Sécurité : "Il manque des policiers nationaux partout, pas qu'à Caen" estime le maire Aristide Olivier
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 70 %Attaque 10 %Défensif 20 %
Questions et réponses
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- 0:28OuverteRéponse directe
Est-ce que la ville est devenue plus dangereuse qu'avant, Aristide Olivier ?
- 1:23RelanceRéponse partielle
Pourquoi vous ne tapez pas du poing sur la table ?
- 1:45RelanceRéponse directe
des policiers sur le terrain, les syndicats de police le disent.
- 2:38OuverteRéponse directe
Mais que pouvez-vous faire de plus pour éradiquer ce qui pourrit très clairement la qualité de vie des habitants ?
- 3:35FerméeRéponse directe
Est-ce que ce n'est pas un peu un manque d'ambition ?
- 4:33OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que vous faites ? Parce que c'est une commerçante qui dit « moi, j'ai une perte de chiffre d'affaires ».
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:53Invité politiqueFait
« On a pris des mesures fortes en lien aussi avec les services de l'État, les services évidemment liés à la justice, autour de deux mesures principales. »
- 0:58Invité politiquePromesse
« J'avais prévu d'embaucher 50% de policiers municipaux en plus. On fera un effort très rapide dès 2027 avec 10 policiers supplémentaires pour être sur le terrain. »
- 1:11Invité politiquePromesse
« On va doubler le nombre de caméras pour être au rendez-vous. »
- 2:18Invité politiqueChiffre
« Les 10 policiers municipaux, les 25 caméras de 2027, c'est un million d'euros supplémentaires. »
- 4:59Invité politiqueFait
« L'indemnisation est possible. Elle n'est pas d'ailleurs en enveloppe fermée, je le précise. Elle peut être faite tous les trois mois. »
- 5:23Invité politiquePromesse
« J'annoncerai d'ici quelques jours des mesures fortes en domaine du stationnement. »
Temps de parole
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- Présentateur22 %
- Présentateur 27 %
- Invité3 %
- ?3 %
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Normandie, le réveil 100% local, ici Matin.
Il
est 7h45, il fait sa rentrée politique ce matin sur votre radio locale. Ici Normandie, le maire de Caen, Aristide Olivier, est notre invité. Il répond à vos questions Jean-Baptiste Marie. Bonjour Aristide Olivier. Bonjour à vous. L'état a été chaud à Caen au sens propre comme au sens figuré, notamment au sujet de la sécurité. Une fusillade dans le quartier des 4 ans en plein centre-ville en juillet, deux morts fin août devant la gare de Caen percutée délibérément par une voiture. Est-ce que la ville est devenue plus dangereuse qu'avant, Aristide Olivier ?
Ce
qui est évident, c'est qu'on a des tensions supplémentaires qui sont apparues ces derniers mois, ces dernières années. Même si globalement, par rapport à d'autres grandes villes, on reste une ville sûre. Mais pour autant, il faut qu'on agisse. Et c'est pour ça qu'on a pris des mesures fortes en lien aussi avec les services de l'État, les services évidemment liés à la justice, autour de deux mesures principales. D'abord, le renforcement de la présence humaine, parce que rien ne remplacera justement cette présence humaine sur le terrain. J'avais prévu d'embaucher 50% de policiers municipaux en plus.
On fera un effort très rapide dès 2027 avec 10 policiers supplémentaires pour être sur le terrain. Et puis évidemment, le côté technique,
c
'est-à-dire l'augmentation, la vidéoprotection, puisqu'on va doubler le nombre de caméras pour être au rendez-vous. L'objectif, c'est de jouer sur tous les leviers. Il y
a
aussi l'aménagement de l'espace urbain, l'éclairage public qui va être renforcé. C'est d'ailleurs ce qu'on a fait sur le quartier de la gare ou sur la place Lothélier.
Vous allez recruter, vous, mais pas l'État. Le préfet a redit la semaine dernière qu'il n'y aura pas d'effectifs de policiers nationaux supplémentaires. Pourquoi vous ne tapez pas du poing sur la table
?
Ce n
'est
pas parce qu'ils ne sont pas plus nombreux qu'ils ne seront pas plus présents sur notre territoire. Puisque justement, par exemple, si on prend l'exemple de la gare, depuis l'incident, tous les jours de 14h à minuit, il y
a
de la présence, soit de la police municipale, soit nationale. Il
n'empêche qu'il manque
des policiers sur le terrain, les syndicats de police le disent.
Mais pas qu'à quand ? Il en manque partout. Et parce que justement, je crois nécessaire, mais je crois que les prochains mois permettront d'évoquer ces questions-là, évidemment qu'on remette des moyens importants sur tout ce qui est du domaine régalien de l'État. La justice et la police, c'est important aussi pour notre ville.
Vous l'avez dit, c'est coordonné, c'est ce qu'a dit le préfet aussi la semaine dernière. Police municipale, police nationale travaillent ensemble, mais c'est déjà le cas avant. Et pourtant, ça n'a pas permis d'éviter le drame de la gare.
Non, mais c'est d'ailleurs pour ça que nous avons considérablement mis des moyens supplémentaires, nous, ville, sur la table. Puisque par exemple, les 10 policiers municipaux, les 25 caméras de 2027, c'est un million d'euros supplémentaires. Voilà, on va être au rendez-vous pour faire en sorte que la sérénité, qui est bien normale, qui est exigée par les habitants, soit de mise sur 4 ou 5 zones où on a des difficultés sur la ville. Il faut qu
'on
soit là.
Il y
a
la question des trafics de drogue. Aucun quartier de camp n'est épargné. Mais que pouvez-vous faire de plus pour éradiquer ce qui pourrit très clairement la qualité de vie des habitants ?
Tout ce qui est démantèlement de trafic, là, pour le coup, on est totalement dans le domaine de la police nationale. Nous n'avons pas le pouvoir d'enquête, la police municipale. En revanche, ce que j'espère, c'est que ce projet de loi qui tarde depuis déjà de longs mois sur la possibilité de faire évoluer les prérogatives de la police municipale, qui devait passer avant l'été, à l'automne, moi, je pense qu'avec les élections présidentielles, ça passera après, c'est du temps de perdu, parce qu'aujourd'hui,
il
faut avoir en tête qu'un policier municipal, il ne peut même pas faire un contrôle d'identité, il ne
peut
pas ouvrir un coffre. Donc, évidemment, mon but, ce n
'est
pas que la police municipale fasse à la place de la police nationale, mais qu'elle ait au moins des prérogatives renforcées pour aller plus vite, parce que les évolutions sociétales font qu'on a besoin d'être plus réactifs. Et donc, j'espère que ça verra le jour assez vite.
Arécide Olivier, maire de Caen, invité d'ici matin. Il a fait chaud aussi avec la canicule, évidemment, et cela même dès la fin de
l
'année scolaire, avec notamment des élèves qu'il a fallu renvoyer chez eux aussi quand c'était possible. Vous avez annoncé des ventilateurs, des climatiseurs de secours dans les écoles. Est-ce que ce n
'est
pas un
peu
un manque d'ambition
?
La ville,
elle
est totalement engagée sur le volet de la transformation écologique. Elle était d'ailleurs avant ce mois de juin qui était caniculaire. Elle est sur le plan, évidemment, de la végétalisation de la ville, c'est-à-dire plus d'arbres, plus de nature. Les
fameux îlots de
fraîcheur
qu'on cherche aussi l'été. J'ai promis d'en planter
10 000 sur le mandat.
On
va déjà en planter 3 000 dès cet hiver. Donc, on accélère, évidemment, pour faire face à ces montées des températures. Il y
a
le domaine des mobilités. Je crois qu'on parlera du tram, évidemment, des mobilités douces, de l'énergie. Le déploiement du réseau de chaleur, c'est un élément extrêmement important. Et puis, également, tout le domaine qui est pour moi aussi fondamental, c'est le bâtimentaire. Et d'où, à la fois, la
protection contre l'hiver,
tous les
nouveaux projets. L'école publicaire de Saint-Jean-Eude, la nouvelle crèche à Bicoquet, la maison des aînés, le nouveau centre du CCS. Tous seront équipés pour faire face à l'hiver, mais aussi maintenant à l'été.
Vous parlez des transports.
On
y vient avec le chantier d'extension du tramway, notamment dans le centre-ville de Caen. On a entendu des commerçants, il y a un quart d'heure, sur l'Issi-Normandie, exprimer leur désarroi, la poussière, la galère pour les livraisons et surtout les clients absents.
J
'ai bien conscience que c'est compliqué, et d'ailleurs, ce n
'est
pas une surprise. Ce qui est important, c'est qu'on agisse, là aussi, pour passer ces deux années de travaux. Qu
'est-ce
que vous faites ? Parce que c
'est
une commerçante qui dit « moi, j'ai une perte de chiffre d'affaires ».
Il y a plusieurs leviers. Le premier, c'est qu'évidemment, l'indemnisation est possible. Elle n'est pas d'ailleurs en enveloppe fermée, je le précise. Elle peut être faite tous les trois mois, cette demande, pour justement gérer les problèmes de trésorerie. Il y
en
a déjà eu au mois de juillet une commission, une au mois de septembre. Donc évidemment que les commerçants qui sont impactés doivent absolument procéder à ces dossiers. Ensuite, il y
a
aussi, nous, ce qu
'on
peut faire avec les leviers mairies, c'est le domaine du stationnement. J'annoncerai d'ici quelques jours des mesures fortes en
domaine du stationnement. Stationnement
gratuit, une commerçante disait déjà « ils galèrent nos clients dans les bouchons ». Est-ce qu'on pourrait leur permettre le
stationnement
gratuit ?
Alors, gratuit partout, tout le temps, non, ce ne sera pas possible. En revanche, parce que d'ailleurs, ce ne serait pas favorable aux commerçants. On aurait des voitures qui ne bougent pas pendant une semaine, ce qui n
'est
pas favorable. Mais on proposera des mesures d'ici quelques semaines sur le domaine du stationnement. On est en train de retravailler complètement les animations, notamment autour des festivités de Noël, puisqu'on sait que c'est entre 20 et 25% du chiffre d'affaires. Je ne dis pas que, évidemment, cette période ne va pas être compliquée, elle l'est. Ce qu'il faut, c'est qu'ensemble, avec les commerçants, on minimise justement cet impact. Et c'est toute l'énergie que
je
vais mettre dans les prochaines semaines. Dernière
question, c'est d'Olivier.
Nous
sommes à 7 mois l'élection présidentielle. Est-ce que vous prendrez position pour tel ou tel candidat ? Et est-ce que vous participerez à la campagne localement
? Mon
objectif, c'est d'être concentré sur ce qui se passe à Caen. Pour les cannais et les cannais, c'est pour ça que j'ai été élu.
Mais vous parliez
aussi,
il
y a quelques instants, notamment sur l'aspect sécuritaire, de « ça va changer dans quelques mois ».
Ce n'est pas parce que je suis
concentré
sur les affaires cannaises,
que, évidemment, quand on est maire d'une grande ville, bien sûr que je prendrai position. J'ai d'ailleurs dit récemment, sans prendre position pour un candidat, l'absolue nécessité qu'il n
'y
ait qu'un seul candidat sur le spectre de ce qu'on appelle le bloc central, modéré, responsable, j'en sais rien. Je crois que c'est absolument indispensable, parce que je crois que les solutions ne se situent pas dans les extrêmes, quels qu'ils soient.
Merci Aristide Olivier, maire de Caen, d'avoir répondu à nos questions invitées d'Icienormandie ce matin. Bonne journée à vous ! Bonne journée ! Alors Aristide Olivier, Jean-Baptiste Marie vous a posé beaucoup de questions, mais pour moi, il en manque une, sans doute la plus importante. Est-ce que vous avez entendu la parodie d'Adrien Beltois sur les travaux du travail
? Non seulement je l'ai entendu, je l'ai vu plusieurs fois, et j'ai souri parce que, je sais bien, mais quand on est maire, je suis aussi parfois dans la même galère que tout le monde quand je vais vers la mairie. Je sais bien que c'est une période compliquée, et c'est pour ça qu'on va essayer de minimiser les impacts.
Vous avez un message à lui faire passer, Adrien, on le reçoit demain.
Qu
'il continue parce qu'il a quand même plutôt beaucoup de talent, mais ça me plaît aussi quand il parle des autres villes plutôt que quand.
Écoutez, les travaux du tramway. Les travaux du tramway. 130 000 vues sur le compte Instagram d'Icienormandie. Voilà, allez jeter un petit coup
d
'œil.
C
'est drôle, c'est
que
c'est des commerçants qui repartagent aussi. Oui aussi. Merci Aristide Olivier d'avoir été notre invité.
Aristide Olivier