Valérie Pécresse - "Municipales à Paris : Bournazel et Knafo sont les visages de la défaite"
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Sud Radio, l'invité politique, Jean-François Aquili. Jean-François Aquili, votre invité politique ce matin sur Sud Radio, c'est Valérie Pécresse, présidente de la région Île-de-France.
Bonjour Valérie Pécresse. Bonjour Jean-François Aquili. Nous ne participerons pas à la guerre, déclaration d'Emmanuel Macron depuis le porte-avions Charles de Gaulle. Vous le croyez ?
Ah oui, je le crois, parce que c'est une guerre dont nous n'avons pas été prévenus. C'est une guerre dont nous ne connaissons pas les buts, donc bien évidemment la France n'a pas à participer. En revanche, que la France protège ses ressortissants, que la France protège ses alliés, honore ses accords de défense avec les pays du Golfe, protège ses alliés européens, protège la Méditerranée, ça me paraît la moindre des choses.
Mais une présence défensive, c'est l'adjectif utilisé, avec quand même, on ouvre nos bases aux avions américains, en fait, on y participe de fait, nous entrons dans la guerre de fait en réalité.
On respecte nos accords de défense et on protège la zone. Dans la zone, on a des intérêts aussi, on a des bases militaires aussi. Donc, bien évidemment, la France n'est pas complètement en dehors de ce conflit, elle ne peut pas l'être par définition. Si elle est une grande puissance, elle est forcément une force de paix, protectrice dans ce conflit.
Ça, c'est la position officielle de la France, celle d'Emmanuel Macron. Valérie Pécresse, est-ce que vous dites, comme d'autres forces politiques dans ce pays, que, au fond, je la résume de façon courte, c'est Trump qui a mis le feu au Moyen-Orient ?
D'abord, débarrasser le monde et la zone du régime des Mollahs, c'est une bonne chose. On ne va pas se cacher derrière un écran de fumée. C'est les autres qui font le job. Pardon, mais le régime des Mollahs opprime son peuple. Le régime des Mollahs vient de tuer 30 000 Iraniens qui manifestaient pour demander que la démocratie, qu'un vrai régime libre soit instauré. Donc, la vérité, c'est que personne ne va pleurer le régime des Mollahs. En revanche, le sujet, aujourd'hui, c'est comment on arrête ce conflit et vers quel but on tend. Et là, aujourd'hui, il faut bien le dire, la France est une force qui est une force de stabilité dans cette zone.
On va parler des prix des carburants à la pompe, parce que c'est quand même un sujet qui préoccupe les Français, et pas que. Vous avez vu que quand Trump prend la parole, il dit que la guerre est quasiment finie. C'était dans le premier temps.
C'était dans le quasiment.
Oui, c'est quasiment. Ça veut dire, hop, 10% moins sur les bourses. Dites-moi, qu'est-ce qu'on fait en France, Valérie Pécresse, avec les prix des carburants ? Qu'est-ce que le gouvernement doit faire ? La question s'est posée en sortie de crise Covid, il y a eu, avec la guerre en Ukraine notamment, qu'est-ce qu'on fait ?
D'abord, il ne faut pas surréagir. On l'a vu hier, si la guerre s'arrête demain, les prix du pétrole vont baisser. Il suffit que Trump dise que la guerre est quasiment finie pour que les prix du pétrole chutent. Donc, il ne faut pas surréagir. Mais ce qui est certain, c'est qu'un prix de l'essence ou du gazoil au-dessus de 2 euros, ce n'est pas soutenable sur le moyen terme par les Français, par les ménages. Ils ne pourront pas avoir leur pouvoir d'achat maintenu avec des prix de l'essence qui seraient totalement déraisonnables. Mais, mais, mais, M.
Aquili, si nous venions à mettre en place un mécanisme pour atténuer les impôts sur l'essence, par exemple, puisque nous avons beaucoup d'impôts sur l'essence...
Vous parlez des quasiment 60% de taxes sur le litre d'essence, oui.
Absolument. Mais je le dis, je le dis, on ne peut pas retomber dans le quoi qu'il en coûte. On ne peut plus faire de chèques sans provision. La France n'a plus les moyens de faire des chèques à crédit. Donc, ça veut dire quoi ? Ça veut dire que si on s'engage vers, mettons, un mécanisme de TIPP flottante, comme ça avait été le cas à Mangerdonné, sous Jospin, pour atténuer les hausses du prix de Técardurant, à ce moment-là, évidemment, une hausse temporaire, le temps que les prix baissent. Si on allait vers cette piste, il faudrait avoir la responsabilité de baisser les dépenses de l'État à du concurrence. Il faut arrêter les baisses d'impôts non financées.
Il faut faire des baisses d'impôts financées. Et c'est possible. Ça fait des années que je suis l'avocate d'économie massive sur la dépense de l'État. Je pense qu'il faut les faire.
Ça ne se fait pas du jour au lendemain, parce que là, c'est une décision à la pompe tout de suite. Malheureusement, c'est ça, l'histoire.
A force de nous dire que ça ne se fait pas tout de suite, on ne le fait jamais. Moi, en Ile-de-France, ça fait dix ans que tous les ans, je fais des économies. Alors, effectivement, elles ne portent pas leurs fruits dans les trois mois, dans les six mois, mais c'est des décisions responsables qui engagent sur le long terme. Donc, il faut décentraliser, il faut fermer les agences, il faut débureaucratiser, et il ne faut pas faire du quoi qu'il en coûte et des chèques à crédit. Les chèques à crédit, c'est des imposements.
Les mesures, je prends celle du RN, de 20% à 5,5% pour la TVA, donc ça, c'est non.
Mais que le RN nous explique comment il baisse les dépenses.
Le blocage des prix de LFI, ça ne fonctionne pas non plus, parce qu'il y a aussi des risques de pénurie à terme. Donc, vous avez le bouclier tarifaire, ça avait coûté, je crois, la part de carburant, ça avait coûté 8 milliards, cette affaire. Donc, en fait, il n'y a qu'une solution possible, en réalité, si ce n'est de long terme, comme vous dites.
Il y a un chemin de responsabilité qui consiste à dire, maintenant, nous nous engageons à baisser les dépenses de la bureaucratie dans ce pays, nous nous engageons à lâcher prise, l'État doit lâcher prise. Vous savez combien nous coûte la bureaucratie, aujourd'hui ? Ce n'est pas moi qui le dis, c'est l'Europe. 2% du PIB de la France en normes. Alors, moi, je suis devenue totalement décentralisatrice, je suis venue même fédéraliste, je considère qu'on devrait donner aux régions toutes les compétences de la vie quotidienne, et qu'on devrait supprimer la tranche État. On est en doublon sur tout.
La droite républicaine a été au pouvoir, ces réformes.
Il n'y a pas, ça fait très très très très longtemps, M. Aquilie. Elle est au pouvoir dans les régions, et dans les régions, elle fait des économies. Demandez à Christelle Morancé, demandez à Laurent Wauquiez, demandez à Xavier Bertrand. On fait des économies là où on gère. On n'a plus géré l'État depuis belle lurette.
Les 500 contrôles DG, CCRF, lancés par Sébastien Lecornu dans les pompes à essence, c'est quoi ? C'est de la com' de dire, allez, on va aller voir s'ils trichent ?
Ah ben ça, c'est sûr qu'il ne faut pas qu'il y ait des profiteurs de guerre non plus. Parce que moi, j'ai vu ce week-end des pompes à essence avec des tarifs à 2,50 euros le litre. Donc, il y en a qui en profitent. Et ça, c'est inacceptable, et il faut évidemment aller les sanctionner, c'est une bonne mesure.
Donc, vous nous dites ce matin, on serre les dents, on attend que ça passe, la guerre, et on réforme en profondeur, c'est 2027.
Mais, je dis, il faut arrêter de toujours reporter au lendemain les décisions qui sont importantes. A chaque fois, on nous dit, il y a une élection qui arrive, alors on ne peut pas faire les réformes. Le cramer la caisse que j'avais mis sur la table en 2022, personne ne m'a écouté. Eh ben oui, la caisse était cramée.
Vous avez été critiqué pour ça, cramer la caisse ?
Ben oui, on m'a dit, c'est pas vrai, etc. Puis, c'était la guerre en Ukraine, c'était le Covid, donc il fallait encore dépenser, toujours dépenser. Eh bien, le sujet aujourd'hui, c'est que quand on dépense trop, on n'a plus les marges de manœuvre pour faire face aux crises. Et aujourd'hui, quand arrive une crise pétrolière comme celle-ci, quand les Français se retrouvent à l'os, eh bien, on n'a plus les moyens de faire des chèques. Alors, moi, ce que je dis, c'est simple. Faisons les réformes, baissons les dépenses, rendons l'argent aux Français, il est temps, et rendons-leur du pouvoir d'achat sur leur salaire. Parce qu'à un moment donné, c'est ça, ce que demandent les Français.
C'est vivre de leur travail et de leur retraite.
Valérie Becquerel, premier tour dimanche pour les élections municipales. Vous savez que ça arrive, là, ces élections, ce scrutin. Il paraît. Bruno Retailleau...
Il faut s'y intéresser, d'ailleurs, je le dis à vos auditeurs, parce qu'ils regardent sans doute un peu plus la situation du monde que la situation de leur ville. Les municipales, c'est important. Parce que les villes, c'est toute la vie quotidienne.
Bruno Retailleau, c'est le président des Républicains, il dit qu'il rêve d'une vague bleue. Est-ce que ce n'est pas un prudent d'avoir dit ça ? Je rêve d'une vague bleue ?
Ce qui est certain, c'est qu'il y a une immense aspiration aujourd'hui, dans toute la France, à plus de sécurité, plus de propreté, plus de tranquillité et moins d'impôts. Bon, pardon, mais c'est un peu les valeurs de la droite. C'est même un peu notre ADN. Donc, moi, je vois cette montée de cette demande, y compris dans des villes qui sont, j'allais dire, socialement de gauche. Donc, ce que je crois, c'est que là où nous avons des bons projets, des bons candidats, oui, l'alternance à droite est possible. Et notamment à Paris.
Alors, si vous gagnez Paris-Lyon, c'est un peu le... Vous savez, c'est l'arbre qui cache la forêt. Souvenez-vous, Lionel Jospin, 2001, la gauche perd les municipales, mais elle gagne Paris-Lyon, et Lionel Jospin est disqualifié l'année suivante à la présidentielle. Bon, souvenirs, souvenirs...
Oui, mais pardon, mais ça ne va pas se passer comme ça, parce que moi, je pense que dans les villes moyennes, la droite va faire un très bon score. On a aujourd'hui...
Ah, il peut y avoir une petite vague bleue, quand même, Valérie Pécresse. Vous y pensez ?
Non, mais dans la... D'abord, nous avons beaucoup de maires sortants qui ont très bien géré leur ville. Et là, je le dis, y compris en Ile-de-France, dans des villes qui sont sociologiquement très à gauche, on a des maires de droite qui sont plébiscités pour leur bilan, parce qu'ils ont vraiment très bien géré leur ville, et que les habitants sont reconnaissants. Donc, moi, je pense que sur les villes moyennes, nous aurons une grande stabilité. Et en revanche, effectivement, il y a des villes qui sont des villes capitales, et qui sont des enjeux politiques majeurs, parce que l'alternance à Paris, elle est possible.
Vous dites Paris, et je rebondis sur ce que vous dites.
L'alternance à Lyon aussi.
Vous dites Paris, une alliance d'Athi-Knafo, au deuxième tour, elle semble... Vous avez vu les scores, tous les sondages de 10, y compris l'IFOP fiducial, tout ça, c'est à touche-touche, droite-gauche à Paris. D'Athi-Knafo, c'est-à-dire qu'il faut qu'elle s'entende au deuxième tour, si la droite veut gagner Paris, nous sommes d'accord ou pas ?
Mais, M. Aquili, attendez, non, non. Faisons peut-être un petit diagnostic sur Paris. Oui. Le futur maire de Paris, il s'appellera Emmanuel Grégoire ou Rachida Dati. Le visage de l'alternance à Paris, c'est Rachida Dati. Il n'y en a qu'un seul, il s'appelle Rachida Dati.
Mais encore, faut-il gagner l'élection pour être élu maire de Paris ?
Oui, alors ça, là, vous avez raison, c'est que les divisions, c'est un piège à cons, comme dirait les étudiants de mai 68. Les divisions, les divisions, les divisions, c'est ça qui peut nous faire perdre Paris. Alors, malheureusement, je dois le dire, Bournazel et Knafot, c'est les deux visages de la défaite à Paris. Donc, moi, j'appelle au vote utile dès le premier tour. Derrière, la seule qui peut gagner, c'est Rachida Dati. Et l'attitude responsable au deuxième tour de M. Bournazel et de Mme Knafot, s'il se passe les dix, c'est de retirer leur candidature au profit de celle de Rachida Dati. Parce qu'il faut qu'on gagne.
Paris ne peut plus, Paris est une idéologie à ciel ouvert, Paris est gérée par des incompétents. Aujourd'hui, la ville de Paris est insécure, elle n'est plus propre, elle a des ardoises partout. Moi, j'ai six lycées en Ile-de-France à Paris que je n'arrive pas à rénover, parce que Paris refuse de payer la facture pour le collège qui est à l'intérieur du lycée. Donc, on ne peut plus continuer comme ça. Vous avez vu ce qui se passe dans le périscolaire, Vous avez vu ce qui se passe partout à Paris, la circulation, les embouteillages, les familles qui s'enfuient. Pardon, je fais un plaidoyer pour l'alternance à Paris, parce qu'elle est à portée de main.
Vous dites division, piège à con, je vous cite.
C'était une petite paraphrase, osée, de mai 68.
Oui, mais c'est une référence historique. Valérie Pécresse, pour vous, Sarah Knafous, c'est l'extrême droite. C'est une question qui ne concerne pas seulement Paris. Ça concerne toute la France, avec tout ce qui se passe, avec le RN, l'UDR et les Républicains, qui sont souvent face à face, ou côte à côte, ça dépend. C'est quoi ? C'est l'extrême droite, Sarah Knafous ? Jean-François Akili. Parce que Rachida Dati ne répond pas à la question. Elle dit, j'en appelle comme vous, les électeurs.
Eh bien, moi, je vais y répondre. En politique, on n'avance pas masqué. Voilà. Madame Knafous, elle a fait des choix. Elle a choisi au Parlement européen de siéger avec l'extrême droite allemande. L'extrême droite allemande, ce n'est pas des enfants de cœur. Il y a parmi eux des nostalgiques du 3ème Reich. Donc, je suis désolée, on choisit avec qui on siège. On choisit son parti. Elle a choisi de siéger avec l'extrême droite allemande. C'est son choix. Elle n'avait qu'à choisir de siéger avec la droite républicaine. Elle a choisi l'extrême droite. Ce n'est pas moi qui choisis l'étiquette de Madame Knafous. C'est elle qui s'est choisie, ses amis.
Donc, pas elle, non. Pas d'accord avec elle, pardon. Mais pas d'accord avec personne. Vous appelez le vote utile en priant pour que les électeurs, finalement, dans l'isoloir... Ah non, je ne prie pas, non.
J'agis. J'agis, je parle, je me démène, je fais campagne. Non. Le sujet aujourd'hui, franchement, c'est que nous avons la possibilité de rendre Paris sûr, de rendre Paris propre. Bien compris le message. Oui, mais je le répète, parce que c'est important.
Valérie Pécresse. Bruno Retailleau parle des 112 accords de la honte entre LFI et le reste de la gauche. Réponse à gauche de Pierre Jouvet, qui est le secrétaire général du PS, qui dénonce 150 villes en France dans lesquelles LR serait en alliance ou en accointance avec, vous savez, le RN reconquête et l'UDR. 112 contre 150. Donc il y a les appareils qui disent, on ne touche pas, et puis localement, en fait, chacun fait ce qui lui plaît.
Pardon, il n'y a aucun accord aujourd'hui entre la droite républicaine et l'extrême droite dans les villes. En revanche, effectivement, on le voit, il y a des accords politiques avec la LFI, le PS et les Verts.
C'est des accords politiques, des accords de parti. Vous parliez des établissements scolaires, des difficultés. Il peut y avoir des villes LFI en Ile-de-France, des LFI pures, c'est-à-dire des maires LFI, ça arrive ? Ah ben oui, ça peut, c'est possible, c'est possible.
On va surveiller ça comme le lait sur le feu. On saura ça au lendemain du premier tour. Est-ce qu'il y a des endroits en Ile-de-France où les maires LFI peuvent être élus ? Vous savez que je me suis mobilisée et qu'on a gagné contre M. Boyard. M. Boyard, ce député du Val-de-Marne qui expliquait qu'il ne fallait pas payer dans les transports parce que personne ne payait dans les transports et qu'il allait casser devant les lycées d'Ile-de-France. Voilà, M. Boyard.
Vous créez quoi, des villes identitaires ?
Alors c'est un autre sujet. C'est un autre sujet. Bien sûr, la LFI surfe sur le communautarisme, surfe aussi sur, enfin, laisse les islamistes faire de l'entrisme dans toutes ses manifestations. Donc la LFI est elle-même un vecteur du communautarisme. Mais il peut y avoir aussi de l'entrisme sur les listes par des personnes qui sont des personnes islamisées. Et là, il faut être très vigilant.
Ultime question, 10 secondes parce que je vais me faire gronder par Patrick Roger. Nous avons dépassé le temps. Valérie Pécresse, la primaire, vous savez, à la droite et du centre, vous avez dit, vous, il faut le faire tout de suite, quoi. Après les municipales.
Écoutez, j'ai une bonne expérience.
Oui, oui.
Des campagnes présidentielles, y compris des campagnes présidentielles ratées. Je vous le dis, il faut un candidat unique de la droite et du centre si on veut avoir un beau projet. Avant l'été. Et il faut le faire le plus rapidement possible. La marche est très haute pour une présidentielle. J'ajoute que dans le contexte national et international, il faudra à la fois un chef d'État et un chef de guerre. Il faudra quelqu'un qui arrive avec un vrai projet de réforme de la France, ce projet qu'on n'a pas eu depuis 10 ans, et aussi un vrai projet face à Trump et à Poutine. Et j'ajoute que le Rassemblement National, avec ses accointances trumpiennes et poutiniennes, ne me paraît pas le bon choix.
Le président, Bardella président, face à Poutine et Trump, vous n'y croyez pas ?
Je crois surtout qu'il a une fascination et pour Trump et pour Poutine qui rend les choses extrêmement dangereuses si on veut une France souveraine et une France qui résiste face à cette loi du plus fort qui crée le désordre dans le monde aujourd'hui. Merci Valérie Bécresse.
Merci Valérie. Mais vous, vous y retournez ? A la primaire ou pas justement ?
A la primaire ou municipale ?
La primaire, la primaire évoquée par Jean-François Kilié. Vous avez dit, il faut qu'il y ait cette primaire immédiatement.
Écoutez, pour l'instant, je n'aurai pas l'indécence de rajouter de la division à la division. Aujourd'hui, je crois qu'il y a plus de candidats qu'il n'y a de partis. Donc le sujet aujourd'hui, c'est d'avoir un vrai candidat des valeurs de la droite. Un vrai candidat qui saura gérer le pays, à la fois expérimenté et certainement pas vassalisé vis-à-vis des autres grandes puissances.
Bon, mais vous, non ?
Écoutez, trouvons déjà un mode de sélection.
Retailleau ou Wauquiez ?
Trouvons déjà un mode de sélection qui fasse...
Retailleau plutôt, de votre côté, non ?
Trouvons un mode de sélection qui permette d'avoir un candidat de la droite et surtout de demander aux Français, aux peuples de droite, de choisir. C'est ce qu'ils veulent. Et donc, il faut leur donner ce choix.
Oui, parce que vous l'avez dit, les divisions, piège à cons. Vous avez repris effectivement l'expression tout à l'heure. Alors, pour être totalement transparent, Valérie Pécresse, notre invitée ce matin, qui est sur une liste municipale à Vélizy, en région parisienne, façonner Vélizy pour l'avenir. Et je le précise, il y a deux autres listes aussi. Vélizy écologiste et solidaire. Et vivre à Vélizy, ben voilà. Et vous pouvez voter, évidemment, en toute liberté. Voter, en tout cas, quoi qu'il en soit, dans toutes les communes. Parce qu'on le sait localement, évidemment, c'est toujours extrêmement important.
Parce qu'on voit les actions concrètes menées dans les villes, dans les communes, du plus petit village au plus grand. Tiens, à propos de petit village, on sera ce soir avec Philippe David du côté de Terran, dans les héros. Puisque vous le savez, il y a toute une tournée de Sud Radio entre 19h et 20h, en direct chez Zimburaliste.
Valérie Pécresse