Budget de l’État, colère des agriculteurs… L’interview 4V de Laurent Panifous
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 10 %Défensif 50 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00FerméeRéponse partielle
Est-ce que vous êtes capable de dire aux Français ce matin qu'on a échoué ?
- 0:42OuverteRéponse directe
Mission 9 milliards : comment ajuster l'échelle pour trouver un accord ?
- 2:35OuverteRéponse directe
Quelles sont vos marges de manœuvre pour reprendre les discussions ?
- 3:13OuverteRéponse directe
Comment est-ce que vous allez ajuster l'échelle pour venir mettre d'accord socialistes et droite ?
- 3:57FerméeRéponse directe
Votre objectif sur cette taxe ?
- 4:35FerméeRéponse directe
Ça reprend quand exactement ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:53Laurent PanifousFait
« Nous avons déjà réussi à obtenir un budget pour la sécurité sociale. »
- 2:35Laurent PanifousChiffre
« À l'issue des travaux du Sénat un texte qui est à 5,3 % de déficit pour nos comptes publics. »
- 3:13Laurent PanifousChiffre
« 4 milliards de rendement au départ, 6 milliards à la sortie de l'Assemblée, zéro au Sénat. »
- 3:57Laurent PanifousFait
« Il y a un consensus sur le fait qu'on doit aussi convoquer ces gens-là pour participer à l'effort collectif qui est la baisse de la dépense publique. »
- 4:35Laurent PanifousChiffre
« Le gouvernement reviendra probablement sur un montant autour de 4 milliards entre 4 et 6 milliards. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.
Bonjour Laurent Parfou, merci d'avoir accepté notre invitation. Vous êtes à un poste clé au gouvernement, ministre en charge des relations avec le Parlement. Ça veut dire que depuis votre nomination, vous travaillez avec Berignon jour et nuit sur un compromis pour l'élaboration d'un budget. Or, il n'y en aura pas au 31 décembre. Est-ce que vous êtes capable de dire au français ce matin on a échoué ? J'ai échoué. Écoutez, je sais pas si on peut appeler ça un échec. Nous avons déjà réussi à obtenir un budget pour la sécurité sociale. Mais vous avez pas réussi. C'était c'était quand même une étape importante. Conscient qu'il y avait une difficulté supplémentaire pour obtenir celui de l'État. Au cours de la fameuse commission mixe paritaire, les les parlementaires,
sénateurs et députés n'ont pas pu se mettre d'accord. Et oui, nous avons donc besoin d'un temps supplémentaire, donc quelques jours euh pour faire en sorte que nous puissions avoir ce budget pour l'État. Mais je veux rappeler que la commission mixe paritaire pour le budget de la sécurité sociale avait déjà elle-même échoué et en deuxème lecture nous avions pu obtenir un vote sur le le budget de la sécurité sociale. Donc quelques jours ou quelques mois Laurent Panifou à gauche par exemple disent on n'y arrivera pas dans les temps à partis. Si nous devons y arriver la la France doit avoir un budget au plus vite. Ça n'a pas été possible dans le temps qu'a donné la constitution. Les parlementaires n'ont pas pu se mettre d'accord. Le gouvernement crée toutes les conditions
pour possible pour que nous ayons un budget le plus vite possible. Encore une fois, dans la commission misparitaire, il n'y a pas le parlement. Ce sont il n'y a pas le gouvernement, pardon, ce ne sont que les parlementaires qui doivent se mettre d'accord. Le gouvernement prend ses responsabilités. La loi spéciale sera adoptée ce soir pour se donner quelques jours supplémentaires. Vous êtes confiant, c'est une formalité. La loi spéciale doit être une formalité. En revanche, l'obtention du budget, il y a encore un très gros travail à fournir et nous avons déjà commencé hier avec le premier ministre. Alors le la loi spéciale, c'est ce que vous appelez le service minimum, c'est-à-dire que c'est pour que les téléspectateurs comprennent bien, pour lever l'impôt, pour payer les
fonctionnaires, mais ça ne va pas beaucoup plus loin. Vous dites là, le gouvernement va reprendre un peu la main, va mettre du carburant dans la machine. Quelles sont vos marges de manœuvre lorsque vous allez reprendre les discussions dans cette pas cette commission mais dans le parlement ? Ben écoutez, nous avons déjà commencé hier avant-hier, c'est-à-dire à remettre autour de la table les acteurs, les responsables politiques trouver une solution sur le fond. Pour dire les choses très concrètement, notre pays est en déficit, chacun le sait. Nous avons euh à l'issue des travaux du Sénat un texte qui est à 5,3 % de déficit pour nos comptes publics. C'est beaucoup trop. L'objectif partagé c'était en au début sur sur la copie initiale du gouvernement avec une capacité à discuter pour
trouver un compromis et monter jusqu'à 5 % de déficit qui est la cible partagée par les responsables politiques qui soient de gauche ou de droite. Nous sommes à 5,3 % à ce stade. Ça veut dire 9 milliards d'écart entre le texte qui est sorti du Sénat et la cible partagée de toutes et tous. Donc sur ces 9 milliards, nous remettons autour de la table toutes les forces politiques qui cherchent une solution. Je vous parle pas bien sûr de celles et ceux qui souhaitent une situation plutôt chaotique ou l'inconnue, mais il y en a beaucoup à gauche, à droite, au centre qui veulent trouver une solution et sur ces 9 milliards, ben il y a plein de façons différentes finalement de faire. Alors justement mission 9 milliards donc à trouver pour passer de 5,3 % à 5 % de déficit. Quitte de la surtaxe par
exemple sur les bénéfices des grandes entreprises. 4 milliards de rendement au départ, 6 milliards à la sortie de l'assemblée, zéro au Sénat. Oui, c'est c'est un très bon exemple et je j'iraiis même au-delà 8 milliards dans la copie du premier ministre Barnier. C'était la proposition de budget euh de entre 0 et 8. Comment est-ce que vous allez ajuster l'échelle pour venir euh mettre d'accord des socialistes et des personnes la droite qui ne sont pas en accord ? Parce que je crois qu'il y a une volonté partagée, un constat partagé, c'est que les plus fortunés d'entre nous parfois peuvent avoir un niveau de fiscalité qui est différent. la courbe s'écrase sur vraiment les plus fort fortunés d'entre nous et il y a un consensus sur le fait qu'on doit aussi convoquer ces gens-là
pour participer à l'effort collectif qui est la baisse de la dépense publique. Cet outil en est un. Le gouvernement avait proposé 4 milliards, c'est-à-dire la moitié de ce qu'avait proposé le gouvernement Barnier. Il y a eu un amendement à 6 milliards et le Sénat finalement a tout ramené à zéro. On voit bien qu'il y a là-dessus. Je vous parlais de la cible des 9 milliards au début. sur cette seule mesure, nous sommes de 0 à 8 milliards. Donc votre objectif là ce matin parce que il faut vous dites faut avancer. Le gouvernement dit il y a pas une minute à perdre. C'est quoi votre objectif sur cette taxe ? Le le gouvernement reviendra probablement sur un montant autour de 4 milliards entre 4 et 6 milliards. Mais mais encore une fois le gouvernement ne fait que
proposer. Ce sont les parlementaires qui doivent trancher ce sujet comme nous l'avons fait sur le PFS. Le gouvernement n'est pas là pour imposer les choses. Le gouvernement est là pour créer les conditions d'un accord de compromis entre parlementaires eux-mêmes. Alors ça reprend quand exactement ? Euh le 5 janvier. Alors c'est la semaine du 5 janvier. Immédiatement nous reprendrons alors le 5 exactement le 6, je ne sais pas mais en tout cas dès la semaine du 5 janvier en commission à l'Assemblée nationale les députés vont devoir retravailler sur une nouvelle lecture du budget de l'État et com mais ce travail de compromis ne va pas attendre le 5 janvier. C'est pour ça qu'hier avec le premier ministre, la ministre des comptes publics et le ministre de l'économie et des finances,
nous avons reçu un certain nombre de forces politique pour commencer ce travail de de compromis. La gauche accuse la droite de ne pas faire de compromis. C'est ce que disait Olivier Fort à la sortie de ma Oui. Et la droite doit accuser la chose d'à peu près la même chose. C'est normal, ce sont des difficultés assez classiques dans le cadre d'un du départ d'une nouvelle recherche de compromis. Nous avons vécu ces situations sur le PLFSS. les uns et les autres sont dans des positions assez classiques, ils défendent leur position, c'est normal mais nous nous devons faire en sorte qu'à la fin c'est encore possible, c'est encore vot. Oui, bien sûr que c'est possible et nous devons dans les quelques jours, dans les quelques semaines maximum qui qui nous séparent de la fin du mois de janvier
obtenir ce budget. Et si les parlementaires n'y arrivaient pas, est-ce que vous prendriez vos responsabilités avec un 493 ? On a Bruno Rota Gérard Larchet, François Hollande, Ellisabeth Born, le modem également qui le réclame. Oui, beaucoup de responsables politiques le disent en off ou même parfois en un en 493. Mais moi je vous réponds en 493 sur quoi ? Sur quel texte ? Et c'est bien ça le plus important. Le 493 c'est sénat avec les corrections que vous pourriez faire. Écoutez, il y a que trois chemins hein. Ou le vote par les parlementaires ou le 493 en engageant la responsabilité du gouvernement. Ça les français et les français commencent à connaître ou les ordonnances qui seraient complètement inédit. Vous dites le 493 c'est impossible. Je dis pas que c'est impossible, je vous
dis juste que celles et ceux qui demandent le 493 ne disent jamais sur quel texte nous fondons. Donc on ne pourra pas économiser ce travail qui est celui du compromis et de la construction d'un texte. Un texte qui sera ou voté ou passé encore 993 ou par ou par ordonnance. Mais si vous voulez, l'objectif c'est le vote, le vote du parlement. On nous a dit avant le PFSS que c'était impossible. À la fin il y a eu un PFSS voté. Nous redémarrons avec la lâché sur la réforme des retraites. Là, vous avez beaucoup moins de moudre. C'est pour ça que c'est plus difficile. Je suis d'accord avec vous. Le l'adoption du PLF est plus difficile parce qu'il y a moins d'objets politiques à l'intérieur qui permettent le compromis. C'était notamment avec la marqueur politique, c'està dire qu'on
soutient pas le gouvernement. Non, mais je je remets pas du tout en cause que la marche est plus haute pour le PLF que pour le PLFS, pour le budget d'État que pour le budget de la sécurité sociale. Mais ça reste possible. Mais parler de la manière dont il va être adopté, c'est essayer d'écarter le réel problème. C'est le fond. De quel texte ? Quel est le compromis ? Comment on réparti 9 milliards baisse de recette ou alors augmentation de la fiscalité baisse des dépenses ou augmentation des dépenses ? Ce sont des vrais sujet de gauche ou de droite. Il nous reste 2 minutes pour parler des agriculteurs. Vous êtes un élu d'oxitanie. Deux nouveaux quads de dermatoses ont été décétés dans la région. Vous êtes élu de la région. Les agriculteurs qui bloquent l'autoroute à
64. On rendez-vous aujourd'hui avec le préfet. Vous dites aujourd'hui stop rentrez chez vous. Non non, je leur dis pas du tout ça. Je connais je connais bien et beaucoup d'agriculteurs qui sont sur le blocage de la 64 et je veux saluer d'ailleurs leur comportement, c'est la force de la défense de leur conviction et la manière dont il respectent les installations et il manifest. Oui. Bah je pense que je pense qu'il serait bon qu'on puisse permettre aux Françaises et aux Français ceux qui vivent dans ces territoires d'Occitanie de pouvoir passer les fêtes normalement mais je comprends leur volonté de manifester leur colère. Vous savez, le monde agricole, il traverse depuis des années de très nombreuses années de multiples crises. La crise climatique, la crise sanitaire avec des maladies que
l'on connaît et d'ailleurs une maladie exotique, la DNC qui n'était pas chez nous il y a peu d'années et et bien sûr les crises économiques avec des prix parfois de la viande, du lait qui sont des prix trop faibles pour pouvoir faire vivre ces éleveurs, ces agriculteurs de manière digne. Je pense que la cric avec la loi spéciale par ailleurs. Alors le non les les éleveurs qui ont subi les abattages auront auront auront les subventions prévues versées. Mais on a urgence pour ce sujet aussi pour l'accompagnement complet des agriculteurs parce que il ne s'agit pas d'accompagner seulement l'agriculteur qui a subi l'abattage de son troupeau. Il faut aussi et un fond d'urgence a été créé spécifiquement pour ça accompagner celles et ceux qui sont autour et qui ont des pertes économiques deage.
Der question dernière questionif certains agriculteurs de l'orne tirent la sonnette d'alarme ce matin. Certaines carcasses de beau vin contaminé ont dû être transporté de l'Occitanie vers la Normandie pour être détruite. Il s'inquiète d'une éventuelle contamination de leur cheptel. Est-ce qu'il y a un risque ? Écoutez, je je peux comprendre qu'on qu'on est qu'on qu'on craigne de voir arriver des carcasses qui ont pu être infecté. Elles ne le sont pas forcément toutes euh mais euh mais ce que je veux dire c'est que les choses sont faites avec sérieux et les éleveurs, les agriculteurs de ce territoire doivent faire confiance au pouvoir public de faire en sorte que ça soit fait de manière à ce qu'il n'y a absolument aucune contamination possible. Euh il faut être particulièrement rigoureux en
la matière. Il est hors de question de déplacer un virus d'un territoire à l'autre. Donc ils ont raison d'être vigilant mais le gouvernement le les les forces publiques font les choses correctement pour que ça n'arrive pas. Merci beaucoup alorif d'être passé par les 4V ce matin.
Laurent Panifous