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InterviewC dans l'air (sur YouTube)· 10 avril 2018 64 minContradictoireActualité / polémiqueDéfenseInstitutions & électionsEurope & internationalEnvironnement & énergie

Syrie : Trump et Macron prêts à frapper #cdanslair 10.04.2018

Source d'origine 2 locuteurs

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 15 %Attaque 35 %Défensif 51 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 86 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:16OuverteRéponse directe

    Cette fois-ci, l'option d'une frappe franco-américaine et peut-être même britannique en Syrie est clairement sur la table.

  • 0:55OuverteRéponse directe

    Le soutien inconditionnel de la Russie et de l'Iran à Bachar el-Assad et Moscou met déjà en garde contre de graves conséquences en cas de frappe occidentale.

  • 1:01OuverteRéponse directe

    Quels risques pour le pays et pour Emmanuel Macron de s'engager dans une offensive militaire en Syrie ?

  • 3:32OuverteRéponse directe

    Les autorités françaises et américaines n'ont aucun doute sur le fait que des armes chimiques aient été utilisées une nouvelle fois dans la Ghouta ?

  • 5:03OuverteRéponse directe

    Si une frappe militaire est décidée, comment les preuves de l'attaque chimique et les responsabilités seront-elles établies ?

  • 7:25RelanceRéponse partielle

    Pourquoi évoquer des frappes imminentes alors que les enquêtes sur l'origine de la frappe sont en cours ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:31PrésentateurFait
    « Donald Trump a promis de faire payer Bachar el-Assad et ses alliés, ce sont ses mots. »
  • 0:36PrésentateurFait
    « Le gouvernement français assure que si une ligne rouge a été franchie, elle donnera lieu à une riposte. »
  • 3:02InvitéFait
    « Il faut montrer des preuves sérieuses. »
  • 3:44InvitéFait
    « Les services de renseignement américains et français se basent sur ces centaines de vidéos qui ont été tournées par la population de la Gouta, de Douma. »
  • 7:40InvitéFait
    « Rappelez-vous, Le Monde, il y a plusieurs années, avait dépêché des journalistes enquêteurs sur place pour recueillir les échantillons. »
  • 12:15InvitéPromesse
    « Nous prendrons des décisions majeures dans les 24 à 48 heures. »
  • 14:54InvitéFait
    « Nous en sommes arrivés à un point où le monde doit voir que la justice est rendue. »
  • 29:22InvitéFait
    « Il y a un problème de crédibilité pour Donald Trump qui est celui qui avait dit il y a encore une semaine : je quitte la Syrie sur le plan militaire. »
  • 46:46InvitéFait
    « Benyamin Netanyahou met en garde le chef de la diplomatie iranienne. »
  • 47:21InvitéFait
    « Message à l'attention des tyrans de Téhéran : "Ne testez pas la détermination d'Israël". »
  • 58:55InvitéChiffre
    « d'envoyer 60 missiles de croisière sur une seule frappe »
  • 1:00:26InvitéFait
    « la Russie est devenue le maître du monde aujourd'hui ou du moins en apparence »
  • 1:00:45InvitéFait
    « Vladimir Poutine a voulu mettre fin au changement de régime décidé par les occidentaux »

Temps de parole

  • Invité41 %
  • Invité 217 %
  • Présentateur13 %
  • Invité 311 %
  • ?5 %
  • Invité 45 %
  • Invité 53 %
  • Invité 63 %

≈ 26 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:11
Locuteur

Bonsoir

0:12
Présentateur

à toutes et à tous, nous attendons vos questions SMS, Internet et réseaux sociaux pour alimenter notre discussion. Cette fois-ci, l'option d'une frappe franco-américaine et peut-être même britannique en Syrie est clairement sur la table. Emmanuel Macron et Donald Trump se sont parlé à deux reprises et semblent d'accord sur le principe d'une réponse militaire à l'attaque chimique du week-end dernier dans la Ghouta. Donald Trump a promis de faire payer Bachar el-Assad et ses alliés, ce sont ses mots. Et le gouvernement français assure que si une ligne rouge a été franchie, elle donnera lieu à une riposte des déclarations qui se heurtent, à une réalité.

Le soutien inconditionnel de la Russie et de l'Iran à Bachar el-Assad et Moscou met déjà en garde contre de graves conséquences en cas de frappe occidentale. Alors frappés, mais comment et avec quel soutien la France et les Etats-Unis peuvent-ils reculer une fois de plus ? Quel risque pour le pays et pour Emmanuel Macron de s'engager dans une offensive militaire en Syrie ? Syrie, Macron et Trump prêts à frapper, c'est le titre de cette émission avec nous pour en parler ce soir. Pierre Servan, vous êtes expert militaire, spécialiste des questions de défense. Votre dernier ouvrage, 50 nuances de guerre, paraîtra le 19 avril aux éditions Robert Laffont.

François Clémenceau, vous êtes rédacteur en chef au journal du dimanche, en charge de l'actualité internationale. On retrouve vos éditos de Politique étrangère tous les matins sur Europe 1 et vous publiez cette semaine dans la revue parlementaire L'Hémicycle, un dossier consacré à la visite d'Emmanuel Macron aux Etats-Unis. Ce sera dans 15 jours. À la Côte-Demani, vous êtes journaliste franco-syrienne. La Libération, en une de votre quotidien aujourd'hui, Armes chimiques en Syrie, l'impunité jusqu'où ? Citons votre dernier ouvrage, Seul dans Raqqa, aux éditions Équateur. Enfin, Jean-Dominique Merchet, vous êtes journaliste à l'opinion, spécialiste des questions de défense et diplomatie.

Votre dernier livre, Macron Bonaparte, est publié aux éditions Stock. Je rappelle votre blog, Secrets Défense, hébergé sur le site du journal. Bonsoir à tous les quatre.

2:00
Locuteur

Merci

2:00
Présentateur

de participer à ce C'est

2:01
Locuteur

dans l'air

2:02
Présentateur

en direct. L'ONU demande une enquête, je cite, impartiale. À la Côte-Demani, on a besoin d'une enquête pour savoir ce qui s'est vraiment passé dans la Gouta

2:09
Locuteur

?

2:09
Invité

C'est-à-dire que les mises en doute sont là. Et les premiers à le faire sont évidemment le régime syrien et les Russes qui, tout de suite, ont accusé tout le monde de fabriquer ces attaques chimiques ou ces victimes. On a même vu aujourd'hui dans les médias russes montrer des images des officiers russes en Syrie aller à Douma, montrer qu'il

2:33
Locuteur

n'y a

2:33
Invité

aucune trace, il n

2:35
Locuteur

'y a

2:35
Invité

rien du tout. Enfin bon, cette prétente, donc devant ce démenti, devant ce déni, on va dire, accusant les autres de mentir ou de fabriquer ou de l'opposition syrienne de monter ça en épingle, forcément, il faut montrer des preuves sérieuses. Et c'est pourquoi, je pense, les États-Unis et d'autres demandent une commission d'enquête internationale, impartiale, etc.

3:02
Locuteur

Il

3:03
Invité

faut savoir que celle-ci existait et qu'elle a été justement démantelée l'année dernière par un veto russe à l'ONU parce qu'après avoir enquêté sur deux, au moins, attaques chimiques très documentées et établissant la responsabilité du régime syrien, Moscou a refusé le renouvellement de cet organisme qui était chargé justement d'enquêter sur les armes chimiques.

3:32
Locuteur

–

3:32
Présentateur

Justement, les autorités françaises et américaines n'ont aucun doute

3:36
Locuteur

sur

3:37
Présentateur

le fait que des armes chimiques aient été utilisées une nouvelle fois dans la Gouta

3:42
Locuteur

? – Pour

3:44
Invité

l'instant, les services de renseignement américains et français se basent sur ces centaines de vidéos qui ont été tournées par la population de la Gouta, de Douma, où on montre effectivement des

3:55
Locuteur

enfants, des

3:55
Invité

femmes,

3:56
Locuteur

des

3:56
Invité

civils qui sont victimes de suffocation. Pour être victime de suffocation, ce ne sont pas des bombardements comme les précédents, ce sont des bombardements effectivement avec un certain nombre d'agents toxiques qui sont utilisés, dont le chlore. La difficulté du chlore, c'est que c'est un produit qui est autorisé, sauf à usage militaire, et qui est par nature très volatile. Donc c'est extrêmement difficile, contrairement au sarin par exemple, d'aller chercher des preuves de traces de gaz de chlore, si ce n'est l'effet immédiat que ce gaz a sur les populations.

Mais en même temps, il y a de longues enquêtes documentées qui prouvent l'usage de gaz chloré par l'armée syrienne, conseillées également et appuyées par l'armée russe en Syrie. Donc tout ça a été suffisamment documenté par le passé pour se dire que cette fois-ci, il serait tout de même assez extraordinaire de dire que ces gens que l'on voit sur ces vidéos jouent dans une sorte de scénario filmé par Hollywood local. Ce n

4:57
Locuteur

'est

4:57
Invité

pas du tout le cas. –

4:58
Présentateur

Et idem sur les responsabilités du régime syrien, pardon de poser les questions comme ça, mais s'il

5:03
Locuteur

y a

5:03
Présentateur

des frappes militaires, on va se retourner sur les preuves de ces attaques chimiques et les responsabilités, aucun doute, de la part des autorités françaises et américaines sur l'attaque chimique d'une part, comme vous l'avez expliqué, d'autre part sur les responsabilités.

5:17
Locuteur

–

5:17
Invité

Apparemment oui, quand on voit les déclarations de l'ambassadeur de France à l'ONU, ça paraît assez clair. Maintenant,

5:24
Locuteur

il

5:24
Invité

y a certainement une volonté des services occidentaux de vérifier et surtout d'identifier l'origine du tir. – C'est ça. – Est-ce que c'est parti de frappe aérienne ?

5:33
Locuteur

Et

5:33
Invité

dans ce cas-là, on voit mal comment les Russes n'auraient pas été au courant. Est-ce que c'est de l'artillerie avec des obus chimiques ? Est-ce que c'est à la fois, est

5:42
Locuteur

-ce

5:42
Invité

que c'est à nouveau les barils remplis de chlore avec des explosifs conventionnels qui permettaient de propulser une pluie de chlore, l'eau de Javel que nous avons dans nos cuisines ? Mais là, visiblement, avec éventuellement un mélange de sarin pour avoir un effet plus violent. Et on sait que les Syriens sont assez habiles pour essayer de rester légèrement en dessous de la ligne rouge. Ils ont énormément bombardé ces derniers mois avec du chlore qui n'est pas nécessairement directement meurtrier. Il est très incapacitant et très blessant pour les civils, pour les enfants et les femmes. Là, est-ce qu'il y

6:22
Locuteur

aurait

6:22
Invité

eu un mélange ? Et donc, encore une fois, il va falloir identifier clairement qui va tirer, non seulement pour attribuer le crime, mais aussi s'il y a frappe de rétorsion

6:31
Locuteur

pour

6:32
Invité

frapper les points de départ. Ceux qui ont commandité ces tirs et donc les lieux. C'est ce qui s'était passé il y

6:38
Locuteur

a

6:38
Invité

un an, quand Trump avait frappé après l'utilisation du chimique à Rancheroun, où là, clairement, c'est la base de départ des avions qui avaient frappé qui a été en partie détruite.

6:49
Présentateur

Ce travail-là, il est déjà fait, Pierre Servin ?

6:52
Locuteur

Alors, on se parle ou

6:53
Présentateur

pas

6:53
Locuteur

?

6:53
Invité

Il est en cours. Ce

6:56
Locuteur

qu

6:56
Invité

'il y a,

6:57
Locuteur

c

6:57
Invité

'est qu'il faut arriver à recueillir. Rappelez-vous, Le Monde, il y a plusieurs années, avait dépêché des journalistes enquêteurs sur place pour recueillir les échantillons, pour pouvoir les faire analyser en France. Je suppose que nous avons quand même, les services occidentaux doivent avoir des personnels sur place. Il y a les satellites d'observation, les avions de reconnaissance qui sont sur zone, pour arriver à identifier les vols, etc. Ce n

7:21
Locuteur

'est

7:21
Invité

pas complètement simple à faire.

7:24
Locuteur

Pourquoi je vous pose

7:25
Présentateur

cette question ? Parce qu'on a l'impression depuis quelques jours qu'on va au devant de frappes imminentes. Et vous évoquez les uns et les autres, à la fois les enquêtes sur le terrain pour savoir l'origine de la frappe et la provenance

7:37
Locuteur

de ces armes chimiques. C'est très sérieux ce qui se passe là.

7:39
Invité

Rappelez quand

7:40
Locuteur

la

7:41
Invité

frappe de 2013, qui évidemment a existé, n'a pas été un montage, comme certains ont voulu le faire croire. En revanche, les services français et les services alliés, mais les services français, ça j'en ai la certitude, n'ont jamais été capables d'identifier à quel niveau l'ordre avait été donné. Voilà. En 2013, on a dit, c'est le régime, mais le régime c'est quoi ? C'est qui ? C'est quand ? C'est comment ? Ça,

8:09
Locuteur

j

8:10
Invité

'en discutais il y a peu avec un homme qui était au centre de ces affaires, et il me disait, on ne sait pas si ça a été Bachar, si ça a été son frère Maher, ou si c'était un élément inférieur dans la hiérarchie qui, d'une manière assez stupide, aurait appliqué le règlement. Ça

8:26
Présentateur

aurait

8:26
Locuteur

changé quelque chose ? On n'a

8:27
Invité

pas la preuve. Non mais, ça ne veut pas dire que ce n'est pas le régime. C'est-à

8:32
Locuteur

-dire

8:32
Invité

qu'au sein du régime, on ne pénètre pas au sein du régime.

8:35
Locuteur

C

8:35
Invité

'est ça qu'il faut comprendre.

8:36
Locuteur

C

8:36
Invité

'est qu'on n'a pas de source intérieure qui nous permette de comprendre comment ça se passe à l'intérieur du système. Il

8:44
Locuteur

n

8:44
Invité

'y

8:44
Locuteur

a

8:44
Invité

pas de doute sur le fait que c'est le régime. Mais

8:47
Locuteur

si

8:48
Invité

on veut dire, ça s'est passé comme ça, à telle heure, c'est un tel cas, ça, on ne sait pas.

8:54
Présentateur

Ça veut dire qu'à la fois les Américains et les Français, et on va le voir peut-être, les Britanniques vont devoir avoir la preuve de l'origine du tir pour décider à un

9:03
Locuteur

moment de frapper ? Non,

9:03
Invité

parce que c'est fondamentalement une décision politique. Et donc, la décision semble prise quand même.

9:11
Présentateur

Elle est prise

9:11
Locuteur

? Écoutez,

9:12
Invité

on n'en sait rien. Mais tout montre qu'on va plutôt vers ce scénario.

9:19
Locuteur

Jean-Dominique

9:20
Invité

a tout à fait raison d'appuyer sur ce point, parce que la dimension de la riposte dépend de ça. C

9:27
Locuteur

'est

9:27
Invité

-à

9:28
Locuteur

-dire,

9:28
Invité

soit vous frappez uniquement sur les vecteurs

9:31
Locuteur

qui

9:32
Invité

ont servi à frapper la population civile à Douma, soit vous frappez la flotte syrienne, et auquel cas c'est au-delà d'un aérodrome, c'est plusieurs bases aériennes, soit vous décidez de frapper les centres de commandement militaires de la région, soit vous allez frapper encore plus haut, et vous atteignez directement le pouvoir politique syrien. Et c'est vrai que ce n

9:56
Locuteur

'est

9:56
Invité

pas du tout la même chose de s'en prendre uniquement à l'origine du tir et d'aller jusqu'au sommet de la hiérarchie militaire.

10:04
Présentateur

Souvent, lorsqu'on fait des émissions comme celle-ci, vous nous rappelez un peu au calme, disant « Non, non, il y a beaucoup d'agitation, il y

10:10
Locuteur

a

10:10
Présentateur

des déclarations, il y

10:11
Locuteur

a

10:11
Présentateur

des coups de menton, mais la réalité, au fond, le conflit retombera de lui-même. »

10:16
Locuteur

Là,

10:17
Présentateur

on est dans quel moment ? Est

10:18
Locuteur

-ce qu'on est

10:18
Présentateur

dans un moment où les déclarations sont du registre du coup de menton, et on sait que Trump nous a habitués à ça, ou est-ce qu'on est au-delà, Pierre

10:24
Locuteur

Servan

10:25
Invité

? D'abord, Trump a déjà frappé l'année dernière. Il l'a fait en unilatéral, également pour montrer qu'Obama était finalement un personnage plus ilanime et que lui était tout à fait décidé. Donc je suis convaincu qu'il y aura des frappes. Je suis rejoint à François Clémenceau sur l'interrogation.

10:40
Locuteur

Qu

10:41
Invité

'est-ce qu'on veut faire ? Puisqu'évidemment, ce sont des frappes militaires à but politique. Donc est-ce que c'est sanctionner, marquer le coup pour dire « Là, le droit international, si une question majeure est atteint, on frappe symboliquement, on fait une frappe

10:52
Locuteur

? »

10:53
Invité

Est-ce qu'on fait une semaine de frappe

10:54
Locuteur

? Est

10:55
Invité

-ce qu

10:55
Locuteur

'on

10:55
Invité

va plus loin pour essayer véritablement de donner un avertissement derrière les frappes aux Russes et aux Iraniens et peut-être un avertissement aux Turcs

11:02
Locuteur

? C

11:03
Invité

'est-à-dire montrer la détermination du clan occidental en disant « Attendez, là, maintenant, ça suffit. On est dans une partie très sérieuse.

11:11
Présentateur

» En tout cas, les images sont difficiles à supporter. Celles de victimes civiles, souvent des enfants qui portent des stigmates d'une attaque chimique. La communauté internationale,

11:19
Locuteur

comme

11:20
Présentateur

souvent, s'indigne à l'exception des alliés de Damas, Moscou en tête, comme d'habitude, qui refusent de condamner Bachar el-Assad sans preuve. Donald Trump et Emmanuel Macron en ont vu assez, eux, pour évoquer désormais une réponse militaire. Le président américain qui promet déjà de faire payer Bachar el-Assad, Gladys Laffitte et Mickaël Bouy.

11:46
Locuteur

La

11:46
Invité

menace est claire. Les États-Unis pourraient frapper militairement la Syrie. Une riposte directe à l'attaque chimique présumée de samedi dernier. Mise en cause, le régime syrien et ses

11:59
Locuteur

alliés.

12:00
Invité

Face à eux, Donald Trump hausse le ton, et avec lui, Emmanuel Macron.

12:06
Locuteur

Les

12:06
Invité

deux hommes se consultent par téléphone pour apporter, disent-ils, une réponse forte et commune. Nous prendrons des décisions majeures dans les 24 à 48 heures.

12:20
Locuteur

Si

12:20
Invité

c'est la Russie, si c'est la Syrie, si c'est

12:23
Locuteur

l'Iran,

12:24
Invité

si ce sont eux tous ensemble,

12:26
Locuteur

nous le découvrirons et nous connaîtrons la réponse

12:28
Invité

très bientôt.

12:31
Locuteur

Dans

12:32
Invité

la nuit de vendredi à samedi, la ville de Douma est bombardée,

12:36
Locuteur

le

12:37
Invité

dernier bastion tenu par les rebelles syriens en Ghouta oriental. Quelques heures plus tard, des centaines de personnes affluent dans les hôpitaux de la ville.

12:48
Locuteur

De

12:49
Invité

nombreux enfants ont la cornée brûlée,

12:52
Locuteur

sont

12:52
Invité

en détresse respiratoire.

12:56
Locuteur

Plus

12:56
Invité

de 40 personnes seraient mortes.

13:00
Locuteur

Selon

13:00
Invité

une ONG présente sur place, les victimes ont tous les symptômes d'une exposition à un agent chimique.

13:08
Locuteur

Un

13:08
Invité

mélange de chlore et de sarin, selon les médecins. Choquée, la coalition internationale accuse Damas.

13:14
Locuteur

Son

13:15
Invité

allié russe, lui, dément l'utilisation d'armes chimiques. Nos experts militaires et des spécialistes du croissant rouge arabe-syrien se sont déjà rendus sur place. Ils n'ont découvert aucune trace de chlore ou d'une quelconque substance chimique utilisée contre des civils.

13:36
Locuteur

Si

13:37
Invité

la nature de cette attaque fait autant débat, c'est qu'elle acterait le franchissement de la ligne rouge établie par les alliés occidentaux.

13:46
Locuteur

Une

13:46
Invité

limite réaffirmée par Emmanuel Macron l'année dernière.

13:50
Locuteur

Il

13:50
Invité

accueille alors Vladimir Poutine en France.

13:52
Locuteur

Une

13:54
Invité

ligne rouge très claire existait de notre côté.

13:58
Locuteur

L

13:58
Invité

'utilisation d'armes chimiques par qui que ce soit. Et donc, toute utilisation d'armes chimiques

14:03
Locuteur

fera

14:04
Invité

l'objet de représailles et d'une réposte immédiate,

14:07
Locuteur

en

14:08
Invité

tout cas de la part des Français.

14:10
Locuteur

Une

14:11
Invité

action militaire française qui pourrait être aérienne.

14:14
Locuteur

Des

14:15
Invité

départs de rafales armées de missiles depuis la France ou bien depuis ses bases proches de la Syrie.

14:20
Locuteur

Autre

14:21
Invité

scénario, une action conjointe avec les avions et destroyers américains, très présents dans la région.

14:28
Locuteur

La

14:28
Invité

voie militaire, si la solution diplomatique échoue.

14:32
Locuteur

Hier,

14:34
Invité

Paris, Washington et Londres ont convoqué en urgence une réunion du Conseil de sécurité de l'ONU. En jeu le vote d'une énième résolution à laquelle la Russie pourrait opposer son veto. Les discussions sont très tendues. Les ambassadeurs français et américains font pression sur Moscou. Nous en sommes arrivés à un point où le monde doit voir que la justice est rendue. La Russie peut arrêter ce massacre insensé si elle le veut. Mais au lieu de ça, elle se tient aux côtés du régime d'Assad et le soutient sans hésitation. Aucun avion syrien ne décolle sans que l'allié russe en soit informé.

15:14
Locuteur

Ces

15:15
Invité

attaques sont donc intervenues soit avec l'accord tacite ou explicite de la Russie,

15:21
Locuteur

soit

15:22
Invité

malgré elle et en dépit de sa présence militaire. Comme attendu, le représentant russe rend coup pour coup. Nous avons déjà fait savoir qu'une action armée occidentale engagée sous un prétexte mensonger contre la Syrie où les troupes russes sont déployées à la demande du gouvernement légitime du pays pourrait avoir de graves répercussions. Nous appelons les Occidentaux à renoncer à leur rhétorique guerrière.

15:51
Locuteur

Comme

15:52
Invité

un avant-goût de ces possibles répercussions,

15:54
Locuteur

ce

15:55
Invité

week-end, un avion russe aurait survolé cette frégate française, la frégate Aquitaine, actuellement postée en Méditerranée orientale.

16:05
Locuteur

Si

16:05
Présentateur

on s'en tient à ces déclarations, le ton est sacrément monté.

16:08
Locuteur

Oui, je

16:09
Invité

crois

16:09
Locuteur

que... En

16:11
Invité

même temps, dans cette affaire,

16:13
Locuteur

il

16:13
Invité

y a deux dossiers très différents qui s'entrecroisent et qui s'entrechoquent. Il

16:17
Locuteur

y a

16:17
Invité

le dossier de la Syrie et il

16:18
Locuteur

y a

16:18
Invité

le dossier des armes chimiques. Il se trouve que les armes chimiques sont en Syrie. Oui, mais ce n'est pas du tout la même chose. La Syrie, tout le monde a compris que cette affaire était perdue pour les Occidentaux, que nous avions misé une carte et qu'on a échoué en Syrie. Et c'est le camp d'en face qui gagne.

16:35
Locuteur

On

16:36
Invité

ne peut plus rien faire. En revanche, il y a la question des armes chimiques. Il se trouve qu'elles sont en Syrie. Mais c'est le problème de l'utilisation d

16:43
Locuteur

'armes

16:43
Invité

interdites par le droit international. D'armes qu'on considère comme étant des armes de destruction massive.

16:48
Locuteur

C'est

16:48
Invité

la ligne rouge.

16:49
Locuteur

Oui,

16:50
Invité

mais ce

16:50
Locuteur

n

16:50
Invité

'est pas la ligne rouge en Syrie. C'est la ligne rouge en général. On ne doit pas, les puissances responsables, dont la France, considèrent qu'elles ne doivent pas permettre la banalisation de l'usage de ces armes. On ne doit pas utiliser de telles armes dans les conflits, quels qu'ils soient, en Syrie ou ailleurs. Donc, la Syrie,

17:11
Locuteur

c

17:12
Invité

'est une chose. Mais si maintenant, on laisse se développer l'usage d'armes chimiques d'une manière extrêmement courante, parce que des attaques, il y en a tous les mois en Syrie avec des armes chimiques. Demain, il y

17:24
Locuteur

en

17:24
Invité

aura ailleurs. Pourquoi pas ? Et donc, là,

17:27
Locuteur

au

17:28
Invité

fond, pourquoi les Occidentaux réagissent aussi fortement sur cette affaire d'armes chimiques ? Parce que des enfants qui meurent, des femmes qui meurent sous les bombes ou dans les salles de torture, il y en a tous les jours. Et ce n

17:39
Locuteur

'est

17:39
Invité

pas pour ça qu'on va les frapper. C'est parce que le chimique nous inquiète. En tant que tel, pas parce qu'on l'utilise, pas parce qu'il est une arme de plus dans l'horreur en Syrie, pas du tout. C'est parce qu'on franchit une barre symbolique d'utilisation d'armes interdites, qu'est-ce que sont les armes biologiques, les armes nucléaires et les armes chimiques. Et ça, on se dit,

18:01
Locuteur

il

18:01
Invité

y a des conventions internationales,

18:03
Locuteur

des organisations... les

18:04
Présentateur

gendarmes de Merchet.

18:04
Locuteur

Ça fait longtemps qu'on se l'a dit. Oui, mais

18:05
Invité

ça faisait très longtemps qu'on n'utilisait pas d'armes chimiques à la guerre. La dernière utilisation d'armes chimiques massives, c'est la guerre Iran-Irak. À l'époque, on soutenait l'Irak et on ne condamnait pas. C'est après l'Irak qu'on a décidé de faire un régime d'interdiction des armes chimiques.

18:21
Locuteur

En

18:21
Présentateur

Syrie, ce n

18:21
Locuteur

'est

18:21
Présentateur

pas la première fois.

18:22
Invité

Ce n

18:23
Locuteur

'est

18:23
Invité

pas la première fois, mais c

18:24
Locuteur

'est

18:24
Invité

la première guerre où on en utilise autant de manière régulière contre des populations civiles dans des combats pour aller, par exemple, traquer les combattants qui sont dans les tunnels parce qu'on est en ville et pour aller liquider les combattants qui sont dans les tunnels, on balance du gaz.

18:42
Locuteur

C'est

18:42
Présentateur

ce qui s'est passé là, à Douma.

18:44
Invité

Sans doute.

18:45
Locuteur

C'est aussi une arme

18:46
Invité

de terreur pour faire fuir les

18:47
Locuteur

populations civiles et

18:48
Invité

garder

18:49
Locuteur

les

18:49
Invité

combattants

18:50
Locuteur

pour pouvoir... Et c'est pareil. C'est pareil. C'est une

18:51
Invité

arme de terreur. Il y a une utilisation presque régulière, en tout cas, des armes chimiques dans une guerre. Et ça, c'est un problème qui

19:02
Locuteur

dépasse de loin la question syrienne. Ce n

19:05
Présentateur

'est pas simplement l'intervention franco-américaine et peut-être britannique en Syrie dans un conflit syrien, mais une

19:12
Locuteur

espèce de... Le

19:13
Invité

drame,

19:13
Locuteur

c

19:13
Invité

'est que tout le monde, même les Russes, sont d'accord avec ça. Même les Russes sont d'accord sur le fait qu'il ne faut pas emploier d'armes chimiques. Même les Iraniens. Les Iraniens sont le pays qui a été le plus victime d'attaques chimiques dans l'histoire récente, à l'époque de la guerre qui rentre. Les Iraniens détestent les armes chimiques. Le problème, c

19:28
Locuteur

'est

19:28
Invité

la tragédie qui est en train de se passer. C'est que, alors que toute la communauté internationale est à peu près d'accord pour dire qu

19:35
Locuteur

'il

19:35
Invité

ne faut pas utiliser les armes chimiques, comme ça se passe en Syrie et qu'on s'est mis dans un engrenage épouvantable, et bien maintenant, voilà, on est presque à l'affrontement militaire avec les Russes qui disent vous n'intervenez pas et on

19:48
Locuteur

va intervenir.

19:49
Invité

C'est

19:50
Locuteur

dramatique. C'est dramatique. Je

19:51
Invité

crois que cette distinction que vient de faire Jean-Dominique Merchet est très importante entre... Le problème n'est plus ni les Syriens ni la Syrie ni les protégés des populations civiles qui ne le sont pas depuis très longtemps. Ça, la renonciation là, occidentale, est totale depuis un certain nombre. Et nous, nous, occidentaux, nous, garants, responsables de la paix mondiale, des accords. Il y

20:19
Locuteur

a

20:19
Invité

un côté égaux aussi. On a établi des règles, on a établi des lignes rouges l

20:24
Locuteur

'un

20:24
Invité

ou l'autre. Avant, le premier, c'était Obama, le dernier, le plus récent, c'est Macron. Mais bon, genre, ce sont mes lignes rouges et c'est vraiment face aux Russes pour dire oui.

20:38
Locuteur

Cette fois-ci, c'est allé trop loin. C'est ça, la règle,

20:41
Invité

c'est ça. Cela dit, c'est très important

20:44
Locuteur

de

20:45
Invité

faire cette distinction.

20:46
Locuteur

Parce que ça change quoi,

20:47
Présentateur

en réalité ?

20:47
Locuteur

Parce que ça change,

20:48
Invité

non, au niveau de la riposte,

20:50
Locuteur

c

20:50
Invité

'est ça que ça va changer. Est-ce que le but

20:53
Locuteur

d

20:54
Invité

'une action militaire sera de changer quelque chose sur la donne syrienne actuelle

21:00
Locuteur

?

21:01
Présentateur

Personne

21:02
Locuteur

n'y croit vraiment ? Voilà.

21:03
Invité

Est-ce que c'est simplement

21:05
Locuteur

pour

21:06
Invité

montrer une vraie volonté de mettre fin, justement, de faire respecter cette règle internationale, à interdire la prolifération des armes chimiques, etc. Bon, là, ça visera d'autres objectifs. Et là, le message sera beaucoup plus vis-à-vis des Russes, éventuellement des Iraniens, que vis-à-vis des Syriens,

21:25
Locuteur

message davantage à

21:26
Présentateur

Poutine qu'à Bachar el-Assad, en réalité,

21:29
Locuteur

sur la question des armes chimiques. Juste cette

21:30
Invité

question... Parce que Poutine est en train de couvrir systématiquement Bachar el-Assad dans tous ses comportements. Alors, je me souviens

21:37
Présentateur

qu'on avait déjà fait une émission qui ressemblait à celle-ci après des armées chimiques. Vous nous aviez expliqué qu'en réalité, Vladimir Poutine était embarrassé par l'utilisation d'armes chimiques par Bachar el-Assad. C'est toujours le cas, parce que là, c'est un soutien inconditionnel. Et qui suggère d'ailleurs cette question, pourquoi ne parle-t-on que des États-Unis et de la France pour riposter ? Ils sont où, les autres pays ?

21:58
Invité

Non, mais les autres... Personne ne se presse parce que c'est un imbroglio absolument épouvantable. Et puis, on sait comment ça peut commencer, des frappes françaises, américaines, éventuellement anglaises. Et on ne sait pas comment ça peut tourner par la suite. La situation par rapport à 2013 n'a plus rien à voir. En 2013, quand il avait été question que les Américains, les Français, les Britanniques frappent après l'utilisation du chimique dans la même zone, il n'y avait pas les Russes

22:24
Locuteur

qui

22:25
Invité

n'interviennent que deux ans plus tard, il n'y avait pas Daesh qui n

22:28
Locuteur

'était

22:28
Invité

pas encore dans le paysage, et les frappes qui étaient convenues à l'époque entre les trois grands, c'était de frapper donc les lieux symboliques de production du chimique, les centres de commandement liés à l'arme chimique de Bachar el-Assad, et en même temps était frappé le représentant d'Al-Qaïda, Al-Nostra, c'est-à-dire qu'il fallait... L'objectif des Occidentaux était aussi de casser les djihadistes de façon à donner

22:52
Locuteur

de l'air. Mais ce n'est pas l'objectif.

22:53
Invité

Aujourd'hui, on est dans une configuration absolument terrible. Alors les Russes, ils sont garants, normalement, de la destruction des armes chimiques de la Syrie, donc évidemment, ils sont dans une position pour dire mais non, non, ce n

23:04
Locuteur

'est

23:04
Invité

pas eux parce que nous, on est garants, ça ne s'est pas passé. Donc ils sont coincés, et par rapport à ce qui a été évoqué par notre ambassadeur dans votre reportage, il est possible que les Russes n'arrivent pas à maîtriser Bachar. C'est une thèse que je développe depuis un certain temps. Bachar est un alaouite qui est enfermé dans sa logique, même s'il sait ce qu'il doit aux Russes qui a sauvé son régime. Je crois qu'il est capable aussi à différents niveaux d'utiliser l'arme chimique pour essayer de gagner sur le terrain. Il est totalement désinhibé par rapport à ça.

23:34
Locuteur

Cette

23:34
Présentateur

question, sur la question, ils sont où les autres pays

23:36
Locuteur

?

23:37
Invité

Les autres pays, ils ne se poussent pas parce que, comment dirais-je, d'abord, il faut aussi avoir la capacité militaire, de frappe, de frappe à distance, c'est-à-dire la voile option aérienne, ce n

23:49
Locuteur

'est

23:49
Invité

pas celle que je privilégie parce que les Russes ont amené énormément de systèmes de défense sol-air. Et vous vous rappelez quand même qu'il y a quelques semaines, un avion israélien a été abattu pour la première fois alors que les Israéliens frappent entre 10 et 20 fois par an en Syrie depuis 2011, chaque fois que le Hezbollah reçoit des armements majeurs ou que l'Iran est trop puissant. Donc, à mon avis, ce sera plutôt

24:13
Locuteur

des frappes pour les pilotes, c

24:14
Présentateur

'est les

24:15
Locuteur

rampages français.

24:15
Invité

Ça fait partie

24:16
Locuteur

du boulot, mais

24:17
Invité

franchement, ça ne passionne pas ni les Allemands qui ne sont pas du tout dans des postures comme ça, ni nos alliés européens. Non, mais c'est pour ça que c'est très important de préciser que le message, si le message il y a, il est adressé effectivement aux Russes. Un, parce que c'est effectivement eux qui en 2013 ont trouvé une solution à l'absence de frappe à l'époque américano-française en disant on va démanteler l'arsenal chimique de Bachar. Oui, il a été démantelé, mais apparemment pas totalement, donc c'est en partie eux qui sont responsables. Et deux, parce que ces frappes auxquelles on assiste là, elles ont lieu

24:49
Locuteur

alors

24:50
Invité

qu'il y a théoriquement une trêve qui a été signée, validée au Conseil de sécurité et qui était censée être respectée. On ne parle même pas de trêve des armes conventionnelles, une trêve tout court et qui devait faciliter les convois humanitaires, etc. Donc il y a d'un côté une absence de fermeté et d'autorité des Russes sur les Syriens pour leur dire le chimique

25:13
Locuteur

plus

25:14
Invité

jamais et deux, qui sont donc les Russes pour pouvoir dire aujourd'hui on a signé une trêve, on était d'accord pour la trêve mais on est incapable de la faire respecter.

25:22
Locuteur

Et

25:22
Invité

tout ça explique la raison pour laquelle il n'y aurait que les Américains et les Français éventuellement les Anglais à venir frapper, c'est parce que ce sont les trois autres membres du Conseil de sécurité des Nations Unies qui non seulement sont effectivement les moyens mais qui ont aussi la légitimité politique pour le faire puisqu'on est là devant des violations flagrantes des résolutions du droit international et des accords qui avaient été passés.

25:44
Présentateur

On a vu Emmanuel Macron très ferme aux côtés de Vladimir Poutine poser ses lignes rouges. Vous disiez tout à l'heure à la Comdanie il

25:51
Locuteur

y a

25:51
Présentateur

une question d'égo. Est-ce qu'on imagine aujourd'hui le président de la République faire machine arrière et est-ce que le pays est dans un moment

25:58
Locuteur

où

25:58
Présentateur

il se dit est-ce qu'on peut accepter est-ce que

26:00
Locuteur

l

26:00
Présentateur

'opinion serait favorable

26:01
Locuteur

à

26:01
Présentateur

une intervention en Syrie dont vous avez dit les uns et les autres à juste titre qu'on sait à priori même avant qu'elles aient lieu que ces frappes ne régleront pas le problème syrien

26:12
Locuteur

?

26:12
Invité

C'est une vraie question parce qu'effectivement ça arrive dans un moment compliqué pour Emmanuel Macron qui a comme vous le rappelez une situation intérieure compliquée avec une grève à la SNCF à Air France avec l'Azad de Notre-Amdélande avec les facs occupés avec des problèmes avec les classes populaires enfin bref voilà et donc ça effectivement lui est obligé d'intégrer ça dans son raisonnement il n

26:35
Locuteur

'est

26:35
Invité

pas qu'un acteur de la commune internationale du membre du conseil de sécurité il est aussi d'abord et d'abord un politique un responsable politique français et il est face à l'opinion publique et effectivement alors on n'en sait rien mais il peut y avoir des effets de coup de bâton ou l'opinion publique genre attendez c'est bon je veux dire qu'est-ce qu'on va faire la guerre en Syrie alors que quand même quand on voit pardon François quand on voit il

27:02
Locuteur

a essayé d'intervenir mais non

27:04
Invité

quand on voit les réactions des gens sur les réseaux sociaux ou dans les conversations qu'on peut avoir les gens sont extrêmement partagés c'est-à

27:13
Locuteur

-dire

27:13
Invité

les gens ne sont absolument pas convaincus par les arguments américano-français y

27:19
Locuteur

compris sur l'utilisation des armes chimiques

27:20
Invité

beaucoup de gens relaient ou sont convaincus par les arguments russes ou par les arguments syriens énormément un

27:26
Locuteur

peu

27:26
Présentateur

complotistes aussi

27:27
Locuteur

bien

27:27
Invité

sûr complotistes tout le monde s'accusera d'être complotiste dans cette affaire en tout cas moi ce que je constate moi à mon petit niveau dans ce que je vois sur les réseaux sociaux c'est

27:37
Locuteur

une

27:38
Invité

forte contestation des positions occidentales à l'intérieur de l'opinion publique française et alors

27:44
Locuteur

? il peut

27:46
Présentateur

ne

27:47
Locuteur

pas en tirer de leçon rien

27:48
Invité

écoutez

27:49
Locuteur

rappelez-vous Jean-Dominique

27:50
Invité

Merchet 2013 on nous a servi la même soupe je crois que je faisais partie on était 2-3 favorables aux

27:57
Locuteur

frappes

27:58
Invité

si on avait frappé en 2013 nous n'aurions pas cette situation catastrophique

28:01
Locuteur

aujourd

28:01
Invité

'hui et tout le monde était là à dire oui mais les français ne sont pas pour c'est compliqué on ne sait pas évidemment le monde dans lequel nous sommes rentrés est un monde extrêmement dangereux parce que quand vous dites les occidentaux ont échoué en Syrie je ne suis pas d'accord le problème c'est que vous avez des pays hégémoniques

28:16
Locuteur

qui

28:16
Invité

n'ont aucun respect des droits de l'homme qui effectivement utilisent toute la puissance militaire et donc en quelque sorte dire c'est eux qui gagnent donc ils ont raison par rapport aux démocraties qui eux utilisent d'autres moyens je ne

28:28
Locuteur

suis

28:28
Invité

pas d'accord avec ça et je ne crois pas une seconde que le président Macron puisse être retenu par rapport au rôle qu'il a à la façon qu'il a d'incarner la fonction présidentielle chef des armées et ce qu

28:40
Locuteur

'il

28:40
Invité

a pu écrire ou dire parce qu'en France il y

28:43
Locuteur

a

28:43
Invité

des troubles sociaux il faudrait peut-être d'ailleurs que les français s'interrogent aussi de savoir s'ils appartiennent au monde ou si c'est simplement des problèmes franco-français bon c'est un autre sujet que vous avez traité dans d'autres cédants

28:54
Locuteur

plus sur la politique intérieure non mais si je peux me permettre de rejoindre

28:57
Invité

ce que dit

28:59
Locuteur

où

29:00
Invité

est la crédibilité d'un président de la république qui s'engage pour dire je fais les réformes je vais jusqu'au bout et sur le droit international je dis quelque chose et je ne respecte pas ma parole y compris celle que je donne au monde entier il y a un problème de crédibilité et c'est le même qu'on voit pour tout le monde pour tous les acteurs de cette histoire il y

29:14
Locuteur

a

29:14
Invité

un problème de crédibilité il y a un problème de crédibilité pour Poutine encore une fois je ne reviens pas sur ce que je viens de dire il y a un problème de crédibilité pour Donald Trump qui est celui qui avait dit il y a encore une semaine je quitte la Syrie sur le plan militaire alors tu quittes la Syrie ou alors tu frappes il est possible qu'ils fassent les deux en même temps mais tout de même il y

29:32
Locuteur

a

29:32
Invité

un problème à un moment de cohérence et puis il

29:34
Locuteur

y a

29:34
Invité

un problème de crédibilité pour Macron qui est de se dire où ce que j'ai dit face à Vladimir Poutine à Versailles soit je tiens parole soit je ne tiens pas parole

29:44
Locuteur

pardon

29:44
Présentateur

mais ce ne serait pas la première fois que sur un tel dossier des chefs d'État de premier plan à un moment donné décident de faire machine arrière pour les raisons qui étaient les leurs à l'époque et qui étaient celles

29:54
Locuteur

c'est vrai vous avez tout à fait raison est-ce que

29:56
Présentateur

le contexte est différent alors vous l'avez rappelé par rapport à la lutte contre Daesh mais est-ce qu'une marche arrière aujourd'hui est possible quand on voit les déclarations à la fois de Donald Trump et d'Emmanuel Macron à votre avis

30:08
Locuteur

le

30:08
Invité

contexte est différent on l'a rappelé ça n'est plus le même contexte de 2013 mais les principes sont les mêmes et donc il

30:14
Locuteur

y a

30:14
Invité

un moment où il faut savoir effectivement tirer les leçons du passé corriger les erreurs et dire à partir de maintenant non c'est non

30:20
Locuteur

et

30:20
Présentateur

l'attitude de la Russie est-ce que la Russie qui hausserait le ton l'Iran qui hausserait le ton ce qu'ils sont en train de faire peut

30:26
Locuteur

changer à

30:27
Présentateur

un moment donné la donne

30:28
Locuteur

naturellement

30:28
Invité

ils ne sont pas fous ils ne sont pas fous et ils ont d'autres problèmes aussi sur les bras même s'ils sont les grands gagnants du dépeçage de la Syrie l'Iran qui parvient à constituer son grand front chiite mais il a aussi des troubles intérieurs il y

30:40
Locuteur

a

30:40
Invité

eu des protestations des manifestations en Iran vous avez l'Arabie Saoudite qui est en train de monter on accueille le prince héritier MBS à Paris quant à la Russie qui a des normes pour les problèmes économiques chez lui il est aussi embarrassé par cette situation parce que lui il veut un règlement politique et Bachar El-Assad ne veut pas de règlement politique il veut dominer il veut que la paix règne en Syrie sur les décombres des villes qui ont été hostiles à lui donc eux aussi sont gênés ce qui veut dire qu'il y

31:15
Locuteur

a

31:15
Invité

peut-être des petites ouvertures aussi pour la diplomatie

31:17
Locuteur

encore

31:18
Présentateur

là au moment où on se parle

31:19
Invité

parfois il faut taper et après ça réouvre un peu de diplomatie

31:24
Locuteur

en tout cas

31:24
Présentateur

les réactions de

31:25
Locuteur

Moscou ne laissent aucun

31:26
Présentateur

doute sur le soutien permanent de Vladimir Poutine au régime de Bachar El-Assad depuis 2015 les forces militaires russes ont permis à Damas de gagner du terrain et de faire plier des rebelles à tel point que malgré la brutalité assumée par Bachar El-Assad la communauté internationale a dû jusqu'ici accepter son maintien au pouvoir Romain Besnenou et Nicolas Baudry-Dasson

31:48
Invité

là nous allons vers la Ghouta pour voir la situation

31:52
Locuteur

voir

31:53
Invité

les forces armées et les combattants les régions qui ont été

31:56
Locuteur

libérées

31:59
Invité

Bachar El-Assad lunettes de soleil sur le nez décontractées au volant d'une voiture

32:05
Locuteur

dans

32:05
Invité

cette vidéo filmée par le régime syrien El-Assad se met en scène et s'improvise guide dans la région de la Ghouta dévastée par ses forces loyalistes 1400 morts ici depuis février des maisons explosées

32:20
Locuteur

et

32:21
Invité

Bachar El-Assad fier et cynique à la fois bien sûr ce qui est triste dans une telle visite est malgré le sentiment de fierté et de bonheur que j'éprouve maintenant

32:37
Locuteur

ce

32:38
Invité

qui est triste c'est de voir des gens obligés de quitter leur maison et de vivre des jours et des jours dehors

32:44
Locuteur

à

32:45
Invité

cause de la guerre et des terroristes

32:51
Locuteur

au

32:56
Invité

milieu des ruines de la Ghouta Bachar El-Assad se pose en vainqueur

32:59
Locuteur

pour

33:00
Invité

son opération de communication le régime ne montre évidemment ni combat ni mort ni blessé seul El-Assad accueilli en héros par ses troupes à chaque balle que vous tirez contre un terroriste vous changez l'équilibre chaque pilote de char qui avance ne serait-ce que d'un mètre change la carte politique du monde drôle d'image d'un chef d'état tombé en disgrâce pour une partie du monde et dont l'occident ne donnait pas cher de la peau il y a quelques temps encore depuis le début de la guerre les leaders mondiaux se succèdent incapables de s'entendre sur le sort à réserver à Bachar El-Assad

33:39
Locuteur

je

33:40
Invité

pense qu'Assad doit partir afin que les effusions de sang cessent dans le pays nous devons parler avec de nombreux acteurs du conflit y compris Bachar El-Assad Assad est à l'origine du problème

33:53
Locuteur

il

33:54
Invité

ne peut pas faire partie de la solution

33:56
Locuteur

je

33:56
Invité

ne fais pas du départ et de la destitution de Bachar El-Assad une condition préalable à l'intervention de la France je ne suis pas du genre à rester les bras croisés et à laisser Bachar El-Assad s'en sortir après tout ce qu'il a fait

34:11
Locuteur

mais

34:11
Invité

le vrai maître du jeu en Syrie est en réalité Vladimir Poutine

34:15
Locuteur

en

34:16
Invité

intervenant aux côtés de Bachar El-Assad depuis 2015 la Russie a fait basculer le conflit bombardiers navires de guerre porte-avions une armée qui permet au régime syrien de retrouver aujourd'hui la moitié de son territoire contre 20% il y a 3 ans

34:31
Locuteur

les

34:31
Invité

Kurdes sont toujours présents au nord

34:34
Locuteur

les

34:34
Invité

rebelles syriens aux alentours d'Idlib et Daesh subsistent à la frontière irakienne après plus de 2 ans tout le monde constate désormais ses résultats sur le terrain grâce au soutien des forces de l'ère russe et à l'armée arabe syrienne dans sa lutte et sa guerre contre le terrorisme

34:53
Locuteur

dans

34:53
Invité

la ville d'Alep reprise aux rebelles des portraits de Bachar El-Assad et Vladimir Poutine bordent les rues

34:59
Locuteur

et

34:59
Invité

saturent même les magasins de souvenirs illustration de la puissance russe en Syrie où ses intérêts sont nombreux

35:06
Locuteur

pour

35:07
Invité

le Kremlin intervenir en Syrie c'est d'abord se refaire une place sur la scène diplomatique mondiale

35:12
Locuteur

c

35:13
Invité

'est aussi du commerce avec des ventes d'armes au régime syrien et de nombreux intérêts pétroliers enfin stratégiquement la Russie a installé deux bases militaires en Syrie qui lui offrent un accès direct à la Méditerranée au coeur du Proche-Orient grâce à l'armée russe la Syrie

35:32
Locuteur

est sauvée en tant qu'état

35:34
Invité

beaucoup a été fait pour stabiliser la situation en Syrie j'espère que dans un avenir proche nous mettrons un terme définitif au terrorisme en Syrie

35:44
Locuteur

grâce

35:45
Invité

à l'indéfectible soutien de Vladimir Poutine Bachar El-Assad fait à nouveau partie de l'équation dans l'objectif de paix en Syrie du moins peut-être jusqu'à ce que le maître du Kremlin en décide autrement

35:58
Présentateur

juste une question est

35:59
Locuteur

-ce

35:59
Présentateur

qu'en Syrie on se prépare à des frappes militaires est-ce que vous en savez à la communauté ?

36:02
Locuteur

je

36:02
Invité

crois que là oui il y a une grande crainte du côté du régime syrien si bien qu'il y a en début d'après-midi ils ont dit mais on est prêt à accueillir tous les membres de l'organisation contre les armes chimiques on ouvre les portes on est prêt à coopérer là tout d'un coup ils ont senti le sérieux des choses donc il y a des craintes militairement apparemment ils ont pris quand même quelques dispositions même si je pense qu'ils n'ont absolument pas les moyens de faire quoi que

36:35
Locuteur

ce soit même avec

36:36
Présentateur

le soutien des Russes

36:37
Locuteur

même avec

36:37
Invité

le soutien des Russes c'est pas évident ça démonstration je ne suis pas expert militaire mais bon mais il est certain que là il y a une angoisse parce que c'est la première fois qu'il y a vraiment un sentiment de sérieux que la menace est vraiment imminente qu'elle peut vraiment venir il ne

36:54
Locuteur

faut

36:54
Invité

pas oublier que ces derniers mois cette avance extraordinaire des offensives du régime syrien sur toutes les zones reconquises avec toutes sortes de choses avec plein de clore à toutes les occasions mais qui n'a pas fait de dégâts considérables qui n'a pas fait beaucoup de victimes etc. ce sentiment d'impunité qu'on

37:15
Locuteur

voit dans le

37:15
Invité

reportage de façon extraordinaire mais je peux tout faire je suis protégée par mon grand allié russe par les iraniens j'avance je gagne j'écrase tout le monde donc il y a une sorte de folie maintenant chez Bachar al-Assad et son régime on l'a vu un petit peu dans le reportage ça y est je peux écraser tout le monde donc là tout d'un coup ah non mais c'était finalement pas total

37:42
Locuteur

oui

37:43
Invité

effectivement il faut bien réaliser qu'en 2015 quand les russes interviennent il n

37:48
Locuteur

'y

37:48
Invité

a pratiquement plus d'armée syrienne loyaliste elle a réduit à la cuisson des combats il ne

37:55
Locuteur

reste

37:55
Invité

plus grand chose et finalement le régime tient par les iraniens le hezbollah libanais des milices chiites venues d'Irak venues d'Afghanistan les azaras qui sont venus soutenir donc le régime ne tient pratiquement plus

38:09
Locuteur

aujourd

38:10
Invité

'hui ce qui explique aussi l'usage du chimique du chlore ou de mélange c'est que sur le terrain Bachar veut l'emporter veut marquer que c'est lui qui gagne vous avez vu dans votre reportage la différence entre la déclaration de Bachar et l'Assad qui précise que la victoire est venue grâce à l'appui aérien russe

38:29
Locuteur

et

38:29
Invité

le président russe juste derrière qui dit en gros la Russie a sauvé le régime parce que voilà c'est très important donc l'usage du chimique c'est aussi une façon de gagner parce qu'ils n'ont pas suffisamment d'hommes à mettre dans les combats donc les russes matraquent ils matraquent la Gouta comme ils ont matraqué Alep en visant tous les postes de secours les zones de vivre etc et au sol vous avez cette configuration cette coalition militaire avec le résidu de l'armée de Bachar plus les conseillers iraniens et tous les miliciens qui reprennent pied à pied et qui prennent le terrain et quand c'est un peu trop dur allez on met du chlore éventuellement on fait un petit mélange sur le feu entre guillemets et ça terrorise ça fait sortir la population vous avez Rémi Ourdan dans Le Monde qui a sorti un papier très intéressant sur les guerres de siège le retour des guerres de siège comment on fait aujourd'hui c'est entre parenthèses les techniques qui avaient été utilisées sur Grossny par les russes en Tchétchénie c'est des vieilles pratiques qui viennent de la nuit des temps de la guerre et qui sont utilisées aujourd'hui par les russes les iraniens et les syriens de Damas

39:30
Présentateur

après le reportage qu

39:31
Locuteur

'on

39:31
Présentateur

vient de voir la question est posée est-ce que les frappes militaires envisagées par les français les américains changeraient quoi que ce soit à ce qu'on vient de voir c'est-à-dire au fait que Bachar el-Assad soit absolument incontournable en

39:43
Invité

ce moment je crains que non parce qu'on l

39:45
Locuteur

'a

39:45
Invité

vu en avril dernier en avril 2017 où il y a eu des frappes américaines une nuit avec au moins l'accord tacite des russes qui ont laissé faire enfin voilà ils ont été prévenus ils ont évacué leur gars de l'aéroport pour qu

40:00
Locuteur

'il

40:00
Invité

n

40:00
Locuteur

'y ait

40:00
Invité

pas d'incident là manifestement ils sont un peu moins coopératifs

40:04
Locuteur

les

40:05
Invité

iraniens ne le sont pas beaucoup non plus donc il peut y avoir des entre guillemets bavures c'est-à-dire qu'on peut tuer les russes on peut tuer les iraniens il

40:13
Locuteur

y a cette question qui nous est posée pardonnez-moi je vous coupe une réponse

40:15
Présentateur

militaire ne risque-t-elle pas de dégénérer en guerre avec la Russie

40:18
Locuteur

? mais

40:18
Invité

attendez mes camarades ne

40:21
Locuteur

sont

40:21
Invité

pas d'accord avec moi ils sont manifestement assez chauds pour quelques frappes bien senties je pense que c'est un engrenage dangereux avec

40:34
Locuteur

la Russie

40:34
Invité

oui et avec l'Iran aussi parce que la France est dans une position compliquée la France contre les Etats-Unis contre l'Arabie Saoudite contre Israël essaie de sauver l'accord sur le nucléaire iranien et là on va évidemment être totalement associés aux Américains qui vont sans doute en profiter pour casser quelques Iraniens au passage comme l'ont fait encore les Israéliens le week-end dernier et on va être associés donc en fait on va se retrouver dans la posture quelle posture ? on va se retrouver dans la posture où il

41:04
Locuteur

y

41:04
Invité

aura les Occidentaux autour de Donald Trump parce que la décision appartient à Donald Trump et le

41:10
Locuteur

reste

41:10
Invité

du monde et bon c'est pas la meilleure position quand on veut jouer un rôle un rôle sur la scène internationale si ce n'est d'être le premier allié de Donald Trump et des Américains donc si on veut avoir une influence à avoir une posture gaulo-mitterrandienne comme on disait jénice c'est pas ça qu'il faut faire donc on risque de rentrer dans un engrenage qui nous mettra

41:35
Locuteur

c'est la

41:35
Présentateur

question et vous répondez plutôt favorablement une riposte militaire ne risque-t-elle pas de dégénérer en guerre avec la Russie ?

41:41
Invité

n'exagérons rien mais ça n'améliorera pas l'ambiance

41:47
Présentateur

François Clémenceau sur ce point-là

41:48
Invité

mais il y a toujours un risque

41:49
Locuteur

évidemment

41:50
Invité

il y a toujours le risque que ça dérape il y a toujours le risque que les choses s'enlisent il y a toujours les risques qu'on tape un coup pour rien bien sûr que les risques ils existent quand on fait la guerre et puis il

41:59
Locuteur

y a

41:59
Invité

un moment où on se dit le risque je le prends parce que l'enjeu est tel qu'on ne peut pas se permettre de ne rien faire parce que quelle est l'alternative à tout ce qu'on vient d'évoquer ?

42:09
Locuteur

c

42:09
Invité

'est quoi l'alternative ?

42:10
Présentateur

on

42:11
Invité

reste les bras croisés on va encore aux Nations Unies affronter un énième veto russe c'est ça la solution et c'est de se dire que sur la solution politique il n

42:19
Locuteur

'y a

42:19
Invité

rien à faire parce que ça appartient aux Turcs, aux Iraniens et aux Russes que sur le front militaire il n

42:23
Locuteur

'y a

42:23
Invité

rien à faire parce que Bachar a gagné la partie sur 80% du territoire et que sur le plan économique et humanitaire il n

42:30
Locuteur

'y a

42:30
Invité

rien à faire parce qu'il n'y a pas de solution politique alors si c'est ça on est à la lumière et puis chacun rentre chez soi

42:35
Locuteur

mais

42:36
Invité

si on est une puissance internationale digne de ce nom et qu'il y a un siège au Conseil de sécurité la moindre des choses c'est d'essayer d'essayer il n'y

42:44
Locuteur

a

42:44
Invité

jamais de garantie de succès à 100% lorsqu'on prend une initiative diplomatique ou militaire mais là il y

42:49
Locuteur

a

42:49
Invité

un moment où on se dit bien sûr qu

42:52
Locuteur

'il

42:52
Invité

y

42:52
Locuteur

a

42:52
Invité

eu des atrocités qui ont été commises mais est-ce qu'on va laisser les atrocités se commettre à nouveau se répéter et redevenir banal alors qu'il y

43:02
Locuteur

a

43:02
Invité

une possibilité de faire en sorte qu'éventuellement ça s'arrête même provisoirement et peut-être comme le dit Pierre de redessiner un tout petit peu les cartes

43:11
Présentateur

c'est ce qui est en train d'être arbitré en tout cas au sommet de l'Etat est-ce que la décision appartient aux Etats-Unis seule est-ce que la France pourrait décider en autonome comme on dit de faire des frappes

43:19
Invité

oui je pense qu'aujourd'hui oui la France de François Hollande Hollande était volontaire d

43:26
Locuteur

'ailleurs

43:26
Invité

la France elle s'est retrouvée toute seule après la défection des Britanniques et des Américains techniquement elle pouvait le faire mais elle voulait dans la mesure où il n

43:33
Locuteur

'y

43:33
Invité

avait pas de résolution du Conseil de l'ONU le fait d'avoir trois membres permanents sur cinq ça donnait cette légitimité elle n'y était plus là on a changé de configuration parce que ça fait sept ans de guerre 400 000 morts donc la France a techniquement la possibilité de le faire mais évidemment ça n

43:48
Locuteur

'a

43:48
Invité

pas le même poids que s'il y a les Américains les Britanniques avec nous et juste un dernier mot parce qu'effectivement les risques existent réels je crois qu'on connaît tous ici les risques d'autant plus que depuis 2013 l'imbrication des forces le nombre d'intervenants a encore augmenté donc c'est un une situation foutoir terrible voilà mais après la position elle est moi je l'ai souvent dit sur ce plateau elle me fait beaucoup penser aux années 30 dans des configurations très différentes très différentes c'est toujours la question de savoir c'est compliqué c'est compliqué de s'opposer à Hitler en 36 quand il remilitarise la rive gauche du Rhin parce que est

44:22
Locuteur

-ce

44:22
Invité

qu'on va faire la guerre pour ça quand il fait l'Ange Lous ah ben non on ne peut pas le faire etc et c'est tout le problème des démocraties face à des puissances qui marquent des points qui avancent encore une fois les configurations sont différentes et je ne compare pas Poutine à Hitler mais on est bien dans ces approches et évidemment les difficultés les risques sont énormes et la question c'est de savoir est-ce qu'on se fonde quand même un peu sur des principes dans un monde qui est devenu cacophonique où

44:48
Locuteur

il

44:48
Invité

n

44:48
Locuteur

'y

44:48
Invité

a plus d'instance internationale de régulation où c'est la loi du plus fort et est-ce qu'on accepte étape après étape de baisser le coût devant la loi du plus fort c'est une vraie question de fond qui est très respectable alors

44:59
Présentateur

vous parliez à l'instant de foutoir on y va justement la Syrie est le théâtre d'un autre bras de fer entre Israël et l'Iran hier matin Téhéran a promis de répliquer après le bombardement par les Israéliens d'une base syrienne tenue par les Iraniens et ce n'est pas la première frappe israélienne l'objectif de Benyamin Netanyahou est clair empêcher l'Iran de s'implanter durablement en Syrie Walid Birissoul avec Romain Becker et David Lemarchand

45:30
Invité

Au petit matin hier la voix officielle du régime syrien annonce qu'une de ces bases aériennes vient de subir une attaque

45:37
Locuteur

seule

45:38
Invité

image montrée par la télévision d'Etat ce point lumineux à travers le ciel est-ce un missile ou un chasseur le raid a en tout cas fait des victimes

45:46
Locuteur

14

45:47
Invité

combattants syriens mais aussi iraniens présents sur cette base au centre de la Syrie que l'on voit sur ces images satellites une attaque non revendiquée mais Damas et Moscou accusent tous les deux Israël

45:58
Locuteur

deux

45:59
Invité

avions F-15 de l'armée israélienne ont frappé l'aérodrome entre 3h25 et 3h53 heure de Moscou il faut qu'il y ait une enquête sur ces frappes aériennes car bien sûr c'est une évolution très dangereuse Israël de plus en plus présent dans le ciel de son voisin la Syrie il y a deux mois c'est au cours d'un raid contre cette même base qu'un chasseur israélien est touché par la DCA syrienne et parvient à rejoindre Israël avant de s'écraser

46:30
Locuteur

quelques

46:31
Invité

heures plus tôt l'armée israélienne détecte au dessus de son territoire ce drone iranien est-il armé ou juste équipé d'une caméra il ne vole que quelques minutes

46:39
Locuteur

avant

46:40
Invité

d'être détruit

46:42
Locuteur

une

46:43
Invité

escalade militaire mais aussi verbale car une semaine plus tard Benyamin Netanyahou met en garde le chef de la diplomatie iranienne l'Iran nie aussi avoir commis un acte d'agression envers Israël la semaine dernière avoir envoyé un drone dans notre espace aérien pour menacer notre peuple

47:00
Locuteur

eh

47:01
Invité

bien voici un morceau de ce drone iranien

47:08
Locuteur

ou

47:09
Invité

ce qu'il en reste après que nous l'avons abattu monsieur Zarif vous reconnaissez ça ? vous devriez c'est à vous

47:19
Locuteur

vous

47:19
Invité

pouvez repartir avec ce message à l'attention des tyrans de Téhéran

47:24
Locuteur

ne

47:25
Invité

testez pas la détermination d'Israël

47:27
Locuteur

la

47:28
Invité

Syrie un immense champ d'intervention pour puissances étrangères Russie et Iran aux côtés du régime de Damas Etats-Unis plus au nord avec la France notamment contre l'Etat islamique

47:38
Locuteur

et

47:39
Invité

la Turquie plus à l'ouest contre les Kurdes

47:41
Locuteur

c

47:42
Invité

'est maintenant l'Etat hébreu qui à son tour entre dans ce champ de bataille chaotique

47:45
Locuteur

pour

47:48
Invité

Israël la principale menace vient de Téhéran et des milices chiites comme le Hezbollah qu'elle forme et qu'elle entraîne entre 20 et 25 000 combattants à l'origine pour défendre Bachar el-Assad

47:58
Locuteur

mais

47:59
Invité

après plus de 7 ans de guerre la présence militaire de l'Iran en Syrie est devenue durable et sur tout le territoire avec des dizaines d'installations notamment près de la frontière israélienne

48:09
Locuteur

Israël

48:11
Invité

veut je dirais éviter que l'Iran s'installe de façon permanente crée des bases

48:20
Locuteur

qui

48:21
Invité

pourraient effectivement servir pour

48:25
Locuteur

d

48:26
Invité

'éventuelles attaques contre contre Israël

48:32
Locuteur

en

48:32
Invité

attendant l'état hébreu peaufine sa préparation

48:35
Locuteur

son

48:36
Invité

armée s'est lancée dans des exercices militaires de grande ampleur avec son allié américain

48:42
Locuteur

ce

48:42
Invité

jour là simulation de combat de rue dans ce village syrien ou libanais entièrement reconstitué Sahal et les marines côte à côte on ne sait pas ce qu'il va se passer il y a des choses sur lesquelles nous sommes déterminés à nous entraîner et à travailler ensemble et si nous devons être à leur côté et bien nous le serons

49:01
Locuteur

parmi

49:01
Invité

les scénarios envisagés une pluie de missiles sur le territoire israélien fournie par l'Iran au Hezbollah libanais la milice chiite considérablement renforcée par Téhéran est aujourd'hui capable selon certains experts de tirer plus d'un millier de missiles par jour en cas de guerre je veux dire clairement que le Hezbollah est prêt à répondre à toute agression si elle devait se produire si Israël décide de se lancer dans une action stupide Israël et le Hezbollah face à face

49:31
Locuteur

12

49:32
Invité

ans après leur première confrontation dont personne n'était vraiment sorti vainqueur

49:37
Locuteur

l

49:38
Invité

'état hébreu pourrait cette fois-ci de nouveau affronter l'Iran et ses alliés sur le front libanais mais aussi désormais sur le front syrien

49:46
Locuteur

et

49:46
Présentateur

nous reprenons notre discussion avec cette question si les Etats-Unis et la France interviennent que fait Israël

49:50
Locuteur

? je

49:51
Invité

pense qu'Israël restera en retrait Israël est vraiment sur des frappes en autonome complet depuis le début de la guerre c'est passé pratiquement inaperçu mais je vous dis qu

50:00
Locuteur

'il y

50:00
Invité

avait entre 10 et 20 frappes tous les jours il y a un an il y a failli avoir une collision entre un avion russe et un avion israélien et depuis il y a des échanges de plans de vol mais certainement pas le dernier sur la base iranienne qui a été frappé non non je pense qu'il y

50:16
Locuteur

aurait

50:16
Invité

vraiment les occidentaux d'un côté à Israël qui mènent ces opérations et qui lui combat véritablement le Hezbollah l'Iran dans sa montée en puissance mais la question est intéressante parce que ça montre qu'on est dans des poupées gigognes avec des guerres dans la guerre avec la sous-guerre et avec Jean-Domingue Bercher l'a dit tout à l'heure des alliances on est alliés avec les américains mais on n'est pas d'accord avec les américains par rapport à l'Iran etc donc c'est une fragmentation incroyable c'est un monde d'une grande complexité

50:42
Locuteur

les

50:42
Invité

Israéliens

50:43
Locuteur

seraient

50:44
Invité

quand même assez contents qu'on désarme chimiquement Bachar el-Assad parce qu'il ne

50:51
Locuteur

faut

50:51
Invité

jamais oublier que l'arsenal chimique de Bachar el-Assad c

50:53
Locuteur

'est

50:53
Invité

un arsenal qui visait Israël au départ c'est pour ça qu'il l'a développé c'était les Israéliens ont la bombe nucléaire et les Syriens avaient développé comme arme de rétorsion sur Israël avec des missiles des armes chimiques d'ailleurs en 2013 les Israéliens n'étaient pas pour les frappes américaines ils étaient ils ont été un des acteurs importants pour convaincre les Américains de plutôt trouver un accord pour vraiment aller partout bien parce que

51:19
Locuteur

des

51:20
Invité

frappes ont deux trucs deux trois trucs quand on envoie des inspecteurs on ramasse beaucoup plus

51:24
Locuteur

de choses

51:25
Invité

et d'ailleurs on a désarmé beaucoup plus les Syriens à l'époque qu'on l'aurait fait avec trois missiles mais donc ils étaient absolument pour l'accord les non-frappes et l'accord patronat avec les Russes donc ils sont assez proches les Russes

51:39
Locuteur

et là cette fois-ci là

51:41
Invité

-haut je pense qu'ils seraient assez satisfaits de voir les Américains et les Français intervenir d'autant que le seul truc qui les intéresse c'est les Iraniens et ils savent très bien que ça tendra l'ambiance encore une fois entre les Américains et les Iraniens et surtout les Français parce qu

52:02
Locuteur

'ils

52:02
Invité

n'ont pas confiance en nous sur ce dossier

52:04
Locuteur

parce

52:04
Invité

qu'on essaie de sauver l'accord avec l'Iran et ça eux ils ne

52:08
Locuteur

l

52:08
Invité

'en veulent pas ils sont comme les Saoudiens ils veulent le faire exploser cet accord donc tout ce qui contribuera à pourrir les relations entre la France et l'Iran va dans le sens d'Israël donc ils seront contents mais ils ne participeront pas

52:24
Locuteur

non

52:25
Invité

non il y

52:25
Locuteur

a

52:25
Invité

eu toute une période où Israël mais c'était il y a longtemps il y a 20 ans Israël n'était pas si mécontente que ça d'avoir un État syrien fort, responsable, rationnel avec qui on pouvait discuter il y avait des discussions d'ailleurs entre Israéliens et Syriens et puis la configuration aujourd'hui est totalement différente c'est un État qui pour le coup n'a plus franchement ses bases c'est un État un pays qui est littéralement détruit et qui est complètement émietté entre des puissances étrangères sur le sol syrien donc Israël n'est pas mécontente que ce soit un pouvoir affaibli mais en même temps s'inquiète de voir qu'il y a des puissances étrangères qui sont à ses portes dont l'Iran qui est son principal ennemi autrement dit lorsqu'il y a des troupes iraniennes du Hezbollah ou des milices chiites qui sont par exemple sur sa frontière du Golan ou qui se rapprochent de la frontière libanaise oui effectivement ça crée une crispation sur Israël et qui de façon préventive va taper frapper les convois d'armes qui sont livrés par l'Iran aux milices pro

53:26
Locuteur

-iraniennes

53:27
Invité

de sorte que cette menace soit reste gérable soit diminue

53:32
Locuteur

si

53:32
Présentateur

on en revient à nos frappes franco-américaines en Syrie que ferait l'Iran est-ce que la réaction est aussi véhémente de la part de l'Iran qu'elle l'est de la part de la Russie

53:45
Locuteur

je

53:45
Invité

crois que oui de toute façon sur le plan de la rhétorique ça va être oui condamnation totale et un petit peu justification voilà c'est toujours les occidentaux qui veulent détruire etc maintenant bon militairement je crois qu'il n

54:01
Locuteur

'y

54:01
Invité

a pas ils n'ont aucun moyen de de répliquer ou de résister en quoi que ce soit d'autant plus qu'ils ne sont peut-être pas les premiers visés non plus dans cette affaire là on vise vraiment si on parle de l'arsenal chimique ou de toutes sortes de l'usage des armes chimiques peut-être pas les Iraniens qui sont les premiers responsables pour une fois ils sont responsables de beaucoup de dégâts en Syrie mais sur ce plan là je ne suis pas sûre et la couverture là c'est vraiment directement le régime syrien probablement couvert

54:32
Locuteur

par par

54:34
Invité

les Russes parce que il ne

54:35
Locuteur

faut

54:35
Invité

pas oublier l'armée russe est partout en Syrie elle est dans toutes les petites et les grandes décisions les négociations depuis des semaines pour faire sortir chaque groupe rebelle de la Ruta sont menées directement par les Russes par l'armée russe

54:52
Locuteur

même

54:53
Invité

pas avec le régime syrien même pas

54:55
Locuteur

en lui demandant son

54:56
Invité

avis c'est un général russe il y a même un comité j'ai oublié le nom pour la pacification de la Syrie ou pour la réconciliation ou je ne sais quoi dirigé par un chef militaire russe par un général russe qui lui gère tout ça donc cette décision y compris l'utilisation de cette substance chimique il y a quelques jours

55:19
Locuteur

c

55:20
Invité

'est pas sûr que les Russes ne soient pas aussi au grand

55:22
Locuteur

ce

55:22
Invité

serait étonnant

55:23
Locuteur

nous

55:24
Présentateur

passons maintenant à vos questions

55:30
Locuteur

et

55:30
Présentateur

si Moscou réplique et défend la Syrie on va vers une guerre mondiale Trump Macron mais Netanyahou tous dingues

55:38
Locuteur

je

55:38
Invité

ne sais pas si on peut tous les mettre dans le même sac en tout cas moi je ne le fais pas les risques sont sérieux mais encore une fois la Russie a un objectif stratégique et politique qui est renforcer sa présence en Méditerranée trouver une solution politique en Syrie la Russie ne veut pas rentrer en guerre et par ailleurs elle n'a pas les moyens militaires il faut quand même rappeler des choses très simples le budget militaire des Etats-Unis c'est 600 milliards de dollars l'an la Russie c'est 10 fois moins donc il

56:06
Locuteur

y

56:06
Invité

a aussi ces balances là personne n'a envie de rentrer dans une guerre mondiale et donc c'est d'ailleurs pour ça aussi que les Russes comment dirais-je mesurent leurs effets militaires pour récupérer des choses ceci dit comment dirais-je l'un des problèmes c'est au-delà de la rationalité c'est l'enchaînement c'est des

56:23
Locuteur

conséquences Ce sont les

56:24
Présentateur

égaux

56:24
Locuteur

? Non

56:26
Présentateur

pas à ce niveau là ?

56:27
Invité

Si si bien

56:27
Locuteur

sûr énorme énorme

56:29
Invité

les égaux comptent énormément dans la décision politique bien sûr tous se prennent pour les maîtres du monde en tout cas les maîtres voilà ils sont tous persuadés de porter de porter un message ce sont des personnalités le système politique contemporain privilégie l'arrivée au pouvoir de ce genre de personnalités excessives alors dans des styles très différents mais Netanyahou Macron Trump Poutine voilà Theresa May enfin non la malheureuse elle

57:00
Locuteur

est moins en situation là désormais

57:01
Invité

ça privilégie ça parce que voilà et donc oui les égaux jouent malheureusement beaucoup et ils n'écoutent en général pas toujours très bien leurs conseillers mais bon merci

57:12
Présentateur

de nous rappeler pourquoi Obama a renoncé à intervenir en Syrie en 2013

57:17
Invité

Obama voulait s'assurer d'avoir le soutien de l'opinion et du Congrès avant de pouvoir frapper

57:24
Locuteur

et

57:25
Invité

puis quand il s'est aperçu qu'il risquait de ne pas avoir le soutien du Congrès il faut rappeler que juste avant la Chambre des communes n'avait pas donné son autorisation à l'époque au Premier ministre David Cameron pour frapper il s'est dit si ces frappes manquent de soutien populaire chez mon allié britannique et y compris chez moi c'est une affaire qui est mal partie en même temps on ne

57:45
Locuteur

peut

57:45
Invité

pas dire non plus qu'il ait essayé de convaincre son opinion publique de changer d'opinion et y compris ses propres élus

57:52
Présentateur

On aurait besoin de passer devant le Parlement si Emmanuel Macron décidait dans les 24h et les 48h comme l'a dit Donald Trump de frapper en Syrie est-ce qu'il a besoin d'un vote au Parlement

58:00
Locuteur

?

58:00
Invité

Non Le vote du Parlement en France c'est l'article 35 de la Constitution pour la déclaration de guerre il faudrait déclarer la guerre Paris déclare la guerre à Damas là il faut un vote du Parlement pour déclarer la guerre Sur l'engagement d'une opération extérieure c'est une des grandes libertés du président de la République monarque électif sous la 5ème République d'engager ses forces mais depuis Nicolas Sarkozy au bout de 4 mois s'il y avait une opération qui durait

58:25
Locuteur

on

58:26
Invité

n'est pas dans ce scénario-là au bout de 4 mois le Parlement doit valider par un vote la poursuite de l'OPEX mais la France a cette capacité à s'engager d'emblée sur une opération extérieure

58:36
Présentateur

Supposons une volte-face de Trump et que Macron se retrouve seul en première ligne avec quels moyens Paris pourrait-il riposter ?

58:43
Locuteur

On

58:43
Présentateur

a les moyens On

58:44
Invité

a les moyens militaires alors évidemment l'année dernière Trump a envoyé une soixantaine de missiles de croisière c'est quand même c'est significatif bon la France n'aurait pas à mon avis la possibilité d'envoyer 60 missiles de croisière sur une seule frappe on aurait la possibilité de frapper mais encore une fois je pense que ça serait très utile d'avoir un deuxième pays membre permanent des conseils de sécurité à la fois pour la lisibilité de la frappe et la force politique

59:09
Locuteur

Non

59:09
Invité

je voulais juste quand même nuancer on a l'air de

59:12
Locuteur

à

59:13
Invité

juste titre probablement d'affirmer que cette frappe est imminente et je le saura etc si jamais il y a une hésitation d'un côté ou de l'autre ou une réticence comme les cas de figure dont vous parlez il y

59:29
Locuteur

a

59:29
Invité

encore une porte sortie y compris ce soir à l'ONU de dire on a besoin d'enquêter

59:34
Locuteur

qu

59:35
Invité

'une commission sérieuse internationale etc envoyée sur

59:39
Locuteur

place ça voudra dire qu'on a fait machine

59:40
Invité

arrière ça veut dire qu

59:41
Locuteur

'on fait machine arrière ou

59:42
Invité

qu'on reporte les choses pendant deux ou trois semaines il ne faut pas écarter complètement cette ouverture

59:49
Locuteur

cette ouverture

59:49
Invité

ou cette éventualité La mission elle est déjà partie la mission de l'organisation internationale sur les armes chimiques elle est en route vers Douma admettons qu'elle arrive sans encombre et qu'elle puisse travailler 48 heures 72 heures sans aucune entrave de la part de l'armée syrienne ou de la part des

1:00:06
Locuteur

Russes sur place ce qui serait

1:00:06
Invité

très étonnant

1:00:07
Locuteur

ce qui serait

1:00:07
Invité

incroyablement étonnant on a vu par le passé à quel point c'était compliqué là effectivement le prétexte à ce moment là est tout trouvé pour dire l'équipe elle revient et puis cette

1:00:16
Locuteur

fois-ci

1:00:16
Invité

on frappe

1:00:17
Présentateur

pourquoi la Russie protège-t-elle la Syrie

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Locuteur

quels sont les intérêts qu

1:00:22
Invité

'on n

1:00:22
Locuteur

'a

1:00:22
Invité

pas arrêté d'en parler

1:00:24
Locuteur

visiblement c'était pas clair pour commencer c

1:00:26
Invité

'est comme ça que la Russie est devenue le maître du monde aujourd'hui ou du moins en apparence

1:00:30
Locuteur

c

1:00:30
Invité

'est une continuité par rapport à l'époque soviétique qui avait des liens importants avec la Syrie et c'est vraiment cette stratégie de pouvoir de Poutine avec l'ego poutinien Jean-Luc Percher a parlé en tout cas il a évoqué un des égaux que de venir en Méditerranée d'une certaine façon aussi d'essayer d'en chasser les Américains c'est très ambitieux mais en tout cas c'est le retour et votre carte tout à l'heure montrait deux bases Tartus qui est une base navale et l'autre base aérienne qui est près de l'attaquer elle n'existait pas avant 2015 et quand vous étudiez quand on étudiait les plans de développement russe sur la base navale de Tartus qui était un projet d'extension de cette base considérable la guerre a offert la possibilité à Poutine non seulement de développer cette base navale mais en plus de construire une base aérienne donc évidemment

1:01:14
Locuteur

il a des

1:01:15
Invité

intérêts stratégiques ça le met comme acteur principal On pourrait rajouter que Vladimir Poutine a voulu mettre fin au changement de régime décidé par les occidentaux c'est là que ça se manifeste il a dit dans sa vision

1:01:29
Locuteur

c

1:01:30
Invité

'est pas à vous de décider qui dirige les pays donc c'est non On

1:01:33
Présentateur

frappe et après ? Et après on ne sait pas bien François Clémenceau

1:01:37
Invité

Après comme dans toutes les frappes on va regarder les dégâts voir si ça a été efficace ou pas On regarde l'attitude de la partie qu'on a frappée est-ce qu'elle se tait est-ce qu'elle recule est-ce qu'elle réagit Et si jamais c'était le cas en l'occurrence si jamais l'armée syrienne recommençait à frapper non plus forcément sur la route à orientale mais sur Idlib qui à mon avis est le point central des prochaines semaines parce que c'est là dans ce bastion-là qu'aujourd'hui sont réunis tous les rebelles qui ont fui les villes assiégées et reconquises par Damas et pas tout seul avec leur famille il y a là des dizaines et des dizaines de milliers de personnes et c'est la dernière bataille c'est la dernière bataille de Syrie

1:02:24
Présentateur

Mais pourquoi ne peut-on pas bombarder les dieux de pouvoir

1:02:26
Locuteur

?

1:02:28
Invité

Alors c'est certainement tout étudié si vous voulez dans un état majeur occidental selon les modèles otaniens vous avez des J c'est les anciens bureaux qui existaient en France le B2 le renseignement aujourd'hui c'est le J2 vous avez la planification les opérations dans la planification

1:02:44
Locuteur

vous

1:02:44
Invité

avez des tas d'objectifs qui sont étudiés

1:02:46
Locuteur

Là ce que

1:02:47
Présentateur

suggère cette question c'est de se débarrasser de Bachar Al-Assad c

1:02:49
Locuteur

'est

1:02:49
Présentateur

clair Pourquoi ne pas

1:02:52
Locuteur

bombarder les dieux de pouvoir ? On

1:02:54
Invité

ne tue pas les dirigeants des pays comme ça au nom de quoi

1:02:59
Locuteur

?

1:02:59
Invité

Quelle est la légalité ? Parce que après tout pourquoi après on ne viendrait pas

1:03:07
Locuteur

frapper l

1:03:08
Invité

'Elysée Buckingham

1:03:09
Locuteur

mais c'était peut-être bien de le rappeler dans quel pays

1:03:11
Présentateur

du monde des interventions militaires américaines ou françaises ont-elles établi un régime stable durable et démocratique

1:03:18
Locuteur

? Les Américains

1:03:21
Invité

en 45 en Allemagne

1:03:22
Locuteur

depuis

1:03:23
Invité

lors il y a assez peu d'exemples au Japon aussi au Japon mais depuis 45 au

1:03:29
Locuteur

cours des 15 dernières années toutes les interventions militaires américaines

1:03:33
Invité

toutes les interventions américaines au Moyen-Orient étaient des catastrophes la Bosnie-Herzégovine

1:03:37
Présentateur

Merci à vous tous et la fin de cette émission qui sera rediffusée ce soir à 22h25 on se retrouve demain à 17h50 pour un nouveau C'est dans l'air tout de suite c'est à vous belle soirée sur France 5