diras Mathilde. Euh donc le notre travail c'est du travail de terrain.

Donc on on exerce surtout euh l'association, le collectif exerce surtout en Bretagne et Pays-Doire. Euh et donc ça consiste à aller chez les agriculteurs euh qui sont malades et à les aider à faire le dossier, les soutenir psychologiquement parce que la maladie euh effectivement euh c'est euh c'est lourd euh psychologiquement et en plus s'il faut faire le dossier de reconnaissance en maladie et que rien n'est fait pour simplifier cette démarche et bien euh c'est c'est une charge supplémentaire pour pour ces gens-là. Euh voilà.

Donc la mutualité sociale agricole, elle devrait reconnaître automatiquement euh la maladie en reconnaissance lorsqu'elle est dans les tableaux des maladies de reconnaissance dans les tableaux de maladie de reconnaissance maladie professionnelle et ce qui n'est pas fait. Au contraire, c'est un dossier qui est assez lourd qui peut durer jusqu'à 6 mois et parfois pour défendre le dossier, on est aidé par un cabinet d'avocat qui s'appelle le cabinet François Lafforgue que vous connaissez peut-être parce que c'est lui qui a soutenu aussi Paul François euh qui a donc vous avez peut-être vu le film euh et qui connaît bien le sujet des pesticides et c'est lui qui nous qui nous soutient et qui nous défend au tribunal lorsque les dossiers sont un peu plus compliqués pourus juste Paul François pour que tout le monde ait en tête. Paul François qui est l'agriculture qui est l'agriculteur pardon qui s'est fait empoisonner au pesticides et qui a réussi à gagner son procès contre Monsanto après une très très longue bataille juridique et qui a notamment été lui-même victime d'un acte extrêmement violent il y a peu où il a été euh je crois ligoté par trois individus qui sont arrivés chez lui qui lui ont fait ingurgiter une substance dont il ne sait toujours pas ce que c'est euh ce qu'on lui a fait ingurgiter. qui depuis reçoit des menaces extrêmement fortes et donc c'est il reçoit des menaces parce que c'est l'agriculteur qui a fait condamner Monstau.

Voilà. Ouais. [Musique] Bon, il a d'autant plus de mérite que c'était un agriculteur agrobiness à l'époque et qu'il a tout reconverti sa 300 hectares en en agriculture biologique.

Donc il voulait prouver que c'était possible et ça l'a été. Voilà. [Applaudissements] Euh je suis venu ici donc aussi pour dénoncer en fait euh quelques euh comment on va dire magouill.

Je vais pas dire autrement. C'est-à-dire que par exemple le fond d'indemnisation des victimes des pesticides, il détient l'argent donc pour indemniser euh réparer les maladies des des agriculteurs atteints. Et bien dans ce fond d'ind dans ce conseil de gestion du fond d'indmisation des victimes des pesticides, il y a une personne parmi les 12 du conseil de gestion qui fait partie de ce qui anciennement était appelé l'UIPP, c'est-à-dire les les producteurs de pesticides. qu'il est là euh parce que il donne 1/3 euh à peu près des de de de la rente de réparation des agriculteurs.

Euh mais nous on dit qu'il a pas sa place dans un conseil de gestion de fond d'indemisation des victimes des pesticides et ça faudrait que ça change. Euh voilà. Donc euh euh sinon je sais pas qu'est-ce que j'oublie peut-être.

Ah, les rivrains. Ouais, effectivement effectivement. Il y a un cadre donc euh qui est un peu compliqué pour les agriculteurs, mais il n'y en a pas du tout pour les riverins.

C'est-à-dire que il y a des gens qui vivent à proximité de vergers ou de maréché intensif ou de culture céréalière intensive et qui n'ont aucun cadre juridique pour se défendre lorsque un membre de leur famille tombe malade alors que c'est c'est forcément dû à une exposition journalière euh des pesticides dû au aux épendages de proximité dès que les agriculteurs leur font subir. Voilà. Euh donc on se bat aussi, il y a une une commission euh Rivrein au sein du collectif euh qui permet euh c'est une commission qui est aussi européenne en fait qui va s'organiser européennement de façon à pouvoir défendre aussi les Rivrins.

Euh vous savez qu'il y a eu des lois euh permettant soi-disant d'éloigner les pesticides des habitations qui se réduisent à très à une peau de chagrin. Et donc on veut défendre les Rivrins aussi. Voilà. [Applaudissements] Juste une petite précision.

Lorsque vous dites lorsqueon vous dit euh que oui mais les pesticides c'est contrôlé tout enfin c'est un peu le discours de la FNSA euh parce qu'il y a les FFSA qui contrôle et cetera. Il faut savoir que l'fsa en fait, elle ne fait que valider des études qui sont faites par les firmes elles-mêmes qui produisent des pesticides. Euh donc c'est validé avec des outils informatiques numériques.

Euh et euh bah moi j'ai absolument plus confiance puisque j'ai utilisé des produits qui m'ont rendu malade qui aujourd'hui sont interdits parce que reconnu cancérigène mais qui à l'époque étaient homologué. Donc euh voilà, il y a euh je voulais alerter là-dessus, lorsqu'on vous donne cet argument-là, il est faux, quoi. Tout simplement, je laisse la parole à à Sylvie, ma femme, qui va vous parler de la la suite. [Applaudissements] Bonjour.

Euh je suis un peu déçue parce que tout à l'heure quand je suis rentrée, il y avait une ovation. Alors moi je vousis ça puis après j'ai entendu que c'était Mathile. Mat [Applaudissements] [Applaudissements] oh voilà, c'est pour c'est pour détendre un petit peu l'atmosphère.

Voilà. OK. Alors moi, je voulais vous parler, bon Denier a déjà évoqué le parcours du combattant euh pour une reconnaissance en maladie professionnelle.

Donc c'est vraiment un parcours du combattant. Euh ces familles-là ont vraiment besoin d'être soutenu et il y a rien, il y a rien. Il y a au niveau de la MSA, Denise Lad dit, il y a aucun soutien.

Euh les gens ne sont pas informés. La MSA est évidemment informée du fait que telle personne est atteinte d'un lymphôme, enfin d'une maladie au tableau qui est reconnu en maladie professionnelle, mais n'informe pas en fait, ne dit pas à la personne bah là vous avez un cancer de la prostate, ça pourrait être lié à une maladie professionnelle. Donc on vous invite à à faire une à demander une reconnaissance en maladie professionnelle et avec peut-être à la clé une rente qui vous voilà qui vous indemnise qui répare rien.

On peut pas réparer la santé quand elle est cassée surtout par une maladie aussi grave que les cancers ou les maladies de Parkinson. On peut pas réparer, on peut juste indemniser pour permettre éventuellement de de mieux se soigner par exemple ou de mieux être accompagné. Et moi, j'avais vraiment envie de vous parler de du fait que derrière toutes les statistiques qu'on nous donne sur les maladies professionnel, sur les personnes atteintes et aussi sur les enfin les riverins, on entend beaucoup parler d'une augmentation des cancers pédiatriques.

Donc là, ce sont pas des maladies professionnelles évidemment, ce sont ce sont les riverins. Derrière toutes ces statistiques, il y a des drames familiaux euh énormes. En fait, c'est pas seulement la personne qui est atteinte de maladie qui souffre, mais c'est aussi son conjoint ou sa conjointe.

Je pense beaucoup, moi je reçois beaucoup les confidences des femmes de d'hommes atteints de maladies de Parkinson. Ce sont plus souvent eux qui sont atteints, mais pas queux. On a aussi dans le collectif des femmes qui sont atteintes et euh et et leur vie est devenue un enfer et elles n'ont plus elle et lui non plus hein.

Tout le couple n'a plus de vie sociale. Euh ils passent leur temps en rendez-vous médicaux. Euh leur beaux projets de retraite et ben il y en a plus.

Et puis il y a toujours la mort qui rôe pas très loin. Donc vraiment, j'avais envie de dire ça parce que c'est des drames. C'est vraiment des drames et leur fric ben à côté on s'en fout quoi.

Pardon, j'ai pas fait exprès. Bon, voilà ce que je voulais vraiment vous dire. Euh ils peuvent plus faire de projet non plus, hein.

Ça c'est vraiment quelque chose. On voit ça certains certains d'entre nous au collectif. On a un ami par exemple, ça fait 3 ans que qu'il essaie de de projeter un voyage et puis à chaque fois ben non, hop, le passage à l'hôpital fait qu'il va falloir redémarrer un traitement, qu'il va falloir rester sur place.

Enfin, ils ne peuvent plus faire de projets. Ils n'en font même des fois ils n'enflont plus du tout parce que c'est pas la peine quoi. Et voilà.

Donc j'avais vraiment envie de vous de vous parler de ça. Alors, ce parcours du combattant, bah il est lié comme je vous comme on vous le disait tout à l'heure avec Denis à la MSA qui déjà ne donne pas l'information. Donc très souvent les personnes elles la prennent par hasard.

Alors, ça fait partie de notre travail du collectif euh de notamment faire des articles de journaux, d'organiser des rencontres pour parler de ce sujet-là et se faire connaître. Et souvent les gens nous contactent parce que ils ont vu un article dans le journal euh comme quoi ils pouvaient peut-être être reconnu en maladie professionnelle parce que ils ont ils ont utilisé des pesticides. Donc déjà, il y a ce manque d'information.

Euh alors la première chose qu'on leur demande de faire, c'est de faire un certificat médical initial, c'est-à-dire qu'ils doivent aller voir leur médecin euh pour que le médecin certifique qu'ils sont atteints d'une maladie type lympho, maladie de Parkinson, cancer et qu'ils ont manipulé des pesticides. En aucun cas, on demande aux médecins de faire le lien entre les deux. On leur demande juste sur un papier de noter que ces deux faites là pour que la procédure puisse commencer.

Et là déjà ça commence à poser problème parce que il y a beaucoup de médecins qui refusent. Euh ils refusent par méconnaissance, certainement par manque de formation et aussi par crainte de s'engager à faire un lien qu'on ne leur demande pas de faire mais qu'il croi de qu'il croi faire en en signant ce papierl. et on a des retours de personnes pour qui ce cette confrontation avec leur médecin traitant est vraiment très compliqué.

Voilà, donc ça commence là déjà. Ensuite, le parcours n'est pas du tout fléché, on va dire. C'est-à-dire que une fois qu'ils ont même une fois qu'ils ont leur reconnaissance en maladie professionnelle, il y a personne s'il y avait pas le collectif qui leur indique comment procéder pour obtenir une rente.

Voilà. Donc là aussi ça se complique. Alors vous vous rappelez le contexte que j'ai mis hein.

Donc des familles qui sont bouleversé par le verdict, qui ont la mort qui rôde autour, qui sont submergés de de rendez-vous médicaux. Et en plus de ça, pour faire cette pour faire cette démarche, il faut beaucoup d'énergie. souvent c'est la conjoine qui s'en occupe.

Alors parce que dans cette génération qui tombe malade, c'est souvent plus souvent les hommes qui sont victimes, mais souvent c'est la conjointe qui s'occupe de ça alors qu'elle s'occupe déjà de tout le quotidien et parfois même des gestes quotidiens de son conjoint, c'est-à-dire le faire manger, le l'aider à s'habiller. Donc je je vous vous imaginez un petit peu ce que ça peut être. Donc évidemment, c'est très compliqué pour eux euh de faire cette démarche.

Le collectif est là pour les soutenir, mais malgré tout, c'est euh il ils sont parfois découragés. Ils reçoivent des courriers de la MSA par exemple qui sont absolument incompréhensibles. Euh voilà.

Donc euh bon, on tient à souligner que certainement euh ce cela ne tient pas au professionnels de la MSA, mais bien à l'institution MSA qui ne veut pas euh favoriser euh les choses. Euh voilà. Alors, je vous ai dit que les médecins étaient pas très bien informés.

Il commence cependant à se réveiller, hein, et c'est ça met du temps. Ce que je disais tout à l'heure, c'est à Mathilde, c'est que en moi, je j'étais infirmière libérale en milieu rural et en 99, je m'en souviens très bien parce que je je rentrais de de 3 mois de voyage, j'ai repris mon activité et je n'ai pas compris ce qui se passait parce que je voyais euh j'étais j'étais appelée chez chez des agriculteurs qui avaient des maladit de Parkinson, des cancers, enfin un nombre incroyable, une augmentation incroyable. Je ne comprenais pas ce qui se passait.

Donc à ma petite échelle, moi d'infirmière en 99, je voyais et je me posais des questions sur ce qui était en train de se passer. Donc des fois, j'avoue que je suis quand même un petit peu en colère que ça ait pris autant de temps et que les soignants ne se soient pas réveillés avant. Mais moi non plus, je me suis pas réveillé avant.

Enfin, j'ai fait d'autres choses mais j'ai pas alerté. Je me suis pas non plus ralliée à mes collègues pour essayer de faire bouger les choses. Donc voilà, ça met du temps.

Euh et donc les médecins se se réveillent. Euh il y a l'ordre des médecins qui est intervenu pareil par rapport à la loi du plomb. Donc là franchement, peut-être on peut même les applaudir pour les encourager parce que et puis il y a euh une association de médecins qui s'appelle alerte médecin pesticides euh qui se trouve entre Nior et La Rochelle où là il y a des clusters notamment de cancer pédiatrique et donc il y a des médecins qui sont en train de se constituer en association pour essayer d'alerter par rapport à à ce qui est en train de se passer, à notre enfin oui, à notre environnement malsin qui nous rend malade.

Voilà. Donc par rapport à ce à ce alors ce parcours du combattant, ça fait que il y a beaucoup d'agriculteurs qui ne se d'agriculteurs en général hein parce que il y a il y a beaucoup de il y a pas que des pays que des maréchés ou on a des pépiniéristes, on a des viticulteurs, enfin voilà, tous les agriculteurs ont du mal à s'engager dans cette procédure et donc on pense que le nombre de malade est très fortement sous-évalué à cause de cette de ces difficultés, mais aussi sans doute parce que on s'en rend compte quand on côtoie le milieu agricole, il y a une sorte d'omerta par rapport au pesticides et c'est très mal vu de dire qu'on est reconnu en maladie professionnelle à cause des pesticides auprès de ses collègues qui eux-mêmes continuent d'en manipuler ou les ont défendu toute leur vie. Et puis aussi sans doute que c'est difficile aussi de reconnaître qu'on a fait une grosse erreur.

Voilà. Alors, il se trouve, je vais avir euh donc on a on a quelques réformes essentiel que porte Mathilde Innier de la France insoumise euh voilà qu'on qu'on demande, on aimerait bien être entendu. Alors déjà que les personnes qui relèvent du régime agricole qui ont qui cochent toutes les cases par rapport au fait que c'est une maladie professionnelle, bah que elle soit systématiquement reconnue, qu' ait pas tout cette toute cette procédure à mettre en place.

Euh, on demande aussi, et ça on vous en a pas parlé, alors ça c'est des Denis parlait de magouille, euh la rente qui est obtenue, donc la rente de maladie professionnelle euh actuellement elle débute à partir d'une date dite de consolidation dont on sait pas trop ce que ça veut dire. Vraisemblablement, c'est une une stabilisation de la maladie, mais c'est un truc quand même assez subjectif et et en fait, la MSA joue beaucoup là-dessus. euh sur le le fait de retarder le plus possible cette date euh pour ne pas avoir à payer euh des euh comment dire des des des arrièés.

Voilà, des arriérés. Il y a Et nous, on demande que ce soit la date de la première euh le premier la première constatation de la maladie. Voilà.

Euh on demande à ce que les personnes qui relèvent du régime de la CPAM parce que par exemple Denis vous a expliqué, il a terminé sa carrière chauffeur de bus donc il relevait de la CPAM et donc relevant de la CPAM ça aurait pu poser des difficultés parce que il y a pas la reconnaissance en maladie professionnelle liée au pesticides pour les personnes relevant de la CPAM. Euh donc euh ce qu'on demande c'est que euh les personnes qui relèvent de la CPM soient aussi euh prés en compte dans ce genre de reconnaissance. Euh on demande que ce soit euh les entreprises productrices de phyosanitaires qui euh assume la charge totale des rentes euh des personnes.

Actuellement, elle n'en assume qu'un tiers. D'accord. Donc comme disait Denis, c'est vous qui participez aussi à ça et on demande à ce que le représentant euh le représentant des phyosanitaires qui siège au FIVP au fond d'animisation des victimes des pesticides soient éjectés.

Voilà. [Applaudissements] Et je conclusion, je fais ma petite je vous lis juste ma petite conclusion. Donc depuis 2015, notre collectif accompagne des victimes de pesticides.

Notre expérience montre qu'accompagnement et solidarité sont nécessaire pour que la démarche du malade puisse être conduite à son terme. En effet, la maladie constitue déjà elle seule une charge mentale et pas seulement mentale he qui ne laisse pas beaucoup de disponibilité pour s'occuper d'autres choses. Être guidé, conseiller, rassuré est un réconfort.

Et en ça le par exemple le service social de la MSA ne n'intervient pas parce que il y a le secret médical entre les médecins qui connaissent la maladie et le service social. Donc bah ils sont pas aidés non plus à ce niveau-là. Au sein de notre association, l'accompagnement de chaque démarche individuelle est un passe supplémentaire vers un but commun en terminer avec l'utilisation de ces poisons légaux que sont les pesticides. [Applaudissements] Merci Sylvie.

Voilà. Merci beaucoup Denis et Sylvie. Et ce dont parlait Sylvie à l'instant, c'est que Mathil Ligier, en lien donc avec le collectif euh de soutien en victime euh de pesticides de l'Ouest, a donc déposé une proposition de loi qui reprend les revendications issu du travail de terrain qui est fait par le collectif.

Donc merci infiniment à vous. Je me tourne vers Lucien et je te donne la parole. Prends celui-là.

On m'entend ? Ah oui, comme par hasard, ça tombe sur moi. Merci.

Alors, je disais comme on dit chez moi, belut bonjour. Il y a des Antillers ici dans la salle ? Ouais.

Yes ! m'quez pas les croles. Bon, je veux pas parler créoles mais je suis content quand même.

Alors ce que je voudrais dire c'est que bon, vous avez vu que nous bon naturellement les entiers on garde notre bonne humeur mais malgré tout énormément de choses qui qui sont très contraignantes chez nous sur nos territoires. Et en tout cas, avant de parler de ça, je je suis hon de Mathilde Panot et au côté de Sandrine Rousseau ainsi que Sylvie et et Denis euh pour parler de ce qui se passe chez nous euh en Martinique en Guadeloupe depuis les années depuis les années 60, on a un pesticide qui s'appelle le chlore déconne qui est utilisé par on va dire une caste aux Antilles qui sont qui sont blanches. On a pas de problème avec les problèmes de couleur, mais la leur leur particularité c'est que ce sont des une lignée de colonialiste.

Donc nous le en plus d'avoir le problème de pesticides chez nous et d'autres problèmes qui sont liés aux injustices dont je vais parler tout à l'heure, Sandrine Rousseau parlait tout à l'heure de fascisme. Nous, on a le problème de colonialisme et donc du coup euh pour parler pour faire une petite synthèse de cela euh donc comme je disais depuis les les années 60, on a ce pesticide qui s'appelle le clore d'écon qui a été utilisé par par une caste qu'on appelle les béqués. Donc voilà, c'est les c'est les esclavagistes et les fils d'c fils d'esclavagiste, les fils et les filles d'esclavagistes sur la Martinique, la Guadeloupe et les territoires d'outre merde dans son ensemble.

Et euh leur objectif était de créer euh de la monoculture. C'est ce qu'ils ont fait d'ailleurs jusqu'à maintenant. Aujourd'hui, si vous allez en Martinique et que vous partez de de du Lamentin, là où il y a l'aéroport et que vous alliez, je sais pas, par exemple au Robert qui est la troisème plus grande ville de la Martinique, vous allez vous rendre compte qu'il y a énormément de champs de banane.

Et ces champs de banane depuis les années 60 ont fait l'objet euh font l'objet de de dépendage et il y a une association, j'aimerais vraiment mettre en avant plusieurs associations, notamment la première qui s'appelle Zéro Clord Décon. zéro poison. C'est la première euh le premier collectif qui a été euh euh qui se sont rassemblés dans les années dans les années 2010 pour pouvoir euh combattre contre ça.

Ils ont ils ont effectué énormément de de combats. Donc voilà, ça a été des combats assez assez agressifs, hein. Donc quand je dis agressif, donc ils en sont pas venus au mains à tout ça, mais des combats très revendicatifs et ils ont eu quelques victoires notamment les l'une des des plus grosses victoires, c'est de permettre d'avoir le dépistage le dépistage de du clore décon dans le corps de des martiniquers et des personnes gratuits.

Parce que lorsque dans les années dans les années euh on va dire 2009- 2010, il y a eu ces décret qui qui ont stipulé que c'était très dangereux pour la population, pour les terres et pour l'environnement, les il y a plusieurs laboratoires qui sont venus euh qui se sont mis en place pour pouvoir faire du dépistage et ces ces dépistages là étaient à 140 € par personne. Donc ils ont combattu pour avoir ce ce dépistage là gratuit. Ils ont aussi combattu pour avir pour permettre que que la population soit reconnue aussi bien les ouvriers agricoles que la population.

Il faut savoir aussi que depuis les années 60 on les Antilles, la Martinique et la Guadeloupe ne s'appelaient pas les régions et les départements d'outreem, ça s'appelait les colonies. Et euh c'est c'était c'était des des des voilà, c'était vraiment des Ouais. bon, c'était des colonies quoi.

Et euh à cette époque-là, il y a eu énormément de revendications violentes qui ont produit beaucoup de morts de de du côté de la population, énormément d'histoire. On va pas étaler tout cela ici, on aura pas assez de temps. Mais euh ce que je retiens de tout ça, c'est que je me rends compte que c'est les mêmes personnes, c'est les mêmes procédés, que ce soit que ce soit dans la Loire ou que ce soit euh sur les territoires d'outre mer, les mêmes personnes, ce sont les mêmes procédés, ce sont les euh les les les mêmes victimes, à savoir les personnes les plus démunies. la population locale.

Et aujourd'hui, on va se rendre compte que depuis les années 60 jusqu'à maintenant, il n'y a pas de changement. On a pas à à ce qui diffère, c'est et ce qui me peine le le plus, c'est que quel que soit quel que soit le lieu, les personnes qui sont victimes de ces pesticides là doivent pouvoir être pris en charge à 100 %. Ça ne devrait même pas être une question à poser et en plus de ça sur les territoires d'outre mer aux Antilles, on n pas ces ces revendications et on n pas ces ces ces ces ces avantages qui nous permettent de de de d'être dépisté de ça et de se dire que oui, on a du chlore décon dans le dans le corps et à l'issue de ce de chlor descon, on doit être pris en charge au niveau de la santé, il y a pas de prise en charge là-bas puisque euh le CL, il y a pas eu de de dans les il y a eu des répercussions mais il n'y a pas eu de de de revendication et puis rien n'a été stipulé clairement que ces pesticides là ont été faits par le gouvernement et par les la grande distribution aujourd'hui et de ce fait la population n'a aucune n'a aucun droit en fait la population malade n'a aucun droit.

C'est ça. C'est ça. Donc voilà ce que je peux dire aussi, c'est que hh je vais reprendre mes notes.

Euh alors les pesticides, ils ont des des des conséquences multiples. Ils ont à la fois des conséquences au niveau de l'environnement, comme je disais tout à l'heure, dans la dans la terre. puisque aujourd'hui si je vous pose la question ceux qui savent ne répondez pas en fonction en à votre avis les les il y a eu des épendage donc voilà le les épendages se sont arrêtés il y a eu des euh des des semences donc on a semé du chlore décon à la main les personnes qui ont semé du clore déconne à la main ou par les machines ont été fortement touchées beaucoup sont morts et ou beaucoup sont malades aujourd'hui.

Et à votre avis, combien d'années combien d' pendant combien d'années les terres sont affectées par ce pesticide là ? 100 ans 400 ans 700 ans ? Donc les terres sont affectées pendant au moins 700 ans.

Donc les conséquences environnementales sont catastrophique. On a aussi des conséquences euh au niveau euh au niveau populaire, c'est-à-dire que lorsque lorsqu'il y a un fruit ou un légume qui sort de la terre, bien sûr, on va forcément trouver du trouver du chlore déconne dedans. D'ailleurs, les personnes qui mangent des bananes de la Martinique où c'est c'est écrit banane quand vous allez faire vos courses, il'écrit banane banane de la Martinique ou banane des entilles des analyses en tout cas de la banane si je dis ça, je dis rien.

Et on a aussi des conséquences socio socio-économiques dans dans la mesure où aujourd'hui on a on a des agriculteurs aux antilles, vous avez parlé des agriculteurs aussi. Donc c'est pour ça que je dis que c'est vraiment les mêmes problèmes, les mêmes personnes, les mêmes problèmes. Les agriculteurs aujourd'hui sont sont euh sont restreints par le gouvernement lorsque lorsqu'il y a du clor déconne sur leur terre qui euh qui sont déclarés.

C'est-à-dire qu'on a des on a des agriculteurs aujourd'hui à qui on dit vous ne pouvez pas cultiver parce que vous avez un certain taux de chlore déconne dans le dans les sols et à chaque fois il y a des études qui sont faites pour savoir s'il y a des du clor déconnes sur certaines terres ou non. Donc il y a le métier il y a ce métier d'agriculture qui est qui qui disparaît en fait. On a aussi alors il y a un petit bien pour un mal un petit bien pour un mal qui qui se fait alors les les colons de l'époque ne prenaient pas les terres qui étaient dans les hauteurs puisque c'était trop difficile pour eux de marcher d'aller dans les hauteurs ou de rouler dans les hauteurs.

Donc il prenaient les terres qui qui étaient plates et c'est c'est dans ces terres-ci que qu'il y a eu le plus de clor déconne. Ce qui veut dire qu'aujourd'hui on a des agriculteurs qui sont dans les hauteurs qui ont des terres avec 0 % de chlore déconne. Donc voilà, c'est un bien pour un mal, on devrait pas dire ça, mais c'est un bien pour un mal.

Et euh aujourd'hui, on a on a créé plusieurs euh euh plusieurs équipes, si je peux dire ça comme ça, qui euh qui travaillent avec les agriculteurs aujourd'hui en Martinique notamment pour pouvoir aider ces agriculteurs là. Parce que le l'autre chose qu'il faut savoir, c'est que euh sur les droits que nous avons, sur les droits que les agriculteurs que les agriculteurs ont euh et les financements et les aides dont les agricultur que les agriculteurs ont, nous on est tout en bas de la file. C'est-à-dire que par exemple, il me semble que sur euh euh sur le sur la charte qui qui permet à à à la Corse d'avoir des aides de l'État à hauteur de 200 de 280 millions euh d'euros, la Martinique n'a que 7 millions pour toute la Martinique et ces 7 millions-là, devinez qui a la plupart de des millions pour pouvoir euh euh euh pour pouvoir gérer le gérer l'île, ce sont les mêmes personnes, les béqués.

Donc on est dans cette configuration là où la population est étreinte de partout et donc les revendications que nous avons c'est elles sont celles-ci. le fait que le peuple peut se gérer, on est encore dans un système qui est colonial puisqu'on on pense que la population, le locau ou le le une personne locale ne peut pas gérer un certain secteur d'activité ou c'est fait exprès, je pense que c'est fait exprès et on est on est laisé, la population est laisée. Donc aujourd'hui, la population des Antilles, la population carbéenne, que ce soit la Martinique, la Guadeloupe ou la Guyane, en tout cas les outremèes, les outresemers, les territoires d'outremè française se lèvent et je suis content d'être là et je suis content aussi que vous soyez là parce que ces choses-là, il va falloir que tout le monde les entende et ces choses-là aussi, il va falloir qu'on ait le soutien de tout le monde.

Donc merci à vous. Merci euh beaucoup Lucien. Et pour continuer sur ce qui était dit, Lucien, il a commencé en disant "Ce qui se passe autour de la Loire et ce qui se passe aux Antilles, c'est les mêmes procédés." Moi, je veux insister sur un point peut-être avant de vous laisser la parole pour les questions.

D'abord, ce qui s'est passé cet été est extrêmement important parce qu'on a repolitisé notamment le cancer. Et au pire, quand vous avez un cancer, alors au mieux plutôt, on va dire ça comme ça, au mieux on vous dit c'est pas de chance. Bah pas de chance, tu as un cancer.

Bon voilà, au pire on vous remet la responsabilité individuelle pour vous dire que vous l'avez un petit peu mérité. C'est ce que disait Sandrine Rousseau tout à l'heure. Vous avez fumé, vous avez mangé du saucisson gras plutôt que de manger des brocolis.

Vous n'avez pas été courir le matin et je ne sais quoi et je ne sais quoi. Et on individualise ainsi la question des maladies qui sont faites. Ce qui s'est passé cet été est primordial parce que cela repolitise les maladies et on sort du prisme individuel pour revenir sur le fait que ce dont nous sommes malades, c'est de la société.

C'est de la manière dont on incorpore les normes sociales et les règles qui sont faites et que parce que la société est malade dans la manière dont dont dont elle est construite aujourd'hui par les lobby pour le profit, et bien du coup cela se retrouve dans notre chair, dans notre corps et donc ce qui s'est passé cet été est quelque chose de fondamental pour récupérer la question de la souveraineté sur nous-même, de la souveraineté alimentaire, de la souveraineté agricole, bref de comment est-ce que nous contrôlons nos vies. Voilà ce qui ce qui s'est passé cet été. Et peut-être pour commencer si on voulait donner une image de ce à quoi Emmanuel Macron a réduit la France, tout à l'heure Sandrine Rousseau parlait de la mortalité infantile dont j'ai beaucoup parlé.

Normalement quand vous regardez le niveau de développement, le niveau de bien-être d'un pays, vous regardez le niveau de mortalité infantile dans un pays. Mais moi, je vais vous donner une autre image. La France de Macron, c'est le retour du Scorbut.

Le scorbut, c'est c'était la maladie des marins. Le scorebut, pour l'avoir, il faut que pendant 1 à 3 mois, je répète, pendant 1 à 3 mois, vous ne mangiez aucun fruit ni aucun légume frais. Donc c'est une période quand même assez longue, d'où le fait qu'on l'appelait la maladie des mars.

Et bien il se trouve qu'en 2024 en France une étude est sortie pour montrer que le scorbut revenait fortement dans le pays et touchait des centaines d'enfants dans le pays. Cela veut dire que la France sous Macron, c'est non seulement une personne sur tro qui se prive régulièrement de repas pour pouvoir nourrir ses enfants, c'est un nombre d'enfants qui explose, qui se trouve sans abri et qui se trouve à dormir à la rue. Mais c'est la maladie du scorbut qui revient.

Et je trouve que ça dit tout de ce que nous sommes en train de dire sur l'air de la maladie politique. Oui, le scorbut est politique comme le cancer est politique et donc puisque c'est politique, cela implique non plus d'être dans une responsabilité individuelle culpabilisatrice sur les gens mais cela appelle à l'action collective. Et voilà ce que nous faisons aussi collectivement en faisant de la politique.

Et peut-être pour aller sur la question des mécanismes dont on parlait juste après qu'on retrouve dans les différents scandales qui ont été évoqués. D'abord vous avez beaucoup de choses qui se retrouvent et une première chose c'est le fait que à chaque fois vous retrouvez les inégalités sociales de la société dans la maladie. Dans les années 80, vous aviez lorsque vous étiez ouvrier quatre fois plus de risque de mourir d'un cancer qu'un cadre supérieur.

Aujourd'hui, vous avez 10 fois plus de risque de mourir d'un cancer qu'un cadre supérieur lorsque vous êtes un ouvrier. On sait aujourd'hui que ce sont dans les communes les plus pauvres qu'on trouve les centres d'enfouissement des déchets les plus dangereux mais qu'on trouve aussi les incinérateur, je peux en dire quelque chose pour avoir à Ivri sur scène le plus grand incinérateur d'Europe qui a été reconstruit qui se trouve là aussi dans les communes populaires. Et que dire des Antill dont on parlait juste avant, mais d'ailleurs, on peut parler d'autres territoires dit d'outre mer, on peut parler des essais nucléaires qui ont été faits en Polynésie, mais reprenons les Antilles avec un racisme et un néocolyalisme est évident puisque l'on parle de 95 % de la population antiaise qui est contaminée au clor desconnes on parle et Lucien l'a dit de sol, d'eau mais même y compris de cordaux ombilicaux des femmes qui sont empoisonnées et ce pour des générations et des générations puisque parce que l'on parle de 7 siècles d'empoisonnement.

Alors, quand on regarde les mécanismes qui sont faits à chaque fois, on a des caractéristiques communes. D'abord, tout le monde savait à chaque fois dans tous les scandales, tout le monde savait ne croyait pas qu'ils font ça de manière inconsciente comme la le vote de la loi du plomb. Et pourtant, ils décident en conscience volontairement de donner des permis de tuer au multinational.

Je donne des exemples. L'amiante dès 1927, on sait ce que la miante peut créer sur les corps humains et la santé. La miante est pourtant interdit en France après de longues longues longues batailles seulement en 1997.

On la trouve encore dans des écoles. On estime qu'il y a encore des malades professionnels de la miante aujourd'hui. Et juste pour vous rappeler les chiffres, on pense qu'il y a entre 120000 et 180000 personnes qui sont d'ors et déjà mortes de la miante.

Et entre 2009 et 2050, nous parlons pour la miante d'une responsabilité de 70000 à 100000 morts de la miante. 1927-1997. Je vous donne un autre exemple.

Claord Decon. Chlore desconnes depuis au moins 1976, on savait ce que créait le clore desconces. Pourquoi ?

Parce que aux États-Unis, le clore d'écon a été interdit suite à un scandale en 1976. En France, on continue à l'utiliser jusqu'en 1990 en hexagone avec une dérogation de 3 ans pour les Antilles puisque à cette époque-là et bien les lobistes, les industriels, les planteurs expliquaient qu'ils ne pouvaient pas faire autrement. Ça doit vous rappeler quelque chose avec le glyphosate, avec les néonicotinoïdes et cetera. et donc ont permis de l'utilisation jusqu'en 1993 aux Antilles du clore déconne.

Scandale qui n'est pas un scandale du passé comme la miante. Scandale qui perdure toujours et qui perdurera à l'avenir. Vous pouvez faire la même liste avec tout les néonicotines, la cétamipride, ils savent la preuve, toutes les sociétés savantes, les scientifiques, les chercheurs qui se sont exprimés.

Le glyphosate, rappelez-vous quand Emmanuel Macron est arrivé au pouvoir, dans 3 ans, le glyphosate est interdit. Et bien, le glyphosate n'est toujours pas interdit. alors que il l'avait promis pour 2020 eton et on sait dans beaucoup d'études par exemple que le glyphosate augmente à l'exposition au glyphosate augmente de 40 % le risque de cancer.

Pareil par exemple pour les Pifaces dont Gabriel Amar qui n'est pas là aujourd'hui pourrait vous parler assez longtemps ce qu'on appelle les polluants éternels qu'on retrouve absolument partout et qui là aussi va produire d'è et maladie politique. Donc première caractéristique tout le monde sait en tout cas dans les responsables et il décide quand même de sacrifier la santé des gens au profit au lobby, à la rentabilité. Donc ils le font siamment, ce que j'appelle euh avec une chercheuse des permis de tuer donnés au multinational.

Une deuxième caractéristique qui vient juste après, parce qu'ils sont malins, ils effacent les traces. Qu'est-ce que c'est l'effacement des traces ? C'est quand vous ne faites pas de suivi médical.

Parce que pas de suivi médical, pas de malade. Pas de malade. Du coup, pas de problème pour pas de nécessité de changer la politique à long terme.

Je vous donne un exemple qui est très récent. Vous vous rappelez que Notre Dame a brûlé. Notre-Dame a brûlé la cathédrale et il se trouve que la cathédrale de Notredame de Paris a un toit sur lequel se trouve 400 tonnes de plombs.

Donc quand ça a brûlé, évidemment avec la fumée, tout ça s'est répandu absolument partout. Vous n'avez aucun suivi médical, ni des travailleurs, ni des commerçants autour, ni des habitants, ni des enfants à l'école, ni des enfants à la crèche, absolument rien. Et peut-être que dans 10 ans, dans 15 ans, ces gens développeront des maladies qui sont liées justement au fait que le plomb est un neurotoxique et cetera et cetera développeront des maladies et qu'ils ne feront jamais le lien avec l'incendie de Notre-Dame.

Donc ça c'est ce qu'on appelle l'effacement des traces. Je vous rassure tout de suite, ils ont reconstruit le toit de Notre-Dame de nouveau avec du plomb. Voilà.

Parce que sinon euh euh parce qu'il faut apprendre de ces erreurs, vous comprenez ? Donc ils l'ont reconstruit de nouveau avec du plomb. Ça, c'est ce qu'on appelle l'effacement des traces.

Il y a d'autres manières d'effacer les traces. C'est par exemple quand vous laissez les gens dans l'ignorance. Tout à l'heure, on disait il n'y a pas de d'information qui est donnée aux agriculteurs sur le fait qu'ils peuvent faire des procédures qui sont des batailles en plus incroyables de reconnaissance de maladies professionnelles.

Je vous donne un autre exemple de d'ignorance complet de ce qui se passe, c'est le combat de l'or marivin. Donc vous avez peut-être entendu parler. Leur Marie Vin qui est une fleuriste dont la fille de 11 ans est morte suite à un long combat contre une leucémie foudroyante.

Et on s'est rendu compte que Emy a été contaminée et empoisonné au pesticides par le métier de sa maman lorsque lorsque elle était enceinte puisque l'or marivin est fleuriste et comme fleuriste, elle n'avait aucune conscience qu'elle était en train de de manipuler directement des pesticides. quand vous êtes agriculteur et autres, vous avez une conscience du fait que vous manipulez des pesticides, même si vous ne savez pas forcément ce que ça veut dire derrière. Excusez-moi, mais je vais voir parce que ça va aider. [Applaudissements] Mais lorsque vous êtes une fleuriste, personne ne vous dit que vous êtes en train de manipuler des des pesticides.

Donc leur mari contre son gré, sans aucune information, a empoisonné avec ce qu'elle appelle des tueuses silencieux, c'est-à-dire les fleurs, a empoisonné sa fille et sa fille est la première enfant à avoir été reconnue par le fond d'indemnisation des victimes de pesticides. On a regardé dans des études une étude belge par exemple qui a fait une étude sur les fleuristes. Ils ont trouvé en faisant travailler juste un peu une journée des fleuristes, ils ont trouvé plus de 100 pesticides différents sur les gants et plus de 70 pesticides différents dans les urines.

Voilà. Voilà de quoi on parle lorsqu'on dit maintenir des gens dans l'ignorance. Et depuis leur marivin se se bat non seulement pour queon mette des normes sur les fleurs coupées puisqueil y a 85 % des fleurs qui sont importées de l'étranger et il n'y a pas de norme de limite de résidus comme il y a par exemple sur les aliments.

Mais elle se bat aussi pour que on informe les fleuristes, pour qu'il y ait des protections pour les fleuristes, ce qui n'existe pas aujourd'hui. Et puis il y a une autre forme aussi pour invisibiliser les victimes de pesticides et les victimes de maladie politiques, c'est de faire ce qu'on appelle soit de la précarisation des travailleurs, soit directement de la sous-traitance. C'est ce qui se passe par exemple dans le nucléaire.

Dans le nucléaire, 80 à 90 % de la maintenance nucléaire est faite par des sous-traitants qu'on appelle souvent d'ailleurs des nomades du nucléaire, des gens qui vont changer d'un endroit à l'autre, qui vont changer d'employeur à l'autre. et ces sous-traitants du nucléaire se retrouvent à recevoir 80 % de la dose radioactive. Ça c'était le combat notamment d'un homme puisque nous sommes dans la drôme à qui j'aimerais qu'on rende hommage qui était un insoumis extraordinaire qui nous manque humainement mais aussi comme militant.

Gill Renault, le fondateur de ma zone contrôlée. Gilles Renault est décédé cette année et Gilles Renault est quelqu'un qui fait qui a fait un travail extraordinaire que moi je veux continuer pour les sous-traitants du nucléaire notamment pour qu'il y ait un statut unique, une convention collective unique pour l'ensemble des travailleurs du nucléaire parce que ceux qui ont le statut dans ce qu'on appelle les industries électricograisières ont eux des protections meilleures, des rémunérations meilleures, des protections de travail meilleures que les sous-traitants du nucléaire qui font pourtant dont l'industrie nucléaire fait une utilisation absolument massive. Et bien ça c'est le combat que Gill Renault insoumis syndicaliste apporté et que nous nous continuerons à porter.

Et vous pouvez aller voir ma zone contrôlée qui est dans le village juste après. Donc d'abord tout le monde sait on donne des permis de tuer à des multinationales et à des industriels. Ensuite on efface les traces.

Et 3è et dernier mécanisme évidemment on organise l'impunité. On organise l'impunité pour ceux qui ont empoisonné pour les empoisonneurs. Vous vous rappelez probablement du scandale qu'il y avait eu avec les Monsanto Papers, les Monsanto Papers où il avait été démontré que Monsanto avait trafiqué des études pour que on mette en doute les la le lien de causalité entre le glyphosate et des maladies cancériogènes.

Donc à chaque fois on met en doute la causalité. On n'est pas sûr que ça soit ça. Ça pourrait être ça mais ce n'est pas tout à fait ça.

Il n'y a aucune preuve et cetera et cetera. la preuve des papiers scientifiques qui avait été sortis par Monsanto lui-même via des chercheurs qui montraient qu'il n'y avait aucune causalité. Ça c'est la la première manière qu'ils ont.

Ensuite euh euh évidemment il y a le parcours de combattants dont parlait Denis et Sylvie juste avant qui là aussi euh organise l'impunité. Et par exemple quand on regarde sur la miante, l'État a été plusieurs fois condamné sur la miante mais il n'y a jamais eu de procès au pénal pour les industriels de la miande jamais. Et à chaque fois qu'il y a des batailles, alors on arrive à en gagner quelques-unes.

Il y a Paul François dont on parlait juste avant, il y a une condamnation de l'État récente sur les algues vertes qui a été gagné. Mais à chaque fois, c'est là aussi l'impunité qui est organisée et c'est le troisème mécanisme qui est fait. Et là, on fait le lien avec le clore desconces, avec un non lieu qui a été déclaré sur le clore desconces, ce qui est un scandale absolu. [Applaudissements] Et je veux terminer par ça avant de vous laisser la parole pour dire, c'est pourquoi nous nous sommes des partisans de l'écologie populaire.

Parce que pour nous, il est insupportable que les riches puissent acheter un air qui soit sain, qu'il puissent acheter une eau qui ne soit pas polluée, qui puissent acheter des terres qui ne soient pas empoisonnées et que ainsi comme cela, on se retrouve dans une situation d'une hypocrisie totale. C'est le débat qu'on a eu à l'Assemblée récemment. Je sais qu'on n'est pas d'accord avec le parti enfin le groupe écologiste dessus sur cette question, mais ça monte l'hypocrisie sur sur les les sur les feux.

Ouais. Sur donc sur la question des ADFE, l'hypocrisie, pourquoi est-ce qu'il y a ces ADFE qui sont faites ? Ces a FA sont sont faites officiellement sur la question de la santé des gens et notamment de la pollution de l'air.

Il se trouve que si on développait par exemple des transport public gratuits, ce que nous nous proposons, nous aurions une mesure de santé qui serait 10 fois plus efficace que les zones qui qu'ils sont en train de faire et qui exclu des centaines de milliers de gens dans le pays de la mobilité. Nous ne sommes pas d'accord avec l'assignation à résidence des classes populaires. [Applaudissements] De même, nous ne sommes pas d'accord avec le fait que des gens fassent la leçon sur la question de la pollution de l'air avec une France qui a été multicondamnée sur cette question pendant que ce sont les mêmes qui détruisent et je sais que nous sommes d'accord là-dessus le service public ferroviaire, le frais de ferroviaire et qui mettent des millions et des millions de camions partout sur les routes parce que là on peut parler de la la question de la qualité de l'air.

Voilà pourquoi nous sommes partisans de l'écologie populaire qui lit les choses avec la justice sociale. Et ce qui est ce que nous voulons démontrer probablement avec cette conférence, ce que le lien qui est avéré avec ce qui se passe avec l'épidémie de maladie, c'est que ce que fait le capitalisme, c'est de créer des conditions dégradées d'habiter le monde. Mais ce ne sont pas seulement des conditions dégradées d'habiter le monde.

Ce que crée le capitalisme, c'est d'expliquer qu'il y aurait en quelque sorte des vies qui valent moins que d'autres la peine d'être vécu. C'est c'est ça qui est en train de se passer lorsqu'on parle de ce qui se passe aux Antilles, de dans ce qu'on se parle, dans ce qui se passe dans les quartiers populaires, dans les ruralités, dans les villages. Et bien, nous ne serons jamais d'accord avec ça.

Nous, ce que nous portons partout et tout le temps, c'est toutes les villes se valentes, toutes sans exception. Et donc toutes les vies se valentes. Il n'y a personne de surnuméraire ici.

Et donc ce que nous portons, c'est la question du droit à la vie digne. Et c'est pourquoi l'écologie est forcément anticapitaliste. Et c'est pourquoi l'écologie est un champ de bataille. [Applaudissements] Alors, entre les lobby et la survie de l'espace humaine, il faut choisir et nous nous avons choisi et c'est pourquoi dès septembre prochain, nous mettrons toutes nos forces à la fois pour faire tomber Baou et son gouvernement mais aussi pour faire partir Macron.

Merci infiniment à vous. et on va laisser des questions euh être opposé [Applaudissements] Pouillané aussi. effectivement Ayot qui est qui voilà qui fait partie de l'une des personnes majeures qui son père et son grand-père ont travaillé à la au à l'épendage du du clore d'écon et aujourd'hui qui détient plus de 80 % de la grande distribution en Martinique a été euh décoré de la Légion d'honneur il y a quelques mois par Macron. [Musique] Il y a deux parieux et Pouyané aussi he qui ont été décorés par la les gension d'honneur et sans doute quelques autres encore.

Allô ? Ouais, c'est rapide. C'est rapide.

Je voulais confirmer une chose. Je suis épileptique. Je suis épileptique depuis Macron.

Depuis Macron, il y a 15 % d'épileptiques en plus parce que tout ce qui est en fait pollution et autres rajoute de la l'épilepsie et cetera et cetera. La F la FFR re a confirmé en faisant des études et cetera et cetera. Et en plus c'est moins remboursé qu'avant.

On galère de plus en plus pour se faire reconnaître et cetera et cetera. Donc c'était pour confirmer votre vos dir sur autre chose. Et une dernière chose, je vous conseille dans toute la salle, le livre gain de Richard Powers.

En fait, il part des années 1800 jusqu'aux années 2000 à peu près non pas 2000 95 96 et il prend en fait un vendeur de bougies qui se transforme en prosper et gunble en général et qui finit vendeur de goutte à goutte cancéhène. Et vous avez tout ce processus, c'est exactement ce que vous dites. Voilà. très rapidement.

Bonjour. Déjà, j'ai une double question. La première, ça concerne effectivement l'agriculture.

Moi, il y a une question qui me porte, c'est est-ce que pour sauver justement l'agriculture, en tout cas bio, est-ce que ce serait intelligent de voter enfin de signer un traité un traité européen qui s'appelle en anglais le plan de bas treaty ou en français le traité végétalien ? Et dans un second temps, je je j'aimerais juste interpeller Sine Rousseau quand elle quand je sais pas si on peut je peux dire tu vous quand tu as parlé effectivement de la santé mentale effectivement effectivement la la situation aujourd'hui l'état qui est catastrophique littéralement faut parler français est-ce que vu les nombreuses dérives, est-ce qu'il faudrait pas pour une fois peut-être réformer peut-être le système anti le système psychiatrique français ? Merci.

Une dernière question, je suis désolé, il faut qu'on rentre la salle à 17h15. Merci pour vos interventions au sujet des cancer pédiatriques, des enfants. Donc euh actuellement au on embête les familles parce qu'on est tous les cancers pédiatriques, notamment en région viticole hein, on parle la campagne là, notamment en région viticole, tous les cancers pédiatriques ne sont pas encore reconnus.

C'est-à-dire que tant que ça pas le poumon atteint euh voilà, c'est très compliqué pour les familles et pour les et c'est dramatique. Euh on a reculer les en terme de mettre les pendages autour des écoles et des et des villages, mais ça ne sert à rien quoi. C'est c'est plus grave que ça.

Et et faites reconnaître tous les cancers pédiatriques si vous le pouvez. Merci. On peut procéder aux réponses.

Ouais. Alors sur les cancers pédiatriques, il se trouve qu' on j'ai échangé beaucoup avec les personnes qui sont dans les cancers pédiatriques de Charante et qui ont trouvé dans les cheveux des enfants des pesticides rémanents, c'estd des pesticides interdits mais qui refont surface et donc qui sont ingés par les enfants de nombreuses années après leur épendage. parce que ça c'est aussi quelque chose qui nous est vendu par l'industrie agrochimique qui est que on répand un pesticide et derrière il y a pas de conséquence.

Donc on le voit avec le chlore déconne il y a 7 siècles avant qu'il puisse disparaître. Autant dire que c'est l'infini quoi. Et mais on le voit aussi sur l'acétamide c'est que au Japon ils ont montré que on les enfants les avaient dans les liquides céphaloorachidiens.

Ils ont pris le liquide céphaloorachidien. C'estàd ce qui entoure le cerveau de 14 enfants et ils ont trouvé dans 13 de ces 14 enfants de l'acétamipride dans le liquide qui entoure le cerveau. Et j'ai entendu des gens, des journalistes, des médecins affiliés au lobby dire sur des antennes type voilà les grandes antennes d'information, je vais pas citer les noms, dire "Ouais mais sur 14 enfants, ça n'est pas suffisant comme échantillon pour conclure, mais j'ai envie de leur dire, il suffirait qu'on le trouve dans le cerveau d'un seul enfant et ça suffirait à ce qu'on l'interdise en réalité c'estd que on va pas trépaner 1200 enfants pour faire un échantillon représentatif en fait ça n'existe pas mais que par contre sur 14 enfants testés il y en est 13 qui est de l'acetamyite ça n'est pas possible et par ailleurs, cette même étude a montré que euh la cétamipride était retombée par la pluie, c'est-à-dire qu'en fait elle était absorbée et elle retombait sous forme de pluie à des endroits euh plus loin.

Donc il y a vraiment euh cette parce que on a l'impression que c'est un geste et qu'après c'est terminé. Mais tout ce qu'on répand aujourd'hui, enfin rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme. Tout ce que l'on répend aujourd'hui dans la terre reviendra d'une manière ou d'une autre, sera rémanent.

Et donc c'est en cela que le on ne peut pas se permettre d'avoir des temps d'expérimentation. On ne peut pas se permettre d'avoir même des temps courts d'expérimentation. Dès lors qu'il y a le soupçon d'un danger, on ne on doit juste l'interdire.

Et euh c'est pour ça que les 2 millions et je suis sûre que vous êtes tous et toutes signataires de cette pétition, pour moi les 2 millions de signataires de la pétition contre du plomb sont des et enfin c'est la première fois en fait qu'il y a cette révolte écologique sur notre santé et c'est pour moi un moment de bascule très important dans l'opinion publique, dans la société et j'espère que le débat à l'assemblée et la suite l'écologie deviendra une lutte sociale parce qu'aujourd'hui c'est des endroits de lutte. sociale, mais ça n'est pas une lutte collective, enfin une lutte commune en tous les cas. Et j'espère que cette loi du pont finalement parce qu'ils sont allés sans doute un peu trop loin permettent de déclencher cette révolte populaire écologique indispensable. [Applaudissements] [Musique] Il y avait aussi sur la psychiatrie, pardon.

Oui, il faut réformer de fond en comble la psychiatrie, mais il faut d'abord la soutenir parce que aujourd'hui les les et je dois vraiment rendre hommage notamment aux psychiatres des hôpitaux publics qui tiennent le service public de psychiatrie à bout de bras. Et vous savez que dans le service public de psychiatrie viennent beaucoup de gens précaires, beaucoup de personnes qui sont en difficulté d'accès aux soins. Et c'est pour l'amour du service public, c'est pour le bien commun qu'ils tiennent dans les hôpitaux envers et contre toutes les politiques de libéralisation de la santé et de l'hôpital. il gagnerait deux, trois fois, cinq fois plus en libéral ou dans des cliniques privées.

Ils tiennent et c'est grâce à eux notamment qu'on a passé l'été à peu près comme on a pu, mais en tous les cas sans grande catastrophe sur ce plan-là parce que sans eux et sans ces ces agents du service public, et bien la situation sur le plan sanitaire et de notre santé mentale serait encore pire. [Applaudissements] Alors moi je vais juste conclure après. Je pense qu'on va on va tous conclure.

Euh pour ma part on on on a tous compris que le scandale du clore déconne et le scandale de de la répression dans aux antilles, c'est ça illustre une politique marquée par le colonialisme, ça il faut le comprendre, le capitalisme au profit. le colonialisme et le capitalisme, faut bien appuyer les mots, [Applaudissements] au profit euh et au détriment de la santé de la population et ça engrange des euh des des conséquences sanitaires, environnementales et sociales très graves. Et aujourd'hui, on a besoin vraiment de du soutien de la plupart de de d'ailleurs de tous les Français pour pouvoir se lever et dénoncer.

Ça c'est vraiment la seule chose qui nous manque. Nous avons les experts, nous avons les personnes qui qui travaillent sur le terrain, qui sont h24 sur le terrain, qui ont même quitté leur leur leurs emplois pour pouvoir dénoncer beaucoup de choses. Ce ce dont nous avons besoin aujourd'hui, c'est le soutien de la population.

Et [Applaudissements] ce que nous voulons, c'est une reconnaissance et une réparation. la reconnaissance concernant le scandale du clore d'éconne, la reconnaissance concernant les injustices qui se passent en Martinique à savoir la vie chère, le fait que la aujourd'hui on peut acheter un pack d'eau à 1,50 € dans n'importe n'importe quel magasin et là-bas on peut acheter ce même pack d'eau à 11 € pour vous faire un état des lieux assez assez bref. Et dernière chose, je voudrais remercier toutes les associations à savoir Zéro CLCON, Zéro Poison, le COADEP et les associations telles que le Airprac qui se bat contre la vie chère et et contre tout contre toutes les injustices.

Et je fais un clin d'é aussi à au collectif Caraïb Rassemblement ici qui se bat ici en hexagone contre ces injustices. Merci à tous. [Applaudissements] Oui, juste pour répondre à à la dame par rapport au cancer pédiatrique, il y a une association en Loire Atlantique, l'association de Maschou, qui met en place aussi des des des études épidémiologiques territorialisées qui fait qui qui mettrai peut-être en lien les cancers et les épendages de pesticides.

Ceci dit, c'est bien de le faire mais là la situation est trop grave et je pense qu'il faut faire la différence entre les études épidémiologique et les études de toxicité tox Ouais. toxicologique, c'est ça ? fait par des scientifiques du CNRS de l'INCERME et qui avec ces études nous permettent de dire aujourd'hui il faut arrêter ces produits et au nom du principe de de précaution en fait et de prévention. [Applaudissements] Je pense que faut vraiment que ça s'arrête parce que là on n pas encore parlé des effets cocktails et on va pas avoir le temps de le développer mais vous savez ce sont ces ces ces groupes de enfin ces réunions de de pesticides dont on ne peut dont on n jamais étudié en fait le le l'action quand ils étaient en commun.

Or, je rebondis sur ce que vient de dire Sandrine. Étant donné qu'il y a des tas de pesticides qui sont encore dans les sols, aussi certainement dans l'air, dans la pluie et cetera, qui sont haut qui sont interdits et sur lesquels on fera jamais d'études d'effets cocktail avec ceux qu'on met actuellement, et bien en fait c'est foutu quoi. On ne peut plus rien contrôler.

C'est parti quoi. C'est il faut tout arrêter. Il faut juste tout arrêter parce que ça nous échappe en fait.

Ça ça échappe à tout le monde. Donc arrêtons de créer des malades. Arrêtons de créer des malades.

Voilà. Merci infiniment. vraiment désolé pour toutes les personnes qui avaient des questions qui n'ont pas pu les poser.

Et juste peut-être pour terminer sur un point positif, je pense pour la suite. On vient de voir qu'il y avait plus de 2 millions de personnes qui ont signé une pétition pourtant très difficile à faire signer sur le site de l'Assemblée nationale. Et je crois que ce qui donne beaucoup d'espoir pour la suite, c'est évidemment les luttes qu'il y a un peu partout sur le territoire, mais surtout on est plus nombreux que on est plus nombreux que les riches, mais on est plus nombreux que les empoisonneurs.

Et je vous assure que le jour où on posera la question au peuple de savoir s'ils sont d'accord pour que Monsanto nous empoisonne, bah je vais vous dire qu'on sera beaucoup plus nombreux queeux. De même si on demande si on est d'accord pour que euh par exemple aux Antilles, on ait des produits plus sucrés et plus salés qui font que par exemple il y a un taux de diabète qui est beaucoup plus élevé aux Antilles que dans l'hexagone rapporté à la population. Bah là aussi, je suis sûr que la réponse, elle sera toujours au détriment de ceux qui préfèrent le profit.

Et je crois que ça c'est la chance qu'on a pour la suite parce que on va faire en sorte de reprendre le pouvoir sur les empoisonneurs. Voilà la tâche qui nous attend notamment cette année. Plein de belles choses à vous.

Merci beaucoup. Pour quitter l'amphithéâtre, c'est en bas à droite ou au milieu à droite. Merci à vous.