Jérôme Guedj - l'invité d'Apolline Malherbe (BFM TV)
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 75 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse directe
Vous êtes candidat à l'élection présidentielle. Comment analysez-vous la candidature de Jean-Luc Mélenchon ?
- 2:00RelanceÉludée
Si Jean-Luc Mélenchon se qualifie au second tour face au RN, vous faites quoi ?
- 4:00OuverteRéponse directe
Vous feriez quoi si vous étiez président face à la crise au Moyen-Orient ?
- 8:00OuverteRéponse directe
Où en est votre proposition de loi sur les superprofits ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 6:00Jérôme GuedjFait
« Nous sommes des nains actuellement dans la crise qui a lieu au proche et au Moyen-Orient. »
- 8:00Jérôme GuedjPromesse
« La question de la taxation des super profits, nous la mettons sur la table avec la lucidité nécessaire. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Accueil Jérôme Gede. Bonjour. Vous êtes député du Parti socialiste de les Vous êtes vous-même d'ailleurs candidat à l'élection présidentielle.
Euh ça y est, vous avez un là pour le coup un un candidat de de gauche auquel vous mesurez qui est officiellement dans l'arène. J'imagine ça vous a pas beaucoup surpris mais c'est une surprise. Non, on peut dire que c'est une surprise parce que en 2022 Jean-Luc Mélenchon avait dit au sien faites mieux, il fait pareil.
C'est tout à fait juste. Il avait dit ça le lendemain effectivement du du premier tour n'ayant pas accédé au deuxième. Donc il fait pareil.
Le seul problème, c'est qu'entre-temps, pour Jean-Luc Mélenchon, et encore une fois, j'ai pas envie de m'appesantir sur la candidature de Jean-Luc Mélenchon, c'est pas l'alpha et l'oméga de la vie politique française. et qu'entre-temps pour Jean-Luc Mélenchon, son image, sa perception s'est considérablement dégradé et que aujourd'hui le défi que sa candidature lance à la gauche républicaine qu'avec d'autres je veux incarner, c'est éviter absolument que il puisse se retrouver dans la situation d'être au deuxème tour de l'élection présidentielle parce que sinon c'est la victoire rassemblement au français aujourd'hui qui incarne la gauche, tout le monde vous répondra Jean-Luc Mélenchon. Et bien je pense que c'est en décalage avec la période que nous vivons.
Moi je pense que vous savez hier c'était le 90e anniversaire de la victoire du Front populaire avec Léon Bloom. C'était le dimanche 3 mai 1936. C'était quoi Léon Bloom ?
C'était un socialiste exigeant et un républicain intransigeent. et que aujourd'hui il faut continuer à marcher sur ces deux jambes. Jean-Luc Mélenchon à gauche fait le choix d'une d'une vision qui s'éloigne des fondamentaux de la République de l'univers aujourd'hui dans les différents sondages.
Je comprends bien sur le fond, il sera temps de parler à un moment du programme et on l'a bien compris, ce n'est pas le vôtre. Mais lorsque l'on regarde les différents sondages [raclement de gorge] d'opinion, Jean-Luc Mélenchon est le mieux placé à gauche. Alors peut-être que vous considérez que l'extrême gauche n'est plus la gauche ou que ce sont vraiment deux familles différentes.
Mais le drame, c'est que cette gauche le drame, c'est que cette gauche radicale qui peut porter légitimement des sujets de préoccupation et que je partage sur le pouvoir d'achat, sur les services publics apporte des réponses en considérant qu'elle peut avoir raison tout seul en au mépris de la réalité de la situation politique du pays. Voilà. Moi, pourquoi je pense que Jean-Luc Mélenchon peut se voir peut-être comme un excellent candidat de premier tour qui se qualifierait pour le tour du résultat des élections municipales parce que quand ils y sont quand les filles allaient tout seul les résultats ont pas été spectacula.
Je je suis absolument d'accord. Inversement, on pourrait j'allais dire inversement, on pourrait dire que toute abîmé qu'elle soit l'image de Mélenchon a été utile et nécessaire pour certains socialistes qui ont choisi de tendre la main au municipal alors que vous aviez dit non jamais. Plus jamais.
Alors je pas lui, pas vous, pas vous. Et donc c'est une c'est pour ça moi ma candidature, vous l'avez mentionné à l'élection présidentielle, elle est aux antipodes de ce que représente Jean-Luc Mélenchon. encore une fois, pas parce que je me définis par rapport à lui, mais parce que je regarde le pays tel qu'il est et que oui, nous devons être solides sur la vision républicaine de la société, nous devons répondre aux aspirations sociales, mais nous devons être lucides aussi sur le fait que personne peut avoir raison tout seul et que moi je revendique une culture du compromis politique dans la période.
Et c'est pas un gros motomis, mais un compromis avec tous les républicains qui sont attachés un à éviter que le Rassement national ne euh gagne l'élection présidentielle. Or aujourd'hui le drame absolu, je le dis, c'est que si Jean-Luc Mélenchon se qualifie au second tour de l'élection, il dit c'est notre adversaire, c'est vraiment contre le R. Ouais.
Enfin, sauf que hier, vous avez vu que dans son intervention, il a laissé entendre qu'il savait même pas si le RN allait se qualifier au deuxème tour de l'élection présidentielle. Donc, je veux bien qu'on ne donne aucun crédit au sondage, mais là, il y a quand même un monde un peu rêvé de la part de Jean-Luc Mélenchon. Et encore une fois, le défi qui est lancé à cette gauche du réel, à cette gauche républicaine qu'avec d'autres je veux défendre et incarner, c'est de se dire est-ce qu'on est capable un de se mettre d'accord, il y a du du chemin qui reste à faire et à parler à l'ensemble des Français.
Il y a pas de sujet tabou dans une élection présidentielle, il faut répondre à l'ensemble des aspirations sur la sécurité, sur le pouvoir d'achat, sur la transition écologique, sur l'immigration, sur tous les sujet. Si Jean-Luc Mélenchon est qualifié au second tour face au rassemblement national, [raclement de gorge] vous faites quoi ? Mais je me bats pour que cette situation n'arrive pas parce que si cette situation arrive, c'est la victoire assurée du Rassemblement national.
Donc je vais pas répondre à cette question parce que elle colorise si j'ose dire la position qu'on doit avoir pendant toute la période. Nous devons construire cette alternative sur la base de réponse concrètes aux préoccupations de nos conseillà répondu. Vous y aviez déjà répondu et vous aviez d'ailleurs laissé entendre que vous voteriez pour Jean-Luc.
Non, je répondais à cette c'était je vais vous dire c'était une erreur de répondre à cette question et c'était une question qui m'était posée sur ce plateau par le très madré Alain Duamel. euh dans l'hypothèse d'élection municipale. Voilà.
Mais je le dis, nous devons éviter absolument ce scénario là parce que c'est le plus mauvais scénario. Et encore une fois, je mets de côté Jean-Luc Menorenchon parce que il ne veut qu'une seule chose, être au cœur du débat politique. La réalité c'est qu'il y a une alternative et que je vous le dis à cette gauche républicaine, une gauche des solutions qui oui je vous rassure mal d'à mettre d'accord.
Il y a quelque chose Bernard Cas moi je suis parti quelques jours, je suis revenu, il y en a encore 10 de plus. Non mais je vous assure honnêtement j'avais j'avais l'impression je me suis mais c'est pas possible candidat mais par contre il y a quelque chose qui est un point commun entre les 37 candidats potentiels qui dit je vais y aller peut-être que je vais y aller je me prépare. Il y a un point commun entre eux tous c'est qu'il ne parlent absolument pas de ce qui est en train de se passer au Moyen-Orient.
Tout le monde parle du prix du pétrole. Je n'ai pas entendu par exemple Jean-Luc Mélenchon qui présente sa candidature dire si moi j'étais président de la République, voilà ce que je ferais dans la situation. Il bloqu'est-ce que je Oui mais pardon la guerre au Moyen-Orient se limite pas au prix du lit de d'essence.
C'est qu'est-ce que je fais avec qu'est-ce que je fais avec Poutine en Ukraine ? Qu'est-ce que je fais avec tous ces prédateurs de la planète ? C'est quand même le sujet majeur.
Et en plus, pardonnez-moi, attendez, et en plus, pardonnez-moi, c'est c'est le domaine réservé du futur président de la République. Je vous pose la question. Vous feriez quoi si vous étiez président ?
Et là, vous avez parfaitement raison, c'est que ces questions de défense, ces questions de déstabilisation internationale, du fait de ce temps des prédateurs, pour reprendre le titre d'un livre important ces derniers temps, qu'il s'agisse de Vladimir Poutine, qu'il s'agisse de Donald Trump aujourd'hui qui ne peut plus constituer un allié pour nous, c'est d'affirmer la seule issue possible qui va prendre du temps, c'est la construction d'une autonomie stratégique de la voie européenne pour peser dans le débat dans la période. C'est un chemin de longue haleine. Nous sommes des nains actuellement dans la crise qui a lieu au proche et au Moyen-Orient.
Nous ne pesons sur aucun de ces leviers précisément parce que l'autonomie stratégique européenne n'existe pas, que nous sommes dans la dépendance militaire, on le voit bien sur les interrogations sur le devenir de de l'OTAN et que ce chemin va sujet pardon c'est un sujet majeur puisque les deux candidats dont on dit qu'ils pourrai se qualifier pour le second tour sont tous les deux antiuropéens ont un rapport critique et à l'OTAN et à la construction européenne et c'est un des points de différenciation majeure que nous devons mettre sur la table. Ce n'est pas un chemin praticable. Nous ne sommes pas, je ne suis pas atlantiste encore moins avec un Donald Trump aujourd'hui euh présent euh à la Maison Blanche.
On a quand même un débat, c'est un adversaire incontestable des Européens aujourd'hui et il nous le rend bien chaque jour. Il déstabilise à l'échelle internationale, il menace euh sur la situation économique et sur le commerce international. Le caractère ératique du personnage absolument imprévisible vient au service en réalité [raclement de gorge] d'un désengagement euh euh sur la scène européenne et nous avons perdu beaucoup trop de temps.
Ça va prendre 10, 20 ou 30 ans et dans cette période intermédiaire, il va falloir faire le Doron. Et moi, je suis pas là à vous dire c'est j'ai la solution miracle pour vous indiquer comment on va pouvoir sortir de cette de cette ornière. On on souffre quand même d'un d'une grande hypocrisie dans le débat public en tout cas de non dit.
Jean-Luc Mélenchon, c'est quand même celui qui parlait le 7 octobre de de l'offensive armée des forces palestiniennes du du Hamas comme si normaliser un proxy iranien. C'est celui qui a parlé de Zelinski comme le président de rien. Et pourtant, on continue à faire semblant de pas savoir quelles seraient ces nouvelles alliance parce que est-ce qu'on peut comme vous dire vous on comprend votre position, ce sera l'Europe contre quelle est la sienne selon vous ?
Ah mais la question internationale est un des points de désaccord majeur que nous avons avec la France de Mélenchon. Je sais pas, c'est la question une complaisance avec Vladimir Poutine et l'acceptation même de la remise en cause parce qu'on parle de la guerre au Prochorient mais il y a une guerre qui est sur le sol européen depuis 2022 et sur ce sujet-là on a vu une valésitation pour ne pas dire une godie mortifère de la part de Jean-Luc Mélenchon avec l'acceptation de la remise en cause des frontières sur le territoire européen. La remise en cause de l'intégrité territoriale de l'Ukraine, c'est une faute politique morale majeure de la part de quelqu'un qui prétend à la magistrature suprême en France.
Parce que pour quelqu'un qui revendique le droit international matin, midi et soir, il se soumet à une violation des frontières par une guerre sur le territoire européen en demandant aujourd'hui qu'on avalise d'une certaine manière l'état de fait et qu'il y ait une forme de compromis qui s'opère sur le Dombas, sur la Crimée ou sur les territoires qui ont été conquis par les Russes sur le territoire ukrainien. Ça c'est pas possible. D'un mot Jérôme Geg, elle en est où votre proposition de loi sur les super profits ?
Elle a été déposée, elle va être mise en discussion et c'est à ça que nous servons dans la période. Moi, je vais vous dire sincèrement sur cette question qui préoccupe l'ensemble de nos constituations, de nos concitoyens sur le pouvoir d'achat, il faut utiliser tous les leviers possibles. La question de la taxation des super profits, nous la mettons sur la table avec la lucidité nécessaire et de dire savoir est-ce que ça marche ?
Vous n'avez plus la ristour totale à la pompe. Je vais y venir. Si vous me laissez si vous me laissez dérouler, il y a le blocage des marges des distributeurs.
C'est un levier qui doit être utilisé. Je rappelle que Michel Rocard l'avait utilisé en son temps. Mais même si c'est quelques centimes, utilisons-le.
Il y a la taxation des superprofits et je lâche un mot qui m'avalue bien des reproches. Moi j'en appelle un peu comme Sébastien Lecornu et on peut être d'accord sur certaines positions à une forme de patriotisme économique des distributeurs et des pétroliers et de total évidemment mais vous pouvez pas lui dire ça et en même temps lui dire je vous mets le pistolet sur la tente vous allez on va vous on va vous taxer au c'est la raison pour laquelle la politique c'est faite de compromis et de rapport de force en fait vous faites comme le gouvernement quand il dit on a un décret on l'utilise si vous si vous êtes pas des bons écoutez j'essaie d'être efficace d'être pragmatique. Moi je suis pas pour créer une taxe pour créer une taxe.
Moi ma seule priorité c'est est-ce que nos concitoyens il voi plus comme j'ai fait le plein hier des prix à 225 ou à 230 dans les stations services qui sera plus efficace sera plébiscité par vous. Bah, dans tous les cas, dans la période là, immédiatement, c'est de euh euh faire en sorte que les distributeurs appliquent ce que j'appelle ce patriotisme économique. Dans la difficulté, chacun doit faire un effort et s'ils ne le font pas, alors en effet, il y a la menace d'une taxation mais dont on sait aujourd'hui que sa mise en œuvre est relativement compliquée.
Donc par réalisme, par pragmatisme et par efficacité, je préfère. Merci beaucoup Jérôme Ges d'avoir répondu à nos questions.
Jérôme Guedj