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InterviewFrance Inter — L'invité de 6h20 (sur Site radio)· 5 novembre 2015 6 minContradictoireActualité / polémiqueEnvironnement & énergieInstitutions & élections

François de Rugy

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 86 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:21OuverteÉludée

    Avec quels arguments comptez-vous faire changer d'avis le Premier ministre Manuel Valls ?

  • 1:06OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous redoutez de nouvelles échauffourées avec les zadistes sur place ?

  • 1:39RelanceRéponse directe

    On sera d'accord avec les socialistes pour le second tour des régionales. Est-ce que ce n'est pas un peu paradoxal ?

  • 2:12RelanceRéponse directe

    C'est de la clairvoyance ou de la demi-mesure de ne pas aller jusqu'au bout ?

  • 3:07OuverteRéponse directe

    Vous soutenez la même cause ? Est-ce que vous les avez accueillis pour autant à bras ouverts ?

  • 4:10OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous allez vous rapprocher de Ségolène Royal pour tenter de faire front commun avec elle sur ce dossier ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:41Invité politiqueFait
    « mais il n'y a pas grand-chose de concret. »
  • 0:44Invité politiqueFait
    « Si jamais on faisait ça, alors que des recours juridiques n'ont pas encore été tranchés, ça veut dire qu'on s'expose au risque d'avoir un projet qui pourrait être déclaré illégal par la justice française »
  • 1:15Invité politiqueFait
    « Il y a encore eu des poussées d'actes violents ces dernières semaines. »
  • 5:13Invité politiqueFait
    « La Chine n'est plus le pied sur le frein dans la lutte contre le changement climatique »
  • 5:16Invité politiqueFait
    « dans le fait d'avoir un accord chiffré, contraignant, à Paris, pour baisser les émissions de gaz à effet de serre. »

Temps de parole

  • François De Rugy71 %
  • Présentateur24 %
  • Présentateur 25 %

3,5 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

France Inter, Catherine Boulet, Éric Delvaux, le 5-7. Votre invité ce matin, Éric Delvaux, c'est François de Rugy, président du parti écologiste. Oui, député écologiste de Loire-Atlantique, bonjour François de Rugy. Bonjour. Vous dénoncez la reprise programmée des travaux du futur aéroport Notre-Dame-des-Landes à une dizaine de kilomètres de Nantes. Avec quels arguments désormais comptez-vous faire changer d'avis le Premier ministre Manuel Valls ? Ce sont des arguments de bon sens.

0:28
François De Rugy

L'argument de bon sens, c'est d'abord que lancer des travaux éventuels, parce que vous savez, là, on a une communication, une surcommunication du gouvernement sur une éventuelle reprise des travaux, mais il n'y a pas grand-chose de concret.

0:42
Présentateur

C'est un général débroussaillé pour commencer.

0:44
François De Rugy

Si jamais on faisait ça, alors que des recours juridiques n'ont pas encore été tranchés, ça veut dire qu'on s'expose au risque d'avoir un projet qui pourrait être déclaré illégal par la justice française, l'état de droit, alors que les travaux auraient commencé. C'est absurde et il faut tout faire pour éviter cela, parce que par ailleurs, cela ne manquerait pas de raviver des tensions fortes sur le terrain.

1:06
Présentateur

Oui. Est-ce que vous redoutez d'ailleurs de nouvelles échauffourées avec les zadistes sur place ?

1:11
François De Rugy

Les zadistes, en effet, c'est très souvent un problème. Il y a encore eu des poussées d'actes violents ces dernières semaines. Je les ai toujours condamnées pour ma part et je regrette que cette action contre un projet d'aéroport, cette action que moi je mène depuis plus de 15 ans avec des associations, avec d'autres élus sur le terrain, soit parasitée par un certain nombre de gens qui sont très violents et qui, eux, considèrent que c'est uniquement la force qui compte.

1:39
Présentateur

Alors vous dites qu'on n'est pas d'accord sur la reprise des travaux à Notre-Dame-des-Landes, avec les socialistes, mais pour autant, on sera d'accord avec eux pour le second tour des régionales. Est-ce que ce n'est pas un peu paradoxal ?

1:48
François De Rugy

Écoutez, je suis élu de Nantes depuis près de 15 ans. Je combats ce projet, j'ai envie de dire, je me coltine avec ce projet. Je peux vous dire que dans la région, on en a un peu marre. D'ailleurs, on traîne cette histoire comme un boulet. Mais en même temps, si on garde un peu de recul et un peu de clairvoyance, on voit que nous, écologistes, nous avons fait beaucoup de choses dans des majorités locales avec les socialistes.

2:12
Présentateur

C'est de la clairvoyance ou de la demi-mesure de ne pas aller jusqu'au bout ?

2:15
François De Rugy

Non, parce que qu'est-ce que ça veut dire ? Et je vois que LV fait d'ailleurs de nouveau de la surenchère sur le sujet, une course à la radicalisation. Il paraît même, et Macos a dit, il y aura un avant et un après, l'annonce de Manuel Valls dans les relations entre socialistes et écologistes. Mais qu'est-ce que ça veut dire ? C'est complètement irresponsable que les écologistes ne feraient plus rien, ne seraient plus dans l'action dans les collectivités locales. Les écologistes ne sont déjà plus au gouvernement.

On voit d'ailleurs où ça mène, parce qu'en 2014, la seule fois où il y a vraiment eu l'occasion de porter un coup fatal à ce projet, c'est quand Manuel Valls a été nommé Premier ministre et qui était sur la table, dans la négociation entre socialistes et écologistes, la fin de ce projet. Moi, je crois au contraire qu'il faut vraiment être au cœur des institutions locales et nationales pour combattre ce type de projet.

3:01
Présentateur

On va rappeler que vous avez quitté récemment le parti Europe Écologie-Les Verts en désaccord avec Emmanuel Valls et Cécile Duflo. Hier, les deux femmes étaient sur zone, sur le futur chantier Notre-Dame-des-Landes pour soutenir les opposants à ce projet. Vous soutenez la même cause ? Est-ce que vous les avez accueillis pour autant à bras ouverts ?

3:21
François De Rugy

Hier, comme ce matin, j'étais à Paris, car quand on est député, on siège à l'Assemblée nationale du mardi au jeudi, comme vous le savez. Mais plus sérieusement, c'était une opération de communication, on le voit bien, avec des messages pour les élections régionales où on mélange un peu tout. On a entendu Noël Mamère dire que la violence était du côté de l'État. C'est complètement irresponsable de dire une chose pareille dans une zone où c'est très fragile, où c'est très tendu. Le même Noël Mamère qui, vous le souvenez, il y a quelques semaines, disait que lorsqu'il y a eu l'accident de quart avec plus de 40 morts, il mettait en cause la responsabilité de M. Macron.

Je crois qu'il faut arrêter avec ces surenchères verbales et il faut toujours continuer à agir là où nous sommes et agir concrètement. Et ce n'est pas en sortant petit à petit des responsabilités un peu partout que les écologistes seront plus efficaces, bien au contraire.

4:10
Présentateur

Vous avez un soutien, la ministre de l'Écologie, Ségolène Royal, également. Elle doute de la pertinence de ce futur aéroport. Est-ce que vous allez vous rapprocher de Ségolène Royal pour tenter de faire front commun avec elle sur ce dossier ?

4:21
François De Rugy

La preuve que le gouvernement n'est pas monolithique sur le sujet et tant mieux que Ségolène Royal se soit exprimé parce que nous savions qu'en effet, à l'intérieur du gouvernement, il y avait pu y avoir des débats. Il faut qu'elle continue d'ailleurs à s'exprimer, qu'en tant que ministre de l'Écologie, elle fasse à être avec les services du ministère de l'Écologie les contradictions qu'il y a sur ce projet entre les normes environnementales, les lois environnementales et un projet qui, encore une fois, a été déclaré du Télépublic. Elle avait proposé un référendum local, pourquoi pas, sur la question ?

C'est une des rares responsables socialistes, Ségolène Royal, qui s'était opposée à ce projet avant d'être ministre.

4:56
Présentateur

Il nous reste 30 secondes. François Hollande qui rentre d'un séjour en Asie avec le sentiment d'avoir fait avancer Pékin sur sa contribution, la contribution chinoise à la COP21. En un mot, quel bilan faites-vous de ce déplacement présidentiel en Asie, en Chine, principalement ?

5:08
François De Rugy

C'est un bilan positif parce que c'est un virage très important, l'engagement de la Chine. La Chine n'est plus le pied sur le frein dans la lutte contre le changement climatique, dans le fait d'avoir un accord chiffré, contraignant, à Paris, pour baisser les émissions de gaz à effet de serre. La Chine est le premier émetteur au monde et donc c'était extrêmement important que la Chine s'engage et donc le président ne revient pas les mains vides de Chine et de Corée.

5:32
Présentateur

François de Rugy, député écologiste de Loire-Atlantique, président du Nouveau Parti écologiste, point d'exclamation. Merci et bonne journée.