Aurore Bergé sous le feu des critiques, jusque dans son propre camp, sur le « grand remplacement »
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Chapitres
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« Non, je ne pense pas que ce soit une théorie. »
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« La ministre explique que le débat autour du grand remplacement relève du combat politique et de la liberté d'expression. »
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« Le grand remplacement n'est pas un débat, c'est une théorie complotiste qui a motivé des attentats terroristes. »
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« Elle affirme vouloir combattre à la fois les théories fausses et mensongères de l'extrême droite et les injonctions de l'extrême gauche qui considèrent que le débat public veut dire la censure du débat public. »
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Aurore Berger se retrouve au cœur d'une polémique jusque dans son propre camp après ses déclarations sur la théorie du grand remplacement. Mercredi sur S News, la ministre chargée de la lutte contre les discriminations, a été interrogée à plusieurs reprises pour savoir si elle considérait cette théorie comme raciste. Elle n'a pas répondu directement et a déclaré "Non, je ne pense pas que ce soit une théorie." Avant de préciser qu'elle combattait cette thèse. Selon cette théorie, une immigration de masse volontairement organisée par les élite chercherait à remplacer la population blanche et chrétienne d'Europe.
Aurore Berger l'a qualifié de fausse factuellement et même de mensongère parce que cherchant à créer un terro de peur dans notre pays. Mais c'est le lendemain sur France info que la polémique prend une nouvelle ampleur. La ministre explique que le débat autour du grand remplacement relève du combat politique et de la liberté d'expression. Pour elle, qualifier directement cette théorie de raciste pourrait conduire à considérer qu'il n'est plus possible d'en débattre. Elle dit préférer la combattre. Cette position provoque immédiatement des réactions à gauche.
Olivier Fourt, premier secrétaire du Parti socialiste, estime sur X que désormais défendre des thèses ouvertement racistes devient légitime et fait partie du débat politique. Adrien Clouet, vice-président du groupe La France insoumise à l'Assemblée nationale, accuse de son côté Aurore Berger de réhabiliter plusieurs formes de racisme et de discrimination. Mais l'une des réactions les plus remarquées vient de son propre camp. Priscatno, député Renaissance, interpelle directement la ministre sur X. 1 Aurore Berger, tu expliques une théorie raciste, ça se débat comme une opinion politique. Le racisme est un delite.
La députée ajoute : "Le grand remplacement n'est pas un débat, c'est une théorie complotiste qui a motivé des attentats terroristes." Une position également soutenue par Louis Rogbert, président des jeunes en marche, l'organisation de jeunesse du parti présidentiel. Le fait est suffisamment inhabituel pour provoquer aussi des réactions favorables à gauche. Manuel Bompard, coordinateur de la France insoumise, estime que Priscate Tevno a totalement raison sur ce point alors même que les les deux camps s'opposent habituellement sur de nombreux sujets. Aurore Berger, elle ne revient pas sur ses propos.
À l'issue du conseil des ministres, jeudi, elle rappelle qu'elle a décrit le grand remplacement comme une théorie fausse mensongère que je combattait qui creusait un terro pour la peur et elle affirme qu'elle assumait ses déclarations. La ministre maintient également que cette théorie ne tombait pas sous le cou de la loi. Elle rejette par ailleurs l'idée d'un double discours selon la chaîne de télévision à laquelle elle s'adresse. Elle affirme vouloir combattre à la fois les théories fausses et mensongères de l'extrême droite et les injonctions de l'extrême gauche qui considèrent que le débat public veut dire la censure du débat public.
Sur ce point, elle reçoit le soutien de Maude Breon, porte-parole du gouvernement. Après le conseil des ministres, celle-ci estime qu'un bien mauvais procès est fait à sa collègue. Au-delà de la controverse entre majorité et opposition, l'épisode l'épisode révèle donc un désaccord jusque dans le camp présidentiel sur une question à la fois politique et juridique. Jusqu'où peut aller le débat public lorsqu'une théorie est considérée comme raciste ? Et quelle distinction faut-il faire entre la possibilité d'en discuter et son éventuelle qualification au regard de la loi ?
Aurore Bergé