Mardis de la Mer I Engagée pour l'Océan
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 89 %Attaque 5 %Défensif 7 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 92 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 47:27OuverteRéponse directe
Quelle est votre analyse de la spécificité de l'agriculture française et son impact sur la mer ?
- 51:50OuverteRéponse directe
Comment avez-vous traversé les épreuves comme le Vendée Globe 1996 et que conseillez-vous pour la France ?
- 58:26OuverteRéponse directe
Si vous étiez appelée à l'Élysée ou Matignon, quelles seraient vos trois premières mesures pour la mer ?
- 1:04:57OuverteRéponse partielle
Que faites-vous des critiques sur l'absence d'alternatives concrètes comme la décroissance ?
- 1:10:56OuverteRéponse directe
La BBJ confirme-t-elle la mer comme bien commun ?
- 1:12:58OuverteRéponse directe
Quelles initiatives pour l'espace marin français et européen ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 11:20Fait
« L'océan est le poumon de notre planète. »
- 59:11Fait
« je prends une mesure d'organisation, c'est-à-dire que je demande à être sous l'autorité du Premier ministre et d'utiliser le secrétaire général de la ME de l'avoir à mes côtés euh comme bras droit »
- 1:00:38Chiffre
« 97 % de nos espaces sont euh voilà et je pense que euh je sais pas, j'installerai une en tous les cas, je ferai une démarche vis-à-vis des outremèes »
- 1:01:20Promesse
« je ferai de ces outremères des bases de rayonnement de la France »
- 1:02:04Fait
« je pense que on a un vrai sujet de réconciliation euh avec les pêcheurs »
- 1:02:47Promesse
« j'irais à Bruxelles en essayant de me trouver de de créer un groupe des amis de l'océan au sein du conseil des des ministres de de la MRE »
- 1:06:55Chiffre
« 4 % je crois de de l'utilisation qu'on fait du pétrole »
- 1:17:21Fait
« il organise la géométrie pour favoriser les faits récifs, les faits réserves »
- 1:20:17Fait
« l'idée d'une ceinture bleue autour de la terre. Ça s'appelle la la Blue Belt »
- 1:21:45Fait
« mon slogan de campagne en 2019, c'est l'Europe renaîtra aussi de la mer »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0,9 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Voilà, mesdames messieurs, je suis très honoré d'ouvrir cette nouvelle séance des mardis de la mer en tant que recteur de l'Institut catholique. les le cycle des mardis de la mer revient, c'est comme les marées chaque année régulièrement ça revient et c'est pour une 22e année avec un programme un riche programme à nouveau de 10 conférences qui vont accueillir des personnalités maritimes engagées pour s'interroger sur une notion déterminante aujourd'hui l'avenir de la mer la mer avenir de la terre une question qui touche tout en temps à des questions environnementales qu'à des questions économiques, sociales, politiques, stratégique et militaire. Donc un programme très riche évidemment.
Ce cycle de conférence est organisé par le centre d'étude de la Mire de la faculté des lettres et s'adresse tout particulièrement, mais pas uniquement, aux étudiants du département d'histoire au sein de l'Institut catholique de Paris en collaboration avec notre partenaire de longue date, l'Institut français de la M. Je remercie tout particulièrement le professeur Christian Bûchet, professeur en histoire maritime à l'Institut catholique de Paris, directeur du centre d'étude de la M, monsieur Eud Riblier, président de l'Institut français de la mer, ainsi que tous les collègues qui permettent l'organisation de ce cycle de conférence.
Élise Piobbon, Inè Constantin notamment ainsi que tous les collègues de la DSIN qui permettent la diffusion en direct des conférences. puisque nous avons aussi tout un public à distance. Je remercie également tout particulièrement notre premier invité pour cette nouvelle année 2025-2026 qui nous fait donc l'honneur d'ouvrir ce nouveau cycle. Madame la députée Catherine Chabau qui est aussi une sportive accomplie, coureuse au large, journaliste, députée européenne donc et présidente du YT Club de France. Voilà. Bienvenue madame, bienvenue à tous pour cette nouvelle édition des mardis de la mer. Merci monseigneur pour votre venue pour ce mot introductif.
Merci bien sûr à à Catherine Chabeau et merci à chacun d'être là tant en présentiel qu'en distantiel. Donc on est content d'ouvrir cette 22e année des mardis de la mer. Donc c'est vrai que ça fait une sacrée cororte d'intervenants depuis pas mal d'années avec beaucoup de vedettes, y compris parfois des vedettes politiques euh dont on parle beaucoup en ce moment. Alors nous allons avoir un bien sûr une variété. On aborde tous les thèmes, vous le savez. On aura 10 sessions cette année. Cin au premier semestre, cinq au second. Alors, je suis particulièrement heureux. On avait un peu de choses. On était pas sûr d'avoir une ministre.
On avait l'accord de principe de madame Panier Runaché, mais les choses ont évolué politiquement. Et donc on est très heureuse ma chère Catherine que ce soit toi. C'est toi d'ailleurs qui avais ouvert en 2019 me disaient de à l'instant les mardi de la mer. Donc c'est bien effectivement que tu sois là euh pour parler un peu de tout ce que tu as fait. C'est aussi pour nous une manière de rendre hommage au travail incroyable que tu as fait. euh de le président de l'Institut français de la mer va te présenter.
Tu as commencé bien sûr par la course au large, mais tu as tellement fait depuis tant dans le cadre public à travers la barre que tu as tenu des activités maritimes, qu'à travers ton, je dirais ton implication très forte dans le cadre des mardis de la mer, que tout ce que tu fais depuis de si longues années, je sais pas quand est-ce qu'on s'est vu pour la première fois, mais ça commence ça remonte quand même pour l'environnement marin avant. Oh, c'était avant le Grenel. Donc ça se dit plus, c'est de siècle dernier finalement. Donc vraiment, on est très très heureux que tu sois là et que tu puisses ouvrir ce nouveau cycle.
Alors Eudrib Blier, qui te connaît bien aussi va sans doute te présenter de manière particulièrement personnalisée comme il le fait toujours. En tous les cas, merci de ta présence. Merci.
[applaudissements]
Et bien euh puisqu'on est déjà au remerciement, avant même de commencer euh moi aussi au nom de l'Institut français de la M, je voudrais remercier l'Institut catholique pour cette magnifique coopération que nous avons depuis effectivement 22 ans. Et puis vous remerciez tous de votre présence parce que voir cet h plein session après session, c'est une c'est un vrai bonheur. répond véritablement à l'objectif que nous avons à l'IFM de faire connaître et aimer la ME au français. Donc c'est une grande joie de vous avoir aussi nombreux ici et puis d'avoir euh 50 60 auditeurs distants très régulièrement et parfois même un peu plus.
Alors chère Catherine, l'océan, je crois qu'on peut dire que c'est la respiration de toute ta vie. euh tu vas nous la partager ce soir et c'est d'une telle richesse que je tente tout de même d'en dire quelques-unes des principales étapes avant que tu nous les développes. Il faut savoir répéter les choses quand elles sont aussi riches pour qu'elles soi un peu assimilée. La mer tu plonge tôt en vacances à Perros Guek. La découverte de l'extraordinaire beauté de la biodiversité. C'est pas à Peros Roscof. À Roskov pardon je me trompe quelques kilomètres. La découverte de l'extraordinaire beauté de la biodiversité marine dans un site exceptionnel.
cette avocation n'est là et puis tu commences à naviguer pendant tes études en math appliquée à Dauphine avec quelques amis, vous voulez vous inscrire à la course de l'EDc, on vous refuse l'inscription, alors vous créez le speed, c'est un raccourci. Après Dauphine, tu fais l'Institut pratique du journalisme et ce sera ton métier pendant 20 ans avec des collaborations avec des magazines de voile bien sûr avec Europe 1, avec Europe 2, avec Talassa dont tu es rédactrice en chef et tu mènes une carrière de navigatrice avec la solitaire du Figaro, la mini transate, la transat anglaise, la course du Rome, devant des globes.
Tu as ainsi la première femme à boucler le tour du monde sans escal et sans assistance en course. Et ta passion pour la mère te conduit à t'engager pour la protéger. Il y a 15 ans, tu es très active lors du Grenel de la mer dont tu pilotes un des groupes de travail. Tu découvres toute l'étendue de la communauté maritime dans toute sa diversité, mais aussi dans toutes les passions partagées de l'océan. De 2010 à 2015, tu es membre du conseiller économique, social et environnemental. Tu es anime des réflexions, organise une conférence internationale sur la haute mer et lance un appel sur la Haute M.
Tu lances des projets, des organisations pour aider à la prise de conscience de l'importance de l'océan pour la vie et de notre responsabilité individuelle et collective. Tu tentes de faire bouger plus vite les choses dans la complexe machine de l'État en étant de 2015 à 2017 déléguée à la mer et au littoral auprès de la ministre chargée de l'écologie, du développement durable et l'énergie et en coordonnant la politique maritime du ministère. Tu quittes ce poste, tu traverses l'Atlantique à la voile et tu en reviens avec une conviction. Tu dois t'engager encore plus pour la sauvegarde de l'océan. Ce sera entre autres l'appel pour l'océan bien commun de l'humanité.
Une aventure au long cours à laquelle l'IFM est est fier d'avoir apporté et de continuer à apporter sa pierre. Pour porter cet appel, pour porter tes convictions le plus largement possible, tu acceptes de t'engager en politique. Tu es élu députée européenne et tu es au Parlement une des voix de l'océan. Tu ne lâches rien. Tu cherches inlassablement à partager tes convictions sur l'indispensable préservation et régénération de l'océan, sur la nécessité d'un pacte européen pour l'océan. Ce pacte est là. Tu peux quitter cette ce mandat pour ouvrir une nouvelle page.
Dans celle-ci, tes responsabilités désormais euh du y club de France, creusé historique de la plaisance et donc de la pratique des sports nautiques dans notre pays. Merci d'être là ce soir Catherine.
[applaudissements] [applaudissements]
Alors, on va commencer. Oui. Ah ça je je préfère Monseigneur et cher Christian voilà madame la doyenne et cher EU chers amis de l'Académie de Marine parce que tu l'as pas dit aussi depuis un an je suis devenue vice-présidente de l'Institut français de la mer mais aussi je suis rentrée à l'académie de marine dont je sais je salue mes confrères qui sont ici présents. Autrefois, je j'ai aussi siégé, n'est-ce pas, monsieur l'ancien président, au conseil d'administration du Musée national de la Marine. Je suis membre aussi de la réserve citoyenne de la Marine et cetera et cetera. Euh j'en oublie, je suis aussi cfondatrice de la plateforme Oéan et Climat.
avant de vous parler de ce parcours, mais aussi de vous expliquer parce qu'en fait je pense que je commence à avoir un âge non pas canonique, hein, je suis encore une jeune femme aujourd'hui, mais j'ai quand même un parcours derrière moi. Il y a beaucoup de jeunes, il y a toujours beaucoup de jeunes. Je suis toujours impressionnée par le public de la Cato Christian, le public des mardis de la mer qui est, on va dire, très contrasté. Il y a toujours des jeunes, des moins jeunes et j'aime beaucoup ce côté intergénérationnel de de l'auditoire.
Euh donc avant de de vous parler de ce parcours, je vous partage une vidéo que j'ai réalisé euh avant de de quitter les banss du du Parlement européen sur les enjeux maritimes pour l'Europe et une vidéo qui vous partage un petit peu à la fois mes convictions mais aussi un peu un peu de mon parcours. Donc ce que je vous propose, ça dure 9 minutes, c'est que nous allions peut-être eux de nous installer sur les voilà sur les siège et et je poursuivrai après la vidéo. Merci. L'océan est un trésor [musique] pour l'humanité. Depuis plus de 20 ans, j'alerte avec d'autres sur l'urgence de le respecter. Je suis devenue député européenne dans le but d'engager sa régénération.
Aujourd'hui, si je me félicite des avancées, je m'impatiente de la lenteur de nos réponses. Il est temps d'accélérer. Je m'appelle Catherine Chabot. J'ai été journaliste, navigatrice, eurodéputée, mais depuis toujours, mon cœur est marin. Quand je prends le large, je me connecte au pou de l'océan, maligne à ses courants, vis selon ses atmosphères. En 60 ans, mon cœur n'a cessé de battre au rythme de la mer. Émerveillé par sa beauté, j'ai souffert en constatant impuissante les dégâts de nos actions sur terre.
[musique]
J'ai espéré en rencontrant tous les acteurs qui développent des solutions pour la protéger. Je vis avec l'océan comme on vit avec un proche que [musique] l'on aime et que l'on ne veut pas voir souffrir. Et ce proche, c'est le mien mais c'est aussi le vôtre. Car si j'ai bien compris une chose, c'est que l'océan est notre avenir et notre bien commun à tous. Je suis la première femme à avoir terminé une course autour du monde à la voile en solitaire [musique] et sans escal de mes devant des globes, de mes 15 traversies de l'Atlantique et de mes navigations autour de l'Europe, je tire un constat simple. Il [musique] n'y a qu'un seul océan global et continu.
L'océan est le poumon de notre planète.
[musique]
Le grand courant qui le parcourt est le moteur de la machine climatique. Grâce à sa dynamique et à la formidable biodiversité qu'il habite, l'océan séquestre le carbone et fournit la moitié de l'oxygène que nous respirons. Depuis le début de l'aire industrielle, il a stocké plus de 90 % de la chaleur d à nos émissions. Ma passion de la mer est née enfant dans les laminaires de la pointe de la Bretagne. Je suivais mon père en plongé. J'explorais cet univers ahurissant fait de canyon et de forêts, de poissons et de particules en suspension. Je sais aujourd'hui que ces grandes algues [musique] comme les mangroves ou les herbiers séquestrent plus de carbone que les forêts terrestres.
Avec les récifs coraliens, cette biodiversité marine rend des services écosystémiques indispensables à l'humanité. Elle abrite les nurseries de poisson, protège les litoraux et fait vivre les communautés [musique] côtières. Depuis l'accord de Paris, l'océan a pris une vraie place dans les négociations climatiques. Mais l'urgence à réduire nos émissions est toujours là car l'océan [musique] brûle, s'acifie et perd son oxygène. La fonte des glaces et la dilatation de l'océan élèvent le niveau de la mer. Les corau meurent, des espèces migrent ou disparaissent. La circulation des grands courants est bouleversée.
À l'échelle de ma vie de marin, j'ai réellement constaté une augmentation en fréquence et en intensité des phénomènes météorologiques extrêmes. En 1991, quand j'ai traversé [musique] l'Atlantique, j'ai vu pour la première fois du plastique flotter au beau milieu de la mer. Depuis, l'hémorragie est exponentielle.
[musique]
L'océan est le réceptacle de nos déchets, de nos pollutions diffuses, émanant de nos terres, mais aussi de nos pharmacies ou de nos usines. Nous vivons depuis toujours sur et avec l'océan. Il nous nourrit, transporte nos marchandises et nos communications internet. Depuis 50 ans, nous pompons le pétrole et le gaz de son sous-sol et tirons désormais partie de son inépuisable énergie. Nous lornons les ressources minérales de ces grands fonds qui permettraient de fabriquer nos batteries et breuftetons déjà ses ressources génétiques pour des médicaments ou des cosmétiques. Mon cri de marin n'a pas vocation à culpabiliser.
Au contraire, collectivement, nous pouvons inverser la tendance si la régénération se place au cœur de nos activités. L'Europe a un rôle crucial à jouer car elle est présente [musique] dans toutes les régions océaniques du globe grâce à ces outresemers et constitue le premier espace maritime au monde. Et pour cela, il est fondamental de cesser de traiter les sujets en silo. Comme disent les marins, nous devons faire équipage.
[musique]
Le cadre législatif se construit pour engager l'humanité dans une [musique] économie plus sobre et circulaire. Mais au cœur du pacte vert, il nous faut un véritable pacte bleu qui intègre les enjeux géopolitiques. L'océan est aussi le théâtre de tension dû à la piraterie, au partage des espaces ou au drames liés aux migrations de population. Les réponses à ces multiples défis viendront aussi de l'océan. Des solutions émergent mais ont besoin d'être accéléré. Il nous faut par exemple remettre des voiles sur les cargot pour [musique] décarboner le transport maritime à l'image de canopé qui transporte les pièces de la fusée Arian 6 et dont les ailes réduisent la consommation de carburant.
Un projet 100 % européen qui doit nous inciter à relancer la construction navale européenne. Elle offrirait plus d'autonomie stratégique et de souveraineté au continent. Je suis convaincu qu'il ne faut pas se contenter de réduire nos impacts mais favoriser les synergies entre les acteurs. Rechercher les cobénéfices économiques, sociaux et environnementaux, c'est l'essence même de la politique maritime intégrée. Par exemple, les champs d'éolien offshore doivent être conçus en coopération avec les pêcheurs, les aquaculteurs et les scientifiques pour favoriser la régénération de la biodiversité. L'action de l'Union européenne ne se limite pas à nos eaux territoriales.
Nous pouvons soutenir les communautés côtières des pays en développement véritable gardien des mangroves et des récifes coraliens. Les aires marines protégées que nous créons sur les litoraux et celles qui verront bientôt le jour en haute mer sont un pas essentiel à la protection de l'océan. Ces zones protégées ne doivent pas faire peur aux pêcheurs car elles sont l'assurance vie de leur profession. Mais elles ne suffiront pas à préserver la ressource. Non seulement il faut lutter contre la pêche illégale, mais il faut aller vers une pêche écologie comme le proposent les scientifiques.
Décarboner les navires, réduire leur taille, [musique] pêcher les poissons à l'âge adulte, élargir les mailles des filets, en finir avec le chalutage de fond. Il faut oser la rupture, accompagner les pêcheurs et mobiliser la responsabilité des [musique] consommateurs qui eux aussi ont leur rôle à jouer. Nous devons aussi appréhender l'océan comme le moteur du grand cycle de l'eau qui le lie aux mer et aux rivières. C'est ce que rappelle la mission océan du programme Horizon Europe qui demande à resserrer le lien Termère de nos politiques publiques [musique] bien trop en silo.
Ce lien Termère, nous l'avons expérimenté avec le projet Blueprint de l'initiative aussi bien commun sur un espace littoral du sud de la Bretagne. Nous avons relié les acteurs des citoyens à la collectivité autour de la réduction des pollutions et de la régénération des bassins versants du territoire. Un projet pilote modeste mais qui en inspire déjà d'autres. Pour répondre à l'urgence d'agir pour l'océan, l'Europe doit continuer à soutenir la science. Nous ne connaissons que 5 % de cet océan qui nous fait vivre et représente pourtant 71 % de la surface de la planète. Il nous faut comprendre les espèces, les écosystèmes,
[musique]
leurs réponse à toutes les pressions. Ces données sont essentielles pour orienter les politiques publique et [musique] les rendre plus cohérentes et efficientes. Je crois en la nécessité de créer un panel international interdisciplinaire pour un océan durable qui pourra mieux éclairer les politiques comme le fait le JC depuis deux décennies. J'attends avec impatience ce jumeau numérique de l'océan qui devrait le modéliser grâce aux données collectées.
Et je m'enthousiasme de la contribution des marins qui embarquent des appareils de mesure, immergent des capteurs océanographiques et je soutiens le projet Plancton Planète [musique] de collecte du plancton embarqué notamment par la marine nationale ou par l'explorateur Jean-Louis Étienne. [musique] Je soutiens plus généralement les expéditions comme celles de Polarpod. et de la fondation Tara car elle participe aussi à faire rêver, aimer et comprendre. Je veux rester optimiste. Le récent traité sur la haute mer, les négociations internationales sur le climat ou la biodiversité nous ont montré que l'océan participait au maintien [musique] du multilatéralisme et de la paix.
Car les nations n'ont pas d'autre choix que la coopération autour de cet océan [musique] qu'elles ont en partage. La mère m'a donné des leçons pour la vie. Elle m'a appris à vivre plus sobrement, autonome et économe en énergie. Elle m'a aussi enseigné qu'on ne luttait pas contre les éléments, mais que l'on devait composer avec. Composer, cela suppose d'anticiper. C'est le maître mot du navigateur. Or, aujourd'hui, face aux crises, nous nous comportons collectivement comme le marin qui verrait arriver la tempête et ne réduirait pas la toile. Nous sommes déjà dans la tempête. Alors, agissons.
[musique] [musique]
Alors, moi, je ne suis pas une je suis pas professeur, je suis pas scientifique, je suis une femme engagée. Je crois que vous m'avez demandé tous les deux de partager un peu ce parcours euh d'engagement. Donc, je ne suis pas là pour donner des leçons, mais pour partager une expérience et peut-être vous partagez aussi les leçons que moi j'ai apprises euh au cours de de ce parcours. Euh et en fait à on va dire aujourd'hui, je commencerai par vous dire une chose notamment pour tous les jeunes qui sont là, c'est que ça n'a pas été facile. C'est-à-dire que quand on voit aujourd'hui, j'arrive à à l'âge que j'ai, j'ai 62 ans et j'ai aujourd'hui un long parcours derrière moi.
Mais le vent des globes, ça n'est pas arrivé comme ça. La midi transat, ma première course en solitaire, ça voilà, tout a été difficile jusqu'à mon engagement pour l'océan qui est un travail et vous êtes bien aussi placé pour le le savoir parce que vous le partagez. Euh c'est un travail permanent. Euh voilà. Mais j'ai je pense que il y a comme tu l'as dit eux tout à l'heure cette constance pour moi. J'ai jamais eu de de enfin de plan de carrière. J'ai toujours été euh guidée par ce qui était ce qui m'émouvait, ce qui me mobilisait, ce qui me passionnait sur le moment.
Et il est vrai que quand j'avais quand j'étais au lycée, j'étais j'ai imaginé, même si j'étais déjà passionnée par la mer et par le bateau, j'ai imaginé vouloir devenir ingénieur parce que mon papa était ingénieur et j'imaginais que c'était un peu ma destinée. J'étais j'aimais bien les matières scientifiques qui m'ont du reste aidé par la suite quand j'ai eu à travailler sur la construction de bateau et et à apprendre la météorologie. Mais finalement euh le journalisme était était quand même plus présent.
Mais malgré tout, je suis partie faire des mathématiques appliquées et alors je corrigerai un tout petit peu ce qui s'est passé à Dauphine, c'est que nous avons participer à la course croisière de l'EDDEC en 81 avec toute il y avait un club croisière à Dauphine qui marchait très bien et qui marche toujours très bien 43 ans plus tard 44 ans plus tard et mais la 2è année où nous avons voulu nous nous inscrire nous avons appris que la la Course croisière de l'EDEC limitait le nombre de d'inscriptions de de bateaux. Et donc on s'est dit pourquoi ne pas créer notre propre course ? On s'est dit c'était Bernard Venbrck qui était le président de cette association qui reste aujourd'hui encore un ami.
On se on continue de se voir quelques années plus tard et et lui avait cette déjà cet esprit d'entreprise et en fin de compte la la speedine que nous avons créée a été mon premier projet professionnel. Au moment où l'a lancé, j'étais déjà, j'avais déjà quitté Dauphine et j'étais déjà rentrée dans une école de journalisme. Et du coup, j'étais la madame communication, la chercheuse de partenaire pour financer. Mon frère a dessiné la première affiche, mon père a dû être un de nos premiers partenaires et cetera et cetera. Et la spidophine a été vraiment un moment important parce que parce que c'était déjà un projet collectif.
Je crois que dans mes on va dire dans dans les apprentissages que j'ai fait, j'ai même si moi la navigatrice aussi en solitaire, j'ai au fur et à mesure beaucoup appris et et constaté en permanence la force du collectif que nous connaîtrons des années plus tard, cher Christian, avec notamment avec le Grenel de la mer. Euh et donc euh après ces ces études de journalisme. Alors c'est vrai que j'étais déjà passionnée par la mère. Il faut faut vous dire que moi j'ai été bibronnée. Alors c'est vrai que mon père était marseillais d'origine et et passionné par les aventures de la Calypso du commandant Coustau. Donc j'ai été à la fois bibronnée par les par les aventures de la Calypso.
Nous ne rattions jamais aucun aucune aucun des épisodes. C'était vraiment une série télévisée formidable. les c'était s'était même mis en scène de manière assez incroyable. Je vous invite d'ailleurs, c'est avec le recul, c'est assez étonnant de voir le monde du silence euh où euh les équipes de la Calypso faisaient euh euh quand même péter des la dynamite quand même euh ou alors essayait de chasser des dauphins. C'était assez étonnant et n'empêche que c'est le commandant Kouau qui moi bah m'a beaucoup nourri puis Talassa et je rêvais de travailler pour Talasa.
Alors, je n'ai pas travaillé pour l'émission ou un tout petit peu, mais j'ai travaillé avec George Pernou pour la la revue Talassa et j'en ai été la rédactrice en chef et c'était déjà pour moi l'opportunité de découvrir l'intégralité du monde maritime. Et je voulais sans doute jamais partager mais j'étais rédactrice en chef donc j'étais plutôt à ne pas quitter la péniche Talasa où étaient nos bureaux mais à commander des articles. Mais j'ai quand même fait un reportage en mer du Nord sur les plateformes pétrolières. Voilà, un reportage sur Frig qui m'a beaucoup impressionné.
Et pour tout vous dire, mon père était ingénieur dans le pétrole donc j'avais cette cette connaissance quand même de ce de ce milieu-là. Et voilà. Par la suite euh alors que je travaillais pour Talassa ou dans des radios libres, alors je vous passe le détail parce que en fin de compte j'avais qu'une obsession, c'est de partir naviguer. Donc je démissionnais en permanence et je disais "coucou, je reviens dans 2 mois, dans 6 mois, dans 4 mois parce que je vais courir le Tour de France ou voilà." Et dans ces années-là, j'ai essayé de suivre la la Wread. La Wreed, c'était une course autour du monde en équipage créée en 73 et qui me faisait totalement rêver.
Je rêvais d'abord de grands bateaux avant de comprendre qu'il fallait commencer par des petits bateaux. Et j'ai monté des projets comme journaliste. Je me suis retrouvée à suivre la W Bread en 85. Je vais au départ, je m'étais fixé comme objectif de d'essayer de faire une étape, mais en tous les cas de faire le tour du monde de toutes les escales.
La course partait du sud de l'Angleterre, faisait escale à Capton, enfin au Cap en Afrique du Sud, puis en c'était en non, c'était en Nouvelle-Zélande, puis dans le en Amérique latine et puis revenait dans le sud de l'Angleterre et à chaque alors j'avais j'étais j'avais 20 j'avais en 85, j'avais 23 ans donc j'avais pas forcément beaucoup de moyens et j'ai eu la chance d'être invitée à la fois par des attachés de presse de euh de sponsor de l'époque, mais aussi euh j'ai emprunté des sous pour me payer mon billet d'avion pour aller en Nouvelle-Zélande et je passais soit d'hôtel, soit soit de d'auberge de jeunesse.
Mais à chaque escale, j'avais mon sac avec mon ciré et mes bottes persuadé que j'allais pouvoir trouver éventuellement un embarquement sur un des bateaux. Alors, il y a il y a une caractéristique dans mon parcours, c'est à la fois beaucoup d'engagement, de d'envie, mais aussi un peu d'inconscience ou alors de de d' c'est peut-être pas de l'insouciance, mais un peu d'inconscience et je croyais déjà que mes rêves étaient possibles. Du reste quelques années plus tard, je vais écrire un livre qui s'appellera Possible rêve. Je croyais que c'était possible. Il y a rien ne m'arrêtait.
Bien évidemment, je n'ai trouvé aucune opportunité d'embarquement, mais j'ai quand même euh voilà découvert le monde à cette occasion. Et voilà, alors que je travaillais à Talasa euh par deux fois, j'ai monté un projet pour faire construire mon bateau, mon premier bateau. Finalement, il y a un moment, je me suis dit il faut commencer par des petits bateaux, je vais commencer par la mini transat. En tant que journaliste, j'avais découvert cette course. La mini transat, elle c'est en ce moment hein, c'est une année, c'est les années impaèes. La mini transat, c'est une course de mini bateau mais elle est très longue.
Elle part en général euh de Bretagne ou là ce coup-ci la course partait des sables de lonne euh fait une escale un peu longue au Canarie et puis ensuite on traverse l'Atlantique en solitaire. Et moi la journaliste, je voulais pour avoir mis les pieds dans un chantier de construction de bateaux de plaisance, j'ai été fasciné par la construction des bateaux et c'était incroyable. Je je de de voir la la construction de ces bateaux de course. C'est énormément d'artisanat mais aussi beaucoup de hautes technologies et je trouvais ça fascinant.
Et je m'étais dit bon bateau, je vais le faire construire dans Paris dans la cité des j'ai proposé à la cité des sciences et de l'industrie de la Villette en 86 qu'on monte une exposition. J'avais baptisé mon projet Paris Transat. Cétait super ambitieux et là la cité des sciences qui venait d'ouvrir ses portes m'a trouvé très sympathique. Euh mais finalement m'a dit "Écoutez, c'est pas vraiment notre objet de construire un bateau dans Paris. Donc au revoir mademoiselle. Euh, j'ai proposé à la RATP qu'on fasse ça dans le la station Auber et puis finalement bah finalement ça s'est pas fait. J'ai trouvé un partenaire, un pseudo partenaire qui s'est révélé être un escroc.
C'est un un monsieur qui se faisait passer pour un ancien [rires] armateur grec. Et moi, ni une ni, j'allais le voir tous les soirs. Enfin, je vous passe l'histoire parce qu'elle est très longue, mais ça fait quand même, c'est des histoires à raconter à mes petits enfants quand j'en aurai. Euh voilà, finalement ça ne s'est pas fait. Il y avait dans ce projet un monsieur qui fait partie des gens qui ont vraiment marqué mon parcours mais dans ces années-là, il s'appelle Daniel Charles. C'est un historien de la un historien de la plaisance et un un spécialiste de Kaibot qui a révélé Kaibot non pas le peintre impressionniste mais Kaibot l'architecte.
Et Daniel, je l'avais embarqué dans ce projet-là et il avait commencé à me dessiner à bateau. Ce projet ne se fait pas. Je retourne bosser à Talasa et et 4 ans plus tard, donc on est en 90 ou fin 89 et Daniel m'appelle en me disant Catherine, tu es assise. La cité des sciences et l'industrie de la Villette veut monter une exposition dans laquelle il y a un bateau qui va être construit et ce bateau, ça va être un mini transat et je leur ai vendu l'idée que ce soit toi qui leur propose. Et j'en revenais pas. En fait, la cité des sciences lançait une une série d'exposition sur les métiers et commenc par les métiers.
lié à l'eau les et s'est dit pourquoi pas les métiers de la construction de plaisance et l'histoire est revenue vers moi mais finalement j'en parle pour de pourquoi j'en parle de cette histoire parce qu'en 86 c'était un méga échec mon affaire j'ai même dit à Pernou euh bon ben ça c'est bon j'ai trouvé un partenaire je m'en vais je démissionn et George Pernou à l'époque m'a dit est-ce que vous avez vous avez le budget ? Bah non, mais ça va venir. Écoutez, attendez d'avoir le budget. Alors bref, à ce moment-là, heureusement d'ailleurs qui m'a qui m'a retenu et mais l'énergie que j'avais pu investir dans ce projet finalement, il a pas été perdu.
il a tout ce que j'avais fait en 86 finalement j'ai pu le voilà à à émerger parce que je m'étais investi 4 ans plus tôt et dans ma vie ça m'est arrivé plusieurs fois cette affaire et je le dis pour les jeunes parce que parfois on peut arriver on peut lancer des projets qui se révèlent être entre guillemets des échecs et finalement bah non c'est des chemins de vie c'est pas le moment en fait c'était pas le moment c'était pas rien n'était prêt et finalement la porte s'est ouverte 4 ans plus tard et ce bateau Ça a été formidable. Je l'ai fait construire.
Donc ça a été une aventure merveilleuse parce qu'il a fallu faire venir de jeunes un jeune chantier qui est très connu aujourd'hui qui s'appelle structure qui construit des les pogos pour ceux qui naviguent. C'est des bateaux quand même bien connus et à l'époque il construisaient des bateaux à l'unité. Ils ont fermé leur chantier pendant 3 mois en Bretagne et pour s'installer à la villette pendant 4 mois parce qu'on a eu beaucoup de succès avec cette expo et cetera.
ce bateau construit, je suis parti là, j'ai dit je tourne la page du journalisme pour l'instant et je me concentre, je deviens navigatrice et on verra bien suite à cette traversée d'Atlantique si si finalement je ça me passionne ou pas. Et finalement, je cours la mini transat, c'est une vraie révélation. Je finis correctement avec un bon bateau et puis et puis c'est parti et puis là, j'enchaîne une deuxième saison en en mini.
Alors, on est dans les années 91 92 et dans le même temps, j'ai pas tout raconté mais dans le même temps, j'avais travaillé aussi pour l'équipe de la Poste qui avait engagé un, j'ai suivi deux fois la Wreed et ou même trois et j'avais travaillé pour la Poste et je repars en 92. Je passe de mon mini mon petit bateau de 6,50 alors pour lequel entre parenthèses j'avais emprunté des sous à la banque, euh trouver mon partenaire au dernier moment de l'exposition. Euh heureusement, mon père avait cautionné était voilà mon emprunt m'avait pas donné un centime mais cautionner mon emprunt et heureusement à l'arrivée de la mini transat, il y a un gars qui a voulu racheter mon bateau.
Donc ouf, j'ai pu vendre mon bateau et libérer mon père de son hypothèque éventuelle enfin de sa caution et et voilà. Et je j'ai plus de bateau et à ce moment-là, je pars naviguer. Je passe d'un bateau de 6,50 à un bateau de 25 m. Je passe de la solitaire à un équipage de 17 bons hommes sur et on fait de transat. On participe à l'époque, ça va vous rappeler quelque chose à une course, on est en 92 qui s'appelle la route de la découverte. On est sur les traces de Christophe Colomb et on part de Gêne.
On fait escale à Cadix, on fait escale au Canarie, on va jusqu'à Saint-Domingue et on est bord à bord avec tout un tas de de on est sur un bateau moderne, un grand maxi de la Wreed et on est à bord de grands voiliers école et c'est c'était c'était magique. Et puis finalement, je reviens, je repars pour une deuxième saison en mini qui marche très bien. Je reçois un prix, je gagne des courses à ce moment-là. Ça a été j'avais le meilleur j'avais loué le meilleur bateau donc c'était plus facile. Les les skippers le disent pas suffisamment souvent mais souvent quand on est sur le podium c'est parce qu'on a les meilleurs bateaux.
On est aussi les plus performants parce que pour tout un tas de choses mais aussi parce que quand on a quand on a le un bon bateau, ça aide. Je vous passe, j'enchaîne avec deux solitaires du Figaro, avec des tours de l'Europe, avec un puis deux vent des globes. Et voilà, une chose à retenir de ces années-là, euh 1991 sur cette première transate, il y a ce que j' raconte dans la vidéo, ce moment où alors qu'en 91 personne ne parle des déchets en mer, euh je vois en plein milieu de l'Atlantique une bouteille de plastique.
C'est pas les images parce que ça c'est des images j'ai pas j'ai pas filmé à l'époque mais je suis quand même ahurie parce que c'est un par un temps calme de d'objets flottants en plastique beaucoup de polystyrène aussi que je vois en plein milieu de l'Atlantique. Et vraiment à ce moment-là on n'a pas encore identifié ce qu'on a appelé par abus de langage. J'aime pas cette appellation de d'île ou de continent de plastique, mais on n pas encore identifié les plastiques qui ont été aperçus dans le le Pacifique Nord. Et et là, je me je me fais la réflexion, non pas où sont les affreux pollueurs, mais moi je me sens participant, voilà, à la fois coupable et responsable.
Je me dis comment en est-on arrivé là collectivement et et c'est un moment qui est assez essentiel dans mon parcours parce que je sens cette responsabilité individuelle que j'ai et collective que nous avons. Et à ce moment-là, je me demande bien comme souvent les jeunes se demandent aujourd'hui qu'est-ce que je peux faire ? Je suis incapable de dire comment un jour, je me dis un jour il va falloir que j'œuvre mais mais ce jour-là je je ne sais pas encore comment je vais pouvoir œuvrer. J'arrête la course la compétition après mon deuxième vent des globes. Alors si vous avez des questions sur les navigations, on pourra y revenir.
Euh et je je pourrais parler du reste des leçons que m'ont m'ont donné ces ces navigations et notamment mes tours du monde. Et puis à ce moment-là, il y a des moments vraiment importants. Il y a des rencontres qui vont être essentielles. Christian, tu fais partie des rencontres que j'ai eu après cette période de course large parce que à l'époque, tu avais écrit des livres sur ces ces ces voyou, enfin sur sur les marénoires qui était quand même le fléo qu'on connaissait plutôt dans dans les années 80 enfin oui même depuis 60 enfin même avant 60 70 et cetera.
et tu fais partie des gens qui me font comprendre aussi la dimension maritime de la France et ça va se concrétiser après avec le Grenel de la mer dont tu es l'inspirateur en 2009-2010. Euh 2002, moi je commence à m'engager et entre 2002 et Se Grenel de la mer, j'ai tenté de m'engager en essayant de d'engager la plaisance dans la transition, en montant des projets, en rencontrant un autre euh personnage qui m'a beaucoup inspiré.
C'est Christophe Balet qui est un spécialiste qui est un professeur de l'université de Bretagne Sud et qui alors que j'essayais de construire un bateau, je voulais acheter ce qui était je voulais racheter en fait le bateau qui est devenu Tara et comme j'ai pas pu le racheter, j'avais pas trouvé les moyens. J'ai voulu faire construire un bateau d'expédition et m'interrogeant sur le matériau de construction de la coque, j'ai un jour découvert les travaux de Christophe Balai sur les matériaux biosourcés. Et là, je suis partie avec l'université de Bretagne- Sud pendant plusieurs années sur plusieurs travaux. On a construit un une petite embarcation en en matériaux biosourcés et cetera et cetera.
et et donc de l'engagement terrain. J'ai finalement d'abord en 2008 avec Jean-Louis Borlot qui ayant écho de des projets que je menais m'a confié une mission notisme et développement durable et puis ça s'est enchaîné avec le Grenel de la mer et le Grenel de la mer a été un moment à mon avis vraiment fondateur pour la communauté maritime française parce que on réunissait avec ces cinq collèges tout ce que la communauté maritime décelait de de de compétences et de savoir-faire et la le slogan, moi je présidais le le groupe de travail sur l'éducation, la sensibilisation et la communication sur la mer. Et notre slogan à la sortie du Grenelle de la mer, c'est la mer et l'avenir de la terre.
Et la condition pour qu'elle soit l'avenir de la Terre, c'était la la notre capacité de mener des activités de manière durable. J'ai aussi compris la dimension maritime de la France et et bon tout ça que vous connaissez par cœur parce que vous êtes bibronné aux conférences de et et aux cours j'imagine de Christian Bûchet celle de l'IFM de l'Amie de Marine et tout mais c'est vrai que dans ces années début enfin oui 20090 2010 c'était un moment assez assez assez fondateur et et voilà et finalement cet engagement il s'est poursuivi alors j'essayais toujours d'être d'avoir un engagement terrain avec des projets de voilier du futur et cetera. Euh mais ça s'est j'ai un peu saisi des opportunités.
Borlot a m'a proposé de rentrer au conseil économique social environnemental où effectivement j'ai essayé de de continuer à porter la voie qu'on avait porté pendant le Grenel et cetera. Ça, il y a eu pendant le pendant ces années-là la création de la plateforme océan et climat pour faire entendre la voix de l'océan pendant la COP 21 en 2021. en 2015, pardon. Euh voilà. Et puis euh 2000 fin 2015, début 2016, la ministre qui me propose de rentrer comme déléguée ministériel à la mer au littoral. Autant vous dire que je ne connaissais pas, enfin je commençais aussi à connaître l'administration de la maire grâce au Grenel.
Et là, ça a été deux années formidables où j'ai vraiment d'abord j'ai travaillé, j'ai piloté, j'ai eu à piloter la première stratégie ma et littoral, mais j'ai aussi fait connaissance de toute cette administration de la mer. J'en parle parce que il y en a des représentants ou d'anciens représentants ici et et j'ai adoré travailler avec ces gens compétents. Ça a été vraiment de années merveilleuses. Bon, j'en suis parti, on reviendra peut-être dessus mais parce que je trouvais qu'il nous fallait un ministre de la mer.
Donc j'ai démissionné là encore en disant euh en écrivant au premier ministre et au président de la République, il nous faut un ministre de la mer, un portage politique au quotidien. Bon, à ce moment-là, ça s'est pas fait. Et puis finalement euh en 2018, alors tu l'as dit, je suis repartie traverser l'Atlantique et on reviendra sur l'océan bien, je vais conclure sur l'océan bien commun. Euh et et finalement en 2019, je me laisse convaincre de partir en de faire encore un pas de côté et de enfin pas un pas de côté vraiment de plonger en politique, chose que j'ai renoncé en 2004, en 2009, en 2014.
à chaque fois, on me proposait de me d'être numéro 2 sur une liste au aux européennes et l'Europe, j'étais une européenne convaincue mais l'engagement politique c'était vraiment pas pour moi. Je je pense que quand on n'est pas né dedans, c'est compliqué. Et puis là, j'ai je me suis laissée convaincre parce que celle qui m'a convaincu, elle n'est plus là, mais c'est Marielle de Sarnez qui qui était le bras droit de François Beouille. Et elle me dit "Mais tu sais les engagements que tu portes pour les engagements que tu portes, l'Europe est le bon échelon." Et j'étais d'accord que l'Europe c'était le bon échelon pour essayer d'accélérer comme je le demande comme je l'évoque dans dans la vidéo.
J'ai passé 5 ans absolument formidable au Parlement européen extrêmement compliqué parce que parce que je suis à nouveau rentrée dans une enceinte qui n'avait pas connu le grenel de la mer où finalement il a fallu recommencer à maritimiser les esprits. Je peux vous dire que c'est sans relâche, sans relâche, sans relâche. Chacun des textes législatifs, il fallait évoquait évoquait la mer mais jamais en fait ce pacte vert qui parlait de la mer n'avait pas compris que il fallait faire de la mer un priorité politique pour l'Europe. Et c'est ce que j'ai voulu porter avec cette vidéo.
Et c'est ce que j'ai porté avec le pacte européen pour l'océan avec mes nos amis de Europe Jacques deor, Pascal Lami et Jeunevie Ponce qui qui ont vraiment piloté un groupe de personnalité pour porter une idée de de pacte européen pour l'océan. Aujourd'hui, la Commission européenne a repris cette idée. On en est très fier mais on attend qu'elle se concrétise dans un Ocean Act qui n'est toujours pas là. Et moi, je ne suis plus au Parlement. J'ai décidé de tourner la page avec la politique à ce moment-là. Euh, je dis pas que j'y reviendrai pas. En fait, je ne sais pas. Je décide de ne pas avoir de de de plan de carrière.
Donc, je dis pas que je n'y regoûterai pas un jour, mais en tous les cas, c'est pas du tout prévu aujourd'hui. Et voilà, les dernières, ben je vous l'ai dit, c'est depuis un an, me voilà engagé au côté de l'Académie de Marine, de l'Institut français de la MER et du Y Club de France dont j'ai la l'honneur d'avoir pris la présidence. il y a quelques il y a quelques mois. Pour finir, un mot sur cet océan bien commun parce que là, je pense que j'ai pas regardé l'heure mais euh c'est bon, ça va. Euh mais je voudrais quand même laisser hein du temps au aux questions. Euh pourquoi avons-nous lancé cette idée d'océan comme bien commun de l'humanité ? Hein ?
parce que quand je suis rentrée de ma ma traversée de l'Atlantique, euh je me suis dit mais en fin de compte celle de 2018 euh quand j'ai démissionné, je suis partie naviguer en en croisière avec des amis et c'est en mer, je me suis dit mais qu'est-ce que je peux avoir comme accélérateur ? Et je me suis dit finalement le cadre législatif on le construit si on regarde derrière nous, on construit progressivement le cadre législatif. Si on regarde, si on fait un bilan des 15 ans depuis le Grenel de la mer, plein de d'objectifs que nous avions en 2010, Christian ont quand même été atteint. On l'a sur tout un tas de sujets.
Mais le problème, c'est qu'on avance au rythme du cadre législatif, au rythme de la conscientisation des des esprits et pas au rythme des enjeux. Et donc euh moi je je me suis dit, il faut aussi mobiliser la la h la cette responsabilité individuelle et collective pour que si l'on veut vraiment que la mer soit l'avenir de la terre, et bien il faut pas engager uniquement la responsabilité des États, il faut aussi engager nos la responsabilité des citoyens, des entreprises, des collectivités et cetera Et voilà. Et ce que nous voulons faire parce que l'idée de l'océan, bien comme à l'humanité et bien l'Institut français de la mer s'en est emparé en 2013.
Je regarde Jean-Louis Fillon parce que tu as c'est toi qui a piloté ce travail de réflexion qui a donné lieu quelques années plus tard même à des séminaires avec le CNRS. On a essayé d'explorer cette notion de de bien commun. Une des idées que l'on m pourra y revenir euh c'est que dans ce on voudrait une nouvelle lecture une de la Convention internationale du droit de la mer dont on a plutôt retenu qu'elle donnait aux États, elle leur permettait d'agrandir leur territoire en créant des zones économiques exclusives sur lesquelles ils étaient souverains. On a créé cette liberté de navigation en haute mer interdit même elle a elle a donné ordre aux États de prendre soin de l'océan.
Et on voudrait remettre cette notion de responsabilité individuelle et collective au-dessus des notions de souveraineté, de liberté. Voilà, parce qu'il y a un seul océan et comme je le dis dans le dans dans la vidéo, mais c'est aussi une idée que nous partageons vraiment beaucoup, on s'aperçoit au travers de toutes ces négociations internationales que l'océan fait vivre le multilatéralisme. On a réussi l'accord sur la haute mer. Pourquoi pourquoi on a on réussit ? Parce qu'on a pas le choix. parce qu'il y a qu'un seul océan qu'on est connecté et que et que sa sauvegarde euh concerne concerne euh tous collectivement et voilà.
Donc il fait vivre le multilatéralisme et dans cette mesure, il fait aussi vivre la paix. Voilà. Merci.
[applaudissements]
Merci beaucoup Catherine. Effectivement pour les étudiants qui sont peut-être moins au fait que certains sur le droit de la mer, il y a eu il y a quelques semaines à quelque chose d'important. Ça y est, l'accord d'IBBJ sur le droit de la mer, la mer bien commun, l'humanité est passée puisqu'il faut un certain nombre de pays, je crois 60 pays pour que ça puisse être adopté.
Donc c'est quelque chose et euh tu as porté tu on a porté avec l'Institut français de la mer aussi à toute l'implication de Jean-Louis de d' et cetera, je crois que la France a beaucoup contribué à cette adoption qui permet que la haute maire, c'est-à-dire en gros 66 % des MIRES puissent aujourd'hui bénéficier d'un statut de protection, de partage et cetera. Voilà, un grand merci. On va bien sûr passer au temps des questions et des réponses. Alors, on a deux micros que je vais d'abord partager avec deux é plus la Non, une par une.
une car poser la première question le micro juste une avec votre passé de d'amour de la mère mais aussi de de femmes politiques au moins en partie à une certains moment qu'est-ce que vous pensez des des la spécificité de la France avec son agriculture qui est quand même très particulière dans tous les grands pays européens pas qu'est-ce que vous pensez de l'agriculture de l'agriculture française en France de l'agriculture qui finalement respecte pas forcément les aujourd'hui la mer mais a quand même besoin de de de tout de tout ce qu'elle emploie comme fertilisant et autres pour faire son activité et pour en vivre. Vous touchez un point essentiel.
En fin de compte, si on veut préserver, régénérer les écosystèmes marins et côtiers, il faut aussi adresser euh pour utiliser un anglicisme euh réduire nos pollutions qui viennent qui sont en amont et notamment les pollutions agricoles, mais c'est pas les seules, les pollutions industrielles, les pollutions aussi nos pharmacies, enfin on a on a un vrai sujet et en fin de compte ce qui est intéressant enfin ce qui est intéressant Ce sur quoi j'ai essayé de travailler au Parlement européen, c'était justement quand on parlait de politique agricole commune d'expliquer que ce qu'on allait faire comme bien à la terre, on le ferait aussi pour la mer et que ça avait par répercussion une voilà, c'était c'était pertinent à bien des égards, pas uniquement euh pour préserver pour préserver la biodiversité terrestre.
et du coup associé à ça la nécessité de relier les politique publique. En fait c'est un des gros sujets du pacte européen pour l'océan, c'est d'arrêter comme je l'ai dit aussi dans la vidéo, d'arrêter de traiter les sujets en silo. En fin de compte, souvent et même au niveau national, on traite trop les sujets en silo. On va s'occuper d'agriculture d'un côté effectivement et d'essayer et du bon état écologique du milieu marin de l'autre. Ça paraît pas comme ça évident que ce soit connecté, mais c'est quand même connecté.
Et ça veut dire que les euh à l'échelle européenne, la directive cadre sur l'eau doit être mise en on va dire au regard où en tous les cas elle doit aussi s'intéresser à ce qui se passe en aval. Euh c'est vrai pour la les pollutions diffuses que vous évoquez, c'est vrai aussi pour les déchets. J'ai fait deux rapports sur l'impact des déchets marins. Enfin et je me suis aussi intéressée au traité qui est en cours de négociation sur les plastiques. Si on veut traiter les problématiques, c'est aussi en amont.
Mais mais voilà, c'est à la fois euh ça suppose à la fois de mettre les les de tra d'arrêter de traiter les sujets en silo et d'avoir une vue plus systémique euh et et d'avoir cette approche par les bassins versants. C'est un des grosses un des gros axes de ce pacte européen pour l'océan, c'est son approche par ce qu'on appelle l'hydrosphère.
les scientifiques, moi j'avais on avait à baptiser ça à quoi faire mais mais ou l'hydrosphère en tous les cas c'est par ce grand cycle de l'eau et et tout l'enjeu pour nous avec le pacte c'est d'arriver à mobiliser non seulement les Français qui sont en mais mais tous les les États-membres qui sont aussi même ceux qui n'ont pas de frontière maritime qu'ils sont à la fois leur marchandise passe par la mer ils sont nourris aussi par la mer même s'ils n'ont pas de euh de de frontières maritimes, enfin de c'est ce ne sont pas des états côtiers mais euh ils participent malgré tout à l'impact aussi qu'ils peuvent avoir. Donc c'est voilà, je sais pas si je réponds à votre question. Merci.
Autre question ? Donc merci d'avoir la gentillesse de poser votre question de de vous présenter. Bon bonsoir madame. Je vous remercie beaucoup pour votre intervention qui est vraiment très passionnante. Je m'appelle Grégoire Maringi. Je suis étudiant en master d'histoire géographie et j'effectue un mémoire sous la direction de monsieur Christian Buchet. Je suis par ailleurs un marin plaisancier passionné. Et pour faire référence à votre carrière pendant laquelle vous avez traversé beaucoup d'épreuves.
Est-ce que pendant toutes les épreuves que vous avez traversé notamment le vent des globes 1996 qui a été une édition cataclysmique avec euh environ cinq abandons et plusieurs morts à déplorer, notamment le malheureux Oui, un mort à déplorer Algé Roops. Euh h est-ce que euh vous avez eu l'impression que c'était une succession de tempête à traverser pour pouvoir euh continuer votre carrière ? Et et je voulais également savoir si suite à votre expérience politique, est-ce que si la France rend ses ports très compétitifs pour laisser la mer rentrer à l'intérieur des terres, elle pourra traverser et survivre à la tempête politique qu'elle connaît aujourd'hui. Ouh là là, c'est une vaste question.
Alors euh oui oui. Alors je vais essayer de d'abord ce vent des globes quand on part en sur sur le sur le tour du monde enfin sur le vent des globes enfin sur un tour du monde en solitaire et sans escale, on sait à priori qu'on il y a des chances qu'on qu'on croise des tempêtes. C'est pas tellement arrivé par la en fait 96 97 a été particulièrement violente mais on se prépare à tout ça. On se prépare beaucoup. Moi, je me suis préparé pendant des années. Cela dit, alors je sais pas très bien le sens de votre question, j'ai appris, ça m'a donné en fin de compte de traverser ces tempêtes. Ces tempêtes que qui étaient vraiment successiv et il y en a eu beaucoup effectivement.
Moi en plus, j'ai chaviré dans le dans l'océan Indien. Quand je dis j'ai chaviré en fait mon bateau parce que j'ai fait une erreur en fait j'aurais une erreur qui est parfaitement décrite dans un ouvrage que les anciens connaissent qui est la longue route de Bernard Mouettessier et qui décrit très bien dans dans le livre que quand on est quand on a cette grande houle dans une tempête, il faut se trouver vraiment perpendiculaire à la à la mer à la houle mais aussi aux déferlantes parce que ce qu'on ne dit pas suffisamment c'est que ça déferle partout. C'est d'une beauté incroyable mais ça déferle. Et moi je suis le vent était j'étais derrière un front et le vent a tourné.
Bref, et je me suis retrouvée vraiment travers au déferlante et euh et j'ai fait la deuxième erreur, c'est que j'aurais dû garder de la toile de manière à pouvoir avancer suffisamment vite. En fait, dans le film, je finis en disant le marin, il il réduit la toile dans la tempête quand il sait que le le la tempête va arriver. Mais en fait, il faut garder suffisamment de voile pour être suffisamment propulsif et pas faire bouchon. Bref, la déferlante est arrivée. J'étais sur le pont, j'étais au pied de main.
Heureusement, j'étais attachée en deux endroits et je me suis cramponnée au ma parce que j'ai compris que la déferlante allait faire coucher, allait coucher le bateau et le bateau s'est couché et il s'est redressé. Heureusement tout de suite, mais après ça a été pendant plusieurs semaines, il a fallu que je me reconstruise, que je répare tout ce qui était cassé sur le bateau parce que c'était un carnage.
Mais malgré tout, ça a été une épreuve qui m'a de tout ça, j'ai tiré une leçon, plein de leçons et notamment que parce que j'avais l'objectif de ne pas m'arrêter, j'ai trouvé des solutions partout et ça aujourd'hui la leçon que j'en retire beaucoup, c'est que dans des situations où on n pas le choix et notamment dans ce moment où on doit engager l'humanité dans la transition parce que le réchauffement climatique notamment Et bien on trouve les solutions et l'individu a un potentiel de dingue. Mais vous avez tous un potentiel de dingue. Mais il faut se retrouver finalement en plein milieu.
Faut où est-ce qu'il faut attendre de se retrouver en plein milieu de l'Atlantique, de l'océan Indien pour utiliser ce ce potentiel ? Non, je sais que j'ai ce potentiel à l'arrivée de ma course euh après être passé par pas mal de difficultés. Euh j'ai compris que j'étais en capacité de monter des projets, de boucler un tour du monde. Euh et je peux vous dire que je me sentais vraiment pas la championne du monde à l'époque hein. J'étais d'ailleurs, je me suis inscrite un peu au dernier moment, opportunité, mais je naviguais beaucoup par contre et puis je travaillais beaucoup. Enfin, je naviguais beaucoup à l'époque. Toute l'année, j'avais beaucoup navigué.
J'ai j'ai j'étais bien dans l'élément et voilà. et et dans les années qui ont suivi tous les engagements que j'ai pris, c'est parce que je me suis dit c'est possible, c'est possible, je peux y arriver. Un si moi je m'engage, si je me trompe pas de chemin, euh mais aussi si je sais m'entourer d'un collectif parce que on part faire même en solitaire, on a besoin d'une équipe pour mettre au point un bateau. Euh et c'est cette équipe là qui vous fait gagner. Euh mais mais voilà. Et du coup, c'est devenu mon ma ma devise depuis, c'est les rêves sont réalisables à condition d'entreprendre et de persévérer.
Une autre leçon que ça m'a donné, ça répond à la deuxième partie de votre question, c'est qu'en fait en mer, on ne lutte pas contre les éléments. Vous arrivez, les journalistes tendent le micro, vous dites "Vous qui avez lutté contre les éléments." Oh là là, il y a des marins dans la salle hein qui savent qu'on ne lutte pas contre les aims. Il faut composer avec.
et composé, c'est ce que je dis vraiment aussi dans la vidéo, euh ça veut dire concernant l'élévation, enfin les conséquences du changement climatique, l'élévation du niveau de la mer, ça veut dire aussi que à certains endroits, il faut peut-être ériger des digues un peu plus hautes, mais à d'autres, il faut accepter que la mer l'envissement, c'est toute la stratégie d'adaptation changement climatique. C'est la stratégie menée par le conservatoire du littoral avec un programme qui s'appelle Adapto et cetera. c'est à quel endroit et de plus en plus les régions littorales essaient de s'adapter, reculent.
Il y a des endroits ben on n' pas le choix, on sait que ça il faut l'accepter, il faut Laire sera toujours plus forte, ça je peux vous l'assurer. Bonsoir madame, merci pour votre intervention. Donc je me présente, Guillaume Muret, élève en 3e année licence en licence HS histoire et sciences politiques et l'institut catholique de Paris. Je voulais vous poser la question. Vous dites que vous ne vous engagerez plus en politique pour le moment, mais admettons si vous êtes appelé ce soir ou demain à l'Élysée ou Matignon. Attendez, je regarde mon téléphone. [rires] J'ai aucun message.
Quels seraient les disons les trois premières mesures que vous proposerez ou que ou qui serait pour vous acceptable pour rentrer dans un gouvernement par exemple ? Attends, mais de la mer ? Sur la mer ? Oui, sur la mer sur la mer. les tr les trois premières mesures. Waouh ! Faut que je me projette, donc je m'installe. Euh ben d'abord, je prends une mesure d'organisation, c'est-à-dire que je demande à être sous l'autorité du Premier ministre et d'utiliser le secrétaire général de la ME de l'avoir à mes côtés euh comme bras droit, comme pour piloter l'administration de la mer.
Parce qu'en fin de compte, quand je dis qu'il faut arrêter de mettre les choses en silo, euh si on veut mieux piloter l'administration et la politique maritime de la France à mon sens, mais je pense que je je pense qu'on est tous à peu près d'accord, il y a deux entités, il y a une un portage politique et on a besoin d'un portage politique, une de quelqu'un qui porte la vision et cetera mais on a aussi besoin de quelqu'un qui sur un bateau, on appellerait ça le Bosco, celui qui va mener l'équipage et cetera. Et je pense que ce duo, il doit être absolument soudé et cetera. Notre dernière ministre de de la M avait compris ça. Les précédents avaient pas toujours compris ça.
et je pense que on améliorerait franchement la la le pilotage de la politique maritime de la France si par une meilleure organisation et faire comprendre aussi j'arriverais au j'arriverai au conseil des ministres en disant il faut faire équipage c'est-à-dire en en me tournant vers mes collègues en disant vous êtes tous concernés par par la maire ça vous voilà c'est pas que mon sujet moi je vais être le pilote Mais je vais vous mobiliser les uns et les autres. Ça celle serait la première. La deuxième euh faire en sorte que les ports français marchent. Alors je sais que c'est ton grand sujet. C'est ton grand sujet. Alors, il y a la deuxème.
Euh, je pense que je me déplacerai tout de suite en Polynésie euh parce que la France, elle doit son espace paritime à nos autres mères. 97 % de nos espaces sont euh voilà et je pense que euh je sais pas, j'installerai une en tous les cas, je ferai une démarche vis-à-vis des outremèes de l'outre enfin oui de de nos territoires d'outremè et je prendrai les outremèes comme territoire pilote de la transition écologique, énergétique et cetera et je je pense que je ferai de ces outremères des bases de rayonnement de la France. Euh parce que c'est c'est ça qu'offre l'outre mer et je pense que j'investi beaucoup dans la dimension maritime de l'outre mer.
Je pense que on on ne cesse de dire au moins du grenel de la mer et même après à chaque fois on disait il faut pas qu'on oublie l'autre mer, il ne faut pas qu'on oublie l'Autreem. Moi, je commencerai par l'Autreem en en faisant un peu la tête de pont de d'une politique. Et puis euh bah la troisème, j'inviterai dans mon bureau Claire Nouvian et Olivier Leette. [rires] Euh non, justement ou alors je les sortirai. Je pense que on a un vrai sujet de réconciliation euh avec les pêcheurs. C'est la c'est pour moi le sujet le plus compliqué de toute la de voilà.
Je pourrais m'intéresser bien évidemment au port et et il y a il y a tellement de sujets euh sur lesquels d'ailleurs je pense que la France peut-être que le troisième c'est que j'irais à Bruxelles en essayant de me trouver de de créer un groupe des amis de l'océan au sein du conseil des des ministres de de la MRE de manière à ce que à embarquer le reste de la communauté européenne sur des acteurs européen sur la mer. Mais pourquoi euh ce monsieur et cette et cette femme ?
parce que l'un préside le Comité national des pêches, l'autre l'association Bloom et je trouve que je sais pas, peut-être que je je demanderai à Monseigneur de de me rejoindre et de d'essayer de convertir de de de [rires] faire calmer la tempête entre ces deux individus qui qui à mon avis sont passionnés passionnants l'un et l'autre, défendre l'un les pêcheurs et l'autre les écosystèmes marins. et cetera. Elle a une grande voilà et je pense que je sais pas, il faudrait trouver un moyen de de dialoguer, de retrouver le chemin du dialogue entre ces individus. Mais bon, c'est comme ça. Surtout qu'il y a un vaste passé à des prédécesseurs de Monseigneur Petit.
Monseigneur Giberto avait été emmené par Michel Recard à leur premier ministre justement pour impulser un dialogue dans le cadre de la Nouvelle-Calédonie dont on parle beaucoup. Donc il y a du précédentement pour les pour les étudiants. On voit qu'il y a un problème de portage politique que tu as très bien souligné. Pourquoi ça a bien marché du temps du grand ministre de Louis XIV Colbert ? Parce que Colbert il avait une transversalité, il avait trois postes ministériels. Il était en gros je dis ça en traduction moderne contemporaine ministre de l'économie et des finances en même temps ministre de la mer et en même temps ministre de l'outre mer. Donc là, ça a marché. Donc il faudrait ça.
Il avait l'oreille de du roi en plus, enfin du président. Voilà. Mademoiselle là-haut. Euh bonjour, merci beaucoup pour avoir partagé avec nous votre expérience. Je m'appelle Éloïe, je suis en première année de d'histoire sciences politiques ici même au vu du fait que le capitalisme nécessite une croissance économique illimitée et que la Terre, elle a des ressources limitées, nous nous retrouvons vers une course vers l'écoide. Et ma question est la suivante : que faites-vous des critiques qui disent que vos idées n'offrent pas d'alternatives euh concrètes comme celle de la décroisance ou du socialisme ?
Et comment arrivez-vous à euh concilier vos positions centristes avec ce combat écologiste que vous portez ? Alors en 3 minutes, vous dites comment vous dites commentiliez-vous pour ceux qui critiquent mais qui enfin moi j'ai pas vu peut-être que c'est vous qui critiquez mais mes positions centristes alors c'est vrai que je suis précisez peut-être votre que je comprenne bien c'est plus au niveau de la position écologiste. Donc vous vous portez une une position qui est bah écologiste et en même temps vous avez enfin voilà enfin vous êtes dans un parti centriste et capitaliste. Vous étiez euh dans un parti centrist et capitaliste.
Et et du coup, c'est c'est là-dessus que donc au niveau de la course vers l'écoide, le capitalisme nécessite cette croissance continue voir une surconsommation actuellement alors que la Terre, elle a des ressources qui sont limitées et qui donc ne peuvent pas forcément tenir le rythme. Euh voilà, c'est c'est plus par ça. Bon euh Non, mais il y a des choses intéressantes dans ce que vous dites. Euh deux choses, je suis d'accord avec vous que on consomme trop, que la terre a des a des limites et dans on va dire les engagements que j'ai euh je pense que on doit absolument avoir une économie plus frugale.
Si je prends le sujet des plastiques, si on veut alors c'est pas qu'une question de là pour le coup de limite plat des terres parce qu'on fabrique le plastique à partir du pétrole. Pour l'instant, on en a encore. C'est 4 % je crois de de l'utilisation qu'on fait du pétrole. Mais si on veut le recycler, il faut qu'on réduise le nombre de polymères. En fait, c'est vrai que ces dernières années, on a sur ce sujet-là euh on a une grosse difficulté à engager des cycles de recyclage du plastique parce que on a trop de molécules différentes. Moi, j'ai j'ai connu j'ai j'ai découvert ça beaucoup pendant mon mandat européen avec les filets de pêche.
Et bien, par exemple, sur les filets de pêche, il faudrait réduire le nombre de molécules et cetera. Je partage avec vous. Alors, je vais pas réagir sur le capitalisme, je pense pas que ce soit complètement le sujet, mais mais je suis d'accord avec vous qu'il faut réduire nos consommations. Euh, si on veut réduire les émissions de CO2, on y arrivera pas uniquement dans un contexte où on apprend en même temps que le transport maritime va grimper de 250 % d'ici d'ici d'ici 2050. Je suis d'accord avec vous que ça pose une vraie question euh sur notre consommation.
Je pourrais aussi dire une chose, c'est que aujourd'hui j'évoqué les pêcheurs tout à l'heure, je trouve qu'on devrait quand quand je dis il faut aussi mobiliser les consommateurs sur la on de si on veut aider nos pêcheurs à changer de modèle euh et à mieux respecter enfin à changer de notamment de de comment s'appelle de d'engin de pêche, il faut aussi les protéger des importations. Je trouve que on doit consommer plutôt du poisson pêché par nos pêcheurs si on veut si on veut les aider. Là, je réponds pas forcément non plus à votre question. Après, il y a un truc quand même que je voudrais dire parce que quand je me suis engagée en politique, je me suis finalement engagée comme je suis.
Moi, je suis plutôt quelqu'un qui veut rassembler. Je suis parti. Moi, je ne comprends pas le le le la crise politique qu'on a en France aujourd'hui parce que je suis plutôt quelqu'un qui et c'est ce que j'ai vécu pendant 5 ans au Parlement européen, je suis plutôt une femme de compromis. C'est-à-dire que j'essaie de faire converger les les idées. C'est pas facile, je vais vous dire, quand dans la même salle, vous en avez qui ont des oppos des positions complètement opposées, mais vous vous avez une idée précise que vous voulez faire aboutir.
Et j'ai négocié plusieurs textes comme ça où il a fallu que je lâche un petit peu mais c'est parce que j'étais plutôt au centre à ce moment là que mes petits camarades qui étaient plutôt à gauche et puis ceux qui étaient plutôt à droite bien je les ai fait converger sur un texte notamment on a on a j'ai fait voter une résolution c'est une de mes grandes fiertés quand la la Norvège a décidé d'aller exploiter les ressources minérales de sa zone économique exclusive Ça aurait constitué un précédent et et donc nous sommes deux députés à avoir mobilisé le le le Parlement européen et la rapporteur était du grand du premier groupe le PPE groupe de droite et et je m'entendais très bien avec elle.
Je sais mais on avait pas du tout la même position sur le sur le sujet. J'ai réussi à l'amener en je vais pas faire le détail de cette négociation, mais j'étais très fière parce que elle a fini par rejoindre mes mes voilà mes positions. Je ne comprends toujours pas pourquoi dans notre Assemblée nationale nous, on est l'un des rares états euh en Europe à ne pas travailler sur sur cette recherche du compromis. Et dans ce que j'entends, dans ce que vous me dites, euh il y a des des des idées assez radicales.
Et les idées radicales, il en faut, je peux vous dire qu'il en faut des idées radicales parce queon a tous besoin de c'est c'est des aiguillons qui nous font bouger, mais il faut aussi des gens comme moi qui ont des idées peut-être un peu moins radicales mais qui essaient de construire ensemble et avec que que d'essayer de s'opposer en permanence. Voilà, je sais pas si j'ai répondu à votre question.
[applaudissements]
Allez, une question une question de notre auditoire distant, un certain Vala. Euh la l'une des principales avancées du combat pour la mer bien commun de l'humanité n'est-elle pas l'incarnation dans BBJ d'une dimension qui avait été prévue par les pères fondateurs de la convention du droit de la mer mais qui n'avait jamais été mise en œuvre jusqu'à BBNJ et qui a été au centre des débats ? La rétrocession au pays en voie de développement d'une partie des produits de ressources richesses tirés de la mer par les acteurs des pays évolués qui doivent désormais prévoir dans leur business plan économique cette rétrocession.
N'est-ce pas là bien la confirmation concrète que la MER est un bien commun ? La consécration d'une révolution ? En fait, il a tout dit hein. Il a tout dit. Merci Francis. Alors, il y a du décalage, hein. Moi, j'ai remarqué qu'il y avait du décalage. Il y a un gros décalage, mais j'ai rien à rajouter. Tu veux rajouter quelque chose, Jean-Louis ou sur Mais oui oui oui, ça fait partie effectivement parce que c'est notre bien commun. On aurait bien aimé que le bien commun soit évoqué dans ce traité euh mais on ne désespère pas parce que la notion est reprise à main reprise maintenant d'autrement par notre ambassadeur océan Olivier Poivre d'Arvor mais aussi à l'échelle internationale.
Alors Catherine, puisque tu me permets de compléter un tout petit peu euh ce qui est c'est effectivement une belle illustration du bien commun qui passe malheureusement par le patrimoine commun avec un risque de confusion entre les deux. Mais ça c'est un débat d'expert qu'il faut pas qu'on ait ici. Euh euh mais ce que Francis dit est tout à fait vrai. La redistribution c'est l'image du bien commun et c'est un devoir moral que l'on a tous. et tu le précises bien, en fait notre notion c'est une notion morale. Un immense merci Francis de voilà d'avoir éclairé notre bien commun. Autre question ? Il y en a là. Merci bien. Euh bonjour.
Euh je tenais dès d'abord à vous remercier pour votre intervention qui était immensément riche et pour votre vidéo qui était très percutante. Alors moi j'avais deux questions. L'une concernant l'espace marin français et le deuxième concernant l'Europe. Bon pour la première, vous y avez déjà un peu répondu à une précédente question. Elle elle concernait les enjeux que vous aimeriez soulever dans l'espace dans le cadre de l'espace marin français. Vous avez mentionné les territoires d'outre mer qu'il devraient être davantage mis en avant. J'aimerais savoir si vous en avez d'autres en tête davantage peut-être économique, diplomatique ou géostratégique ou dans une autre dimension.
La deuxième concernant l'Union européenne, c'est pour savoir à votre avis quelles devraient être les initiatives prises par l'Union européenne concernant l'espace marin et son espace maritime ? Qu'est-ce qui devrait être la la deuxème ? C'est répéter pardon euh quel quelles quelles initiatives devraient prendre l'Union européenne concernant l'espace maritime ? En fait, c'est les deux fois la même. C'est un peu ça rejoint la première question. La première concert surtout l'espace marin français. Alors, ce que je dis pour la France, je le dis aussi pour l'Europe en fait, hein.
Euh moi, il me semble dans les idées euh c'est pas moi du tout qui est qui qui est porté, il y a il y a une chose qui s'appelle la planification des espaces maritimes. En fait, aujourd'hui, on s'aperçoit, il y a quelqu'un qui connaît pas mal ça, n'est-ce pas Bruno, hein, c'est un peu ton sujet, la planification.
Euh en fin de compte, il nous faut, si on veut euh on voit se développer de plus en plus d'activités en mer et moi, je suis plutôt favorable à ce qu'on ait ce développement de de économique avec la mer, mais il faut l'organiser et il faut l'organiser au moins à l'échelle de la zone économique exclusive, mais même, j'allais dire, il faut presque l'organiser à l'échelle de la planète quoi parce qu'il y a pas de il y a pas frontière, mais au moins à l'échelle des zones économiques exclusives. Et moi, un des concepts qui m'a le plus que voilà qui me parle le plus ces dernières ces derniers mois, ces dernières Oui, ces derniers mois qui est un concept émergent d'économie bleue régénérative.
En fait, en fait depuis toujours et c'était déjà la question qu'on se posait au Grenell, c'est à la fois comment on a ce développement économique et comment en même temps non seulement on préserve l'océan, mais au-delà de ça, c'est pas on se contente pas de le préserver en fait au regard des impacts qu'il a, il faut le régénérer. Et du coup, cette économie bleue qui met la régénération en son comme comme postulat euh pour moi ça changerait tout.
Si on mettait dans un, je vous prends un exemple, si on mettait à mon sens dans les appels à projet des champs d'éolien offshore de tout ou de toutes les infrastructures maritimes, y compris dans les ports, Christian, euh l'idée que le porteur de projet que l'océan étant un bien commun, le porteur de projet doit contribuer aussi euh doit faire en sorte non pas uniquement de limiter son impact parce que quand vous portez un projet projet aujourd'hui, on vous demande de faire des études d'impact et quand il y a des impacts éventuellement de les compenser éventuellement des impacts environnementaux mais aussi sociaux, économiques et sociaux.
Et moi, je pense qu'il faut changer de paradigme et de dire qu'il faut mettre dans les les cahiers des charges l'obligation de développer des projets qui euh euh travaillent qui qui mettent en œuvre des solutions aussi de régénération en même temps qu'elles mettent en œuvre des solutions de développement. Et ça aujourd'hui, il existe des moi je je suis beaucoup cette idée-là, elle est très incarnée par les travaux de deux chercheurs qui sont Denis Lacroix et Sylvain Pioche sur les infrastructures maritimes à un impact positif.
Eux, au lieu de regarder euh un une digue, au lieu de regarder un pied d'éolienne offshore comme un simple poteau ou comme un simple mur, il travaille sur les matériaux, sur la géométrie en fonction des écos des espèces qu'ils peuvent vous avez vu dans le film à un moment, c'est pas très clair, mais il y a une espèce de tonne. En fait, c'est une tonne qui est spécifique, c'est une tonne d'amarrage.
Autrefois euh on mettrait on aurait mis un cube de béton et là il organise la géométrie pour favoriser les faits récifs, les faits réserves et je pense que cette idée de développement et de régénérer de de croisement permanent entre le développement économique et la régénération, elle doit se décliner partout. La moitié et Christ, tu m' corriges si je dis des bêtises, du chiffre d'affaires lié à la mer sur le littoral, c'est le tourisme côtier qui le réalise. Euh or, on s'aperçoit que si on veut développer euh inciter les gens à aller à profiter de la mer et cetera, on va pas envoyer les gens dans des espaces pollués.
On a besoin d'avoir plutôt des euh des espaces qui sont qui sont régénérés. Et en même temps, ces écosystèmes marins et côtiers, ils contribuent pour nombre d'entre eux euh à la séquestration du carbone. Euh ils ont des à la protection des rivages contre l'élévation du ils ont en fait ils rendent des services écosystémiques importants en même temps comme c'est des nurseries de poisson. Enfin, il permettent aussi aux communautés côtières de vivre. En même temps, ils permettent un développement économique. Et en fait, c'est toujours cette vision un peu systémique qui me paraît être à promouvoir partout. Et pourquoi je parlais de planification ?
C'est qu'en fait euh je pense que aujourdh alors je sais pas très bien où en sont les travaux de planification. Je dois vous dire que au côté français, mais ce que je j'essaie de promouvoir au niveau et notamment dans notre pacte européen pour l'océan, j'ai réussi à faire inscrire les la l'économie bleue régénérative. Il y a une il y a François, il y a des travaux de François Simar et Raphaël Algouvelo sur l'économie régénérative. C'est très intéressant de les regarder. Euh je je pense que ça répond à la question permanente qu'on qu'on se pose à l'échelle internationale. Il va falloir maintenant qu'on a un traité sur la haute mer et bien il va falloir le mettre en œuvre.
Et et dans la mise en œuvre euh il y a plusieurs sujets. Il y a le sujet des ressources génétiques, il y a mais il y a aussi le sujet de la création des aires marines protégées. Et parmi tous les projets que en fin de compte moi mes mes idées ou les sujets que que j'évoque là, c'est uniquement des rencontres. C'est uniquement des scientifiques que j'ai croisé ou des porteurs de projet qui m'ont montré des choses qui me semblaient très pertinentes. Et ces dernières années, il y a une il y a un une autre idée que j'ai trouvé formidable, c'est l'idée d'une ceinture bleue autour de la terre.
Ça s'appelle la la Blue Belt et c'est la la une femme qui anime le réseau MPAN qui est un réseau d'IR Marine protégé en Méditerranée qui anime ce ce cette l'idée c'est d'animer d'avoir une animation des gestionnaires d'air marines protégées à l'échelle internationale et de de connecter toutes les aires marines protégées qu'on arrive à à créer euh qu'elles soi dans les zones économiques exclusives ou ou à l'extérieur et d'avoir une espèce de ceinture autour de la terre. J'aime bien moi ce concept de Blue Belt. Voilà dans lequel j'intégrerai volontiers.
Aujourd'hui, on essaie la France fait partie des États qui essaient de promouvoir la création de nouvelles aires marines protégées autour de l'Antarctique. Et on n'y arrive pas parce que la Chine et la Russie s'y opposent depuis depuis pas mal d'années. Et je pense que à la fois dans la mise en œuvre du traité sur la haute mer et avec cette idée de de de de Blue belt, on pourrait finalement inciter ces états à enfin la Russie ça mais au moins la Chine [rires] à parce qu'il y a une espèce de continuité écologique et les scientifiques disent que c'est absolument absolument essentiel.
Il y aurait tellement d'autres sujets à évoquer euh pour répondre à votre question et tout ce que je dis à l'échelle nationale, moi je rêve que ça se passe à l'échelle européenne. C'est-à-dire que l'Europe pour moi, et ça je le dis, c'est vrai que je l'ai pas dit, mon slogan de campagne en 2019, c'est l'Europe renaîtra aussi de la mer parce que je pense que si elle fait de la mer une priorité politique, si elle a une vraie stratégie, si elle développe, si elle relance sa construction navale, si elle développe ses ports et la France, elle a un un énorme enjeu de ce point de vue-là, euh si continue à s'engager dans la connaissance de l'océan et cetera, l'observation satellitaire et cetera.
Si elle continue, mais elle est aussi un partenaire des pays du sud. Pendant mon mandat européen, je je siégeais dans trois commissions : environnement, pêche, mais aussi développement. et je me suis beaucoup intéressée aux enjeux maritimes dans la dans le futur de la relation Afrique-Europe. Et je peux vous dire que avant que j'arrive au Parlement européen, on ne parlait jamais de maire dans cette commission de développement. On ne parlait que de la terre, sauf pour évoquer les les ce qu'on appelle les les accords de pêche que nous avons avec les pays du sud.
Mais aujourd'hui, il y a un potentiel de développement et de partenariat avec l'Afrique ou avec tous les pays tous les pays tiers qui est qui est important, vraiment important et je pense que ça la France elle peut pas porter toute seule. Je il y a il y a des sujets pour moi qui doivent être portés à l'échelle européenne. En revanche, la France prend un leadership ces dernières années a pris un leadership sur les enjeux maritimes qu'on attendait depuis longtemps. On l'attendait, on l'espérait depuis le Grenel de la mer.
Et ça, je pense qu'il faut saluer à la fois le président de la République et notre ambassadeur océan parce que ils ont vraiment contribué à à ça notamment avec un un sommet qui a lieu à Brest en 2022. Voilà, je pourrais la réponse pourrait être longue. Je sais pas si je réponds vraiment à votre question, j'espère. Il va falloir malheureusement conclure mais bon rien ne vous empêche de venir voir Catherine Chabau juste après. Alors avant de que on demande encore trois petites minutes parce que le président de l'Institut France de la MER va va conclure, je voudrais apporter une information. Donc notre prochain mardi de la mer, c'est dans 15 jours, le 21 octobre.
Alors, contrairement au programme, ce ne sera pas l'ambassadrice du Panama en France qui est rappelée dans son pays, mais qui viendra le 17 février. Donc par contre euh Cyril Poirier Coutanet euh ça sera lui qui viendra dans 15 jours. Donc je vous rappelle Cyril Poirier Coutanet, directeur de recherche au centre d'étude stratégique de la marine et en plus professeur d'histoire maritime ou d'histoire géographie de la maison et il nous parlera de la géopolitique et la mer. Et j'insiste aussi sur l'autre mardi de la mer, le 18 novembre, puisqu'on parlait du ministre de la mer.
C'est un ancien ministre de la mer, Hervé Berville, qui avait fait un tabac pas possible lorsqu'il était venu en tant que ministre il y a il y a 2 ans, qui est toujours député député de la Bretagne qui vous parlera de sa nouvelle passion mais complémentaire à celle de la mer. On ne quitte jamais la mer, c'est l'IA et la mer. Tu as parlé du secrétaire général de la mer, donc le général du Septendra, l'ambassadeur des océans aussi. Donc voilà, le programme ne fait que commencer. Avant de la conclusion, je voudrais remercier quand même la vice-présidente de l'Académie de Marine de sa présence qui sera la première femme présidente de l'Amémie de Marine l'année prochaine.
Remercier également l'applaudir [applaudissements] et remercier également donc Florence Mis qui inspectrice générale de l'éducation nationale en géographie. Voilà le cuménisme maritime, le mot de conclusion du président de qui va remercier notre intervenante. Je voudrais simplement au nom de tous remercier Catherine de nous avoir expliqué et dit aussi clairement qu'on a tous un potentiel de dingue pour faire de la mer pour faire que la mer soit l'avenir de la terre. Merci Catherine.
[applaudissements]