Arthur Delaporte (PS) : "Raphaël Glucksmann pourrait venir" à la primaire ouverte du PS
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Benjamin Glaise, il est 8h12, vous êtes bien sur Sud Radio. Mon invité politique ce matin, c'est Arthur Deuté du Calvados, porte-parole du Parti socialiste Arthur de la Porte. Bonjour.
Bonjour et merci d'être avec nous. Beaucoup d'actualité au programme. On parlera notamment de votre opposition à la perpétuité pour les violences séries sur mineur.
On parlera également de la liberté d'expression sur les réseaux sociaux. Est-ce qu'elle est menacée en vue de la présidentielle ? Et puis il y aura un candidat socialiste pour 2027.
Oui, non, vous nous le direz. Mais d'abord le projet de loi d'urgence agricole, le vote solennel a lieu ce soir à l'Assemblée nationale. Demain au Sénat, vous voterez contre ce texte sans hésitation ?
Je voterai contre sans hésitation. Il y a un an, quasiment jour pour jour, on était en plein milieu du scandale de la loi du plomb. Je sais pas si vous souvenez la pétition qui a recueilli le plus d'avis de la l'histoire de l'Assemblée nationale.
Une loi qui allait réintroduire la CAMIPRID. Qu'est-ce qu'on vote aujourd'hui ? La loi du plomb puissance 10.
C'est une loi qui va non seulement réintroduire l'accétamride, un autre pesticide très encadré tout enfin très encadré. Qu'est-ce que soumis à la vie de l'UNES de l'agence de sécurité non mais ça vous pouvez relayer les arguments de la FNSA mais je vais vous dire très simplement qu'est-ce qu'on dit dans le texte ? On dit d'une part qu'on va réintroduire après avis simple ça veut dire que c'est pas un avis contraignant.
Si l'anise dit j'en veux pas, on peut quand même réintroduire un pesticides interdit et puis on va donner un délai de 2 mois 2 mois à l'enceste pour faire ce travail. Mais enfin franchement, soyons sérieux. Il suffit juste de je penser dans n'importe quel rapport d'expert pour nous dire que ce pesticide est dangereux, qu'il a des effets sur les cerveaux des enfants, qu'il a des conséquences graves sur la vie des gens.
Et donc est-ce que on a besoin d'un rapport scientifique ? De plus, la réponse est non. Tout n'est pas encore joué.
On a une réunion prévue aujourd'hui à Matignon pour statuer justement sur la présence au nom de ces néonicotinoïdes. Sébastien Lecorn peut encore décider de déposer un amendement pour que et bien cette autorisation ne soit pas prévue dans le texte final. Alors du coup, le gouvernement va venir mettre à mal les deals entre la droite et l'extrême droite à voir.
Mais ce que je peux vous dire, c'est que au-delà de cette loi du plomb puissance 10, on a aussi d'autres sujets d'inquiétude dans cette loi. Je pense par exemple à la question de l'eau. Aujourd'hui, on est dans une période caniculaire comme on va en connaître des dizaines et des centaines dans les années à venir.
Et on a déjà des alertes sur les tensions d'eau, des alertes sécheresses un peu partout en France. Et qu'est-ce qu'on fait dans cette loi ? On va doubler l'utilisation de l'eau à usage agricole sans aucune considération pour l'eau à destination de l'alimentation humaine.
Mais les agriculteurs ont besoin d'eau pour produire. Qu'est-ce que vous proposez concrètement pour qu'il y ait un accès ? Je dis bien sûr que les agriculteurs ont besoin d'eau mais d'une part réfléchissons à l'utilisation plus réfléchie notamment de la ressource pour avoir des cultures qui sont moins consommatrices.
Aujourd'hui en fait on préfère donner de l'eau pour faire du pour alimenter le bétail par exemple. Donc il y a tout un enjeu de transformation du modèle agricole. Et deuxièmement, aujourd'hui on est en train de déréguler l'implantation des mégabassines.
On est en train de faire en sorte finalement d'apauvrir les nappes fréatiques, ce qui aura évidemment des conséquences sur notre capacité à avoir de l'eau potable demain. Et moi je ne veux pas que à l'eau pour les agriculteurs. Soyons concret soyons concret.
Il est question de faire en sorte qu'on ait une utilisation raisonnée et intelligente de la ressource en eau. Évidemment qu'il y a des cultures qui peuvent nécessiter de l'irrigation, mais d'abord la culture à destination de l'alimentation humaine. D'abord dans des zones où c'est possible.
Aujourd'hui, en fait, on est sur de l'hérésie. On a sur des on a des zones qui sont déjà en tension hydrique sur lesquelles on va continuer à prélever toujours plus pour l'usage agricole et toujours moins pour les populations. Moi, j'en ai marre de cette concurrence.
Je pense qu'on peut avoir une utilisation de l'eau pour l'agriculture raisonnée et une utilisation de l'eau pour les populations humaines dans une forme à condition de l'eau. Euh on on en est au début bien sûr, on est au début d'une situation où il y a des des conflits croissants sur l'utilisation de l'eau. Et cette loi, qu'est-ce qu'elle fait ?
Elle fait tout pour le lobby de l'hyperproduction agricole. Vous savez aujourd'hui vous avez des agriculteurs qui sont contre cette loi. Je les soutiens parce que ils nous disent une chose simple.
Cette loi elle répond au lobby mais elle ne répond pas à mes problématiques. Quelles sont ces problématiques ? Celles du revenu notamment.
Aujourd'hui je n'arrive plus à gagner assez. Comment est-ce que vous faites pour m'aider ? Et ben ça répond pas.
Pour la ministre de l'agriculture Annie Junver faire échouer ce texte par idéologie je cite calcul ou peur achevait de désespérer les agriculteurs. Vous lui dites quoi ? Vous lui répondez quoi à la ministre ?
Je lui dis cher an, restons serein, restons calme. On ne peut pas aller dans ce type d'anathème parce que ça détruit le débat public. Aujourd'hui, nous on a une vision qui défend l'agriculture mais l'agriculture durable, une agriculture qui protège la santé humaine.
Du chantage la ministre de l'agriculture, elle demande aux françaises et aux français ce qu'ils pensent. Est-ce qu'ils pensent que on veut utiliser des pesticides qui sont dangereux et interdits ? La réponse est non.
C'est-à-dire demander un référendum. Moi je Non mais moi quand je demande aux Françaises et aux Français, ils me disent non. Moi, je suis représentant des Françaises et des Français.
Je suis pas représentant euh de je ne sais quel lobby agroindustriel de quelques agriculteurs qui ont besoin de toujours plus pour derrière finalement retirer aux autres agriculteurs parce que c'est aussi ça la ressource dont ils ont besoin. Aujourd'hui, on va pomper pour de la méga utilisation. On va multiplier les élevages intensistes.
Ça n'est pas possible. Ce type ce type de propos démagogique qui sont hors sol, je le dis, qui sont à rebour des enjeux du siècle qui vient. Il faut un une transition agroécologique orientée vers la protection du revenu des agriculteurs, c'est-à-dire l'inverse de ce que fait madame J.
C'estàd que si ce texte est adopté, vous seriez euh susceptible de voter une motion de censure contre le gouvernement PS déjà. Déjà, je vais vous dire, moi j'ai voté une motion de censure il y a de semaines sur la question euh climatique parce que je considère que le gouvernement n'en fait pas assez. Alors que le budget de l'écologie va augmenter, vous l'avez vu dans le budget 2027, c'est dérisoire 1,5 milliards d'euros, c'est à peine plus que l'inflation. ministère qui obtient une hausse de ses crédits et et vous savez combien il faut pour rénover les écoles ?
Il faut 40 milliards d'euros. Donc aujourd'hui en fait, on va dire que on va baisser par rapport aux besoins le ce qu'il faudrait investir. Donc moi je ne dis non.
Je dis non pour ce budget qui est injuste sur l'écologie et pas à la hauteur. Je dis non à ce budget qui n'est pas à la hauteur non plus sur les enjeux par exemple de justice quand je pense par exemple à au budget de la justice qui n'augmente que de 400 millions d'euros. 400 millions d'euros.
Alors que par exemple, on va aborder dans quelques semaines la loi sur les violences intégrales, sur les violences sexistes et sexuelles. Il faudrait 3 milliards d'euros pour pouvoir avoir assez de magistrats, assez de policiers. Et là, le gouvernement nous répond circuler, il a rien à voir, c'est pas à la hauteur.
Je rappelle, vous êtes député du Calvados, porte parole du Parti socialiste la semaine dernière. La gauche, vous êtes opposé à la perpétuité pour les viols en séries sur mineur. Pourquoi êtes-vous contre cette perpétuité et que répondez-vous à ceux qui vous accusent de de laxisme ? déjà dire une chose, c'est de quoi est-ce qu'on parle ?
On parle d'une loi sur la protection de l'enfance. Une loi qui n'est pas à la hauteur. Une loi qui ne met pas de moyens, qui ne met pas de taux d'encadrement d'éducateur par rapport au nombre d'enfants.
Par exemple, dans les centres d'accueil, on a une loi qui est sans vision, sans moyens, sans objectif concret. Ça c'est une chose en ce qui concerne la perpétuité, dans cette loi, que décide de faire le gouvernement que décide de faire Aurore Berger parce qu'il faut bien la citer, elle décide de faire du populisme pénal. On a un avis du Conseil d'État.
Conseil d'État, c'est ceux qui nous disent le droit, qui nous disent "Attention, si vous revoyez l'échelle des peines sur par exemple le viol, ce que nous souhaitons faire dans le cadre de la loi intégrale, il faut le revoir de façon globale. Il faut pas créer un risque d'inconstitutionnalité. Donc ceux qui veulent faire passer l'amendement qui a été discuté l'autre jour, qui veulent par exemple 30 ans euh qui sera rajouté d'ailleurs demain qui 30 ans ben vous verrez bien 30 ans de perpétué incompressible pour euh les violeurs en série.
Moi je dis sur le principe d'accord mais il faut savoir que aujourd'hui 30 ans c'est déjà la peine pour un viol avec meurtre. Donc en fait, vous avez plus de gradation de l'échelle des peines. Donc ce qui est important et je le dis en dehors de cette espèce de déclaration à l'emporte pièce d'or berger, c'est de préserver d'une part l'échelle des peines, de sortir de cette espèce de populisme insupportable parce que évidemment que moi je suis pour éviter que des personnes qui ont violé des enfants en série se retrouvent dans la rue.
Mais d'une part, il y a rien sur la lutte contre la récidive, sur l'accompagnement des délins consexuels, sur tous les processus de réparation. Et finalement, c'est aussi par là que ça commence. Donc franchement euh cette perpétuité incompressible à part de la cométriment de la réalité et qui propose des mesures anticonstitutionnelles, je crois qu'il faudrait un peu de sérieux dans ce débat public et arrêter euh de dire que ceux qui euh s'opposent à ces mesures sur des raisons de droit sont des gens qui soutiennent les violeurs d'enfants parce que c'est ce que j'ai entendu, c'est ce que j'ai lu et je crois que ça demande un peu de pondération.
Arthur de la porte la présidentielle qui participera au final à la primaire interne du PS. François Hollande et Bernard Czneu refusent d'y participer. Raphaël Gluxman n'a pas confirmé sa participation.
Vous regrettez d'ailleurs leur attitude. Est-ce que vous avez le sentiment que d'une certaine manière, ils font passer leurs ambitions personnelles avant l'avenir du pays ? Alors évidemment que je regrette le bal des égos.
Celles et ceux qui se croient si indispensables que rien ne serait possible sans ceux. François Hollande, Bernard Kneu, Raphaël Luxman. C'est le bal des égos selon vous. pas dire lesquels, mais ce que je dis aujourd'hui, c'est que il y a ceux qui vont accepter de jouer un processus de départage collectif que nous avons adopté il y a une semaine au Parti socialiste qui est de dire que si vous êtes adhérent de du Parti socialiste ou de place publique, vous pourrez désigner votre candidat.
D'ailleurs, vous aurez quasiment jusqu'au jour du vote pour pouvoir adhérer à ces formations politiques et donc vous manifestez et dire que vous souhaitez un tel ou une telle, ben ça ça s'appelle la démocratie. c'est de même à créer une dynamique et que celles et ceux qui refuseront de jouer ce jeu-là, ben se mettront tout simplement hors jeu. Euh et donc quand on aura désigné ce candidat, ben ça sera celui ou celle qui nous représentera.
Le seul candidat pour le moment sur cette prim terme, c'est quoi ? C'est c'est qui ? C'est Olivier Fort.
Ben Olivier Fort à ma connaissance n'a pas encore déclaré sa candidature, mais ce qui est sûr, c'est qu'il faudra quelqu'un euh pour représenter la ligne politique que nous avons toujours défendu avec Olivier Fort, c'est-à-dire celle de la nécessité du rassemblement de la gauche démocratique, celle de la nécessité d'avoir une autre orientation politique que celle qui est portée par le gouvernement, notamment sur les questions écologiques de justice sociale aussi. Et donc aujourd'hui, oui, on va se lancer avec ces différentes candidatures. Je crois que Raphaël Lu pourrait venir dedans et il n'a pas le choix d'une certaine manière pour bah les discussions les discussions qui ont commencé ont été plutôt constructives.
À un moment Raphaël Luan, sait qu'il a besoin du Parti socialiste, il l'a dit et répété, c'est qu'il a besoin de s'inscrire dans un processus de rassemblement. Il dit répétiera cette primaire interne selon. et bon espoir qu'il viennent participer oui à cette primaire qui sera ouverte aux adhérents des organisations politiques de cet espace socialiste et qui pourront derrière ben créer voilà la dynamique pour être je le dis hein au second tour et surtout l'emporter face à Marine Le Pen.
Arthur de la Porte député socialiste du Calvadous vous êtes particulièrement investi sur la question des réseaux sociaux. Emmanuel Macron qui a promis de les interdire au moins de 15 ans à la rentrée. Vous y croyez ?
C'est possible ? Disons que le texte peut être voté parce que je crois qu'il peut y avoir une majorité pour cela. Je crains néanmoins que dans son application, on a un certain nombre de problématiques.
C'estàd que vous avez la grande idée, protéger les mineurs et finalement tout le monde est d'accord là-dessus. Moi, j'étais président de la commission d'enquête sur les effets psychologiques de TikTok sur les mineurs. Je peux vous dire que on a constaté les ravages que produisent ces applications en terme d'exposition et des contenus problématiques et cetera.
Donc il y a un constat partagé. Par contre, sur la solution et bien il suffit de regarder ce qui se passe du côté australien par exemple pour se dire que ce bilan est très mitigé. Quand ce type d'application de loi interdiction sèche, c'est-à-dire généralisé sans dire que il y a des réseaux sociaux avec des fonctionnalités plus encadrées qui pourraient être autorisées et ben le risque c'est le contournement. 2 ti3 des [raclement de gorge] moins de 15 ans en Australie ont contourné en installant des VPN et cetera.
Et moi aujourd'hui, je ne veux pas envoyer les jeunes vers des espaces encore moins contrôlés, encore plus dangereux. Ça veut dire par exemple qu'on interdit TikTok pour le coup au mineur. Moi, je suis pour d'une certaine manière l'interdiction des applications les plus dangereuses.
TikTok en fait partie parce que c'est le combo de tout ce qui est problématique Twitter évidemment, c'est aussi finalement un espace de haine mais l'algorithme est un peu moins pernicieux et on est moins facilement exposé que sur TikTok par exemple à des contenus incitants à l'automutilation, au suicide. Mais pour euh revenir à notre sujet, euh l'interdiction pour moi euh elle est d'une certaine manière quasi inapplicable parce que on ne sait toujours pas comment on va contrôler l'âge de façon effective alors que c'est dans 2 mois euh alors même que on a un débat qui a lieu à l'échelle européenne. même que la présidente de la Commission européenne Ursula Vaneron a présenté les conclusions d'un groupe d'experts la semaine dernière et dit en 2027 on peut avoir une solution partagée à l'échelle du continent avec une interdiction généralisée pour les moins de 13 interdiction pour les moins de 15 attendons que l'Europe agisse des fonctionnalités nocifes je dis bah est-ce que on veut on préfère avoir une autorisation enfin une interdiction finalement proportionnée adaptée effective dans un an ou quelque chose de contreproductif en voulant être précipité dans 2 mois, j'aurais tendance à dire prenons un peu de temps pour bien border les choses et les rendre applicables.
Un mot très rapide à propos des réseaux sociaux au Sénat, un rapport sur la désinformation propose la création d'un observatoire indépendant pour lutter contre, je cite, les ingérences intérieures sur les réseaux sociaux, ça fait polémique. Est-ce que vous reprendriez à votre compte cette notion d'ingérence intérieure ? Est-ce qu'il n'y a pas là un risque de censure de menace pour la liberté d'expression en vue de 2027 ?
Dire deux choses. La première, c'est ce que dit le rapport. Il ne parle pas d'ingérence intérieure.
Ça c'est une expression du président qui a dit cela. En revanche, le rapport propose effectivement de lancer un observatoire d'analyse des réseaux sociaux. C'est une proposition que j'ai faite au Premier ministre il y a 6 mois de cela dans un rapport que j'ai remis sur les risques entre influence et réseaux sociaux.
Et en fait finalement aujourd'hui l'État il est à poil. Il y a juste un outil qui s'appelle Viginium qui permet de lutter contre les ingérences étrangères mais il y a rien rien aujourd'hui sur l'analyse de ce qui se produit sur les réseaux sociaux nationaux. Or, on peut avoir des campagnes de désinformation massives.
Je pense notamment à des campagnes de désinformation en santé publique. Qu'est-ce qui se passe ? Ben, l'État ne sait pas.
Donc, il faut simplement sur le coup de la loi ça peut tomber sur le coup de la loi. Mais en fait, aujourd'hui, il y a aucun outil de veille centralisé sur les risques liés aux réseaux sociaux en France sur ce qui est dit. Donc, ça concerne pas les opinions politiques, c'est pas ça le but.
Quand on parle de lutter contre censurer opinions aujourd'hui dans le débat public en vue de 2027, on peut on peut agiter ce spectre de l'ascensure. Moi je vous dis aujourd'hui, on a rien qui est fait pour empêcher par exemple des gens de diffuser des messages sanitaires contreproductifs et notamment rien que pour le détecter. Et ça et ben ça suppose un observatoire indépendant.
C'est ce que propose ce rapport et j'ai souscrit. Un mot pour conclure ce weekend à Grenoble, un concert de la DJ Barbara Bouch a été interrompu par une centaine de militants pro palestiniens. Action soutenue localement par la France insoumise.
Il lui reproché à à la DJ Barbara Bouche son soutien à la loi Yadan accusée selonfi de criminaliser la critique du gouvernement israélien. Est-ce que vous pour vous la France insoumise finalement desserre cette cause palestinienne ? C'est à pleurer.
C'est à pleurer. On peut à la fois avoir des inquiétudes légitimes contre la loiadant. Mais justement qui est une loi qui veut des censurer des expressions.
Mais comment peut-on en retour appeler à la censure ? Enfin, c'est incompréhensible. C'est évidemment contraire à tout principe de défense de la pluralité culturelle.
Moi, je condamne les imbéciles qui sont venus s'imisser dans ce concert avec des slogans insupportables et je j'apporte tout mon soutien à Barbara Bouch. Elle a le droit d'avoir ses opinions, c'est une grande artiste et donc on peut pas avoir une position sur la liberté d'expression qui a géométrie variable. Merci beaucoup Arthur de la Porte, je le rappelle, député du Calvados, porte-parole du Parti socialiste.
Merci d'avoir été avec nous ce matin sur Fud Radio. Je vous souhaite une très bonne journée. Il est 8h28.
On revient dans un instant avec les enfants.
Raphaël Glucksmann