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InterviewFrance Inter — Questions politiques (sur Site radio)· 8 avril 2018 53 minContradictoireActualité / polémiqueImmigration & asileInstitutions & électionsTransportsSécurité

Marine Le Pen et la grève de la SNCF : "il y a d'autres moyens de dire son désaccord"

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 33 %Attaque 47 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 82 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 6:03OuverteRéponse directe

    Faut-il dire Front National ou Rassemblement National ?

  • 6:28OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce qui vous a marqué cette semaine ?

  • 8:00OuverteRéponse directe

    Vous dites « peut mieux faire » ou vraiment, ça vous met en colère ?

  • 10:44RelanceRéponse directe

    Vous revenez sur une ligne qui n'est pas exactement celle qui était la vôtre avant.

  • 12:00FerméeRéponse partielle

    Est-ce que vous aussi vous appelez à faire la fête à Macron ?

  • 13:23OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce qui a manqué pour que vous atteigniez un score plus élevé ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 6:31InvitéFait
    « Ce qui m'a marqué, c'est le plan annoncé à renfort de tambours et de trompettes sur l'autisme, que j'ai trouvé en réalité extrêmement décevant. »
  • 6:42InvitéFait
    « Pas du tout à la hauteur, ne permettant pas la détection des enfants qui sont victimes de troubles du spectre autistique. »
  • 6:53InvitéFait
    « Et notamment, rien sur l'école, rien sur le retour nécessaire, à mon avis, de la visite médicale à l'école, qui serait le meilleur moyen de détecter ces troubles, ainsi que d'autres, d'ailleurs, troubles qu'un enfant peut avoir. »
  • 7:15InvitéFait
    « je pense que le gouvernement est là, à côté de la plaque. »
  • 7:21InvitéFait
    « Ça me met en colère parce que je sais que derrière, il y a une souffrance absolument gigantesque de dizaines de milliers de familles »
  • 12:50InvitéFait
    « une philosophie de la mise en concurrence, y compris évidemment de l'ensemble de nos services publics »
  • 12:56InvitéFait
    « une philosophie aussi du déracinement, de la mobilité, y compris de la mobilité forcée, ce que j'ai appelé le nomadisme. »
  • 16:32InvitéFait
    « le Front National est toujours présent. Il est plus que jamais présent, il est plus que jamais utile »
  • 17:54InvitéFait
    « Mais bien entendu que nous croyons en nos chances à l'époque, et nous y croyons toujours d'ailleurs, ne vous en déplaise ? »
  • 18:32InvitéFait
    « Non, jamais les choses ne sont faites d'avance. »
  • 18:58InvitéFait
    « Emmanuel Macron était porté dans cette élection présidentielle par des puissances coalisées, très puissantes, les médias, les puissances financières, le CAC 40, les banques, etc. »
  • 23:16InvitéFait
    « Ce nouveau clivage, c'est nous qui l'avons imposé dans la vie politique française. »
  • 23:25InvitéFait
    « C'est grâce à nous que ce clivage que nous avons théorisé se met aujourd'hui en place. »
  • 26:51InvitéFait
    « C'est une aumône à la démocratie. »
  • 28:35InvitéFait
    « Il n'en reste pas moins que c'est en même temps profondément injuste et en même temps profondément antidémocratique »
  • 43:12InvitéFait
    « Alain Juppé a planqué une partie de la dette de l'état dans la SNCF pour faire plaisir à Bruxelles »
  • 45:49InvitéPromesse
    « l'état doit reprendre la dette de la SNCF »
  • 48:57InvitéFait
    « je demande l'application de la loi et notamment de l'article 4114 du code pénal sur l'intelligence avec l'ennemi »
  • 49:37InvitéFait
    « condamner à une peine prévue jusqu'à 30 ans de prison par l'article 411 »
  • 51:58InvitéPromesse
    « la peine de mort pour les terroristes »

Temps de parole

  • Invité84 %
  • Présentateur9 %

2,6 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Invité

France Inter

0:01
Présentateur

Bonjour et bienvenue dans Question Politique, le rendez-vous du dimanche de France Inter, du journal Le Monde et de France Info. Le 7 mai dernier, 10 644 118 Français votaient pour elle. Score historique à la présidentielle, un an après, où en est la refondation de son camp ? Beaucoup de choses a changé, a commencé par le nom même de son parti. Bientôt fini le Front National, il faudra faire place au Rassemblement National. Et sa présidente Marine Le Pen est notre invitée jusqu'à 13h. Vos questions, vos commentaires sont les bienvenus sur notre Facebook Live ou sur Twitter avec le hashtag QuestionPol. France Inter, questions politiques, Ali Badoui.

Et avec moi en studio, l'équipe du dimanche, les Marathoniens de la politique, Jeff Wittenberg de France Télévisions. Bonjour Jeff. Bonjour. Françoise Fressos du journal Le Monde, bonjour Françoise. Bonjour Ali. Et Karine Bécard de France Inter, bonjour Karine.

0:58
Invité

Bonjour, mais je ne cours pas.

0:59
Présentateur

Non, vous faites du vélo. Et avant d'accueillir Marine Le Pen, rapide tour de table pour commencer. Qu'avez-vous retenu dans l'actualité de la semaine ? Commençons avec vous Jeff.

1:07
Invité

Bien ce qui a retenu mon attention cette semaine, ou plutôt qui aurait pu la retenir, c'est la présentation du projet de loi Elan. Elan pour évolution du logement, de l'aménagement et du numérique. Pas moins de trois ministres pour le présenter mercredi. Ce plan qui se donne pour objectif, je cite, de construire plus, mieux et moins cher. Un projet ambitieux donc, qui est pourtant loin d'avoir fait les gros titres. Et oui, car le même jour, ce mercredi 4 avril, on ne parlait, on ne parle encore que du conflit à la SNCF. Ce même jour encore, l'Assemblée discutait en commission du projet de loi Asile et Immigration, délicat de Gérard Collomb.

Et ce même jour, enfin, excusez du peu, Edouard Philippe annonçait les grandes lignes de la réforme constitutionnelle. Alors du coup, le projet Elan, évidemment, il est un peu passé à la trappe. Des réformes, encore des réformes, et surtout pas de temps mort. Benjamin Griveaux, le porte-parole du gouvernement, a une nouvelle fois théorisé cette méthode. C'était mercredi au Conseil des ministres. Et voilà que, jeudi, dans les rues de Rouen, un cortège de mécontents attend le président Macron. Pas très nombreux, 300 peut-être. Des professionnels de la santé qui se révoltent contre la dégradation à l'hôpital. Des cheminots, des étudiants opposés à la réforme de l'université.

Et des retraités mécontents sous leur banderole vieux debout. Bref, comme pour les réformes, il y en avait un peu pour tout le monde. Une convergence des luttes ? Le Premier ministre n'y croit pas. Elle le dit aujourd'hui dans son interview aux Parisiens. Quant à la méthode, dit-il, elle est saine, elle est bonne. De toute façon, c'est la nôtre et on va continuer. Quelqu'un d'autre avait dit un jour, je reste droit dans mes bottes.

2:27
Présentateur

Nous irons jusqu'au bout. C'est ce que déclara Edouard Philippe aujourd'hui au journal Le Parisien.

2:32
Invité

Oui, alors justement, cette grève à la SNCF et cette méthode du gouvernement. Moi, je trouve que ça manque un peu d'arguments du côté du gouvernement pour défendre la réforme. Souvenez-vous, elle devait être placée sous le saut de l'évidence et du pragmatisme. Il s'agissait de sauver le service public, de le rendre plus efficace, moins coûteux. C'est ainsi que le gouvernement présentait au début l'ouverture à la concurrence et la mise à bas du statut. Mais en fustigeant la mauvaise qualité du service public, finalement, Edouard Philippe a soudé contre lui une partie des cadres des cheminots.

Et si bien que la grève a été suivie, que les positions se sont durcies et qu'on a eu droit finalement, cette semaine, à un vrai débat politique autour du modèle social français. Un débat récurrent, un débat dans lequel une partie de la gauche se reconnaît et se ressoudent. La défense coûte que coûte du service public à la française, même s'il y a une dette colossale 45 milliards d'euros. Et même si Bruxelles interdit que cette dette explose, car en réalité, cette gauche-là n'a jamais cessé de contester les dogmes bruxellois. Alors face à cette offensive qui a été vraiment une offensive idéologique, on s'attendait à ce que le gouvernement ait aussi des arguments politiques.

Mais en fait, quand on entend sa défense, on ne comprend pas très bien en quoi l'ouverture à la concurrence va permettre des gains. On ne comprend pas pourquoi le modèle va mieux fonctionner. Alors en désespoir de cause, on voit apparaître Nicolas Hulot aujourd'hui dans le journal du dimanche. Et dans cette tribune extraordinaire, qu'est-ce qu'on entend ? Un cri du cœur. Le train est le pilier de la modernité. On aime le train. Pour le faire rouler, il faut réformer. C'est un peu court, non ?

4:05
Présentateur

À ça, c'est à nos auditeurs dont jugés et aux lecteurs du journal du dimanche. Marine Le Pen nous dira justement sa vision de ce conflit social. Karine Bécart, qu'avez-vous retenue de la semaine ?

4:14
Invité

Moi, ce qui m'a marquée aussi cette semaine, c'est les annonces, enfin, du gouvernement. Ça a été évoqué par Jeff, sur la future réforme des institutions. Donc ça y est, on a entendu parler de 30% de réduction du nombre de parlementaires, de ces fameux 15% de doses de proportionnel à l'Assemblée. Voilà en gros ce qui a été présenté. Maintenant, si on regarde les choses un tout petit peu plus finement, ce qui est intéressant d'observer, c'est que, comme le souhaitait le président du Sénat, eh bien, le gouvernement a accepté qu'il reste un député et un sénateur, au moins, par département.

Également, comme le souhaitait le président du Sénat, Gérard Larcher, on est bien dans le non-cumul des mandats dans le temps, mais ça ne s'appliquera pas dans les communes de moins de 9000 habitants, pour les maires des communes de moins de 9000 habitants. Et puis, pareil, la proportionnelle. Je rappelle quand même que, bon, on parle de 15%, certains vont me dire que c'est pas mal, mais enfin, Emmanuel Macron avait plutôt affiché, pendant sa campagne, 25%, et surtout, François Bayrou, qui avait été son allié pendant la campagne, affichait, lui, clairement, cette envie de 25%.

En fait, ce compromis, finalement, politique qui a été trouvé, alors maintenant, il y a toute la bataille parlementaire qui va avoir lieu, mais ce premier compromis donne le sentiment, quand même, que le vieux monde, ce qu'on appelle le vieux monde, c'est-à-dire ce monde qui aime, normalement, la posture politique, les petites batailles politiciennes, eh bien, ce vieux monde a gagné, cette semaine, la première manche. Alors, on a l'impression qu'Emmanuel Macron se dit, c'est nécessaire d'en passer par là, c'est nécessaire de continuer à l'écouter un peu, vieux monde, et puis un jour, j'arriverai à imposer le mien.

Il n'empêche que, pour l'instant, eh bien, les vieux loups ont un peu mangé les jeunes.

5:47
Présentateur

Les vieux loups, j'aime bien l'expression. Merci, Karine. 12h10, l'invité de questions politiques ce dimanche 8 avril, je vous le disais, est Marine Le Pen. Elle va s'installer dans le studio 221 de la maison de la radio. Bonjour, Marine Le Pen, et bienvenue. Faut-il dire Front National ou Rassemblement National ?

6:06
Invité

Pour l'instant, Front National, en attendant que les adhérents du Front National votent, et ce vote aura lieu jusqu'à fin mai.

6:15
Présentateur

Et donc, c'est à la fin mai qu'on pourra dire, Rassemblement National, si les adhérents le souhaitent ? Exactement. Alors, de nombreuses questions à vous poser, évidemment, une actualité très chargée. On va vous interroger sur votre projet, votre stratégie, mais d'abord, c'est la tradition. Qu'est-ce qui vous a marqué cette semaine, Marine Le Pen ?

6:31
Invité

Ce qui m'a marqué, c'est le plan annoncé à renfort de tambours et de trompettes sur l'autisme, que j'ai trouvé en réalité extrêmement décevant. Pas du tout à la hauteur, ne permettant pas la détection des enfants qui sont victimes de troubles du spectre autistique. Et notamment, rien sur l'école, rien sur le retour nécessaire, à mon avis, de la visite médicale à l'école, qui serait le meilleur moyen de détecter ces troubles, ainsi que d'autres, d'ailleurs, troubles qu'un enfant peut avoir.

Et donc, que ce soit dans le montant qui a été annoncé ou que ce soit dans l'autosatisfaction qui a été exprimée par le président de la République et le Premier ministre, je pense que le gouvernement est là, à côté de la plaque.

7:17
Présentateur

Vous dites « peut mieux faire » ou vraiment, ça vous met en colère ?

7:21
Invité

Ça me met en colère parce que je sais que derrière, il y a une souffrance absolument gigantesque de dizaines de milliers de familles, qu'il y a des parents qui se battent pour que leurs enfants aient une scolarité normale, qui n'ont pas accès aux aides qui sont pourtant prévues par la loi, et qui même parfois sont victimes de signalements, parce que le simple fait de réclamer pour leurs enfants ce qui est prévu par la loi entraîne des signalements de ces parents aux services sociaux. Donc il y a vraiment quelque chose de très lourd, de très grave, et je pense que sérieusement, le gouvernement ne met pas sur la table tous les moyens pour pouvoir résoudre cette difficulté.

Tout de suite, le zapping politique de la semaine, il est signé Laurence Perron. This is the beginning. Il est certain que si nous avons la sagesse de nous fédérer dans tout le pays, le dernier mot nous reviendra. L'insoumis en chef au milieu des syndicats, c'était jeudi à Marseille. Parce que nous sommes les 99% de la population, et eux sont une toute petite minorité, incapables de justifier les privilèges qu'ils se sont attribués. Ceux qui me disent que je rêve d'un 1068 avec un sourire en biais, je réponds que oui, c'est un beau rêve, je préfère mon beau rêve au cauchemar qu'ils sont en train de déployer.

C'est parti, coagulation, des mécontentements, convergence des luttes, bref, lâcher en lit. Regardez ce qui se passe à la fac de Tolbiac. On se croirait même revenu en 68 chez les Mao dans un film de Godard. Bienvenue dans cette première autoconférence de l'automédia de la Commune Libre de Tolbiac. Alors pourquoi un automédia et pourquoi une autoconférence ? Nous avons constaté depuis le début du mouvement que notre parole n'était soit pas relayée, soit complètement détournée par les médias classiques. Hier à l'Assemblée Générale, nous avons voté l'occupation et le blocus illimité de Tolbiac. Nous exigeons la démission de Macron, le retrait de la loi Or.

Hier, l'Assemblée Générale a apporté son soutien au peuple kurde. Nous soutenons aussi les cheminots et tous les précaires de cette université. Et tandis que la gauche unie prend le train pour défendre les cheminots dans la Somme, Emmanuel Macron tente de parler autisme à Rouen. On lui répond surdité du pouvoir.

9:30
Présentateur

Il n'y a pas d'argent magique. Et donc tous les gens... Si j'écoutais... De l'argent, il y en a dans le pays. Mais... Oh là là ! Un pays, vous savez, qui n'a jamais baissé son déficit public, contrairement à toutes les économies qui sont autour de lui suffisamment, et qui va vers les 100% de dettes apportées à son produit intérieur brut, vous savez, il ne faut pas croire. C'est vos enfants qui le payent quand ce n'est pas vous. Le déficit public, c'est beaucoup les banques, pour l'instant. Mais non, ce n'est pas vrai.

9:53
Invité

Dialogue de sourds, encore là, ça se passe à l'Assemblée nationale. La députée insoumise Daniel Obono face à Gérard Collomb, le ministre de l'Intérieur. Ce projet vise à renforcer le contrôle, le rejet aux frontières, l'assistance, mais à minima. Pour lutter contre la pauvreté, vous luttez contre les pauvres, et vous luttez contre les précaires. Ce sont des propos qui peuvent être jugés polémiques, ils le sont, et je les prononce avec sérieux et emprunt d'une certaine gravité, parce qu'effectivement, le sujet est grave et les conséquences le sont encore plus. Pour Madame Obono, je ne dirai rien. Que dire ? Elle nous dit, j'aime les polémiques.

Faites attention, parce qu'à force d'aimer les polémiques, on finit par dire n'importe quoi. Là encore, si les mots ont un sens, le Premier ministre sur France Inter parle un langage parallèle à celui des cheminots.

10:55
Présentateur

La rigidité opérationnelle de la boîte est un problème. Voilà. La rigidité opérationnelle de la boîte est un problème. Le sous-investissement de l'État dans la boîte est un problème.

11:08
Invité

François Ruffin, lui, a une solution pour sortir de la boîte. Une grande fête à Macron le 5 mai prochain. Je pense qu'il y a plein de gens qui ont envie de faire, pour des raisons hyper différentes, sa fête à Macron. Il incarne le pouvoir de l'argent. On en a marre, je pense, que notre vie, qu'on n'ait pas des boîtes à profit. Et donc voilà, c'est toujours l'économisme étroit. Et je pense que les gens, ils se sentent un peu étouffés, comme le ciel bas et lourd de la finance qui pèse comme un couvercle. Et il est temps pour nous de soulever ce couvercle et d'enfin pouvoir respirer.

11:36
Présentateur

Est-ce que vous aussi vous appelez à faire la fête à Macron, Marine Le Pen ? C'est l'expression de François Ruffin.

12:03
Invité

Il me semble qu'ils l'avaient appelé à voter pour Emmanuel Macron, lui aussi. Tous ceux de la France insoumise, sauf Jean-Luc Mélenchon, en réalité. Et tous les partenaires de la France insoumise.

12:18
Présentateur

Donc Charles a fait à Macron ?

12:20
Invité

Oui, on n'a pas les mêmes méthodes d'action. Moi, ce que je souhaite, c'est expliquer aux Français qu'est-ce que fait Emmanuel Macron, de quoi Emmanuel Macron est le nom et pourquoi en réalité l'intégralité des réformes qu'il est en train de mettre en œuvre correspondent à une philosophie, qui est une philosophie effectivement au bénéfice des grandes puissances financières, qui est une philosophie de la dérégulation, une philosophie de la mise en concurrence, y compris évidemment de l'ensemble de nos services publics, et puis une philosophie aussi du déracinement, de la mobilité, y compris de la mobilité forcée, ce que j'ai appelé le nomadisme.

Enfin, ce que j'ai appelé, ce que j'appelle après Atali, le nomadisme, puisque c'est la philosophie qui transpire. Marine Le Pen qui cite Jacques Atali, on aura tout vu. C'est-à-dire que le macronisme n'est pas du macronisme, en réalité c'est de l'atalisme. Emmanuel Macron a commencé sa carrière politique aux côtés de Jacques Atali, et on voit bien que l'on retrouve dans les réformes d'Emmanuel Macron, en réalité, la philosophie de Jacques Atali.

13:23
Présentateur

Alors on va prendre le temps justement de rentrer avec vous dans le détail de ce que vous proposez comme contre-réforme aux réformes du Président de la République, mais d'abord, votre portrait Marine Le Pen, il est signé Karine Bécard.

13:32
Invité

Bonjour Marine Le Pen. Bonjour. Marine Le Pen, quand vous avez été élue députée, après trois premières tentatives où vous aviez échoué, bref, quand vous débarquez en juin dernier à l'Assemblée, votre réputation, comme toujours, vous précède. Même après le second tour de l'élection présidentielle,

13:49
Présentateur

vous apparaissez comme une connieuse, une bagarreuse, une professionnelle de la politique qui, depuis toute petite, a le sens de la réplique.

13:58
Invité

Sauf qu'après dix mois déjà passés dans l'hémicycle, qui se souvient, Marine Le Pen, d'une seule de vos interventions ? La plupart du temps, vous semblez un peu coincée sur le banc, mais quand enfin vous participez, ce que vous dites est suffisamment classique pour ne pas susciter la polémique.

14:16
Présentateur

Comme si vous cherchiez à vous dissimuler, après avoir été si visible et si mordante,

14:21
Invité

vous êtes aujourd'hui totalement transparente. Enfin, un petit peu moins depuis maintenant quelques temps, parce qu'à bien vous observer, Marine Le Pen, la chef de parti que vous êtes a récemment montré

14:32
Présentateur

qu'elle avait retrouvé de la pugnacité. Certes, pas encore assez pour imposer ce fameux nouveau nom

14:39
Invité

Rassemblement National à votre formation,

14:41
Présentateur

mais tout de même, quand vous avez appelé à voter à Mayotte pour le candidat LR, c'était stratégiquement bien joué. Vous ne pouviez pas mieux gêner votre adversaire, Laurent Wauquiez, qui projette une OPA sur votre électorat. Donc vous avez décidé, visiblement, de repartir au combat.

14:58
Invité

D'ailleurs, vous l'avez confirmé lors des dernières attaques terroristes, avec, je dirais, cette hyper réactivité typiquement frontiste. Cela dit, repartir au combat, peut-être, Marine Le Pen, mais pour faire quoi ? Parce qu'après le débat d'entre-deux-tours de l'élection présidentielle, qui pensez-vous convaincre désormais de vos réelles capacités à gouverner ? 11 millions de personnes, c'est vrai, se sont portées sur vous. C'est un quart de la totalité du corps électoral français, c'est-à-dire beaucoup. Seulement, votre crédibilité, aujourd'hui, Marine Le Pen, est évidemment entamée, et il sera difficile, vous le savez, de parvenir à la reconstituer.

15:38
Présentateur

Commentaire, Marine Le Pen ?

15:39
Invité

Je n'ai pas bien compris si on me reprochait de ne pas être la caricature que vous faites de moi, en réalité, mais vous restez la caricature de la manière dont la presse gère le Front National. Pourquoi la caricature ? Et moi, parce que je crois qu'on ne peut pas dire en même temps qu'il y a eu un nombre tout à fait spectaculaire de Français qui se sont portés sur moi, et dans la même phrase arriver à dire qu'il y a une décrédibilisation totale de la personne, etc. Je crois que c'est contradictoire.

16:08
Présentateur

Vous n'avez pas le sentiment que votre crédibilité a quand même été entamée ?

16:11
Invité

Non, j'ai le sentiment que vous répétez ça comme un leitmotiv depuis un an, peut-être pour vous rassurer vous-même, d'ailleurs, car en réalité, le Front National est toujours présent. Il est plus que jamais présent, il est plus que jamais utile, puisque le fondement des idées que nous défendons mérite que nous les défendions toujours, puisque par définition, Emmanuel Macron ne fait qu'aggraver les politiques qui ont été menées par ses prédécesseurs. Il n'est pas d'une très grande originalité. Mais on parle de vous, en fait, là. C'est votre crédit à vous.

Après, les idées du Front National peuvent effectivement être incarnées, peut-être par une autre personne, puisque je parle de votre crédit. Oui, mais j'ai bien compris que vous souhaitez vous débarrasser de moi. Mais pas du tout. Et plus vous souhaitez vous débarrasser de moi, et plus je me dis qu'en réalité, je dois quand même continuer à inquiéter mes adversaires politiques, pour qu'ils cherchent tous à m'enterrer en toutes circonstances. Alors, je dis à ceux qui nous écoutent, n'écoutez pas, en l'occurrence, les journalistes, les éditorialistes, les politologues.

Voyez que je suis exactement là où je dois être, que je continue ce combat qui est un combat essentiel pour notre pays, qui jamais, probablement, ne s'est aussi mal porté. Et au-dessus de la tête duquel il y a tant de dangers qui s'accumulent, moi et l'ensemble de ceux qui sont au Front National se battent au quotidien.

17:34
Présentateur

Mais avouez qu'il y a beaucoup de choses qui ont changé en un an. Il y a un an, jour pour jour, c'était le 8 avril 2017, on était à deux semaines du premier tour de l'élection présidentielle. Dans les sondages, vous arrivez en tête du premier tour de la présidentielle. Est-ce que vous vous souvenez de votre état d'esprit à ce moment-là ? Est-ce qu'à ce moment-là, vous croyez en vos chances de gagner l'élection présidentielle ?

17:54
Invité

Mais bien entendu que nous croyons en nos chances à l'époque, et nous y croyons toujours d'ailleurs, ne vous en déplaise ? Ah mais vraiment, ne faites pas de pousser l'attention Marine Le Pen, vous posez une question très simple. Et je crois que tout le monde y croyait. Et je crois qu'Emmanuel Macron croyait effectivement que nous puissions gagner les élections présidentielles. Et c'est tout à fait légitime, car enfin, avant une élection, effectivement, celui qui arrive au second tour de l'élection présidentielle a toujours une chance de gagner l'élection présidentielle.

Et c'est peut-être la raison pour laquelle il y a eu autant de brutalité, autant de violence développée contre nous dans le cadre de cette élection présidentielle. présidentielle. Non, jamais les choses ne sont faites d'avance. Ça ne veut pas dire que le combat est équilibré. Enfin, je veux dire, je pense que chacun, même vous, admettrait qu'Emmanuel Macron était porté dans cette élection présidentielle par des puissances coalisées, très puissantes, les médias, les puissances financières, le CAC 40, les banques, etc. Oui, mais ça crée les conditions, si vous voulez, d'un combat qui est évidemment un peu inégal dans les possibilités.

Et malgré cela, nous avons fait le score le plus important de notre formation politique. C'est la vérité. Pour l'instant. Et Mme Le Pen, on vous parle effectivement régulièrement de ce débat qui a eu lieu dans l'entre-deux-tours, mais selon vous, selon vous, Mme Le Pen, qu'est-ce qui a manqué pour que vous atteigniez, pas forcément la victoire, mais un score plus élevé au-delà de ce débat qui revient régulièrement dans les explications ? Quelles sont vos explications à vous de cet écart assez grand, finalement, entre le score de M. Macron et le vôtre ? Alors, encore une fois, je pense qu'Emmanuel Macron a bénéficié d'un soutien quasi total. Oui, mais ça joue.

Mais sur votre analyse de votre programme à vous et de votre parcours à vous, madame. Notre positionnement n'a pas été présenté avec la loyauté et qu'on aurait pu attendre d'un certain nombre de médias et d'intervenants de la démocratie. Mais est-ce qu'il y a des choses que vous auriez pu faire ? Nous devons continuer à expliquer, nous devons continuer à convaincre, nous devons continuer à lutter contre la caricature qui est faite de nos positions et qui, malgré tout, continue moins importante qu'avant, mais qui tout de même continue.

Et puis, au fur et à mesure, se met en place un nouveau clivage, qui est un clivage réel, je l'ai souvent dit, entre les mondialistes et les nationaux, parce que je crois que ce clivage gauche-droite, qui est aujourd'hui totalement artificiel et obsolète, a tout de même contribué, au fur et à mesure des années, à créer un faux débat, un faux combat politique dont nous avons été en partie victimes.

20:44
Présentateur

França Spressoz.

20:44
Invité

Mais il y a eu un doute, au sein même de votre camp, sur votre capacité, à vous, à incarner le prochain président de la République ou le prochain candidat à la présence de la République. Tout le monde a dit, y compris dans votre mouvement, ce n'était pas au niveau, ce débat. Est-ce que vous, vous l'avez pris pour vous ? Comment est-ce que vous avez rebondi, après ce moment qui est quand même extrêmement douloureux ? Nelson Mandela dit, je ne perds jamais, je gagne ou j'apprends. Oui, bien entendu. Quand on est un responsable politique de premier plan depuis un certain nombre d'années, ce qui est mon cas, bien entendu, on peut rater un rendez-vous. Et qu'avez-vous appris ?

Et j'ai raté ce rendez-vous. Même si, avec le recul, beaucoup de Français s'apercevront qu'il y avait dans ce débat l'annonce de tous les éléments de la politique qu'Emmanuel Macron est en train de mettre en œuvre. De tous les dangers, encore une fois, qui pèsent aujourd'hui sur notre pays et de toutes les conséquences qui vont être celles de la politique d'Emmanuel Macron. Mais qu'avez-vous appris pour répondre à François ? Peut-être, somme toute, que le regard changera au fur et à mesure sur des vérités que j'ai exprimées lors de ce débat.

Peut-être de manière trop vémante au nom, selon les dires de certains, mais de manière tout à fait sincère parce que je ne sais pas faire de la politique autrement. Donc il n'y a pas de regret ? Mais il n'y a pas de regret à avoir, y compris sur les erreurs que l'on peut commettre ou sur les moments où on n'est pas au petit mal. Mais il y a, en revanche, évidemment, des leçons à tirer pour éviter que ce type de rendez-vous raté se reproduise. Françoise, puis Jeff. Vous revenez sur une ligne qui n'est pas exactement celle qui était la vôtre avant. Avant, c'était un peu le ni-ni-ni, j'essaye d'agglomérer, en fait, tous les mécontents, les milieux populaires. Là, vous êtes plutôt sur une ligne.

Le rassemblement, donc, crée des alliances. C'est-à-dire, vous êtes sur une ligne de rapprochement avec la droite. D'ailleurs, vous faites des signaux de rapprochement. Est-ce qu'au fond, vous n'êtes pas en train de mettre à bas tout ce que Marine Le Pen, l'ancienne Marine Le Pen, ne prônez ? Mais en aucune façon. Je voudrais que vous compreniez que la situation change et que nous ne sommes pas figés politiquement. Ce nouveau clivage, c'est nous qui l'avons imposé dans la vie politique française. Nous avons fait quelque chose d'absolument extraordinaire. C'est grâce à nous que ce clivage que nous avons théorisé se met aujourd'hui en place.

Et Emmanuel Macron s'est mis dans notre roue, en quelque sorte, en endossant lui-même ce clivage mondialiste national. Il organise, en quelque sorte, la recomposition... Emmanuel Macron a repris votre théorisation du paysage politique, Marine Le Pen ? Bien sûr. Mais je crois que d'ailleurs, si vous lui posiez la question, probablement, il ne se sentirait pas obligé de le nier.

Or, il effectue, lui, une recomposition autour du pôle des mondialistes, des européistes à charge pour nous, et c'est aujourd'hui, effectivement, mon combat essentiel, d'opérer la recomposition de la vie politique autour du pôle des nationaux, c'est-à-dire autour de ceux qui considèrent que la nation et les protections, qui sont les conséquences de la nation, doivent être vigoureusement défendues dans l'intérêt du peuple français.

C'est la raison pour laquelle je lance ce signal d'alliance, de rassemblement, parce que je crois qu'il est absolument nécessaire d'accélérer cette recomposition de la vie politique, dont je pense qu'elle trouvera son issue, en réalité, au cours des élections européennes. C'est peut-être pour cela que M. Wauquiez est aussi fébrile et inquiet. Comment expliquez-vous que dans d'autres pays, les partis qui vous ressemblent, le FPO en Autriche, par exemple, la Ligue en Italie, arrivent à nouer des alliances, alors qu'en France, il y a toujours cette espèce de cordon sanitaire qui est interdit à la droite, même version Laurent Wauquiez, de s'allier à vous.

Comment faire sauter ce verrou qui est récurrent et qui ne bouge pas depuis des années ? Marine Lapeine. On dit souvent qu'on ne pas raison n'est pas raison. Nous avons des cultures politiques qui sont différentes. Et il est évident que la culture italienne comme la culture allemande se sont... Autrichienne. Autrichienne. Allemande aussi, d'ailleurs, ce sont des cultures d'alliance. et ça n'est pas le cas en l'occurrence en France. Mais c'est aussi lié au mode de scrutin car ils ont un scrutin proportionnel. Et parce qu'ils ont un scrutin proportionnel, ils sont depuis des décennies obligés de discuter, obligés de négocier.

Or, nous, nous sommes avec un scrutin majoritaire à deux tours qui, en réalité, a congelé la vie politique française et qui fait, d'ailleurs, qui fait pousser des hauts cris au LR quand on envisage la proportionnelle. Pourquoi ? Parce que le scrutin majoritaire est un scrutin de feignants. C'est-à-dire qu'il suffit... Mais pardon !

26:00
Présentateur

Non, non, mais c'est l'expression qui est amusante.

26:02
Invité

Il suffit d'attendre, même si on est mauvais, il suffit d'attendre son tour mécaniquement. Mécaniquement, et on voit... Mais regardez comme ça, c'est pas passé comme ça en 2017. Mais ça s'est passé comme ça depuis des décennies. La gauche est au pouvoir, elle est nulle, la droite, qui est aussi mauvaise, attend patiemment que son tour arrive. Elle arrive au pouvoir, elle est aussi nulle que la gauche. Et comme ça, on vit un métronome qui a, en effet, congelé la vie politique. Et on en vient à la proportionnelle, et encore une fois, puisque c'est le sujet d'entre autres, une partie des modifications institutionnelles que veut mettre en œuvre Emmanuel Macron, on voit que... 15% des élus,

26:46
Présentateur

des députés seraient élus à la proportionnelle, 30% de députés

26:49
Invité

en moins à l'Assemblée, c'est la proposition d'Eldor Philippe. Oui, c'est une aumône à la démocratie. C'est une aumône. Et surtout, ça ne correspond à rien. On ne sait pas quel est l'objectif de cela. Car il y aurait... Moi, je suis pour 100% de proportionnelle. Mais il y aurait eu 50% de proportionnelle. On se serait dit, Emmanuel Macron a compris la rupture qui existe aujourd'hui entre les électeurs et le processus démocratique. Et s'agit-il en général des majorités ingouvernables ? Regardez ce qui se passe un peu dans les autres pays où il y a la proportionnelle. Et regardez, souvenez-vous aussi de la 4e République. Ce que vous dites n'est pas vrai.

Entre 86 et 88, il y avait la proportionnelle intégrale et il y a eu une majorité extrêmement stable. Mais il y a un certain nombre de processus que l'on peut mettre en œuvre pour éviter cette difficulté dont la prime à la liste arrivée en tête. Ceci permet d'avoir une majorité stable si tant est qu'on n'ait vraiment pas envie de travailler parce que la proportionnelle oblige à travailler. Elle oblige à trouver une majorité peut-être même à chaque texte. Mais c'est très sain parce que tous les Français se sentent alors entendus et surtout se sentent représentés, ce qui n'est évidemment pas le cas aujourd'hui.

Est-ce que vous savez par exemple qu'un député pour élire un député la France insoumise il faut neuf fois moins d'électeurs qu'un député Front National ? Comment ça ? Pour quelle raison ? Et en marche sept fois moins qu'un électeur Front National. Parce que le nombre d'électeurs que nous avons fait aux législatives rapportés au nombre de députés qui ont été élus pour élire un député Front National croyez-moi il faut du monde. Oui mais c'est pas circonscription par circonscription c'est vrai que c'est un peu de mauvaise voie parce que c'est pas l'esprit national.

Il n'en reste pas moins que c'est en même temps profondément injuste et en même temps profondément antidémocratique et que nous sommes le seul pays quasiment aujourd'hui dans cette situation. Vous allez voter non à la réforme ou vous dites qu'il faut l'améliorer ? Je vais attendre d'abord d'avoir un certain nombre d'explications parce que pour l'instant il y a des choses extrêmement floues. On nous dit que l'on va modifier le fonctionnement l'utilisation des amendements par les députés d'opposition mais on ne sait pas sur quoi va porter cette modification. Or, vous le savez le droit d'amendement de l'opposition est un droit sacré.

C'est un droit constitutionnel que moi je considère comme sacré dans une démocratie. Donc vous êtes vigilant ? Vous allez essayer d'obtenir des améliorations ? Vous n'êtes pas dans un non ferme et définitif pour le moment ? Pour l'instant ce que je vois m'apparaît comme beaucoup de réformes d'Emmanuel Macron inutiles et inefficaces parce que encore une fois j'ai moi-même proposé la baisse du nombre de parlementaires mais avec la proportionnelle intégrale ce qui changeait totalement la philosophie de cette réforme.

alors que là baisser le nombre de parlementaires mais en admettant que 15% de proportionnel c'est évidemment aller au devant des mêmes problèmes démocratiques dont je l'espère Emmanuel Macron souhaitait sortir. Karine Becker puis David Inbert Je voudrais revenir juste un instant parce que je trouve qu'on a quand même été un petit peu vite sur votre nouvelle stratégie qui est une stratégie donc ouverte aux alliances très concrètement en fait avec qui pensez-vous réussir à vous allier ?

On voit bien que Nicolas Dupont-Aignan avec qui vous aviez réussi une alliance pendant la campagne présidentielle a créé sa plateforme des amoureux de la France qu'il a réussi à attirer Jean-Frédéric Poisson qui a également le couple Ménard qui a aussi depuis très peu de temps maintenant les indépendants et les paysans enfin eux se regroupent vous faites quoi ? Vous rejoignez ces plateformes-là ? Je ne pense pas vous réussissez à l'attirer vers vous ? Avec qui concrètement pensez-vous réussir une alliance ? Marine Le Pen Madame Becker avec tous ceux qui le souhaitent Et si personne le souhaite ?

Et bien si personne le souhaite nous girons au combat électoral comme nous l'avons toujours fait avec un certain succès vous l'admettrez puisque nous sommes arrivés en tête des dernières élections européennes mais nous pensons encore une fois que face à Emmanuel Macron qui est lui-même en train de rassembler jusqu'à Alain Juppé et tous ceux qui chez les Républicains sont des Euro-BA et bien il faut absolument c'est le pays qui l'exige c'est pas pour la défense de nos propres intérêts c'est le pays qui exige C'est pour comprendre

31:20
Présentateur

Marine Le Pen et juste pour qu'il y ait de la clarté dans ce que vous dites et ce que vous proposez puisque vous avez appelé à voter pour un candidat LR

31:27
Invité

C'est plus facile de comprendre si vous me laissez aller au bout de la phrase

31:28
Présentateur

Non mais vous avez appelé à voter pour un candidat LR

31:31
Invité

J'ai appelé à voter pour un candidat soutenu par Mansour Kamardine à Mayotte parce que Mansour Kamardine m'apparaît être tout à fait conscient du drame que vit son île Mais c'est une exception où ça pourrait se reproduire Et a exprimé très clairement la volonté de lutter de manière très ferme contre l'immigration clandestine et contre l'insécurité qui en est le corollaire Mais c'est une exception

31:57
Présentateur

où ça pourrait se reproduire

31:57
Invité

Mais ça s'est déjà produit Ça s'est déjà produit Quand ?

Ça s'est produit par exemple aux législatives en Nouvelle-Calédonie où nous avons appelé à voter aux dernières législatives pour le candidat qui était face à un indépendantiste car nous sommes très opposés à l'indépendance de la Nouvelle-Calédonie et souhaitons évidemment conserver la Nouvelle-Calédonie dans la France Donc vous voyez on est capable au Front National de mettre nos intérêts électoraux de côté parce qu'à un moment donné dans un territoire donné une situation donnée nous oblige à avoir une pensée supérieure et à aller évidemment dans le sens du bien-être de la population Jeff Les personnes qu'évoquaient à l'instant Karine Bécard autour de Nicolas Dupont-Aignan dont je le rappelle vous voulez faire votre Premier Ministre elles disent le clivage enfin plutôt le crédo de dire ni droite ni gauche c'est fini il faut revenir à la droite et la gauche est-ce que vous vous maintenez cette philosophie du ni droite ni gauche d'une part et d'autre part la question que je voulais vous poser c'est est-ce qu'on n'avait pas l'impression qu'aujourd'hui avec le départ de Florian Philippot il vous manque autour de vous Madame Le Pen des poids lourds vous êtes seul à incarner votre voix finalement et votre partie Deux questions qui n'ont rien à voir l'une avec l'autre qui se rejoignent en tout cas dans vos résultats je dis et je maintiens que le clivage aujourd'hui est entre les mondialistes et les nationaux entre la droite et la gauche ceux qui veulent à tout prix faire renaître revivre un clivage gauche-droite ont une vision à mon avis obsolète de la vie politique ils sont à côté de la réalité et même à côté de la nécessité car encore une fois vous verrez aux élections européennes qu'il n'y a pas une feuille de papier à cigarette entre une grande partie du parti Les Républicains et du parti En Marche et ils vont se mettre ensemble pour défendre une Europe fédéraliste pour défendre un recul des souverainetés nationales pour défendre une vision économique de la concurrence à tout prix de la loi du marché et donc du recul de la démocratie au sens de la volonté du peuple et si on continue avec ce clivage gauche-droite parce qu'il y a de la gauche et de la droite en marche et il y aura de la gauche et de la droite dans cette liste qui va défendre cette Europe fédérale si nous ne sommes pas capables d'avoir cette vision là si nous ne sommes pas capables d'accueillir tous ceux qui viennent de droite et de gauche c'est-à-dire des anciens clivages pour défendre la nation alors nous passerons à côté de l'histoire peut-être même l'histoire avec un grand H

34:45
Présentateur

Karine, Françoise et on change le chapitre ensuite

34:48
Invité

une dernière question sur l'état de votre parti vous avez quand même un certain nombre d'élus et faits notamment dans l'est de la France qui s'en vont on a le sentiment d'une petite hémorragie quand même au sein du Front National ça ne donne pas le sentiment d'être un parti qui va bien quand il se passe Madame Bécard nous faisons la refondation ça ne vous a pas échappé il y a des gens à qui ça ne plaît pas eux aussi ils sont dans des anciens clivages eux aussi ils veulent rester dans leur ancien confort donc c'est pas grave eux aussi ils veulent rester dans une petite structure entre soi et bien ils choisissent cette voie là moi je ne le souhaite pas moi j'ai beaucoup d'ambition pour le Front National mais au delà du Front National j'ai beaucoup d'ambition pour les idées que porte le Front National ces idées qui sont en train de gagner dans tous les pays d'Europe tous les uns après les autres voient soit arriver au gouvernement soit enregistrer des montées électorales spectaculaires des mouvements qui ont les mêmes critiques que les nôtres à l'égard de l'Union Européenne qui souhaitent eux aussi une Europe des nations et qui souhaitent surtout conserver leur souveraineté leur indépendance leur système de protection sociale alors c'est un moment important du Front National ce moment de la refondation et j'ai envie de vous dire que le départ de quelques-uns car ils ne sont que quelques-uns mais en fait est justement symbolique de l'importance et de la réalité de la refondation que nous sommes en train de mettre en oeuvre

36:19
Présentateur

Françoise

36:20
Invité

c'est combien de militants aujourd'hui le Front National écoutez je crois que nous sommes à peu près à 45 000 ce qui est faible c'est pas beaucoup c'est pas beaucoup c'est déjà pas mal il y en a beaucoup qui aimeraient en avoir autant le parti socialiste en 2012 vous disiez 80 000 mais non madame mais car vous vous trompez entre les adhérents statutaires et les adhérents à jour de cotisation il y a 80 000 adhérents statutaires c'est-à-dire des gens qui sont à jour de cotisation plus un an de retard et il y avait 51 000 il y a quelques semaines adhérents à jour de cotisation pourquoi nous avons enregistré une baisse pardon parce que durant 4 mois 4 longs mois aucun adhérent n'a pu adhérer sur internet parce que nous avons été victimes d'une véritable persécution bancaire qui a interdit à nos adhérents d'adhérer sur internet alors c'est fini on peut à nouveau adhérer sur internet et j'appelle tous ceux qui nous écoutent d'ailleurs à le faire nous rattrapons donc ce retard mais nous avons subi un très lourd préjudice imaginez n'importe quelle entreprise qui soit ainsi privée de contact avec ses clients sur internet vous imaginez bien les difficultés dans lesquelles elles seraient donc nous avons limité ces difficultés et nous sommes en train de rattraper ce retard mais ceci les analyses qui consistent à dire que ce serait une marque de difficultés se trompent totalement nous allons bien et nous allons d'ailleurs le démontrer non seulement parce que nous allons nous lancer dans cette campagne européenne d'ici quelques semaines mais aussi dans la campagne des municipales que nous allons démarrer très vite car je crois beaucoup vous le savez à l'implantation locale c'est un axe essentiel de mon mandat je crois que ça a déjà un peu ça a été un peu perçu puisque nous avons aussi enregistré des victoires aux municipales évidemment j'espère en obtenir bien d'autres

38:27
Présentateur

la présidente du Front National Marine Le Pen est l'invité de questions politiques

38:30
Invité

Avant les batailles politiques

38:38
Présentateur

et les prochaines échéances électorales Marine Le Pen il y a évidemment le climat social les grèves les mobilisations qui sont dispersées aujourd'hui qui pourraient peut-être s'agréger est-ce que vous vous sentez exclu de ce mouvement social ? Non Non mais je vous pose la question tout simplement parce qu'on ne vous voit pas dans les manifestations on ne vous voit pas défiler avec les cheminots par exemple ou du côté des étudiants

39:02
Invité

Il est évident que vous ne me verrez pas aux côtés des étudiants bolchaux qui bloquent les facultés Bolchaux Oui bolchaux oui bolchaux en écrivant sur les murs mort aux flics non là honnêtement vous ne m'y verrez pas ça c'est une certitude pas plus que vous ne me verrez aux côtés des centrales syndicales car je ne mélange pas les dirigeants des centrales syndicales avec les syndiqués qui bien souvent d'ailleurs il faut le dire sont également des électeurs Front National mais les dirigeants des centrales syndicales qui ont appelé à voter pour Emmanuel Macron qui savaient pertinemment la volonté d'Emmanuel Macron soit d'utiliser et même d'abuser des ordonnances soit de mettre en place la volonté de Bruxelles c'est-à-dire la dérégulation la concurrence à tous les étages et qui aujourd'hui font mine de crier au loup alors qu'ils ont ouvert au loup la porte de la bergerie vous voyez aux côtés de cela vous ne me verrez pas mais est-ce pour cela que je ne défends pas nos services publics évidemment que non est-ce pour cela que je n'ai pas toujours été dans une belle cohérence d'ailleurs vous l'admettrez aux côtés de ceux qui refusent de se voir imposer les dictates de Bruxelles et notamment encore une fois cette ouverture à la concurrence dont nous savons très bien que l'objectif à terme c'est la privatisation et donc la disparition des services publics ça c'est l'argument de la CGT aussi c'est l'argument de la CGT aussi mais on a l'impression c'est une réalité mais on a l'impression à l'occasion de ce conflit que pour le coup le clivage gauche-droite a renait on voit bien que la CGT une partie de la gauche est derrière les grévistes et que vous vous savez pas entre choisir entre défense du service public ou protection des usagers vous dites j'aime pas la forme qui a pris la grève ça handicap trop les usagers donc on sent que vous êtes quand même assez mal à l'aise dans le conflit

41:02
Présentateur

Marine Le Pen

41:03
Invité

est-ce qu'on est obligé d'être caricatural ?

41:07
Présentateur

non mais on est obligé d'être clair en politique vous pouvez nous dire par exemple si vous souhaitez la politique dénoncer la gréviculture pendant que vous vous défendiez les cheminots

41:15
Invité

est-ce qu'on peut défendre la SNCF car moi je défends la SNCF sans obligatoirement se réjouir de la perturbation générale du pays est-ce qu'on peut dire moi je considère qu'il y a d'autres moyens peut-être d'exprimer le désaccord avec la politique menée par le gouvernement concernant la SNCF on peut envisager par exemple la gratuité totale des transports pour les usagers voilà quelque chose qui plairait à tout le monde et qui n'handicaperait pas au maximum un certain nombre de personnes les plus modestes disons-le parce que ce sont elles qui n'ont pas d'autres moyens bien souvent de transport que le train mais intéressons-nous au fond sur le fond je considère que l'état encore une fois se soumettant ainsi à la volonté exprimée et votée par la gauche et la droite d'ouverture de la SNCF à la concurrence est en train d'abandonner de larguer la SNCF en réalité la privatisation de la SNCF si je puis me permettre ce jeu de mots est sur les rails que les arguments qui sont développés sont des arguments injustes et malhonnêtes parce que honnêtement la dette qui est tout de même le problème essentiel ne nous cachons pas derrière notre petit doigt la dette elle est la conséquence de quoi ?

Est-ce qu'elle est la conséquence du statut des cheminots ? Réponse non or c'est cela que dit le gouvernement le gouvernement dit la dette c'est de la faute des cheminots et c'est la raison pour laquelle on va modifier le statut vous approuvez ce que disent les syndicats en l'occurrence madame Le Pen c'est faux et si les syndicats dénoncent cela ils ont raison de le faire c'est faux la réalité c'est que la dette est la conséquence d'abord d'un tour de passe-passe scandaleux effectué par monsieur Juppé à la fin des années 90 qui a planqué une partie de la dette de l'état dans la SNCF pour pouvoir mais sans refaire l'histoire est-ce qu'il faut que l'état reprenne la dette ?

refaisons l'histoire cher monsieur c'est essentiel parce que la justice elle ne peut être la conséquence que d'une histoire bien comprise donc Alain Juppé a planqué une partie de la dette de l'état dans la SNCF pour faire plaisir à Bruxelles et pour rentrer dans les critères de convergence de la monnaie unique ça c'est la première chose et puis deuxièmement il y a monsieur Pépi monsieur Pépi ça fait des années qu'il est à la tête de la SNCF oui je pense qu'il faut qu'il s'en aille parce que c'est lui qui a mis en place une stratégie et notamment une stratégie d'investissement sous forme de partenariat public-privé très onéreux pour la SNCF mais dites-moi moi la vraie question que je me pose au fond c'est pour qui est faite cette réforme et est-ce qu'on n'est pas là en plein conflit d'intérêt j'ai lu que monsieur Vichra qui est un ami de promotion de l'ENA d'Emmanuel Macron le fournissait en note c'est le directeur adjoint du groupe SNCF je vois que la ministre des transports est l'ancienne directrice de la stratégie de la SNCF c'est à dire que c'est elle qui est en partie de la connaissance des dossiers mais pardon c'est elle qui est en partie coupable de la situation de la SNCF que dénonce le gouvernement et il choisit de confier à celle qui est coupable le soin de mettre en oeuvre la réforme vous dénoncez beaucoup de choses très bien ce qu'on voudrait savoir c'est finalement la SNCF on la réforme comment parce que malgré tout il faut la réformer il y a 46, 47, 50 milliards de dettes vous, vous faites quoi pour faire en sorte que les trains roulent à l'heure que ça soit confortable et qu'ils roulent à bonne vitesse sur les rails puisque manifestement les rails sont dans une situation telle qu'on n'arrive plus à faire fonctionner les trains normalement on fait quoi parce qu'il y a un vrai problème encore une fois d'abord la première des choses à faire c'est de mettre en place de la concertation et pour l'instant le moins qu'on puisse dire c'est que le recours aux ordonnances a été un signal très clair du refus de la concertation avec les partenaires alors les ordonnances sont sorties il faut discuter moi je pense que beaucoup de partenaires sont prêts à ce qu'il y ait des réformes des améliorations et je vais vous dire quel que soit le sujet le service public peut très certainement toujours être encore amélioré mais l'état doit-il racheter la dette de la SNCF oui je pense que l'état doit reprendre la dette de la SNCF car je pense que l'état ils payent de toute façon qu'est-ce que vous croyez et qu'est-ce que vous croyez qu'il va se passer demain lorsqu'on va changer le statut de la SNCF que croyez-vous qu'il va arriver et bien il va arriver que évidemment la SNCF va emprunter sur le marché avec des taux d'intérêt qui vont être sans commune mesure avec ceux qu'elle peut obtenir aujourd'hui et que donc on va continuer à aggraver la dette qui va peser sur les clients mais vous ne répondez pas à ma question

46:30
Présentateur

comment on améliore la situation de la SNCF on ne peut pas rester quand même dans l'état dans lequel on est là vous dites on absorbe la dette c'est fini on continue à faire fonctionner on espère améliorer un peu ça ne va pas solutionner

46:40
Invité

le problème quand même pardon est-ce qu'on pourrait ne pas reprendre la logorée du gouvernement sans même se poser la question de savoir si ce que dit le gouvernement est juste parce que le système ferroviaire en France peut sûrement être amélioré mais il est quand même très bon admettons les choses par rapport à d'autres pays ça fonctionne 3 milliards de déficit par an quand même ah mais voilà voilà on en revient on en revient à la dette non mais d'accord donc il y a quelque chose qui ne fonctionne pas on ne peut pas tout mélanger ne me dites pas un coup la dette un coup les horaires un coup ceci un coup cela bien sûr qu'il y a des améliorations à faire bien sûr qu'il y a eu des erreurs stratégiques majeures dont monsieur Pépi et madame Borne sont essentiellement les responsables et qu'il faut revoir la stratégie de la SNCF oui je considère qu'il faut sauver le service public il faut que ça reste un service public car sinon demain les petites lignes auxquelles évidemment nous sommes attachés parce que ce sont les veines qui irriguent la ruralité qui souffre considérablement aujourd'hui et bien ces veines seront victimes de thromboses et qu'il n'y aura plus d'aménagement du territoire donc il faut revoir l'intégralité de la stratégie de la SNCF c'est sûr on peut discuter du statut des cheminots avec eux mais le faire de cette manière là et le faire surtout avec cet objectif là qui est l'objectif de la privatisation en ce qui me concerne c'est non

48:09
Présentateur

Marine Le Pen est l'invité de France Inter du journal Le Monde et de France Info question politique sur France Inter

48:15
Invité

dernière séquence de l'émission et Jeff lutte contre le terrorisme justement madame Le Pen après l'attentat de Trèbes comme le parti des républicains vous réclamiez l'internement des fichiers S notamment comment vous réagissez aux prises de position de Frédéric Pechenard l'ancien patron de la police nationale ou Arnaud Dangean qui a appartenu à la DGSE ce sont deux parlementaires et eux ils disent que ça ne servirait à rien de faire ça ils connaissent un petit peu le dossier et que ce qui compte c'est d'abord d'améliorer leur enseignement ils ont tort ils connaissent très bien le dossier et ça tombe bien car je n'ai jamais réclamé l'internement des fichiers S pas de tous les fichiers S mais votre parti réclame en tout cas qu'une partie d'entre eux soit mis hors d'état de nuire comme entre guillemets c'est ce que vous avez dit le lendemain de l'attentat de Trèbes je demande l'application de la loi et notamment de l'article 4114 du code pénal sur l'intelligence avec l'ennemi je pense que tous ceux qui sont convaincus d'avoir quelques relations que ce soit avec des organisations ennemies de la France Daesh Boko Haram Al Nostra Al Qaïda et j'en passe et des meilleurs soient préventivement incarcérés qu'une instruction soit ouverte avec un juge d'instruction dans l'objectif de les juger et je le souhaite s'ils sont coupables de les condamner à une peine prévue jusqu'à 30 ans de prison par l'article 411 préventivement incarcérés dites-vous donc c'est bien de la rétention préventivement incarcérés non vous ne savez pas la différence entre la rétention administrative et la préventive voilà ce sont deux choses qui sont radicalement différentes bon donc moi je reste dans le cadre de l'état de droit dans le cadre de l'état de droit il y a des milliers de personnes cher monsieur aujourd'hui qui sont suspectées d'avoir commis des faits graves et qui sont actuellement détenues de manière préventive dans l'attente de leur jugement c'est ce que je souhaite pour les fichiers bon quand je vois que la situation est telle qu'un amendement de madame Boyer par ailleurs nous avons sur certains sujets de fortes divergences mais là elle a posé un amendement que nous avions déposé dans d'autres lieux et dans d'autres temps réclamant que des condamnés pour terrorisme soient étrangers soient renvoyés à l'issue de leur peine dans leur pays d'origine et bien cet amendement n'a pas été voté alors qu'on ne vienne pas me dire qu'on fait preuve de fermeté dans la lutte contre le terrorisme c'est faux rien n'est fait aujourd'hui dans la lutte contre le terrorisme la question portée sur l'efficacité il y a quand même toute une une attitude d'Edouard Philippe qui dit en fait il y a une certaine légèreté d'une partie de la classe politique et il fait allusion à vous et aussi à LR d'attiser le feu systématiquement en disant finalement en faisant croire que le risque zéro n'existe pas est-ce que face au terrorisme il ne faut pas conserver l'union sacrée le plus longtemps possible Marine Le Pen Edouard Philippe caricature notre position c'est normal il est un partisan politique de de de de l'oeuvre de destruction menée par Emmanuel Macron est-ce qu'il est extraordinaire de réclamer que les fichiers étrangers soient renvoyés dans leur pays d'origine immédiatement est-ce qu'il est extraordinaire de réclamer la déchéance de nationalité pour les binationaux convaincus de liens avec le fondamentalisme islamiste moi je ne le crois pas je pense que ce sont des mesures de bon sens la peine de mort pour les terroristes vous ne la réclamez pas pourquoi ?

mais j'ai expliqué très clairement que mon objectif était d'organiser un référendum sur la peine de mort mais je veux vous dire qu'il y ait la peine de mort ou qu'il y ait l'incarcération à vie l'important c'est qu'il soit surtout mis hors d'état de nuire à la société hors d'état de recommencer or on voit bien que ces mesures essentielles dont je viens de vous parler qui sont pourtant assez simples et surtout assez évidentes le gouvernement se refuse absolument à les mettre en oeuvre or elle permettrait justement à nos services de renseignement de pouvoir se concentrer sur ce qu'on ne peut pas renvoyer dans leur pays ou qu'on ne peut pas incarcérer ce serait beaucoup plus performant beaucoup plus efficace Marine Le Pen

52:45
Présentateur

désolé de vous interrompre mais on a fini pour cette émission la semaine prochaine paraîtra le livre de François Hollande en quelques mots si vous deviez résumer son quinquennat

52:53
Invité

et bien vous voyez il n'y a aucun mot qui me vient c'est pas rassurant pour lui

52:58
Présentateur

Merci Marine Le Pen d'avoir été notre invité question politique se termine merci à tous les trois merci à Alexandre Gilardi qui a préparé cette émission je vous retrouve juste après le journal de 13h pour le grand face-à-face de France Inter